immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 11:53 Répondre
Toute l'énergie positive de la journée semblait avoir disparue pour ne laisser qu'une ombre triste et violente dans cette maison que Pocahontas affectionnait tant. Sa tisane à la main, elle réfléchissait. La cuisine était toujours le lieu favori de Mary autrefois et qu'est-ce qu'elle lui manquait. La jeune femme se sentait quelque peu démunie depuis que la vieille gouvernante n'était plus de ce monde. Elle seule savait déchiffrer le colosse et le faire revenir à la raison. Sora dormait mais Kisos n'était toujours pas rentré et elle ne l'avait pas dit à Gabriel de peur qu'il s'énerve de plus belle. C'était lui qu'elle attendait impatiemment. Lorsqu'il fit son irruption, elle se jeta à son cou en le serrant contre elle à la fois soulagée et en colère :
- Ne fais plus jamais ça Kisos Gabriel James Walker tu m'entends ! Plus jamais !
- J'étais juste avec Charlie. Je vais partir avec eux. Peu importe ce que dira Duda me fera changer d'avis. Je ferais comme toi, je suivrais l'amour de ma vie partout.
Comme elle connaissait bien son fils. La brune vint s'asseoir sur le banc de la table à manger dans un soupir las. Elle qui pensait qu'ils vivraient des douceurs désormais et non plus des dilemmes cornéliens se trompait parfaitement. Kisos venait s'asseoir face à elle et lui posait la fameuse question qu'elle redoutait depuis toujours. Le passé de Gabriel et son fardeau. Elle savait que son fils était curieux, aussi, elle ne pourrait pas le tenir éloigné longtemps du secret qui avait vicié l'âme de son époux.
Prenant entre ses mains celles de son petit garçon trop grand, elle prit une longue et ample inspiration. Embrassant ses mains, elle commença le récit en fermant les yeux :
- Mon chéri, tu te souviens un jour je t'ai dis que nous gardons tous au fond de nous une part bien secrète et dissimulée que l'on refuse de mettre à jour. Ton père n'est constitué que de ça.. Il.. Il a subit ce qu'il y a de pire au monde lorsqu'il était enfant et aujourd'hui encore il doit combattre ses démons. On ne naît monstrueux Kisos, on le devient et ton père n'a pas eu le choix pour survivre de laisser de viles créatures s'emparer de lui.
L'adolescent écoutait sa mère sans l'interrompre. Il savait depuis enfant qu'il y avait un secret de famille, une horreur innommable dont personne ne parlait et qui ébranlerait sa vision de son père. C'était certain. Aussi, il serra ses mains dans celles de sa mère qui continuait :
- Si il a réagit de la sorte ce soir c'est qu'il ne peut pas supporter qu'on lui retire son libre arbitre. Ton père ne demande rien à la vie si ce n'est de nous aimer et de vivre en paix Kisos. Il n'a jamais été friand de popularité ou même de richesse.. Et c'est pour ça que je l'aime si fort. Parce qu'il est un homme bon et honnête, ne l'oublie jamais.
- Je le sais Ma' et c'est pour ça que je suis si fier d'être son fils mais je ne comprends pas sa réaction si violente. A cause de lui je ne pourrais plus jamais vous revoir vous ou Charlie et je ne laisserais jamais une telle chose se faire. Maintenant dis-le moi, ce fameux secret ou je pars pour toujours.
- Tu sais que le chantage ne fonctionnera pas avec ton père.
- Oui, mais je sais aussi que tu ne le laisseras pas faire.
Il n'avait pas tort ce qui déplut encore plus à Pocahontas qui soupirait. Elle se sentait terriblement mal à l'aise à l'idée de dire à Kisos ce qui était arrivé à Gabriel. Ce n'était pas à elle de le faire, alors, elle lui fit signe de la suivre. Arrivés dans la chambre, ils trouvèrent un Gabriel ruminant, pensif assis sur le bord du lit. La brune vint vers lui caresser sa nuque encore humide et releva son visage vers le sien. Ses yeux étaient baignés de larmes car elle savait que ce serait un moment décisif :
- Mon amour, tu dois le dire à Kisos.. Il a besoin de savoir.
Elle lui expliqua brièvement ensuite qu'il comptait suivre Charlotte et ses parents en contournant le chantage qu'il avait fait à sa mère. La jeune femme savait que le père et le fils se défierait l'un et l'autre mais qu'ils étaient capable aussi de grande chose ensemble. Caressant les joues barbues de son époux, elle lui transmettait toute sa confiance et toute sa douceur en murmurant près de ses lèvres qu'elle embrassait fébrilement :
- Je suis là.. Mais tu dois lui dire. Il a besoin de comprendre.
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 22:59 Répondre
De la cuisine, la brune n'entendit pas grand chose à cause de la vaisselle qu'elle faisait et de l'eau qui bouillonnait dans la théière. Ce fut l'arrivée violente de Sora en pleurs dans la cuisine qui la fit cesser toute activité. Inquiète, elle prit l'enfant contre elle sans comprendre pour commencer. C'est patiemment qu'elle l'entendit évoquer la violente dispute entre son père et les Hedlund. Tout ce que craignait Pocahontas advint. Prenant l'enfant dans ses bras, elle se dirigea rapidement jusqu'au salon qui ne contenait que les blondies remettant leurs manteaux :
- Millie.. Binki.. Je..
- Non Pocahontas. Nous partons. Il y avait bien longtemps que Walker ne nous avait pas fait une fichue crise.
La brune ne savait quoi dire, elle-même savait pertinemment que lorsque Gabriel éclatait de la sorte il n'y avait rien à faire hormis le laisser se calmer seul. Elle laissa les filles repartir non sans s'être excusée. Sora dans les bras qui continuait de pleurer et de s'accrocher à sa mère était une torture pour la brune qui emmena l'enfant dans sa chambre. Assise sur son lit, elle mit un moment avant de la calmer. Elle lui expliqua simplement que les adultes se mettaient parfois en colère mais que tout s'arrangeait toujours si chacun savait pardonner. L'enfant écoutait avec attention même si elle avait du mal à comprendre :
- Jamais je n'avais vu Duda comme ça.. J'ai cru qu'il allait jeter oncle Garrett par terre.. Maa', Duda s'est transformé en méchant monsieur à cause de ce qu'a dit tante Anya.
- Ce sont des histoires de grandes personne petit oiseau. Tu n'as à t'inquiéter de rien d'accord ? Tu vas prendre ton bain et ensuite au lit. Je te raconterais une histoire avec quelques biscuits.
L'enfant semblait ravie de ce petit interlude juste avec sa mère et elle en profita donc pour faire ce qu'elle venait de lui dire. Pocahontas alla chercher les biscuits mais vérifia où se trouvait Kisos. Bien évidemment, il était partit rejoindre Charlotte ce qui inquiétait encore plus Pocahontas. Comme promis, elle alla bercer leur fille qui s'endormit assez rapidement.
Il était assez lorsque l'amérindienne descendit. Toute la vaisselle était encore à nettoyer et elle s'y attela. Faire le ménage avant de rejoindre Gabriel. Tout ça était de sa faute et elle s'en voulait. Comment cette histoire avait-elle pu dégénérer de la sorte. Une certaine forme de colère s'épanouissait en elle. Elle en voulait à Anya et à Gabriel aussi d'avoir réagit de la sorte. C'était pour ça qu'elle aussi mettait du temps avant de rejoindre son époux. Une fois la vaisselle terminée, elle se dirigea enfin vers le jardin trouvant un Gabriel renfrogné qui semblait méditer dans son coin.
- Isha, murmurait-elle en venant à lui, Sora est couchée et.. et tout le monde est partit.
Lentement elle s'approcha de lui et profita qu'il soit assis pour caresser sa nuque. Elle sentait sa contrariété et cela la bouleversa. Avec douceur, elle vint simplement embrasser sa nuque et son cou avant de s'asseoir sur le banc près de lui :
- Je suis désolée j'aurais du t'en parler mais je ne pensais pas que Anya irait aussi loin. Tu sais qu'elle est passionnée.. Elle.. Elle ne pense pas à mal.. Pour.. Pourquoi tu as réagis de la sorte ? Ce sont nos amis, notre famille Isha..
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 19:56 Répondre
La préparation du repas tous les trois faisait sourire Pocahontas. Une Sora qui parlait, qui parlait et qui parlait. C'était une des choses qui lui rappelait Kisos enfant et elle aimait retrouver un peu de son petit garçon en leur fille. Mais la conversation pris une nouvelle tournure qui eut pour effet de faire sortir Gabriel de sa torpeur. Un regard vers son époux lui confirma qu'il se risquait à toutes les terreurs en acceptant, mais qu'il avait une confiance certaine en son épouse. Sous le regard tendre et brillant d'excitation de sa fille, la brune comprit qu'elle ne pouvait pas refuser. Alors, elle accepta et lui promit de commencer rapidement les cours. C'est un "HOURRA" de joie qui résonna dans toute la maison tandis que la petite fille sautait et dansait dans la cuisine.
Pocahontas venait de terminer le repas qui sommeillait au chaud près de l'âtre du salon. Avec Sora elles mirent le couvert sur la table qu'elles décorèrent de douces petites fleurs des champs. Fières d'elles, elles vinrent ensuite chercher Gabriel pour qu'il admire la table. Sora avait par ailleurs fait des petites étiquettes avec les prénoms des invités pour initier ses leçons de calligraphies. Elle en était toute fière. Pour l'occasion, Pocahontas décida de quitter ses vieilles robes de coton simple. Elle n'avait jamais été réellement coquette. Du moins, ça n'avait jamais fait partit de sa culture de l'être. Mais Anya lui avait fait parvenir de Londres une jolie robe qu'il fallait qu'elle mette.
La robe était à la mode de l'époque si ce n'est qu'elle possédait des manches au niveau de ses épaules. D'une couleur caramel brillante, elle ressemblait à une fée avec ses cheveux détachés. Avec Sora, elles s'étaient toutes les deux pomponnées en installant des fleurs dans leurs cheveux brun passant ainsi un doux moment ensemble.
Les invités arrivaient et enfin les maîtresses de la maison faisaient leur apparition. Anya jubilait en voyant son amie aussi jolie.
- Enfin tu as quitté tes robes de paysannes ! la rouspétait-elle tendrement.
Arrivée près de Gabriel, elle lui faisait une petite révérence en souriant doucement. Il était toujours si beau surtout avec sa barbe qui repoussait déjà. Diable qu'elle avait envie d'y plonger ses lèvres, ses doigts et sa poitrine. Ses yeux brillaient mais elle devait vite les baisser car elle sentait la rougeur du désir survenir. Alors vite, très vite, elle mit tout le monde à table. Ils saluèrent la composition florale et la calligraphie de Sora qui jubilait de joie. Kisos et Charlotte firent enfin leur apparition. Le regard courroucé de Garrett leur fit comprendre qu'ils devaient vite s'attabler.
Tout le monde dîner dans la bonne humeur. Personne n'avait encore évoqué la nouvelle de la nomination de Gabriel pour le poste de maire. Comme si tous avaient oublié. Ils profitaient tous du bon repas préparé par les Walker pendant que Anya évoquait avec sa superbe grandeur les derniers ragots féministe d'Edimbourg, lorsque soudain elle fit une pic à Pocahontas :
- Puisque tu ne t'es pas présentée aux élections et que Gabriel sera très certainement élu tu pourrais reprendre les tournées avec moi ? Nous avons gagné en popularité tu sais.
La brune rougit en entendant son amie évoquer la fameuse élection. Cela faisait des semaines que la Duchesse la poussait à se présenter aux municipales. Elle avait refusé craignant d'abandonner toutes les activités qu'elle avait à la maison et ses voyages dont seul Gabriel était au courant. Fort heureusement, le reste de la table continuait de parler et Pocahontas espérait que personne n'ai entendu. Elle fixa froidement son amie en lui faisant comprendre de se taire mais cette dernière aimait les défis et insista :
- Pocahontas tu sais aussi bien que moi que nous avons encore tout un tas de choses à accomplir. Sora est grande maintenant tu ne peux plus te cacher derrière son éducation.
- Anya nous avons déjà parlé de ça et je..
- Maa', tu veux être maire toi aussi ?
Cette fois-ci, tout le monde entendit la petite Sora mettre son grain de sel dans cette conversation. Cela valut un silence net qui gêna Pocahontas. Refusant de regarder Gabriel, elle préférait servir le dessert en allant dans la cuisine. Agacée, elle y restait un instant en faisant chauffer l'eau de la tisane. Pendant ce temps, Anya s'approcha de Garrett en faisant signe qu'elle ne comprenait pas alors qu'il lui faisait les gros yeux. Ce dernier vint donc expliquer le dernier plan de son épouse à Gabriel :
- Elle a proposé il y a plusieurs semaines de ça à Pocahontas de se présenter pour représenter les femmes à Mallaig. Et sur le ton de la plaisanterie, ton épouse à dit que tu serais plus compétent qu'elle à ce rôle. Et tu la connais.. La Duchesse s'emballe.
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 15:03 Répondre
Cela faisait des années que Pocahontas n'avait pas vu Gabriel aussi en colère et perturbé. Et pas manqué, il fallait qu'il explose. La meilleure des manières fut de trouver un bouquet misère en un homme que quelques semaines auparavant il aurait tout simplement ignoré mais non. Il y avait chez son époux un désir tangible de vouloir en découdre par moment. Du moins, c'était le sentiment de Pocahontas qui retenait son souffle en accourant jusqu'à lui.
Sora était restée sur la couverture alors que sa mère avait tenté de rassurer son colosse de père. Mais Kisos avait pressentie avant sa mère ce que prévoyait son père ce qui heureusement les sauvèrent. Sur la défensive, l'amérindienne gardait ses yeux rivés sur Gabriel quand elle entendait le malotru insulter son époux. Fort heureusement, il se contenait mais elle savait qu'elle allait devoir redoubler d'effort pour le détendre.
Lorsqu'il proposa d'aller manger à la brasserie elle accepta derechef et rempila toutes leurs affaires rapidement. Kisos tenait Sora dans ses bras qui comptait les petites blessures qu'il avait au visage. Elles étaient considérablement légère. Pendant ce temps, sur le trajet, Pocahontas enroula son bras autour de celui de son époux en le regardant de sa petite taille. Silencieuse, elle savait qu'il avait besoin de réfléchir et de laisser son esprit faire de l'ordre. Alors, patiente, elle le laissait faire tout en faisant des mouvements circulaire dans l'intérieur de sa paume. C'était une manière pour elle de détendre un peu son corps qu'elle sentait tendu.
- Duda ! Kisos n'a que trois petites blessures quand les autres en ont tout un tas ! Kisos est un guerrier comme toi pas vrai ?
- Sora..
- Mais tu dois être fier de toi grand frère. Tu les as tous ratatiné comme des crêpes !
Pocahontas ne répliquait pas. Elle était bien trop concentrée sur Gabriel qui semblait revenir lentement parmi eux. Elle avait réfléchit tout le long de la route à ce qu'il avait dit. Ainsi, il envisageait bel et bien cette nouvelle opportunité et Pocahontas sut qu'elle aurait voulu qu'il refuse car il voulait s'engager pour protéger sa famille et un Kisos qui devenait un peu trop visible. Mais elle n'en dit rien, elle se contenta de lui répondre :
- Je te suivrais partout Isha.
Ce qui était vrai en plus même si elle craignait qu'il se perdre dans toutes ces nouvelles fonctions. Arrivés à la brasserie, ils eurent le droit d'avoir leur table habituelles. Ils s'installèrent pendant que Sora en cessait de rappeler les exploits de son frère au match de rugby quand ce dernier restait silencieux. Il culpabilisait d'avoir été si violent et que cela ai conduit son père à se mettre en colère. Il ne voulait pas lui attirer des ennuis et encore plus faire du mal.
- Je suis désolé. Ce n'était vraiment pas intentionnel Duda je te promets. C'est juste que.. C'est juste que dès fois je sens une force en moi et je ne sais pas quoi en faire. Le rugby était pour moi la possibilité de me dépenser mais je ne veux pas blesser les gens. Je vais arrêter.. Et j'irais m'excuser.
- Kisos non ne t'excuse pas mon chéri..
Pocahontas ne supportait pas lorsque les membres de sa famille culpabilisait alors qu'ils n'étaient pas responsable et Kisos avait ce même regard que celui de Gabriel. Alors, elle prit ses mains dans les siennes tout en se pressant contre Gabriel qui est à ses côtés :
- Mon petit soleil je t'interdis de dire une telle chose tu n'es pas responsable de ce qui c'est passé. Tu te souviens de ce que je t'ai dis un jour ? Les hommes peuvent être sacrément bêtes lorsqu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils souhaitent et qu'ils ne savent pas s'exprimer. Cet homme voulait juste protéger son fils mais il ne savait pas comment.. Si ce sport te plaît tu dois continuer mais en effet, mesurer ta force.
Elle jetait un coup d'oeil sur Gabriel pour savoir si elle avait son soutien. Mais Sora surenchérissait en prenant son petit air sérieux et intellectuel qui faisait tant sourire Pocahontas car elle lui rappelait son tendre époux lorsqu'il lui enseignait la langue anglaise :
- Ma' a raison Kisos. Tu sais que ce sont comme ça que les guerres commencent. Et si ça se trouve, le monsieur était juste jaloux de voir que son fils avait perdu contre un géant comme toi.
- Mais je ne voulais pas faire du mal. Duda, je ne veux pas t'attirer d'ennuie ou te faire honte. A cause de moi tu risques de perdre les élections alors que tu serais parfait pour ce poste.
De lui-même, leur fils évoquait ce fameux poste de maire qui était à briguer. Pocahontas souriait tendrement car elle savait pertinemment que leur fils voulait toujours bien faire et que son père soit fier de lui. Aussi, elle jeta un coup d'oeil à Gabriel espérant qu'il comprendrait que Kisos avait juste besoin d'être rassuré et de son attention particulière. Posant une main discrète sur sa cuisse, elle l'encouragea à sortir de sa torpeur pour lui répondre quand Sora appelait la serveuse pour demander un chocolat chaud.
immarcescible, Posté le samedi 18 décembre 2021 17:17 Répondre
Compliqué de se remettre de cette passion si sauvage et soudaine lorsque tout le monde survient. Pocahontas en viendrait presque à les haïr de les faire sortir de cette bulle de plaisir dans laquelle ils étaient l'un et l'autre jusqu'à présent. Mais le retour de Sora, sa petite bulle de joie lui faisait quand même chaud au coeur. Elle n'eut pas le temps de suffisamment se confier que déjà ils étaient dans le salon. Millie n'était pas stupide mais le rire de Kisos l'inquiétait. Son fils grandissait et il perdait cette innocence qu'elle avait toujours si profondément aimé. Le temps filait à toute vitesse et elle ne le voyait plus passer.
Rapidement, elle fut sortie de ses songes par l'exclamation de contrariété de son époux. Pocahontas ne pouvait pas nier qu'elle n'était pas au courant, bien au contraire. Nombre de fois où Garrett et Anya lui en avait parlé de cette fameuse élection. Mais à chaque fois, la brune leur avait dit d'en parler directement avec l'intéressé. Elle pensait naïvement que tous avaient abandonné l'idée mais il n'en n'était rien aussi tombait-elle des nues comme l'écossais en apprenant la nouvelle. La brune profita de son absence pour se tourner vers Millie qui avait cette moue de fausse coupable :
- Je vous avais dis de ne rien faire sans lui en parler Millie !
- Tu sais aussi bien que moi qu'il serait parfait pour ce poste.
- Bien sûr mais que fais-tu du consentement ? Il avait le droit d'avoir le choix !
La blonde ne répliquait pas à cet argument. Elle avait tout à fait conscience qu'ils avaient abusé en le mettant devant le fait accompli mais surtout qu'ils mettaient Pocahontas dans une position délicate. La brune finissait par abandonner le thé. De toute façon, ils devaient partir pour le match de rugby. Elle venait de finir le panier pique-nique du goûter lorsque son époux revint tout aussi fâché qu'en partant. Lui faisant une moue désolée, elle posa une main réconfortante sur son bras en essayant de le détendre un peu :
- Allons au match de Kisos. Nous démêlerons tout ça ce soir.. J'ai organisé un repas avec tout le monde d'accord ?
Mais c'était une tâche compliquée que de faire passer quelque chose qui contrariait à Gabriel. Tâche ardue mais pas impossible. Pour cela, Sora avait bien compris qu'il fallait distraire son père ce qu'elle fit en lui montrant qu'elle savait parfaitement faire la roue désormais. Kisos était enfin prêt pour le départ et Pocahontas aussi. Elle avait noué ses cheveux en une longue natte et pris le tartan duveteux du clan Walker pour se protéger du froid mordant de la journée.
Sur la route, Kisos et sa mère restèrent ensemble quand Sora faisait la conversation à son père. Elle arrivait toujours à le distraire aisément et le faire rire ce qui soulageait la brune. Pendant ce temps, elle en profita pour parler avec son fils de "sexualité" ce qui lui fit écarquiller les yeux de terreur :
- Maaaaa' ! Mais arrête, de quoi tu parles enfin !
Il faisait sa taille désormais et il allait continuer de grandir. Pocahontas se sentait tellement loin de son petit garçon qui lui offrait des fleurs du jardin et lui promettait de toujours l'aimer. Refoulant sa nostalgie, elle vint lui parler de ce qui lui tenait à coeur :
- Tu dois comprendre que le consentement est vraiment important et qu'il faut faire attention aux conséquences. Charlotte pourrait tomber enceinte tu sais..
- Stop ! Stop ! Et re-stop ! Je te promets que nous n'en sommes pas là encore. On n'est pas des bêtes comme toi et Duda ou encore comme ses parents. A croire que vous ne pensez qu'à ça.
La brune ne pouvait s'empêcher de sourire amusée avant de lever les yeux au ciel. Il était bien vrai qu'ils étaient tactiles mais il lui semblait qu'ils étaient assez discrets. Toujours est-il qu'elle arrêta comme promis d'en parler et lui promit d'en parler si il en aurait besoin. Ils arrivèrent peu de temps après au fameux petit stade qui était déjà bien rempli de monde. La famille Walker trouva une place un peu à l'écart car les villageois venaient féliciter Gabriel pour sa nomination en tant de que maire. Il grognait des dents et Pocahontas sentie qu'elle devait vite l'extraire de la foule avant qu'il n'en massacre un.
Un peu à l'abris du reste du monde mais assez proche pour voir Kisos jouer. Sora lisait un livre assise tranquille sous l'arbre près d'eux malgré son retrait. Pocahontas en profita pour poser son bras contre celui de Gabriel tout en tapotant sa cuisse :
- Tu sais, tu n'es pas ton père mon amour.. Je ne dis pas que tu dois accepter ni refuser mais.. mais tu n'as pas à avoir peur des erreurs du passé et celles des autres. Je sais, non, je suis sûre et persuadée que tu ne nous négligeras pas. Et tu sais pourquoi ?
Elle voulait le détendre. Aussi, elle vint se redresser sur ses genoux et masser sa nuque tout en déposant un tendre et chaste baiser sur ses lèvres comme pour faire revenir la douceur dans ses prunelles d'acier :
- Parce que tu as une épouse atteinte d'une gabrielomanie aigüe et qui ne peut pas vivre sans lui. Et que tu as des enfants avec qui tu aimes passer du temps. Alors oui, on avait dit qu'on prendrait plus de temps pour nous et les enfants mais.. mais je sais au fond de toi que tu aimes aider et surtout le village. Alors ne gâche pas tes souhaits mon chéri. Nous, nous te soutenons quoi que tu décides. Parce qu'on est une famille.
immarcescible, Posté le jeudi 16 décembre 2021 20:51 Répondre
Cette position si érotique, si sensuelle pousse Pocahontas à se cambrer. Ne sait-elle pas qu'elle était encore plus charmante dans cette position. Soupirant de plaisir, elle penchait sa tête contre l'épaule du beau brun laissant ainsi ses soupirs de plaisir arriver directement à son oreille. Reposant ses mains sur celles de Gabriel, elle lui montrait comment elle voulait qu'il lui caresse ses seins. Et bon sang, ce qu'elle aimait qu'il s'occupe d'eux de la sorte. Dès fois, elle s'étonnait d'entendre des femmes se plaindre que leur mari les désirent. Elle savait déjà pour sa part qu'elle ne supporterait pas que Gabriel ne la désire plus. C'était si intense, si bouleversant à chaque fois qu'elle serait capable de se souvenir de chaque fois qu'ils faisaient l'amour.
La brune mordait sa lèvre, elle s'efforçait de ne pas faire trop de bruit mais il savait parfaitement comment la faire vibrer. Déjà, la position dans laquelle ils avaient débuté l'avait véritablement bien excitée mais là, c'était l'apothéose. Avec douceur, elle écartait encore plus ses cuisses et le sentait allait et venir de plus en plus intensément. Bon sang, ce que c'était électrisant de le sentir la posséder de la sorte. Pourtant, elle osait poser apporter la main de Gabriel sur son clitoris qu'elle sentait palpitant et pas manqué. Elle poussa un grognement de plaisir qui se perdit contre les lèvres du brun qui souriait :
- Encore.. Oui.. Touche-moi Isha.. Oui.. Ne t'arrête pas.. gémissait-elle en le suppliant.
Pantelante, elle bougeait à son tour son bassin à l'unisson du sien et alors qu'ils poussaient un gémissement de satisfaction à l'unisson elle agrippa de sa main libre sa nuque quand l'autre griffait sa cuisse. Rapidement, cette dernière redescendit et elle pu sentir ses testicules gonflées elles aussi de désir. Prenant appui sur ses cuisses elle se mit à bouger plus rapidement le laissant venir plus profondément elle. La sensation et cette chaleur si suffocante qui animait leurs corps était toujours aussi fantastique. Toujours aussi gémissante elle ne supportait plus de ne pas pouvoir bouger comme elle le souhaitait alors, elle se retira et vint lui faire face. Dans un mouvement précis, elle agrippa son membre et l'introduisit en elle.
Ses mains vinrent se poser sur ses joues et enfin face à lui, elle pu lui donner un baiser sauvage, intense et langoureux dans lequel sa langue s'entremêlait à la sienne. Son bassin allait et venait plus rapidement, plus intensément. Elle lui donnait le rythme qu'elle désirait et c'était un mouvement de va et viens qui la ferait rougir après mais qu'importe. Ses gémissements étaient d'une satisfaction certaine alors qu'elle agrippait comme une petite sauvage la crinière de son époux dont elle mordait la lèvre inférieure. Claquant leurs bassins l'un contre l'autre, elle se sentait venir, proche de cet état si fulgurant de l'orgasme et lui dit tremblante :
- Isha.. Oui.. Viens.. Isha.. Bon sang.. C'est si bon ! Encore ! Mon amour.. Mon dieu.. Oui !
Ses doigts tiraient plus fermement sur sa crinière alors qu'elle jouissait ses lèvres contre les siennes. Lorsqu'elle le sentit enfin venir, sa poitrine plaquée contre son buste, elle s'arrêta net. Elle voulait sentir qu'il partait lui aussi dans cet état cotonneux si particulier qui les enveloppait toujours. Souriant tendrement, elle gardait les yeux clos un instant avant de le contempler avec douceur. Essoufflée, les cheveux en bataille et les joues rougies elle ne pouvait s'empêcher de lui donner finalement quelques doux mouvements de bassin tout en embrassant son visage et ses lèvres :
- Mon amour.. Je suis désolée si je t'ai fais du mal.. J'espère ne pas avoir été trop sauvage.. murmurait-elle d'une voix plus douce.
immarcescible, Posté le mercredi 15 décembre 2021 13:54 Répondre
Pocahontas était dans ses songes parce qu’elle repensait à ce que son époux avait dit à leur fils. Ainsi, Kisos aurait déjà le désir sexuel de Charlotte. Cela effrayait un peu la brune qui ne voulait certainement pas que son bébé puisse grandir aussi vite. Mais surtout, elle commença une association d’idées lui venait. Elle ne pouvait s’empêcher de repenser alors à elle et Gabriel et ce désir flamboyant qui l’avait consommé les premiers mois où ils s’étaient rencontrés et le fait d’être autant contrarié qui les avaient finalement poussé dans les bras l’un de l’autre.
Ô oui, cette sensation si exquise de l’excitation et de l’interdit lorsqu’elle se blottissait contre lui et qu’elle sentait ses lèvres sur son corps, son halètement lorsqu’elle le touchait. Des frissons parcouraient son corps quand elle-même sentait revenir cette boule si chaude et doucereuse de l’excitation émerger.
Mais rapidement, Gabriel comprit à quoi elle pensait. Il la connaissait bien trop pour reconnaitre cette étincelle dans son regard. Nu devant elle, elle le dévorait en effet du regard ce qui fit naître un sourire en coin sur ses lèvres et rougirent ses pommettes :
- Mon amour, tu risques de me faire enfermer à force de me laisser exprimer tous ces désirs particuliers que j’ai pour toi tu le sais ça ?
Il souriait lui aussi, patient. Il attendait visiblement qu’elle lui décrive exactement ce qu’elle avait en tête. Alors, en se levant, elle retira à son tour sa robe pour se retrouver nue devant lui. D’un pas léger, elle marcha jusqu’à lui et laissa sa crinière brune se détacher du fil de cuir qui les maintenait. Caressant son buste, elle faisait les contours précis de ses muscles avant de descendre sa main si fine sur son membre qu’elle sentait se redresser. Amusée de voir le pouvoir qu’elle avait sur lui comme il avait sur elle, elle mordillait ses tétons dressés :
- Ne me regarde pas comme ça. Tu es si beau que je pourrais mourir tant tu m’éblouis, murmurait-elle tendrement, éblouie par mon soleil.
Pocahontas caressait de long en large le membre bien dressé de Gabriel tout en caressant de son autre main sa fesse. Elle aimait enfoncer parfois ses ongles dans sa peau. Elle avait l’impression de laisser son côté sauvage et animal ressurgir. C’était un désir si intense qu’elle ressentait. Alors, le sentant tout à son attention, elle remonta sa main de ses fesses jusqu’à sa nuque pour le plier contre elle de sorte qu’elle lui donnait un langoureux et passionné baiser.
C’était divin de le sentir si excité, de le mener comme elle le désirait. Parce que c’est ce qu’elle fit, elle le conduisit jusqu’au lit et le repoussa de sorte à ce qu’il soit allongé. Elle souriait, mutine et vint se remettre à califourchon sur lui. Evidemment, il voulut reprendre le dessus mais fermement elle lui interdit en posant une main sur son buste :
- Ta curiosité est sans limite mon chéri et je compte bien t’apprendre peut-être quelque chose..
Lentement, la brune vint se retourner sur son époux et rapprocha son bassin de son visage. C’était terriblement érotique pour la brune qui rougissait déjà alors qu’elle plaçait son sexe près de ses lèvres. Elle fit de même avec celui de Gabriel et lentement, sensuellement, se mit à parcourir sa verge de sa langue. Pendant ce temps, allongée sur lui, elle dansait son bassin contre les lèvres du brun quand elle jouait avec ses testicules tendues et que ses lèvres s’activaient à lui donner le plus de plaisir possible.
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 22:33 Répondre
Enfouir mes mains dans ta crinière..
M'y accrocher et te faire soupirer de plaisir.
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 22:32 Répondre
Après avoir préparé des tasses fumantes de thé elle les apporta à ses deux hommes. Au vue des joues rougies de leur fils, elle fronça les sourcils en se demandant de quoi ils devaient bien parler. Alors qu’elle allait retourner chercher des biscuits Gabriel la ramena contre lui ce qui la fit rire.
Assise sur ses genoux, elle embrassa tendrement son front avant de prendre sa tasse fumante de thé. Elle but quelques gorgées avant de souffler dessus. Sortant de sa torpeur, elle fut touchée par les mots doux de son tendre époux. Les larmes aux yeux, elle reposa sa tasse et vint prendre son visage en coupe entre ses mains pour lui donner un profond et tendre baiser :
- Mon amour.. Nous t’aimons tellement fort aussi. C’est toi le bien le plus précieux de notre existence.
- Puisque Ma’ parle pour nous je ne peux qu’affirmer. Elle a raison, on t’aime fort.
Le jeune homme sourit et prend sa tasse de thé avant de laisser ses parents tranquille. Il doit aller se préparer pour ce fameux rugby. Pocahontas en profite pour justement demander en quoi consiste ce sport. Une moue inquiète se forme sur ses lèvres alors qu’elle doute de la bonne idée de le laisser y aller :
- Tu vas dire que je suis une mère poule mais je ne suis pas rassurée d’un tel sport Isha. En quoi c’est intéressant de se jeter au sol franchement ? Vous êtes bien masochiste vous les hommes.
Encore un mot du futur que Gabriel semblait ne pas comprendre. Alors, riant doucement, Pocahontas vint lui donner la définition de ce mot tout en embrassant ses lèvres et son cou avec douceur. Ce qu’ils étaient tactiles et complices tous les deux. Ce voyage d’une soirée leur avait fait tellement de bien. Comme s’ils retrouvaient une certaine jeunesse.
- Veux-tu continuer à jardiner ? Je pensais aller chercher Sora et peut-être regarder le fameux match de Kisos. Il serait content qu’on vienne le voir qu’en penses-tu ? Parce que sinon.. Je me jette encore sur toi et je t’attache à notre lit.
Ses yeux pétillaient d’une malice sensuelle alors qu’elle finissait sa tasse de thé. Jouant à entremêler ses doigts dans sa crinière elle s’amuse à ronronner tendrement tout en caressant de son nez sa joue :
- Je peux me faire excuser de ne pas avoir ramené de biscuits tu sais ? Être ton biscuit..
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 16:13 Répondre
Le retour à la maison est tranquille malgré les multiples questions et autres bavardages d’un Gabriel curieux. Cela ne peut que faire sourire et amuser Pocahontas qui répond du mieux qu’elle peut à ses questions :
- Millie et Binki vont se retrouver dans une autre époque encore plus violente avec les lesbiennes. Elles seront persécutées très violemment et elles auront beaucoup de mal à se retrouver. Mais elles y arriveront parce qu’elles sont des battantes. Anya, ô Anya.. C’est une vraie tête dure crois-moi. Je l’ai retrouvé alors qu’elle était séparée de Garrett. Ils ont trois enfants mais pour je ne sais qu’elle raison ils ne peuvent plus habiter ensemble. Mais tu verrais comment ils se regardent. Ça en est indécent crois-moi ! Pour nos enfants et bien.. Je n’ai vu qu’un Kisos du futur. Mais pas Sora.. Je ne pourrais te dire.
Après la toilette et le déjeuner la brune ne peut pas s’empêcher de suivre son époux jusqu’au potager. Elle aime le voir travailler la terre. Contrairement à son métier de médecin, elle trouve que cela le détend. Il lui semble qu’il est dans un monde plus tranquille et apaisant. Ee elle aime le voir ainsi. La présence de Kisos près d’eux et la proposition de Gabriel la ravie. Il a enfin compris ce qu’attendait leur fils. Elle profite donc qu’il parte se changer pour se pencher sur la nuque de son tendre pour embrasser cette dernière tout en soufflant un tendre « merci ».
Suite à la proposition de ce dernier concernant le lendemain elle accepta avec un grand plaisir. Cette expédition dans le temps semble les avoir réveillé et leur avoir donné envie de ressouder un peu leurs liens avec les enfants et eux-même. Kisos revenait vers eux et suivait son père.
La même posture, la même gestuelle. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de sourire amusée en les voyant tous les deux faire. Ils étaient si semblables que ça en était troublant. Alors qu’ils s’occupaient de rempoter la terre, la brune secoua ses mains salies :
- Je vais vous faire un peu de thé. Je vous laisse tranquille un moment..
C’était un signe pour que Gabriel puisse parler un peu avec son fils. Être seul à seul enfin dans un lieu neutre qui le détendait toujours. Un lieu où ils avaient plantés ensemble tous ces arbres. C’était parfait. Pocahontas disparue dans la cuisine et Kisos ne pu s’empêcher de rire en la voyant faire :
- Ma’ t’as parlé à ce que je vois. Elle ne peut pas s’empêcher de vouloir toujours tout arranger.
Il passait son poignet contre son front pour retirer une bête qui l’embêtait puis reprit sur un ton plus tranquille et moins agressif que la veille :
- Je ne veux pas que tu crois que je sois jaloux. C’est juste que.. je sais que vous nous aimez tous les deux mais on dirait que tu n’attendais que Sora pour être heureux comme ça. Et j’ai l’impression que plus je grandis et plus tu es dur avec moi, avec mes études, avec Charlotte. Je l’aime tu sais. Je ne lui ferais jamais de mal intentionnellement. Mais j’ai l’impression que ce n’est jamais assez quand Sora ne fais pas grand chose pour que ce soit exceptionnel.
immarcescible, Posté le lundi 13 décembre 2021 22:57 Répondre
Pocahontas s’était arrangée pour que Gabriel ne voit pas les photos de la famille vivant ici. Elle en savait des choses la brunette avec tous ces voyages dans le temps, des choses que Philippe lui avait demandé de garder pour elle craignant que Kisos veuille changer certaines choses. Alors, lorsqu’elle vit le brun constater la ressemblance entre leurs amis et les propriétaires de la maison elle sut qu’elle devait peut-être lui parler de certaines choses. Et c’est ce qu’elle fit en les entrainant toujours au XXIe siècle mais à un moment particulier de l’histoire.
Le festival avait lieu et tant mieux. C’était le moment parfait. Voir Gabriel souffrir à cause de la musique l’embêta car ils allaient devoir subir ce son apocalyptique un moment. Elle se rapprocha de son époux et vint le rassurer en caressant ses avant-bras :
- Mon chéri, je dois t’avouer quelque chose. Il s’avère que dans l’Histoire de l’humanité nous avons des.. des sortes de sosie. Et le destin ramène toujours les âmes soeurs à leur moitié. Platon avait raison quand il évoquait ces fameuses boules unies. Figure-toi que la maison sur l’île appartient aux doubles de Anya et de Garrett. Et que maintenant, nous sommes au moment où nos sosies se sont rencontrés.
Voyant l’air dubitatif de son époux, elle ne pu s’empêcher de sourire. Elle lui expliqua donc avoir découvert cette ressemblance en tombant un jour par hasard sur Anya dans le futur. Cette dernière ne l’avait pas reconnue et en parlant à Philippe ce dernier lui expliqua. C’est ainsi qu’elle fit des recherches sur toutes leurs familles et qu’elle donna un coup de pouce à certains, comme à Millie et Binki qui avaient été bouleversée par un destin atrocement violent ou encore Chevalier et Philippe qui avaient été fauché par la politique et les enjeux stratégiques de jaloux. Et puis, il y avait eu qui s’étaient trouvé dans l’endroit le plus improbable au monde et que rien ne prédestinait.
Alors qu’elle allait continuer à lui parler de ses recherches elle entendit des pas venir vers eux. Rapidement, elle ordonna à Gabriel de se cacher et ils vinrent se dissimuler sous un rideau de lierre. Ainsi, ils pouvaient aisément voir la scène.
Une jeune femme entra dans la grotte. Elle portait une tenue fortement étrange pour Gabriel qui n’était autre qu’une mini combinaison noire. Le décolleté de son dos laissait peu de place à l’imagination tellement son corps était dénudé. Elle portait un nombre incalculable de bijoux fantaisistes et tenait dans sa main un gobelet. Rapidement, elle fut suivie d’un home un peu plus guindé vêtu d’un costume qui faisait tâche dans un tel endroit. C’était le portrait craché de Gabriel mais bien plus jeune. Pocahontas ne pouvait s’empêcher de sourire amusée car elle connaissait déjà cette scène.
Le sosie expliquait à son compagnon les symboles étranges de la grotte. Elle était en train d’en faire une thèse à l’Université de New York et pensait qu’ils représentait des symboles guidant d’anciens peuples amérindiens ayant migré avec l’arrivée des vikings. Elle était passionnée en racontant tout cela quand le brun l’observait d’un oeil curieux quoi qu’amusé :
- Pourquoi souriez-vous ainsi ? demandait-elle.
- Parce que je suis content d’être tombé en panne dans le coin le plus reculé de l’Ecosse. Jamais je ne serais tombé sur vous et vos.. et vos surprenante recherches.
- Peut-être est-ce le destin ?
Ils étaient attirés l’un à l’autre c’était indéniable. La jeune femme lui souriait et tout son corps semblait vouloir toucher le sien. C’était aussi électrique que dans le souvenir de Pocahontas qui vint prendre la main de Gabriel dans la sienne. Leurs sosies semblaient s’être trouvés, à eux désormais d’écrire leur histoire mais notre héroïne ne pouvait s’empêcher d’être émue de voir que subsister un peu d’eux dans l’Histoire de l’humanité.
Rapidement, ils sortirent de la grotte en se dévorant l’un et l’autre du regard. Pocahontas se reposait contre la pierre et souriait à Gabriel :
- Alors ? N’est-ce pas troublant ? Les voyages dans le temps ont ça de troublant qu’ils nous permettent d’assister à des scènes remarquable. Tu sais, j’ai voulu revenir dans notre passé et revoir notre première rencontre.. Revoir ton regard.. Retrouver ce qui avait fait qu’on s’était rencontré et sentit aussi lié. Mais je n’en n’ai pas besoin parce que tu es mon âme soeur Gabriel Walker. Tu es mon destin et à travers tous les âges..
Elle se penchait sur ses lèvres et lui donnait un tendre baiser en caressant sa joue avant de murmurer :
- Viens, rentrons à la maison. J’ai envie de serrer dans mes bras nos enfants et notre présent tu veux bien ?
immarcescible, Posté le lundi 13 décembre 2021 18:26 Répondre
Ecroulée sur le matelas épais et moelleux, Pocahontas reçoit sur elle son époux transi de transpiration et de plaisir. Un large sourire orne ses lèvres rougies par leurs baisers alors qu’elle ferme les yeux comblée. Son corps reste agrippée à celui de Gabriel tandis qu’elle caresse sa nuque humide en embrassant son front et sa tempe. Cette folie si intense, si parfaite, ô, son coeur et son corps en frémissait encore de plaisir. Cela la faisait sourire, presque rire tant elle se sentait heureuse et comblée ainsi dans les bras de son époux.
Pourtant, il la quitta lorsque son ventre lui rappela à une faim démesurée. Elle le laissa la quitter sans oser bouger. Elle n’aurait pas pu étant donné qu’elle avait les jambes coupées par le plaisir. Mais sa quête de nourriture le conduisit à râler. Alors, enveloppée du drap du lit dans lequel elle s’enroulait, elle le rejoignit. On aurait dit un ours qui déchiquetait des paquets de nourriture ce qui la fit rire pour de bon. Acquiesçant, elle lui expliqua ce qu’était les chips et vint près de lui pour lui en prendre quelques unes.
Faisant attention à ne pas marcher sur les chips tombées, elle se dirigea vers le frigo qui contenait les rudiments nécessaires pour faire un sandwich. Elle s’appliqua donc à lui préparer un repas à base de pain de beurre de cacahuète et de confiture tout en lui expliquant qu’il s’agissait du repas phare des américains au XXe et XXIe siècle.
Après lui avoir servis un bon whisky, elle le rejoignit sur la terrasse près de l’océan. L’île était tranquille et il n’y avait que eux deux. En bon pot de colle, Pocahontas vint s’asseoir à cheval sur son époux. Le regardant manger et piquant quelques crocs dans son sandwich, elle ne pouvait s’empêcher de le dévorer du regard tout en léchant ses lèvres pleines de confiture. Ses doigts caressaient son visage sa nuque ce qui laissait le drap glisser le long de son corps dévoilant sa poitrine nue :
- C’est un monde vraiment complexe et fascinant dans lequel ils vivent dans le futur. Tout va très vite. Figure toi que pour faire Londres New-York il faut à peine 7h. Ils ont des immenses oiseaux volant tout en fer pour ça..
Elle lui raconta les téléphones et internet. C’était des choses totalement obsolètes pour le brun qui ne pouvait certainement pas concevoir une telle technologie mais Pocahontas semblait vraiment fascinée et amusée par tout cela. Léchant ses doigts pleins de confiture puis buvant une gorgée de whisky elle finit par dire :
- Si nous avions eu toute cette technologie, jamais nous ne serions perdu Isha tu te rends compte ? Des années en plus à vivre ensemble. Je n’aurais eu qu’à t’appeler sur ta petite boite magique. Que de temps gagné..
Mais elle repensait à ce qu’il lui avait dit en faisant l’amour. Ne pas être nostalgique et s’octroyait des nouvelles libertés. Alors, elle pressa ses seins contre son buste et lui sourit tendrement en caressant son nez du sien :
- Merci pour cette douce soirée Isha. Merci pour tous ces beaux souvenirs que nous allons partager encore et encore. Je te remercie pour tout ce que tu as crée pour nous et notre famille. De ne pas avoir abandonné et de t’être sacrifié pour qu’on puisse vivre cette vie de rêve.
Tendrement, elle déposait un baiser sur ses lèvres. Ses mains caressaient sa nuque et sa crinière alors que ses jambes s’enroulaient autour de ses hanches :
- Je t’aime Gabriel Walker, murmurait-elle avec une douceur certaine.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 22:47 Répondre
Elle gémit. D’un geste rapide, Gabriel prend son épouse par la taille pour la poser sur le lit avant de s’allonger à son tour. Ses lèvres trouvent les siennes et Pocahontas le laisse attraper sa crinière pour l’immobiliser tandis que leurs langues s’enlacent. C’est à son tour à elle de subir délicieusement. Faisant courir ses mains le long des flancs de son époux gargantuesque, la brune soupire, gémis, le supplie de continuer. Son corps entier s’ouvre à ses allées et venues et la brune se sent retrouver la fougue et le désir si puissant de Gabriel qu’elle croyait avoir perdu. Le désir éclot au creux de son ventre et elle en désire encore. Ses doigts s’agrippent sur sa peau tendue par le désir et ses ongles s’enfoncent de sa nuque jusqu’à son dos jusqu’à ce qu’elle l’invite à le chevaucher.
Assise sur lui, elle se sent de nouveau puissante et désirable. Son regard est intense et ses yeux brillent d’un désir qu’elle n’avait pas revu depuis un moment. Ô que oui elle l’aime cet home :
- Arrgh ! Isha.. Ne t’arrête pas.. Mon amour.. Tu.. Je suis folle de toi !
Ses mains s’agrippent cette fois-ci à sa crinière alors que son corps bascule encore et encore contre le sien jusqu’à atteindre ce point de non retour, ce soleil endiablé puissant et si jouissif appelé orgasme. Sentant qu’il venait avec elle, elle vint lentement ralentir ses mouvements avant de finir par s’écrouler sur lui. A bout de souffle, elle se laisse encore profiter de cet état cotonneux si particulier que lui seul pouvait lui donner.
Un sourire sur les lèvres, les cheveux en bataille, les joues rougies et les yeux brillant, Pocahontas avait cette allure sensuelle et nonchalante. Avec douceur, elle caressait sa crinière avant de déposer de tendre et léger baisers sur ses paupières, son front et son visage. Elle le sentait encore dur en elle ce qui la fit doucement rire :
- Pour un vieux tu es encore bien en forme je trouver mon amour.
Son sourire devint triomphant alors qu’elle embrassait son cou et caressait ses hanches. Son bassin exerçait de doux mouvements comme pour réveiller encore une petite ardeur chez lui :
- Je veux te faire jouir.. Avec mon corps.. Ma bouche.. Mes mains Isha..
Sa langue cherchait la sienne à nouveau alors que le souffle lui manquait. Peu importe, elle le désirait toujours aussi passionnément. Murmurant d’autres mots sensuels, elle en profita pour l’attirer sur elle tandis qu’elle s’allongeait sur le lit. Là, renversant ses jambes autour de ses hanches, elle le suppliait en gémissant et lui demandant de revenir en elle :
- Plus fort mon amour.. Je te veux encore.. J’ai tellement envie de toi.. Tu m’as tellement manqué.. Dis moi les mots d’avants.. Plonge tes mains dans mes cheveux comme avant.. J’aimais comment tu les caressais.. Comment tu te perdais en moi avec déraison.. Encore.. Ne t’arrête plus.. Pitié..
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 21:24 Répondre
Pocahontas ne pouvait pas s’empêcher de rire alors que son époux tentait par tous les moyens de lui retirer cette armure de tissu. Amusée, elle gigotait tellement que cela l’empêchait bien évidemment de la libérer mais surtout, elle retrouvait son ardeur sauvage et incontrôlable d’il y a quelques années. Non pas que leurs étreintes étaient moins piquante mais disons que le quotidien les avaient un peu englué dans une routine mémérisante où Pocahontas se couchait souvent certain soirs sans Gabriel tant il travaillait tard.
Grisée par les caresses de son époux elle avait l’impression d’avoir à nouveau dix-neuf ans. Sensuelle, elle cambrait ses fesses contre ses lèvres alors qu’elle mordait le coussin du lit. Elle n’avait que faire de savoir qui vivait dans la maison, là, tout ce qu’elle savait c’était qu’elle se sentait revivre avec la fougue et la passion de Gabriel pour elle. Relevant son visage en arrière elle poussait de doux gémissements en regardant le brun s’occuper d’elle. Même si c’était follement excitant, elle ne pouvait pas le contempler ce qui la frustrait, alors, elle s’échappa de ses mains et vint simplement s’asseoir sur le lit en écartant ses jambes devant son visage.
Elle souriait, ses yeux pétillant d’un désir que lui seul pouvait connaitre car il n’y a qu’à lui qu’elle s’était toujours donné avec une telle passion. D’un coup de main habile, elle dégrafa son soutien-gorge qu’elle envoya valser sur le sol et retira le fameux string dévoilant son corps totalement nu :
- L’illusion est partie, me désires-tu toujours Isha ?
Léchant lentement sa lèvre inférieure, elle vint attirer son visage vers le sien. Lui donnant un baiser plus intense et passionné, elle en profita pour le caresser par dessus son pantalon et constater son membre dresser. Cela lui plaisait de voir qu’il la désirait toujours. Retirant la chemise qu’il portait, elle vint embrasser et mordiller son buste, ses flancs tout en caressant ses fesses qu’elle pressait entre ses mains :
- Est-ce que tu aimes toujours les surprises de ton épouse Gabriel Walker ? Est-ce que le futur n’a pas des choses follement amusante aussi ? demandait-elle en riant doucement alors que ses lèvres atteignaient son membre nu et dressé.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 19:08 Répondre
La conversation tourna court à cause de l’alarme de la maison. Pocahontas connaissait ce bruit puisqu’elle l’avait déjà entendu quelques fois. Mais à peine l’eut-elle entendu que Gabriel accourait déjà armé de son couteau jusqu’à la villa. Elle eut beau l’appeler, il ne revenait pas. Elle lui courut après donc et rapidement ils atteignirent la villa. Il est vrai qu’elle n’avait pas précisé à quelle époque ils se trouvaient puis qu’elle n’avait pas l’intention à la base de quitter la crique.
Pocahontas souriait amusée en voyant la mine circonspecte de son époux en entrant dans la villa. Il découvrait un monde qu’elle côtoyait régulièrement depuis cinq années et elle avait même été encore plus loin dans le temps.
- Nous sommes au XXIe siècle. Et ce que tu vois là c’est une alarme qui sert à empêcher les voleurs de rentrer. Et nous sommes dans une maison mon chéri..
Elle entra dans la maison après lui et lui désigna la télévision en lui expliquant sommairement de ce qu’il s’agissait ou encore l’eau courante dans la cuisine avec tous ces ustensiles. Après avoir coupé l'alarme, elle s'arrangea à ce que la porte qu'il avait cassé soit bien remise en place. Gabriel semblait dépassé, gêné devant toutes ces choses du futur qui l’entourait. Mais Pocahontas souriait, elle aimait le voir quelque peu déconcerté. Elle en profita pour faire le tour de la maison en lui montrant les canapés ou encore les lumières automatique. C’était amusant de le voir bouche bée et aussi silencieux.
Soudain pourtant, elle disparue. Elle se dirigeait vers la chambre parentale et venait retirer sa robe trop étouffante. Là, elle portait alors une tenue très sexy faite de cuir et de bas galbant parfaitement ses cuisses arrondies par la grossesse. La brune avait détaché ses cheveux et elle laissait Gabriel la rejoindre dans la chambre où elle lui apparut ainsi. Un string de couleur noire dissimulait son entrecuisse quand un soutien-gorge gonflait parfaitement sa poitrine prête à exploser à l’intérieur du tissu. Ses bas étaient maintenues grâce à des clips lié au tissu sur ses hanches.
Mordant sa lèvre, elle attendait une remarque ou une attention particulière de sa part. Voyant qu’il restait toujours aussi silencieux, elle vint vers lui d’une voix chaude et câline :
- C’était ma dernière surprise. C’est ce que mettent les femmes à cette époque pour séduire leurs futurs époux.. Je me disais que tu serais peut-être séduit par moi.. à l’intérieur de ce tissu..
Contre lui, elle le contemplait de ses prunelles brillante de malice. Pocahontas avait beau avoir vieillit, elle gardait cette fausse candeur muée par le désir de satisfaire et surprendre toujours son époux. Caressant les fesses de ce dernier, elle s’amusa en voyant qu’il tenait toujours son couteau :
- Soit tu me déballes comme un cadeau ou tu peux utiliser ton couteau pour me retirer tous ces liens..
Mais elle voulait jouer encore. Elle poussa le brun sur le lit et souriait de plus belle en voyant qu’elle avait toute son attention. Lors de ses voyages, elle avait rencontré tout un tas de personne et les dernières fois, elle tomba dans le désert américain et dans un club de strip-tease. D’abord horrifiée, elle comprit rapidement que le désir des hommes pouvait être encore travaillé malgré toutes ces années de mariage. Aussi, elle avait prit quelques courses et elle se mit donc à danser, sensuellement, langoureusement comme lui avait appris ses nouvelles amies du club.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 16:28 Répondre
Il venait de poser la question à laquelle elle ne voulait pas encore répondre. Non et non, elle voulait qu’ils passent une bonne soirée avant d’aborder ce sujet. Pocahontas soupirait lentement en buvant une longue gorgée de bière. Gabriel du avoir compris puisqu’il n’insista pas et la conduisit sur la piste de danse. Belle pirouette pour éviter le sujet se disait-elle. Mais qu’importe, du moment qu’il avait son air jovial, c’était tout ce qui lui importait.
- Ne dis pas de bêtises veux-tu. Tu n’es pas vieux, tu es parfait voilà tout. À mes yeux, il n’y a que toi qui sache faire remuer mon ventre et y faire naître autant de papillons.
Pocahontas avait beau voir la trentaine désormais, elle n’en restait pas moins toujours aussi envoûtée par son époux grisonnant. Ô que oui, elle avait une telle passion pour lui que dans tout le village les hommes et les femmes étaient jaloux de ce qui liait ce couple si atypique. Mais la brune s’en fichait, elle n’avait d’yeux que pour lui.
Ils continuèrent ainsi de danser, de rire, de tournoyer et de boire de la bière, toujours la même, celle que Gabriel avait nommé avec le prénom amérindien de son épouse. Le début de la soirée était prometteur malgré le sujet « Kisos » qui sommeillait entre eux telle une épée de Damoclès au dessus d’eux. Mais Pocahontas ne voulait pas encore y penser. La nuit venait de tomber et il se faisait tard. La brune avait faim et c’est qu’elle finit par avouer à Gabriel lorsqu’ils finirent leurs quinzième danse de la soirée. Essoufflée, elle ne savait d’où lui venait toute cette énergie.
Montant à cheval, ils avancèrent tranquillement jusqu’à la fameuse grotte aux fées. Sur le chemin, elle le contempla illuminé par la lune haute et pleine et lui souris tendrement :
- Dis, je voulais savoir, tu dis toujours que tu as peur que je te trouve trop vieux mais.. mais est-ce que toi tu pourrais aimer ta femme avec des cheveux blanc ?
Ils arrivaient enfin à la grotte qui était toujours parfaitement dissimulée derrière cet épais rideau de lierre. Personne ne la connaissait hormis la famille et c’était tant mieux. Cela restait leur repère. Pour la soirée, Pocahontas avait prévu quelque chose de particulier. Laissant les chevaux à l’extérieur et attaché, elle prit le panier de pique-nique et la main de son époux pour entrer.
- Je sais, je sais et je sais que tu ne veux plus voyager mais tu dois me faire confiance Gabriel Walker. Car ce soir, je t’emmène dans ce qui pourrait être l’endroit le plus magnifique sur terre.
Se concentrant, elle toucha la pierre de la grotte où se trouvait les illustrations et elle les fit voyager. Ils arrivèrent dans une crique un peu étrange. Le soleil était sur le point de se coucher mais ils étaient à l’abris de tout et de tout le monde. Sur la paroi de la crique se trouvait des dessins que Pocahontas avait dessiné pour se rappeler de son passage à cet endroit :
- D’après Philippe, il s’agit d’une petite île au large du Brésil. Personne ne vient ici car il y a une légende qui veut que personne ne l’acquérir sans avoir connu le véritable amour.
La jeune femme souriait à Gabriel et se jeta à son cou pour lui donner un profond et tendre baiser avant d’entendre leurs estomac gronder de faim ce qui la fit rire. Elle installa donc le tartan de la famille Walker sur le sable et sortit le repas qui se constituait essentiellement de sandwichs. Ils mangeaient avec plaisir alors que la brune taquinait son époux surpris de la végétation si particulière de la crique. C’était un ensemble qui rappelait une jungle. Abrité sous une immense branche de bananiers, ils pouvaient contempler le couché du soleil dans l’océan face à eux.
- Isha.. Je sais que ça risque de te déplaire mais.. mais oui, il y a une grosse différence entre Kisos et Sora dans vos relations.
Elle venait d’elle-même sortir la fameuse petite bombe. Essuyant ses mains, elle soupirait avant de s’agenouiller devant lui pour expliquer ce que ressentait leur fils :
- Kisos est persuadé que tu l’aimes moins parce que tu as tenu Sora bébé dans tes bras. Il s’est persuadé qu’elle est ta préférée parce que tu sembles avoir un lien particulier avec elle plus qu’avec lui. Et.. Et il est vrai que tu la laisses faire tout ce qu’elle veut mon amour. Mais surtout, n’oublie pas que notre fils est un adolescent. Alors… C’est compliqué pour lui. Tu l’as dis toi-même, les hormones, le fait qu’il prenne en indépendance et que tu sois toujours sur son dos ne l’aide pas.
Voyant le regard surpris de son époux, elle sut qu’elle devait préciser. Elle craignait tellement que leur soirée romantique soit terminée. Heureusement qu’elle gardait encore la dernière surprise secrète encore :
- Tu lui interdit beaucoup de choses, notamment avec Charlotte. Ce sont encore des enfants mais tu es persuadé qu’ils vont faire ce que nous nous faisons. Il a l’impression que tu ne lui fais pas confiance alors qu’il fait tout pour t’impressionner depuis qu’il est enfant. Peut-être que tu devrais prendre un peu plus de temps pour lui, le découvrir comme un futur adulte et non comme un enfant. Il t’aime tellement et il voudrait juste te ressembler et.. et que tu sois fier de lui. L’autre jour, lorsqu’il est revenu de l’école avec son carnet rempli de bonne notes tu.. je sais que ce n’est pas voulu mon amour mais.. mais tu l’as ignoré pour féliciter le dessin de Sora. Notre fille est pleine d’assurance mais Kisos a toujours eu besoin d’être rassuré. Il a toujours eu besoin de toi et il aura toujours besoin de toi..
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 12:02 Répondre
Ce n’était pas une rivalité qui se jouait entre Kisos et Sora. Pocahontas l’avait très vite compris lorsque la petite dernière été naît. L’aîné était persuadé que son père l’aimait moins que sa jeune soeur puisqu’il s’occupait plus d’elle. Il s’en était confié à sa mère qui lui assurait que c’était faux. Elle s’était promise de ne pas en parler à Gabriel craignait que cela lui fasse du mal mais plus les années passaient et plus le fossé se formait entre les deux.
Kisos adorait sa soeur mais il ne supportait pas de voir son père tout lui céder ce que Pocahontas lui avait déjà dit à demi-mot. Mais l’adolescence n’aidait absolument pas non plus. Tous les sentiments du jeune homme étaient décuplés et il ne se confiait plus qu’à Charlotte sa douce et tendre amoureuse depuis toujours.
Lorsque la brune vit que son époux avait céder sur le deuxième animal et elle se doutait que cela ferait rager Kisos. Elle savait qu’une conversation avec Gabriel serait de vigueur ce soir là.
Ils venaient de dire au revoir à tout le monde et de ranger la maison. Gabriel semblait épuiser par toute cette journée et Pocahontas se sentie frustrée de ne pas pouvoir profiter plus de lui en ce dimanche. Demain il reprendrait le travail et elle repartirait pour un nouveau voyage avec Philippe. Ce dernier essayait de ramener discrètement certain outils médicaux pour aider Gabriel dans ses recherches, notamment pour le petit Elios asthmatique.
- Je suis persuadée qu’on te trouvera tout ce qu’il te faut pour aider le petit Hedlund. Tu sais que tu as déjà fait beaucoup pour lui mon amour. Donc fais attention, ne deviens pas Icare.
Elle venait rapidement poser son chiffon sur le bord de l’évier avant de le rejoindre sur le canapé. Assise près de lui, elle entrelaçait ses doigts aux siens en enfouissant son visage dans son cou. Les yeux clos, elle humait son parfum inchangé malgré les années et cela la faisait sourire :
- Tu ne souffres pas trop ? Du tatouage ? Je te mettrais un peu de baume apaisant avant qu’on se couche ce soir.
La brune sentait que la soirée serait identique à toutes leurs autres soirées. Le quotidien avait pris le dessus sur la passion qui les animaient autre fois. Malgré la fatigue de son tendre époux, elle ne pu s’empêcher de se redresser une fièvre joyeuse dans le regard :
- Isha. Ce soir tu me suis.. Je vais demander à Millie et Binki de garder Sora et nous sortons. Une balade à cheval et un pique-nique avant de prendre un bon bain dans la grotte aux fées.
C’était comme ça que Sora avait surnommé l’endroit où sa mère voyageait. La brune avait besoin de mettre Gabriel dans de bonne conditions pour lui parler de Kisos et de sa relation avec son père. Se levant, elle le vit un peu réticent mais lui donna un argument qui ne pouvait qu’éveiller sa curiosité :
- Ta surprise est vraiment particulière et je suis persuadée que tu ne sauras pas déçu mon amour.
Se penchant sur ses lèvres elle les embrassait avec une sensualité certaine qui ne pourrait que réveiller le désir de son époux. Elle lui demanda donc d’emmener Sora et Kal chez les filles quand elle préparerait le pique-nique et la surprise. Elle profita donc de ce moment pour tout mettre en place et lorsque Gabriel revint, elle était déjà à cheval les paniers bien accrochés à sa monture :
- Le dernier arrivé paye la première tournée à l’autre.
C’était devenu un jeu entre eux deux. Ils faisaient souvent, avant, des balades et des courses à cheval jusqu’à la fameuse taverne pour boire un pichet de bière. Il y avait toujours des gens pour faire de la musique et danser. Ils étaient connus et avaient même leur table attitrée et Gabriel avait sauvé le petit garçon des taverniers. Ils s’étaient fait une réputation très honorable grâce aux talents médicaux du brun. Partant au galop, la brune riait en voyant Gabriel tenter de la suivre. C’était peut-être la cérémonie mais Pocahontas avait le diable au corps ce soir et ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi endiablée moins conventionnée par le quotidien et sa position d’épouse du grand chirurgien Walker.
immarcescible, Posté le samedi 11 décembre 2021 00:31 Répondre
Cinq années de passées et pourtant Pocahontas a toujours l’impression d’avoir dix-sept ans. La seule marque de temps visible sont les tempes blanchies de son adoré quelle adore couvrir de baisers. Assise tranquille sur sa chaise, elle observe Sora souffler ses bougies en faisant les yeux doux à son père. Quelle petite chipie cette enfant aux yeux d’un noir puissant. Elle savait déjà bien mener ses parents à la baguette avec ses nombreux désirs toujours comblé par son duda-gâteau. Pocahontas ne pouvait que comprendre, il avait tellement été frustré de ne pas avoir pu partager tous les moments si important de Kisos.
Elle se remémorait le jour où elle s’était mise à marcher toute seule. La brune cuisinait et elle vit l’enfant se redresser près d’elle. Folle de joie, elle avait accouru jusqu’à l’hôpital pour le montrer à Gabriel qui avait d’abord cru à une crise urgente mais quelle joie dans son regard en voyant leur petite fille se redresser sur ses petites jambes. Cette émotion la faisait encore frémir de joie.
La vie s’écoulait paisiblement et tout le onde vieillissait. Kisos avait prit en hauteur et en épaisseur. Il était si beau qu’il n’en n’avais pas conscience. Pour lui, seule Charlotte comptait à ses yeux. Inséparables et complémentaires. Anya manifesté toujours avec poigne en compagnie des Suffragettes mais Pocahontas avait abandonné. La tenue de la maison et ses nombreux voyages lui prenait trop de temps et d’énergie. Et puis, elle avait vu ce que donnerait le travail acharné de son amie et elle ne voulait pas s’impliquer dans une cause dont elle connaissait l’issue fatale.
Sortant de sa torpeur en sentant Gabriel venir près d’elle avec un bout de gâteau elle lui sourit tendrement. Le mangeant avec plaisir, elle ne pu s’empêcher de lui en tendre un bout avant de de le contempler tendrement. Cet homme faisait toujours autant vibrer son coeur. Elle se sentait encore si jeune dans ses bras et avec ce regard qu’il lui lançait. Enivrée comme toujours, elle se dressa pour déposer un tendre baiser chocolaté sur ses lèvres :
- C’est toi mon coeur coulant Isha..
Ils étaient toujours aussi complices malgré les années qui passaient ce qui la rassurait. Elle avait sentie une certaine douceur et une confiance plus mûre chez son époux ce qui lui avait valu de survivre après trois jours de disparition pendant un voyage. Il lui faisait confiance et il la laissait expérimenter ses capacités aux voyages. Elle lui racontait toujours tout et comme promis, elle ne se dirigeait jamais vers le passé. C’était toujours le futur qui l’intéressait et d’ailleurs, elle était revenue du XXIe siècle dont elle avait une petite surprise particulière pour son époux. Un sourire en coin, elle posa sa main près de la sienne effleurant ses doigts des siens :
- J’aurais une petite surprise pour toi ce soir d’ailleurs. Mais je n’en dis pas plus, je dois offrir à Sora le cadeau dont nous avions parlé.
Depuis des semaines la petite fille exigeait que sa mère tatoue son bras comme Pocahontas l’avait été à ses cinq ans. C’était Nashoba qui avait parlé de cette tradition et cela avait amené à des dissensions dans la famille. Mais Gabriel et Pocahontas avait décidé de trouver une alternative qui provenait d’un autre siècle. Il s’agissait de tatouer au henné le bras de l’enfant ce qui n’allait pas marqué éternellement sa peau. C’était un premier pas mais qui restait malgré tout raisonnable.
Finissant son gâteau, elle vint se lever et prendre la petite fille dans ses bras en la couvrant de baisers. Elle était si vive, si intelligente qu’elle semblait irréelle. Si Kisos avait été un vrai petit garçon affectueux jusqu’au début de son adolescence, Sora était déjà une adulte malgré son jeune âge. Elle savait toujours ce qu’elle voulait et était d’une détermination sans borne.
- Vous êtes prêt pour la cérémonie ? Nous allons tous au tipi, d’accord ?
Ce qu’ils firent. Toute la famille se rejoignit au petit centre amérindien qu’ils avaient créé dans le jardin des Walker. Trois tipis se faisaient face avec au milieu un feu de camp. Parfois, la nuit, Pocahontas aimait s’y rendre juste pour écouter la nature ou encore s’assoupir un instant dans l’un de ces majestueux tipi. Philippe et Nashoba initiaient Kisos aux arts musicaux amérindiens. Tous les trois, ils jouaient alors que Garrett allumait le feu sacré. Assise en tailleur, Pocahontas récita les incantations de son peuple tout en débutant les motifs correspondant aux traits de caractère de Sora qui ne bougeait pas. Fière, elle souriait en récitant avec sa mère la fameuse tirade.
Emouvant pour la brune qui pensait à Aponi. Cette dernière serait fière de sa petite-petite fille si forte et pleine de courage qui avait exigé le même motif que celui de sa mère. Heureusement que le henné partirait dans quelques semaines ce qui permettra à la brunette de changer de motif dans quelques années. Le souvenir du jour où Pocahontas avait tatoué Gabriel lui revint aussi et la fit sourire. Lorsqu’elle eut finis, elle embrassa le front de Sora qui se levait fièrement sous un tonnerre d’applaudissement. Pocahontas ne pouvait pas être plus heureuse en voyant ses enfants et leur famille honorer ainsi ses traditions.
immarcescible, Posté le jeudi 09 décembre 2021 19:03 Répondre
Les mots de réconfort de Gabriel eurent pour effet de faire s’endormir assez rapidement la princesse. A moins que ce soit la scène de sexe si intense et sauvage. Toujours est-il qu’il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas dormi d’un sommeil aussi profond. Ce sont les quelques éclairs de soleil traversant le tipi qui l’éveillèrent. Elle souriait en sentant la bonne odeur de la toile tirée sur les hauts morceaux de bois et la rosée du matin.
Gabriel dormait toujours profondément et diable ce qu’il était beau ainsi. Elle se retenait de toutes ses forces de ne pas toucher à ses traits apaisés et elle eut bien fait, il avait besoin de repos avant la reprise du travail et elle ne l’aidait pas vraiment à se reposer.
Lentement et discrètement, elle s’exfiltra de ses bras pour découvrir la belle matinée qui les attendaient. Tout le monde semblait dormir profondément. Elle aimait se lever avant tout le monde. Elle avait l’impression de régner et de protéger tout ceux qu’elle aimait ainsi. Alors qu’elle finissait de relasser les noeuds de son jupon elle vit Sam arriver en courant paniqué.
Il était compliqué de le comprendre mais les cris de Kisos et de ses cousins l’alarmèrent. Gabriel, toujours aussi attentif à tout se leva en furie et accompagné de Nashoba courut jusqu’à la maison. Pocahontas les suivit avant de découvrir son petit garçon pleurant et tétanisé par la peur du feu. La culpabilité de son acte le faisait pleurer à chaude larmes quand sa mère ne s’inquiétait que d’une chose, sa blessure. Vite, elle l’emmena au cours d’eau près de la maison et plongea son bras entier dans l’eau glacée. Elle lui ordonna de le laisser dedans et caressa ses boucles brunes pendant qu’il pleurait de douleur :
- Je ne voulais.. Je.. Je ne voulais pas brûler la maison Ma’..
- Ce n’est rien mon chéri. Ce n’est rien..
Anya et Garrett s’étaient levés suite aux cris et aux pleurs des enfants. Gabriel était toujours dans la maison avec Nashoba à vouloir dompter le feu. Garrett et les Philippe se mirent rapidement en équipe pour rapporter des sceaux d’eau. C’est ainsi qu’ils calmèrent rapidement l’incendie qui ne s’en était pris qu’à la cuisine fort heureusement.
Pendant ce temps, Pocahontas avait récupéré tous les garçons et vérifiait leurs blessures. Seul Kisos semblait avoir une brûlure. Tous les autres s’en sortaient indemne mais elle les obligeait à bien respirer l’air pur de l’extérieur. Elle savait que la fumée pouvait aussi détruire l’intérieur des poumons et assassiner rapidement ceux qui l’avait inhalée. Restant près d’elle, elle leur fit boire un peu d’eau fraiche et vérifia leur pouls. Lorsqu’ils furent calmés, elle put enfin leur demander ce qui c’était passé.
- On a voulu faire un petit déjeuner.. Comme Mary mais l’allumette à pris feu et ça fait enflammée le feu de cuisson. Tout a été très vite Ma’. Je suis désolé.
- Tu risques d’avoir une belle cicatrice.. Le principal c’est qu’il y a eu plus de peur que de mal.
Nashoba profitait d’avoir réussit à dompter le feu pour courir à ses fils. Il les enlaçaient, les tenant fièvreusement contre lui. Sans doute la possibilité de pouvoir les perdre lui avait fait prendre conscience de l’importance qu’ils avaient pour lui. Il avait même les yeux humides. Pocahontas lui recommanda de boire et de respirer au mieux et demanda où se trouvait Gabriel.
Au même moment, il arriva. Elle vint rapidement à lui et constata toute la fumée de l’incendie sur son corps. Il était recouvert de sciure. Inquiète, elle lui ordonna de se baigner et de boire à son tour alors que Kisos se recroquevillait en voyant son père; Il craignait que ce dernier le gronde suite à sa bêtise.
immarcescible, Posté le mardi 07 décembre 2021 20:19 Répondre
La proposition et les craintes de Gabriel inquiétaient Pocahontas. En quoi et comment lui avait-elle donné cette impression ? Resserrant une fois de plus ses mains et ses bras sur le corps de son époux, la brune vint le rassurer du mieux qu’elle pu en caressant son visage et ses cheveux :
- Non, non, non. Pourquoi crois-tu cela ? Je suis chez moi avec toi. J’aime vivre en Ecosse et surtout ici à Mallaig. J’ai l’impression d’être enfin acceptée et tolérée. Donc oui tu te trompes, je suis heureuse ici.
En revanche, il n’avait pas tort sur le fait qu’elle avait un manque certain de son peuple, de ses coutumes, de son chez elle. Elle soupirait doucement en baissant les yeux et reposant ses mains entre elle et lui. Malgré tout, et même si ce n’était pas prémédité, c’était une manière pour elle de mettre un peu de distance car elle craignait de lui avouer ce qu’elle ressentait :
- Je ne veux pas retrouver les miens à cette époque. J’ai une certaine déception de ne pas avoir réussie à t’introduire auprès des miens à mon époque. Tu as tout fait pour que je me sente chez moi ici et on y est enfin arrivés. Et si.. Et si je n’avais pas fait les bons choix. J’ai mal fait certain choix j’en suis persuadée maintenant et c’est aussi à cause de ça que tu as été chassé de chez moi et que tu sais haï mon père.
Finalement, elle se redressa quittant le plaid chaud qui les couvrait. Elle avait besoin de prendre un peu l’air et c’est ce qu’elle fit en s’asseyant en tailleur tout en restant près de Gabriel malgré tout. Les bras croisés sur son buste nu, elle soupirait en gardant la tête baissée :
- J’essaie de te refaire aimer mes coutumes parce qu’une part de moi s’en veut Isha. Il ne me servirait à rien de vouloir réunir les miens ici en Ecosse à cette époque puisqu’ils ont leurs propres problématique. Et je ne pourrais pas les déraciner, je sais ô que combien à quel point c’est douloureux. Ils ont leur combats à mener. Je veux juste.. Je veux juste me faire pardonner.
Elle tourna lentement son visage vers celui de Gabriel sans oser le regarder. C’était étrange que de lui confesser cette faute qu’elle n’avait jamais osé dévoiler. Assumer sa faute était libérateur mais cela soulevait aussi d’autres peines :
- Tu vas peut-être trouver ça ironique mais dès fois.. dès fois j’aimerais vraiment remonter le temps pour tout refaire mieux. Et puis, je te regarde, je regarde les enfants, notre famille si étrange mais si sincère malgré que nous ne soyons pas lié par le sang, et bien je me dis que ce serait dommage de perdre tout ça n’est-ce pas ? Parce que je l’aime ainsi notre famille aussi. Tu ne me trouves toujours pas bizarre après tout ça ?
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 21:26 Répondre
Son corps était encore engourdi par la fougue bestiale et intense de son époux, mais Pocahontas souriait tendrement, amusée. Les yeux clos, elle reprenait son souffle en caressant doucement la nuque en sueur de Gabriel alors que la sensation si particulière de ses dents dans sa peau l’avait davantage excitée que perturbée. Après un moment, elle vint lentement se retourner de sorte à se trouver face à lui. Ses mains caressaient ses épaules et son cou alors qu’elle embrassait ses lèvres et ses paupières closes :
- Pocahontas 1, Isha 1. On est ex aecquo mon amour. Tu as marqué ton cou en me dévorant. Bien joué Pocahontasovore.
Un rire tendre amusé arrivait à s’échapper d’entre ses lèvres alors qu’elle posait son front contre le sien. Son nez pouvait ainsi caresser celui du brun. La nuit était silencieuse autour d’eux hormis quelques hiboux et autres chouettes qui hululaient mais tout le monde semblait dormir. Tendrement lovée contre lui, elle ne pu s’empêcher de murmurer en entendant le feu crépiter :
- Est-ce que tu avais imaginé un jour que tu serais marié à une femme aussi étrange que je le suis avec des coutumes et des traditions qui te feraient sortir de ta raison logique ? J’ai peur parfois de te forcer à te heurter à tes convictions.
Elle ouvrait lentement ses prunelles vers lui en caressant toujours sa joue. La tension sexuelle était peut-être endormie pour le moment mais il n’empêche qu’il raisonnait toujours une tendresse qui ne pouvait se décrire. Le coeur de la jeune femme tambourinait à une vive allure lorsque les yeux de Gabriel s’ouvraient sur elle ce qui la fit sourire de plus belle :
- Je t’ennuie toujours avec mes questions idiotes. Je le vois à ton regard..
La douceur de la soirée était telle que Pocahontas n’avait pas envie de dormir. Ses jambes étaient venues enlacer les hanches de Gabriel de sorte à ce qu’il ne puisse plus bouger puisqu’elle le tenait prisonnier de son corps. Elle aimait entortiller les boucles brune de son époux entre ses doigts et sentir son parfum de cèdre envahir ses narines. Tranquille, langoureuse, elle le contemplait comme abasourdie par sa beauté et son être :
- Je t’aime Gabriel Walker, murmurait-elle avec douceur comme s’il s’agissait d’un au revoir, je t’aime de toute âme.
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 18:08 Répondre
Le souffle coupé par l’intensité de sa pénétration, Pocahontas ne pouvait gémir. Son corps se renversait automatiquement contre celui de Gabriel, désireux qu’il continue ses mouvements aussi intense. La brune s’agrippait comme elle pouvait à la couette qui les protégeaient du sol à défaut de pouvoir toucher son époux. Cambrée, elle renversait son visage en arrière en laissant malgré elle laisser s’échapper des soupirs de plaisir sensuel. Le prénom de Gabriel était dans ses soupirs ne laissant aucun doute à qui que ce soit qui entendait la brune. Pourtant, elle du poser sa main sur ses lèvres pour ne pas faire trop de bruit.
Gabriel ne lui laissait aucun répit et tant mieux. Mais ce n’était pas suffisant pour la brune qui souriait en le voyant jouer avec elle. Profitant d’un moment d’inattention de sa part, elle réussie à le repousser et le faire basculer sur le dos. A califourchon sur lui, elle posait une main sur la bouche de ce dernier avant de la remplacer par ses lèvres. Ses yeux brillaient d’un désir taquin alors qu’elle penchait son bassin de sorte à ce qu’il la pénètre ce qui lui fit pousser un autre soupire plaintif :
- Mh.. Isha.. Montre moi à quel point tu me désires..
Elle le sentait lui donner des mouvements de bassin qui la rendait folle de plaisir. Mais c’était tellement excitant de pouvoir le dominer de la sorte alors qu’elle collait sa poitrine sur ses lèvres avide. Ô oui qu’elle aimait le sentir en elle, le dominer, le rendre fou. Et le fait de se savoir entouré l’excitait davantage. C’était un défi qu’elle avait besoin de relever. Alors, s’allongeant sur lui, bouillante de chaleur, elle enfouissait ses mains dans sa crinière pour murmurer contre ses lèvres :
- Tu n’es capable que de ça Walker ? C’est tout ce que tu as en réserve ?
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 13:46 Répondre
Blottie contre son époux, Pocahontas savourait la sensation si particulière de dormir dans un tipi près de lui. C’était la première fois depuis des années qu’ils partageaient un tel lieu de nouveau. Le souvenir de leur vie quotidienne dans son époque lui revint et elle ne pu s’empêcher de sourire nostalgique. Elle sortit de sa rêverie lorsqu’il lui murmura ces douces paroles. Relevant son regard pétillant vers le sien elle ne pu s’empêcher de sourire tendrement. Sa main effleurait la joue barbue de Gabriel qu’elle caressait alors qu’elle se pressait contre lui. Embrassant son cou et sa barbe puis son menton elle répondit :
- Merci Isha. Merci pour cette journée.. Tu ne pouvais pas me rendre plus heureuse tu sais ? Je ne demandais rien de plus, et je ne demande rien de plus que ta présence chaque jours à mes côtés. Merci donc.. Merci pour tes mots.
C’était important pour elle que Gabriel ne haïsse pas ses coutumes et son peuple malgré ce que son père lui avait fait subir. Elle s’était toujours persuadée qu’en niant qui elle était il ne pourrait que l’aimer de nouveau. Il lui avait prouvé une fois de plus qu’elle avait tort. Le souvenir de leur histoire et le fait de l’avoir raconté lui avait rappelé de tendre moments. Kisos aimait vraiment cette histoire et Charlotte avait décidé que c’était sa nouvelle histoire préférée.
Mais surtout, Anya avait découvert une part surprenante de son ami. Garrett avait enlacé sa femme et lui avait donné un tendre baiser qui avait ravie leur fille en venant se joindre à eux. Toutes les familles autrefois éclatées étaient désormais réunies avec un travail titanesque et beaucoup de temps, mais Pocahontas ne tenait pas à penser à tout ce temps perdu, ce qu’elle voyait c’est qu’au bout du voyage il avait Gabriel, Kisos et Sora. C’était tout ce qu’elle avait toujours désiré.
Lovée contre son buste puissant et brûlant elle se sentait bien et riait doucement :
- Tu es si brûlant mon petit feu humain.
En effet, elle avait tellement chaud qu’elle se débattait sous le plaid pour retirer la veste de laine que Gabriel lui avait fait enfiler. Se trouvant dans un petit déshabillé de soie, elle se trouvait plus à l’aise pour se blottir contre lui même si elle avait une petite déception de ne pas sentir son corps nu contre le sien. Maligne, elle glissa sa main fraiche sous la chemise qu’il portait et la posa sur son ventre en riant :
- Il faut que tu me réchauffes toutes les extrémités Isha. Regarde comme je suis glacée..
Gloussant doucement, amusée, elle le taquinait de plus belle en posant sa seconde main sur son corps. Il gesticulait sous elle ce qui la fit rire et rapidement, elle se trouva au dessus de lui à califourchon. Ses cheveux étaient hirsutes et sortaient de sa tresse mal faite. Sortie du plaid, elle frissonnait un peu mais la vue de son époux riant était si magnifique qu’elle ne voulait pas bouger de place. Se penchant sur ses lèvres, elle lui donna un tendre baiser avant de se redresser toujours en posant ses mains sur son buste :
- Je t’ai eu. Pocahontas 1, Isha 0. J’espère que tu n’es pas mauvais perdant..
Son déshabillé de soie était remonté le long de ses cuisses nues et le décolleté était vertigineux. Mais la jeune femme n’avait aucune conscience de la séduction que son corps perpétuait sur Gabriel. Elle était simplement joyeuse, les joues rougies et le regard pétillant quand pourtant, ses doigts jouaient avec les boutons de sa chemise :
- Tu veux dormir ? Parce que je n’en n’ai pas vraiment envie, avoua-t-elle en mordant sa lèvre inférieure, je crois que je suis en pleine gabrielomanie mon amour.
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 22:29 Répondre
Difficile de contenir un highlander lorsque sa confiance est mise à rude épreuve. D’un point de vue extérieure Pocahontas passait pour une mère inconsciente mais elle gardait surtout une immense confiance en son enfant. Kisos savait parfaitement ce qu’il faisait et encore plus quand il serait en danger. Aussi, lorsqu’elle vit la horde de chevaux sauvage se jeter vers leur enfant, elle sut instinctivement qu’il trouverait une solution.
Mais Tekoa la trouva pour lui et un soulagement s’échappa de son corps tendu par un cri de joie. Gabriel était dans état intense qui fit rire la brune. Agrippant son veston, elle le fit se baisser vers elle pour qu’elle lui donne un baiser sur le coin des lèvres en lui murmurant un « je te l’avais dis » taquin.
Finalement, son époux proposa quelque chose qui l’émue. Son idée d’organiser une soirée en hommage à ses ancêtres et à la victoire de Kisos lui fit sentir quelques larmes venir. Mais elle les ravala, beaucoup trop fière et heureuse de sa famille. Kisos laissa Tekoa allait se balader non loin de lui pendant qu’ils déjeunèrent. Pocahontas laissa Sora un instant à Gabriel profitant de ce moment pour faire des galipettes dans l’herbe avec Kisos. Ils riaient à perdre haleine en se jetant dans l’herbe humide typiquement écossaise.
Puis, elle raconta encore et encore l’histoire que leur fils préférait le plus au monde, celle où ses parents s’étaient rencontrés :
- J’avais tellement peur que je m’étais dissimulée derrière un poney. Mais ton père me regardait avec cette intensité et il avait ce halo particulier. Je l’ai donc suivie..
- Tu es si courageuse Ma’ et toi gentlemen Duda comme dirait tante Anya.
Cela faisait rire quelque peu Pocahontas qui repensait à ces moments torrides où elle avait été le rejoindre dans sa chambre en pleine nuit et où notamment elle l’avait embrassé. Le souvenir torride allumait ce feu au creux de ses reins qu’elle du maîtriser. Elle continua donc son récit et expliqua le moment où elle rencontra Mary et qu’elle était nue :
- Duda ? C’est parce que tu as vu les nénés de Ma’ que tu es tombé amoureux d’elle ? Parce que les garçons à l’école disent qu’il n’y a que ça de vrai. Mais Charlotte elle en a pas elle.
Question d’intimité qui fit sourire Pocahontas. La jeune femme mordit sa lèvre inférieure préférant laisser le sujet à son époux pendant qu’elle reprenait Sora dans ses bras. Le moment était ensuite venu de rentrer. Kisos près de son père mais sur Tekoa avançaient prudemment quand la brune galopait Sora blottie contre elle. Le sentiment de liberté et la joie de cette journée éblouissait le visage de la brune.
Lorsqu’ils arrivèrent, Nashoba était rentré de sa chasse. Il finissait de vider ses canards et les dissimulaient de la vue de sa soeur. Elle lui raconta les exploits de Kisos ce qui sidéra et fit plaisir l’oncle. Lorsqu’il vit Gaby et l’enfant arriver il ne pu s’empêcher de le féliciter en le soulevant de terre pour le faire voler un peu sous les éclats de rire du petit.
- Duda a dis qu’on allait fêter ça, tu es d’accord ?
- Un peu qu’on va fêter ça petit guerrier ! Je vais prévenir de ce pas Philippe pour qu’il nous aide, tu viens me donner un coup de main Walker ?
- Pendant ce temps je vais préparer le diner.
Concluait Pocahontas qui entrait dans la maison avec Sora. Les Hedlund étaient toujours en ville. Lorsqu’ils entendirent qu’une soirée se préparaient, ils voulurent se joindre à la fête. Encore une fois, toute la famille allait être réunie ce qui n’était pas pour déplaire à l’amérindienne.
La lune était haute dans le ciel et les tipis montaient. Un grand feu avait été dressé au centre et Nashoba dansait au rythme des tambours jouaient par Philippe. Kisos suivait son oncle sous les éclats de rire de Charlotte et de ses cousins quand Pocahontas arrivait avec le dernier plat de nourriture. Anya toujours aussi guindée observait la cérémonie avec surprise alors que Garrett dansait déjà sur place en tapant dans ses mains. Pour l’occasion, l’amérindienne avait revêtue son habit traditionnel et accompagnait son frère pour les fameux rites.
Le moment était venu, après la danse, de décorer le fameux petit guerrier des peintures qui concluait son initiation terminée. Avec de l’argile rouge, Pocahontas avait crée une sorte de mixture un peu boueuse qu’elle posait sur le petit buste de son enfant en cercle labyrinthique et sur le visage. Elle souriait, émue et posa son front contre le sien en signe de reconnaissance et de fierté :
- Kisos fils d’Isha le guerrier et de princesse Matoaka dresseur de chevaux sauvages je te félicite de ta témérité. Puis les esprits toujours t’accompagner et te faire honorer tes ancêtres et nos traditions.
L’enfant avait l’oeil pétillant de joie alors qu’il se tournait vers son père. Il gonflait un peu son buste comme son père et vint à lui pour le saluer avant de se jeter dans ses bras en lui murmurant un « merci » et un « je t’aime » avant de faire de même avec sa mère. La soirée était douce, tout le monde mangeait. Pocahontas était blottie contre Gabriel alors que Sora dormait paisiblement dans son panier en osier près du feu lorsque soudain Nashoba appela sa soeur :
- Offre nous la danse de la lune ma soeur. Celle-ci est haute et nous salue, tu dois lui rendre sa beauté.
Pocahontas hésitait. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas dansé. Mais le reste de la famille l’incitait fortement, alors, elle se leva et d’un pas souple et gracieux se mit à danser autour du feu comme elle l’avait fait des années plus tôt pour Gabriel lors de sa visite dans son monde. Cette soirée était parfaite et elle sentait les larmes glisser sur ses yeux tandis qu’elle dansait au rythme des tambours et des cris de Nashoba.
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 17:15 Répondre
La nudité n’avait jamais été un soucis pour Pocahontas. La preuve la première fois qu’elle s’était dénudée devant Gabriel c’était dans son cabinet après dix minutes de présentation. Mais quand Kisos apparut de la sorte, elle ne pu s’empêcher de rire surtout en voyant la réaction de son époux. Une part d’elle était rassurée de ne pas le voir se braquer bien au contraire. Il riait lui aussi. D’ailleurs, le fait qu’il accepte le challenge du cheval et l’importance que cela avait pour ses traditions la touchait plus particulièrement. Elle vint embrasser le front de son fils qui buvait son lait et alla changer Sora pour qu’elle soit plus chaudement vêtue.
Après que le petit déjeuner fut avalé, qu’ils eurent finis les packetages, ils partirent à dos de cheval suivis de près par Tempête. Gabriel avait enroulé Sora contre lui et Kisos s’agrippait au dos de sa mère.
- Tante Anya elle dit que c’est malpoli de monter comme un homme Ma’.
- Peut-être mais je ne suis pas écossaise mon trésor. Et dans mon peuple peu importe comment tu montes, le principal est de chevaucher vite et faire corps avec ton cheval.
Pocahontas suivait d’un pas docile Gabriel qui était toujours aussi précautionneux, surtout en ayant Sora dans les bras. Cela la faisait toujours tendrement sourire lorsqu’elle le regardait faire. Elle réfléchissait à sa proposition de s’investir au sein de la clinique et elle se disait que c’était une bonne idée. Mais est-ce que cela ne la conduirait-elle pas à diminuer ses voyages dans le temps ? Elle devait y réfléchir encore un peu avant de se lancer dans une telle organisation.
Ils arrivèrent finalement sur une lande immense enclavée par deux montagnes. Jamais encore Pocahontas n’avait vu un tel lieu si sauvage et particulier. Elle l’aimait déjà. Ils prirent la décision de se poser sous un immense pin et sortirent un plaid au couleur du tartan appartenant à la famille de Gabriel. Assise dessus avec Sora entre les cuisses, elle expliquait à Kisos comment attraper son cheval pendant que son époux attachait les chevaux :
- Tu dois te concentrer et invoquer les esprits. Ensuite, tu siffles dans l’air la mélodie que je t’ai apprise. Et après, tu attends. Tu dois sentir au fond de ton être que l’animal veut de toi. Attention, cela doit être un sentiment de sécurité viscéral.
- Mais comment le savoir ? Je pourrais me tromper.
- Non c’est impossible. Regarde c’est.. c’est comme si tu voyais Charlotte.
- Eurk, je veux pas faire de bisous sur la bouche au cheval moi !
La brune ne pouvait s’empêcher de rire en entendant son fils dire une telle chose mais il n’avait pas tort, elle devait mieux lui expliquer alors cherchant d’autres exemples :
- Tu le sauras car ton animal sera une extension de toi-même. Vois-tu, quand j’ai eut mon premier cheval je l’ai trouvé près d’un ruisseau.
- Oh.. Encore de l’eau ?
- Oui, oui, encore de l’eau. Il pleuvait même ce jour-là et pourtant j’avais l’impression d’avoir très chaud comme si tout se dessinait à la perfection et que lui et moi nous étions reconnus. Nous étions inséparable.
- Comment il s’appelait ?
- Pluie de soleil.
Kisos demandait à ce que sa mère lui raconte encore une fois cette histoire ce qu’elle fit avec encore plus de précisions. Sora s’était endormie pendant la balade et restait blottie contre le sien de sa mère bien au chaud. Et c’est là que Pocahontas ressentie de nouveau cette boule de chaleur qu’elle avait nommé le bonheur. Se tournant vers Gabriel, elle lui offrit ce sourire insaisissable mais qui la faisait toujours rayonner. Elle espérait qu’il le ressente aussi, qu’il comprenne ce qu’elle ressentait à ce moment précis.
Soudain, apparut un troupeau de chevaux sauvage. Kisos se redressa se sentant enfin prêt. Il s’approcha dans un mouvement rapide du troupeau qui broutait non loin de la famille posée sur le plaid. Pocahontas vint poser une main réconfortante sur la cuisse de Gabriel pour qu’il se détende :
- Laisse le faire.. Je suis persuadée qu’il va réussir mais tu dois lui faire confiance.
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 12:11 Répondre
La journée ne pouvait mieux commencer. Pocahontas gardait elle Sora qui babillait en observant le monde. Ce qu’elle était adorable avec ses grands yeux sombre similaire à ceux de sa mère et ses cheveux bouclant avec douceur mais légèrement. Cela amusait la brune qui repensait à la Sora adulte et ses cheveux raide. Elle allait tellement grandir pensait-elle en couvrant sa petite fille de tendre baisers. La proposition de Gabriel à vouloir acheter un poney à Kisos la fit sourire, mais elle allait une nouvelle fois l’embêter :
- Mon amour, il existe une vieille tradition dans mon peuple qui veut que lorsque l’enfant le demande, il doit lui-même chercher son cheval et l’apprivoiser. J’ai vu qu’il y avait des cheveux sauvages dans la lande d’à côté. Peut-être pourrions-nous y emmener Kisos et le laisser choisir celui qui partagera ses combats, qu’en penses-tu ?
Elle craignait qu’une nouvelle fois toutes les traditions de son peuple heurte Gabriel, surtout avec le compromis qu’ils avaient fait la veille. Après tout, il ne cessait de faire des concessions pour elle et elle devrait sans doute se sentir déjà bien reconnaissante de ce qu’il faisait. Pourtant, acheter un simple poney l’ennuyait. C’était une affaire mercantile qui allait pousser Kisos à s’enorgueillir.
Se levant, elle vint s’asseoir sur les genoux du brun toujours en tenant Sora dans ses bras. Elle déposait un baiser sur ses lèvres chastement en lui faisant les yeux doux :
- J’ai une idée qui me trotte depuis notre retour de Londres. Je me suis dis qu’on pourrait créer une partie de l’aile de l’hôpital pour accueillir des enfants londonien abandonné.
Elle avait eu cette idée depuis son voyage avec les Suffragettes. La jeune femme avait été extrêmement choquée par tous les abandons d’enfants dans la capitale qui vivaient du vol, de travail physique intensif voire de prostitution. Caressant de sa main libre la nuque de Gabriel et gardant contre elle une Sora qui ne cessait de babillait, elle reprit :
- On pourrait ouvrir une petite école et.. et ils pourraient s’investir dans la vie du village. Je sais par exemple que Lila la vendeuse de savon aurait aimer avoir un enfant avec son époux mais il est mort avant. Ce serait comme un programme de réinsertion qu’en penses-tu ?
Des idées comme ça, Pocahontas en avait pleins, mais elle craignait parfois que Gabriel les trouvent beaucoup trop alambiquée et étrange. Il se concentrait tellement sur son projet de clinique et de pluralités de médecine qu’elle ne voulait pas l’ennuyer avec ses idées à elle. Après tout, toutes ses idées à elle semblait toujours devenir des échecs :
- Je sais que je ne serais pas une excellente administratrice comme Anya, ou Millie. Mais peut-être que quelqu’un de qualifié comme Missy pourrait venir soutenir ce projet.
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 23:04 Répondre
Seul Gabriel pouvait agir aussi impulsivement et c’était ce qui plaisait le plus à Pocahontas qui se laissait aller à ses multiples caresses. Il l’emportait jusqu’à la fameuse coiffeuse et la posa dessus sans ménagement. Ce qu’elle aimait voir son oeil étincelant briller de ce désir sauvage. Ce qu’elle désirait cet homme qui pouvait être aussi violent que doux. Son corps entier s’embrasait et ses mots ne faisaient qu’activer ce désir de plus en plus nécessaire. Née pour l’aimer, pour le désirer se disait-elle souvent.
- Isha.. Isha.. Isha.. Isha… gémissait-elle en esquissant un sourire troublé par ce qu'il lui faisait tendrement endurer.
Ses pommettes reprenaient la couleur de leurs échauffements mutuels, elle gardait les yeux fermés en savourant le goût de sa bouche contre la sienne. Oh oui, son humeur taquine s'effaçait vite sous le poids de l'excitation qui grondait à nouveau et s'imposait à elle tandis qu'il l'embrassait plus fort et qu'elle s'abandonnait à lui, ses lèvres goûtant sans cesse la peau de son cou, de ses épaules et de son torse où elle embrassait chaque recoin de ses muscles saillants. Le sentir, elle en avait tant besoin. Contre elle, lui tirant les cheveux à chaque excitation.
- Viens.. Encore.. Oui.. Plus fort.. Oh.. Isha.. Oui !
Avait-elle chuchoté alors qu'il la pénètrait avec cette même ardeur. Un feulement côtoya sa chevelure d’ébène quand ses ongles s’enfonçèrent dans sa peau. Dans cette chambre où l'éclat de la lune veillait sur eux, elle voulait l'aimer encore et encore jusqu'à ce qu'il tombe d'épuisement, jusqu'à ce que le plaisir l'inonde autant qu'elle serait capable de le faire et c’est ce qu’elle lui répétait inlassablement des « Encore » plus intense.
Douce prison qu'il lui offrait, elle se laissa à gémir quand il revint pourfendre son sexe avide de ses intimes caresses. Oui, en s'agrippant à ses épaules tendues par le plaisir à défaut des draps qu'il leur manquait, elle imprimait une première ondulation du bassin qui donna à ses lents coups de reins une sensation nouvelle. Pocahontas voulait le sentir différemment en elle mais surtout, l'entendre gémir contre son oreille. À dessein, les cuisses de la brune dansaient lentement sur le membre de Gabriel, suivant le rythme des oscillations qu'il prodiguait à son clitoris qui gonflait sous le poids de ses caresses.
- Tu aimes... ça ? Oh... Dis moi... Isha.. Mh..., murmura-t-elle d'une voix suave en le sentant venir plus profondément en elle.
Dans la communion de leurs deux êtres, ses mains s’agrippaient comme elles pouvaient à son corps qui la soutenait, la possédait. Une énième fois, il avait éveillé son âme dans un ultime instant de grâce avant que son pauvre souffle humain ne vienne à lui manquer et qu'elle ne s'écrase contre lui, haletante. Le coeur battant, ivre de plaisir, elle avait gardé ses doigts entrelacés dans sa crinière avant qu'elle ne retire son visage enfoui de son cou qu’elle avait mordu pour retrouver son regard. Blottie contre lui, ses jambes enroulées contre sa taille, son buste tenu prisonnier entre ses bras chauds, elle souriait les joues rougies et le regard brillant en murmurant :
- Je t’aime mon tendre guerrier..
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 21:26 Répondre
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 21:24 Répondre
La beauté de ton âme est un éternel halo de douceur.
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 21:23 Répondre
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immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 21:20 Répondre
Blottie dans ce bain chaud particulièrement chaud et envoûtant, la brune se laissa transporter par Gabriel jusqu’à se blottir contre lui. Ses bras enlaçaient sa nuque alors que son nez caressait le sien. Un tendre sourire se formait sur ses lèvres alors qu’elle écoutait la curiosité de son époux pour ses futurs voyages. Il avait beau dire, ça l’intriguait malgré tout et cela l’amusait de le voir tomber dans son propre piège désormais. Picorant tendrement ses lèvres et son menton, elle haussait les épaules en répondant :
- J’irais dans le futur je pense. Je te ramènerais des livres de médecine si tu veux, tu pourras voir en quoi le monde médical a pu évoluer.
C’était un intérêt d’autant plus fascinant que cela pourrait aider Gabriel pour certaines futures pathologies. Venant se redresser contre lui, elle se remit à califourchon. Son corps pressé contre le sien lui permit de récupérer le gant de toilettes qu’elle aspergea d’eau avant de le frotter contre la peau puissante de son époux. Diable, quels frissons elle avait en contemplant ses épaules et cette mâchoire puissante.
Reprenant ses esprits et en inspirant profondément, elle tentait de ne pas se laisser aller à ses fantasmes. Ses joues rougissaient malgré elles tandis qu’elle mordait sa lèvre inférieure en continuant de passer le gant sur Gabriel. Cela faisait plus d’une semaine qu’ils ne s’étaient pas touché, en fait, depuis qu’il était venu la chercher à Edimbourg. Le manque se faisait ressentir, là, maintenant et elle devait se maîtriser. Aussi, elle balbutia avant de reprendre :
- Je voudrais aussi voir ce qu’il reste de mon peuple. Peut-être les aider.. Comprendre et avertir Aponi. Je sais qu’elle saura gérer de telles informations et peut-être mieux m’éduquer certaines notions. Qu’en penses-tu ?
Mais la dernière question de Gabriel la surprit. Il évoquait les mauvaises personnes comme Meghan celles et ceux qui pourraient voyager afin de nuire à d’autres personnes. Comment pourrait-il ne pas en être autrement se disait-elle. Le monde était peuplé de différentes personnes qui y voyaient un désir bien primaire. Elle haussait simplement les épaules en finissant par déposer un baiser sur le cou tendu de son adoré :
- Pourquoi veux-tu qu’on se souvienne de nous mon amour ? Je ne veux pas être méchante mais nous ne sommes que nous. En revanche, on se souviendra certainement de tes grands exploits en tant que médecin, c’est certain. Quand aux autres voyageurs et bien écoute.. De toute manière je n’ai pas l’intention de me montrer à qui que ce soit. Je demanderais à Philippe de m’accompagner, il a une plus grande expérience que moi dans les voyages mais je dois apprendre à me fondre dans la masse. Qu’en penses-tu ? Devenir invisible..
Elle avait finalement lâché le gant. Ses doigts préféraient caresser sa crinière et sa nuque. Pocahontas se sentait bien à ce moment précis, blottie contre son époux qu’elle aimait tant. Son coeur battait la chamade qu’elle en oubliait tout le reste alors que son nez venait caresser le sien de nouveau :
- Ô Isha.. Tu sens comme mon coeur bat ? Comme mon âme est comblé à cet instant précis ? Je n’ai pas assez de mots pour le décrire dans ta langue.
Alors, elle oublia l’anglais et cet horrible accent qu’elle avait et qu’elle détestait pour murmurer des poèmes amérindiens d’une grande douceur.
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 16:38 Répondre
Toutes ces promesses demandées par Gabriel semblaient logique pour Pocahontas. Caressant toujours la nuque de son tendre époux, la jeune femme lui offrait un doux sourire avant de se pencher sur ses lèvres pour y déposer de doux baisers. Mais la dernière requête du brun la surprenait. Bien sûr qu’elle avait envisagé de retourner dans son passé notamment en le débarrassant de Hugh mais lui semblait le refuser. Pensait-il vraiment que cela pourrait tout changer ?
Au vu de son regard fixe et intense, elle comprit que ce n’était pas quelque chose sur lequel il discuterait et ferait un compromis alors répondit un « oui » franc et sincère :
- Je promet de respecter toutes ces conditions mon amour. Et de toute manière, je t’aurais proposé exactement la même chose.
Finalement, elle releva ses jupons et se tourna vers lui de sorte à être à califourchon sur lui. Embrassant ses lippes tendrement, ainsi que son cou, elle souriait heureuse d’avoir pu avoir cette conversation sans qu’ils se fachent. Caressant ses joues, elle posait son front contre le sien :
- Merci de me faire confiance et de me soutenir. Mais tu dois savoir que tes bras sont mon unique foyer. C’est toujours auprès de toi que je reviendrais peu importe le temps et l’espace. Tu es mon âme soeur Gabriel Walker et c’est à toi que j’appartiens et personne d’autre.
Le frais de la soirée commençait à se transformer en un froid plus mordant. La brune récupéra le plaid et vint entourer leurs deux corps pour les enfermer dans le tissu. Blottie contre lui, elle laissait son nez se blottir contre la peau de son cou chaude et sur laquelle elle déposait un doux baiser :
- Et si nous rentrions ? Demain j’aimerais retourner faire une balade en cheval qu’en dis-tu ? Nous pourrions aller pique-niquer avec les enfants dans la cenote.
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 21:12 Répondre
Elle s’attendait exactement à cette réaction de son époux. Alors elle ne dis rien et le laissa s’exprimer. Mais cela lui faisait mal qu’il puisse croire qu’elle s’ennuyait de lui. Entrelaçant ses doigts au sien, elle secoua son visage négativement avant de pouvoir répondre. C’était encore une fois un sujet délicat et elle s’en voulait de lui infliger une telle discussion peu de temps après le décès de Mary. Elle ne voulait pas qu’il se sente abandonné. Embrassant ses paumes, elle soupirait doucement :
- Il faut que tu arrêtes de croire que tu me rends malheureuse Isha parce que c’est faux. Donc arrête avec ça. Mais oui, tu as raison sur le fait que j’ai été élevé avec cette idée qu’un jour je gouvernerais et que je guiderais mon peuple. Et j’aime ma vie ici avec toi et les enfants c’est juste que.. c’est juste que.. Toi, par exemple, tu as la médecine mais moi je n’ai rien ici qui me définisse hormis celui d’être une mère et une épouse. C’est tout ce que je suis pour les gens de ton peuple et j’ai l’impression de ne pas m’accomplir.
Pocahontas relevait ses prunelles sombre vers celle de Gabriel. Elle craignait de le vexer en lui avouant ce qu’elle ressentait vraiment mais il lui avait demandé d’être honnête, alors elle l’était. Après tout, ils s’étaient juré de ne jamais se mentir. Néanmoins, elle se rapprochait de lui comme pour lui faire comprendre qu’elle était toujours son épouse et qu’elle l’aimait :
- En voyageant avec Anya j’ai eu l’impression de faire des choses qui avaient un sens. Mais ça a pris une tournure beaucoup trop réactionnaire. J’ai.. J’ai le sentiment que mon chemin n’est pas dans la politique ou même dans les problématiques de ton époque Isha. Mais celle de perpétuer l’héritage qui m’a été offert.
Le visage de Gabriel blêmissait et elle savait qu’il comprenait où elle allait en venir. Elle vint donc se lever et venir s’asseoir sur ses genoux en gardant son visage entre ses mains. Elle l’obligeait à la regarder tandis qu’elle caressait ses joues avec douceur comme pour garder son attention :
- Je sais que tu as peur et moi aussi mais Isha.. C’est ce que je suis de voyager. Sans ça je n’aurais jamais pu te retrouver. Je.. Je sens que mes capacités sont limités en reniant ce que je suis et ça ne peut plus continuer. Je ne sais pas si c’est voyager que je veux faire, tout ce que je sais c’est qu’en restant ici je ne peux pas savoir qui je suis vraiment et quelle est ma mission. Tu comprends où je veux en venir ?
La jeune femme se sentait mal, surtout en voyant que Gabriel voulait se défaire d’elle mais elle le retenait en mordant sa lèvre inférieure prête à craquer :
- Tu m’as demandé d’être honnête Isha et je le suis. Mais si cela doit vraiment être encore un sujet de discorde alors je ne l’aborderais plus je te le promets. Je voudrais me remettre à voyager et comprendre pourquoi mais je ne pourrais le faire que si j’ai ton soutien. Non pas pour délivrer des informations à Anya mais juste pour comprendre qui je suis et pourquoi nous avons ce don.
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 15:14 Répondre
Il y avait tant à fêter que Pocahontas ne pouvait refuser une telle invitation. Elle suivit donc toute la procession jusqu’à la fameuse brasserie. Ils mangèrent avec appétit. Tout y était extrêmement délicieux. Pour l’occasion, les Hedlund rejoignirent la tablée. Ils n’avaient pas pu venir à la fameuse cérémonie car Jamie était trop agité. Mais les voyant enfin arriver, l’amérindienne ne pu s’empêcher de sourire en recevant Anya près d’elle.
Pendant qu’ils mangeaient, elle l’écoutait évoquer les dernières manifestations qui avaient eu lieu et les supplications de la Duchesse pour qu’elle les rejoignent mais c’était un non-définitif pour la brune qui attendait avec impatience le fameux dessert au chocolat.
- Pourquoi ne remontes-tu pas le temps avec tes pierres ? Tu pourrais nous servir de guide et nous dire quoi faire pour gagner cette guerre.
- Ce n’est pas une guerre Anya. Pou avoir vécu la guerre, crois-moi que ce n’est pas la même chose.
- Qu’est-ce qui t’empêche de repartir après tout ?
- Peut-être parce que je veux m’occuper de ma famille…
Jetant un coup d’oeil sur Gabriel, elle s’assura qu’il n’écoutait pas avant de se pencher vers Anya qui attendait visiblement la suite de sa réponse.
- … avec le décès de Mary je ne pense pas que ce soit une bonne idée que de laisser Gabriel seul voilà. Et puis je suis partie trop longtemps la dernière fois.
- Si je te promets de ne plus parler d’armes et de guerre, pourras-tu reconsidérer ma proposition ?
- J’y réfléchirais. Je te le promet.
Et en effet, la brune y réfléchis. Cette idée lui était déjà venu en tête mais jamais elle n’avait osé la mettre en pratique. Après tout, c’était peut-être dangereux. Et Gabriel ne serait pas d’accord pour la voir faire de tels bons dans le temps. Leur séparation à cause des couloirs du temps les avaient déjà bien trop séparés. Elle ne voulait pas que cela se reproduise une nouvelle fois.
Dans la soirée, alors qu’il buvait son thé dans le jardin assis sur le petit banc elle le rejoignit. Couverte d’un épais plaid, elle vint s’asseoir près de lui. Prenant sa main dans la mienne elle hésitait à lui parler de la proposition d’Anya :
- Mon amour, puis-je te déranger avec une question ?
Observant sa mine concentrée, elle ne pouvait plus faire demi-tour. Posant sa tempe contre son bras, elle lui parla de la proposition d’Anya de faire d’elle une voyageuse du temps pour le compte des Suffragettes et précisa dans le même temps son envie de voir aussi un peu le futur sans doute :
- Cela pourrait aider les filles et notre cause. Bien sûr je ferais en sorte de ne rien modifier, ce sera plus simple d’ailleurs qu’avec le passé. Ce ne serait que pour quelques missions ponctuelles.
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 10:12 Répondre
Une douce matinée tout ce qu’il y avait de plus banal chez les Walker même si la présence discrète de la douce Mary manquait. Pocahontas rejoignit tout le monde dans la cuisine et petit-déjeuna avec appétit. Elle ne s’était pas attendue à ce que Gabriel leur demande de bien s’habiller pour l’occasion mais elle s’exécuta. Après habillé Sora d’une délicate petite robe pastel et pour Kisos un joli petit costume qui lui donnait un air sérieux elle finit par s’habiller aussi. Leur fils regardait sa mère brosser ses long cheveux et les tresser tout en chantonnant la mélodie que jouait Gabriel la veille et cela amusa l’enfant.
Il se dirigea donc vers le fameux salon et de tête se mit à tapoter les touches. Rapidement, il réussit à retrouver la mélodie et la jouer. Pocahontas arrivait dans la pièce vêtue d’une jolie robe d’un vert printemps éclatant tout en mettant à ses oreilles des boucles offertes par Anya qui anoblissait son visage. Surprise, elle regardait Kisos chercher les bonnes notes et jouer de cet instrument. Sentant derrière elle Gabriel, elle lui offrit un doux sourire en entrelaçant ses doigts au sien :
- Je crois que tu lui as transmis ton talent mon amour, murmurait-elle à son encontre.
Rapidement, l’enfant finis de jouer et les parents applaudirent en le félicitant. Puis, récupérant Sora que Pocahontas portait dans ses bras ils partirent en direction du village. Là, ils furent saluer comme il convenait pour l’époque. Pocahontas n’avait plus l’habitude d’autant de gentillesse et de prévenance envers eux. Mais le regard de fierté et d’approbation de Gabriel la rassura une nouvelle fois. Il était heureux, et c’était le plus important pour elle. Kisos courait devant eux après avoir suivi les directions à suivre de son père tandis que Gabriel se faisait souvent arrêter pour être salué ou interrogé sur la prochaine ouverture de la fameuse clinique dont tout le monde parlait.
La brune en profita pour observer quelques étales du marché avant de succomber pour des pâtisseries italiennes fourrées au chocolat. Le marchand, charmé par l’italien primaire de l’acheteuse lui avait même offert quelques autres biscuits ce qui lui avait valu d’obtenir un tendre sourire de la brune. Elle dévorait avec appétit avant de rejoindre Kisos qui avait trouvé la clinique. Ils attendirent que Gabriel les rejoigne et une fois fait, Pocahontas lui proposa un biscuit :
- Le vendeur m’en a offert quelques un. Goûte comme ils sont délicieux.
Léchant le coin de ses lèvres chocolatés elle lui souriait. Après cet intermède sucré, ils rentrèrent enfin dans les nouveaux locaux. Ça sentait terriblement bon le neuf. Kisos courait partout en ouvrant toutes les pièces impressionné par le lieu. Il est vrai que c’était immense et que la brune était impressionnée :
- Et ton bureau Duda ? Il est ton bureau ? demandait Kisos en finissant son gâteau
immarcescible, Posté le mardi 30 novembre 2021 20:21 Répondre
Voilà qu’après toutes ces années, Pocahontas en apprenait encore sur son époux. Le voir si droit, concentré et fier devant ce magnifique instrument fit naître une douce émotion dans son coeur. Kisos blotti contre elle, la brune ne pouvait s’empêcher de se sentir heureuse et reconnaissante. Elle répondait à son fils qu’elle savait jouer de la flûte puis lui fit signe de se taire. Silencieusement, elle offrait une petite prière à sa chère et tendre Mary qui aurait été très certainement touchée de voir les deux Walker s’unirent pour elle.
Lorsqu’ils eurent finis, toute la famille composée de Nashoba, les Hedlund et les blondies, applaudirent en choeur. Charlotte qui était vêtue d’une adorable robe sombre venait saluer le public après avoir proposé une petite danse :
- C’est ma fiancée ! hurlait Kisos terriblement fier d’elle ce qui eut le mérite de faire rire tout le monde.
La vulnérabilité de son époux l’émut. Pocahontas voulut refaire du thé mais il était temps pour tout le monde de partir. Charlotte ballait et Kisos était tout excité. Comme convenu, leur fils repartit avec Millie et Binki. L’enfant avait un peu pleuré surtout dans les bras de son père. Il n’avait pas encore réalisé que Mary était tout simplement morte :
- Mais pourquoi je ne peux pas dormir avec Mary. Son âme va me veiller Duda, comme le fait Aponi.
Rapidement, Pocahontas pris le relais et vint se mettre à l’écart avec l’enfant qui ne comprenait toujours malgré les explications de sa mère :
- Mary ne croyait pas aux mêmes choses que nous mon chéri. Elle est partie dans un autre monde retrouver toutes les personnes qu’elle aime.
- Ça veut dire qu’elle ne nous aime pas ? Et on pourra aller la voir dans cet autre monde ?
Compliqué d’expliquer la religion et les différents concepts de la vie après la mort. Pour les amérindiens cela s’affirmait par des réincarnations, mais Kisos ne comprenait pas que Mary était définitivement partie. Alors, elle tenta d’apaiser ses incompréhensions :
- Nous t’expliquerons demain autour d’un thé et de biscuits. Il est tard pour une conversation comme celle-ci mon chéri.
Après avoir dis au revoir à tout le monde, Pocahontas revint vers Gabriel qui était toujours assis au piano, pensif. Venant près de lui, elle sentait la mélancolie reprendre part de son être. Il était loin le bel écossais jovial et rieur du début de soirée. La princesse se penchait et embrassait sa tempe et le sommet de son crâne en caressant ses boucles brunes :
- Je ne te savais pas des talents de musicien. Tu me caches encore beaucoup de choses Gabriel Walker ? demandait-elle tendrement.
Prenant sa main dans la sienne, elle l’attirait dans la chambre et le laissa s’asseoir sur le lit. Elle le quitta finalement quelques instants pour lui faire couler un bain. Elle y ajouta des fleurs et autres parfums comme de la lavande ou même un peu de camomille pour détendre ses muscles. Une fois qu’il fut prêt, elle vint vers lui pour déboutonner sa chemise :
- Ton bain est chaud et prêt. Ça va t’aider à dormir.. Tu viens ?
immarcescible, Posté le mardi 30 novembre 2021 14:40 Répondre
Les joues rougies par cette chevauchée, les yeux brillant de joie et un sourire éblouissant son visage, Pocahontas se sentait bien. L’endroit où l’emmenait Gabriel la surprenait mais elle le laissait faire tout ce qui pouvait le contenter. Se trouvant devant cette immense pinte de bière, elle regarda son époux avec une surprise certaine avant de lui donner un tendre sourire amusée en entendant le nom de cette boisson dont il semblait se délecter.
Elle trinqua avec lui et bu une petite gorgée avant d’observer le lieu quelque peu amusée par les chants et les danses qui se tramaient devant eux. C’était ce qu’elle aimait de l’Ecosse. Elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle rirait de cette scène avec Mary jusqu’à ce qu’elle se rappelle de son enterrement.
Un sanglot se bloqua dans sa gorge alors qu’elle baissait les yeux un instant pour ne pas que Gabriel voit sa tristesse. Elle l’avait sortit de cette boucle infernale de la douleur ce n’était pas pour qu’elle elle y retourne. Rebuvant une gorgée, elle offrit un nouveau sourire à Gabriel même si il avait déjà les yeux dans la vague.
Ne perdant pas un instant, elle se leva et prit la main de son époux en lui demandant de l’accompagner. Voyant sa mine perplexe, elle insista :
- Tu dois me faire danser. Mary disait que tu étais le meilleur cavalier de toute l’Ecosse alors tu vas lui faire honneur en me faisant danser.
Son sourire était espiègle et ses yeux rieurs. Le souvenir encore frais de ce premier bal où ils avaient été dansé lui revint en mémoire. Elle retira ses chaussures préférant de loin être pieds nus et suivit les pas de danse écossais qu’Anya lui avait appris sous le regard surpris de son époux :
- Je suis encore pleine de surprise vois-tu, fanfaronnait-elle en riant et claquant dans ses mains.
Ils entamèrent ainsi toute une série de danses et devinrent vite le couple central de toutes les autres danses. Pocahontas riait, s’amusait et espérait que Gabriel aussi. Elle voulait vraiment qu’il ne pense plus à cette scène tragique de la mort de Mary. Elle était toujours vivante dans leur coeur et c’était ça le plus beau. Après une bonne heure et demie de danse successive, elle retourna à la table faire une pause et boire une longue gorgée de bière. Reposant ses fesses sur les cuisses du brun, elle souriait en caressant sa joue et sa barbe mal taillée :
- Vous tenez sacrément bien le rythme pour quelqu’un qui se dit vieux Docteur Walker, le taquinait-elle en posant son front contre le sien, on a encore tellement de choses à vivre mon amour. Mais je n’ai pas hâte, je veux profiter de chaque secondes, chaque moments avec toi si tendre et particulier. Promet-moi que lorsque tout reprendra un cours normal on se gardera toujours des moments juste pour nous deux et avec les enfants.
La mort de Mary permettait pour les deux de replacer des souhaits et savoir comment au mieux agir pour eux et les enfants. Pocahontas était d’accord avec l’idée de la nourrice et elle le confia à Gabriel mais elle voulait qu’ils la choisissent ensemble. Posant ses deux mains sur ses joues, elle l’embrassa avec une tendre douceur avant de murmurer :
- Je t’aime mon Isha, mon dieu-soleil. Je t’aime au delà de tout.. Eternellement.
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 21:51 Répondre
Pendant trois jours, Pocahontas pris sur elle. Forte, digne, elle ne pleura pas. Elle se concentrait uniquement sur Gabriel qui n’arrivait pas à intérioriser sa douleur. Mais comment aurait-il pu alors qu’il venait de perdre sa mère de coeur. La seule et unique qui sut le protéger et l’élever. C’était la première fois que la brune assistait à un enterrement écossais et heureusement qu’Anya, calmée et moins révoltée, lui avait expliqué tous les usages. Elle tentait donc, tant bien que mal, de faire honneur à Mary et Gabriel en tenant la maison comme le ferait une bonne maîtresse. Mais c’était si dur de voir son époux si mal et de ne pas pouvoir absorber sa peine.
James avait fait le déplacement et cela la toucha, comme son fils. Il fit en même temps la rencontre de Sora et tomba en extase devant l’enfant qui tenait doucement sur ses fesses désormais au plus grand plaisir de Kisos qui jouait désormais avec elle sur le tapis d’éveil de leur chambre. Les enfants avaient été extrêmement adorable. Millie n’en n’avait fait que des éloges. Cela arrangeait Pocahontas qui lui demanda de les garder encore quelques jours le temps que tous les invités partent et que Gabriel soit prêt.
La tradition voulait que la « fête » continue à la maison. Mais tout ce bruit, malgré les nombreux hommages portés à la douce Mary donnait une migraine à la jeune femme. Voyant Gabriel sortir, elle le rejoignit peu de temps après et se laissa blottir contre lui. Elle le laissait venir à elle de peur d’être trop intrusive. Mais là, c’était lui qui lui demandait de l’attention et de l’écouter. Cela la fit doucement rire lorsqu’il évoqua la pression de la vieille femme pour qu’il l’invite à sortir. Embrassant la paume de sa main et caressant sa joue mouillée, elle le contempla tendrement :
- Elle a toujours été perspicace. J’aimais tellement comment elle levait les yeux au ciel lorsque tu étais buté sur un sujet. Tu sais qu’elle te laissais croire que tu avais gagné mais quand tu partais elle marmonnait dans ton dos.
Ces doux souvenirs emplissait un peu le coeur de la jeune femme de joie. C’était si important de se souvenir des bon moments des personnes qu’ils avaient aimé. Et c’est qu’elle finit par lui dire avant de lui proposer :
- Il y a une tradition dans mon peuple qui veut que lorsqu’on perd un proche, on doit tous les jours penser et énoncer à tout le monde une chose qui l’a fait rire avec le défunt, une parole, une farce, une action, n’importe quoi. Du moment que tu en ris. Ainsi, la peine de l’avoir perdu physiquement sera remplacé par la chance fabuleuse que nous avons eu de la connaître et surtout, de l’avoir aimé. Qu’en penses-tu ?
C’était compliqué pour la jeune femme d’essayer d’être la plus présente et la plus parfaite pour Gabriel en ces temps douloureux car elle aussi ressentait une peine terrible d’avoir vu un nouveau roc, un pillier de leur histoire. Aponi autrefois les avaient soutenus et guidés. Maintenant Mary, cela signifiait que le temps passait et c’était normal mais que la mort rôdait toujours, patiente et impénitente.
Pocahontas vint poser son visage dans le creux du cou de Gabriel et embrassa sa mâchoire et sa joue avant de caresser cette dernière. Elle lui offrait un tendre sourire contrit avant de tendrement proposer :
- Et si nous allions faire une balade à cheval ? Ils comprendront ne t’en fais pas. Nous avons besoin de sortir et de nous défouler qu’en dis-tu ?
En vérité, la brune ne lui laissa pas le choix. Prenant sa main, elle tira avec le peu de force qu’elle avait la main du colosse et l’entraina aux écuries. Loin de la foule et du monde, ils trouvèrent les chevaux que Gabriel avait acheté pendant son absence. Elle monta à crue même si Mary lui avait interdit de faire ça car il y avait la bienséance et défia Gabriel du regard :
- Le dernier arriva devra changer toutes les couches de Sora pendant deux semaines, dit-elle en souriant avant de s’élancer au galop vers les plaines.
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 15:39 Répondre
Heureusement que Gabriel avait compris l’urgence de la situation. Pocahontas ne pouvait pas continuer cette lutte. Elle était trop fatiguée et beaucoup trop dépassée par ce qui se passait. Anya lui jeta en pleine figure son défaitisme et la honte qu’elle devait ressentir à abandonner si vite. Mais l’amérindienne n’avait aucune culpabilité puisqu’elle tenait dans ses bras ses enfants heureux de la retrouver. Sauf qu’elle n’avait pas pris conscience du trajet que cela leur infligeait ainsi qu’à Gabriel.
Mais quelle joie de rentrer enfin à la maison et de retrouver l’air frais et sain de la campagne, de son Ecosse d’adoption. Elle avait déjà toute une multitude d’idées pour les prochains jours mais pour le moment c’était le repos et son lit qui l’appelaient. Trois jours étrange où elle tenta de s’occuper des enfants au mieux tout en leur faisant récupérer leurs heures de sommeil « normaux ». Que la maison était douce et calme sans tout le monde. Mais l’absence de Mary était étrange, sauf que la brune ne s’y attarda pas plus étant elle-même abrutie par la fatigue.
Pourtant, en se réveillant ce matin-là elle trouva son époux dans un état qui la laissa sans voix. Elle avait déjà pu voir Gabriel submergé par l’émotion mais jamais une aussi violente. La mort de Mary devait être un épisode intense et chargé de douleur auquel Pocahontas s’était préparée pour elle mais pas pour Gabriel. Elle pensait naïvement qu’il avait déjà fait ce travail mais elle découvrit que ce n’était pas le cas.
En le voyant s’ébouillanter les mains elle prit rapidement les devants et le soigna. Il semblait plus qu’abattu mais perdu, lointain et cela fit du mal à la jeune femme. Heureusement qu’ils étaient rentrés se félicitait-elle :
- Je ne partirais jamais loin de toi dans un tel moment. Mary est une grand-mère pour moi. Je vais rester mais tu as raison pour les enfants. Je vais envoyer un pli à Millie. Mais tu ne bouges pas d’ici. Le cataplasme va apaiser la douleur que.. que tu ne sembles pas ressentir encore.
Se relevant, elle prit son visage entre ses mains et déposa un baiser sur son front avant de lui murmurer tendrement :
- Je suis là. Tout va bien se passer mon amour..
En peu de temps, elle avait réussit à faire venir Millie qui comprenait la situation. Les enfants partis avec son amie, elle pouvait venir s’occuper au mieux de Mary. Gabriel devait rester encore un peu dans la cuisine pour soigner ses mains et pendant ce temps, la brune en profitait pour tapoter les conseils de la vieille femme tout en lui proposant du thé :
- Non mon enfant, mais je te remercie..
- Mary est-ce que je peux faire quelque chose pour te soulager ?
- J’aimerais que tu me souris encore et que tu me promettes de bien t’occuper de mon petit ange, Gabriel. Bientôt je ne serais plus du tout là pour le faire.
- Oh.. Mary…
Pocahontas ne pouvait pas retenir ses larmes alors qu’elle embrassait la joue de la vieille femme avant de se blottir contre elle. Mary s’était habituée aux marques d’affection tactile de la jeune princesse et s’en était accommodé même si il ne s’agissait pas d’une bonne convenance. Elle serrait la jeune femme contre elle en respirant fort alors que Pocahontas lui racontait de vieilles histoires rigolote de quand elle apprenait l’anglais ou de son arrivée ici la première fois.
C’était bientôt la fin. Vite, Pocahontas retomba sur ses jambes et courut chercher Gabriel. Elle le laissa faire ses adieux et le retrouva une petite heure plus tard à genoux devant le lit de la vieille femme qui s’était éteinte. Le coeur de la jeune femme se serrait de douleur alors qu’elle voyait Gabriel le dos voûté, les mains jointes avec celles de Mary tel un pénitent. Il semblait prier et cela alerta une fois de plus Pocahontas qui retint un sanglot. S’approchant doucement de lui, elle caressant sa nuque avant de le prendre dans ses bras :
- Je suis là Isha.. Je suis là.. Elle t’aimait plus que tout. Tu étais son fils et tu le seras toujours tu sais..
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 09:15 Répondre
Ses sens étaient en éveil, le plaisir la submergeait. Pocahontas se laissait aller à toutes les caresses de son époux alors qu’elle gémissait le moins fort qu’elle pouvait. Fébrile, elle en vint à s’effondrer sur le lit, tremblante et souriante comme ayant retrouvé le centre même de ce qu’elle aimait le plus au monde : Gabriel. Incapable de bouger, elle vint simplement se blottir en cuillère contre lui laissant ses bras l’enlacer. En sueur, elle savait qu’elle devait prendre une douche mais elle était si bien là, contre lui, que pour rien au monde elle aurait pu bouger. Pourtant, d’une voix douce et taquine, elle murmurait :
- Ainsi, votre main ne vous a pas autant satisfait que votre épouse Monsieur Walker ? C’est la raison de votre présence ?
Tournant son visage vers le sien avec douceur, elle lui souriait, les yeux brillant d’amour. Elle sentait son c½ur battre plus fort encore juste en le regardant. Quand il était là, elle se sentait complète, à sa place. Alors, elle finit par se retourner et finalement lui faire face. Avec douceur elle vint poser son front contre le sien tandis que ses jambes s’entremêlaient aux siennes. Ses mains caressaient ses joues et ses lèvres embrassaient tendrement les siennes :
- As-tu reçu toutes mes lettres ? Je t’ai écris tous les jours sans faute. Je ne passais pas un moment sans penser à vous tu sais.
Sa respiration remise, elle pu ouvrir les yeux et le contempler de nouveau. Elle pouvait voir ses tempes légèrement grisonnante et ses quelques rides se prononcer et cela la faisait sourire. Pour elle, il n’y avait rien de mieux au monde que de voir vieillir à ses côtés l’amour de sa vie. Mais ça, elle ne lui dirait pas puisqu’elle savait ses complexes dessus. Caressant son nez du sien, elle murmurait de nouveau :
- Nous rentrons tous ensemble avec le prochain train. Je ne peux pas continuer..
Elle aurait voulu lui épargner les dernières lubies d’Anya ou ses crises ou encore même les influences politique ou les jeux de pouvoir qui se jouaient dans leur lutte mais au regard qu’il lui imposa, elle sut qu’elle devait tout lui avouer. Dans la tranquillité et la douceur de ses bras elle lui raconte tout. Les violences, les complots, les disparitions, les pressions qu’elles subissaient et toutes les discréditerions qu’elles subissaient et en quoi ça lui rappelait les combats qu’elle avait mené pour son peuple. Émue, elle ne pu s’empêcher de sentir ses yeux brillaient de larmes :
- Je ne peux pas les aider Isha.. regarde, je n’ai pas pu sauver mon peuple. Que puis-je pour toutes les autres ? Rien. Je veux juste rentrer à la maison. Je n’en peux plus de me battre sans cesse. Rentrons s’il te plaît.
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 21:01 Répondre
La vision de ce bel apollon la faisait forcément flancher. Le souffle coupé par ses muscles saillant et ses fesses si finement rebondies lui donnait envie de mordre dedans à pleine dent. Toutes ces nuits solitaire où elle avait du éteindre son désir revenait avec une puissance certaine. Retirant donc sa robe de chambre un peu mémère, elle le rejoignit nue dans la couchette. L’eau froide la fit trembler mais qu’impure puisqu’elle se blottissait contre son corps immense et bouillant.
Avec douceur, elle posa ses mains sur ses fesses qu’elle caressait tout en embrassant son buste de tendre baisers. Les mots qu’il avait prononcé sur son idée de rester ici avec les enfants et ceux d’Anya et de sa révolte lui montait à la tête et lui tournait. Secouant son visage, elle voulait retirer toutes ces idées qui lui venaient et toutes ses peurs. Alors, elle releva son visage vers lui et l’observa de sa mine inquiète avant d’attirer son visage vers le sien en l’abaissant de ses deux mains :
- Fais-moi l’amour Isha.. J’ai tellement envie de toi..
Murmurait-elle avant de se pendre à ses lèvres et de l’embrasser avec passion et désir. Sur la pointe des pieds, la jeune femme enlaça sa nuque pour le serrer contre elle avant de redescendre ces fameuses mains sur ses fesses pour le caresser. Le sentant un peu surpris, et prenant peur qu’il l’interroge, elle prit les devants et caressa son membre qu’elle sentit se durcir rapidement. Cela la fit sourire, et la rassura :
- Comme tu m’as manqué mon amour.
L’attirant vers le lit, elle se fichait qu’ils soient encore humide de la douche. Elle le désirait c’était tout. Continuant ses caresses, elle le poussa sur le lit de sorte qu’il soit assis et vint s’asseoir à califourchon sur lui. Ses mains venaient s’enfouir dans sa crinière de jais qu’elle aimait tant alors que son entrecuisse chaude et humide se plaquait à son membre tendu. Impatiente, déterminée, elle mordait la lèvre inférieure de son époux après lui avoir donné un langoureux baiser et murmurait, fébrile, de nouveau :
- Prend-moi, mon amour.. Prend-moi..
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 18:46 Répondre
Elle aurait voulu le retenir pour le garder près d’elle mais impossible avec une Sora qui réclamait toute son attention comme Kisos. Entourée de ses enfants, Pocahontas n’avait pas la possibilité de supplier Gabriel de rester. C’est lorsqu’il partit de l’auberge qu’elle comprit qu’il était déterminé à retrouver Garrett. La brune n’avait pas voulu s’interposer entre Anya et Gabriel lors de leur mini débat sur la politique anglaise car elle ne se sentait pas concernée. En revanche, ce qui lui confia son frère faisait ni plus ni moins écho à ce qu’elle ressentait déjà depuis plusieurs semaines.
Epuisée par toutes ces semaines de luttes et la monstrueuse scène qui s’était passée devant le gouvernement elle sentit qu’il était temps de prendre soin d’elle et de ses enfants :
- Ma’ on a fait pleins de choses avec Duda. Des concours de rots et de pets. De l’arc et même des épées en bois. On a planté des arbres et on l’a suivi au travail. C’est un grand hôpital qu’il a fait construire tu sais ? C’était génial avec oncle Nashoba parce qu’on est monté à cheval aussi et avec Charlotte on a décidé les prénoms de nos bébés.
La brune l’écoutait en souriant tendrement et caressant sa joue. Il avait tellement grandis que cela l’effraya soudainement. Comme si elle avait fait un saut temporel sans s’en rendre compte. Mais non, la vie tout simplement avançait et elle ne l’avait pas vue passer ces derniers temps. Embrassant le front de son enfant, elle lui demanda de la conduire jusqu’à la chambre de leur père ce qu’il fit. Sora dans les bras, elle pu la changer et la laver en compagnie de Kisos qui parlait et parlait ce qui la distrayait.
Enfin, le repas était annoncé mais toujours pas de Gabriel et de Garrett. Là, ça devenait inquiétant pour la brune qui n’écoutait même pas les élans révolutionnaire d’Anya et de Héra la propriétaire de l’auberge. Elle voulait juste retrouver Gabriel et s’assurer qu’il allait bien.
- Pocahontas ! Ohé ! Réveille-toi.
- Oh, pardon Anya j’étais dans mes pensées.
- Ecoute donc Héra. Elle m’expliquait à l’instant qu’elle pouvait nous avoir des armes.
- Des.. Des armes ?
Pocahontas ne s’attendait pas à une telle confidence. Heureusement, les enfants mangeaient à l’écart mais les autres adultes de la salle posèrent leur regard sur les trois femmes discutant. Anya vint pincer le bras de son amie en lui faisant signe d’être plus discrète et repris :
- Oui, des armes. Mais parle-moins fort bon sang ! Ainsi, en étant équipée nous pourrons nous défendre et ne plus laisser une seule de nos soeurs mourir.
- Mais enfin Anya on ne pars pas en guerre.
- C’est pourtant le chemin obligé pour pouvoir obtenir ce que l’on désir Miss Walker, expliquait la rouquine, on combat toujours le mal par le mal. C’est obligatoire.
Pocahontas n’aimait pas cette femme qui mettait des idées contraire aux principes même de leur manifeste. L’ignorant, elle se concentra sur Anya qui voulait croire à se principe mais elle devait l’en empêcher.
- Anya non, ce serait une folie. Si on commence avec ça, on risque de ne pas pouvoir contrôler la suite. On ne connait rien aux armes. On a pas d’armées matérielles, ni l’argent. Nous ne faisons que parler.
- Mais les mots ne suffisent plus Pocahontas.
- Peut-être que cela ne va pas assez vite pour toi mais je t’assure qu’on avance. Regarde nos époux et ce qu’ils ont accomplis !
- Oh ça va arrête. Une fois qu’on sera rentrées on reprendra nos vies comme avant. Comme des bonnes, sans considération.
La déception et la peur se lisait sur les traits de l’amérindien. Soudain, le flash de son père amer et sans concession lui vint en mémoire et cela lui fit peur. Prenant un peu de recul. Elle préféra quitter la table mais Anya la retint en prenant son poignet fermement dans le sien :
- Tu crois que Gabriel va rester perpétuellement le gentil petit mari qui te soutient ? Tu te trompes. Il est comme les autres.
Cela fit rager Pocahontas qui ne supportait pas qu’on s’en prenne à lui de la sorte. Retirant vivement son bras, elle fit face à son amie, les yeux froids et dur :
- Je t’interdis de parler de lui, tu ne connais rien de mon intimité et encore moins mon époux. Tu devrais plutôt t’inquiéter d’où se trouve le tien au lieu de te vendre au plus offrant.
C’est sur cette remarque piquante que Pocahontas remonta avec les enfants qu’elle couchait. Gabriel avait eu la bonne idée de prendre une chambre communicante à la sienne. Kisos, Charlie et Sora dormaient ensemble. Pocahontas leur lu une histoire du livre qu’elle avait laissé après son départ avec des contes amérindiens que les enfant adoraient. Après cela, elle vint se coucher dans le grand lit immense et froid qu’occuperait Gabriel et l’attendit.
Mais il était tard et l’inquiétude la prenait de plus belle. Lisant dans le lit, elle sentait son impatience poindre le bout de son nez et se promit de retourner en ville le chercher si il n’était pas là dans cinq minutes. Au même moment, la porte claqua et elle le vit entrer. Se redressant, elle poussa un soupir de soulagement. Elle se leva du lit et comme à son habitude, si spontanée, courut sur le lit avant de se jeter dans les bras du brun.
Ses mains l’entouraient et ses jambes aussi alors qu’elle le couvrait de multiples baisers paniquée à l’idée qu’il soit blessé :
- Tu vas bien ? Tu n’as rien ? Où étais-tu bon sang ? J’ai eu si peur ! le grondait-elle.
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 14:33 Répondre
Plus les jours avançaient et plus Pocahontas doutait. Non pas des filles et de leurs démarches mais simplement de l’impact qu’elles avaient. Le doute s’insinuait d’autant plus que les dernières manifestations qu’elles avaient pu faire s’étaient bien souvent terminée en règlement de compte. Ce jour-ci, la brune n’avait pas spécialement envie d’y aller mais Anya dont la ténacité était toujours certaine, lui imposa sa présence.
Selon elle, la présence de l’amérindienne rendait la cause encore plus large car il existait de réelles dissension dans le groupe même des Suffragettes. Beaucoup voulaient garder une tutelle masculine pour leur quotidien quand d’autres voulaient tout simplement en finir avec la patriarcat. Et dans tout ça, Pocahontas commençait à perdre espoir.
Sans doute le fait que sa famille lui manquait ou encore l’impression de se battre pour une cause qui ne trouverait jamais une solution. Elle revivait les mêmes angoisses et les mêmes désillusions que pour son peuple et cela l’affligeait. Seule Millie semblait comprendre quand Anya était toujours aussi impliquée.
La veille, Pocahontas avait annoncé à son amie son intention de rentrer à Mallaig. Cela avait déclenché une vraie dispute entre les deux qui avait conduit notre héroïne à écrire à Gabriel. Elle aurait voulu le voir avec son corps spectral mais elle craignait beaucoup trop de l’inquiéter alors elle s’abstint.
Plongée dans ses pensées lors de la manifestation elle n’écoutait plus vraiment Anya. Jusqu’à ce que les pleurs d’un bébé lui parvienne. Elle l’aurait reconnu entre mille ce cri et c’est en levant les yeux dans la foule qu’elle le vit portant Sora dans ses bras. Comme si le destin les liait à nouveau. Riant doucement, surprise, elle tenta de faire un pas vers lui mais tout s’emballa trop vite.
Elle du attendre la fin de son speech et de son éloquent parcours pour pouvoir serrer dans ses bras l’amour de sa vie. Tremblante, tellement elle n’y croyait pas, persuadée d’être dans un rêve, elle sentie ses larmes couler alors qu’elle se jetait dans ses bras. Elle avait oublié qu’il était si grand :
- Mon amour.. Que fais-tu ici ? Oh Isha.. Tu m’as tellement manqué..
Pocahontas était émue de voir la petite Sora qui observait la foule avec étonnement. Sans perdre une minute, elle prenait la petite dans ses bras et la couvrait de tendre baisers tout en caressant les cheveux lisse qu’elle avait obtenue de sa mère. Relevant enfin ses prunelles vers son tendre amour, elle ne pouvait s’empêcher de rire et de pleurer à la fois :
- Mais que faites-vous ici ? Tu as reçu mes lettres ?
A peine avait-elle posé la question qu’un coup de feu retentissait en l’air. Protégeant de tout son corps Sora, Pocahontas vint se calfeutrer contre Gabriel surprise. Sans perdre un instant, elle appela Anya qui descendit aussitôt de l’estrade pour rejoindre un Garrett qui lui donnait Jamie. En bon militaire, il se remit dans la peau de son métier et se dirigea vers le chef de la police qui avait lancé ce coup de feu sur une femme débordant de la ligne. Elle gisait dans son sang ce qui choqua profondément Pocahontas :
- Suis-moi. ANYA ! VIENS !
Sans perdre une minutes elles se dirigèrent là où Gabriel les conduisaient. Ils arrivèrent rapidement dans cette fameuse petite auberge où ils purent se poser un moment mais Pocahontas ne lâchait pas Sora trop apeurée par ce qu’elle venait de voir. L’effet de foule se dispersait dans toute la ville et soudain le calme était revenu. Regardant Gabriel qui revenait vers elle, elle ne pu s’empêcher de cacher son visage larmoyant contre son buste :
- Tu n’aurais pas du venir Isha.. C’est trop dangereux.. Vous n’êtes pas en sécurité ici.. Pourquoi es-tu venu ?
La peur la faisait parler et alors qu’elle tremblait, elle sentait que Sora babillait contre elle. Sans doute avait-elle enfin conscience que sa mère était là et cela lui suffisait.
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 09:32 Répondre
« Edimbourg, 18..
Mon tendre amour,
Nous voici arrivé dans le fief d’Anya qui me conduit partout et partout. C’est amusant de cavaler dans ces rues où toi-même tu as étudié. Je ne cesse d’imaginer le Gabriel adolescent et étudiant parcourir les rues de la ville et je t’imagine insouciant, loin de tout et de tout ce qui t’as détruit enfant. Comme j’aurais aimé pouvoir te sauver mon tendre amour.
Le voyage fut assez tranquille. J’ai lu tout le long du trajet en surveillant que notre Duchesse préférée ne tombe pas de sa couchette. Il semblerait que les blackbird aient récupérés des semaines et des semaines de passion inexplorée.
Cela me fait froidement penser à toi mon adoré et au moment où je me retrouverais enfin seule avec toi. Prévois de racheter un lit car je sens que le nouveau ne tiendra pas longtemps sans ton jeu de reins si excitant.
Nous avons donné beaucoup de conférences ces derniers jours notamment au Parlement. Il semblerait que certains députés et sénateurs soient prêt à nous entendre mais ils nous conseillent d’aller directement vers Londres. L’idée de m’éloigner encore plus de toi ne me dit rien mais je voulais quand même te parler de cette possibilité. Anya dit que nous sommes prête pour la grande marche mais j’émet encore quelques réticences avec Millie et Binki. Il est vrai que nous avons de plus en plus de jeunes femmes prêtes à se battre avec nous mais j’ai peur que ce soit éphémère. Je vois bien, contrairement à Anya, que beaucoup sont attirées mais n’osent pas s’impliquer à cause de leurs époux. Est-ce que être marié signifie-t-il donc pour ton peuple une appartenance et une soumission totale ? Est-ce que la femme doit forcément être une entité soumise au bon vouloir d’un être ? N’est-ce pas là de la prostitution affective ? Une domestication de l’épouse ?
Qu’en penses-tu ?
Mon tendre amour, tu me manques. Les enfants me manquent. Dès fois j’ai envie de tout quitter pour vous rejoindre, vous serrer dans mes bras et vous couvrir de baisers. Je t’embrasse de ma main et la pose sur ton coeur.
Ton épouse un peu étrange,
P. »
« Edimbourg, 18…
Isha, mon adoré,
Beaucoup de choses évoluent ici. Je vais te raconter un épisode de la journée d’hier dont j’ai du me remettre. Nous avions rendez-vous pour une marche pour protester contre la loi divorce. Nous marchions avec effusion étant donné que nous étions 1 000 femmes de toute l’Ecosse et quelques anglaises à défiler. L’ambiance était tranquille même si nos revendications étaient précises. Nous marchions jusqu’à ce que nous fîmes stopper devant le Parlement. Anya s’est postée en avant pour parlementer avec le chef de la police qui nous interdisait tout passage. Elle a insisté mais cela l’a conduite à se faire arrêter. Nous fûmes toutes arrêtée suite à l’attroupement qui chercha à faire forcer le passage.
Je ne savais pas quoi faire, j’étais complètement perdue. J’ai tenté de retrouver les filles mais impossible. Nous nous sommes perdues dans la foule et j’ai été arrêté et mise au fer pour la nuit. Je vais bien, je te rassure mon amour. J’imagine déjà ton visage blême et inquiet mais je te promet que tout va bien. Je suis sortie, Anya aussi. Nous avons été libérées par le Duc en personne qui chose étonnante semble soutenir sa fille (comme quoi tout le monde peut changer. Pocahontas 3/ Gabriel 0).
En rentrant j’ai pris un long bain chaud et j’ai dormi. Je viens juste de me réveiller et je me devais de t’écrire un peu. Tu me manques. Tes conseils, ta présence, ton recul, tes mains, tout me manque mon Isha. Mais la quête que je mène est si importante que je ne peux pas abandonner. Pas maintenant. Je crois que nous allons vraiment partir vers Londres afin de grossir les flancs de mes camarades. Mais je voudrais avoir ton consentement.
Ecris-moi, donne moi des nouvelles des enfants.
Si Sora continue de pleurer tu trouveras dans la commode un extrait de lavande qui l’apaise. Place deux gouttes sur sa nuque, même avant de dormir cela la fera dormir. N’oublie pas de dire à Kisos de ne pas jouer avec l’arc à la maison et pas de biscuits toute la journée !
Chaque soirs je regarde la lune et je pense à toi.
Qu’il me tarde de te retrouver dans un monde où les femmes n’auront plus à se battre et que je puisse rentrer à la maison, dans tes bras.
Des baisers partout sur toi Isha,
P. »
« Londres, 18…
Je sais ce que tu vas dire et j’en suis désolée.
Oui, je n’ai pas attendu ton approbation pour partir mais Anya était déterminée comme jamais et tu sais comment elle est lorsqu’elle a une idée en tête. J’espère que Charlie et Jamie ne seront pas aussi impérieux que leur mère quand j’essaie d’apprendre à Kisos et Sora la conciliation.
Nous logeons chez une amie d’Anya qui se nomme Tamara et qui a adopté un petit garçon et une petite fille du nom de Jasmine et Pasha. Les enfants ont été abandonnés à la naissance par leurs parents biologique à la naissance. Ils ont été retrouvés devant une église. C’est tragique non ? Tamara a perdu son époux, Andreï qui se battait contre le capitalisme grandissant. Il a été assassiné par la police selon elle. Je ne suis pas à l’aise dans cette maison mais les enfants sont une source de joie qui m’évade un peu de cette ambiance particulière.
Londres est si sale, si morne, triste.
L’Ecosse me manque, notre village aussi et vous encore plus.
Très vite je te recontacterais mon amour. Je dois faire vite pour être certaine de donner ma lettre au facteur. Envoie moi des nouvelles de vous, dis aux enfants que je les aiment, ne me les laissent pas m’oublier. Je rentre bientôt, je vous le promet.
Petite note juste pour toi mon amour.
L’autre nuit j’ai rêvé de tes mains sur moi. Tu étais éclairé uniquement par un feu de cheminé et tes yeux brillaient. Ô mon Isha, ce que je gémissais en pensant à tes mains me caresser et tes lèvres se penchant sur mes seins dressés. Je n’ai pas pu m’empêcher de passer ma main là où la chaleur intense se trouvait. Dans mon rêve, tes lèvres et tes mains convergeaient vers cette zone si sensuelle et volcanique. Tu étais si beau. Un dieu, un guerrier au corps si immense. Je me sentais si petite sous toi qui me possédait rapidement d’un coup de rein intense. Comme j’aurais aimé que tu sois là mon amour. Je ne t’aurais pas lâché, j’aurais tout fait pour combler ce manque physique qui m’harasse toutes les nuits.
Fébrilement et sensuellement tienne,
P. »
Chaque lettres écrites par Pocahontas avaient mis du temps à arriver jusqu’au village de Mallaig. En effet, Gabriel ne pu les recevoir que deux semaines après. Il y en avait eu d’autres, des sortes de petits billets qu’elle avait fait envoyé mais les nouvelles avaient du mal à parvenir jusqu’à lui. Cela faisait presque trois semaines qu’elle était partie et il semblait qu’elle ne soit pas prête de revenir. Londres était beaucoup plus intense qu’Edimbourg et elle travaillait d’arrache-pieds en écrivant des pamphlet ou encore des manifeste avec l’aide des filles. Puis, vint le jour où elle du s’exprimer au nom de toutes au Parlement.
Bien sur, elle dénota dans toutes cette foule de femmes qui hurlaient pour l’égalité des sexes, étant donné son métissage. Pocahontas était nerveuse en sentant tous ces regards masculins braqués sur elle. Elle n’avait pas eu une seule nouvelle de Gabriel et elle se demandait si elle était suffisamment prête pour défendre leur cause. Arrivée sur la tribune, elle n’eut pas d’autres choix que de prendre la parole et alors ses mots sortirent de manière limpide, percutante et avec noblesse.
Toutes les femmes derrière elle la soutenait. C’était exaltant de se sentir proche d’un but et d’être aussi bien entourée. Son discours fit tellement mouche qu’elle passa même en photo dans le journal. C’était en effet les prémices de la presse écrite et la jeune femme faisait la une debout sur la tribune en parlant avec force et conviction.
Le lendemain, au marché, Kisos poussait un cri d’exclamation en voyant sa mère sur le journal :
- DUDA ! DUDA ! Regarde c’est Ma’ !
L’enfant lâcha le sac de courses pour foncer lire l’article. Si sa mère était magnifiquement représentée par cette image puissante et forte, l’écrit l’était beaucoup moins puisqu’elle était vilipendé avec force et dénigrement. L’enfant lisait et fronçait les sourcils en demandant à son père :
- Duda, ça veut dire quoi mulâtresse ? Pourquoi ils écrivent que Ma’ n’est pas digne de parler ? Elle a quoi sa couleur de peau ? On n’a pas le droit de parler quand on est un caramel comme nous ?
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 22:07 Répondre
Assise à califourchon sur son époux, Pocahontas souriait tendrement. Ses doigts agrippaient avec douceur ses boucles brune qu’elle caressait alors qu’elle l’écoutait attendrie. Ses mots de confiance la rendait terriblement fière de lui. Il la soutenait, il n’y avait rien qui pouvait plus lui faire plaisir. Attendrie et amusée, elle répliqua à ses questions avec une douceur exemplaire :
- Tu sauras exactement quoi faire car tu es leur père Isha. J’ai prévu des petites surprises pour vous que tu trouveras au moment venu ne t’en fais pas. Je n’allais pas partir sans te laisser quoi que ce soit voyons. Et je sais que tu seras parfait, je n’ai aucun doute sur ça..
Cette confiance réciproque faisait rayonner Pocahontas qui lui donnait un tendre et langoureux baiser qui vint lentement s’intensifier. Ô Gabriel et ses mains si puissantes. La brune fondait sous ses mains. Le souffle court, elle ne pu s’empêcher de rire lorsqu’il évoqua le médicament et elle lui répandit qu’elle-même avait besoin de son traitement pour la Gabrielamanie :
- Oh.. Isha.. murmurait-elle fébrile.
La sensation si particulière de ses lèvres sur sa poitrine qu’elle bombait ne pouvait que la faire frissonner et la rendre folle d’excitation, ce qui arriva lorsqu’elle cambra son bassin contre le sien, dansant sensuellement contre lui. Relevant son visage face au sien, elle embrassa langoureusement et passionnément ses lèvres en agrippant sa tignasse brune et mordant ses lèvres :
- Fais-moi l’amour Isha.. Fais-moi l’amour.. suppliait-elle.
Ce fut une nuit des plus douces, des plus sensuelles entre les deux. Mais au petit matin, la brune était déjà partie. Elle n’aurait pas supporté de devoir regarder Gabriel alors qu’elle partait. C’est dans la plus grande discrétion que les filles partirent. Mais avant cela, elle laissa à Sora et Kisos un petit présent qui n’étaient autre que des attrapes-rêves qu’elle avait fait pour chacun et un livre de conte amérindiens que Mary avait illustré. Pour Gabriel, elle lui avait laissé une lettre ainsi qu’un petit totem dans lequel elle avait sculpté dans le bois une reproduction d’eux deux.
Dans la lettre se trouvait d’écris :
« Mon Isha, mon amour,
Comme je ne sais pas précisément où nous serons dans les prochains jours et dans quelle ville, je t’écrirais chaque jours pour te raconter comment se passe notre périple. Quitter tes bras est la plus grande des souffrance qui me soit donné sur terre. Que j’ai hâte de les retrouver.
Chaque nuit, pense à observer la lune où que tu sois et regarde la en prononçant mon nom. Je serais alors là avec toi, faisant de même en prononçant le tien. Je sais que nous n’en n’avons pas beaucoup parlé car je connais ta méfiance des voyages dans le temps et de ce qui n’est pas « explicables » à ton oeil scientifiques, mais sache que j’ai continué à perpétuer mon corps astral.
Je serais là si jamais tu en as le besoin. Je t’enverrais des signes, des nouvelles ainsi si quelque chose de grave devait arriver. Mais rien n’arrivera car je serais de retour très rapidement.
Mon tendre amour, mon guerrier, mon ami, mon éternel, je me languis déjà de toi mais mon coeur reste près de ton âme. Ne m’oublie pas trop et laisse ta main en paix lors de tes nuits solitaires.
La sorcière de ton existence,
P. »
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 19:37 Répondre
Au moins, les blackbird, comme les avaient tendrement surnommé Gabriel, avaient retrouvés un peu de passion ce qui rassurait considérablement Pocahontas qui retournait dans la chambre en compagnie de son époux. Se rallongeant contre lui dans leur lit, elle se blottissait de nouveau contre son buste qu’elle caressait du bout des doigts, songeuse :
- Je ne sais pas encore à vrai dire. Je ne m’occupe pas vraiment de la logistique. C’est surtout Anya qui gère nos déplacements. Tout ce que j’ai à faire c’est prendre des notes et parler.
Elle sentait bien qu’il se tendait au fur et à mesure qu’elle évoquait toutes ces choses là et savoir soudainement, du moins, se rendre compte qu’elle n’allait pas le revoir avant un moment lui brisait le coeur. Se redressant sur son coude, elle vint poser sa main dans la barbe de son tendre époux qu’elle contemplait avec douceur :
- Mais je t’écrirais. Chaque jours.. Et je penserais à toi chaque minutes. Ce n’est pas parce que mon corps n’est pas avec toi que mon âme t’abandonne Isha. Elle est toujours là près de toi, à veiller.
Bien sûr qu’elle se voulait rassurante car elle-même aurait eu tellement peur si il avait du partir ainsi aussi longtemps. Se penchant sur ses lèvres, elle lui offrait un tendre baiser en caressant ses joues tout en laissant son nez caresser le sien. Dans un murmure, elle répétait les tendres paroles d’un poème amérindien qu’Aponi lui répétait souvent enfin :
- Dites-moi combien de nuits encore à vivre loin de vous mon amour ? Je ne les compterais plus si vous n’êtes qu’une ombre à me faire désirer. De ma montagne je cherche cet amour oublié et dans mes rêves l’homme nu couché dans les fleurs. Les oiseaux font l’amour sans se dire je t’aime mais je me souviens encore de ses mains habiles qui m’ont appris un savoir-faire, non, un savoir-être. Renversée sur les épais coussins, les lèvres entrouvertes, je me laisse guider par ses voluptés. Continue donc, va et vient mon bel amour. Ouvre les yeux et contemple moi cherchant ton âme à travers le temps.
Le moment était si doux, si tendre qu’elle aurait été prête à tout abandonner juste pour rester dans ses bras. Mais la voix des autres femmes qui l’accompagnait la marquait et elle ne pouvait se soustraire aux nouvelles émotions qui l’accompagnait. Non, elle avait une promesse et Gabriel comprenait alors pourquoi culpabilisait-elle ?
- Tu m’en veux de partir ? Je.. Si c’est important pour toi je peux rester tu sais. Je te promets que je suis en sécurité avec les filles. Il ne m’arrivera rien mais si tu as peur je le comprendrais.. Et puis de toute manière, j’ai été bien formée pour savoir maîtriser quiconque s’approche de moi.
Elle repensait au moment où Gabriel et Nashoba s’étaient mis en tête d’apprendre quelques techniques de combat à la jeune femme. En quelques semaines, elle avait sut trouver comment les mettre à terre sous le regard fasciné de Kisos.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 14:24 Répondre
L’entrevue avec Anya avait quelque peu remuée Pocahontas qui ne concevait pas l’intimité d’un couple comme son amie. C’est avec une surprise évidente qu’elle l’écoutait évoquer le désir flamboyant de Garrett pour son épouse quand elle-même ressentait la même chose pour Gabriel. Elle se sentait terriblement gênée en vérité, ayant l’impression d’avoir quelque chose d’anormal. Mais à qui en parler ?
Elle venait d’aller ranger les livres que son amie avait ramené dans la bibliothèque du bureau de Gabriel où ils rangeaient tous les ouvrages et l’entendit évoquer une conversation à venir. La brune hochait simplement de la tête sans véritablement répondre à sa proposition. Elle était trop encore absorbée par les mots intime qu’Anya avait promulgué.
C’est à table pourtant que Gabriel décida de crever l’abcès. Les histoires que la jeune femme avait avec son frère ne la chamboulait pas tant que cela. Ils étaient frère et soeur, elle avait l’habitude qu’ils se disputent. Mais encore une fois, son époux venait à sa rescousse en proclamant que le mot d’ordre était la communication. Elle acquiesça et vit que Nashoba l’observait. Il était distant à ce moment précis et elle comprit qu’elle devrait simplement lui parler sans le fustiger comme elle faisait depuis son retour dans leur vie :
- Pardonne-moi mon frère.
- Pardonne-moi ma soeur.
Ils s’offraient un sourire entendu alors que la jeune femme lui resservait un verre de vin. Mais si l’un et l’autre avaient fait un pas, le couple Hedlund n’était pas du tout au même diapason puisque la brune semblait être encore plus en colère contre son époux :
- Tu as osé parler de nous aux garçons ? Mais enfin vas-y hurle à tout Edimbourg que tu ne me met pas autant de cartouches que tu voudrais !
- Oh mais ne t’inquiète ma chère et tendre épouse, tout le monde le vois à ta tête que tu ne te fais plus cartoucher !
Cela devait extrêmement gênant. Pocahontas baissait les yeux sur son assiette préférant ne pas se mêler de cette histoire alors que les enfants observaient la dispute à la fois fasciné et inquiet. La brune préféra les faire sortir de table discrètement en les appâtant avec des biscuits et les conduisit à leur chambre. Ils n’avaient pas à être témoin de cette scène.
Finalement, elle jouait avec eux le temps que le repas se termine et que la dispute se tasse. C’était bien plus intéressant pour la jeune femme de passer du temps avec son fils et Charlotte :
- Ma’, pourquoi tu pars loin de nous bientôt ?
- Je ne pars pas pour toujours mon chéri. Je reviendrais très vite je te le promet.
- Mais pourquoi tu fais tout ça ?
- Parce qu’il est important de se battre pour que nous soyons tous égaux.
- Ça veut dire que Charlotte et moi on n’est pas égaux ?
- Si mon chéri, mais il y a des gens qui croient l’inverse.
- Ils sont stupides.
Pocahontas souriait en confirmant que son fils avait raison. Charlotte, au même moment, se mit debout et répéta les grands mots que sa propre mère répétait l’autre dans une manifestation :
- EGALITE, LIBERTE, SORORITÉ !
- Ma’, ça veut dire quoi sonorité ?
- Sororité Kisos. Cela veut dire l’entraide entre soeurs.
- Donc vous êtes soeurs ? Mais je ne peux pas épouser Charlotte alors ???
- Mais si, c’est une manière de parler.
Elle leur fit un petit cours d’histoire politique qui semblait fasciner les enfants. Après cela, elle les coucha dans leurs fameux lit superposés avant de les embrasser tendrement :
- Tu pourrais voyager Ma’, pour voir ce qu’il faudrait faire. Ce serait plus simple non ?
- Non Kisos. Plus de voyages pour moi tu le sais bien.. Seulement toi et de manière contrôlé comme vu avec ton père.
Mais l’idée était là et elle germait dans l’esprit de la brune. En revenant dans le salon, elle fut surprise de n’y trouver plus personne. Elle rejoignit donc sa chambre et trouva Gabriel allongé à lire sur leur nouveau lit. L’ancien avait alimenté le feu de la cheminée pendant quelques jours sous les crises de rire de toute la famille. Elle vint se dévêtir devant lui avant d’enfiler simplement une petite tenue légère en soie qu’il avait ramené de son dernier périple d’Edimbourg et dont elle raffolait la douceur.
Venant se blottir contre lui alors qu’il finissait son livre, elle ne pu s’empêcher de le regarder si attentif par sa lecture. Délicatement, elle déposait des baisers sur son buste nu qu’elle caressait. Mille questions se bousculaient dans son esprit et lorsqu’il eut finit de lire, elle ne pu s’empêcher de lui demander :
- Anya dit qu’elle est un objet sexuel pour Garrett parce qu’il la désire sans cesse. Est-ce que tu as le sentiment que je t’utilise comme un objet sexuel toi aussi mon amour ?
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:43 Répondre
Si je pouvais être
le soleil qui te réchauffe,
voudrais-tu m’aimer ?
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:43 Répondre
Je ne cours pas après le bonheur, uniquement vers ta chaleur.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:42 Répondre
Isha, je tremble de t'aimer de nouveau.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:41 Répondre
Rentrer dans l’intimité des gens n’était pas quelque chose qu’affectionnait Pocahontas. Elle la première ne supportait pas qu’on le fasse avec sa propre vie alors la question de Gabriel l’étonna. Finissant d’infuser le thé, elle écarquilla un moment les yeux avant de répondre en balbutiant :
- Euh.. Oui.. Je.. Je verrais ce que je peux faire mais.. mais Kisos il est important que tu ne dises jamais ces choses là tu m’entends. Dès fois, je dis bien dès fois, quand les gens sont frustrés ils disent des choses qui peuvent être fort désagréables mais ce n’est pas une raison tu m’entends?
L’enfant écoutait sa mère avec sérieux et application. Sa bouille si adorable alors qu’il rangeait parfaitement les boites de thé sur la commode fit fondre Pocahontas qui le prit dans ses bras pour le bercer. Il se laissait faire avec plaisir évident alors qu’elle le couvrait de multiples baisers qui fit rire le petit Kisos. Ce tendre moment s’ajouta à celui qu’ils passèrent à trois avec Gabriel tout en sirotant leur thé. Et ça, jusqu’à ce que le fameux « cartouche man » ne revienne de la chasse accompagné de Nashoba.
Ils posaient le gibier sur la table sous l’oeil écoeuré de Pocahontas. En effet, ses lectures multiples lui avait fait prendre conscience de l’importance de la vie et des prémices de ce que serait l’écologie. Fronçant les sourcils, elle regardait son frère qui la narguait, amusé :
- Nashoba ! Enlève-moi ces pauvres animaux de mes yeux. C’est abjecte de m’infliger ça, et de leur infliger ça aussi !
En définitive, la jeune femme était devenue végétarienne et tentait tant bien que mal de convertir toute la maison. Mais son frère n’entendait pas cela de la même manière. Reprenant ses lapins et ses volailles sur l’épaule, il soupirait en levant les yeux au ciel :
- Arrête de faire un drame de tout et ouvre toi un peu plus à la nature Matoaka. Tu as conscience que tu fais comme avec père ? Tu te mêles de tout ce qui ne te regarde pas. Reste à ta place.
Ce furent les mots de trop.
La jeune femme qui ne prônait pas la violence sentit cette force vengeresse l’envahir. Ne supportant plus qu’un homme lui dise où se trouvait sa place elle tapa de sa main sur la table en le fusillant du regard. S’approchant de lui, elle fronçait les sourcils la bouche pincée avec ses yeux d’un noir puissant le fixait :
- Je t’interdis de me dire où se trouve ma place mon frère quand toi même tu te cherches encore. Le jour où tu auras compris d’où tu viens et quelle est ta place parmi nous tu pourras te permettre de me juger. Le temps où tu croyais avoir un ascendant quelconque sur moi est terminé. Tu es aussi libre de partir que tu le veux.
- Pocahontas arrête de tout dramatiser ma parole.
- Je ne dramatise rien. Non seulement tu me manque de respect en affichant ces pauvres bêtes sous mon nez et en plus tu me fais des leçons de morale concernant comment je dois me positionner. Personne, je dis bien, personne, n’est en mesure de me dire ce que je dois faire ou qui être. Je suis libre de ce que je suis et de ce que je crois.
- Ça y est, c’est repartit.
L’amérindien connaissait sa soeur et la passion avec laquelle elle s’investissait en politique. Il l’avait connu lorsqu’à quinze ans elle s’était enfouie avec une passion folle dans cette nouvelle activité. Selon lui, et il y croyait toujours, c’était ça qui l’avait mené à sa perte :
- Je ne veux plus en parler avec toi de toute manière, concluait-il en sortant avec son gibier, mais je t’aurais prévenue.
Au même moment, Anya arrivait les bras chargés de petits cartons contenant des foyers pour les prochaines réunions. Kisos continuait d’observer sa mère et sa tante discuter de leurs prochaines rencontre alors qu’il se penchait sur son père en murmurant :
- Duda ? Est-ce que Ma’ va vraiment partir avec tante Anya à Edimbourg ? Parce que je ne veux pas qu’elle parte moi. J’aime pas quand elle est loin de nous.
Kisos venait de révéler un autre point que Pocahontas n’avait pas encore osé aborder avec Gabriel, son éventuel départ pour quelques semaines à Edimbourg pour des conférences et des manifestations contre la loi du divorce. Mais ce n’était pas le moment pour la brune qui suivait sa nouvelle coéquipière pour s’isoler dans leurs bureau. C’est là, dans l’intimité, qu’elle lui posa la question :
- Bon.. Je suis désolée de te poser la question mais.. mais tout va bien avec Garrett ? Kisos m’a parlé de la « cartouche ».
immarcescible, Posté le vendredi 26 novembre 2021 14:35 Répondre
Le temps avait filé à une vitesse. Hier encore Pocahontas se trouvait simplement être une mère de famille et une voyageuse du temps mais la voici désormais vindicative dans des débats passionnant sur les droits des femmes. Après avoir dévoré en peu de temps les fameux livres dont Anya s’était passionnée, la brune avait continué ses recherches et ses autres lectures. C’était comme si elle retrouvait sens à quelque chose qu’elle avait oublié pendant des années, et c’était le cas. Elle se souvenait avoir aidé et épaulé son père lors de séances politiques. Chercher la paix, obtenir des droits. C’était un univers fascinant, redoutable qui l’avait toujours passionnée.
Heureusement, Gabriel la soutenait. Fidèle pilier qui la soutenait dans toutes ses démarches mais surtout, l’émulation des femmes qui l’entourait. Pocahontas rencontrait, découvrait des femmes dont les histoires la touchait, l’accompagnait. Soudainement, avec elles toutes, elle se sentait moins seule, trouvant une famille d’adoption qu’elle n’avait pas su trouver toutes ces années en Ecosse. Elles étaient unies et formaient un clan à part entière.
C’était une forme de résistance particulière qui ne plaisait absolument pas à certaines autres personnes qui faisaient tout pour leur mettre des bâtons entre les roues. Toute sa famille la soutenait mais la bataille était rude devant le conservationnisme de certaines institutions. Mais elle ne lâchait rien, telle une lionne, elle défendait et débattait avec mesure et justesse.
Les rencontres s’organisaient autour de plusieurs réunions. Cette fois-ci, elles participaient à organiser le futur débat concernant le droit au divorce. Elles avaient réussies à mettre en place une marche protestataire pour contrer ce nouveau droit qui avantageait que les hommes. C’était des débats passionnant qui lui redonnait confiance en la politique.
En descendant de sa tribune, elle fut surprise de voir Gabriel. Mais son sourire était lumineux qu’elle ne pu s’empêcher de se jeter dans ses bras en lui donnant un baiser passionné malgré les regards curieux :
- Tu es là. Je suis si contente de te voir.. Merci d’être venu.
C’était tellement réconfortant de savoir qu’il la soutenait et qu’il était toujours aussi patient et présent. Elle le laissait l’entrainer à l’extérieur tout en saluant ses camarades qui quittaient la salle de réunion. Pocahontas jubilait, parlait, vibrait en racontant toutes les nouveautés à Gabriel :
- Savais-tu que Edna avait déjà divorcée deux fois ! Une fois parce qu’il l’avait trompé et la seconde parce qu’il était ennuyeux. C’est tellement drôle, figure-toi que l’autre jour..
Elle parlait, parlait sans se rendre compte qu’ils avaient marchés jusque sur la lande. Le souffle du vent vint la réveiller comme d’un rêve étrange et soudain elle se rendit compte qu’elle avait pris toute la place sans laisser le temps à son époux de parler. Se taisant enfin, elle se tourna vers lui désolée :
- Pardon je ne fais que de parler. Mais parle-moi de la clinique mon amour. Comment est-ce que ça avance ? n
immarcescible, Posté le vendredi 26 novembre 2021 10:39 Répondre
Le gloussement de plaisir de Pocahontas résonnait dans la chambre. Mais qu’importe, les mains baladeuses et les baisers bien placés de son époux la rendait folle de plaisir de toute manière. Cet air si démoniaquement sensuel la faisait rougir de plus belle. Mordant sa lèvre, elle passait ses doigts dans cette crinière qu’elle agrippait fermement. Sa manière de la caresser de s’approprier son corps réveillait un plaisir plus qu’évident. En effet, ses jambes venaient s’enrouler autour du buste du brun alors qu’elle cambrait sa poitrine ronde contre sa bouche impétueuse :
- Oh.. Isha.. Ne t’arrête pas, suppliait-elle, jamais..
Elle aurait pu jouir sous ses caresses si parfaite mais il savait parfaitement quand s’arrêter avant qu’elle ne tombe dans le plaisir si vertigineux. Profitant de ce moment où il se décollait légèrement d’elle, la brune en profita pour passer ses doigts sur les épaules puissantes de son époux pour descendre le long de son dos jusqu’à ses fesses. Les agrippant fermement, elle murmurait contre ses lèvres entrouvertes :
- Prend-moi.. Prend-moi fort..
Ses yeux exprimaient un désir insondable qui lui donnait une allure tout à fait particulière lorsqu’elle le sentait la caresser de la sorte. C’était une tout autre femme qui se dévoilait sous les multiples baisers et caresses de la brune. Le laissant se guider lui-même sans pour autant relâcher ses jambes autour de ses hanches, elle vint de son corps souple, l’entourer de ses bras alors que ses mains s’agrippaient à sa nuque et ses fesses.
Le sentant enfin venir en elle, Pocahontas ne pu retenir cette plainte de plaisir si particulière alors que son corps vibrait d’une passion ardente. Ce ne serait jamais assez, elle aurait toujours envie de lui, de sa fougue, de sa passion, de sa sauvagerie si intense. Comment aurait-elle pu vivre sans connaître ce plaisir inexprimable hormis par ses halètements de plaisir.
Cambrée, agrippée, elle cherchait ses lèvres des siennes en lui donnant un baiser aussi langoureux et sensuel que les mouvements qu’ils lui offrait. Sa nuque lui permettait de s’agripper au mieux avant d’enfoncer ses ongles dans la peau de ses fesses tendue. Elle n’en pouvait plus, c’était si bon, si fort, si intense qu’elle devait venir. C’était un plaisir qui grimpait à une vitesse certaine alors qu’elle répétait suppliante contre ses lèvres dans un gémissement torride :
- Encore.. Encore.. Isha.. Mon amour.. Oui.. Mon dieu.. Mon soleil.. Ouiiiii.. Mon guerrier.. Plus fort oui…
Lorsqu’enfin ils atteignirent ensemble ce moment de pure grâce, elle ne pu relâcher la pression de son corps autour de celui de Gabriel. Tremblante, elle le recevait sur elle sans broncher. A vrai dire, elle aimait lorsqu’il s’écroulait de la sorte sur elle. C’était réconfortant. La tigresse laissait place à la douceureuse. Embrassant tendrement son cou et caressant sa tignasse bouclée, elle souriait en le laissant reprendre son souffle tout en murmurant :
- Ne bouge plus mon amour.. Je veux te garder encore contre moi, éternellement..
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 23:22 Répondre
Cette ardeur, cette passion, cette fougue, à chaque fois la brune n’en revenait pas. C’était comme si elle réapprenait à chaque fois la divine sensation des caresses du brun sur son corps. Pocahontas était toute chose, épuisée mais comblée alors qu’elle le sentait s’effondrer sur elle. Un sourire amusé s’épanouissait sur ses lèvres alors que ses cheveux dissimulaient son visage rougie par l’effort. Lorsque les pieds de lit cédèrent, elle poussa un cris de surprise avant de rouler sur Gabriel et de finir sur lui.
Les yeux écarquillés, elle se redressait sur ses coudes en prenant appui sur son buste avant de constater la bêtise qu’ils venaient de faire. Mordant sa lèvre, elle se retenait du mieux qu’elle pouvait pour ne pas rire mais céda quand même en posant une main sur ses lèvres :
- Ils vont tous nous charrier demain tu le sais ça ?
Avec le peu de force qu’il lui restait, elle finit par se lever. Récupérant tous les plaids et tous les oreillers, elle créa avec le matelas qui avait glissé un cocon à même le sol. Poussant Gabriel à abandonner le lit brisé, elle vint s’allonger contre lui alors qu’ils dormaient sur le matelas et au sol. Enfouie son visage dans son cou, elle embrassait sa peau fine en murmurant tendrement :
- Isha.. Je voudrais que tu me promettes quelque chose, qui peut te paraître étrange mais je dois te le dire.
La brune se redressait un peu et venait s’allonger sur le ventre contre Gabriel pour mieux le contempler. Ses doigts caressaient son visage, sa crinière. Elle le trouvait si beau lorsqu’il était détendu de la sorte. Embrassant son buste, elle posa sa question :
- Si jamais je deviens folle un jour, je ne veux pas que tu m’envoies dans un asile. Tue-moi ou renvoie-moi chez moi mais pas dans un établissement comme dans celui où va aller Missy. Tu me le promet ?
Même si Gabriel avait été clair sur le sujet, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir de la peine pour cette femme que tous avaient jugés sans véritablement connaître l’histoire. Pocahontas venait caler derrière son oreille une mèche de cheveux alors qu’elle redonnait un baiser sur la barbe de Gabriel. Examinant son buste couvert de ses griffures, elle ne pu s’empêcher de penser qu’elle y avait été un peu fort sans doute :
- Désolée pour tes blessures de guerres. Tu veux un baiser magique ?
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 21:17 Répondre
La surprise de Pocahontas semblait plaire plus que de raison au bel écossais. Poussant un ultime soupire de plaisir alors qu’elle agrippait fermement la crinière du brun, elle sentait ses jambes trembler, proche de la jouissance. Frustration certaine en le sentant faire mais qui l’amusait aussi. Hochant positivement de la tête lorsqu’il lui posa sa fameuse question, elle poussa un petit hoquet de surprise lorsqu’elle fut retournée sur le ventre. Mordant sa lèvre inférieure alors qu’elle sentait ses dents acérée sur son fessier :
- Je ne suis pas comestible vous savez docteur..
Cela la faisait rire et à la fois l’excitait. Elle bénissait secrètement cette maison qui leur avait donné la possibilité d’avoir une chambre aussi à l’écart des autres. Ne plus pouvoir retenir leur halètements de plaisir était pour elle libérateur, surtout avec les mains experte de son époux. Prise de délicieux frissons, elle s’amusa à cambrer ses fesses lorsqu’elle le sentit coller son bassin contre ses fesses.
Taquine, elle vint rapidement changer de position et aussi agile qu’une lionne, vint le plaquer en travers du matelas. En position de force, elle dansait sensuellement son bassin contre le sien alors qu’elle se penchait pour mordiller sa lèvre inférieure. Pocahontas voulait le séduire, le faire chavirer. Ainsi, sa main profitait de la surprise du brun pour venir caresser son membre qu’elle sentait déjà bien réveillé :
- Et si c’était moi qui prenait le contrôle Monsieur Walker ? Je sens que vous avez besoin d’un médicament qu’on nomme la Pocahontassance. C’est un mélange assez confus d’herbes aromatique, de sensualité et de plaisir.
Elle souriait en embrassant langoureusement ses lèvres tout en accentuant ses caresses sur son membre. C’était si excitant de le sentir réagir de la sorte sous ses caresses. C’était étrange de se sentir si désirable et de le désirer si ardemment. Mordillant son cou et sa barbe, elle murmurait contre son oreille avant d’en mordre le lobe :
- Dis que tu me veux Isha.. Je veux que tu me le dises..
Se penchant sur son buste, elle l’embrassait avant de finir par descendre entre ses cuisses. Elle jouait un moment avant son membre qu’elle léchait et dévorait avec ardeur. C’était la première fois quelle se laissait aller à une telle frénésie sensuelle. Enfin, lorsqu’elle sentit qu’il allait venir, elle ne se retint plus et se redressa de sorte à venir le chevaucher d’un mouvement de bassin rapide et profond :
- Oh.. Isha.. Dis-le.. suppliait-elle en gémissant tremblante.
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 18:49 Répondre
Le chocolat. Le deuxième grand amour de Pocahontas. Avec tout ce monde à table, il y en avait du bruit et des conversations. La jeune femme, bien reposée de sa sieste, profitait de tout le monde avec plaisir. Cette scène ressemblait trait pour trait à celle que lui avait raconté Gabriel lors de son retour de voyage avec le grand Kisos. Elle aimait savoir qu’ils avaient réussis là où les autres eux avaient échoués des années plus tôt. Mais là, le dessert arrivait et tout ce chocolat l’enivrait.
Tout le monde parlait avec passion et intensité. Ce mélange de culture et de temporalité rendait les repas toujours plus intéressant mais pourtant, la brune était dans son monde en dégustant son gâteau. Léchant ses lèvres, elle ne se rendit pas compte qu’elle ne répondait plus à rien ni personne. Ce fut lorsqu’Anya s’insurgea auprès de son ami qu’elle leva les yeux vers eux. La douceur dans le regard de Gabriel la fit tendrement sourire. Retirant le chocolat de sa barbe elle ne pouvait s’empêcher de lui sourire de nouveau avant de se pencher sur ses lèvres.
- Au fait, Pocahontas, je t’ai apporté de la nouvelle lecture. Je pensais que ça pourrait te plaire. Connais-tu Mary Wollstonecraft ?
- Non pas vraiment, répondait la brune en posant une main discrète sur le haut de la cuisse de son époux.
- Et bien je pense que cela devrait te plaire. Il s’agit d’une essayiste et théoricienne du droit des femmes. Elle a écrit des manifeste tout à fait fabuleux sur la place de la femme dans notre société et je suis persuadée que cela t’inspirerais.
- Je lirais avec plaisir, je te remercie Anya.
Anya continuait de parler de cette trouvaille littéraire alors que Pocahontas l’écoutait malgré tout distraitement. En effet, elle se concentrait pour ne pas que quiconque perçoive que sa main caressant discrètement l’entrecuisse de son époux. C’était terriblement osé de la part de la jeune femme mais l’envie lui été soudainement venue.
En vieillissant, elle devenait plus intrépide et ça lui plaisait de rendre Gabriel fou à ce point. Pourtant, elle du malgré elle cesser sa caresse en voyant que tout le monde commençait à se lever pour débarrasser. Souriant en coin, satisfaite de savoir que Gabriel était dur, elle ne pu s’empêcher de venir derrière lui pour presser ses seins contre sa tête. Embrassant son front elle murmurait :
- Reste tranquillement à table Isha. Je vais te chercher ton verre de whisky.
Ce qu’elle fit bien entendu. Une fois donné, elle lui offrait toujours son sourire en coin. Tout fut rapidement lavé et les garçons restaient à table près de Gabriel. Ils discutaient politique, environnement et tous ces sujets passionnants mais qui n’intéressait pas Pocahontas pour le moment. Non, elle avait une surprise pour son époux et il lui tardait de lui montrer.
En effet, pendant qu’il faisait sa sieste, la jeune femme s’était essayée aux nouvelles trouvailles d’Anya. Elle lui avait épilé les jambes et le sexe. La brune avait terriblement hâte de montrer le résultat à Gabriel en espérant que cela lui plairait. Quittant discrètement la cuisine comme tout le monde, elle prétexta une fatigue soudaine. Sora avait été nourrie et dormait profondément et Mary s’occupait des autres enfants. Après avoir salué tout le monde et offert à Gabriel un regard enjôleur, elle retourna rapidement dans la chambre. Allumant tout un tas de bougies, elle prit rapidement un bain pour sentir bon le jasmin comme il aimait tant avant de finir allongée sur le lit, uniquement vêtue d’une des chemises de son époux.
Lorsqu’il arriva enfin, elle ne pouvait s’empêcher de doucement rire en voyant son air. Croisant les jambes, elle abandonna le fameux livre de Mary Wollstonecraft qu’elle posait sur le coin du lit avant de secouer sa crinière de sirène :
- J’ai bien cru que tu ne me rejoindrais jamais beau brun ténébreux. Je me languissais de vous.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 22:40 Répondre
Pendant l’absence de Gabriel, les Hedlund étaient arrivés. Comme convenu, ils venaient rencontrer la petite Sora et se mettre au vert quelque temps. Pocahontas les adoraient mais l’envie d’avoir un peu d’intimité avec son époux se réduisait à mesure que le monde affluait.
Bien sur, elle aimait avoir ce foisonnement de monde mais depuis quelque jours elle se sentait irascible, lointaine. L’envie de hurler et de tout jeter par terre la consumait. Anya racontait à Mary toutes les dernières nouvelles d’Edimbourg alors que Garrett observait d’un oeil curieux le fameux Philippe revenu de nulle part.
A ce moment, Pocahontas finissait de ranger et de nettoyer la cuisine avant de s’attaquer à la toilette de Sora qui avait à nouveau fait pipi dans son lange. Et ce fut à ce moment précis que le médecin tant attendu rentra. Charlotte sauta au cou de son père d’adoption et Anya vint le féliciter pour sa petite fille. Tous se jetaient dans ses bras pour le féliciter et lui rappeler ses exploits de la soirée. Kisos ne pouvait s’empêcher de se vanter et raconter encore une fois à ses cousins comment son père avait sauvé leur frère.
- Kisos, on ne se vante pas. C’est mal, le sermonnait Mary.
L’amérindienne vint déposer Sora dans son berceau avant de retourner voir Sam qui semblait se sentir mieux. Il s’était réveillé et elle prenait le temps et le soin de vérifier ses points. Tout était parfaitement alignés, Gabriel avait vraiment fait un travail de maître. Profitant que tout le monde soit occupé, elle se réfugia dans sa chambre pour s’allonger un moment. Kisos n’avait pas réussi tout à l’heure à la faire dormir.
Allongée, recroquevillée sur elle-même, la jeune femme s’était profondément endormie. Elle ne se réveilla que dans l’après-midi, sentant le corps chaud et réconfortant de son époux. Se tournant contre lui, elle nichait son visage dans son cou en murmurant pendant son léger réveil :
- Comment c’est passé l’entrevue avec Missy ?
Lorsqu’il eut finit de lui raconter, elle venait se décaler légèrement pour le regarder. La surprise se lisait sur son visage. Cette histoire d’histoire d’amour avec cette autre femme lui ressemblant était une chose, mais la dénoncer en était une autre et surtout cela choquait Pocahontas que Gabriel ai pu faire une telle chose :
- Mais.. Il vont l’envoyer dans un asile ? Isha, non. Tu ne peux pas faire ça. C’est mal.. Binki m’a expliqué ce qu’était ces lieux. Ce sont d’horribles endroit. D’accord elle me fait peur et j’ai voulu lui couper les mains mais elle ne mérite pas ça.. Je me trompe ? `
La peur de détruire la vie de cette femme inquiétait désormais la brune qui regardait dans les yeux son époux.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:50 Répondre
Complètement shootée à la Gabrielomanie.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:49 Répondre
Tu m'as envoûté de ton sourire et de tes ardeurs.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:49 Répondre
Ces yeux qui me font perdre toute conscience de l'heure.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:49 Répondre
Ce sourire qui fait naître ces douces chaleurs.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:47 Répondre
Pas le temps de penser, pas le temps de discuter de ce qu’ils venaient de voir. C’était déjà bien trop étrange pour qu’ils s’y attardent mais surtout, Sam avait besoin de soin le plus rapidement possible. Il n’empêche qu’en arrivant, Pocahontas était toujours plus ou moins perturbée parce qu’elle avait vue, mais ce n’était pas le moment d’en parler à Gabriel. Elle craignait avoir affaire à une autre Meghan et était persuadée qu’il s’agissait d’un mauvais sort que voulait lui jeter Missy.
Le rappel à l’ordre de son époux sur sa concentration lui rappela en effet qu’elle devait restée active pour l’aider. Mais en un regard, Philippe comprit qu’elle était elle-même en détresse. Il vint donc lui proposer de l’aider. Jamais encore Pocahontas n’avait faillit à son rôle d’assistante mais ses mains tremblaient tellement qu’elle ne se sentait pas en mesure de donner de l’aide à son époux. Son ami prit donc le relais et vint parfaitement remplir la mission d’aide auprès du médecin.
Pendant ce temps, elle accompagna Nashoba qui attendait dans la chambre avec Mary et les autres enfants. Tous avaient besoin de réconfort et voyant la mine affreuse de leur père, ils se jetèrent dans les bras de leur tante. Elle se mit donc à leur raconter des histoires douces sur des héros amérindiens. Sora lui avait raconté que le manque de connaissance de leur culture pouvait se perdre, aussi, elle se faisait un malin plaisir de raconter aux enfants de qui ils descendaient et quel était leur héritage. Tous étaient réceptif et cela eu au moins le mérite de les faire s’endormir.
Mary observait la jeune femme encore perturbée par ce qu’ils avaient découvert avec Philippe et elle lui en parla :
- Elle m’a volé des sous-vêtements, murmurait-elle scandalisée.
- Mais.. Mais pourquoi faire ?
- Est-ce qu’il s’agirait d’un mauvais sort comme Meghan a tenté de le faire ?
- Avec une culotte ? Mais grand dieu où va le monde !
La mine choquée de la vieille femme inquiéta la brune. Cela faisait beaucoup d’émotions pour elle alors qu’elle se trouvait déjà dans un âge avancé. Cherchant sa chaleur et sa douceur, Pocahontas vint se blottir contre elle. Mary aimait beaucoup la jeune femme et ne pu s’empêcher de caresser sa longue crinière comme elle l’aurait fait à son enfant :
- Quand est-ce que le monde nous laissera en paix Mary ? Je ne cesse de prier ton Seigneur et mes Esprits pour qu’ils vous laissent vivre sereinement, en paix. Je ne demande ni richesse, ni beauté, ni luxure. Mon seul bonheur est ma famille et sa santé. Pourquoi ne nous laisse-t-il pas cela ? Simplement.
- La vie est jonchée d’embûches mon enfant. Tout a une fin tu verras.
C’est Philippe qui vint annoncer la fin de l’opération. Nashoba était déjà auprès de son fils ayant quitté la chambre après l’un des contes terminé de sa soeur. Il devait être près de son fils. C’était viscéral. Pocahontas laissa donc Mary avec les enfants tandis qu’elle se rendait au chevet de Sam. Il dormait, sûrement endormi grâce au laudanum de Missy qu’ils avaient empruntés. Caressant les longs cheveux brun de l’enfant, elle soupirait de soulagement en le voyant reprendre des couleurs.
Levant son regard vers Gabriel, elle lui offrit un doux sourire et murmura un « merci » tendre à son encontre. Nashoba ne parlait pas, mais sa soeur voyait bien son émotion. Il avait les yeux humide, sans doute prêt à pleurer. L’histoire dira que c’est à ce moment là qu’il prit conscience de l’affection qu’il avait pour ses fils et qu’il serait le plus présent possible. Pocahontas vint enlacer son frère et lui ordonna d’aller se coucher, qu’elle s’occuperait de Sam.
Avant de partir, ils installèrent l’enfant dans la petite chambre d’amis inoccupée près de celle de Gabriel et Pocahontas. Elle vint couvrir l’enfant et le berça de doux chants amérindiens comme pour soigner les futurs douleurs qu’il pourrait avoir. Elle récitait les vieilles chansons qu’Agoni lui avait appris et c’tait dans ces moments là qu’elle se sentait la plus proche d’elle.
Le soleil allait se lever, mais elle était épuisée. Elle ne rêvait que d’une nuit de sommeil en compagnie de Gabriel. Mais Sora l’appelait. C’était l’heure de déjeuner. Quittant Sam, elle se rendit au chevet de sa fille et vint la prendre dans ses bras en la dorlotant. C’est ainsi que Gabriel la trouva, allaitant Sora alors que la brune observait le paysage à l’extérieur, pensive et chantonnant, assise dans le fameux rocking-chair qu’il avait construit.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 14:32 Répondre
Pocahontas se sentit tout de suite mieux lorsqu'elle sentit ses grandes mains prendre possession de son corps. Plus précisément, de ses seins et de son entrecuisse. Elle profite de ce baiser qu'ils s'offrent et qui lui réchauffe le corps Même s'ils ont passé une journée relativement tranquille comparée à la soirée, elle a besoin de se détendre et de faire une parenthèse. Visiblement, son initiative ne déplaît pas à son époux puisqu'il vient la repousser pour l'allonger sur lit.
Elle ne loupe rien du spectacle qui s'offre à elle lorsqu'il enlève ses vêtements ce qui est un vrai régla pour ses yeux brun. Ne tardant pas à être aussi nu qu'elle, elle ne pu s’empêcher de lui sourire. La jolie métisse se rallonge, nouant ses cuisses autour du bassin de son amant alors qu'elle profite de ses caresses et de ses baisers. Elle sent les flammes de désirs qui sont en train de la consumer de l'intérieur au fur et à mesure qu'il se frotte à elle et qu'il descend afin de déposer ses lèvres entre ses cuisses.
Quelques soupirs d'aise sortent d'entre ses lèvres alors qu'elle se redresse sur ses coudes pour mieux le voir et qu'elle glisse une main dans les cheveux de Gabriel afin de les agripper entre ses doigts. Elle se cambre sous le désir et le plaisir qu'il lui fait ressentir, si bien que quelques gémissements la trahissent et sortent d'entre ses lippes. Après quelques instants de cette douce torture, il ne tarda pas à se redresser afin de la pénétrer. Un nouveau gémissement sort d'entre ses lèvres tant c'est bon de se sentir de nouveau comblé par lui. La belle ondule alors son bassin contre le sien, sa tête retrouvant le matelas.
- Oh… Isha C'est si bon...
Gémit-elle alors qu'elle ferme les yeux par moment afin de se laisser envahir par le plaisir exquis qu'il lui fait ressentir. Il pourrait la prendre à n'importe quelle heure du jour et de la nuit qu'elle ne trouverait rien à redire tant ça lui apporte du bien-être et du réconfort. Elle agrippe finalement sa nuque afin de lui voler un énième baiser en enroulant de nouveau ses jambes à ses hanches pour ne plus le lâcher.
- Ne t’arrête pas.. Mon amour.. Continue !
Lui demande-t-elle alors qu'elle se cambre délicieusement et qu'elle pose son visage contre le matelas. Ses mots ne manquent pas de la faire sourire alors que ses paupières sont fermées et que ses gémissements sont plus intense. Elle ne parvient pas à parler, mais bon sang ce qu'elle aime le sentir dans ses chairs étroites. C'est bien plus fort que du sexe, ce qu'elle ressent est indescriptible, d'autant qu'elle n'a jamais ressenti de pareils sentiments pour quelqu'un. C'est intense, c'est explosif et elle adore ça. Ses bras se glissent autour de sa nuque alors qu'elle répond à son baiser malgré le manque de souffle dû à son imminent plaisir. Alors qu'elle le sent venir en elle, elle sent aussi ses parois vaginales se contracter alors qu'elle vient crier son plaisir. Son corps est parcouru de spasmes incontrôlables et pourtant délectables. Elle continue de s'accrocher à lui comme à une bouée de sauvetage et elle garde ses jambes nouées autour de son bassin, comme si elle ne souhaitait pas qu'il se retire d'elle.
- Tu me rends folle.. Je passerai mes journées à te sentir entre mes cuisses... J'ai tout le temps envie que tu me fasses l’amour.
Lui avoue-t-elle dans un murmure alors qu'elle vient à nouveau embrasser ses lèvres. Blottie de nouveau contre lui, elle ne peut s’empêcher de sourire en reprenant son souffle. Caressant son buste de dessins imaginaire, elle caresse de son nez son cou tendu et murmure :
- Pourquoi vous rigoliez à table ? Je n’ai pas tout compris.. Tu veux bien m’expliquer ? Car Mary semblait assez gênée.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 10:01 Répondre
Avec le recul, heureusement que Gabriel avait calmé les ardeurs vengeresses de Pocahontas. Assise en train d’allaiter Sora, elle s’en rendait compte. Malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher de soupirer en pensant à la mauvaise intention de la doctoresse. En réalité, l’amérindienne ne supportait plus qu’on vienne sciemment pénétrer l’intimité des Walker. Comme une maman louve, elle n’avait qu’une obsession, celle de ne plus quitter sa famille et qu’on ne l’attaque plus.
Voilà pourquoi elle tenait tant à ce que son époux se rabiboche avec son frère. Au delà de cela, elle espérait surtout qu’ils pourraient vivre quelques épisodes tranquille pendant un certain moment et juste savourer le plaisir d’être ensemble. Elle n’avait jamais rien souhaité de plus ou de moins. La tranquillité et la douceur de vivre voilà ce qui l’animait.
Sans s’en rendre compte, elle s’était endormie blottie contre une Sora qui tétait son sein. C’est lorsque Gabriel lui retira des bras qu’elle se réveilla quelque peu. Un peu sonnée par le sommeil qui lui manquait, elle se demandait l’heure qu’il était. C’était une douce étrange, encore une. Rapidement, elle fut soulevée par son époux qui la posa dans leur lit. Il était glacial et cela la réveilla aussitôt.
La sensation de ses vêtements la quittant et l’oeil brillant de Gabriel sur elle la fit doucement rougir. Lorsqu’elle le vit prendre l’habit de nuit qu’elle avait porté toutes ces longues soirées quand Sora dormait avec eux, elle lui fit signe que non. Se redressant sur ses coudes, nue, elle écarta légèrement et négligemment ses cuisses en mordant sa lèvre inférieure :
- Je n’aurais pas besoin de ça cette nuit. J’ai juste besoin de toi.. De ta chaleur mon amour.
Détachant ses cheveux, elle apparaissait telle une sorcière sensuelle qui cherchait à envoûter son époux. Cette fois-ci, elle devait bien avouer que ce n’était pas inconscient de sa part. Non, l’épisode du bureau tout à l’heure avait éveillé un désir inexistant depuis plusieurs semaines mais qui avait été rapidement ravivé par les caresses de Gabriel. Le voyant hésiter, elle vint alors se redresser sur les genoux et s’approcher du brun.
Ses mains s’occupaient à retirer sa chemise qu’elle jetait au sol quand ses lèvres embrassaient son buste puissant. Qu’elle aimait le sentir frissonner sous ses caresses. S’agrippant à ses épaules et son cou, elle se redressa de sorte à être plus grande que lui une fois qu’elle fut debout sur le lit. Ses mains caressaient sa crinière, ses doigts s’y accrochant alors qu’elle lui donnait un baiser profond et sensuel. Sa poitrine avait gardé de sa rondeur de la grossesse et ses hanches prient un joli arrondi bien dessiné. Elle était loin la jeune femme longiligne désormais mais Pocahontas n’accordait pas d’importance à tout cela. Non, tant que son époux la caressait rien ne l’effrayait.
- Et si nous reprenions là où nous en étions dans le bureau ? Il me semble que tu avais un désir particulier non ?
Elle ne pouvait s’empêcher de sourire alors qu’elle attirait le visage de Gabriel contre ses seins pour sentir ses baisers que lui seul avait toujours su lui prodiguer. Frissonnant, elle se laissait aller à ses douces caresses quant ses jambes fléchissaient presque à se donner ainsi à lui et des doux soupirs de plaisir s’échappaient de ses lèvres :
- Caresse-moi.. Comme avant Isha.. S’il te plaît.. Dis moi encore ces mots..
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 20:57 Répondre
Pocahontas ne comprenait pas les allusions avec lesquelles les garçons riaient tant. Mais elle s’en fichait. Le plus important était qu’ils discutaient entre eux et qu’ils riaient. Kisos regardait sa mère sans comprendre aussi mais riait tout autant. Quant à Mary, elle pinçait juste les lèvres comme résignée par de telles conversations. Sa pudeur amusait Pocahontas qui comprit soudainement qu’ils parlaient certainement de sexualité. Elle se promit de demander à Gabriel de lui expliquer lorsqu’ils se coucheraient.
Alors qu’elle venait de finir de ranger et nettoyer la cuisine, elle prit le temps nécessaire de border Kisos. Puis, elle posa Sora dans sa chambre pour qu’elle y dorme pour la toute première fois. Il était temps pour elle de se détacher un peu de sa fille et de passer une nuit entière blottie dans les bras de Gabriel.
Vérifiant une dernière fois que l’enfant dors, elle quitte sans bruit la chambre avant de revenir dans la cuisine. Elle faisait chauffer le thé du soir de son époux lorsqu’elle l’entendit l’appeler de son bureau.
Bien évidemment qu’elle n’avait aucune idée de qui avait pris ses affaires et cela l’inquiéta. Mais elle ne voulait pas lui transmettre ce sentiment, aussi, elle s’approcha de lui et voulut le rassurer :
- Tu les as sans doute mis autre part.. Qu’est-ce que les garçons pourraient bien faire de tes affaires Isha.
Elle craignait que la disparition de ses affaires amène un nouveau conflit et un climat de défiance au sein de la maison. Vite, elle devait trouver ce qui c’est passé. Se retournant, elle vit que la porte de leur chambre qui donnait sur le jardin était entrouverte :
- Tu as ouvert la porte ? demandait-elle à son époux en sentant un frisson l’envahir.
Au même moment, Nashoba arrivait. Il semblait curieux d’entendre son beau-frère parler fort. Il voulait donc s’assurer que tout allait bien. Pocahontas lui expliqua la situation et l’amérindien était honnête en disant qu’il ne savait rien de ce larcin. Il se proposa lui-même d’aider Gabriel en soulevant certains objets et autres livres.
Alors qu’ils cherchaient depuis une dizaine de minutes, ils entendirent Philippe crier dans le jardin :
- Matoaka ! Gabriel ! J’ai attrapé la voleuse !
Les trois se dirigèrent en vitesse jusqu’au jardin et constatèrent que Philippe tenait par la main Missy qui geignait de douleur. Prise la main dans le sac le voyageur du temps avait réussit à la poursuivre jusqu’à la coincer dans les bois. Il tenait de sa main libre les affaires de Gabriel dont certaines étaient cassées ou tâchées :
- Je suis désolé, expliquait-il, dans la course poursuite certaines objets ont du tomber. Je n’ai pas pu tout sauver. J’espère avoir tout récupéré.
- Missy. Mais enfin pourquoi avoir fait ça ?
Pocahontas s’avançait vers elle effarée en prenant les carnets de recherches de son époux quand Nashoba venait aider Philippe à tenir la doctoresse.
- Parce que je veux travailler avec Gabriel. A deux on formerait une super équipe et que tu ignores toutes mes demandes. Allez.. Walker. Tu sais que ce serait une super chose de bosser ensemble.
La brune était perplexe alors qu’elle laissait son époux vérifiait ses outils. Il y tenait depuis toutes ces années et cela la blessait de voir que Missy avait quasiment tout détruit. La colère s’emparait d’elle. Elle aurait bien aimé lui arracher les cheveux et les yeux pour se venger ce qu’elle fit en se jetant sur elle :
- Mais vous êtes complètement folle à lier ma pauvre ! C’est du harcèlement ce que vous faite. Vous vous rendez-compte de ce que vous avez fait ? C’est inadmissible ! Dans mon peuple on coupe les mains aux voleurs et ce sera votre châtiment. Nashoba, la hache !
C’était rare que Pocahontas accepte de tels châtiments, mais elle ne supportait pas qu’on détruise sciemment ce qui tenait à coeur à ceux qu’elle aimait. Son frère hésitait, regardant Gabriel. Il savait qu’un tel acte demandé par sa soeur relevait surtout de la colère mais il préférait quand même avoir l’aval de son beau-frère.
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 18:34 Répondre
S’occuper de la maison et des enfants était un travail conséquent qui prenait bien entendu beaucoup d’énergie à Pocahontas mais qui lui plaisait. Pendant que Gabriel revenait les bras chargés de livres et de multiples documents à lire, elle en profita pour jouer avec Kisos et border Sora qui se réveillait uniquement pour manger pour le plus grand plaisir de sa mère. Puis, avec l’aide de Mary, elle se mit à cuisiner. La jeune femme pensait que l’odeur ferait venir Gabriel mais elle semblait avoir oublié que lorsqu’il était dans un projet et qu’il était passionné, rien ne pouvait plus le déloger de son bureau.
C’est ce qu’elle constata en entrant dans la pièce inondée de livres et de bazar. Discrètement, elle lui porta une tasse de thé qu’elle posait dans un coin du bureau. Caressant sa nuque, elle l’écoutait en souriant tendrement, attendrie par ses prunelles brillantes :
- Je suis contente de voir que tu t’investis dans de nouveaux projets mon amour. Mais je crains que tu doives aller sans moi à Edimbourg. Sora a besoin de mon lait, elle refuse tout autre substitut. Et puis.. Et puis ce serait peut-être l’occasion d’emmener mon frère et Philippe.
Elle vit le regard qu’il lui lançait mais elle ne lâchait pas. Venant à califourchon sur lui après avoir tourné sa chaise vers elle, la brune pris son visage entre ses mains en embrassant son visage de multiples baisers :
- Je sais ce que tu vas dire mais non je ne suis pas d’accord. L’effort de la paix est fait maintenant nous devons avancer. Je suis persuadée que Philippe a des connaissances qui pourraient t’aider et que mon frère a besoin d’une nouvelle aventure avec toi.
Caressant sa crinière brune, elle lui souriait tendrement tout en balançant son bassin contre le sien sensuellement. Ses lèvres embrassaient ses yeux, ses joues, ses lèvres alors que sa langue faisait le contour de ses lèvres. Bien sûr qu’elle tentait de le séduire et de l’amadouer :
- Mais tu me manqueras chaque nuits tu le sais ? Comment vais-je faire sans mon époux si ardent qu’il me réchauffe toutes les nuits ?
Lui offrant un baiser plus langoureux et sensuel, elle sentit poindre la chaleur du désir enflammer son bassin. Ses mains agrippaient la crinière de jais de Gabriel quand ses lèvres vinrent céder en laissant s’extirper un gémissement torride. Tremblante d’excitation, elle murmurait :
- Tu dois m’arrêter Isha.. Le repas est presque prêt et Kisos va débouler dans ton bureau..
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 14:27 Répondre
En voyant Nashoba et la tension qui ne cessait de grimper, Pocahontas n’eut pas d’autre choix que de taper le poing sur la table. Cela eut pour effet de stopper tout le monde. D’un ton calme et froid elle ordonna à Mary de prendre les enfants et de sortir du salon. Ce que la vieille femme fit sachant pertinemment que lorsque la brune se mettait à parler de la sorte il valait mieux partir rapidement sans demander son reste. Philippe voyait pour la première fois de sa vie Pocahontas dans une telle fureur. Nashoba se méfiait quand à Gabriel elle ne le voyait pas puisqu’il était de dos :
- Ça suffit maintenant ! Je ne veux plus vous entendre vous menacer et vous hurler dessus sous mon toit c’est bien compris !
Elle venait de faire le tour de la table, furieuse de les voir s’emporter et ressasser de vieilles histoires. Les poings sur les hanches, les sourcils froncés et sa moue contrariée lui donnait un air de furieuse petite femme :
- Nous sommes une famille et en famille on parle, on se déteste pas. Vous étiez de grands amis à une époque vous allez donc retrouver ça ! Gabriel n’est pas un saint et il ne s’est jamais vendu comme tel et toi Nashoba tu n’es pas mieux dans ton genre ! Donc cela suffit !
Lorsque Pocahontas était en colère elle ne criait pas mais sa voix était suffisamment puissante et froide pour que tous comprennent qu’il ne fallait pas la chercher. Reprenant son souffle, elle vint ajouter :
- Vos histoires ne vous font passer que pour des coqs stupide alors qu’il n’y aura jamais de gagnant et vous savez le pire dans cette histoire ? C’est que c’est moi qui en souffre le plus. Vous êtes les deux hommes de ma vie, mon frère et mon époux. Je ne peux pas vivre en sachant que vous attendez que je choisisse un camp. Non et non. C’est à vous de faire le choix de l’équipe Pocahontas ou alors celle d’une pauvre petite vie misérablement triste et solitaire !
Philippe restait silencieux, gardant ses mains derrière son dos alors qu’il tournait la tête vers l’extérieur. Au loin, il vit un homme aux boucles blonde qui jardinait. C’était en effet le jardinier que Gabriel et Pocahontas avaient embauchés pour refaire le joli jardin. Ils n’avaient pas eu le temps de s’en occuper jusque là, aussi le blond que Philippe observait réarrangeait les lauriers qui recommençaient à fleurir et ainsi, se désintéressait totalement de la dispute qui se jouait à ce moment précis.
- Vous avez conscience qu’on a besoin des uns et des autres ? Je me fiche de vos secrets, je ne veux rien savoir. Je veux juste que vous vous respectiez et que vous fassiez la paix. C’est bien compris !?
La brune ne décolérait pas. Nashoba soupirait et vint faire un pas vers Gabriel en lui tendant sa main. C’était comme ça qu’ils s’étaient salués la première fois qu’ils s’étaient rencontrés :
- En souvenir de ce que nous avons été et de l’amour que ta porte ma soeur, j’accepte de faire un pas vers toi Gabriel Walker…
- Je vous laisse, chuchotait Philippe en faisant signe à Pocahontas avant de s’éclipser vers les jardins.
- … je ne te demande pas de l’aide. Je demande juste un peu de paix et un asile auprès de ma.. auprès de votre famille. Pocahontas à raison. Mes enfants ne sont pour rien dans mon histoire avec Nelly et je me suis un peu perdu.
La brune laissait les deux garçons ensemble, ne voulant pas sourire de satisfaction devant eux. Elle préféra retourner dans le petit dressing là où ils lavaient le linge et qu’elle le pliait. La jeune femme avait la passion de laver avec du savon à la lavande. Plongeant son visage dans les draps, elle souriait, satisfaite de les entendre juste discuter et non plus se harceler par des menaces.
Alors qu’elle finissait de plier un peu de linge, elle vit par le fenêtre Philippe discuter avec Chevalier. C’était le surnom que tous lui avait donné car il avait un certain retard d’après les gens du village. Il avait été trouvé plus jeune errant dans les landes et se présentant comme un chevalier. Il parlait peu, mais il aimait les fleurs. Il lui avait toujours semblé qu’il avait une âme particulière pour la jeune femme. Curieuse, elle les observait donc discuter et cela fit naître un sourire tendre sur ses lèvres.
Néanmoins, elle sursauta en entendant Gabriel arriver derrière elle. Portant une main sur son coeur et riant, elle lui montra du doigt les deux jeunes hommes discutant assis sur un banc :
- Je sais que tu crois que je suis une sorcière mais je t’assure que non. En revanche, je suis persuadée que ces deux là son destinés Isha.. Regarde.. Jamais je n’avais vu Chevalier sourire de la sorte.
Cela lui rappelait les premiers temps où elle-même avait rencontré Gabriel. Venant se blottir contre lui, elle humait avec plaisir le parfum boisé et particulier de la peau de son époux. Ses bras l’enlaçait alors que son corps épousait ses formes :
- Je n’aime pas vous crier dessus. Mais vous l’aviez mérité, avoua-t-elle, cela dis, pour revenir à ton histoire de clinique je suis persuadée que c'est une excellente idée et qu'elle te conviendrait parfaitement mon amour. Lance-toi, fonce.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 22:15 Répondre
Comment le corps pouvait-il oublier cette douleur infâme aussi vite ? Pocahontas n’en n’avait aucune idée et elle était loin de penser à ça alors qu’elle tenait contre elle le doux petit miracle féminin qu’ils avaient conçus. Epuisée, sale et complètement heureuse, elle contemplait le petit être sanguinolent blotti contre elle. Kisos l’observait avec surprise et cherchait à comprendre qui elle était. Bien sûr, il savait à quoi ressemblerait sa soeur, mais là, il s’agissait d’un bébé auquel il était vraiment lié.
- Elle a de petits doigts. Ils sont pas plus gros que des fourmis n’est-ce pas maman ?
- Je sais Kisos mais elle va grandir ne t’en fais pas.
- J’espère que ce sera bientôt parce que j’ai besoin de quelqu’un pour jouer à la balle.
Tempête s’approchait de Pocahontas qui posait sa tête contre l’épaule de Gabriel. Sora tétait le pouce de sa mère quand la chienne jappait pour rencontrer le bébé. Après tout, elle faisait elle aussi partie de la famille. La jeune femme leva son regard vers Gabriel et le contempla les larmes aux yeux, son éternel sourire aux lèvres :
- C’est toi qui a pu m’aider à réaliser tout ça Gabriel Walker. C’est toi le miracle de ma vie. Sans toi jamais je n’aurais pu imaginer que le bonheur puisse réellement exister.
Plusieurs semaines passèrent où la vie nouvelle des Walker en compagnie de Sora se programmait. Chacun trouvait sa nouvelle place et la petite prenait une place de choix. Choyée par ses parents, son frère et Mary qui devenait grand-mère pour la deuxième fois, l’enfant ne manquait de rien. Les premières nuits elle dormit entre ses parents. Pocahontas n’avait pas réussit à se défaire de son enfant quelle avait tenu pendant huit mois et demi contre elle. Puis, Mary pris le relais en constatant l’extrême fatigue de la jeune mère qui ne faisait que des micro-sommeil.
Pour l’occasion, Anya et Garrett avaient envoyé un télégramme et un panier rempli de douces attentions au couple Walker pour l’arrivée du bébé Sora. Pocahontas avait dévoré tous les chocolat au grand désarrois de son fils.
C’était une belle journée et Pocahontas avait décidé de faire une balade. Malgré le frais ambiant, elle avait besoin de prendre l’air et faire un peu d’exercice ne pouvait pas lui faire du mal. Portant Sora grâce à un laborieux enchevêtrement de tissus contre elle, elle pouvait ainsi se déplacer sans encombre. Tempête à ses trousses, elles se trouvaient entre filles le temps que Gabriel revienne du marché.
La brune aimait rechanter ces vieilles comptines Kisos aimait tant autrefois. Elle aimait sentir l’odeur si douce du crâne de son bébé et de mordiller ses doigts potelé. Elle était divine, si douce et tranquille. Tout l’inverse de son frère qui avait été une vraie tempête. Au loin, la jeune femme entendit d’ailleurs ce dernier l’appeler. Gabriel était de retour du marché. Faisant le chemin du retour, elle vit au loin son époux se tenir anxieux à l’entrée de la maison. Toujours aussi inquiet s’amusait-elle à penser :
- Nous prenions l’air. Je t’assure que je me sens très bien.. Tu dois arrêter de t’en faire.
Les derniers jours elle avait continué à perdre un peu de sang mais elle n’avait pas voulu inquiéter Gabriel. Il s’en était pourtant rendu compte et elle craignait qu’il replonge dans une psychose concernant leur santé. Caressant sa joue, elle l’embrassait tendrement avant de lui présenter une Sora blottie contre son sein et à l’abris d’une chaude et épaisse étole :
- Dis bonjour à ce petit moineau tout endormi mon amour.. Regarde comme elle semble si apaisée.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 20:38 Répondre
Dorlotée par ses deux hommes, elle en oubliait presque Philippe et Nashoba. De toute manière, elle voyait bien que Gabriel les avaient complètement ignorés. Leur dispute était bien encore trop fraiche pour qu’elle relance le débat, aussi, elle préféra se laisser aller aux attentions des deux garçons. Elle avait assez confiance en Philippe pour savoir qu’il remettrait Nashoba sur une voie plus saine. Du moins, l’espérait-elle. Blottie dans l’eau chaude et laissant son écossais la savonner, elle le contemplait tendrement, amusée :
- Elle est parfaite.. J’ai tellement hâte de passer du temps avec elle tu sais. Elle a ton humour, ta vivacité d’esprit, ton courage, ton altruisme et ta ténacité. Isha, je crois que nous avons été bénis des Esprits avec nos enfants tu le sais ça ?
Se penchant délicatement sur le côté du bain, elle posait ses deux mains sur les joues barbues de Gabriel en lui donnant un tendre baiser. Son front posé contre le sien, elle s’amusât à caresser son nez contre le sien un doux sourire aux lèvres :
- Ne te rase plus mon amour. J’aime sentir ta barbe contre ma peau.. murmurait-elle dans un souffle.
Amusée par le récit de la boue, elle fit promettre à son grand enfant de mari de jouer avec elle la prochaine fois et lui assurer qu’elle saura lui mettre une raclée. Après ce bon petit bain, elle le laissa la sortir. Enroulée dans un draps elle se blottissait contre lui cherchant sa chaleur. Enfin, elle finissait au lit. Elle n’avait pas très faim mais elle avait surtout besoin de repos :
- Reste contre moi. J’ai besoin de ta chaleur..
Lovée en cuillère contre lui, elle s’endormit rapidement heureuse de retrouver le calme tendre de leur maison et de leur époque. C’était le bruit qui l’avait assommé et la vitesse à laquelle allait ce nouveau monde qui l’avait épuisée. Là, dans les bras de Gabriel elle se sentait en sécurité et protégée.
Pourtant, un courant d’air frais et un coup dans son ventre l’éveilla dans la nuit. Se redressant, elle mordit sa lèvre pour ne pas crier. Gabriel ronflait et dormait paisiblement sur le côté. Pocahontas le regardait tendrement et déposa un baiser sur sa joue et son buste. Mais il dormait toujours. La nuit était très claire, une lune entière et rose se profilait. La jeune femme avait soudainement peur. Se penchant au dessus de Gabriel, elle chuchota son prénom mais il ne répondait pas, trop endormi certainement. Enfilant le long manteau de Gabriel, elle se dit qu’une marche l’aiderait à apaiser sa douleur.
Alors elle sortit par la porte de la chambre dissimulée derrière le rideau. Caressant son ventre, elle chantait des poèmes amérindiens pour calmer la violence que lui offrait Sora. Pourquoi gesticulait-elle autant de la sorte. Il était beaucoup trop tôt pour qu’elle sorte. Ayant froid, elle se dit qu’un bain dans la source d’eau chaude de la clairière l’aiderait à se détendre. Et c’est ce qu’elle fit. Arrivée, elle plongea ses pieds dans l’eau et sentie une vague de chaleur la réconforter, comme si Sora voulait être à cet endroit précis.
Soudain, la lune apparue au dessus du gouffre qui donnait sur le lieu secret. Pocahontas admirait cette lune étrange qui lentement prenait une couleur plus rouge. La prophétie pensait-elle. Alors qu’elle allait rentrer pour avertir Gabriel, elle sentit une onde de douleur l’envahir. Tombant à genoux, elle tenait son ventre en criant de douleur. Plus de doute, Sora arrivait. S’allongeant sur le dos, les pieds dans l’eau, elle venait s’inspecter et contesta qu’elle avait perdu les eaux :
- Non, non, non, non.. Isha.. Isha.. Pas comme ça.. Pas ici..
Elle paniquait. Sa plus grande peur depuis Kisos était d’accoucher seule et elle ne pourrait pas y arriver sans l’aide de son époux. Elle tentait de se concentrer mais elle n’arrivait pas à contrôler sa douleur. Un cri s’échappa de sa gorge alors qu’elle sentait que le travail commençait. Finalement, inspirant profondément, elle en appela Aponi pour qu’elle le trouve et qu’elle le guide à elle.
Son spectre venait jusqu’à lui. Comme dans un rêve, elle apparaissait et lui donnait la vision de Pocahontas accouchant dans la fameuse cenote, seule. Mais la jeune femme n’avait aucune idée de si cela avait fonctionnait alors qu’elle tentait de se calmer et d’appliquer ses propres conseils à elle-même. Mais Sora était déterminée à venir au monde maintenant sous les rayons perçant de la lune rouge :
- Isha.. Je t’en supplie.. implorait-elle.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 15:40 Répondre
Les voilà prête à partir. Heureusement que Sora accompagnait sa mère car elle ne se serait jamais sentie capable d’y aller seule. Elle ne voulait surtout pas inquiéter Gabriel mais il est vrai qu’à quelques semaines de l’accouchement elle se demandait quand même si c’était une bonne idée de partir. Mais elle ne se démontait pas. Tout se passerait bien, forcément puisque Sora était toujours là et que eux aussi. Se mettant sur la pointe des pieds, elle donna un dernier et tendre baiser à Gabriel avant de lui dire malgré tout :
- Je reviens avec mon frère donc tu dois me promettre qu’en préparant ces fameux cake que tu ne seras plus en colère contre lui Isha. Promet-moi qu’il n’y aura plus d’animosité dans cette maison et plus de peur, aucune. Je t’aime et je reviendrais à toi éternellement Gabriel Walker. Tu te souviens, à jamais à toi, à jamais à moi.
Ses yeux exprimaient une douce passion qui donnait un air tendre à la jeune femme. Caressant encore les joues de son époux, elle déposa encore un baiser sur ses lèvres avant de rejoindre Sora qui l’attendait patiemment près du mur. C’était par là qu’elle était arrivée. Main dans la main, la mère et la fille se confondait à cause de leur profil similaire. Touchant l’une et l’autre la pierre, elles finirent par disparaitre comme à chaque fois qu’ils voyageaient. Kisos regardait son père, les mains sur les hanches et le regardait avec sérieux :
- Vu que les filles sont parties on va pouvoir faire des choses d’hommes Duda, pas vrai ? Tu dois m’expliquer comment ont fait les bébés du coup.
Pocahontas n’avait jamais vraiment compris comment fonctionnait les voyages dans le temps. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle pensait fortement à Nashoba et Philippe et cela du suffit car elles atterrirent dans une église. Un peu désorientée, elles n’avaient aucune idée l’une comme l’autre où elle se trouvaient et à quelle époque. Tout ce que Pocahontas espérait c’était d’être dans un pays dont elles parlaient l’une des langues qu’elle connaissait.
Après un moment d’adaptation, elles finirent par sortir. Le bruit assourdissant de machines roulante effraya Pocahontas qui refusa de sortir. Sans le savoir, elles se trouvaient dans les années vingt en plein dans les années folles. La première guerre mondiale était terminée et la grande dépression pas encore arrivée. Se trouvant à Paris, elles purent contempler avec une franche surprise les gens se mêler et danser, rire, s’amuser et créer sans se soucier de rien. C’est dans ce tumulte qu’elles cherchèrent Nashoba. Tout comme elles, il n’était pas difficile de retrouver un homme tel que son frère. Mais cela dura une bonne journée.
Il était entrain de boire, assis à une table, entouré de plusieurs femmes autour de lui lorsque Pocahontas arriva devant lui, plus enceinte que jamais. Il recracha son vin sur les femmes qui l’accompagnait alors qu’il n’en croyait pas ses yeux :
- Matoaka ! Mais que fais-tu ici ?
- Je suis venue te chercher avec ma fille. Tu dois rentrer à la maison. Ta famille a besoin de toi.
La jeune femme ne perdait pas de temps et annonçait directement le pourquoi de sa visite. Cela eut le don de faire rire son frère qui se levait pour l’entraîner dans un coin plus tranquille. Il observait avec surprise Sora qu’il salua un peu méfiant en voyant son regard glacial. Prenant dans ses bras sa petite soeur, il embrassa son front tout en touchant son ventre :
- Depuis combien de temps je t’ai quitté pour que tu viennes me retrouver ?
- Tu es partit de la maison il y a peine une journée.
- Et Walker t’as laissé sortir ? Diable, que lui as-tu promis pour qu’il te laisse faire ? riait-il sarcastiquement.
- Arrête veux-tu, s’impatientait la brune, ça ne concerne pas Gabriel mais toi et ta famille. Tes enfants Nashoba..
- Qu’est-ce qui leur arrive ?
Il semblait vraiment sincèrement en posant la question, aussi, Pocahontas laissa sa fille expliquer à son oncle ce qui se passait dans le passé suite à son départ. Bien entendu, il était touché par ce qu’il entendait mais il ne semblait pas pour autant prêt à repartir :
- Je vis ce que je voulais tant Matoaka. Je suis libre.. Je ne peux pas partir.
- Mais.. Mais et tes enfants ? Ne te rends-tu pas compte de ce que tu leur inflige ? Peu importe Nelly et votre couple.. Mais tes enfants Nashoba ne sont pas responsables ! Tu l’es toi !
- Ne me sors pas ta sagesse si honorable toi qui reste avec un homme complètement violent et oppresseur.
- Je t’interdis de dire du mal de Gabriel tu m’entends !
- Pourquoi pas ? Il a bien été capable de tuer à plusieurs reprises et pourtant tu lui pardonnes tout mais tu as conscience que c’est un dangereux criminel ! Un fou ! Tu aurais du le dénoncer !
N’y tenant plus, Pocahontas donna une bonne droite sévère à son frère. Ne s’y attendant pas, il tomba à la renverse et se cogna la tête contre le mur derrière lui. Sora poussait un cri de stupeur qui ameuta tout le monde y compris Philippe qui semblait terriblement surpris de revoir son amie d’enfance :
- Matoaka. Mais que fais-tu ici ?
- Je suis venue chercher mon frère et tu vas m’aider.
Philippe était sceptique en aidant Sora à porter le corps jusqu’à l’église. Logiquement, c’était par là qu’ils devaient repartir. Sa fille aurait aimé profiter un peu plus de ce Paris débridé mais ils n’avaient pas le temps. Des douleurs tendaient Pocahontas qui essayait tant bien que mal de les dissimuler :
- Ma chérie, murmurait-elle à sa fille, rentre chez toi et ne t’en fais pas pour nous. Tout ira bien désormais.
- Mais Ma’ je ne veux pas te laisser toute seule.
- Je ne suis pas seule. Philippe m’accompagne et mon idiot de frère assumé aussi.
Cela fit rire la jeune fille qui vint prendre sa main dans ses bras. Un long câlin pendant lequel Pocahontas murmurait des mots de remerciements et de réconfort à sa fille en amérindien. Encore une fois, ses enfants venaient les sauver d’une catastrophe certaine :
- Vis maintenant Sora. Ne vous préoccupez plus du passé. D’accord ? Dis à Kisos grand que tout ira bien. Je t’aime tellement..
Cela fit pleurer la jeune femme qui embrassait sa mère avant de se diriger vers le fameux mur. Une fois disparue, le coeur de Pocahontas se serra. Les yeux clos, elle priait un moment le temps que Nashoba se réveille. Il était surpris de se retrouver dans une église et de voir sa soeur méditer quand Philippe lisait un de ses livres :
- Et merde.. Je m’avoue vaincu. Tu as raison Pocahontas. Je suis un imbécile incapable de respecter mes engagements. Mais je ne suis pas toi.
- Personne ne t’as demandé d’être moi. Tu dois juste être honnête mon frère. Et.. Et Gabriel n’est peut-être pas parfait mais il a toujours été honnête justement. Malgré ses erreurs je lui pardonnerais toujours parce que c’est ce que l’on fait quand on aime quelqu’un.
- Il en a de la chance ce Gabriel, ajoutait Philippe en écrasant son mégot sur la pierre froide de l’édifice, ta soeur a raison Nashoba. Rentrons. Fuir ne servira à rien.
- Ton âme est meurtrie. Je la vois lutter..
En effet, depuis toujours elle avait eu ce don de voir ce que pouvait ressentir les autres et cet halo particulier qui les entouraient. Caressant la joue de son frère elle le prenait dans ses bras après s’être excusées du poing en plein visage. Il gardait une belle marque de ce dernier alors qu’elle souriait doucement :
- Rentrons chez nous, tu veux bien ?
Il acquiesçait et tous les trois firent le chemin inverse. Si une journée seulement c’était passée pour les trois, ce fut deux jours à l’époque de Gabriel. Fait étrange, ils atterrirent dans la petite falaise sur la plage. Comme quoi les voyages dans le temps n’étaient pas vraiment sûr. Tombant sur le sable, Pocahontas toussait alors qu’elle protégeait du mieux qu’elle pouvait son ventre. Cette vive douleur la lançait de nouveau :
- Isha, murmurait-elle en geignant.
Heureusement que Philippe et Nashoba étaient là. Philippe vérifia qu’elle n’accouche pas et le confirma à cette dernière en commençant à la porter :
- Les voyages exercent un trouble physique important et tu supportes ce voyage pour deux. Normal que tu aies mal. Sora ne doit pas comprendre ce qui se passe et elle se débat. Mais tu n’es pas encore prête à accoucher.
Pocahontas le sentait en effet. L’enfant se débattait littéralement en elle comme pris de panique par toutes ces sensations violente qu’on lui infligeait. Ils arrivèrent près de la maison et la sensation de douleur s’atténuait. C’était plus supportable pour la brune qui leur demanda de la lâcher. Elle arrivait à marcher, lentement, mais au moins seule. Au loin, ils virent la maison et Kisos courait déjà à leur rencontre en hurlant un « Ma’ » qui éblouissait toujours le coeur de la jeune femme. Enfin, Gabriel sortit de la maison et son coeur s’emballa. Un sourire heureux s’affichait sur ses lèvres alors qu’elle voulait essayer de courir mais c’était vain :
- Isha ! appelait-elle en lui faisant de grand signes.
Lorsqu’enfin il arriva à elle, elle l’entoura de ses bras et lui donna de nombreux baisers en s’accrochant à ses joues piquantes comme elle l’aimait tant :
- Je suis revenue.. Mon amour…
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 10:34 Répondre
Les Walker étaient réunis et buvaient leur chocolat chaud blottis les un contre les autres sur le canapé. Pocahontas sentait une douce chaleur envahir son c½ur. C’était tout ce dont elle avait besoin. Tout ce dont elle avait rêvée. Sa tête tournait légèrement sur le côté pour contempler un Gabriel qui tenait sur ses genoux un Kisos chocolaté. Son sourire était grand, tendre et ses yeux brillant d’une joie certaine. Comment ne pouvait-il pas voir qu’elle était heureuse à cet instant même. Discrètement, elle caressait la main de son époux alors que ses rougissaient encore de leurs ébats fougueux de la matinée. Comment pouvait-ignorer cette passion qui l’habitait lorsqu’elle le contemplait de la sorte ?
- Ouah. Alors c’est vrai.. vous êtes vraiment tout le temps à vous dévorer du regard de la sorte. Kisos avait raison.. Kisos grand, précisait Sora amusée.
- J’ai toujours raison c’est Charlotte qui le dis.
- Tu es si mignon que je te croquerais bien.
La petite s½ur s’amusait à taquiner son frère encore enfant ce qui faisait rire Pocahontas. La complicité qu’ils avaient dépassé largement ses espérances mais lui rappella surtout celle qu’elle avait avec son frère. Il était partit depuis une matinée mais elle se doutait qu’il avait déjà du parcourir mille et une époques. Où se trouvait-il ? Et avec qui ? Et pourquoi Sora venait-elle pour cela finalement ?
- Explique ce que tu attends de nous Sora ? demandait sa mère en finissant sa boisson chaude.
- Oncle Nashoba, en partant, fait imploser la famille. Nelly va se suicider ce qui va conduire à l’abandon de mes cousins et donc leur haine des amérindiens.
- Oh.. encore..
- Nous devons donc impérativement refaire venir Oncle Nashoba et Philippe. C’est lui qui arrivera à te sauver d’ailleurs lorsque tu tomberas malade.
Pocahontas se tendait en entendant le nom de son ami. C’était encore une histoire brûlante avec Gabriel et elle craignait que cela renverse le petit moment de douceur qu’ils avaient recréé quelques heures plus tôt. Regardant du coin de l’½il son époux, elle ne savait pas quoi répondre concernant son ami et préféra insister auprès de leur fille en précisant :
- Ne nous dis rien du futur. Je vais t’accompagner et nous ramènerons Nashoba.
- Mais tu peux Ma, avec ton gros ventre tu vas faire comment pour courir ? répliquait Kisos en léchant sa tasse pleine de chocolat.
- Tout ira bien ne vous en faite pas. Je connais mon frère et si je lui explique il comprendra et reviendra.
De toute façon, elle savait qu’elle n’avait ps le choix. Envoyer Gabriel serait jouer avec sa vie. Les deux s’étant si violemment disputés elle ne pouvait pas courir le risque de les laisser s’entretuer. Elle ne le supporterait pas. Mais la mine de Gabriel lui rappelait qu’il allait forcément refuser. Alors, elle demanda aux enfants de rejoindre Mary pour ouvrir les coquillages de sorte qu’ils se retrouvent juste à deux. Sora comprit qu’il fallait partir et le fit pour mieux connaître cette Mary qu’elle ne verra que peu de temps alors que Kisos écoutait aux portes. Pocahontas se rapprochait de Gabriel et se blottissait contre lui en caressant sa joue :
- Tout ira bien je te le promet. Si j’ai besoin d’aide je t’enverrais un signe. Il faudra juste que tu restes attentif aux éléments. Avec mon corps spectral je pourrais venir à toi. D’accord ?
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 22:18 Répondre
C’est le coeur un peu plus léger que Pocahontas regarde Gabriel partir. Même si ils n’avaient pas réglé totalement leurs problèmes, au moins, ils avaient réussis à discuter et trouver une accalmie. Après avoir déjeuné, ils rangèrent. Mary allait se reposer pendant que Kisos et sa mère se rendait au village pour aller chercher des livres. Ils en trouvèrent une pléiade. Le libraire leur proposa, au vu de la pile de livres, de leur déposer dans la soirée ce que Pocahontas accepta. Se promenant dans le village, ils en profitèrent pour acheter quelques chocolat dont ils étaient tous les deux friands et qu’ils dévoraient avec plaisir :
- Duda doit avoir finis est-ce que tu veux qu’on passe le voir ? demandait la brune à son fils.
- Oh oui !
Kisos était tout heureux de la surprise si bien qu’il en oublia d’essuyer ses lèvres de chocolat. La même chose pour Pocahontas qui se figeait devant cette jeune fille courant et se jetant dans les bras de son époux. C’était un affreux cauchemar, surtout que Gabriel lui rendait son baiser en la serrant contre lui.
Mais leur fils avait un oeil de lynx et il reconnut sa soeur. Pocahontas ne bougeait plus, tenant dans une de ses mains celle de Kisos et de l’autre son paquet de bonbons au chocolat. Sa fille était terriblement belle et avait les traits fin de sa grand-mère. Cette soudaine visite de leur enfant adulte troublait l’amérindienne qui ne savait pas quoi dire. Ce fut Kisos qui engagea la conversation :
- Toi aussi tu voyages alors ? Tu voulais nous voir pourquoi ?
- Ainsi tu es Kisos enfant. Ce que tu es adorable, murmurait la jeune femme en souriant amusée, plus grand tu seras vraiment un diable avec moi. Personne ne pourra s’approcher de moi.
- C’est Duda qui a dit que les garçons ne devaient pas s’approcher de toi. Je suis un garçon obéissant.
Sora riait et quel rire. Pocahontas était troublée par la beauté de leur fille et se sentait proche d’une nouvelle crise de larmes. Mais elle retenait. Fichue hormones. Balbutiant, elle vint avec douceur poser sa main sur la joue de son enfant, troublée :
- Sora, tu es si belle. J’avais tellement hâte de te rencontrer..
Chez Pocahontas, sommeillait toujours l’étrange sensation que sa fille ne l’aimerait pas. Elle n’avait pas oser en parler à Gabriel ayant peur qu’il se moque d’elle. Cette distance elle la sentait de plus en plus en sachant qu’elle allait bientôt arriver et en voyant sa fille aussi éloignée d’elle à l’instant même elle se disait que ses craintes étaient fondées :
- Rentrons. Mary a du finir sa sieste et nous lui avons promis d’ouvrir les coquillages avec elle. Isha, tu nous rejoins ? demandait-elle troublée.
Kisos entrainait sa soeur sur le chemin du retour quand Pocahontas restait un moment avec Gabriel. Elle paniquait, littéralement en prenant ses mains dans les siennes :
- Elle ne m’aime pas Isha. Je le sais, je le sens. Je ne sais pas pourquoi elle est là mais je sais que je ne serais pas proche d’elle. Tu as vu comment elle me regarde ? J’ai l’impression d’être une inconnue.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 20:17 Répondre
Voir Gabriel aussi sensible, doux et attentionné comblait Pocahontas. C’était tout ce qu’elle attendait de lui, de la vie. Comblée, épuisée, elle sentait son corps courbature mais elle s’en fichait. Poussant cet ultime cri de plaisir, elle ne pu s’empêcher de dire son prénom. Se sentant si vulnérable, elle ne pouvait s’empêcher de lui dire encore des mots doux, en lui répétant des « je t’aime », « tu es ma vie », « tu es ma lumière ». Tombant près de lui, elle l’attira contre son corps malgré qu’il soit en sueur, comme elle. Pocahontas souriait, comblée en dessinant des formes imaginaires sur le buste de l’écossais :
- T’ai-je déjà dis qu’il m’arrivait pendant la grossesse de Kisos de faire des rêves de toi.. de nous.. dans des positions improbables ?
Elle riait doucement en rougissant à l’évocation de certains rêves-souvenirs. Se redressant sur son coude, elle posait sa tempe sur sa main en continuant ses caresses mais en contemplant surtout la mine radieuse de son époux. Ses doigts vinrent caresser sa barbe piquante qu’elle aimait et vint lui sourire :
- Quand tu me fais l’amour Isha, c’est comme si tout prenait du sens. Tu ne trouves pas ? Comme si tout ce que nous avions pu traversé nous amenait à ce moment précis où tu es à moi et je suis à toi.
Finalement, elle se penchait de nouveau sur ses lèvres même si son front l’empêchait d’être plus près. Penchée au dessus de lui, elle caressait son visage, sa crinière bouclée. Ses yeux exprimaient une douceur tendre :
- Je t’aime.. Je t’aime peu importe le temps où nous nous trouvons Gabriel Walker. Et je suis ta femme, c’est un sacrement. C’est plus qu’une promesse. Les autres auront beau dire c’est toi et moi depuis toujours et pour l’éternité. Tu me promets de toujours t’en souvenir n’est-ce pas ?
Ses doigts jouaient simultanément avec sa barbet sa crinière dans laquelle la jeune femme aimait y plonger ses doigts. Se penchant une nouvelle fois sur les lèvres du brun, elle vint y déposer de tendre baisers avant de murmurer contre ses lèvres en entendant du bruit dans la cuisine :
- Je crois que Kisos et Mary sont rentrés. Mais je n’ai pas envie de quitter tes bras. Quand Sora sera là, je veux qu'on parte un moment juste toi et moi. Comme notre lune de miel tu es d'accord ? Juste nous deux pour nous retrouver.. Je pourrais te laisser me faire l'amour partout et je t'apprendrais à chasser, s'amusait-elle à le taquiner.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 18:37 Répondre
La chambre était un royaume auquel elle n’aurait jamais pu espérer. Les symboles de force, de paix et de sagesse qui se trouvaient sur les murs révélaient à Pocahontas un sentiment de pure appartenance. Les larmes lui remontaient aux yeux alors qu’elle écoutait tout en touchant avec émotion les meubles qu’il avait lui-même construit pour leur filles. Toutes ces attentions là, elle ne s’y était pas attendue. Du moins, pas dans cette mesure. Le mobile au dessus du berceau était un ensemble de petites figures représentant des animaux en bois et cette couleur si douce qui tapissait les murs. Pocahontas aimait plus que tout cette pièce qu’il avait construite de ses mains.
Se tournant vers lui, elle portait ses mains contre ses lèvres ne sachant pas comment exprimer ses émotions. Elle le contemplait avec son air désolé, perdu, triste et elle chavira une fois de plus. De toute manière, elle le ferait toujours pour lui. Tout lui pardonner, peu importe ce qui se passerait. Il était sa raison de vivre, sa raison de se battre.
La jeune femme n’attendit pas plus longtemps. Elle murmura avec douceur le surnom qu’elle aimait tant lui donner et se jeta contre lui. Ses mains agrippèrent fermement ses joues piquante qu’elle aimait tant alors que ses lèvres l’embrassèrent avec une passion à peine contenue. Son baiser était d’une fougue intense où sa langue virevoltait avec sensualité contre la sienne. Lorsqu’elle fut à bout de souffle, elle lui donna encore plusieurs baisers tout en murmurant entre chaque baisers :
- C’est parfait.. Si parfait.. Pourquoi tu ne m’as rien dit.. Je t’aime tellement Isha.. Je t’aime tellement.. C’est toi que j’aime.. Je suis là.. Je ne partirais jamais sans toi.. Mon amour.. Mon Isha.. Mon souffle..
Comme toujours lorsqu’elle était aussi passionnée, Pocahontas ne pouvait plus se retenir. Ses mains fraiches vinrent se loger sous la chemise de Gabriel pour toucher son torse si brulant. Elle lui retira sans concessions et embrassa sa peau. Ses lèvres remontaient jusqu’à son cou nu jusqu’à ce qu’elle agrippe de nouveau son visage pour l’embrasser avec cette même passion. Sur la pointe des pieds, elle attendait qu’il l’aide à la soulever alors qu’elle l’embrassait sans s’arrêter tout en lui murmurant de tendre mots en amérindien.
Elle ne voulait pas que sa culture et sa langue les séparent. C’était important qu’il l’aime autant qu’elle l’aimait. Fièvreuse de ses mains et de son corps, Pocahontas vint l’attirer dans leur chambre sans pour autant cesser ses baisers. C’était comme si elle voulait le dévorer. Finissant de retirer sa robe, elle apparaissait nue devant lui et l’attirait contre elle malgré son ventre imposant :
- Tu n’es pas différent.. Tu es l’amour de ma vie.. Sens comme je te veux.. Ecoute mon âme qui t’appelle mon amour.. Isha.. Isha.. Viens te perdre en moi..
Le souffle court, elle passait sa main sur le membre de son époux pour éveiller en lui ce désir qui la submergeait.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 15:01 Répondre
Elle ne peut pas supporter ce qu’elle entend. Ce qu’elle comprend c’est que Gabriel se fait littéralement des films, qu’il est tellement persuadé d’être un fardeau pour elle qu’elle regarde les autres comme elle devrait le faire pour lui. Comment faire comprendre, comment faire voir à Gabriel qu’il n’y a que lui, qu’elle ne veut que lui. Elle s’était laissé se rapprocher de lui et ses mains avaient agrippé sa chemise entrouverte. Ses larmes glissaient toujours le long de ses joues alors qu’elle le fixait de ses prunelles perdues. Pocahontas en avait assez de la colère et des ressentiments mais pourquoi n’arrivait-elle pas à passer dessus. D’une voix plus ferme malgré ses larmes elle répliqua :
- Mais c’est n’importe quoi Gabriel ! Comment peux-tu croire que je regardais Philippe avec désir et que de passer du temps avec lui me rendrais plus heureuse ? Mais arrête bon sang. Ce n’est pas possible. Tu sais ce qui m’attriste ? Que tu ne voies pas à quel point je t’aime. Oui, les choses ont changé et je ne demande pas à revenir en arrière, je veux juste que tu ouvres les yeux !
Ses mains remontaient sur son visage alors qu’elle agrippait ses joues entre ses dernières. Ses prunelles sombre se perdait dans les siennes avec intensité. Elle aurait aimé qu’il puisse voir dans son esprit, dans son coeur tout ce qu’elle pouvait ressentir, tout ce qu’elle ne savait pas exprimer car les mots lui manquait :
- Si je t’ai blessé en imposant Philippe j’en suis désolée mais je ne pensais pas que tu aurais vu ça comme une intrusion puisque qu’il a toujours été mon ami. Il n’y a jamais rien eu que de l’amitié entre lui et moi, rien d’autre. J’ai peur oui, j’ai peur depuis Naples. J’ai peur que tu partes encore et que tu ne reviennes pas. J’ai peur qu’on t’enlève à moi à cause de ton impulsivité. J’ai peur que ton passé te rattrape et t’arrache à moi. Tu peux comprendre pourquoi je fais attention à tout ? Je n’ai pas peur de toi, mais pour toi, têtu !
Elle plongeait son visage contre son buste en cherchant sa chaleur, sa douceur. Pocahontas ne le lâchait plus de ses bras, elle en aurait été incapable. La jeune femme n’avait aucune idée de si cela lui donnerait plus confiance en elle mais elle se devait de lui prouver par ses caresses et ses mots ce qu’elle ressentait :
- J’aime l’avant et l’après Gabriel. Et je sais tout le chemin que tu as parcouru, et tu peux être fier de toi. Mais on est un couple et même si je n’ai pas aimé cette Missy je ne l’ai pas répudiée aussi violemment que tu l’as fais avec Philippe. J’ai une confiance aveugle en toi, pourquoi tu ne l’as pas envers moi ?
Sans le lâcher, elle releva son visage vers lui. Le vent battait ses cheveux sur sa figure meurtrie alors qu’elle grelottait toujours de froid. Mais peu lui importait. Retourner à l’interieur serait sûrement source d’encore de disputes alors qu’ici, sur la plage, ils s’ouvraient l’un à l’autre sans peur :
- Dépose les armes mon amour. Arrête de croire que je mérite mieux car c’est toi le mieux de mon existence. Tu dois l’accepter sinon ça ne sert à rien de continuer en effet.
immarcescible, Posté le samedi 20 novembre 2021 13:33 Répondre
Abandonnée dans leur chambre, leur nid d’amour, Pocahontas regardait Gabriel partir sans état d’âme de la maison. Clairement, elle ne comprenait pas sa soudaine haine. Pire, son regard lointain, noir et furieux lui rappelait celui qu’il avait eu quand il avait tué le fameux italien. Un horrible frisson parcourait son échine en repensant à ce souvenir et la peur qu’elle avait ressentie en voyant son époux devenir ce monstre sanguinaire.
Après tout ce qu’ils avaient vécu, il osait lui reprocher une sottise pareille ? La jeune femme était blessée. Mais elle n’avait pas le temps de s’épancher sur ses sentiments que Kisos venait contre elle. Ses mots lui glacèrent le sang et l’inquiétèrent. S’asseyant sur le bord du lit, elle fit monter le petit garçon et lui demanda de quoi il parlait :
- Et bien dans mes voyages je l’ai vu Duda. Il était plus jeune et il avait ce même regard noir et méchant. Et il plantait un couteau dans la gorge d’un autre garçon.
C’était sans doute pour l’une de ces raisons que Gabriel ne voulait pas que Kisos voyage, pour ne pas que leur fils le voit dans cet état. La jeune femme venait serrer leur fils contre elle et embrasser sa tempe pour le rassurer :
- Ce sont des erreurs de jeunesse. Ton père s’en fut terriblement aujourd’hui. Il t’expliquera un jour mon chéri. Mais je t’assure qu’il n’est plus cet homme, c’est finis.
Sans doute essayait-elle aussi de se rassurer en disant cela. Ils rejoignirent la cuisine où Philippe et Nashoba parlaient amérindiens. Entendre sa langue natale faisait du bien à Pocahontas qui sentit ses larmes au bord des yeux. Mais non, elle ne devait céder devant tout le monde surtout après la sortie théâtrale de Gabriel. Garrett s’approchait et demandait à la jeune femme de venir pour Anya. Elle ne se fit pas prier et demanda à Mary si elle pouvait finir le repas toute seule ce qu’elle fit, malgré son regard désolé pour l’amérindienne.
Kisos derrière elle, ils retrouvèrent Anya, Charlotte et le petit Jamie. Cela attendrissait Pocahontas qui s’asseyait au bord du lit pendant que les deux enfants amoureux contemplaient le nouveau-né :
- Tu voulais me voir ? demandait la brune.
- Oui, Garrett m’a dit que Gabriel était partit furieux à cause d’un étranger. Tu le connais ?
- Je le connais en effet. Il y a des années de cela il a été un ami très cher à mon coeur et mon peuple. Je ne pensais pas qu’il été aussi un voyageur.
- Mais il était quoi pour toi..? Un ami ? Un.. Un amant ?
La conversation commençait à prendre une tournure qui gênait Pocahontas. Elle demanda aux enfants de descendre voir Mary qui leur donnerait des biscuits au chocolat. Cela les fit crier de joie avant de rapidement descendre. Une fois seules, elle pu reprendre son récit :
- C’est un ami rien de plus. Il n’y a jamais rien eu d’autre.. Je ne comprends pas la réaction de Gabriel. Lui aussi a des amies femmes, regarde avec toi. Avec Binki ou encore cette Missy !
- La plupart sont mariées ou s’intéressent au même genre que ton époux.
- Mais enfin c’est absurde ce que vous prétendez tous ! J’aime Gabriel ! Je l’aime tellement que je reste ici pour lui. Je l’aime tellement que j’ai abandonné mon peuple pour lui ! Je l’aime tellement que je serais prête à mourir pour lui Anya !
Pocahontas se redressait, le feu au poudre. Elle ne supportait pas les insinuations de son amie et encore moins celles de Gabriel qu’elle ne comprenait pas. N’était-elle pas enceinte de lui ? N’avait-il pas été l’unique amour de sa vie ? Elle ne savait pas comment lui parler, ni même comment lui expliquer. Elle se sentait giflée comme si elle avait fait quelque chose de mal. Cette forme d’injustice la tuait :
- On devait avancer et savourer le fait d’être ensemble. Là, il ne fait que ressasser quelque chose qui n’a jamais existé en plus.
- Pardon excuse-moi je ne voulais pas te blesser. Je voulais juste comprendre car nous partons demain pour Edimbourg. Je dois présenter au peuple le futur Duc d’Edimbourg.
C’était peut-être mieux en effet qu’ils repartent. Pocahontas se calmait et venait se rasseoir près de son amie avec qui elle discuta encore un moment. Le reste de la soirée se passa avec douceur même si l’absence de Gabriel troublait tout le monde. Après avoir couché les enfants et saluait tout le monde, elle profita d’un moment avec Nashoba et Philippe pour monter le tipi. C’était toujours quelque chose de particulier qu’elle avait toujours aimé voir se créer. Cela lui rappelait des souvenirs d’enfant tendre et touchant.
Ils prirent une tisane tous les trois en évoquant les bon vieux souvenirs et cela empêcha pendant un certain moment de penser à Gabriel et la peine qu’il lui infligeait par son absence. Elle ne rentra pas trop tard, Nashoba préférant passer la nuit avec son fidèle ami. La chambre était toujours vide ce qui frustra la jeune femme. Elle vint néanmoins se coucher, mais ne trouva pas le sommeil. Ce n’est que lorsqu’elle entendit Gabriel enfin revenir qu’elle se sentie soulagée.
Ne bougeant pas, elle lui tournait le dos pour ne pas qu’il voit qu’elle ne dormait pas. C’était un bruit de tissus qui tombait au sol et enfin celui du bain. Enfin, lorsqu’il se coucha, elle attendit qu’il vienne se blottir contre elle. Elle espérait vraiment qu’il chercherait à s’excuser ou la prendre dans ses bras mais rien. Sa rancoeur arrivait et la colère aussi. Très vite, elle l’entendit ronfler et cela l’empêcha définitivement de dormir. Comment le pouvait-il lui ?
Au petit matin, elle se leva de bonne heure et quitta le lit sans un bruit. S’habillant chaudement, elle se rendit sur la côte pour marcher un peu à l’air frais. Cela lui faisait du bien. Après avoir ramassé quelques bruyères pour décorer la maison, elle rentra pour préparer le petit déjeuner. Elle s’activait car il y avait du monde pour manger quand même et l’aide de Mary n’était pas de trop.
Arriva ensuite Philippe qui se proposa d’aider. Sans s’en rendre compte, ils parlaient encore en amérindien. C’était si agréable pour Pocahontas de réutiliser les doux mots de langue natale. Tout doucement, tout le monde se réveilla et tous s’attablèrent. Mangeant avec appétit, ils continuaient d’évoquer de vieux souvenirs qu’ils expliquaient à Kisos qui arrivait bien à se débrouiller dans la langue maternelle de sa mère lorsque soudain Gabriel arriva. Tous le saluèrent chaleureusement, mai son fils le regardait inquiet tandis que Pocahontas l’ignorait :
- Bonjour Duda, le saluait son fils toujours en amérindien.
Puis, ce fut Garrett qui l’interpella en lui disant qu’il aurait besoin d’aide pour les bagages d’Anya :
- Nous partons aujourd’hui. Le protocole exige que nous rentrions pour présenter Jamie. J’ai réservé une calèche mais j’aurais besoin de tes bras pour porter les valises.
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 22:53 Répondre
Pocahontas était triste. Elle comprenait qu’une partie d’elle ne convenait pas à Gabriel et cela l’effrayait. Est-ce que cette part d’elle serait un jour un frein à leur histoire ? D’après les souvenirs de son époux pas du tout, mais comment les surmonter ? Finissant de se laver, elle réussit enfin à sortir du bain et enfiler une robe plus chaude. Ses cheveux étaient encore mouillés par le bain mais elle n’avait pas prévu de ressortir. Son ventre la tirait, elle avait mal. Le fait qu’elle ai autant marché et transplaner n’avait certainement pas du aider. Pourtant, lorsque Kisos hurla dans la maison, elle ne pu s’empêcher d’oublier cette douleur pour se jeter au contact de son fils.
Sur le pas de la porte se tenait cet homme à l’allure étrange. Mais ce sourire, ces yeux. Elle le reconnaitrait entre mille :
- Nayati ! s’exclamait-elle incrédule avant de prendre son visage entre ses mains émue.
Kisos souriait heureux comme tout de présenter son ami avant d’alerter tout le monde. Pocahontas riait avec Philippe qui semblait heureux lui aussi de retrouver sa vieille amie qui avait bien vieillie :
- Je te l’avais dis petite Fleur que nous nous retrouverions un jour, expliquait-il avec un sourire amusé tout en embrassant la joue de la jeune femme, ne sais-tu pas que j’ai toujours raison.
- Ainsi tu voyages toi aussi ? Tu es un voyageur du temps ?
- Oui. C’est Kisos qui m’a amené jusqu’à toi. Il est tellement intelligent et fascinant. Tu as beaucoup de chance d’avoir un si bel enfant. Il est doué de surcroit dans les sauts temporels.
- Merci, s’exclamait fièrement le petit garçon en fanfaronnant.
Pocahontas n’arrivait pas à détacher son regard de cet inconnu qui avait partagé sa vie pendant des mois entier. Un jour, il lui était apparu dans un champ de coton. Elle avait été intriguée par cet homme qui la regardait étrangement. Finalement, ils devinrent amis et il passa tout son temps avec son peuple. Elle avait alors à peine quinze ans. Mais un jour il disparut sans laisser de traces. Elle en avait été blessée et malgré les nombreuses investigations, jamais ils ne retrouvèrent sa trace. Maintenant, elle comprenait mieux.
Alors qu’elle le réprimandait de l’avoir laissé seule sans la prévenir, Nashoba revenait de la pêche. La vision de son vieil acolyte le fit blêmir. Poussant un cri de guerre amérindien il le surnomma par ce « Nayati » qui signifiait « guerrier ». L’accolade entre les deux était sincère et touchante. Pocahontas ne pouvait s’empêcher de rire et de les contempler avec douceur. Si ils avaient été inséparable avec la princesse, les deux garçons l’avaient été tout autant.
Ce fut le raclement de gorge de Mary qui ramena la brune sur terre. Voyant la mine renfrognée et froide de son époux elle s’attela à vite revenir vers lui et prendre sa main afin de le présenter :
- Nayati ! Nayati ! Viens que je te présente Gabriel Walker. Mon époux.
- Oui le fameux Isha, dit-il en venant tendre sa main avec un sourire amusé, enchanté de faire enfin ta connaissance. Kisos m’a tant parlé de toi. J’avais vraiment hâte de vous rejoindre.
- Tu es là pour combien de temps ? Tu restes avec nous j’espère ?
Pocahontas avait pris la décision sans même en parler à Gabriel. Il était tellement normal pour elle de l’accueillir qu’elle ne voyait pas le problème. Nashoba acquiesçait et confirmait la proposition de sa soeur mais Philippe secouait la tête en protestant :
- Non, accordez-moi un bout de terrain et je monterais un petit tipi avec mon matériel. J’ai du mal à dormir sur un lit.
- Oh comme je te comprends. L’odeur de la fumée dans un tipi me manque tout le temps mais je n’échangerais pas ma baignoire contre une rivière.
Ils riaient l’un et l’autre, complice alors que la brune et son frère le faisait entrer. L’invité se faisait présenter par les Powhatan alors que Garrett se joignait à la fameuse bande inquiété par les bruits. Il s’approcha de Gabriel qui semblait sombre et renfermé et lui donna un léger coup d’épaule :
- C’est qui ce gus ? Il a un drôle d’accoutrement non ? Tu veux que je le mette dehors ? chuchotait-il.
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 20:22 Répondre
La sensation particulière qui vous envahit lorsque vous voyagez dans le temps ne vous abandonne jamais réellement. Disons que Pocahontas se souviendra toujours de cette espèce d’aspiration qui vous envahit et ce désir de se laisser entraîner quoi qu’il en coûte. Et là, alors que Kisos disparaissait, elle se sentait elle aussi prête à partir. Mais le cri d’épouvante de Gabriel la retint. Elle avait du mal à se remettre de ses émotions, mais elle devait faire vite car la panique de son époux l’inquiétait. Non pas qu’elle n’avait pas peur pour Kisos mais elle avait une confiance nette en lui. Et c’est ce qu’elle tentait d’expliquer à son époux :
- Isha il va bien je te l’assure. Je suis persuadée qu’il s’amuse comme un petit fou et tant mieux. Laisse-le vivre.. N’aie pas peur sans arrêt. C’est toi-même qui m’a dit que tout irait pour le mieux.
Elle venant se blottir contre lui peu importe qu’il soit trempé. Embrassant tendrement sa joue, Pocahontas lui offrit un sourire qui vint à rapidement disparaître lorsqu’il évoque Missy. Cela ne lui ressemblait pas mais elle ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel alors qu’elle regardait leurs mains nouées :
- Je ne suis pas jalouse, dit-elle de mauvaise foi, je ne me compare pas non plus à cette femme car nous ne venons pas d’une même époque. C’est juste que.. C’est juste que je n’ai pas aimé cette manière qu’elle a eu de poser ses mains sur toi et de se jeter sur toi comme si vous étiez intime Isha. C’est quoi ce stupide surnom qu’elle t’as donné ? Gaby chou c’est ça ? Franchement.. Je n’avais qu’une envie, celle de lui arracher les yeux pour lui donner ensuite à manger.
Gênée, elle avouait quand même à demi-mot sa jalousie ce qui la perturbait. Elle avait toujours détesté cette part d’elle qui jalousait les femmes qui avaient partagées sa vie. Elle n’avait connu que lui dans son coeur et elle avait parfois peur qu’il ne lui ai pas tout dit pour la ménager :
- J’ai cru qu’un pic venait s’enfouir dans mon coeur et me pincer furieusement. Je n’aime pas ça, c’est tout. Et puis elle insistait tellement auprès de moi pour que tu travailles avec elle que oui ça m’a énervée.
Voilà, c’était dit. Pocahontas cachait son visage dans le cou du brun jusqu’à ce qu’il lui demande de veiller sur leur fils. La brune voyait bien l’inquiétude sur le visage de Gabriel quand elle était très confiante :
- Mon amour. Kisos va bien, j’en suis persuadée sincèrement. Tu dois avoir un peu foi en lui sinon il va sans cesse chercher ton approbation. Et puis.. Et puis je ne peux pas faire ça comme ça. J’ai besoin de mes bougies, de mes accessoires, de..
Le regard que lui lançait Gabriel lui confirmait qu’il la connaissait vraiment bien. Bien sûr qu’elle n’avait pas besoin de tout ça. Soupirant doucement, elle accepta de le faire pour le rassurer mais lui ordonna de ne jamais le dire à Kisos. Pour elle, il était primordial qu’il sache que ses parents avaient confiance en lui.
Se détachant du brun, elle vint s’asseoir en tailleur. Le dos droit, inspirant profondément, elle entrait rapidement en méditation. Avec les années, elle avait pris de l’assurance et la pratique ne pouvait que l’aider à se concentrer plus facilement. Inspirant toujours profondément elle cherchait au fond de son âme un moyen de rejoindre Kisos. Répétant inlassablement son prénom du bout des lèvres dans un murmure, elle se sentit partir. Sans s’en rendre compte, elle n’avait pas sentie que l’eau avait légèrement monté pour toucher ses pieds. A son contact, l’eau cessa de monter et Pocahontas sentit la présence de Kisos.
Elle le voyait et cela lui donna un tendre sourire. Son corps spectral suivait d’un pas tranquille ceux de son fils qui découvrait un monde étrange qu’elle en connaissait pas. La langue que les gens parlaient ne lui disait rien non plus tant le son était indistinct et cela l’intrigua :
- Il.. Il.. Il est dans un village.. Le village est petit.. Il semble reculé.. Je ne pourrais pas te dire quand ni où.. Il marche près de maisons en pierre.. Je vois la mer.. C’est la Méditerranée Isha ! Kisos est sur une île je pense.. Il regarde les gens.. Il sourit..
Protectrice, la jeune femme veillait sur son enfant mais se demandait bien si elle pourrait lui venir en aide si jamais il lui arrivait du mal. Cette idée l’inquiéta profondément mais elle tenta le dissimuler. Balbutiant, elle se reprenait alors qu’elle voyait leur fils se diriger vers des caves sombre :
- Il entre dans une sorte de grotte. Il devait y avoir des maisons à cet endroit. Les hommes portent des draps sur eux Isha.. Je crois que.. je crois que ce sont des grecs tu sais comme dans ton livre sur Ulysse. Ils ignorent Kisos, et il ne cherche pas à être vu. Il est discret.. Isha.. Il.. Il touche une pierre.. Je crois qu’il revient.
Pas manqué. Par magie, Kisos réapparu en émergeant de l’eau sauf que le petit ne savait pas nager. Pocahontas n’était pas encore revenue de son voyage spectral c’est pour cette raison qu’elle ne pu passer sauter pour le récupérer mais heureusement que Gabriel le fit. Revenant lentement à elle, Pocahontas se sentit tomber comme s’évanouir sur le sol. Il lui fallut un moment avant d’émerger. Ce fut la fraicheur des mains de Kisos et les quelques gouttes d’eau qui l’éveillèrent. Deux paires d’oeil bleue étincelant l’observait ce qui la fit sourire :
- Hello mes amours, murmurait-elle épuisée, je crois que nous devons vraiment rentrer. Je suis très fatiguée.. D’accord ?
Incapable de bouger plus de mesure, Pocahontas se laissa porter par un Gabriel qui semblait rassuré. Malgré la belle chaleur du soleil et le temps sec, la jeune femme tremblait de froid contre son époux. Elle lui dit se sentir gelée et cela l’inquiéta quelque peu mais elle ne voulait pas alerter le brun :
- Ki.. Ki.. Kisos.. Raconte-nous.. Raconte-nous ton périple.. demandait-elle curieuse.
- J’étais en Crête ! J’ai essayé de retrouver le Minotaure comme dans le conte que tu me racontais Duda mais je suis revenu à vous. J’étais déçu !
Cela fit sourire sa mère qui reconnaissait bien son petit garçon intrépide quand elle gelait sur place. Arrivés à la maison, elle sentit Gabriel si tendu qu’elle craignait de l’avoir mis en colère. Elle lui demanda un bain brulant ce qu’il lui offrit sans dire un mot. Triste, elle se retrouvait seule dans ce bain attendant qu’il revienne à elle. Lorsque ce fut le cas, elle relevait vers lui sa mine épuisée et lui confia ce qu’elle avait sur le coeur :
- Est-ce que parfois tu ne préférais pas que nous ne soyons pas.. différents des autres ? Toi qui aime tout contrôler.. Cela doit être frustrant de ne pas pouvoir nous protéger comme tu le voudrais je me trompe ?
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 12:01 Répondre
Après un délicieux petit-déjeuner en famille, Pocahontas alla se préparer pour le marché. Un bain, une robe de coton plus légère, ses cheveux longuement tressés, légèrement parfumée d’une touche d’huile de jasmin qu’elle avait fait, elle fut enfin prête. Non pas que la jeune femme soit la plus coquette de la maison mais elle aimait toujours être jolie pour Gabriel et encore plus lorsqu’ils sortaient en famille. Cette journée était très très fraiche mais les vents de l’ouest avaient dégagés les épais nuages des falaises. Un soleil éclatant rendait cette journée tellement agréable que Pocahontas ne pouvait s’empêcher de sourire.
Une fois Kisos et Gabriel prêt, ils partirent avec Charlotte au marché en emportant la fameuse liste de courses de Mary. Pocahontas avait absolument tenu à ce qu’elle se reposer après l’insomnie que la vieille femme avait eu. Ils descendaient le petit sentier qui menait au village où une profusion de monde se trouvait. Les bateaux de pêche étaient enfin rentrés après deux mois passés en mer. Les effusions, la joie, la fête tout était au rendez-vous. Kisos gardait près de lui Charlotte qui voulait tout voir, tout entendre, tout goûter.
D’un oeil, Pocahontas les surveillait tout en supprimant de la liste de courses ce qu’ils prenaient au passage. Ils n’étaient plus considéré comme des étrangers désormais. Se montrant régulièrement, les Walker avaient sut se rendre visible pour les habitants de Mallaig et la renommée du nom d’Anya et son titre aidait aussi un peu.
Passant devant le stand de Lila, Pocahontas ne pu s’empêcher de lui acheter deux petits savons. La française saluait Gabriel et se présentait enfin. Ils n’avaient pas eu le temps de faire connaissance :
- Votre épouse est ma meilleure cliente. J’ose espérer que vous aimez mes savons, demandait-elle en souriant doucement.
- Je ne sais pas pour mon époux mais moi je les adorent. Surtout ceux à la lavande.
Lila expliqua qu’elle vivait seule depuis la disparition de son mari et qu’elle avait besoin d’aide pour couper un peu de bois. Elle demandait donc si éventuellement Gabriel et ou Nashoba pourraient venir lui donner un coup de main. Au même moment, Pocahontas vint Kisos et Charlotte courir à travers la foule et disparaître. Ne prenant pas le temps de répondre, elle laissa son époux en compagnie de son amie et courut après les enfants. Les récupérant rapidement, elle gronda les deux petits chérubins qui s’étaient rués vers le guignol du village.
Rapidement, même si son dos lui tirait un peu, ils revinrent à Gabriel qui les cherchaient. Elle le rassura en expliquant qu’une étrange marionnette avait attiré l’attention des enfants :
- Mon amour, je vais m’asseoir près du petit parc. J’ai mon dos qui me tire mais finis les courses avec les enfants si tu veux. Tu me rejoins quand tu auras finis d’accord ?
Sur la pointe des pieds, elle embrassait le menton du brun avant de se diriger avec Charlotte qui tenait absolument à la suivre jusqu’au petit square. Au passage, elles prirent des spécialités écossaises qui étaient des mise en bouche avec du poulpe. Curieuses, elle goûtèrent ça assise sur un banc tranquille. Près d’elle se trouvait une petite fontaine qui émerveillait Charlotte. Et pendant que l’enfant parlait, Pocahontas souriait tendrement en repensant à ce futur que Gabriel avait sauvé.
- Vous êtes Madame Walker ? demandait une voix féminine près d’elle.
- Euh.. Oui, balbutiait Pocahontas surprise.
- Je me présente, Missy Mapple. Je voulais profiter de vous rencontrer pour vous demander si votre époux avait réfléchit à ma proposition.
- Votre.. Votre proposition ?
- Oui, celle de devenir mon associé dans un cabinet médical.
Pocahontas se sentait bête. Gabriel avait en effet parlé quelque fois de la médecine mais jamais d’une conversation avec cette femme. Prenant une seconde pour prendre le temps de réfléchir, la brune jeta un oeil sur Charlotte qui jouait avec l’eau en bougeant les nénuphars :
- C’est avec mon époux que vous devriez en parler je crois. C’est à lui que vous avez posé la question.
- Le problème c’est que votre époux m’évite et qu’il semblait avoir besoin de votre approbation.
- Ecoutez je crois que vous devriez-voir cela directement avec lui je..
- Gaby ! s’écriait Missy en venant se jeter dans ses bras.
L’amérindienne ouvrait grand les yeux ne comprenant décidément pas ce qui se passait. La doctoresse saluait chaleureusement et un peu trop prestement son époux. Une sourde et violente sensation de possession et de jalousie s’enroula dans l’estomac de la brune qui fronçait les sourcils. La fameuse Missy venait donc se présenter à Pocahontas en expliquant :
- Nous étions à l’école de médecine ensemble. Tu te souviens de ces quatre cent coups que nous faisions ? N’est-ce pas Gaby chou ? riait-elle avec exagération.
Kisos regardait son père surpris sans oser quoi que ce soit alors que Pocahontas fronçait, malgré elle, ses sourcils. Il y allait avoir une vraie explication en rentrant. Voyant que Missy parlait beaucoup en échangeant des souvenirs de leur école, la brune décida de se lever en tendant ses mains aux enfants avant de répliquer d’un ton assez sec :
- Nous rentrons, Sora se réveille et me fait mal. Passe un doux moment Gaby chou, ironisa-t-elle avant de commencer à marcher.
Ils rentrèrent tous les trois jusqu’à la maison. Ce n’était pas très loin donc ce n’était pas très compliqué pour eux. Ils posèrent les petites courses faites à Mary mais Pocahontas tournait en rond dans la cuisine en caressant son ventre. La gouvernante souriait amusée en observant sa protégée et répliqua :
- Qu’est-ce qui te tracasse petite fleur ?
- Tu connais une certaine Missy ? demandait-elle finalement en s’asseyant devant Mary.
- Oui je crois. Maria disait toujours que cette fille était toujours trop prévenante avec Gabriel. Qu’elle était follement amoureuse de lui. Mais je te rassure, ce n’était pas réciproque.
- Mh.. Je vais aller me balader un peu. J’ai besoin de profiter de ce soleil..
- Attend je vais venir avec toi.
- Non, non, non. J’ai besoin d’être un peu toute seule et de réfléchir.
Se retrouver seule pour calmer ses doutes qui prenaient une tournure beaucoup trop dramatique. Pour changer, Pocahontas suivit le petit sentier qui montait jusqu’à la falaise. Elle marcha quelques minutes en marmonnant avant de faire une pause. Assise sur un pic elle contemplait l’océan qui s’agitait avec puissance et destruction sur la roche mobile. La brune aimait ce spectacle, elle le détendait. En remontant encore un peu, elle vit une fente particulière qui lui donna envie de s’aventurer.
A croire que Sora aimait aussi car elle avait arrêté de bouger. En marchant encore un peu, se profilait une immense clairière dans la falaise ressemblant quasiment trait pour trait à une espèce de cenote. Les murs étaient recouvert d’une végétation dense et luxuriante qui donnait l’impression d’être dans un petit paradis caché. Sur certains endroits, on pouvait voir des symboles et des inscriptions qui ressemblaient à un vieil alphabet. Pocahontas était fascinée par cet endroit.
En s’approchant, elle se rendit compte qu’un petit escalier menait à ce petit lac naturel. Touchant l’eau, elle constata qu’elle était chaude. L’envie de s’y baigner était présente mais alors qu’elle allait se décider à plonger, elle entendit la voix de Kisos et de Gabriel l’appeler. Elle sortit donc de sa cachette ayant dans les cheveux quelques feuilles qui s’y étaient accrochées :
- Ma’ ! Tu étais où ? Duda est en colère que tu sois partie sans un mot.
La brune levait les yeux au ciel et suivait son fils qui l’amenait jusqu’à Gabriel qui cherchait vraisemblablement son épouse :
- Je vais bien arrêtez de vous inquiétez. Je ne suis pas faite en sucre les garçons. En revanche, je dois vous partager un endroit fabuleux et secret. Je suis persuadée que tu vas adorer Isha, expliquait-elle les yeux brillant d’excitation.
immarcescible, Posté le jeudi 18 novembre 2021 21:22 Répondre
La soudaine colère de Gabriel étonne Pocahontas. Elle ne cherchait absolument pas à le vexer ou même à douter de son affection. Craignant de l’avoir blessé, elle attendit qu’il finisse son haïtus pour s’approcher timidement de lui. Il lui semblait qu’il s’emballait beaucoup trop alors que lui-même avait les pires craintes à son égard et elle en eut rapidement la certitude lors de sa dernière question. Alors qu’il avait mis une distance nette entre eux, elle vint la combler en se rapprochant de lui pour caresser sa main qu’il avait posé sur la joue de la jeune femme.
Pendant qu’elle lui offrait le plus tendre des sourires, elle déposa un tendre baiser sur son menton puis ses lèvres. Elle du se rapprocher encore plus et décida de venir s’asseoir sur ses cuisses après avoir tenu son ventre qui lui pesait un peu au fil des jours. Enlaçant sa nuque, elle caressait sa crinière de jais en enfouissant ses lèvres dedans :
- Mon Isha.. Que tu es bête voyons. Tu fais tout parfaitement. Pour rien au monde je ne te changerais et je n’en demande pas plus de toi. Je t’assure, tu n’as rien à changer. C’est juste que j’apprends encore des choses sur les gens et que je me sens terriblement stupide sur la nature humaine et ton peuple.
Maintenant, elle lui avouait sa crainte d’être trop ingénue pour lui et que cela lui joue des mauvais tours. Posant son front contre le sien, elle regardait les mains nerveuses de son époux et les posa derechef sur son ventre pour qu’il sente les mouvements de Sora :
- Je n’ai pas été élevée dans un endroit où la cupidité et la jalousie régnait Isha. J’ai peur parfois que mon inexpérience me conduise à ne pas comprendre certains rouages de ta culture et de ton peuple. Lila disait l’autre jour une généralité sur les couples. Ce n’est pas de toi que je doute, jamais. Si c’était le cas crois-tu que je serais encore là à quémander sans cesse tes caresses et tes baisers.
Il avait toujours cette mine sérieuse et sombre. Pocahontas savait qu’elle allait devoir redoubler d’effort pour le convaincre. Prenant donc fermement son visage entre ses mains, elle le regardait avec plus de sérieux et de détermination comme à chaque fois qu’elle dit son prénom :
- Tu n’es pas compliqué Gabriel Walker mais tu es marié à une épouse spéciale pour le coup. C’est moi qui essaie de m’intégrer à ta culture et ce qui se fait ou pas. Tu ne peux pas savoir à quel point je t’ai attendu. Le truc, c’est que je n’attendais rien de la vie, si ce n’est continuer à prier les Esprits de la forêt et chanter avec Aponi. Mais pourtant tu es arrivé et tu as complètement détruit mes oeillères. Je ne rêvais de personne avant de te rencontrer parce que mon destin était de te rencontrer, de t’aimer. Je n’ai pas de vision de l’homme parfait et je n’en n’aurais jamais parce que j’ai trouvé mieux. Toi, mon amour.
La jeune femme déposait enfin un baiser sur les lèvres du brun qu’elle serrait contre elle malgré le ventre rond. Elle aurait voulu se mettre à califourchon mais la tâche aurait été trop laborieuse. A contrario, elle vint simplement caresser sa joue avant d’embrasser le bout de son nez tout en lui offrant un tendre sourire malgré son air coupable :
- Je suis terriblement maladroite par moment et j’en suis désolée. Mon intention n’était absolument pas de te vexer ou de te déplaire en rapportant les propos de Lila. C’est juste que.. c’est juste que je trouve fabuleux de voir que nous défions tous ce que les autres couples vivent. Je te fais une telle confiance mon amour que je ne ressens aucune jalousie. Je suis tellement amoureuse de toi que lorsque je te contemple je me sens enfin apaisée, à l’endroit où je dois être. Tu es mon foyer Gabriel Walker. Je te l’ai déjà et je le répète. Tu es ma maison et lorsque tes bras m’encerclent je sais que je suis là où je dois être.
Elle était mal assise contre lui même si elle aimait être dans ses bras. Il restait silencieux malgré tout ce qu’elle lui avait dit. Pocahontas n’insistait pas, sans doute lui aussi était épuisé se raisonnait-elle. Elle ne voulait pas croire qu’il puisse ne pas ressentir la même chose. Alors, elle vint se lever et prit sa main pour qu’il l’accompagna jusqu’à la chambre. Arrivés, Kisos avait pris toute la place sur le lit ce qui la fit rire. Délicatement, elle le fit rouler sur le côté du lit et vint l’enlacer en embrassant son front. Puis, elle sentit Gabriel venir les enlacer tous les deux en plaçant derrière son dos. Cela la rassura et la fit sourire :
- Ce que j’aime chez toi c’est ta force, chuchotait-elle, ton courage, ton ardeur, ta passion, ton imagination et ta détermination. Je suis amoureuse de toi depuis que mes yeux se sont posés sur toi Isha. Cela peut paraître complètement ahurissant mais c’était toi et personne d’autres. J’aurais pu t’oublier pendant sept années mais je n’ai jamais pu et tu le sais bien..
immarcescible, Posté le mercredi 17 novembre 2021 23:54 Répondre
Pocahontas s’était sentie ragaillardie par les nombreux baisers de Gabriel avant qu’il ne la couche. Mais quelle déception de le voir repartir sans avoir eu le droit à un vrai câlin. Elle se disait qu’il avait beaucoup de choses à préparer et organiser. Aussi, elle n’insista pas et se contenta seulement de se reposer.
L’arrivée de Kisos la fit sourire et lui donna du baume au coeur. La mère et le fils passaient un doux moment privilégié doux et singulier. Ils avaient toujours été très proche tous les deux et cela se ressentait. Elle aimait cette relation qu’ils avaient, surtout depuis qu’elle savait qu’il allait avoir une vie plus douce et tranquille.
Sans s’en rendre compte, la jeune femme s’endormit paisiblement sous les caresses de Kisos sur son ventre. C’est en pleine nuit qu’elle se réveilla et constata que Gabriel n’était pas auprès d’elle. Kisos était venu la rejoindre après diner car elle voyait une assiette chargée de pâtisserie près d’elle. Embrassant le front de son fils, elle se leva et regarda l’heure.
Il était cinq heures du matin. Elle avait tant dormi que cela se dit-elle surprise. Avançant jusqu’à la fenêtre elle contempla la vue dégagée sur la lande que le vent balayait avec douceur. Enfilant la veste de Gabriel, elle marcha dans les couloirs de la maison et le chercha.
Finalement, elle le trouva à l’extérieur, assis sur un petit banc de bois qu’il avait du construire avec Kisos. Pied nus, elle le rejoignit d’un pas léger en lui offrant un doux sourire malgré sa crinière dans tous les états. Venant se blottir contre lui, elle embrassait ses lèvres en caressant ses joues :
- Que fais-tu ici tout seul dans la nuit mon amour ? Tu pries tes esprits ? De quoi aurais-tu besoin ?
La brune l’observait avec attention avant de poser son visage dans le creux de son cou. Entrelaçant leurs doigts, elle souriait doucement en reportant à son époux la délicate attention de Kisos de raconter les vieilles légendes qu’elle lui avait appris ainsi qu’Aponi. Puis, elle lui évoqua son trouble en évoquant les terreurs nocturnes de Mary. En cherchant Gabriel elle avait surpris la vieille femme faisant discrètement le ménage dans les pièces de vie. Comme si ne pas dormir conjurait le mauvais sort :
- Isha. Depuis notre arrivée Mary dissimule bien des cauchemars mais elle ne dort plus depuis des semaines. J’ai essayé de lui parler mais elle ne veut rien entendre. Elle dit que parce que je suis enceinte je dois être « ménagée ». Mais je ne suis pas malade ! Et je veux l’aider. Mais je ne sais pas comment.. Peut-être pourrions nous l’aider comme tu m’as aidé à sortir de ma torpeur après notre retour d’Italie ?
La soirée était douce et les deux époux se blottissaient l’un contre l’autre. Pocahontas avait toujours aimé ces moments singuliers où ils se retrouvaient toujours seuls dans des endroit improbable. Elle aimait que tout soit un décor improvisé et pourtant si parfait. Embrassant les phalanges de Gabriel, elle murmurait avec douceur :
- Tu te souviens de la première fois où l’on s’est rencontré ? Tu semblais tellement lointain, inaccessible quand je ne voulais qu’une chose, tout connaître de toi. Mais tu semblais ailleurs, sans cesse. J’ai peur parfois que tu te lasses de moi Isha, avoua-t-elle, nous n’avons fait que de vivre l’instant présent jusqu’a maintenant. Et j’ai peur de ne pas être à la hauteur de ce que tu attendrais d’une bonne épouse. Lila, tu te souviens de la vendeuse de savon. Elle dit qu’une femme ne peut tenir son mari dans son lit et encore moins dans son coeur plus de deux années. Pourquoi les gens disent ça quand pour moi tu es dans mon coeur depuis toujours. Tu es mon évidence…
immarcescible, Posté le mercredi 17 novembre 2021 15:09 Répondre
Rassurée par ses doux mots, elle le gronda fermement en l’entendant évoquer sa vieillesse. Elle lui assura que jamais elle ne pourrait se lasser de lui et que si elle le pouvait elle vieillirait plus vite juste pour qu’ils ne soit plus inquiété de son âge. Après de multiples caresses et autres baisers, elle le veilla alors qu’il s’endormait avant de le rejoindre à son tour. Sommeil doux alors qu’elle était blottie contre sa chaleur impressionnante qui la rassurait toujours. Pourtant, c’est le froid qui la réveilla dans la nuit. Se tournant, elle ne sentit plus l’imposante carrure de son époux contre elle et cela la chagrina.
Elle se dirigea donc vers la cuisine où de la lumière apparaissait. Enfilant l’épaisse veste de Gabriel pour l’extérieur elle le trouva à grignoter le fameux cake. Silencieuse, elle le laissa manger avec appétit un moment un sourire en coin sur les lèvres. Sa si haute stature le rendait immense ce qui l’impressionnait toujours. Finalement, elle le rejoignit pour cette collation imprévue et lui donna un profond et tendre baiser.
Mais tout cela fut rapidement interrompu par la venue subite d’un Garrett paniqué. Que ce soit Gabriel ou Pocahontas, ils se levèrent tranquillement. Si le médecin qu’il était essayait de calmer le blond en panique, Pocahontas quant à elle préparait de l’eau chaude et des serviettes propre :
- Je lui prépare une tisane de camomille et de sureau Isha. Je te rejoins de suite. Souhaites-tu quelque chose avant d’y aller ?
Mais il était déjà partit. Cela la fit sourire tandis qu’elle finissait de tout préparer avec attention. Lorsqu’elle arriva dans la chambre elle sentit la nervosité des Ducs. La brune se faisait toute petite et apporta à Anya la fameuse tisane. Caressant sa nuque et son front, elle invoquait silencieusement ses esprits pour qu’ils lui viennent en aide. Elle savait que ce serait un accouchement difficile à cause de ses antécédents. Et ces derniers jours, elle avait porté l’enfant très bas :
- Bois un peu Anya. Tout va bien se passer mais tu dois te détendre. Le sureau va te donner de la force et la camomille te détendre. Tu te souviens de quoi je t’ai appris.. On.. Res.. Pire…
- J’ai si peur ! Si peur Pocahontas !
- Que.. Qu’est ce que je peux faire ? Bon sang Anya dis-moi !
Pocahontas sentit que la nervosité du blond atteignait forcément son épouse. Laissant Garrett examinait le col de la brune, elle prit de force le Duc par le poignet et le conduit dans le couloir pour lui expliquer calmement ce qu’il en retournait :
- Tu lui apportes encore plus d’angoisse Garrett. Va courir, va te défouler. Ensuite, tu iras emmener les enfants se promener au village d’accord ? Mais tu dois partir d’ici, Anya a suffisamment peur on ne doit pas en rajouter d’accord ?
Elle du mettre encore un petit moment avant de le convaincre totalement mais elle réussit. Une fois le père partit, elle pu revenir à Anya qui geignait de plus belle malgré qu’elle s’économisait grâce à sa respiration. Pocahontas près d’elle, lui tenant la main, elle l’accompagnait :
- Je ne suis pas bien assise comme ça.. J’ai si mal au dos.. soupirait Anya.
- Isha, laissons Anya bouger. Laissons-lui trouver la bonne position.
Mais Gabriel semblait sceptique à cette idée. Pocahontas insista en lui faisant les gros yeux ce qui ne fit qu’énerver de plus belle Anya qui n’était vraiment, mais alors vraiment pas de bonne humeur :
- Bordel ! Il faut que je bouge de là Walker où je te jure que je t’explose la mâchoire avec mon pieds.
- Respire Anya. On respire et on oublie la violence, tentait d’apaiser Pocahontas en posant une main réconfortante sur le front de la patiente.
Les deux ensemble, cela risquait d’être explosif. Aussi, Pocahontas prenait les devant en jouant le rôle de médiatrice. Elle obtint néanmoins la permission de son époux pour aider Anya à marcher un peu ce qui semblait la soulageait. Souriant doucement, la brune faisait un clin d’oeil à un Gabriel grognon ce qui l’amusait. La journée allait être longue, très longue se dit-elle.
Après une bonne journée, l’enfant vint à naître. Anya expirait épuisée et tremblante encore de douleur. L’enfant pleurait à vive voix dans la chambre alors que Pocahontas laissait Gabriel sortir l’enfant dont elle coupait le cordon. Nettoyant ensuite l’enfant, elle venait le poser sur la mère qui pleurait de joie malgré l’extrême fatigue qui la consumait. Incapable de tenir, Garrett arriva en furie dans la chambre avant de se diriger vers Anya qui riait, étincelante de bonheur :
- Je t’ai causé du soucis mon amour mais ton fils a bien été long. Souhaites-tu le rencontrer ?
- Anya.. Tu.. Tu me rends si heureux à cet instant.
L’émotion du blond était tel qu’il fit verser une larme à Pocahontas. En effet, il n’avait pas pu assister à la naissance de Charlotte, aussi, maintenant, il comptait bien se rattraper. S’assurant que Gabriel n’avait besoin de rien d’autre, elle sortit de la chambre pour leur laisser de l’intimité. Charlotte et Kisos jouaient dans le jardin pendant que Mary tricotait en les surveillant. Elle souriait à la jeune femme en la voyant revenir et lui demanda si tout allait bien :
- Un beau petit garçon Mary. Il a les yeux de son père et sa blondeur c’est amusant. Tout l’inverse de Charlotte.
- Il est né une belle journée. Regarde le soleil comme il est haut dans le ciel malgré ce mois de novembre.
Pocahontas hochait positivement de la tête avant d’embrasser le front de la vieille gouvernante. C’était devenue une grand-mère pour elle. L’affection qu’elle lui portait était profonde et attachante. Après avoir lavé les ustensiles de Gabriel, et rassuré les enfants, elle alla prendre un bon bain chaud. Ses membres étaient engourdis par tout le travail de la journée et Sora jouait à lui donner des coups de pieds. Dans le bain, elle se détendait et chantait de vieilles comptines amérindiennes. Se savonnant avec plaisir, elle n’entendit pas Gabriel arriver. Elle le surprit entrain de la regarder et lui offrit un tendre sourire :
- Alors ? Qu’est-ce que ça fait d’être à nouveau médecin, Monsieur Walker ? Cela vous-a-t-il manqué ?
La brune avait bien vu que Gabriel avait aimé cela et elle se doutait déjà depuis un moment que sa vieille vocation devait lui manquer. Elle n’avait pas osé lui en parler, parce qu’égoïstement elle voulait continuer de le garder uniquement pour elle. C’était si plaisant de l’avoir toujours à portée d’oeil. Rassurant même. Lui tendant la main, elle continuait de caresser son ventre avant de l’attirer près d’elle :
- Tu es si beau quand tu es concentré de la sorte mon amour. Mais je dois surtout te féliciter. Tu as fais un travail remarquable aujourd’hui. Tu peux être fier de toi tu sais. Tu as mis au monde le futur époux de notre fille. Tu es mon héros, chuchotait-elle contre ses lèvres.
immarcescible, Posté le mardi 16 novembre 2021 12:06 Répondre
L’histoire que lui raconte Gabriel sur son frère ne l’étonne guère. Les quelques mois lors de son retour en Ecosse, elle avait bien vue que son frère n’était pas un mari assidu et présent. Mais elle n’avait rien dit, ayant elle-même bien du mal à gérer sa relation avec son époux. Elle savait qu’il l’aurait renvoyé paître si elle lui avait donné le moindre conseil.
Soupirant doucement, elle se laissait aller aux mains experte de son époux qui massait son dos engourdi par la douleur de la grossesse. Sans s’en rendre compte, elle laissait des petits soupirs de contentement s’échapper d’entre ses lèvres en le sentant masser et appuyer sur ces points tendu. Agrippant les draps, elle mordait ses lèvres en lui suppliant de continuer. Il avait un don fulgurant pour l’apaiser, comme il l’avait fait avec Sora :
- Tes doigts sont guidés par les fées mon amour.. Ne t’arrête pas..
Néanmoins, elle vint à se tendre lorsqu’il évoqua son potentiel retour dans leur ancien village. Derechef, Pocahontas se redressa et tout le plaisir qu’elle avait eu à recevoir ses massages venaient de disparaitre. Se mettant debout devant le lit, nue, elle faisait les cent pas en le regardant les sourcils froncés. C’était une très mauvaise idée qu’elle ne voulait pas entendre :
- Non, non, non, non et non Isha. Je t’interdis de retourner là-bas. Nashoba va assumer ses erreurs et travailler pour rembourser ce qu’il a dilapidé. Il est hors de question que tu payes quoi que ce soit et encore moins que tu mettes ta vie en péril à cause de ses bêtises. Je te l’interdis tu m’entends ?!
Là, elle était loin la douce Pocahontas qui se laissait cajoler par son guerrier écossais. La panique se lisait sur ses traits. Au delà de la colère, elle avait terriblement peur de ce qu’ils pourraient lui faire au village si ils revoyait Gabriel. Posant une main sur son coeur qui tambourinait fortement elle devait rapidement se calmer. Mais la douleur de le voir disparaître à nouveau était plus forte, d’autant plus qu’elle ne faisait que de faire des aller-retours devant le lit sans regarder Gabriel :
- Tu m’avais promis de ne plus repartir. Je n’en peux plus d’être séparée de toi. En plus Anya devrait bientôt accoucher et je ne sais pas si pourrais m’en sortir toute seule. Non Isha, c’est non. Mon frère se débrouillera seule et tu peux me croire qu’il le fera parce que je ne lui laisserait pas le choix, comme je ne te laisserais pas le choix de me quitter.
Finalement, elle se laissait ramener vers lui, mais tout en gardant son air méfiant. Assise sur le bord du lit, elle reprenait ses exercices de respiration pour calmer Sora qui avait sentit la nervosité de sa mère. Pocahontas vint agripper le visage de Gabriel et le regarda dans les yeux comme pour lui faire promettre de ne pas partir :
- Jure moi que tu ne partiras pas. Ou alors pas tout seul. Je t’ai attendu quatre jours avec l’incertitude de te revoir, on avait dit que c’était finis. Mon frère ne m’écoutera peut-être pas mais je m’en fiche, il payera ses dettes Isha. C’est une question d’honneur tu m’entends ? Tu l’as dis toi-même, nous avons notre vie à construire ici.
Lentement, elle se radoucit, la Pocahontas furieuse laissait à nouveau place au calme et à la mesure. Mais elle était toujours paniquée à l’idée que Gabriel se mettre en danger pour la sauver ou sauver un membre de la famille. C’était plus fort qu’elle, encore plus que lorsqu’il s’inquiétait de ne pas la voir là où ils avaient rendez-vous. Venant s’asseoir sur le lit, le dos contre la tête de lit, elle caressait son ventre ce qui calmait l’enfant qui poussait en elle. Attirant Gabriel contre elle, elle venait poser son front contre le sien en caressant son nez du sien :
- Nashoba n’a jamais su être constant avec les gens qu’il aimait. Déjà adolescent toutes les filles lui couraient après et il se jouait d’elle. Je n’ai jamais aimé cet aspect de sa personnalité et je ne l’aime toujours pas. Comment peut-on se lier à quelqu’un et faillir à ses obligations, se demandait la brune qui observait son époux, tous les hommes ne sont pas comme ça n’est-ce pas ? Toi aussi tu voudras d’une femme plus jeune lorsque je ne serais plus attrayante pour toi ? demandait-elle inquiète.
immarcescible, Posté le lundi 15 novembre 2021 22:13 Répondre
Pendant que Pocahontas s’activait derrière les fourneaux elle ne pu s’empêcher de sentir son coeur gonflé de joie en voyant toute la famille réunie. Une famille faite de personnes perdues dans le temps mais qui s’était trouvé et qui s’aimait malgré le non lien du sang. La brune était touchée par ce tableau si singulier de les voir réunis et heureux d’être ensemble. Elle ne pouvait s’empêcher de repenser à ce que lui avait raconté Gabriel et ce qu’il avait vu dans le futur. Loin de la rassurer, c’était une promesse à laquelle elle croyait de toute son âme.
Après que tout le monde eut dîner, les filles restèrent à ranger. Millie ronchonnait en voyant les garçons s’enfuirent et ne pas aider Pocahontas qui avait tout géré toute seule alors qu’elle était enceinte mais la jeune femme la retint de dire quoi que ce soit. Gabriel était de retour et elle voulait vraiment passer une douce soirée sans le faire culpabiliser une fois de plus :
- Il prend déjà tout sur lui alors laisse le tranquille.
Mais elle fut rapidement rattrapée par les multiples questions d’Anya et les mots de réconfort de Mary. Pocahontas pris dans ses mains celles de la vielle femme et lui embrassa pour la rassurer :
- Je ne ferais plus de saut dans le temps. Et j’ai trouvé un moyen de pouvoir surveiller Kisos ne t’en fais pas. Nous ne nous quitterons plus jamais et nous allons vivre longtemps, très heureux, je te le promets Mary-jolie.
- Tu dis ça pour me rassurer mais je n’y crois pas, grognait la vieille femme.
- Non Mary. Je ne veux rien d’autre que de vivre tranquille et apaisée dans ce village auprès de ma famille. Il n’y a que cela qui m’importe.
La gouvernante vint embrasser le front de sa protégée et préféra remonter se coucher. Trop d’émotions pour elle ces dernières semaines, surtout avec la capture de Delphine. Même si elle ne voulait pas l’avouer elle l’avait très mal vécue et en faisait encore des cauchemars. C’était Kisos qui l’avait confié à sa mère en entendant en pleine nuit Mary crier à l’aide avant de se réveiller. Mais par pudeur, Pocahontas n’avait pas osé lui en parler. Elle attendait de le dire à Gabriel qui saurait lui parler.
Après avoir finis de tout ranger et nettoyer, Pocahontas aida Anya à monter avec Millie. Elles couchèrent les deux petits amoureux dans leurs chambres et elle leur raconta de vieilles histoires amérindiennes en faisant des ombres chinoises sur le plafond ce qui les faisait rires. Elle s’amusait à en inventer certaine comme à comparer Kisos à un petit poisson ce qui le faisait rêver. Une fois tous les deux endormi, elle descendit tranquillement pour préparer la tisane du soir de Gabriel. Elle allait lui apporter mais elle l’entendait parler avec son frère vivement.
Finalement, elle abandonna l’idée de les rejoindre et laissa en évidence la fameuse tisane brulante et le cake au caramel qu’il avait désiré. Toute la maisonnée dormait paisiblement. Elle en profita pour retourner dans leur chambre et changea les draps. Ils avaient pris la mauvaise odeur de Gabriel et elle voulait qu’il dorme dans des draps frais qu’elle avait parfumé au jasmin pour lui faire plaisir. Du moins, elle espérait. Puis, elle alluma quelques bougies avant de se dévêtir. Nue, elle brossait ses cheveux assise en tailleur sur lit en attendant que son amour arrive.
Elle venait d’ailleurs de finir de se brosser lorsqu’elle l’entendit arriver. Dos à lui, elle souriait en penchant sa tête sur le côté et lui adressa un doux regard :
- Tu veux bien finir de me brosser les cheveux ?
La jeune femme avait repris rapidement une douche fraiche et s’était lavée avec son savon préféré pour séduire une fois encore son époux qu’elle n’avait pas revu depuis des jours. Caressant son ventre bombé, elle souriait les yeux clos en sentant Sora donner quelques coups :
- Pose-ta main sur mon ventre. Tu as manqué à notre fille.. Elle est déjà aussi impétueuse et caractérielle que son père le savais-tu ? disait-elle taquine.
immarcescible, Posté le lundi 15 novembre 2021 19:02 Répondre
Elle n’était capable que de rire suite à la dernière remarque de Gabriel. Fourbue par le plaisir sauvage qu’il lui avait donné, Pocahontas se laissait aller à ses caresses et ses mouvements de bassin qui la rendait encore plus folle de plaisir. Se laissant tomber sur lui, elle souriait béatement, ton en agrippant toujours sa nuque. Elle déposait de léger et tendre baisers sur son menton et sa mâchoire avant de mordiller son cou :
- Pari tenu, répondit-elle taquine, si tu ne respectes pas cet accord je devrais te punir Gabriel Walker. Et crois-moi, tu ne veux pas être puni par ton épouse.
Elle ne sait pas comment, mais après tout ce qu’il avait vécu, il eut encore un peu de force pour le porter et l’emmener sur le lit. La brune se laissa transporter, savourant d’avoir son époux rien que pour elle contre son corps. Elle en frissonnait encore de plaisir en repensant à l’amour qu’ils avaient partagé dans ce bain. Encore une fois, l’eau était le lieu idéal pour leur rencontre sensuelle ce qui la fit rire de plus belle :
- Quand j’étais enfant, expliqua-t-elle en voyant Gabriel se demander pourquoi elle riait encore, je voulais être une fée de l’eau. Chez toi vous dites des sirènes. Je ne sais pas si tu te souviens mais.. mais lors de notre lune de miel j’avait été prié les esprits de l’eau pour qu’ils nous donnent un enfant. Peu de temps après tu m’as retrouvé dans l’eau et nous avons fait l’amour. Isha.. Je crois que les esprits de l’eau nous accompagnent et nous rendent fertiles.
La brune souriait, les yeux pétillant de joie en comprenant qu’ils avaient été bénis. Se redressant sur ses coudes, elle vint lui donner un profond et langoureux baiser tout en montant à califourchon sur lui une nouvelle fois. Elle souriait tellement, qu’elle ne pu s’empêcher de se redresser et de le contempler avec cette adoration qu’elle avait toujours eu pour lui :
- Tu es mon allumette magique Gabriel Walker.
Coupé dans son élan de l’embrasser de nouveau, elle entendait Kisos qui appelait sa mère. Il n’avait qu’une envie, dévorer les fameux cake qu’elle avait fait. Se redressant vivement, elle vint récupérer une vieille robe en coton qu’elle enfila avec vitesse. Une fois prête, elle tenta en vain de tresser ses cheveux mais abandonna. De toute façon, elle savait que Gabriel les préférait détaché. Se penchant vers lui, elle le couvrit de l’épaisse couette et lui donna un baiser sur le bout du nez :
- Dors mon amour, je viendrais te réveiller pour le dîner. Je te promets de te garder du gâteau.
C’est ainsi qu’elle disparut rejoindre les autres, les joues rougies par ce moment si sauvage et intense qu’ils avaient encore vécu. Tout le monde voulait savoir d’où il venait mais la jeune femme ne disait rien. Elle se contentait de leur rappelait qu’il était revenu et c’était le plus important. Ils passèrent le début de soirée à préparer un bon repas pour le retour de son guerrier et à l’heure de ce dit repas, Pocahontas envoya son fils chercher son père. L’enfant arriva et trouva son père endormit. Il ronflait un peu ce qui le fit rire. Accompagné de Charlotte, ils montèrent sur le lit et tapotèrent sa joue pour le réveiller :
- Duda. C’est moi Kisos ton fils. Et Charlotte ma fiancé, disait-il comme un enfant de huit ans.
- Oncle Gaby.. Tante Poca a fait des gâteaux et ton plat favori. Et j’ai même fait des biscuits avec elle à la cannelle.
immarcescible, Posté le dimanche 14 novembre 2021 19:33 Répondre
Blottie dans les bras de Gabriel, écoutant son récit, Pocahontas sentit son coeur se serrer de bonheur. Bouleversée par les larmes de son époux, elle posa instinctivement une de ses mains sur son coeur quand l’autre venait se caler sur sa joue pour l’essuyer de ses larmes. La vision si parfaite de leur famille réunie la soulageait et la bouleversait elle-aussi. Laissant quelques larmes s’échapper, elle venait déposer un tendre et passionné baiser sur ses lèvres avant de le remercier à voix basse. Son front était posé contre le sien alors qu’elle riait de bonheur en pleurant :
- Tu nous as tout sauvé Isha. Tu es mon héros depuis toujours.. Et tu le seras éternellement tu le sais ça ?
La jeune femme était rassurée mais aussi bouleversée par ce qu’il lui racontait. Elle avait encore mille et une question à lui poser, notamment sur leurs enfants, mais elle se disait que ce serait mieux pour plus tard. Cela l’amusait d’imaginer Gabriel avec des cheveux blanc, lui dont les quelques reflets argentés semblait déjà stressé. Pocahontas riait toute seule en le couvrant de baisers mais l’obligea à la lâcher un moment :
- Je te laisserais dormir toute la journée mon amour mais d’abord tu dois prendre un bain. Pardonne-moi mais tu sens très mauvais.
Sa moue désolée la rendait si adorable que cela du suffire à Gabriel pour se relever une autre fois. L’aidant, elle l’installa dans la belle baignoire installée peu de temps après leur arrivée et où Pocahontas fit verser de l’eau chaude. Une fois suffisamment remplie, elle vint s’asseoir sur le côté et lava son époux tout en le couvrant de tendre baisers. Elle venait à lui raconter les derniers jours ici et son envie de tout quitter pour le retrouver. Elle lui rapporta son intervention auprès du chaman de son peuple et elle espérait que c’était ce qui avait décidé son frère de parler Gabriel :
- C’était étrange de retourner là-bas. Comme si c’était un songe. Aponi avait toujours voulu m’initier au pouvoir des attrape-rêves mais je préférais courir dans les champs et aller m’amuser à trouver des plantes. Je pense que je devrais m’intéresser un peu plus à ces vieilles coutumes, qu’en penses-tu ?
Après cela, elle avoua à Gabriel avoir dit la vérité sur leur histoire à Anya. Elle craignait encore plus sa réaction car elle savait qu’il n’aimait pas que tout le monde sache leur histoire. Mais Pocahontas lui faisait suffisamment confiance pour ne plus avoir envie de mentir, surtout à ceux qu’elle appelait sa famille :
- Je n’en pouvais plus de t’attendre et Anya ne comprenait pas pourquoi tu avais disparu. J’ai eu ce toc de faire tous ces cakes et tout le monde s’inquiètait à me poser mille questions. Je n’y arrive pas sans toi Isha. Je suis perdue quand tu n’es pas là alors.. alors j’agis impulsivement. Tu m’en veux ?
Comme à chaque fois qu’elle faisait une bêtise, elle regardait Gabriel avec ses yeux désolé de merlan-frits. Elle avait cet air si adorable et coupable qu’il lui pardonnait généralement tout ce qui l’arrangeait bien entendu. Mais alors qu’elle allait se pencher pour lui donner un baiser, elle glissa dans le bain avec lui après avoir sentit sa main l’attraper pour qu’elle tombe. Surprise, elle poussa un hoquet en riant :
- Isha !
Elle lui jeta un peu d’eau en plein visage toujours en riant et s’en suivit une bataille d’eau monstre qui ruina la salle de bain. Mais elle s’en fichait. Son amour était là, plus rien ne lui importait. A califourchon sur lui, seul son ventre les séparait vraiment. Ses vêtements avaient gonflé avec l’eau mais elle restait pourtant sur Gabriel. Ses mains venaient encercler son visage et ses lèvres l’embrasser avec cette passion dévorante. Sa langue faisait le contour sensuel de la sienne et ses doux miaulements d’excitation lorsqu’elle le sentait lui rendre de tel baisers. A bout de souffle, elle murmurait en souriant en coin :
- Tu crois que nos nous anciens font encore l’amour ? Parce que je ne pourrais pas cesser de t’embrasser et de te toucher en vieillissant. Tu réussiras à suivre le mouvement ?
immarcescible, Posté le dimanche 14 novembre 2021 15:58 Répondre
Le quatrième jour avait arriver et Pocahontas ne cessait de tourner en rond. Pour contrer son ennui, elle avait comme promis, fait chaque jour un cake au caramel pour Gabriel persuadé que cela allait le faire revenir. Elle avait interdit à quiconque d’y toucher sous peine de subir son courroux légendaire ce qui en avait persuadé plus d’un de ne pas y toucher. Les gâteaux attendaient, tout comme Pocahontas qui passait son temps à regarder par la fenêtre anxieuse.
Anya avait voulu envoyer de l’aide à Gabriel puisqu’elle n’était pas au courant du voyage dans le temps. C’est alors que l’amérindienne lui expliqua tout, leur rencontre avec Gabriel et les pierres, le voyage dans le temps. Tout s’éclaircissait dans l’esprit de la jeune femme qui comprenait mieux l’obsession de son ex-époux à vouloir retrouver une épouse disparue au quatre coins du monde :
- Et là, il est retourné voir ton frère au XVIIe siècle ? demandait-elle sidérée.
Pocahontas acquiesçait en se tordant les mains. Elle n’en disait pas plus sur les voyages qu’ils avaient pu faire et le pourquoi du comment. De toute manière, Anya ne voulait pas en savoir plus. Mais il était clair que son regard et sa vision sur les deux époux avait considérablement changé désormais. Elle se sentait plus proche d’eux. Alors qu’elle allait poser une autre question, Kisos arriva en hurlant et courant. Garrett qui était non loin se précipita à sa suite avec Nashoba et allèrent jusqu’à la plage.
De tout son coeur, l’amérindienne souhaitait que ce soit Gabriel. Son coeur allait exploser lorsqu’elle vit soutenu par les deux autres géant de la famille. Elle se jeta près de lui et les aida à le poser sur leur lit :
- Isha.. Mon amour.. Tu es rentré.. Mon dieu.. Tu n’as rien ? Tu n’es pas blessé ?
Quelques larmes de joies s’échappaient de ses yeux quand elle palpait tout son corps pour s’assurer qu’il n’avait rien. Une fois qu’elle fut rassurée, elle vint prendre son visage entre ses mains et le couvrir de baisers. Les retrouvailles avec son amour était amusante pour ceux qui les observaient. Pocahontas malmenait d’amour son grand et bel écossais qui se laissait invariablement faire. Kisos rejoignait son père sur le lit à la suite de sa mère et embrassa sa joue aussi :
- Duda il était temps que tu rentres parce que Maa’ elle a fait pleins de cake au caramel mais on a pas le droit d’y toucher.
- Ton père doit se reposer Kisos, rétorquait Nashoba pour calmer le garçon.
- Mais après je dois faire plein de choses avec Duda. Pêcher, planter encore des arbres et il doit m’apprendre à porter le kilt.
Cela fit rire tout le monde qui décidèrent de laisser les deux amoureux ensemble. Kisos les quitta aussi, se laissant happer par Nashoba qui lui proposait de tirer à l’arc ce qui ne pouvait que plaire à l’enfant. Enfin seuls, Pocahontas pu vérifier à nouveau qu’il n’avait rien de cassé ou de blessé et se leva pour aller chercher une bassin d’eau. Elle frottait délicatement le savon au jasmin qu’il aimait tant et essuyait la crasse qu’il avait sur le corps après avoir retiré sa chemise :
- J’ai eu si peur que tu ne reviennes pas. J’ai eu si peur Isha.. C'est finis les voyages dans le temps. On fera attention à tout mais c'est terminé, je ne veux plus qu'on fasse de voyage, jamais.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 22:12 Répondre
La douleur de voir Gabriel partir la clouait sur le lit qu’ils avaient partagés quelques heures plus tôt. Les draps étaient encore chaud de leurs ébats et elle pleurait en le regardant disparaître. Mais il avait raison, il ne pouvait pas l’emmener, surtout dans son état. Elle avait tenté de le persuader de l’emmener. Elle aurait sut parler à son frère et il aurait sans doute était moins violent avec Kisos et Gabriel, mais ce dernier n’avait rien voulu entendre. Alors qu’elle essuyait ses yeux, la petite porte de derrière s’ouvrit. Son coeur se serra espérant le voir déjà revenir avec son sourire insolent mais non, c’était son Kisos. Son amour de bébé :
- Oh mon petit crapaud, viens ici de suite !
L’enfant riait et courait jusqu’à elle tout en sautant sur le lit. Blottis l’un contre l’autre, elle le serait dans ses bras tout en le couvrant de baisers et jouant avec lui aux petits chevaux et aux indiens ce qui le faisait hurler de rire. Quel contraste, se disait-elle en le voyant si jeune et innocent alors que quelques heures plus tôt elle était avec son double adulte et ses épaules voutées par la culpabilité :
- Je t’aime Kisos tu le sais n’est-ce pas ?
- Bah oui Maa’. Et moi je t’aime aussi fort que le soleil et la lune réunit ! Mais tu dois pas le dire à Charlotte sinon elle va pas être contente.
Cela fit tendrement rire la jeune femme qui fit une petite sieste contre son fils. Ce dernier la réveilla un moment plus tard puisqu’il parlait à Sora. Pocahontas souriait doucement en le regardant faire et le laissa toucher son ventre. L’enfant racontait les fameuses comptines qu’il aimait tant entendre et qu’il transmettait maintenant à sa soeur :
- Aponi elle dit que tu seras aussi jolie que l’esprit du printemps et que tu chanteras mieux que les oiseaux, expliquait l’enfant.
Pocahontas caressa ses boucles brunes qui avaient bien poussées et lui proposa de préparer le fameux cake au caramel. Tous les deux en cuisine, il lui rapporta avoir vu l’adulte de l’autre fois. Elle comprit aussitôt de qui il parlait et elle lui avoua simplement qui c’était :
- C’est toi mon chéri. Toi à l’âge de Isha.
- Je serais si grand que ça ? demandait l’enfant choqué en cessant de tourner la farine.
- Oui, oui. Comme ton père mon chéri.
- Mais je vais écraser Charlotte si je dois dormir avec elle. T’as vu comment elle est petite ?
Cela fit doucement sourire la brune qui pensait souvent à la même chose quand elle dormait avec Gabriel. L’impression d’être une petite sourie dans les bras de son éléphant. Elle secoua la tête en lui assurant que non et lui demanda donc ce qu’il lui avait confié. Ainsi, le vieux Kisos se sermonnait lui-même enfant ce qui la rassura. Ils avaient sans aucun doute une chance de s’en sortir maintenant et elle voulait y croire. Mary venait les rejoindre et Kisos aimait à lui raconter que lorsqu’il serait grand il serait immense avec des tatouages partout ce qui horrifia la vieille dame malgré le rire amusé du petit garçon.
La soirée s’avança et la routine s’installa. Pocahontas expliqua simplement que Gabriel était partit dans le village voisin pour une petite course et qu’il reviendrait bientôt. Mais il ne revenait pas. Anya venait s’assurer que tout allait bien et son amie lui assura faiblement que ça irait, que tout irait bien. La duchesse n’insista pas et Pocahontas vint s’isoler dans sa chambre.
Une fois seule, elle sortit ses bougies, ses coquillages et ses potions d’herbes. Elle n’avait dit la vérité à Gabriel sur les attrapes-rêves. Ils servaient aussi de liens magique entre les mondes et les époques. C’était Aponi qui lui avait appris cela il y a longtemps mais elle préférait courir à travers les champs que de pratiquer cet art ancestral. Elle devait y arriver et elle invoqua pour cela tous les esprits de ses ancêtres. Concentrée, bien entourée, elle invoqua donc les forces suffisamment puissante pour entrer en contact avec ce jeune frère vengeur.
Elle mit du temps, mais finalement, elle sentit que son esprit voyageait, voguait. Cette forte méditation et ce lien intangible avec l’autre monde était puissant et diminuait ses forces mais elle devait s’assurer que Kisos et Gabriel allaient bien. Finalement, elle se voyait marcher dans un camp et reconnu les sigles de son peuple. Elle marchait telle une ombre autour d’eux sans qu’on la reconnaisse ou qu’on la voie. Pourtant, lorsqu’elle arriva dans le tipi de guerre, elle sentit le regard du chaman sur elle. Blême, le vieil homme la reconnaissait. Il s’agissait d’un vieil ami de son père qui chavirait de son fauteuil sous le regard médusé de tous les hommes de l’assemblée :
- La voilà.. La.. La fleur.. La fleur entre deux ruisseaux… Par tous les esprits.. Mataoka.. Mataoka.. balbutiait-il en la montrant du doigt.
- Grand-Elan-Eclairé vous devez aider mon mari et mon fils. Ils sont venus en paix pour aider la femme de mon frère.
Le vieil homme écoutait la jeune femme qu’il avait vu grandir et qu’il voyait déambuler autour d’eux avec une grâce si élégante qu’il sentait son coeur se serrer et être oppressé. Il répétait mot pour mot à Liwanu qui ne comprenait pas :
- Elle dit.. Elle dit que Isha le Guerrier et Kisos Grand Guerrier au coeur pur sont ici en ami et veulent aider ta femme Liwanu en échange de la paix avec sa famille.
- Jamais ! Notre soeur nous a trahis !
- Non, elle a été vendue à Rolfe. Isha disait vrai..
Des murmures partout et encore. Pocahontas n’avait aucune idée de si cela fonctionnait mais elle s’approcha suffisamment du chaman pour poser une main sur la sienne et celle de son frère. Le jeune homme sentit la fraicheur d’un contact et sut que le chaman disait vrai :
- Elle dit encore que si ils ne reviennent pas vivant notre peuple sera maudit par la maladie et la misère. Liwanu tu sais que ta soeur avait les pouvoirs d’Aponi de prédiction. Tu dois écouter je t’en conjure. Laisse l’homme au visage pâle s’exprimer.
Le jeune homme réfléchit un moment et accepta. Il demanda à ce qu’on aille chercher les prisonniers et Pocahontas sut que Gabriel saurait trouver les mots justes pour se sauver. Elle disparue, tant les forces lui manquait et remercia le chaman qui pleurait. Les deux prisonniers furent mis à terre sans concessions sous le regard mauvais de tous les amérindiens réunis. Le chef, Liwanu observait Gabriel avec une haine féroce alors que le vieux chaman ne se remettait pas de ses émotions :
- Toi.. Isha le Guerrier. Ma soeur doit t'aimer d'une grandeur d'âme pour venir à nous à travers Grand-Elan-Eclairé. Puissante sorcière elle est. Ma soeur dit que tu es venu en paix ? Mais pourquoi aujourd'hui ? Que cherches-tu hormis la mort ?
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 17:24 Répondre
Tout ce qu’elle voulait c’était de rentrer chez elle et de cesser de courir à travers le temps pour sauver tout le monde. Elle voulait que tout aille bien, ne plus se poser de questions. Mais ça, elle ne pouvait pas le dire à Gabriel. Elle venait justement de faire une crise en exigeant que tout s’arrange. Mais est-ce que cela pourrait réellement s’arranger un jour ? Pocahontas vint simplement acquiescer à ce que lui avait proposé Gabriel et se blottie contre lui. La douleur s’estompait doucement mais elle restait malgré tout assise sur le banc en inspirant profondément.
Kisos semblait complètement dépassé, complètement tétanisé. Il balbutia en regardant son père :
- J’ai peur Duda.. Peur de rater, peur de te décevoir encore. Je ne pourrais pas le supporter.
Derrière ce grand colosse restait un petit garçon qui était terrorisé à l’idée de décevoir son père. Cela ému Pocahontas qui vint le faire venir près d’elle. Comme elle avait fait avec Gabriel peut de temps auparavant, il s’agenouilla devant elle et cacha son visage contre son jupon :
- Jamais tu nous décevras Kisos. Tu es notre sauveur, une fois de plus tu vas arranger les choses j’en suis persuadée et nous allons être les parents plus vigilants. Mais tu dois nous sauver encore une fois. Nous avons une confiance aveugle en toi depuis toujours.
La jeune femme caressait sa crinière comme elle le faisait avec Gabriel lorsqu’il doutait et qu’il était triste. C’était une manière tendre de lui assurer de son soutien et de son affection. Se penchant, elle déposait un baiser sur le sommet de son crâne et souleva son visage pour contempler ses traits tirés par l’inquiétude :
- Si tu savais à quel point on t’aime Kisos. A quel point on t’as attendu. Tu es le miracle qui ne devait jamais arriver. Je sais que l’on t’en demande beaucoup mais tu ne dois pas abandonner. Pas maintenant.
C’était des paroles d’encouragement pour elle aussi mais son fils les entendit et se sentit plus fort, plus capable. Il offrit un sourire tendre à sa mère et caressa sa joue en murmurant en amérindien :
- Tu as toujours été ma force maman. Merci pour tout. Je t’aime tellement.
Puis, il se décala vers son père et vint s’agenouiller devant lui aussi. Il venait faire amende honorable de toutes ces années où ils s’étaient déchirés. Il profitait de cette occasion pour s’exprimer à lui dans la plus douce des révélations :
- Je suis désolé pour toi Duda. Je te jure de tout arranger. Mais j’ai besoin de ton aide. J’ai toujours eu besoin de ton aide, jamais ça ne changera. Tu as été un merveilleux père, plus que ce que tu ne le crois car tu as toujours voulu nous protéger, à ta manière. Mais je ne le comprenais pas. J’aurais souvent envie de te crier dessus et envie de t’en vouloir mais au fond de moi je savais que tu m’aimais et que tu faisais ça pour moi.
Comme sa mère lui avait appris des années et des années plus tôt, il lui fit le signe d’honneur des guerriers amérindiens. Se penchant sur lui, il vint hésiter mais posa quand même la question :
- Duda. Je sais que c’est particulier mais.. mais je vais avoir besoin de toi pour convaincre Liwanu. Accepterais-tu de m’accompagner ? Sa femme est gravement malade et elle mourra mais.. mais si tu la sauves, sans doute cela changera-t-il le cours du passé ?
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 15:57 Répondre
Toutes ces révélations anéantissait le coeur de la jeune femme qui sentait un poids immense sur son coeur et ses épaules. Imaginer sa vie sans Kisos était impossible, comme son double du futur avait-il pu accepter une telle chose ? Comment sa propre enfant avait-elle pu l’abandonner et la renier aussi aisément ? Et savoir que Gabriel était mort alors qu’elle vivait la révulsait. Pocahontas se sentait mal.
Elle avait besoin de bouger alors qu’elle tremblait. Des larmes qu’elle ne savait contenir s’échappaient de ses yeux alors qu’elle secouait la tête en faisant les cent pas devant son époux qui semblait terriblement affligé :
- Non, non, non et non Isha. C’est impossible. Si ce que tu racontes est vrai Kisos n’est pas responsable mais mon peuple.. Mon peuple qui me hait.. Mon dieu.. Comment est-ce possible ?
Elle se sentait encore plus apatride, isolée dans un monde où elle ne se sentait plus admise. A cause d’elle, de son peuple, sa famille se retrouvée brisée. Pocahontas se tirait les cheveux comme pour espérer qu’une solution surgisse finalement, mais rien ne venait si ce n’est la douleur de savoir l’avenir :
- On doit arranger les choses ce n’est pas possible Isha. Je ne pourrais pas supporter de savoir et de ne rien faire. Je ne pourrais pas vivre comme ça. On doit trouver une solution. C’est notre fils.. Notre Sauveur tu te rappelles ?
Se jetant à genoux devant Gabriel elle l’implora qu’ils devaient trouver une solution. Elle avait besoin qu’il l’a rassure, qu’il lui promette qu’ils resteraient soudés alors que ne cessait de tourner dans son esprit la profonde tristesse et solitude qui s’emparait de son âme et celle de son double. Tout ce qu’elle avait toujours craint s’avérait juste. Gabriel mort et elle enfermée quand toute sa famille avait été désintégrée. C’était pire que ses cauchemars. C’est l’Enfer dont ne faisait que parler Mary.
Kisos arriva dans le jardin et trouva sa mère devant son père anéanti. Cette image lui rappela celle violente du jour de ses quinze ans où justement elle avait supplié son époux de pardonner à leur fils ce qu’elle-même ne jugeait pas comme sa faute. Mais Gabriel avait été inflexible et n’avait pas pu lui pardonner d’où le départ du jeune homme à la plus grande douleur de sa mère. Il vint donc se rapprocher d’elle et caresser son dos en s’excusant encore et encore :
- Je ne voulais vraiment pas ce qui c’est passé. Je ne pouvais rien contrôler. Maa’, Pèr.. Duda, pardonnez-moi encore, disait-il avec émotion.
- Mais enfin Kisos il n’y a rien à pardonner.
Pocahontas venait l’enlacer à son tour en le serrant contre elle avec le peu de force qu’il lui restait. Cela devait être anodin surtout lorsque l’on voyait ce colosse si ému de voir sa mère pleurer encore et encore à cause de lui. Il regardait son père du coin de l’oeil qui semblait réfléchir. Il avait toujours eu cette lueur dans le regard lorsqu’il était perdu et qu’il cherchait une solution. Mais Pocahontas ne le voyait pas, elle ne pouvait s’empêcher de contempler son fils qui laissait quelques larmes couler :
- J’ai toujours mal fait les choses. Je suis désolé Maa’, je me croyais assez fort pour te protéger mais je n’ai su être aussi fort que Duda. Même quand il est mort et même quand tu as commencé à devenir.. à devenir..
Il n’osait pas dire le fameux mot que son père refusait d’entendre. Parce qu’il n’avait pas osé lui avouer mais après le rejet des siens de Pocahontas, elle avait sombré dans une certaine folie qui lui faisait entendre des voix. L’éclatement de la famille n’avait rien arrangé, mais Gabriel s’était occupé toute sa vie de sa femme un peu illuminé comme disait poliment les gens du village :
- Tu es devenue malade Maa’ et je ne pourrais pas supporter de te voir à nouveau dans cet état. Je n’aurais jamais du vous dire tout ça.
- Mais nous pouvons changer les choses maintenant Kisos !
- Non, vous ne pouvez pas. Ce ne serait pas bien.
- Tu te fous de nous ou quoi ? Tu nous fais des leçons de morale sur la modification du cours du temps mais pour sauver ta femme il n’y a aucun problème ?
Pocahontas devait folle de rage en voyant qu’il était aussi inflexible que son père. Se relevant, et essuyant ses larmes de ses joues elle sentait la colère l’envahir après toutes ces larmes et toutes ces peurs. Relevée, elle faisait face aux deux Walker et ne pu s’empêcher de s’épancher sur eux :
- Au diable vos égaux les Walker ! J’en peux plus de vous et de vos décisions inflexibles ! Voyez à quoi ça nous amené de vous écouter stupides mâles ! Je peux vous assurer que je vais reprendre le cours des choses et que nous vivrons tous heureux ! Je l’exige ! J’ai pas parcouru des siècles et des siècles, un océan pour voir les personnes que j’aime plus que ma propre chair se détruire vos m’entendez ?! Je ne l’accepterais jamais !
Reprenant son souffle, elle posait une main sur son ventre qui lui tirait encore un peu. Elle dut se tenir à l’arbre, gémissant de douleur alors qu’elle geignait un peu :
- Vous.. Vous.. Je vous aime tellement que je ferais n’importe quoi pour vous sauver bande de têtes de mules ! continuait-elle malgré la douleur.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 14:01 Répondre
C’est avec une douce attention que Pocahontas présentait les jumeaux à Charlotte. Les deux bébés semblaient reconnaitre leur mère qui pleurait de joie et de fatigue en les tenant dans ses bras. L’amérindienne était particulière émue de rencontrer ses petits-enfants et surtout de voir que Charlotte et Kisos est une histoire qui fonctionne depuis toujours. Oh que oui elle en était heureuse.
Pourtant, les questions que s’étaient posées Gabriel lui revenait en mémoire et une sorte d’inquiétude la submergea. Pourquoi en effet se retrouvaient-ils ici tout seul et loin de tout le monde. Où se trouvaient tout le reste de la famille. Jamais ils n’aurait laissé leur fils et Charlotte dans une telle détresse surtout si elle attendait des jumeaux. La brune observait avec une lueur inquiète sa belle-fille qui allaitait satisfaite :
- Charlotte.. Explique-moi, commença-t-elle, j’ai du mal à croire que nos nous de votre époque vous aies lâchés. Et pourquoi m’as-tu dit tout à l’heure que Kisos ne voyageait plus ? Pourquoi il se serait disputé avec son père ?
- Kisos m’a fait promettre de ne rien te dire tante Pocahontas.
- Il s’est donc passé quelque chose de grave pour que tu ne veuilles rien me dire.
La jeune mère opinait positivement de la tête en se sentant coupable de rester silencieuse. Au fond d’elle, elle espérait que les choses puissent être modifié. Et c’est ce qui la poussa à finalement s’ouvrir auprès de sa belle-mère :
- Kisos et oncle Gabriel se sont violemment disputés parce qu’il lui a interdit de voyager. Mais Kisos n’en n’a fait qu’à sa tête.. Il avait beau expliquer à son père que c’était plus fort que lui et qu’il ne le contrôlait pas toujours mais oncle Gabriel ne voulait rien entendre. Alors, après plusieurs recherches, il a réussit à contrôler certain voyages en prenant de l’opium.
- Est-ce que.. Est-ce que Kisos se drogue ? demander sidérée sa mère en contemplant la fameuse seringue qui devait sûrement l’aider à ne pas voyager.
- Oui. Il est ce que l’on appelle un « sensitif ». Il est lié à certaines personnes et certains lieux d’où son besoin irrépressible de voyager. Toi et oncle Gaby avaient étés réunis pour ça. C’est pour ça que vous n’avez jamais pu vous séparer malgré la fameuse dispute lors des quinze ans de Kisos.
- Dis moi ce qui c’est passé Charlotte. Je dois savoir et empêcher qu’une telle chose arrive. C’est encore possible tu sais..
- J’ai promis à mon mari de ne rien te dire. Il savait que tu essayerais de me faire parler.
Pocahontas soupirait et se sentait terriblement mal. Elle ne répondit pas à Charlotte acceptant qu’elle honore sa promesse et préféra évoquer les enfants. Ils n’avaient pas encore décidé des prénoms et ils n’avaient encore aucune idée de comment ils allaient les appeler. Mais ils avaient déjà des caractéristiques particulières :
- La petite fille a les cheveux ondulés comme son père lorsqu’il est né. Et le petit garçon porte la même tâche de naissance que Gabriel entre le pouce et l’index.
Charlotte était fatiguée, alors Pocahontas posa les bébés près d’elle pour qu’ils dorment paisiblement contre leur mère sous couvert d’être protégés par les coussins. Ils ne bougeraient pas. La jeune femme en profita pour sortir un peu et prendre l’air. Le jardin était magnifique et des multitudes de fleurs avaient poussés. Elle était heureuse de revoir Kisos et de rencontrer ses petits-enfants, pourtant, un sentiment étrange de tristesse l’enveloppait. S’installant sous un arbre et sentant son ventre la tirer, elle vint méditer un moment. Lorsqu’elle partait en méditation, Pocahontas n’avait plus conscience du temps qui passait.
Finalement, lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle sentit un grognement dans son ventre lui rappelant qu’elle avait faim. Mais surtout, assis face à elle se tenait Gabriel dont le regard lointain la perturbait. Sa méditation n’avait rien eu de reposant, si ce n’est canaliser toute cette tristesse dont elle ne connaissait pas la source. Quelque chose avait envahi cette maison et cette famille qu’elle ne comprenait pas mais qui était pire que négatif. S’approchant de Gabriel, elle vint s’installer près de lui pour caresser sa nuque. Elle le regardait avec attention, cherchant à connaître les réponses de ses pensées :
- Je sens que tu sais des choses mais que tu hésites à me les dire. Isha, je sais que quelque chose ne va pas. Charlotte m’a parlé d’une dispute. Kisos se drogue pour ne plus voyager et.. et tu as raison. On aurait jamais laissé les enfants seuls ici. Où sont tous les autres ? Je n’y comprends plus rien, demandait-elle d’une voix tremblante.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 01:05 Répondre
Pocahontas avait une totale confiance en Gabriel et son jugement de médecin. Jamais elle ne douterait de ses compétences ou encore de ses capacités. Il aimait son métier et il était excellent. Pourtant, elle avait peur à ce moment là qu’il ne sache pas différencier la médecine et le corps de Charlotte. Aussi, lorsqu’elle le vit exercer une épisiotomie, elle se raidit et blêmit. Heureusement, le bébé sortit et il le sauva. Alors, sans attendre un moment elle sortit avec le premier bébé mais Kisos persistait à vouloir rester. Comme elle s’y attendait, Gabriel faisait sortir tout le monde de la chambre au grand dam de son fils qui se retrouvait devant une porte close.
Quelle émotion de tenir dans ses bras les enfants de son fils qu’elle ne rencontrerait que bien des années plus tard. Elle les lavait et les langeait d’un linge chaud avant de les déposer avec douceur dans un petit couffin qui lui rappelait étrangement quelque chose :
- C’est père qui l’a fait. Pour Sora quand elle est née, expliquait Kisos en s’approchant de sa mère en larmes.
- Oh mon trésor..
La mère n’était jamais loin et elle se jeta contre son géant de fils qu’elle enlaçait avec douceur. Ses bras n’étaient plus assez grand pour le tenir contre elle et elle aurait voulu en pleurer tellement c’était frustrant, mais elle ne pouvait pas lui infliger une telle peine. Elle l’attira jusqu’au petit fauteuil et l’incita à regarder ses enfants :
- Regarde comme ils sont beaux. Je me souviens de ta naissance. Tu babillais. Tu ne criais pas. Tout le monde croyait que tu étais possédé mais moi je savais que tu avais déjà ce pouvoir si particulier pour communiquer.
Tendrement, elle caressait sa nuque et sa crinière émue de le voir père alors que lui-même semblait douter de tout. La jeune femme embrassa sa tempe en souriant avec douceur ce qui fit rire son fils. Il avait un rire grave et tendre qui faisait palpiter son coeur. Au même moment, Gabriel fit son retour et annonça la fameuse nouvelle. Pocahontas le regardait avec surprise mais comprenait alors que Charlotte ne devait pas être en si bon point. Kisos se levait et se dirigeait aussitôt vers sa femme mais il s’arrêta devant son père pour le saluer :
- Merci père, disait-il sur un ton solennel, merci de l’avoir sauvée.
C’était la seconde fois qu’il l’appelait ainsi et cela surpris sa mère qui ne comprit pas. Elle fit signe à Gabriel de la rejoindre et ils contemplèrent les bébés qui babillaient comme leur père à sa naissance ce qui la fit sourire. Blottie contre son époux, elle lui expliqua la même histoire qu’à Kisos et vint embrasser sa joue en caressant sa main :
- Dis moi qu’elle va s’en sortir Isha. Kisos et Charlotte c’est une vieille histoire.. Je n’imagine même pas un destin si funeste pour les deux. Ce serait trop horrible.
Puis, discrètement, elle se pencha sur les bébés qui cherchait sans doute à manger auxquels elle donna ses auriculaires pour contenter leur petit estomac pour le moment. Cela la faisait doucement rire et elle en profita pour contempler Gabriel :
- A-t-on avis où est-ce que tu crois que nos nous du futur sont partis en vacances ? Je rêverais de voir cette France dont tu parles tant. Et retourner chez moi aussi. L’Amérique et ses paysages. Tout a certainement changé non ? Tu crois qu’on pourra faire tout ça un jour quand les enfants seront plus grand ? Je n’ose rien demander à Kisos de peur de modifier le passé.
immarcescible, Posté le vendredi 12 novembre 2021 11:28 Répondre
L'inquiétude de Gabriel était légitime, son épouse l'entendait tout à fait. Néanmoins, elle tentait de lui expliquer que réguler n'aiderait jamais leur fils à se sentir en liberté. C'était ainsi qu'elle-même avait été élevé et elle craignait que leur différence d'éducation ne les poussent à se disputer sur l'avenir de Kisos. Soudain, Pocahontas sentie le vent se lever et le battement de son coeur s'accélèrer. La même sensation que lorsque les pierres l'appelait. Elle prenait peur mais ce fut Gabriel qui fut le plus rapide. L'épaisse silhouette de leur fils apparaissait près d'eux et cela la fit sourire lorsque son époux était livide. Il ne reconnut pas de suite Kisos et il tentait de protéger la jeune femme de ce colosse à la mine inquiète :
- Kisos. Que se passe-t-il ?
Gabriel était suffisamment choqué pour ne pas oser répondre mais Pocahontas réagit aussitôt. Prenant la main de son époux, ils traversèrent la falaise et atterrirent sur la même plage sur laquelle ils étaient. Remontant le petit chemin, ils purent constater que la maison et le jardin avaient changé. En effet, ils avaient bel et bien remonté le temps. La nouvelle de la grossesse et de l'accouchement imminent de son épouse troublait quelque peu sa mère qui ne se sentait pas prête à de telles informations. Son fils ayant lui-même des enfants la perturbait quelque peu. Pourtant, lorsqu'ils arrivèrent dans le salon, ils virent une Charlotte tétanisée et qui souffrait sans savoir quoi faire :
- Par tous les esprits, murmurait Pocahontas troublée.
Très vite, elle donna des consignes à son fils comme une bassine d'eau chaude et du linge propre. Elle n'osait pas demander où se trouvait les outils de Gabriel pour travailler mais Kisos pensa à ramener la fameuse malette de travail de son père. Il y avait de nouveaux instruments de médecine et Pocahontas laissait son époux les regardait avec sidération. Pendant ce temps, elle constatait que la cuisine contenait maintes et maintes choses qu'elle avait certainement du préparer. Elle félicitait son double ancien et pris dans sa reverse des plantes et autres tisanes pour calmer la douleur de Charlotte. Revenant à elle, la brune lui proposa un bain :
- Isha, ça la détendra et ça évitera qu'elle perde trop d'énergie.
Avec l'aide de Kisos, ils la soulevèrent avec précaution jusqu'au bain chaud et la déposèrent. Elle soupirait un peu plus d'aise et semblait savourer la sensation rassurante du bain chaud. Pocahontas caressait le front de la jeune femme qu'elle avait vu encore quelques heures plus tôt si jeune. Les garçons sortaient de la pièce un moment et cela sembla faire délier la langue de Charlotte qui n'avait pas encore vraiment parler :
- Alors Kisos l'a encore fait.. Il m'avait promis de plus voyager, grognait-elle en sentant une nouvelle contraction.
- Pourquoi dis-tu ça ? Tu lui as interdit ?
- Non, vous. Depuis l'incident de ses quinze ans et la dispute monstre avec oncle Gabriel il n'a plus voyagé.
Pocahontas se redressait surprise d'une telle révélation. Elle ne voulait surtout pas savoir ce qui s'était passé de peur de vouloir modifier le passé. Ainsi elle ne demanda pas d'autre information et se contenta d'éponger son front tout en récitant les comptines amérindiennes que Charlotte aimait enfant. Cela la faisait sourire et elle les récitait avec elle jusqu'à ce que Gabriel arrive. Le travail commençait pile à ce moment là :
- Je t'en supplie papa, sauve-la. Sauve-la elle même si les enfants ne peuvent pas survivre.
- KISOS LA FERME ! NE DIS PAS ÇA OÙ JE TE JURE DE TE COUPER LES COUILLES AVEC MES DENTS T'AS COMPRIS ??
Charlotte n'était vraiment pas fine ce qui fit sourire Pocahontas. Cela eut au moins le mérite de faire taire le jeune homme qui faisait les cent pas dans la chambre d'à côté. Elle ne répliqua pas se contentant de lui redonner un peu de tisane alors que la jeune femme gémissait de douleur et de honte :
- Non, oncle Gaby je ne veux pas que tu me regardes comme ça. C'est gênant..
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 23:34 Répondre
Sa moue boudeuse la faisait toujours sourire. Kisos faisait la même mais il était un enfant. Gabriel lui avait quarante ans. Pocahontas riait doucement en le voyant faire et l'attira contre elle pour le rassurer et lui promit qu'ils vieilliraient vieux ensemble désormais. Blottie contre lui, elle le laissait continuer de caresser ce ventre qui l'accompagnait alors que la petite donnait d'autres petits coups. On pouvait voir par moment des traces de mains ou de pieds ce qui la surprenait toujours. Puis, le brun évoqua un parrain et une marraine. A la tête qu'elle fit, il lui expliqua et elle trouva le concept très bien. Acquiesçant, elle approuva sa décision :
- Ils seront toujours bien entourés désormais. J'aime savoir qu'il y a du monde ici tu sais.. Savoir qu'on vit tous ensemble et qu'on forme une famille.
La brune avait toujours grandit avec beaucoup de monde autour d'elle et souvent elle avait eu peur de s'ennuyer ou de trouver le temps long sans Gabriel et Kisos près d'elle, surtout dans l'ancien village où elle n'avait aucun amis. Ici, c'était différent. Les gens étaient différents et lui donnait l'impression de faire partie d'un ensemble hétérogène mais bienveillant. Embrassant le menton de Gabriel, elle vint par la suite se redresser pour prendre un bain. L'eau du bain du brun était encore chaude et elle profita pour se laver rapidement. Une fois fait, elle chercha de quoi se vêtir et lui sourit en voyant qu'il lisait la lecture qu'elle avait lorsqu'il était dans son bain :
- Tu veux aller faire cette balade ou tu es vraiment passionnée par les mots de Miss Shelley ?
Finalement, ils sortirent de la chambre après ce moment de tendresse et de complicité. Ils prirent le petit chemin qui donnait sur la porte de la chambre et Pocahontas l'entraina dans la petite crique où elle trouvait toujours ses coquillages. Elle en avait fait des sortes de carillons ce qui donnait de jolies mélodies à l'extérieur de la maison. Ces derniers jours, elle en avait même offert à certaines personnes du village qui avaient trouvé le système ingénieux et adorable. Ils ramassaient des coquillages alors qu'elle chantait des comptines amérindiennes. Le temps était doux, il y avait peu de vent. Alors qu'ils faisaient une petite pause, ils s'assirent sur un rocher face à l'océan déchaîné :
- J'ai peur parfois pour l'avenir de Kisos, avoua-t-elle enfin, ses dons sont fulgurant et il devrait pouvoir les exploiter. Mais en lui interdisant on créé une frustration.. Je ne suis pas certaine que c'est la meilleure solution.
La mine et le regard de Gabriel lui firent comprendre qu'il n'était absolument pas d'accord avec elle et aussitôt elle s'expliqua. Elle voulait vraiment avoir une conversation sérieuse sur le sujet, sans que le brun s'énerve où qu'il s'entête :
- Tu le sais mieux que quiconque Isha. Quand tu interdis quelque chose à un enfant il devient encore plus irrésistible pour lui de satisfaire ce désir. Et puis on ne sait pas de quoi est fait l'avenir. Il faut qu'il avance, c'est son destin mon amour. On ne peut pas toujours garder les gens qu'on aime près de nous. Regarde.. J'ai bien été amené à toi. N'est-ce pas une belle preuve que les Esprits sont avec nous ?
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 22:57 Répondre
La brune ne pouvait s'empêcher de rire et de pleurer émue de voir Gabriel aussi attentif et concerné par ce moment si particulier. Son ardeur n'était plus là, ce n'était pas grave. Elle ne pouvait s'empêcher de rire et de l'embrasser pour le rassurer. Caressant ses joues alors qu'elle est de nouveau sur lui à califourchon, elle lui donnait de tendre et langoureux baisers en se pressant contre lui :
- Oh mon amour, ce n'est pas grave. Tu sais, j'ai tellement rêvé de pouvoir partager ce genre de chose avec toi lorsque j'attendais Kisos, expliquait-elle avec émotion en essuyant ses larmes qui coulaient, et maintenant tu es là et tu vas tout partager avec moi. Je me sentais si seule pendant cette première grossesse. Mais j'ai une famille qui m'entoure et veille sur moi. Je suis tellement heureuse Isha. Tu ne peux pas savoir à quel point.. Merci d'être venu me chercher. Merci d'avoir gardé espoir et d'avoir cru en nous.
Pocahontas était loquace, comme si le coup de la petite était bien la preuve qu'elle allait bien et que tout allait s'arranger ici à Mallaig. Finalement, elle glissa des cuisses de Gabriel ayant le dos qui tirait. En effet, elle ne pouvait pas toujours rester dans les mêmes positions de peur d'être ankylosée après. S'appuyant contre les épais et moelleux coussins elle caressait son ventre tout en prenant la main de son époux pour qu'il fasse comme elle. Ils caressait ce ventre arrondi mais pas encore énorme qui se développait parfaitement. La brune se blottissait contre lui en embrassant son cou alors qu'elle riait encore en repensant à sa tête :
- Je suis persuadée qu'elle aura ton caractère impétueux et que tu lui laisseras tout passer n'est-ce pas ? Regarde, elle le fait déjà. Elle nous dit bonjour et tu as peur de la contrarier.
Evidemment, son épouse le taquinait en riant doucement. C'était tellement devenu rare les moments où ils riaient et profitaient du simple fait d'être juste là l'un pour l'autre. Pocahontas en profitait, elle savourait en regardant Gabriel réfléchir et penser. Sa beauté la subjuguait toujours mais son coeur se serrait aussi de joie et de doute. Caressant sa joue elle vint tendrement attirer son regard vers le sien en le poussant vers elle :
- Tout se passera bien tu verras. Je n'ai pas du tout peur de l'accouchement. Tu seras là mon amour.. J'ai une totale confiance en tes compétences et le désir de vivre de notre petite fille.
Bien sur, elle n'évoquait pas la possibilité qu'elle puisse mourir car elle connaissait déjà la réponse de Gabriel. Il ne la laisserait pas mourir ce qui l'inquiétait. Si elle avait réussit à le sauver quelques mois plus tôt, comme réagirait-il si elle venait à disparaître et mourir d'une quelconque maladie qu'il ne pourrait guérir. Embrassant ses lèvres, elle vint lui dire avec douceur, comme pour prévenir la blessure :
- Quand je mourrais, je veux que tu procèdes à un enterrement amérindien Isha. Je ne pourrais pas supporter d'être enfermée dans une boîte sous-terre. Tu me promets de tout faire pour partir comme je le veux ? Je t'autorise ensuite à récupérer mes cendres et les mettre en terre pour faire pousser une plante dans le jardin. Comme ça, je serais toujours avec vous.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 22:11 Répondre
Ce qu'il pouvait être prévenant se disait-elle en caressant ses joues. Son ventre légèrement proéminent les empêchaient de se blottir l'un contre l'autre mais cela ne détruisait pas pour autant les intentions de la brune. Ses cheveux étaient aussi long que lorsqu'elle était jeune et tombait quasiment au creux de ses reins. Son rire cristallin emplissait la pièce lorsqu'elle entendit Gabriel surnommait sa passion pour elle de la même manière qu'elle l'avait fait pour lui. Se penchant sur ses lèvres, elle caressait ses joues pour lui donner un autre baiser plus langoureux appréciant de sentir sa langue contre la sienne et son corps si chaud l'envelopper. En sécurité ici, elle se sentait prête à explorer tellement de choses que cela la faisait rougir. Le souffle court, elle mordait sa lèvre inférieure en riant doucement :
- J'aime ton ardeur. Si jamais tu me faisais trop mal je te le dirais Isha. N'aies pas peur de me toucher surtout..
En effet, la jeune femme arrivait à se cambrer et jouant lentement de son bassin contre le membre durcit de son mari, elle pu lentement se fondre sur lui en poussant un gémissement qui ressemblait plus à un miaulement. Renversant sa tête en arrière, elle sentait toutes ses extrémités se dresser sous la sensation si exquise de le sentir à nouveau en elle. Gémissant son prénom, elle débuta de léger et tendre mouvements pour commencer alors qu'elle le poussait sur le dos pour mieux s'appuyer sur ses épaules. Cambrée sur lui, et griffant délicatement ses épaules, elle se donnait du plaisir sans se rendre compte qu'elle dominait totalement le colosse :
- Isha.. Mon amour.. Mon souffle de vie.. Mon guerrier.. Viens.. Encore.. Oui..
C'était langoureux, sensuel même si par moment, elle claquait plus fermement son bassin contre le sien ce qui la faisait finement sourire surtout en voyant la mine de Gabriel. Cela l'amusait de le surprendre et alors qu'elle le faisait revenir contre elle en attirant ses lèvres contre les siennes, le bébé lui donna un coup de pied qui résonna contre la peau de Gabriel. Pocahontas sursauta surprise. C'était la première fois qu'il donnait un coup :
- Isha ! Tu as sentis ? s'exclamait-elle heureuse et surprise en prenant sa main pour qu'il la pose sur son ventre là où elle avait sentit le coup.
Ils attendirent un moment et alors qu'elle parlait dans sa langue natale appelant le petit bébé qui grandissait en elle, ils purent le sentir donner à nouveau un coup de pied ce qui la fit rire et pleurer à la fois. Partager ce moment avec Gabriel était un luxe qu'elle n'aurait jamais pensé pouvoir vivre. Embrassant les lèvres de son bel amour, elle riait toujours en caressant ses joues :
- Notre fille nous dit bonjour Isha.. Tu l'as sentit ?
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 20:43 Répondre
Naïvement, elle aurait cru qu'il aurait été ensuite s'habiller mais non, elle avait réveillé l'ardeur de son désir et ce n'était pas pour lui déplaire. Elle était déjà bien humide entre ses cuisses et la divine caresse de ses doigts à ce point si sensible la fit gémir. Renversant sa tête en arrière, elle poussait un soupir qui emplissait timidement la pièce. Oui, Pocahontas essayait encore de se faire discrète oubliant qu'ils avaient la chambre la plus exilée de la maison et donc qu'ils étaient loin d'être entendu. Fébrile, elle agrippait d'une main la crinière de Gabriel qui remontait et remontait encore plus haut ce qui lui fit écarter d'autant plus ses cuisses. Le souffle court, elle étouffait. Elle n'avait qu'un désir, retirer ses vêtements et se cajoler nue contre son corps si puissant et encore humide. Tirant délicatement sa crinière elle le suppliait, encore et encore de continuer :
- Isha.. J'ai.. Haaaan bon sang... Isha !
Diable qu'il savait comment la toucher, la faire basculer. Il la maintenait fermement ce qui la frustrait à moitié. Mordant sa lèvre, elle ne pouvait pas le voir à cause de son ventre ce qui était encore plus frustrant ! De sa main libre, elle griffait sa nuque et son épaule en tentant de l'attirer encore et encore entre ses cuisses alors qu'elle sentait le sommet du plaisir l'envahir. Tendue, elle poussait des soupirs de plaisir de plus en plus fort et expressif et sans pouvoir se retenir arqua son bassin contre la bouche experte de son époux en jouissant. Son souffle se stoppa alors que tremblante elle venait retomber sur le matelas pantelante.
Les yeux clos, elle sentait sa peau frissonner alors qu'elle était en nage. Un sourire taquin sur les lèvres, elle ne pouvait s'empêcher de rire légèrement alors qu'elle le voyait remonter vers elle. Reprenant son souffle, elle le laissait venir contre elle tandis qu'elle l'attirait de sorte à embrasser ses lèvres. A bout de souffle, elle mordit son menton en caressant ses joues, ses prunelles brillant de cet orgasme si fulgurant :
- Gabriel Walker. Comment voulez-vous que je quitte vos bras quand je voyage au septième ciel auprès de vous ? Comment fais-tu pour me rendre aussi folle ? Et cette sensation.. C'est.. C'est pareil chez tout le monde ?
Pocahontas avait terriblement chaud mais son ignorance du monde et des moeurs sexuel la rendait encore plus juvénile avec son allure si sensuelle post-orgasme. Sur leur si grand lit au drap immaculé, elle vint l'attirer contre elle en caressant sa nuque et embrassant à nouveau ses lèvres. C'était comme si elle goûtait au chocolat dont elle raffolait tant. Droguée de son époux, elle s'amusa à répliquer contre ses lèvres :
- Ma gabrielomanie est de retour mon amour. Je fais une crise mais j'ai peur de te blesser à nouveau, expliqua-t-elle avec une lueur d'inquiétude dans le regard, c'est à cause de moi que tu as été piqué. Je comprendrais que tu ne veuilles plus me toucher. Je saurais me contenter de tes caresses si tu le désires tu sais.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 16:49 Répondre
Comment rester concentrée devant le dieu de l'Olympe devant ses yeux. Jusqu'à présent la jeune femme avait fait en sorte de rester le moins possible près de Gabriel de peur de lui sauter dessus et de le blesser comme la dernière fois où ils avaient fait l'amour. Elle n'oubliait pas que la blessure qu'il avait subit est du à cause de ses envies torride. Aussi, elle se promettait de ne plus le toucher en extérieur même si elle aimait ça qu'il lui fasse l'amour dans la nature. Non, désormais elle resterait sage. Mais il ne faisait rien pour lui diminuer la tâche si singulière de ne pas désirer son époux. Allongée sur le lit, elle regardait du coin de l'oeil tout en feuilletant un livre qu'elle lisait passionnément depuis quelques jours. En effet, elle s'était prise de passion pour une jeune autrice nommé Mary Shelley et le Docteur Frankenstein. Mais les lamentations du jeune médecin ne l'intéressait plus. En revanche, son époux uniquement vêtu de cette serviette la faisait frissonner.
Se redressant, elle vint s'asseoir sur le bord du lit. Mordant sa lèvre, comme toujours lorsqu'elle s'apprêtait à dire ou faire quelque chose de sensuel, elle observait le brun en posant un baiser sur ce ventre dont il parlait. Ses mains avaient dénouée la serviette qui couvrait sa nudité et firent tomber le fameux tissu. Ses yeux exprimaient une malice exquise qui faisait rougir ses pommettes. Mais sans se démonter, Pocahontas passa ses lèvres sur le membre de Gabriel comme pour l'éveiller. Cela eut largement l'effet escompté. Le sentant se redresser, ses doigts vinrent caresser ses testicules avant de revenir agripper ses fesses si potelées qu'elle rêvait de les mordre à chaque fois. Elle fit bien attention à ne pas frôler sa blessure mais vint délicatement suçoter son gland comme il aimait qu'elle fasse.
Sans un mot donc, profitant de l'isolement de leur chambre et d'enfin d'un peu d'intimité elle débuta un mouvement d'aller et venues sur son membre avec ses lèvres fines. Sa bouche chaude humidifié suffisamment sa verge alors qu'elle allait et venait à des allures différentes sans pour autant laisser tomber ses testicules ou ses fesses. Alternativement elle les caressait tout comme elle venait enrouler sa langue autour de son épais membre qu'elle aimait tant. Ses yeux se relevaient vers lui. Elle voulait le contempler alors qu'elle lui donnait ce plaisir insolent et parfaitement pervers qui l'excitait elle aussi. Pocahontas sentait bien qu'il allait venir mais elle ne bougea pas. Elle le tenait littéralement par la bouche et délicatement, lorsqu'elle sentit que c'était le moment, elle dévoila ses doigts sur la fine et délicate peau tendue jusqu'à le sentir jouir dans sa bouche.
Elle n'eut pas de haut le coeur, mais elle secoua la tête surprise ne s'attendait pas à cela. Le voir dans cet état, savoir que c'était elle qui lui avait donné ce plaisir la stimulait et la rendait terriblement fière. Il était si beau lorsqu'il lâchait prise, lorsqu'il prenait part au plaisir :
- Tant que je peux toujours la trouver tout va bien mon amour, murmurait-elle taquine en repensant à sa dernière remarque.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 14:54 Répondre
Cela faisait une trois bonne semaine qu'ils avaient tous investis le cottage des Hedlund-Siminiov. De nombreux travaux de rafraîchissements avaient été fait comme la peinture intérieure et extérieure, le ménage, l'acquisition de mobilier, la création d'un potager-jardin et surtout, la fameuse chambre du bébé qui tenait tant à coeur Kisos et son père. Pendant ce temps, Pocahontas n'avait rien vu de cette pièce si spéciale. Elle les laissait gérer pendant qu'elle s'occupait d'Anya qu'elle avait du forcer à rester alitée ou encore en préparant des bocaux de nourriture pour l'hiver ou même en allant cueillir des plantes dans les landes. Cette nouvelle nature était plus riche, moins austère. Tout était toujours dans un mouvement tranquille et patient. La jeune femme se sentait à l'aise, apaisée alors qu'elle déambulait partout autour de chez eux même jusqu'au village. Elle s'était liée d'amitié avec la dame au savon, Lila. Souvent elle lui apportait des fleurs et en échange elle lui donnait des savons.
La vie au cottage était tranquille. Tout le monde avait reprit un rythme de vie somme tout très simple. Chacun avait ses tâches particulières mais personne n'empiétait sur les un ou les autres. Depuis une semaine, Kisos avait des terreur nocturnes à cause de l'intervention des bigottes de l'ancien village. Il hurlait de peur craignant qu'elle les retrouvent et viennent définitivement tuer ses parents. Pocahontas avait donc décidé de le laisser dormir avec eux même si elle avait bien vu que cette idée n'enchantait pas Gabriel. Depuis tout ce temps, ils n'avaient toujours pas eu la possibilité de se retrouver juste tous les deux ou avoir ne serait-ce qu'un peu d'intimité. Mais Kisos dormait entre les bras de sa mère chaque soir paisiblement. Comment aurait-elle pu refuser ?
Ce jour-là, Garrett revenait de deux jours d'absence. Il avait été à Edimbourg pour chercher Charlotte qui devait trépigner d'impatience à l'idée de retrouver sa famille et son fiancé. Kisos et Pocahontas les attendaient à la gare après avoir été chercher de quoi déjeuner ce midi là. A peine la petite avait-elle posé le pied sur le sol ferme de la gare que Kisos courait à elle en poussant les gens. La brune souriait attendrie tout en posant une main dans le creux de son dos. Son ventre prenait une rondeur parfaite qui était quelque visible son jupon. Garrett portait les valises alors que Kisos offrait des fleurs à sa dulcinée :
- Le voyage fut agréable ? demandait Pocahontas qui montrait à son ami la charrette qu'Anya avait acheté.
- Oui, oui, beaucoup plus agréable que lorsqu'il fallait venir dans votre ancien village.
Ils rentrèrent tous les quatre à la maison en écoutant tout ce que Charlie et Kisos avaient à se raconter. Tant de choses qui faisaient sourire la brune. Une fois arrivés au cottage, Mary accueillit les enfants avec effusion. Elle leur avait préparé du chocolat chaud et des biscuits. Anya lisait allongée sur le petit canapé quand Mary s'affairait à faire le déjeuner. Cherchant du regard Gabriel, elle remarqua sa silhouette dans le jardin. Pour y accéder, il fallait passer par un petit couloir sur le côté de la cuisine qu'elle traversa avant de s'arrêter sur le pas de porte. Son châle autour de ses épaules, elle s'amusait à souffler un peu de buée avant de refermer ses bras sur elle-même.
Gabriel travaillait avec vitesse et passion. Il avait repris ses forces après cette terrible maladie qui l'avait paralysé, mais elle avait remarqué qu'il dissimulait encore plus aujourd'hui les quelques faiblesses physique qu'il pouvait encore avoir. Sentant une douce chaleur envahir son corps, elle refréna tout désir en s'avançant vers lui :
- Tu as fais un travail remarquable avec Kisos. Le jardin est vraiment magnifique. Tu.. Tu crois que tu pourrais m'accorder un moment en fin de soirée. J'aimerais beaucoup aller faire une balade sur la plage avec toi. Passer du temps juste avec toi.
Elle fit encore un pas vers lui et avoua timidement :
- Tu me manques..
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 09:49 Répondre
Quelle étrange sensation que de marcher auprès de son époux et de son fils sans avoir peur. Du moins, c'est ce qu'elle ressentit jusqu'à ce qu'ils arrivent au village. Elle eut envie soudainement de faire demi-tour mais la main chaude et rassurant de Gabriel sur sa hanche l'empêcha de bouger. La brune avançait donc en observant autour d'eux d'un oeil inquiet. Certains visages les observaient surpris, mais elle ne ressentait pas de réelles animosité. Ils étaient une curiosité certaine qui intriguait les vieux habitants. L'odeur du marché était agréable et lui rappelait celle de son village.
Kisos était suivi de Tempête qui ne le quittait plus d'un pouce. Même si Gabriel lui avait offert, elle avait trouvé son maître dans le petit garçon ce qui ravissait sa mère malgré tout. S'arrêtant à un petit stand de savon, Pocahontas se rappela qu'ils n'en n'avait pas pour la maison. Elle en humait certain dont le parfum si doux de la lavande lui plu avant de se retourner vers son époux qui parlait à un autre homme. Kisos et elle s'approchèrent et le saluèrent. Il semblait charmant et gentil ce qui rassura la brune en caressant le bras de Gabriel :
- J'ai vraiment un bon pressentiment Isha, murmurait-elle à son époux une fois le maire partie, on va trouver notre place ici tu verras.
Elle déposait un baiser sur son épaule avant de finalement lui montrer l'étale de savon. Il y en avait pleins. Kisos avait demandé poliment si il pouvait les toucher et la dame accepta avec un doux sourire. Elle expliqua qu'elle était française et qu'elle était tombée amoureuse d'un écossais mais ce dernier était disparu en mer depuis plusieurs années. Pocahontas avait de la peine pour la pauvre vendeuse de savon, connaissant la peine que lui avait coûté la disparition de Gabriel. Leur fils fit d'ailleurs preuve d'une douceur incongrue auprès de la vendeuse qui se nommait Lila :
- Duda et Ma' ont eu aussi été séparés. Mais ils se sont retrouvé. Peut-être que votre mari vous cherche encore et très fort.
- C'est adorable petit garçon. Je l'attendrais encore dans ce cas.
Ils lui achetèrent des savons à gogo pour la maison. C'était devenu une obsession pour Pocahontas de se laver et de sentir bon. Cette révélation lui était apparu lors de son premier séjour en Ecosse et elle l'avait ramené à son peuple. Le petit sac remplit, ils remercièrent la vendeuse après leur avoir donné leur noms et s'être présentés :
- Que fais votre mari dans la vie ? demandait-elle.
- Il est médecin. Il a longtemps travaillé pour l'hôpital d'Edimbourg.
- Oh ! Mais cela tombe bien ! Notre doctoresse, Miss Mapple cherche un associé pour son cabinet. Sans doute cela lui plairait-il ?
Gabriel était déjà partit avec Kisos chez les hispaniques pour voir si ils avaient du calamar. Pocahontas ne savait pas quoi répondre à la question. Haussant les épaules elle prit malgré tout l'adresse de la doctoresse pour la donner à son époux :
- Je lui transmettrais, je vous remercie.
Elle les rejoignit peu de temps après et se promis de lui parler de leur avenir un peu plus tard. Mais chose miraculeuse, les hispaniques qui se nommaient Alvarez, avaient des calamars. Gabriel si friand et Kisos aussi, prirent une belle portion pour le midi. Cela fit rire Pocahontas qui décida d'aller acheter des fruits et légumes sur le stand d'à côté. Les gens les observaient mais ils étaient assez respectueux pour ne pas offrir des regards appuyés. Elle devait se l'avouer mais, elle se sentait étrangement comme à la maison, en sécurité. Ils rentrèrent les bras chargés de nourriture et de savons. Kisos courait devant avec Tempête alors que Pocahontas aidait Gabriel à grimper la petite montée avant d'arriver à la maison :
- Mon amour, nous pouvons faire une pause si tu le souhaites.
Ce qu'ils firent. Pocahontas fit signe à Kisos d'aller chercher un peu d'aide pour les courses ce qu'il fit. Debout face à son époux, elle caressait ses tempes comme pour soulager sa douleur en appuyant sur des points de pressions. Sans s'en rendre compte elle avait ce petit sourire détendu sur les lèvres. Cette balade, cette maison, ce village, ce lieu, tout lui plaisait et voir les yeux brillant de Gabriel sur elle la faisait rougir de plaisir :
- Tes yeux m'avaient manqué Isha. Et bien d'autres choses encore mais tes yeux.. Ils sont le reflet de ton âme. Je sais tout de suite ce que tu penses en les observant. Là, tu réfléchis.. Et tu es apaisé. Je me trompe, demandait-elle en déposant un tendre baiser sur ses lèvres.
immarcescible, Posté le mercredi 10 novembre 2021 19:39 Répondre
Toutes ces pièces dans ce pochon ne faisaient aucun effet à Pocahontas. En revanche, la mine sidérée de son époux était autre chose. En ce qui concernait l'argent, elle le laissait toujours gérer. Le concept de la monnaie en Ecosse et dans le monde occidental la dépassait toujours, elle qui faisait du troc en Amérique. La brune préféra commencer à déballer certaines valises et visitait la maison qui était encore bien composée de tous ses meubles. Garrett avait commencé à allumer toutes les cheminées de la maison pour la faire revivre. Le froid ambiant de la marée faisait frissonner la jeune femme qui arpentait un long corridor qui aboutissait à une chambre. Elle était simple mais suffisamment grande pour deux. Un large lit faisait face à deux immenses fenêtres donnant sur l'océan. Instinctivement, elle sut que ce serait leur chambre. Et pas manqué, Garrett arriva peu de temps après avec quelques bûches et lui proposa d'investir les lieux :
- Elle est suffisamment à l'écart du reste de la maison pour que vous soyez tranquille.
L'idée lui plut, surtout en pensant aux nuits chaudes et sensuelles qu'ils vivaient bien souvent. Alors, Pocahontas déposa la valise et sortit le peu de vêtements et d'affaires qu'elle avait récupéré de la maison. La petite chambre était composée d'un large lit orné d'un beau tulle fin et blanc lui donnant une allure princière. Tout était délicat et distingué dans cette maison. L'immense armoire grinça lorsqu'elle l'ouvrit et cela la fit sourire. Ensuite, une petite coiffeuse et une petite salle d'eau se trouvait dans une pièce attenante et était composée du confort moderne de l'époque. Mais ce qui ravissait le plus la jeune femme c'était la petite porte dissimulée derrière un rideau donnant accès à la plage en bas de la falaise. Sans attendre, ni même prévenir, Pocahontas partit en expédition et descendit les hauts escaliers de pierre qui conduisait dans la petite crique.
Le vent était fort mais cela ne l'effrayait pas. Resserrant son châle sur ses épaules, elle prenait un bol d'air frais en riant avant de se mettre à courir sur le sable comme l'avait fait Kisos en arrivant. Elle ne faisait pas l'oiseau, elle se sentait juste libre et en sécurité. Enfin un lieu où ils pourraient être eux sans se soucier de la bigoterie du village. Après avoir ramassé des coquillages et baigné ses pieds malgré le froid ambiant elle rebroussa chemin pour rentrer. Kisos faisait de grand signe de main au loin et elle lui rendit.
Remontant l'escalier, elle arriva dans la chambre les cheveux en bataille à cause du vent, les joues rougies par le froid et un sourire éclatant surmonté de prunelles brillante de joie :
- Isha ! Isha ! l'appelait-elle en se jetant dans ses bras, cet endroit est merveilleux ! Regarde tous ces coquillages !
immarcescible, Posté le mardi 09 novembre 2021 18:42 Répondre
Tout ce que Pocahontas retint de ce voyage fut le froid qui piquait son visage. Mais la découverte de cette adorable maison nichée sur une falaise donnant sur l'océan combla toutes ses espérances. Anya avait absolument tenue à les accompagner et rester avec eux le temps que sa grossesse se termine, mais aussi et surtout, les protéger des quelconques retombées de l'acte de Kisos âgé. Mais la brune n'évoqua pas son fils. Elle se contenta de dire qu'elle ne connaissait pas l'homme en question mais qu'il semblait parfaitement connaître Delphine. Elle mentit, il est vrai mais il était compliqué de savoir si Gabriel avait expliqué à son ex-épouse les voyages dans le temps. Pocahontas se promit donc d'en parler avec lui dès qu'il serait sur pied. Et c'était vivement le cas !
Le vaccin avait eu un effet fulgurant sur le patient qui avait repris quelques couleurs. Sa fièvre tombée, il avait marmonné dans son état de sommeil léthargique ce qui était rassurant. Ils venaient d'arriver et Pocahontas commençait avec Anya, Mary et Garrett à ouvrir la maison lorsqu'il se réveilla. Sans attendre un instant, la brune courut jusqu'à lui et se jeta dans ses bras prête à le sermonner de se lever. Mais le goût de ses lèvres et le bonheur de le sentir si vivant lui firent lâcher quelques larmes de pure joie. Qu'importe qu'on les observent. Elle ne pourrait jamais se rassasier de son toucher et du son de sa voix :
- Tu es vivant, mon Isha. J'ai cru t'avoir perdu, sanglotait-elle en enfouissant son visage contre le buste de son époux, j'ai cru te perdre mon amour.
Heureusement, tout le monde leur laissèrent un peu d'intimité ce qui lui permis de caresser ses joues et s'assurer que sa fièvre avait baissé. Il avait mille questions ce qui prouvait qu'il était bien de retour. Cela faisait rire Pocahontas qui se contenta de lui donner un autre baiser avant de le faire s'asseoir sur le bord du chariot. Le couvrant de plusieurs plaid elle caressait son visage en acquiesçant :
- Je te raconterais tout mon amour mais pour l'instant tu dois manger et te reposer. Tout ce que tu dois savoir c'est que nous sommes en sécurité ici et que nous allons tout recommencer. Et je.. je suis désolée mais ta mère est morte Isha.
Elle baissait les yeux, puis la tête, gênée de lui dire qui et dans quelles circonstances. C'était comme si elle craignait qu'il en veuille à Kisos et à elle-même. Après tout, elle n'avait rien fait pour essayer d'arranger la situation entre sa belle-mère et elle même si elle était d'une incroyable bigoterie cela ne justifiait pas le sort qu'elle avait subit. Prenant son visage entre ses mains pour se poser front contre front. Elle caressait son nez tendrement avec le sien en fermant les yeux :
- J'ai eu si peur Isha tu n'imagines pas à quel point. Je ne peux pas te perdre, j'en mourrais tu m'entends. Si pendant des années j'ai cru à ta mort sans la voir, te voir invalide et incapable de me répondre m'a traumatisé. Jure moi de mourir vieux, très vieux. Le plus vieil homme de la planète. Jure le.
Mais Pocahontas ne riait pas. C'était comme si sa résurrection lui avait fait prendre conscience que la vie n'était qu'un simple fil dérisoire avec lequel il ne fallait surtout pas jouer. Caressant sa crinière et ses joues, elle déposait un baiser tendre sur ses lèvres en se pressant contre lui :
- Je te maintiendrais en vie coûte que coûte Walker. Tu n'en n'as pas finis avec moi tu peux me croire.
La petite diablesse dominante qu'était Pocahontas ne faisait pas une promesse en l'air. Alors qu'elle le couvrait de chaud et tendre baiser sur les lèvres et sur le visage elle en oubliait quasiment le reste du monde qui revenait tranquillement vers le chariot pour décharger le peu de valise de la famille Walker. La jeune femme avait pris quelques vêtements mais aussi le plus important comme les livres, les carnets de Gabriel ou encore tout son matériel médical. Elle n'avait pas pensé à prendre de l'argent, c'était obsolète pour elle, en revanche, elle avait été fière de prendre toutes les graines du jardin qui avaient donné de multiples légumes. Anya s'approchait d'eux en bombant son ventre bien proéminent et riait semi-amusée par la situation :
- Mon dieu. Vous n'avez pas finis de nous en faire voir vous dis donc..
- Espérons que cette fois-ci le sort arrête de s'acharner sur vous, répliquait Garrett en prenant la dernière valise.
Kisos courait jusqu'à ses parents accompagné de loin par Mary qui emplissait ses poumons de cet air iodé si imposant. Le petit garçon faisait l'oiseau en ouvrant grand ses bras pour laisser le vent s'engouffrer dedans. Il riait amusé et cela ému Pocahontas qui revoyait le masque de tristesse et de rage de son fils grand dans la geôle qu'elle occupait la nuit d'avant. Ce destin ne l'attendait plus, mais quel serait-il désormais ?
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 22:43 Répondre
Tétanisée devant l'imposante carrure de son fils, Pocahontas n'osait pas faire le moindre mouvement. Mary évanouie sur le sol, elle tentait tant bien que mal de la soulever même si elle ne pouvait s'empêcher de regarder Kisos faire. Un haut le coeur menaçait de s'échapper d'entre ses lèvres mais ce n'était clairement pas le moment. Il avait agit par instinct comme son père et cela la pétrifiait. Etait-ce dans son sang ? Finalement, elle eut la réponse à sa question. Il venait de modifier le passé pour son propre futur. Les larmes aux yeux, elle vint prendre son visage entre ses mains troublée de le voir si immense alors que deux heures plus tôt elle le berçait tendrement contre lui :
- Mon petit garçon.. Tu nous as sauvé. Encore une fois.. Aponi avait raison, tu es notre Sauveur. Mais à quel prix ?
Elle s'inquiétait que tous ces meurtres qu'il avait pu commettre n'entache son âme et qu'il soit encore plus torturé que son père. Le pressant contre elle, Pocahontas vint embrasser son front en le forçant à se pencher de sorte à ce que son visage soit face au sien. Des larmes de joie mêlées à la tristesse s'échappaient de ses yeux brun intense :
- Rentre chez les tiens mon fils. Je vais retrouver ton père.
En effet, après avoir mis Mary à l'abris avec Kisos adulte, ils se dirigèrent à pas de loup jusqu'à la maison. Pocahontas ouvrit à James qui avait été assommé dans la salle de bain et qui reprenait lentement conscience. Il eut un mouvement de sursaut en voyant le géant près de sa brue et n'osa pas dire un mot. De toute manière, la jeune femme n'avait pas le temps de lui expliquer. D'un pas rapide elle remonta à la chambre et sortit le matériel donné par son fils. La seringue était un outil qu'elle connaissait désormais et qui ne l'effrayait plus. Dans un mouvement rapide et contrôlé elle injecta donc le produit dans le corps de Gabriel avant de reposer la seringue sur le côté.
Pendant ce temps, Kisos enfant priait toujours sous son lit. Le Kisos adulte s'approcha de lui et vint lui tendre sa main. Comme un pied de nez à l'histoire, le grand venait sauver le petit enfant qu'il était pour guérir ses blessures. L'enfant comprit que tout le monde était sauf, persuadé que ses prières avaient fonctionné :
- Tu es qui ? Un frère de Maa ? demandait-il innocemment.
- Dans un sens oui, avoua le plus âgé.
Il conduisit donc son double enfant jusqu'à sa mère dont les vêtements à moitié déchirés tombé sur ses épaules. Mais qu'importe. C'était l'état de Gabriel qui l'inquiétait. Kisos se jeta dans les bras de sa mère rassuré de al revoir à nouveau près de lui. Elle le rassura en le couvrant de doux baisers tout en regardant le double ancien de son fils disparaître. Ils veillèrent l'un et l'autre le patriarche de la famille dont la fièvre baissait inexorablement. James en attendant avait été cherché Mary avant de remplir un chariot pour partir au loin. C'était comme si Anya et Garrett avaient eu vent de ce qui se passait si bien qu'ils arrivèrent à la maison à l'aube. Ils eurent de bribes explications de la part de Mary et Kisos pendant que Pocahontas faisait le valses. Elle ne perdait pas de temps. Avec l'aide de Garrett et James, ils portèrent Gabriel pour le déposer encore inconscient dans la charlotte d'Anya. Il y était au chaud et à l'aise avec elle enveloppé par des plaids. Ainsi, c'est au petit matin que les Walker partaient à la recherche d'un nouveau chez eux que Pocahontas avait trouvé plus haut dans les Highlands sur la presqu'île de Mallaig.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 22:21 Répondre
C'est Charlie qui va avoir de quoi s'amuser (a)
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 21:32 Répondre
Il était compliqué pour Pocahontas de gérer les convictions religieuse de Mary surtout lorsque Gabriel se secouait et convulsait dans le lit. La brune aurait voulu pleurer mais ce n'était pas le moment. Elle devait rester stoïque pour Kisos et la gouvernante qui la regardait comme si elle avait la solution. Mais elle ne l'avait pas du tout. C'était son époux qui avait le savoir nécessaire, elle, elle était tout bonnement bonne à faire des potions et autres cataplasmes. La vie de Gabriel était en jeu elle l'avait compris et elle paniquait intérieurement à l'idée de ne pas pouvoir le sauver. Prenant une ample inspiration, elle écouta la trouvaille de leur fils qui évoquait la fameuse blessure de la fourche. Se postant derrière Gabriel elle vit la plaie purulente mais ne comprit pas pourquoi cela le rendait dans cet état :
- Ok, très bien. Kisos cours me chercher de la pénicilline et tu me prendras ensuite du jasmin, du thym et de la mélisse. Mary, tu vas me faire une tisane de ce mélange d'accord ? Je vais nettoyer la plaie en attendant.
Les trois s'activèrent ayant enfin une mission certaine. Pocahontas du avec beaucoup de précaution nettoyer la plaie et allongea de force le colosse sur le ventre. Continuant par moment de l'humidifier d'un linge frais, elle vérifiait que sa température baisse ce qui n'était pas le cas. Après avoir nettoyé et pansé sa blessure elle fit le tour du lit et caressa la joue de son époux qui dégoulinait de sueur. Tremblante, apeurée, elle s'agenouillât devant lui en le suppliant de se réveiller :
- Isha.. Mon amour.. Je t'en supplie.. Reviens-moi.. Je ne sais pas quoi faire.. J'ai peur.. Reste avec moi.. Reste avec nous.
Elle écrasa vite les quelques larmes qui coulaient de ses yeux et se remit à frictionner sa peau de sorte à ce qu'il transpire pour faire disparaître la température élevée de son corps. Aussi rapide et efficace que l'éclair, Kisos rapporta la tisane faite par Mary et avec l'aide de sa mère la porta aux lèvres de son père. Mais il était plus compliqué que prévu de le faire boire puisque sa gorge semblait obstruée. Le peu qu'ils purent lui donner semblait baisser lentement la fièvre mais ce n'était pas suffisant. Kisos revenait ensuite avec la pénicilline et maladroitement, Pocahontas piqua Gabriel sur les fesses en espérant que cela le soulagerait.
La nuit était tombée lorsque Pocahontas se rendit compte que l'écossais dormait. Elle avait emmené Kisos se coucher mais ce dernier ne cessait de vouloir aider son père :
- Maa', je devrais retrouver un arbre pour sauver Duda.
- Non Kisos c'est trop dangereux et tu le sais.
- Mais je ne veux pas qu'il meure moi !
La brune se redressa comme piquée au vif de ce que venait de dire son fils. Plus sèchement elle répliqua :
- Ton père ne mourra pas ce soir ni demain tu m'entends ? Je ferais tout pour le sauver alors ne dis plus jamais ce genre de choses Kisos Walker !
L'enfant compris qu'il avait dépassé les limites et vint s'excuser en enlaçant la taille de sa mère. S'asseyant sur le bord du lit elle le berça en lui racontant le moment où enfant elle avait été mordue par une couleuvre. Cela fit sourire le petit garçon qui lui demanda comment elle avait réussit à s'en sortir :
- Nashoba a aspiré le venin de ma cheville et j'ai du dormir pendant cinq jours au moins..
- Tu ne veux pas aspiré celui qui rend malade Duda ?
- Je vais tout faire pour l'aspirer je te le promet. Kisos, prie nos ancêtres pour qu'ils nous accompagnent.
- Promis Maa'.
Pocahontas mit un petit moment avant de quitter Kisos mais elle voulait s'assurer qu'il dorme. Elle relaya Mary qui priait au chevet de Gabriel dont la température s'était un peu calmée. Postée contre lui, elle vint faire brûler un peu d'encens en expliquant à la vieille gouvernante que cela permettait de libérer le corps des mauvaises ondes. Puis, elle redonna de la tisane à Gabriel avant de dessiner sur son front et son buste des dessins amérindiens représentant ses totems de puissance. Si son époux était un maître incontesté en médecine occidentale, Pocahontas connaissait tout le savoir d'Aponi la grande chamane de son peuple.
Cela faisait deux jours que l'état de Gabriel ne s'était pas amélioré et Pocahontas perdait courage. Anya devait arriver le lendemain avec des médecins d'Edimbourg, notamment le petit nouveau que Gabriel avait engagé. Il tardait pour la brune que tous arrivent pour soigner le médecin.
Ce soir là il était tard lorsque Mary partie se coucher et que l'amérindienne surveillait Gabriel. Il avait encore quelque soubresaut mais ses crise semblaient moins violente. Venant se glisser contre lui, elle réussit à le surélever de sorte à qu'elle posa la tête du brun contre son ventre. Caressant sa nuque et sa crinière brune elle chuchotait de douces mélodies de son peuple censée apaiser l'âme du blessé :
- Tu n'as pas le droit de nous laisser Isha. Je t'en voudrais si tu partais maintenant. Tu m'entends ? Je ne te le pardonnerais jamais.
Au même moment, alors que la chambre était constituée de bougies et de sauge brûlante, une femme entra dans la pièce une torche à la main. Pocahontas sidérée sursauta mais ne sut que dire en voyant l'intruse la pointer du doigt avec un regard de haine :
- SORCIERE ! hurlait-elle.
A sa suite surgissait une horde d'autres femmes qui se jetèrent sur la brune. Malgré qu'elle tentait de se débattre, elles l'avait solidement attachée avec des cordes et l'entraînaient dehors. Avec stupeur, Pocahontas constata que Mary était elle aussi ligotée et gisait dans la cour comme une malfrat qu'on allait jeter en prison. Devant elle se tenait Delphine qui tenait un flambeau près d'elle et qui contemplait son oeuvre :
- Pour avoir jeté un sort à mon fils nous allons te brûler Sorcière.
- Delphine ! Je n'ai jamais jeté de sort à votre fils ! Il est juste malade à cause d'une blessure ! A cause d'une fourche ! tentait de se défendre Pocahontas en se débattant comme une furie.
- MENSONGES ! Il s'agissait de la fourche du diable Sorcière. Tu seras punie pour avoir ensorcelé mon enfant.
- Au bûcher les sorcières !
Cagoulée, Pocahontas ne vit rien du voyage qu'elles firent avec Mary jusqu'à ce qu'on les enferment dans un cachot sordide. La vieille femme avait été violemment malmenée pendant le trajet notamment en recevant des projectiles de pierres ou de légumes en plein visage. Enfin libérée de ses liens, la brune se rua sur la vieille femme pour l'inspecter et s'excusa :
- Tu n'as pas à t'excuser mon enfant. Ce sont à ces folles à lier de le faire..
- Mais Mary tu n'as rien fait toi. Ce n'est pas juste !
- Justement.. Mon Dieu saura que je suis pure. Tout comme tu l'es.
Pocahontas versa une larme en entendant les mots d'espoir et de confiance de la gouvernante qu'elle serrait dans ses bras. Elles devaient désormais attendre le bon vouloir de cette foule d'hystériques prêtes à tout pour les brûler morte ou vive. En attendant, Kisos se trouvait caché sous le lit de Mary. Il avait attendu que tout soit silencieux pour finalement sortir. Son père n'avait pas bougé et il se disait qu'il n'avait pas beaucoup de temps. Se penchant sur lui, il déposa un baiser sur son front et murmura en amérindien avant de s'éclipser :
- Je vais trouver un arbre et te sauver Duda, je t'en fais le serment, et nous pourrons aller ensuite chercher Maa.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 19:21 Répondre
La mine mutique et épuisée de Gabriel ne cessait d'inquiéter son épouse. Jamais encore elle ne l'avait vu dans un tel état. Elle savait pertinemment qu'il refuserait de paraître faible devant elle et Kisos aussi elle se retint de le materner devant leur fils tout en le laissant les raccompagner jusqu'à la maison. Toutes ces nouvelles activités et nouveautés qui les attendaient au village seraient de bonnes distractions pour les prochains mois, la jeune femme en était persuadé. Néanmoins, pour le moment, elle ne voulait qu'une chose, s'assurer que son guerrier se portait comme un charme. Sa fatigue soudaine et son air si troublé par moment lui donnait un mauvais pressentiment qu'elle ne pu s'empêcher de lui dire lorsqu'ils arrivèrent.
Kisos courait déjà en direction de la maison pour aller chercher Mary et la brune se trouvait seule avec son époux. Prenant entre ses mains les siennes, elle constatait qu'il était de nouveau brûlant et posa l'une de ses mains sur son front sidérée :
- Isha.. Tu es brûlant de fièvre. Monte te coucher je t'en prie. Je vais faire venir James et quelques hommes du village. Ils nous aideront à descendre les arbres mais je t'en conjure, va te coucher.
Bien évidemment, il offrait une résistance que Pocahontas ne pu empêcher. Lorsque Gabriel avait décidé quelque chose il était bien difficile de l'en dissuader même si elle le suppliait. Sa volonté à vouloir rester fort l'inquiétait parfois mais encore plus aujourd'hui alors qu'elle le voyait quasi chancelant. Elle les laissa faire avec Kisos, planter certains arbres. Discrètement, elle avait envoyé Mary chercher James pour qu'il l'aide à résonner son fils. Et lorsqu'il arriva, Pocahontas serraient ses mains nerveuse :
- Pardonne-moi pour hier soir et ma colère. Je n'ai pas pu supporter que votre épouse s'en prenne à Mary, James. Ce n'est pas juste pour elle qui a tout donné à votre famille.
- Ne t'en fais pas mon enfant, j'ai tout expliqué à Delphine et elle devra accepter cette situation peu importe ce qu'elle en pense.
Le vieil homme aimait beaucoup sa brue et il ne lui en voulait pas. En revanche, lorsqu'il vit le dos voûté de son fils, il comprit soudainement pourquoi elle avait fait appel à lui :
- Il semble complètement recourbé, murmurait-il surpris, que lui arrive-t-il ?
- Je ne sais pas il refuse de m'écouter et d'aller se coucher. Sa fièvre est vraiment forte et je...
- MAA '! hurlait Kisos en venant à l'aide de son père qui se mettait à trembler vivement.
Pocahontas courait rapidement jusqu'à Gabriel qu'elle venait soutenir malgré sa faible taille. Elle le maintenait apeurée de le voir dans un tel état et sentant la chaleur bouillante de son corps. Si auparavant elle avait aimé cette sensation, là, elle l'inquiétait plus que de raison :
- Viens te coucher Isha, c'est un ordre !
Avec James, ils le montèrent à l'étage et l'allongèrent sur le lit. Délicatement, Pocahontas le déshabilla et ordonna à Mary de faire bouillir de l'eau dans la baignoire pendant qu'elle caressait son front. Elle tentait de comprendre ce qui lui arrivait quand lui-même semblait incapable de parler ce qui la tétanisait.
- Mon amour.. Que se passe-t-il ? Tu as mal quelque part ?
Doucement, elle vint éponger son front d'un linge humide et frais alors qu'elle couvrait son corps nu de multiples plaid chaud. Kisos observait la scène de loin apeuré quand James demandait à Pocahontas quoi faire. Elle lui ordonnait alors de prévenir Anya qu'ils étaient rentrés et de venir au plus vite puis de lui ramener certaines herbes pour calmer la fièvre qu'elle devait faire tomber.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 18:11 Répondre
Désolée, c'est certainement hors contexte mais... CE CUL BORDEL ! CE CUL JE LE BOUFFERAIS TOUS LES MATINS A MON REVEIL !
immarcescible, Posté le dimanche 07 novembre 2021 19:58 Répondre
C'est un corps chargé d'une puissance orgasmique qui s'endort blottit contre celui de Gabriel. Les rêves de la belle amérindienne étaient peuplés de caresses, de soupirs et autres scènes qui feraient rougir une nonne. Mais quelle soirée ils avaient encore vécu sur la table de cette cuisine. C'est au petit matin que Pocahontas se réveilla. Le corps lourd et chaud de Gabriel l'entourait ce qui la faisait sourire lorsqu'elle ouvrit les yeux. Elle avait l'habitude que même durant son sommeil il la tienne fermement, surtout depuis leurs retrouvailles. Comme si elle allait s'enfuir dans la nuit s'amusait-elle régulièrement à lui dire. Mais ce matin là, elle était pleine d'énergie. Après s'être extirpée sans bruit des bras de son époux, elle se lava et finalement joyeusement dans la cuisine préparer le petit déjeuner. Mary était déjà en train de décocher les haricots vert :
- Bonjour Mary-jolie, surnommait la belle brune en se penchant sur la vieille femme pour déposer un baiser sur sa joue, tu as bien dormi j'espère.
Elles parlèrent de tout un tas de choses, comme le jardinage ou encore les saisons. Jamais encore Pocahontas n'avait connu l'Ecosse sous la neige ou même le Noël des Walker. C'était un évènement très particulier selon Mary qui tardait à la jeune femme de connaître. Par la même occasion, elle lui demanda la date d'anniversaire de Gabriel qu'elle ne connaissait même pas ce qui lui faisait honte :
- Je ne sais même pas quand il est né alors que lui sait parfaitement pour moi. Je suis une horrible épouse Mary !
- Mais non joli-fleur. Tu te fais bien du mourrons pour rien, riait-elle amusée après une légère quinte de toux.
Pocahontas vint alimenter le feu pour s'assurer que la gouvernante soit au chaud et s'attaqua à l'élaboration d'un pain pour le déjeuner. Kisos la rejoignit peu de temps après. Il bu et mangea avec appétit mais ne pu s'empêcher de marmonner en disant que le monstre était de retour. La brune ne pu s'empêcher de rougir en pensant à la nuit dernière et se dit qu'il avait certainement du entendre les plaintes étouffées de son père dans la cuisine. Rapidement, elle changea de conversation et lui ordonna d'aller le chercher. Lorsque le petit garçon revint, il ne pu s'empêcher de rire en prenant un livre dans la bibliothèque du salon :
- Duda dormait encore. Il a couru toute la nuit pour être si fatigué Maa ?
- Non mon chéri. Ton père est fatigué parce qu'il s'occupe de tout et de tout le monde tout le temps. Il doit se reposer.
- Je vais faire ses tâches aujourd'hui alors ! proclamait le petit garçon ce qui fit sourire tendrement sa mère.
- Tu es un courageux petit garçon mon Kisos.
Elle embrassa son front et caressa ses boucles brunes qui avaient bien poussé sur ses épaules désormais. Il avait cette allure de petit garçon amérindien et elle eu plaisir à tresser ses cheveux lorsqu'il lui demanda. Elle craignait parfois que Gabriel lui demande de couper ses cheveux, chose qu'elle se savait parfaitement impossible de faire. En attendant que Gabriel arrive elle avait préparé un pique-nique pour la route. La brune se doutait bien qu'avec l'heure avancée, il voudrait aller à la pépinière. C'est avec un sourire tendre et les joues rougies par les activités de la veille sur la table de la cuisine qu'elle l'accueillit :
- Tout est prêt pour le voyage Isha. Nous n'attendions que toi mon bel amour.
Ils partirent tous les droits dans la fameuse cariole que Gabriel avait mis en place. Mais Pocahontas avait vu ses yeux cernés malgré son long sommeil et sa peau brulante. Bien sûr, il avait toujours eu la peau chaude mais là, elle craignait qu'il ai attrapé froid et qu'il ne veuille pas prendre le temps de se soigner. Ils allèrent à la fameuse pépinière qui fut le royaume tant adoré de Kisos qui courait à travers toutes les allées en chantant des comptines amérindiennes en honneur des arbres à vendre. Il avait supplié son père de tous les emmener pour créer une forêt dans le jardin ce qui avait attendrie la princesse :
- Ils seront tous heureux avec nous Duda, pitiiiiiiéééééééééé !
Il suppliait en joignant ses mains comme le faisait Mary. Mais Pocahontas réussit à le raisonner en lui rappelant que d'autres personnes souhaiteraient peut-être avoir d'autres arbres aussi. Tempête grandissait à vue d'oeil et suivait toujours Kisos où qu'il aille. Les deux ensembles formaient un sacré duo. La jeune petite chienne observait chaque arbre avec attention ainsi que son petit maître. Enfin seuls dans une petite allée, Pocahontas prit la main de Gabriel dans la sienne et l'observa inquiète :
- Ta mine est étrange Isha. Tu es certain que tu te sens bien ? demandait-elle en l'arrêtant un moment.
immarcescible, Posté le dimanche 07 novembre 2021 16:34 Répondre
Elle était nue devant lui. Elle n'avait rien vu venir tant elle avait été happée par la douceur sensuelle des prunelles de Gabriel. Il avait retrouvé cet aura si tendre et puissant du début de leur relation. Pocahontas aurait pu pleurer si elle n'était pas complètement subjuguée. C'est le frais ambiant de la pièce qui lui fit se rendre compte que les mains chaude et puissante de son époux caressaient son corps. Un doux rire résonna dans la pièce alors qu'elle fermait un instant les yeux. Le souffle court, elle se cambrait donc contre le bassin qui se trouvait entre ses cuisses et passa ses deux mains sur ses fesses. Elle aimait les agripper, les caresser et faire en sorte de le plaquer encore plus contre elle. Un frisson parcourait son échine tandis qu'elle murmurait amusée de la réplique de Gabriel :
- Dévore-moi mon bel highlander.. Je n'attends que ça.
Doucement, ses mains remontèrent sur la chemise qu'il portait et encore une fois elle le déshabillait. Ses lèvres embrassaient son cou, sa gorge. Son parfum l'envoûtait toujours surtout au moment de faire l'amour. Pendant ce temps, alors qu'elle retirait la chemise qu'il portait, ses mains caressaient son buste, son dos et ses jambes s'enroulaient autour de ses hanches de sorte qu'il était son prisonnier. Ses prunelles remontaient vers les siennes et le contemplait avec désir. Pocahontas souriait alors qu'elle se redressait contre lui. Elle profitait de cette proximité pour presser sa poitrine arrondie par la grossesse et se blottir contre lui :
- Isha.. Caresse-moi.. Encore.. Ne t'arrête jamais, suppliait-elle frissonnante de désir.
Ses mains vinrent redescendre le long de ses hanches et déboutonner son pantalon et son bas qui tombèrent sur ses chevilles. Ses doigts parcouraient la ligne si puissamment musclée de son dos jusqu'à ses fesses qu'elle caressait avec plaisir pendant que ses lèvres continuaient d'embrasser avec douceur ses pectoraux et autres muscles finissant par aux qui la rendait toujours folle. Finalement, une de ses mains timide se dirigea vers son membre qu'elle caressait de sa main fraiche. Avec douceur, elle le réveillait en débutant des mouvements de vas et viens. Son pouce faisait le contour sensuel de son gland qu'elle rêvait déjà de mettre entre ses lèvres même si la position l'en empêchait totalement. Mordillant le téton du beau brun, elle souriait doucement en murmurant :
- Tu as un appétit d'ogre mon amour..
immarcescible, Posté le samedi 06 novembre 2021 15:40 Répondre
Avant même qu'elle n'atteigne leur chambre, Pocahontas avait entendu la voix furieuse de Gabriel monter de la cour. La culpabilité d'avoir mit à la porte sa belle-mère vint nouer son estomac. Et voilà qu'encore une fois, sa présence et son incapacité à se fondre dans la masse, créait un malaise et une vive dispute au sein même de la famille Walker. La brune arrivait dans la chambre et décidait de faire une rapide toilette avant même de redescendre. Elle avait enfilé une simple robe de couleur terne qui mettait uniquement sa taille en avant pour dormir. C'était une légère robe suffisante pour aller dormir surtout avec le frais de l'automne. Assise devant la petite coiffeuse qu'Anya lui avait fait livré quelques jours plus tôt, elle était entrain de démêler ses cheveux avec un peigne. Pensive, elle avait se brossait sans avoir aucune notion du temps.
Elle pensait à toute sorte de choses ; Kisos adulte, si majestueux et pourtant si inaccessible. Qu'allait-il advenir de lui ? Quel était son destin ? Elle avait entr'aperçu les nombreux tatouages de son corps. Elle avait vu sa tenue. Qui était-il ? Des questions qui ne cessaient d'alimenter sa curiosité lorsque soudainement elle se mit à repenser avec quelle virulence elle avait mis à la porte Delphine. Gabriel devait certainement lui en vouloir car elle-même avait honte de son comportement. Elle avait été incapable de se tenir et lui avait donné toutes les raisons de croire qu'elle n'était qu'une simple sauvage que son fils avait certainement pris en pitié.
Soupirant, elle n'entendit pas le pas si singulier de son époux arriver derrière elle. C'est la sensation chaude et réconfortante de sa main sur sa nuque qui la ramena à lui. Elle s'excusa de ne pas être descendue plus tôt mais il savait déjà ce qu'elle ressentait. Gabriel avait réussit à la faire sourire et lui redonner confiance lorsqu'il la remercia et félicita. Emue, elle lui rendit ce fameux baiser avec une passion certaine surtout en se plaquant contre son buste si puissant.
Emoustillée, il n'en restait pas moins qu'elle était affamée. Elle avait donc suivit le brun jusqu'à la cuisine et souriait attendrie en voyant qu'il leur avait préparé une douce petite table en tête-à-tête. Ils mangeaient avec appétit, discutant de tout et de rien comme si il n'y avait pas eu de crises. Pocahontas ne voulait plus y penser à ce moment là. C'était trop bon de retrouver Gabriel pour le moment. Néanmoins, sa question la fit sourire tant elle était amusante pour ce scientifique toujours en quête de réponse et de rationalité :
- Non ça ne fais pas mal. En revanche, je me souviens que la première fois je croyais avoir des papillons dans le ventre. C'était surtout quand je pensais à toi. Mais c'était Kisos qui me faisait signe. Il devait sentir que penser à toi c'était synonyme de tristesse et de joie mêlées.
La brune venait prendre la main de Gabriel pour qu'il la pose sur son ventre légèrement bombé. Elle continuait avec douceur de le contempler avant de reprendre sur un ton plus léger :
- Quand j'étais enfant je ne trouvais pas ça normal d'avoir des enfants. C'était effrayant de voir ce ventre s'arrondir, pas naturel. Maintenant, je comprends mieux le plaisir qu'il y a à attendre son enfant. C'est un prolongement de nous-même.
Dans un mouvement gracieux, elle se déplaça sur le banc et vint se rapprocher de Gabriel. Pocahontas était devenue très tactile depuis le retour de ce dernier de France. Déposant un baiser au creux de son cou, elle venait se blottir contre lui en posant par la suite sa main sur la sienne qui touchait son ventre. Riant doucement, elle tournait son visage vers le sien tout en lui demandant le plus ingénument du monde :
- Tu te rends compte que pour Kisos on a pas fait autant l'amour que pour ce bébé et pourtant ils sont tous les deux là. Tu crois que c'est du à quoi ? La force de notre amour ou le fait que tu aimes me faire l'amour dans la baignoire, demandait-elle espiègle avant de reprendre, notre enfant sera un petit poisson chantant j'en suis persuadée. Car la baignoire est vraiment un objet magique Isha. N'est-ce pas ?
immarcescible, Posté le mercredi 03 novembre 2021 08:58 Répondre
De loin, près de la porte donnant sur le jardin, Pocahontas avait sentit son c½ur fondre devant les deux hommes de sa vie se réconcilier. L’arbre planté elle ne pu s’empêcher de sourire rassurer de les voir à nouveau uni devant ce symbole si fort qu’est un arbre. Rejoignant Mary pour préparer le dîner, elle vit sa mine perdue et triste. Après lui avoir demandé ce qui lui arrivait, elle vint s’asseoir face à elle pour éplucher les légumes :
- James souhaite demander à Delphine de rester. Mais j’ai peur qu’elle accepte. J’ai peur qu’elle me fasse renvoyer.
- Mais enfin Mary, tu n’es pas une gouvernante ou une employée. Tu fais partie de notre famille et jamais nous te ferons partir. Je t’en fais le serment.
La vieille femme souriait avec douceur à sa petite protégée qui lui offrait un regard confiant. Elles finissaient le repas, Pocahontas portant toujours la chemise de son époux ce qui faisait rire Kisos en voyant sa mère bouger dans la cuisine avec une grâce certaine. Il se penchait vers son père qui lisait son journal et murmurait en chipant un bout de pain :
- On dirait qu’elle danse quand elle marche tu ne trouves pas Duda ?
Le repas allait être servis lorsque James arriva finalement pour dîner en compagnie de Delphine. Cette dernière semblait excessivement gênée de s’asseoir face à Mary qui ne levait pas son nez de son assiette. Pocahontas sentit une tension certaine s’installer aussi, elle vint s’installer près de Gabriel. James n’avait pas noté la tenue de sa belle-fillle, il avait bien l’habitude des “excentricité” de cette dernière mais ce n’était pas le cas de la mère biologique de Gabriel. Aussi, en voyant sa brune servir dans cette tenue, elle se signa avant de rouspéter en direction de son fils :
- Gabriel. Je te demanderais d’ordonner à ta femme de s’habiller convenablement lorsque nous sommes à table. Lorsque nous arrivons somme toute.
Cela mît un blanc certain qui fit rougir de honte Pocahontas. Jamais encore personne ne l’avait réprimandé de la sorte par l’intermédiaire de son époux. Kisos se taisait et observait la scène se demandant bien comment aller se défendre sa mère cette fois-ci. James fronçait les sourcils et tenta d’apaiser modestement le conflit à naître surtout en connaissance le tempérament de Gabriel :
- Delphine voyons. Pocahontas ne fait rien de mal.. ce ne sont que des jambes après tout.
- Des jambes qui cours dans les hautes herbes et un corps qui se dévoile sans pudeur d’après les commérages du village James. Tu ne peux pas accepter une telle chose dans ton village. C’est une honte pour notre famille et pour le Seigneur.
- Ma’ ne crois pas en votre Dieu grand-mère, répliquait Kisos comme un grand, ce sont les esprits de la Nature ses guides.
Mais Pocahontas posa une main sur la nuque de son fils pour lui faire comprendre de se taire avant de poser une main sur les genoux de Gabriel tout en répliquant avec diplomatie :
- Il est discourtois d’humilier son hôte, il me semble que cela fait partit de votre religion et de vos convenances.
- Oui mais elle s’adresse à ceux qui en sont dignes.
Pocahontas ne voulait pas qu’à cause d’elle Gabriel perde le contact avec cette mère qu’il avait perdu. La jeune femme ne comprenait soudainement pas pourquoi elle l’a haïssait alors qu’elle avait vu l’horreur que lui avait infligé Meghan. Pourquoi la détester. Mary allait se lever mais Delphine en profita pour décharger son fiel sur la vieille gouvernante et lui annoncer d’un ton farouchement pressant :
- D’ailleurs Mary vous quitterez la maison de mon fils au petit matin. Vous ne convenez plus à ce que nous attendons d’une bonne gouvernante, il suffit de voir l’état de cette maison.
C’était la goutte de trop pour Pocahontas qui agissait vivement à cause des hormones. Tapant du poing sur la table, elle se redressa furieuse. Ses yeux tiraient des balles violents en direction de sa belle-mere alors qu’elle répliquait cinglante :
- Je vous interdis de parler sur ce ton à Mary. Elle n’est pas une gouvernante mais notre amie et un membre de notre famille. Je vous ordonne de quitter notre table et notre maison avant que je vous traîne par la tignasse de sorte que tout le village ai de quoi raconter demain.
Sans attendre son reste, Pocahontas se dirigeait vers l’entrée de la maison et ouvrait grand la porte pour lui faire signe de sortir :
- Vous osez m’insulter sous mon propre toit et dénigrer celle qui a élevé votre enfant avec tout l’amour qu’elle avait. Vous devriez avoir honte. Maintenant partez !
Jamais encore Kisos n’avait vu sa mère perdre son sang froid de la sorte. James lui, savait qu’il valait mieux obtempérer rapidement. Ce n’était pas pour rien que Gabriel et Pocahontas s’aimaient. Ils étaient tous les deux de vrais sauvage. Claquant furieusement la porte derrière le couple, la colère descendit aussitôt et elle se sentait mal pour son époux qu’elle regardait désolée :
- Je vais me changer Isha et je reviens, murmurait-elle comme calmée de sa crise.
La belle se dirigeait alors vers la chambre tout en donnant un baiser sur le front de Mary au passage alors que la vieille femme tremblait de peur en se rasseyant sur sa chaise de cuisine.
immarcescible, Posté le mardi 02 novembre 2021 08:30 Répondre
Les confessions de Gabriel faisaient du bien au coeur et à l'esprit de la brune. C'était tout ce qu'elle attendait de lui, qu'il lui parle tout simplement. Elle aimait le sentir si proche d'elle à cet instant précis, surtout lorsqu'il posa sa main sur son ventre d'où l'on pouvait sentir le léger renflement de sa grossesse. Son sourire était éblouissant rassuré. Elle se pencha donc sur lui et pris ses joues entre ses mains pour lui donner un tendre et amoureux baiser avant de caresser son nez du sien pour murmurer :
- C'est tout ce que j'attends mon amour. Que tu me parles simplement..
Mais ils furent rapidement stoppés par Kisos qui venait à leur côtés pour évoquer leur voyage en France. Pocahontas souriait en l'écoutant parler si vivement de leur périple et des nombreux aspects gustatifs que leur fils semblait avoir noté. Cela la fit rire même si la douce attention de Gabriel concernant le lieu où il s'était rencontré restait le plus beau. Elle lui attribua un tendre regard qui embellissait son visage d'un voile de douceur. Réunis tous les trois, elle se sentait enfin entière entre ses deux hommes au regard bleuté. Finalement, le petit garçon vit le petit arbre que tenait auparavant dans ses mains :
- C'est pour quoi ça ? Il est beau ce bébé arbre, disait-il en le prenant dans ses petites mains.
Pocahontas eut un flash de celles qu'il aurait lorsqu'il serait grand et cela lui noua l'estomac. Si seulement il pouvait rester aussi jeune et aussi ingénu se disait-elle un peu émue. Mais ce n'était pas le moment de la mélancolie, non. Gabriel expliquait à leur fils pourquoi il avait pris ce petit arbre et dans quel but. Les voyages dans le temps était dangereux et il expliquait parfaitement ce que sa mère avait tenté de lui faire comprendre dans les écuries. Mary arrivait avec le fameux poisson et proposait de faire la recette sous la supervision de la brune. Elle accepta et répondit enfin à Kisos :
- Allez planter votre arbre ensemble. Je reste avec Mary pour préparer le repas.. Et Kisos, je crois que tu dois dire quelque chose en particulier à ton père.
Le garçonnet baissait les yeux gêné et vint se tourner son père désolé. Tenant entre ses mains le petit arbre, il murmurait avec son air sincèrement désolé des excuses :
- Je ne voulais pas dire que tu es un monstre Duda. Je t'aime tu sais.. J'étais juste très en colère parce que je n'aime pas qu'on tue les arbres. Mais merci. Je t'aime fort.. Comme ta taille et plus encore.
Cette petite métaphore fit sourire Pocahontas qui se leva donc pour les accompagner à l'extérieur avant de rester près de l'entrée pour garder un oeil sur la préparation de Mary. C'est le coeur plus léger qu'elle contempla le père et le fils unis.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 23:21 Répondre
Le plaisir est vite rattrapé par une crise de rire certaine. Pocahontas ne pouvait s'empêcher de rire même si une lueur d'inquiétude secouait son esprit. S'assurant que la plaie ne soit pas trop profonde, elle posa sa robe de chambre sur sa blessure. Amusée malgré tout, elle se redressait avec l'aide de Gabriel et vint contempler ses iris adoucis. Cela faisait depuis son départ qu'elle ne l'avait pas revu si doux et attentif à elle. Caressant sa joue lorsqu'il évoquait le petit arbre, elle lui offrit un tendre sourire rassuré :
- Dès que Kisos sera rentré et calmé nous le planterons mon amour. Mais avant, je dois soigner ton petit cul.
Son rire était toujours là amusé. Elle le raccompagna nue jusqu'à la maison et le laissa s'installer. Elle avait enflé sa chemise et venait le soigner avec une compresse forte et un peu d'alcool pour désinfecter. Une fois le tout nettoyé et pansé elle déposa un baiser dessus comme pour conjurer le mal. Comme promis, par la suite, elle se dirigea vers la cuisinière et fit chauffer de l'eau chaude pour préparer le thé de Gabriel. Se retournant, elle surprit son regard et rougit. Comme toujours lorsqu'elle n'était plus envoûtée par le brun, ses joues s'empourprait en repensant à ces désirs qu'elle avait toujours :
- Arrête de me regarder comme ça. Je n'y peux rien ce sont les hormones qui me rendent aussi.. aussi.. pleine de désir et de fougue Isha.
Murmurait-elle en lui apportant sa tasse de thé. Finalement, Après avoir posé un coussin sous les fesses du brun, elle ne pu s'empêcher de venir s'asseoir à ses côtés. Blottie contre lui, elle entrelaçait ses doigts aux siens avant d'embrasser ses phalanges :
- Je ne veux plus que tu fasses ça Isha. Que tu m'écartes comme tu l'as fais pendant trois jours. Nous sommes une famille, nous devons nous parler. Je sais que tu es blessé par ce qu'à dit Kisos mais il ne comprends pas encore tous les enjeux de notre peur. Et tu ne devrais pas te cacher à lui.. Il est bien plus fort et intelligent que tu ne le crois. Il pourrait même te surprendre. Tu me l'as toi même dit lorsque vous étiez en France.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 22:20 Répondre
Les ardeurs de Pocahontas prirent une tournure différente à partir du moment où elle sentit qu'elle faisait un à nouveau avec Gabriel. Fébrile, elle s'agrippait à sa nuque. Remontant sa cuisse contre sa hanche, elle l'entourait de son autre jambe pour l'attirer contre elle. Ses lèvres se posaient avec plus de douceur contre son cou comme pour lui donner cette même douceur avec laquelle il s'appliquait tant. C'était bien la première fois qu'elle le sentait si peu empressé de lui faire l'amour. C'était étrange mais doux. Pocahontas gémissait contre ses lèvres qu'elle embrassait fébrilement et que ses doigts tenaient sa crinière de jais :
- Isha.. Oui... Oui.. Je t'aime.. Haaan.. Oui, je t'aime..
Son corps est dans une transe particulière mais une transe sensuelle. C'était comme si elle retrouvait un souffle qu'elle avait perdu toutes ces semaines. Son épiderme frissonnait à chaque caresses, chaque soupirs, chaque gémissements, chaque baisers. En pleine transe, elle se sentait prête à tout dans les bras de son époux qui vint la ramener dans le foin. A califourchon sur lui, elle comprit qu'il lui laissait tout pouvoir. Mais elle ne changeait rien de leurs mouvement sacré si sensuel et tendre. Renversant sa crinière défaite en arrière, elle mordait ses lèvres rougies par les baisers et gémissait de plus belle :
- Haaan.. C'est si bon.. Mon amour.. Mon guerrier..
Elle sentait un vent frais l'enrouler dans un épais manteau de plaisir. Bougeant avec sensualité sur le membre si dressé de Gabriel elle comprit qu'elle devait à son tour le rendre fou. Délicatement donc, ses ongles vinrent se planter sur ses épaules et descendre lentement le long de son buste avant de remonter. Reposant ses prunelles sombre sur les siennes elle le contemplait de son air si puissant lorsqu'ils faisaient l'amour de la sorte. Ses soupirs étaient plus fort, plus vibrant car elle sentait le plaisir atteindre son paroxysme surtout qu'elle se rallongeait sur lui de sorte à lui donner de profond et langoureux baisers. Alors qu'elle le suppliait de ne pas s'arrêter, elle se cambrait de plus belle et lui donna le dernier coup de bassin fatal qui lui fit pousser ce fameux cri de plaisir.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 21:02 Répondre
Son époux était de retour, tendre, souriant et léger. Son Gabriel, son Isha avait-elle envie de murmurer. Mais elle était trop occupée à mordre, lécher et embrasser son cou, ses joues, ses lèvres dans un besoin ardent d'être à nouveau unie à lui. Chaque caresses qu'il lui offrait était comme une décharge de plaisir qu'elle ne pouvait réfréner. Déjà qu'elle n'avait jamais réellement été discrète, là, c'était encore plus terrible. Des râles de plaisir s'échappaient de ses lèvres alors qu'elle se retrouvait allongée sur l'établi. L'odeur du foin, de la nature, du bois coupé et du savon de Gabriel l'affolait. Le manque, les hormones tout la rendait fébrile à chaque sensation. Ses cuisses s'écartaient volontairement alors qu'elle cambrait son bassin sous ses caresses si particulière :
- Oh.. Isha.. Tes mains..
Ses soupirs de plaisir emplissait l'écurie qui était fort heureusement vide. C'était la deuxième fois qu'ils se perdaient ainsi l'un contre l'autre. Ayant une bouffée de chaleur, elle sentit ses jambes trembler sachant que l'orgasme était proche. Mais pas maintenant gémissait-elle. Agrippant d'une main ferme la crinière de Gabriel elle ramena ses lèvres contre les siennes. Cela lui permit de mieux se redresser contre lui et déboutonner son pantalon. Le laissant tomber à ses chevilles, elle posa sa main sur son membre fièrement dressé et l'attira à l'intérieur de ses cuisses. Sa main qui tenait fermement sa crinière laissait ses doigts s'enrouler autour de ses boucles brunes alors que ses dents mordaient furieusement sa lèvre inférieure :
- Viens mon amour.. Je te veux en moi, ordonnait-elle d'une voix sensuelle.
Ô que non elle n'avait pas envie de le laisser faire. Elle avait bien trop peur qu'il la ménage alors qu'elle se sentait totalement capable de le recevoir et de lui donner un moment qui les unirait à nouveau. D'un mouvement de poignet doux cela dis, elle le masturbait alors qu'elle plaquait ses seins plus rond et ferme contre son buste. Pocahontas ne pouvait s'empêcher de mordre et suçoter son cou pour y laisser une marque avant de remonter à son lobe d'oreille et de murmurer à nouveau tremblante d'une excitation pressée :
- Isha.. Tu sens mon désir pour toi ? J'ai besoin de toi, suppliait-elle cette fois-ci.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 18:42 Répondre
Pocahontas était partagée entre l'envie de lui crier dessus et celle de se jeter à son cou pour qu'il lui fasse l'amour. Son allure si sauvage avec cette barbe excitait chez elle un désir qu'elle connaissait que trop bien. Lors de sa première grossesse elle se réveillait souvent en pleine nuit de rêves torride en la compagnie de Gabriel. Là, il était là mais elle lui en voulait de ce qu'il avait fait. Elle lui en voulait de la mettre à l'écart comme s'il s'agissait d'une simple patiente. Ils étaient censés faire équipe et il décidait tout seul. Mordant sa lèvre, elle vint seulement vers lui se sentant pleine d'énergie qu'elle devait dépenser au plus vite. Marchant avec assurance jusqu'à lui, elle agrippa sa chemise qu'il avait entrouverte sans doute à cause de la chaleur d'avoir coupé aussi sauvagement ce bois et planta ses lèvres sur les siennes.
Bien entendu, elle sentit une légère résistance mais sa force était plus importante que celle de Gabriel sans doute. D'un bras assuré, elle enlaça sa nuque et le plaqua contre elle quand l'autre se posait sur sa joue. Ses doigts agrippaient cette barbe qui éveillait ses sens quand elle se blottissait contre lui. A bout de souffle, elle murmurait contre ses lèvres :
- Je ne suis pas ta patiente Isha, je suis ta femme. On est deux je te rappelle et tu ne dois pas décider tout seul. Je suis en colère tu ne peux pas savoir à quel point..
Sentant qu'il n'osait pas la toucher elle perdit patiente. Elle profita de l'avoir déstabilisé pour l'entrainer dans les écuries. Là, elle le poussa sur le foin. Sans attendre, elle retira sa robe de chambre dévoilant son corps voluptueux qui avait pris quelques formes. Jetant sa crinière en arrière elle vint se fondre sur Gabriel à califourchon en prenant son visage entre ses mains elle lui redonna un autre baiser plus sauvage. En effet, ses dents agrippaient sa lèvre inférieure alors qu'elle griffait délicatement ses joues. C'était comme si elle essayait de réveiller ses ardeurs pour se sentir à nouveau être son épouse :
- Touche-moi, ordonnait-elle entre deux souffles avant de fondre à nouveau sur ses lèvres, touche-moi..
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:38 Répondre
Devenir immortelle et t'aimer pendant des éternités.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:36 Répondre
Pendant trois jours Pocahontas n'eut pas le droit de se lever hormis pour sa toilettes et ses besoins naturels. Elle avait bien compris que Gabriel refusait tout bonnement de lui parler. Il se contentait de lui donner des ordres. L'horrible impression d'être sa patiente lui creusait encore plus sa fierté. Le pire était les nuits. Elle n'avait plus l'impression de dormir auprès de son amour. Même si il la tenait dans ses bras, elle sentait bien qu'il était ailleurs. Cela la tuait de le voir se renfermer et refuser de lui parler. Elle en avait même pleuré auprès de Mary qui avait tenté de la rassurer en lui apportant du gâteau qu'elle avait dévoré. Un après-midi alors qu'elle lisait assise une fois de plus dans son lit elle entendit Kisos hurler après son père. Malgré les demandes de Gabriel à ne pas qu'elle se lève, elle ne pu s'en empêcher. Descendant avec attention les escaliers elle rejoignit le jardin pied nu.
Etouffant un cri en posant sa main sur ses lèvres elle vit l'écossais abattre l'arbre comme s'il s'agissait d'un vulgaire bout de bois. Kisos pleurait et s'enfuyait en courant dans les écuries. Pocahontas savait que les derniers mots de leur fils avait plus que certainement heurté son père. Lui-même se considérait comme tel et elle savait qu'il s'en servirait pour affirmer ce qu'il ressentait. Debout dans le petit jardin aromatique elle le regardait avec une lueur de déception et de tristesse. Essoufflé, il se tourna vers elle et elle ne pu cacher sa peine :
- Princesse retourne te mettre au lit, murmurait Mary inquiète de l'état de santé de sa chère petite protégée.
- Je vais bien Mary je te remercie.
Sans un mot pour Gabriel elle se dirigea simplement vers les écuries pour retrouver Kisos qui pleurait recroquevillé dans un coin. La brune vint rapidement à lui et le prit dans ses bras après s'être allongée dans le foin frais :
- Je sais que tu es en colère Kisos mais ne dis plus jamais à ton père que c'est un monstre. Il fait ça pour te protéger.
- Non Ma'. Il est méchant ! L'arbre il a rien fait lui ! pleurait-il en cachant son visage dans son cou.
- Mon chéri, tu apprendras très vite que quand on aime quelqu'un plus que sa propre vie on est prêt à tout pour le mettre à l'abris. Même si il faut se débarrasser avec violence de ce que nous aimons.
Kisos pleurait à chaude larmes contre sa mère qui caressait sa nuque en le berçant. Ils restèrent un moment comme ça blotti l'un contre l'autre et elle lui proposa :
- Récitons une prière tu veux bien ?
A eux deux, ils prièrent pour la paix de l'arbre et de son esprit. Ensuite, elle raconta les fameuses histoires que son fils aimait tant qu'elle lui raconte depuis qu'il était petit ce qui eut don de faire cesser de pleurer l'enfant. Rassurée, elle essuya ses joues et lui offrit un doux sourire avant de reprendre :
- Tu dois nous promettre de ne pas partir dans le temps comme ça Kisos. Nous ne pourrions pas te sauver, ton père a raison. Je ne pourrais pas vivre en sachant qu'il pourrait t'arriver un quelconque malheur. Tu te souviens de ta part quand je suis restée bloquée et que tu as retrouvé Isha ?
- J'avais peur pour toi..
- Imagine que c'est la même chose pour ton père mais avec une puissance encore plus forte.
- Aussi grande que sa taille elle est sa peur.
Cette image fit sourire Pocahontas qui acquiesça. Kisos prenait doucement conscience du problème mais il n'en restait pas moins blessé que son père ai osé assassiner cet arbre. Il promit aussi et surtout parce que sa mère insistait, de ne plus l'appeler le monstre. Ils retournèrent à la maison après cela. Passant tous les deux la porte, Kisos vit son père attablé devant un verre de whisky. La brune se tendit en le voyant même si son air désolé était présent :
- Kisos va donc au village avec Mary chercher du poisson pour ce soir. Je vais vous faire la recette d'Aponi.
Le jeune garçon pris le petit panier et rejoignit la vieille femme dans le salon pour lui donner les ordres donnés à sa mère. Lorsque les deux époux furent enfin seuls Pocahontas voulut lui hurler dessus mais cela n'aurait servis à rien. Inspirant, prête à se lâcher, elle sentit que rien ne venait. Elle contenta donc de passer devant lui en passant une main sur son ventre qui avait pris une jolie forme ronde et monta à sa chambre.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:01 Répondre
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 14:16 Répondre
Pocahontas n'était pas vraiment d'accord avec le silence que voulait instaurer Gabriel concernant son passé. Bien sur, elle ne voulait pas tout détailler dans les moindres détails à leur fils mais malgré tout dire la vérité. C'était important pour elle. Mais en parler maintenant n'était certainement pas le bon moment. Sa petite ride sévère ne quittait pas son visage et malgré ses tentatives de caresses et de divers baisers pour le rassurer elle sentait bien que l'avenir de leur fils l'inquiétait. Alors qu'elle pensait avoir attiré son attention, elle le sentit se relever et fouiller dans son sac. Sortant son vieux journal et la faisant face, Gabriel semblait furieux. La jeune femme se redressait en tenant la couette contre son corps nu ne comprenant pas sa colère :
- Je l'ai trouvé dans la bibliothèque chez Anya. Je m'ennuyais alors je lisais beaucoup.. Et oui, j'ai tout lu. Mais.. Mais Isha, je savais déjà la plupart des choses que tu as écris.
Une légère douleur la crispait légèrement. S'asseyant plus confortablement sur le lit elle relevait la couette de sorte à dissimuler sa poitrine. Heureusement que la cheminée tournait dans la chambre lui donnant une chaleur agréable. Mais les explications qu'elle lui donnait ne semblait pas le rassurer. Le voyant faire les cent pas, elle voulait venir le retenir mais la douleur l'empêchait de bouger, elle dut donc se contenter de lui tendre la main en l'observant avec douceur :
- Mon amour, il s'agit de ton passé. Tu es une victime et toute personne lisant tes écrits le comprendrait. S'il te plaît, viens près de moi..
Mais rien à faire. Gabriel ne semblait pas prêt à vouloir se poser. N'y tenant plus, Pocahontas vint donc se lever malgré la douleur qui la tenaillait. Enfilant la chemise qu'il portait dans la journée, elle le rejoignit en prenant ses mains dans les siennes. Cherchant son regard du sien, elle tentait de le ramener à elle. Apeurée de le voir s'embourber auprès de son démon qui restait toujours auprès de lui tapi dans l'ombre, elle se blottissait contre lui en venant finalement agripper le visage. Sa voix était ferme et plus dure :
- Gabriel Walker ça suffit ! Sinon je remonte le temps et je réarrange ta vie pour définitivement tuer ce démon. Je t'aime malgré tout ça. Je t'aime malgré tout ce que tu as subis. Bon sang, je t'interdis de dire de toi que tu es un monstre tu m'entends ? Tu n'as pas le droit de te nommer ainsi parce que je t'aime et que je ferais tout pour toi. Parce que tu es l'amour de ma vie, bordel de merde! osait-elle dire dans un accès de colère qui la fit se courber de douleur en posant une main sur son ventre.
La douleur était plus vive ce qui la força à s'allonger sur le lit.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 23:31 Répondre
L'image de ce vieux Gabriel rencontrant le jeune et imposant Kisos donnait un sourire tout particulier à la jeune princesse. Son sourire était plein de mystères et d'amusement devant une telle scène. Caressant la crinière brune de son époux, elle se laissait bercer par ses mots et ses caresses avant d'accepter un bain à condition qu'il la rejoigne :
- Et c'est non négociable, déclarait-elle avec aplomb.
En effet, sa mine sérieuse du faire pencher la balance car l'écossais accepta de bonne grâce la demande de son épouse. Elle se laissa porter et s'amusa à le laisser la déshabiller. Même si son ventre la faisait toujours souffrir, elle ne pouvait s'empêcher de frissonner en voyant ses mains happer avec douceur les formes de son corps. Les yeux mi-clos, elle se retenait de gémir de peur qu'il s'inquiète d'une éventuelle douleur. Blottie l'un contre l'autre dans le bain, elle posée contre son buste, elle se mit alors à lui raconter ce qu'elle avait vu le peu de temps qu'elle fut avec Kisos :
- Il portait un costume amérindien mais il n'a rien voulu me dire de ce que cela signifiait. Il était grand comme toi Isha et ses yeux étaient si expressifs. Il avait une assurance certaine et restait d'un calme olympien ce qui m'a inquiété puisqu'il avait assassiné Meghan de sang-froid. Je ne pourrais pas te dire grand chose de plus tant il restait mystérieux. Il m'a juste dit qu'il m'avait cherché pendant très longtemps dans le temps et qu'il était désolé du retard.
Se tournant vers Gabriel, Pocahontas vint caresser sa joue. Elle piquait ce qui annonçait une barbe très prochaine. Son sourire continuait de grandir alors qu'elle déposait un tendre baiser sur ses lèvres qui se voulait chaste même si elle s'enflammait toujours un peu au contact de son époux :
- Je dois rester raisonnable surtout mais tu es encore meilleur que le chocolat, murmurait-elle d'une voix enrouée par le désir.
Pocahontas le retenait lorsqu'il voulut quitter le bain d'une main ferme et lui promit de rester sage même si son corps était affamé de ses caresses. Doucement, elle prit ses mains dans les siennes et les posa sur son ventre légèrement bombé :
- J'ai besoin de ta force Isha pas de ta peur. Tout se passera bien si on reste unis et confiant n'est-ce pas ? J'ai confiance en toi et en nous, tentait-elle de le rassurer avant de poser sa joue contre la sienne, j'aime quand tu piques comme ça. Laisse ta barbe pousser un peu mon amour s'il te plaît. Cela me rappelle le temps où tout était si simple..
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 19:34 Répondre
A moitié rassurée, Pocahontas s'endormit de nouveau. Blottie dans les bras de Gabriel elle se sentait toujours en sécurité. Après un sommeil réparateur, ce fut la faim qui l'éveilla. Cela tombait bien, une soupe bien chaude l'attendait à son réveil et la venue nouvelle de son époux. Son air soucieux et si inquiet la submergeait de tristesse. Rapidement, elle l'attira près d'elle mais leva les yeux au ciel en le voyant essayer de la nourrir. La jeune femme pris la cuillère dans sa main en lui faisant comprendre qu'elle pouvait se débrouiller seule. Elle lui rappela alors qu'elle était enceinte et pas handicapée.
Mangeant avec appétit, elle souriait légèrement lorsqu'il évoquait sa présence alors qu'il était un nourrisson. Se redressant, elle passa son pouce sur la petite ride entre ses yeux pour le détendre :
- J'aurais tellement préféré que tu aies une vie douce et simple Isha. Une vie où je t'aurais rencontre à ton époque. Tu m'aurais fait la cour et je t'aurais taquiné.. Quoi que je dis ça mais si ça se trouve tu ne m'aurais jamais vu.
C'était sincère. Après avoir lu le journal de son époux, mille possibilité lui venait en tête comme remonter le temps pour assassiner Hugh de ses propres mains mais elle n'osait pas, de peur de changer toute l'histoire. C'était égoïste se disait-elle de laisser une telle chose se perpétuer dans le passé juste pour s'assurer qu'ils se rencontrent. Mordant sa lèvre, elle baissait les yeux sur sa soupe avant d'avouer :
- J'ai vraiment voulu aider ta mère et.. et ensuite j'ai voulu aller tuer de mes propres mains ce monstre de Hugh mais je n'ai pas pu mon amour. J'avais peur que cette action détruise notre histoire. J'ai.. Non, je suis égoïste.
Relevant son visage vers lui, elle repoussa sa soupe pour prendre son visage entre ses mains et caresser celui-ci. Avec douceur, ses prunelles le contemplait comme pour s'assurer qu'il ne lui en voulait pas. Ce qu'elle pourrait comprendre de toute manière. Lentement, ses doigts dessinaient les contours de ses yeux, de ses joues, de ses lèvres. Son coeur s'affolait mais elle devait lui dire :
- Je sais que tu vas certainement me hurler dessus mais.. mais je serais prête à disparaître si tu pouvais avoir une enfance plus juste et heureuse Isha. Un mot de toi et je repars. Un mot et vous vivrez tous ensemble heureux, James, Delphine, ton frère et ta soeur. Ce serait tellement plus juste.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 18:15 Répondre
Tout ce que craignait Pocahontas arrivait. Gabriel allait centrer toute son attention sur elle jusqu'à même oublier les autres. Mais pour le moment, elle n'était pas en mesure de le raisonner. Une partie d'elle avait besoin qu'il la ménage et qu'il s'occupe exclusivement d'elle. Essuyant ses larmes, elle l'écoutait faire et chercher. Son air concentré lui faisait deviner qu'elle ne devait pas l'interrompre, de toute manière, elle était bien trop épuisée pour ça. Elle n'avait aucune idée de ce que produisait ces voyages dans le temps, mais elle était toujours épuisée après chaque voyage. Assise dans leur lit, elle tenait son ventre qui avait déjà une allure un peu arrondie qu'on pourrait aussi prendre pour un ventre ayant bien mangé un midi. Ses mains chaude caressaient sa peau à travers le tissu de sa robe de chambre. Pocahontas voulait donner toute sa puissance et sa force à ce petit être qui poussait en elle.
Soudain, on toqua à la porte alors que Gabriel exécutait un cataplasme. Il semblait n'avoir rien entendu, aussi, l'amérindienne autorisa à ce que l'on rentre. Une vieille none entrait dans la chambre ce qui surprit Pocahontas qui ne s'attendait pas à une telle venue. Mais le regard triste et perdue de la vieille femme lui rappela celui de Delphine dans son armoire. Puis, les mots de Kisos concernant la venue de cette femme lui revint à l'esprit. Si l'amérindienne avait quitté sa belle-mère quelques heures plus tôt il n'en était rien pour elle :
- Vous êtes Delphine ? demandait-elle toujours aussi surprise.
- Et vous êtes celle qui a sauvé mon garçon de cette horrible sorcière.
La none vint se prosterner au pied du lit de la princesse qui se sentait terriblement gênée. Rapidement, elle lui dit de se relever et lui proposa de s'asseoir au bord du lit. Son air était doux malgré la culpabilité de ne pas avoir pu les sauver tous. La voix de Gabriel dans sa tête lui rappelait une nouvelle fois qu'ils devaient se tourner vers le présent mais elle ne pouvait s'empêcher de s'excuser une fois de plus :
- Ne dites pas ça. Mes enfants sont en paix. Ils ont tentés par tous les moyens de sauver la vie de leur frère quand moi je me suis lâchement dissimulée dans une armoire. Non, vous avez fait preuve d'un grand courage et d'un amour puissant.
Pocahontas vit Gabriel sortir de la pièce. C'était comme si il n'était pas vraiment tant il était concentré sur les recettes de son épouse. Mais elle ne lui en voulait pas, elle savait qu'il faisait tout pour la sauver avec le bébé. Kisos rejoignit rapidement sa grand-mère et sa mère avant de se blottir contre cette dernière. Sa bouille pleine de chocolat fit sourire sa mère qui vint essuyer sa joue de son pouce tendrement :
- James m'a gentiment proposé de rester auprès de vous et j'ai accepté. Je pourrais vous aider à entretenir la maison et avec le futur enfant que vous attendez. Kisos en a parlé tout le long du chemin pour venir jusqu'ici.
- Je vous remercie de votre aide Delphine mais Mary est déjà là pour s'occuper de nous vous savez. Peut-être devriez-vous profiter de votre temps ici pour partager des moments avec Gabriel, James et Kisos.
- Vous avez raison mais je ne sais pas comment m'adresser à eux. Tout ce temps passé.. J'ai bien peur que cela ai nuit à ma capacité à nouer des liens.
Kisos vint doucement se rapprocher de sa grand-mère et la rassura en lui disant qu'il l'aimait déjà ce qui fit sourire la vieille none reconnaissante. Au même moment, Mary arriva. Elle était inquiète de l'état de Pocahontas surtout depuis que Gabriel venait d'avouer la venue prochaine de l'enfant qu'elle avait deviné. En voyant Delphine, elle se sentit mal à l'aise et baissa la tête :
- Pocahontas, souhaites-tu une tisane ?
- Oui je te remercie Marie. Kisos, va aider Mary je te prie..
L'enfant descendit avec la vieille gouvernante ce qui permit aux deux femmes restantes de passer un moment seule. Pocahontas en profita pour poser sa main sur celle de sa belle-mère et lui offrit un doux sourire :
- Gabriel va certainement être un peu distant avec vous mais ne vous inquiétez pas. Méritez son amour et il vous le sera rendu au centuple, croyez-moi.
- Il est si fort, si courageux. Je suis ébahie par lui, qu'il ai autant réussi avec brio. James doit être si fier de lui.
- Vous savez ils ont tous les deux beaucoup souffert. Plus que vous ne le croyez. Ils se sont battus comme des lions pour s'en sortir et encore aujourd'hui ils doivent se battre. Mais ils sont loyaux envers les leurs.
C'était comme un gentiment avertissement, mais un avertissement qui accabla une nouvelle fois la none. Elle prit congé de la princesse qui pu enfin se reposer. Gardant les yeux clos un moment elle s'endormait. C'est alors qu'elle sentit la douceur d'une caresse sur son ventre ce qui la fit frémir. Ouvrant les yeux elle vit au dessus d'elle Meghan enfouir sa main dans son ventre pour récupérer un bébé qui ne pleurait pas. La sorcière ricanait elle alors que Pocahontas se mit à hurler avant de se réveiller de cet affreux cauchemar. Se redressant aussitôt, elle vit Gabriel près d'elle ce qui la rassura à moitié. Posant ses mains sur son ventre, elle sentit le cataplasme sur elle ce qui la fit trembler une nouvelle fois :
- Elle était là Isha.. Elle me volait mon bébé ! Isha.. Elle va revenir.. Elle reviendra ! balbutiait-elle en larmes.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 15:45 Répondre
La main chaude et réconfortante de Gabriel sur son ventre fit naître quelques larmes au bord des yeux de Pocahontas. Elle ne pouvait plus lui cacher son état, encore moins avec les douleurs qui lui prenait au même instant. La peur de perdre le bébé à cause de Meghan la prenait soudainement et celle de la colère de Gabriel aussi si elle ne lui avait pas confié la source de sa douleur. Baissant les yeux sur sa main, elle vint poser à son tour la sienne sur celle du brun. Entrelaçant leurs doigts, elle ne pu s'empêcher de laisser couler une larme sur sa joue en lui avouant finalement tout :
- Je voulais attendre d'être certaine de l'être avant de te l'avouer. Tu avais encore tant de choses à accomplir, je savais que tu ne voudrais pas me laisser si tu savais que j'attendais cet enfant. Je ne m'explique pas la venue de ce petit être Isha, vraiment pas. Le médecin m'avait assuré que je ne pourrais plus jamais enfanter mais ce nouveau miracle est là mais.. mais..
Elle du prendre une longue inspiration avant de reprendre. Ses larmes glissaient le long de ses joues. La peur, la douleur et le chagrin de ces dernières vingt-quatre heures doublé par les hormones firent naître une peur irrationnelle qu'elle n'arrivait pas à maîtriser :
- Pardonne-moi.. Je ne pensais pas que tout cela se passerait ainsi. Je ne voulais pas te le cacher.. J'avais si peur de te décevoir en t'annonçant cela et que ce soit faux. Je n'ai pas eu mes saignées depuis un moment et j'ai eu tous les autres signes comme la faim, les nausées et le.. et le désir. Je suis désolée de tout faire de travers Isha, vraiment.
Pocahontas venait essuyer ses yeux avec la cravate de Gabriel qui pendait près d'elle. Comment pouvait-elle lui avouer maintenant qu'elle avait mal et qu'elle craignait d'avoir perdu le bébé à cause des agissements de Meghan. Devait-elle se fier à Aponi et Kisos ? Elle devait surtout être honnête avec son époux ce qui déclencha une nouvelle crise de larme :
- Mais Meghan m'a frappée à plusieurs reprises dans le ventre et j'ai peur d'avoir perdu notre enfant Isha.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 13:45 Répondre
Le sentiment de sûreté ne quittait pas Pocahontas. Les odeurs familières de la maison lui rappelait à quel point elle l'aimait cette maison finalement. Elle entendait les voix de Gabriel, Kisos et même Aponi. Cela devait être un rêve. Se tournant doucement, elle eut envie d'ouvrir les yeux. Quatre saphir d'un bleu intense l'observait ce qui la fit sourire tendrement. Si Gabriel était inquiet, Kisos semblait terriblement confiant. Se redressant lentement et précaution, elle passa une main dans la crinière mi-longue de leur fils et une autre sur la joue de son adoré :
- Vous êtes rentrés mes amours. Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous m'avez manqué..
Elle souriait, heureuse. Un battement de son coeur tambourinait nettement plus devant la vision si tendre de ses deux hommes. Sa cheville pourtant la faire grimacer légèrement. Elle expliqua rapidement à Gabriel que Meghan l'avait poussé assez violemment ce qui lui avait valu de chuter et de se tordre la cheville. Inquiet, elle le vit courir jusqu'en bas pour aller chercher ses outils de médecine pour l'inspecter malgré qu'elle le rassure. Seule avec Kisos, elle vit sa mine joyeuse et pleine d'espoir. Le visage adulte de son enfant se confondait avec celui de ce bambin si adorable. Quelle horrible épreuves les attendaient encore, se disait-elle en repensant au regard triste de son fils :
- Je vois que tu as aimé la France mon chéri. Je suis persuadée que tu as mille et une histoires à me raconter n'est-ce pas ?
- Oh que oui Ma' ! Duda a été drôle, tu savais qu'il était drôle ?
- Oui, oui, il lui arrive de l'être, répliquait la brune en riant doucement.
Kisos venait se blottir dans le bras de sa mère qui caressait toujours ses mèches brunes qui bouclaient au dessus de sa tête. Humant son parfum, elle souriait en l'écoutant donc évoquer tous ces souvenirs de vacances malgré l'inquiétude de Gabriel :
- Duda a vraiment pris peur quand il a comprit que tu l'avais sauvé enfant.
- Je me doute mais dis-moi, depuis quand sais-tu que tu peux voyager sans pierres ou même sans rite Kisos ?
- Depuis que nous sommes ici. Ça a commencé quand j'ai entendu l'arbre m'appeler. Dès fois, il me demande de le suivre et je découvre des gens et des choses différentes. C'est pour ça que je sais pour ma petite soeur.
- Ne dis rien à ton père s'il te plaît, murmurait Pocahontas en posant une main sur ses lèvres.
- Mais pourquoi ça ? Il serait super content en plus !
Pocahontas n'osait pas dire que les multiples coups de Meghan sur son ventre l'inquiétait. Elle ne ressentait pas de vive douleur pour le moment mais elle ne voulait pas alerter Gabriel qui serait encore plus intransigeant avec elle et son repos. Elle promit à son fils de prévenir son père mais ils ne devaient pas en parler devant lui. Comprenant que cela faisait parti d'une surprise, il fit signe qu'il ne dirait rien ce qui fit sourire la brune. C'est à ce moment là que le beau Gabriel revint vers eux. Elle bu une gorgée de thé et le laissa examiner sa cheville :
- Je vais voir grand-mère Delphine, j'aimerais bien qu'elle me fasse le fameux gâteau au chocolat qu'elle avait promis.
Kisos sautait du lit et laissait enfin les époux seuls. Pocahontas le regardait filer de la chambre et pu ensuite contempler son étrange époux qui inspectait avec précaution sa cheville. Elle eut une sorte de remords et de tristesse en pensant qu'elle n'avait pas pu sauver le reste de sa famille et la culpabilité l'assiégea. Reposant la tasse sur la table basse près d'elle, elle passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille en le dévisageant de son air coupable :
- Je n'ai pas pu sauver ton frère et ta soeur, je suis désolée. Je n'avais pas vue Meghan s'enfuir. J'aurais pu tous vous sauver mais il n'en fut rien. Même moi je n'ai pas pu me sauver.. C'est Kisos qui est venu à mon aide.
Cette information semblait surprendre Gabriel, ce qui valu à Pocahontas de lui expliquer ce qui c'était passé :
- Elle me ruait de coups et j'allais mourir. Mais j'étais résignée. Tu étais en vie et en sécurité, c'était le plus important. Au même moment, Kisos adulte est apparu. Notre fils peut voyager à travers le temps comme il le souhaite. Je ne sais pas pourquoi ni comment mais il est venu me sauver. Ô Isha, tu l'aurais vu. Il avait ta carrure, tes yeux. Il était si beau.. Tu serais si fier de lui.
Elle lui épargna les détails de sa tenue qui l'avait troublé. Elle avait toute une vie pour lui parler de tout ça. Pour le moment, elle voulait juste tenir contre elle son époux qui lui avait manqué pendant cette si longue semaine. L'attrapant par le col, elle le ramena contre elle et posa derechef ses lèvres contre les siennes dans un besoin pressant de l'embrasser. Un baiser langoureux, intense et plein de désir. Les mains de la jeune femme vinrent se poser sur ses joues puis agripper sa chevelure d'ébène dans laquelle elle aimait tant enrouler ses doigts. Entre deux baisers, elle murmurait enfin :
- Mon souffle, mon âme, tu m'es revenu.. Plus jamais je te laisse me quitter. Jamais plus.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 00:31 Répondre
Le premier jour, Pocahontas n’eut pas vraiment le temps de s’ennuyer. Anya avait prévu un nombre incalculable de surprises pour occuper l’esprit de son amie. En effet, elles burent du thé, marchèrent dans le jardin en récoltant des fleurs et autres herbes dans le jardin aromatiques et visitèrent le haut de la vieille ville d’Edimbourg. Mais surtout, le soir même, la surprise fut lorsque Millie arriva en compagnie de Binki pour le souper.
Les deux blondes vivaient confortablement installées près de chez Nashoba. Il leur avait trouvé un logement si grand qu’elles pouvaient prétendre être seulement colocataire. Il était vrai qu’elles vivaient plus sereinement et à l'abris des regards indiscrets. Et c'est ainsi que se passèrent les jours suivant, dans un confort aisé où Pocahontas pu lire et s'occuper d'Anya. Mais surtout, elle eut une confirmation certaine. La nuit avant le départ de Gabriel, elle lui avait mentit au sujet de sa possible grossesse. Elle voulait qu'il reprenne confiance en lui et qu'il se rende compte de son potentiel de père avant de l'effrayer avec la venue d'un éventuel autre enfant. Pire que tout, si il l'avait su enceinte, il ne serait jamais partit et il n'aurait jamais pu tourner la page concernant sa mère et son passé.
La trouvaille d'un journal dans la bibliothèque lui confirma ardemment qu'elle avait eu raison. Cette Meghan n'allait certainement pas les laisser en paix avant d'avoir ce qu'elle désirait véritablement. Pocahontas avait beau réfléchir à un éventuel plan mais rien ne lui venait. Un après-midi, alors qu'elle buvait le thé avec Anya dans le petit salon, cette dernière remarqua la mine sombre de son amie :
- Que t'arrive-t-il princesse ? demandait-elle sincèrement inquiète.
- Je n'ai pas de nouvelles de Isha et cela m'ennuie. Je ne sais même pas où lui écrire moi-même. J'ai peur que Meghan lui attire un piège tu comprends ?
- Il est bien trop malin pour se laisser manipuler par cette Sorcière.
- C'est bien justement ce qui m'inquiète. Que ce soit une sorcière Anya.
Finalement, au souper, lui vint une lettre de son bien-aimé. Sans demander son reste, elle quitta rapidement la table pour aller l'ouvrir dans sa chambre. Quelques larmes de joie et de soulagement lui venait tandis qu'elle lisait toutes ses lignes avidement. Tout allait pour le mieux, elle devait cesser de s'inquiéter. Posant une main sur son ventre légèrement bombé et parfaitement dissimulé sous le taffetas de sa jupe, elle souriait en s'allongeant sur le lit. Parlant à son nouveau petit soleil, elle dit :
- Ils vont bien. Ils vont bientôt rentrer, papoose.
Pourtant, le lendemain, un télégramme lui parvint au château signé par la main de James qui l'alerta au plus au point.
"STOP. GABRIEL EN PRISON. STOP. REVIENS DE SUITE. STOP. BESOIN DE TOI RAPIDEMENT. STOP"
Malgré les supplications d'Anya, Pocahontas n'attendit pas. Elle fit sa valise dans la minute. Garrett se proposait de l'emmener mais elle refusa net préférant qu'il reste à s'occuper de son épouse comme elle lui avait montré lors des exercices de grossesse. Elle demanda seulement au couple de prévenir son frère lorsqu'il viendrait pour le dîner du soir. Ce fut le blond qui la déposa à la gare et qui la regarda partir le noeud à l'estomac. La jeune femme avait du mal à retenir ses angoisses en place. Tenant son ventre entre ses mains, elle priait pour que rien n'arrive à Gabriel. Pourquoi se retrouvait-il en Ecosse, chez eux ? Que s'était-il passé en France pour qu'il rentre aussi subrepticement au village ? Et où était Kisos ? Pocahontas tremblait se demandant bien comment elle allait l'aider alors que tout le monde la prenait pour une sorcière.
Elle arriva dans la nuit au village. Personne ne l'attendait puisqu'elle n'avait pas eu le temps de prévenir de son arrivée. Aussi, lorsqu'elle débarqua affolée et hagarde chez James, il ne comprit pas sa venue :
- Mais enfin, que fais-tu ici mon enfant ? la questionnait-il en quittant sa table garnie de victuailles.
- Votre télégramme ! Gabriel est en prison disait-il ! hurlait la jeune femme folle de panique.
James lui avoua n'avoir aucune idée de quoi elle parlait et sans qu'elle puisse réagir Meghan sortit de nulle part pour assommer James qui tomba sur le sol inconscient. Pocahontas n'avait aucun endroit pour fuir, aucun échappatoire :
- Ainsi donc tu tombes dans le piège comme une pauvre petite créature stupide. Je savais bien que les sauvages l'étaient..
- Où est Gabriel, demandait Pocahontas soudainement consciente de sa bêtise, pourquoi me faire venir ici ?
- Parce que je vais profiter de son absence pour me débarrasser de toi une bonne fois pour toute.
Cela finit par glacer le sang de la jeune amérindienne qui voulut se ruer sur le couteau près d'elle. Mais c'était vain. Meghan fut plus rapide et l'agrippa fermement pas sa crinière détachée. Tirant dessus, elle masquait son cri de douleur en posant sa main sur sa bouche et l'entraînant à l'extérieur avant de poser une dague contre sa colonne vertébrale :
- Un mouvement et je t'immobilise à vie. Tu ne devineras jamais qui m'a appris ce tour.
Ô que si elle savait qui lui avait appris ce tour là et cela l'inquiétait encore plus. Si Gabriel avait une morale et une conscience, Meghan n'en n'avait aucune. Aussi, Pocahontas se laissait tranquillement guider par la rouquine qui la conduisit jusqu'à l'arbre qui se trouvait dans leur jardin. Le beau saule pleureur qu'elle avait tant admiré de fois avec Kisos et avec lequel il aimait tant jouer aussi. Un sanglot s'échappa de ses lèvres en pensant à son fils et cet enfant qu'elle portait. Son destin était-il de refaire vivre l'horreur à Gabriel en mourant enceinte comme Maria ? La brune devait trouver une manière de s'enfuir et vite :
- Pourquoi ici ? Pourquoi devant ce saule ? demandait-elle pour gagner du temps.
- Parce que ton fils y a ouvert un portail.
- Que.. Kisos ?
La rousse venait de pousser violemment la brune sur le sol humide du jardin contre lequel elle avait du mal à se redresser. Sa cheville s'était quelque peu tordue et cela la fit gémir de douleur alors qu'elle écoutait le récit de Meghan :
- C'est un enfant de deux mondes. Oui, oui, je sais d'où tu viens Pocahontas. J'ai fais mes recherches figure-toi et ton fils a le pouvoir de voyager dans le temps. Il l'a déjà fait à plusieurs reprises même mais bientôt ce sera finis. J'ai compris quel était le problème. Ce ne sont pas les femmes qui gravitent auprès de Gabriel mais lui. Je dois en finir, lui et sa famille doivent payer pour tout le mal qu'ils m'ont fait.
Pocahontas n'eut pas le temps de répliquer que Meghan agrippait sa main et l'entaillait d'un long et fin poignard. Elle récitait des cantiques sans doute satanistes qui firent frissonner la brune. Elle ne comprenait pas ce qu'elle disait et elle craignait qu'elle la tue pour atteindre ses funestes destins. Son cri de douleur sembla ameuter puisque Mary alluma toutes les lampes de la maison comme pour s'assurer que tout allait bien. La pauvre. Tenant une lampe, elle vit Meghan au dessus de Pocahontas qui lui tenait la gorge rougie par le sang de sa main :
- Mary ! ENFUIS-TOI hurlait la jeune femme effrayée que la sorcière s'en prenne à la vieille femme.
Pas manqué, Meghan voyait ses projets contrarié et avait décidé de s'en prendre à la gouvernante. Son regard n'exprimait même pas de la haine. Non, la rousse n'avait aucun sentiment en elle et tuer n'était pas en soi un véritable problème. Notre héroïne s'en rendit compte et alors que son ennemie allait s'en prendre à celle qui lui avait ouvert la porte, elle se jeta sur elle telle une furie, une princesse guerrière. Meghan ne s'y attendait pas et tenta de se dégager mais en vain puisque Pocahontas se débattait et frappait allègrement la jeune femme sans crainte désormais. Seulement, dans cette cohue, elle ne rue rendit pas compte que l'incantation avait permis l'ouverture d'un portail, notamment celui d'un espace temps. C'est ainsi que les deux se retrouvèrent en ce jour où le destin de Delphine allait changer.
Lorsque Pocahontas se réveilla, elle sentit une main chaude et rassurante sur son front. C'était Aponi qui lui souriait :
- Je suis morte, demandait la jeune femme inquiète.
- Non mon enfant. Tu es juste dans un moment et un endroit improbable.
Se relevant, la brune vit qu'elle était toujours dans le jardin des Walker mais que tout avait changé. La maison était parsemée de magnifiques rosiers qui poussaient le long de la façade en pierre beaucoup plus jeune. Il faisait beau et chaud et des rires et des pleurs d'enfants venaient la maison. Tout semblait gaie, tendre et insouciant, comme si aucun malheur n'avait jamais prospéré dans ce lieu :
- Je ne comprends pas.. Où suis-je ?
- Il m'est difficile de te dire quelle époque nous sommes mais je pense que tu sais où tu te trouves.
- Meghan ? Où est Meghan ? demandais paniquée Pocahontas en se relevant difficilement.
Sa blessure à la main n'avait pas encore cicatrisée et sa cheville la faisait toujours boiter. Grimaçant doucement, elle regardait partout autour d'elle se demandant bien à quel moment de l'histoire elle avait bien pu attérir mais encore une fois, Aponi la sortit de ses songes affolée :
- La rousse est attachée là-bas, près d'un arbre tu n'as pas à t'en faire. Dis moi, ne serais-tu pas ma petite Pocahontas ?
La jeune femme ne pu s'empêcher de sourire tendrement à sa grand-mère avant de l'enlacer rassurer. Très brièvement, elles échangèrent l'une et l'autre sur les petites choses à se dire et se confier. Souvent, la princesse entendait l'âme de sa grand-mère lui parler, mais la voir était autre chose. Si jeune en plus, c'était une expérience étrange. Elle parlèrent un moment ensemble pendant qu'Aponi soignait la blessure de sa main :
- Meghan est venue pour tuer la famille de Gabriel. Je ne peux pas la laisser faire Aponi..
- Mais.. Pourquoi t'emmener ici ?
- Elle voulait se débarasser de moi et me tuer sans doute.
- Non, ça n'a pas de sens Pocahontas. Pourquoi cette femme viendrait-elle tuer l'homme pour qui elle a vendu son âme ? Non, elle cherche bien pire que cela.
Au même moment, elles entendirent le cri sanguinolent de quelqu'un qu'on égorgeait. Le souffle court, Pocahontas n'attendit pas et vint simplement courir jusqu'à la maison. Peut importait les lois du temps, elle devait sauver Gabriel, et c'était là que tout prenait sens. Lorsqu'elle vit Meghan finir d'enfouir sa lame dans la gorge du frère de son époux, elle comprit qu'elle devait le sauver. Poussant la rousse et profitant d'un effet de surprise, elle attrapa Gabriel dans ses bras et commença à s'enfuir sous le regard apeuré d'une femme cachée dans l'armoire. Sans doute sa belle-mère se dit-elle. Mais pas le temps de poser la question. Elle devait fuir avec cet enfant sans savoir où, mais coûte que coûte, elle devait le sauver.
Aponi l'attendait en haut du jardin et récupéra l'amour de sa vie emmaillotée dans un linge ensanglanté. A bout de souffle, Pocahontas la suppliait de se charger de lui le tend qu'elle s'occupe de Meghan. Elle devait mourir ici et ne jamais rentrer, quitte à ce que l'amérindienne disparaisse avec elle aussi. Elle eut une émotion certaine en contemplant les prunelles d'un bleu intense de cet enfant qui dans plusieurs milliers d'années la ferait chavirer. Mais pour l'heure, elle devait retrouver Meghan qui se trouvait forcément dans les parages. Pas manqué, elle la cherchait :
- Reviens-là la sauvage ! Je vais te tuer une bonne fois pour toute ! rageait-elle en tournant autour de la maison.
Sans attendre la sentence, Pocahontas avait récupéré une petite hache qui trainait près de l'amoncellement de bois. Se positionnant près de la cabane à outillage de son époux, elle laissa Meghan venir à elle et d'un coup vif, lui enfonça la hache dans le bras. Un jet sanguinolent aspergea la brune qui ne sembla pas la choquer. En effet, l'habitude des batailles et du sang n'avait jamais effrayé la princesse qui avait été élevée comme une guerrière. Arrachant d'un coup sec la hache plantée, elle vint faire le tour de la rousse prête à l'achever mais elle n'avait pas pensé qu'elle puisse avoir des ressources. En effet, Meghan n'avait pas dit son dernier mot et tapa sur la cheville blessée de Pocahontas qui tomba au sol. Se relevant aisément, elle se mit à la frapper notamment en ventre ce qui provoqua une peur maladive à la princesse qui se roula en boule. Mais cela n'arrêtait pas son ennemie qui tapait en hurlant comme une folle :
- Crève sauvage ! Ahaha ! Il est à moi depuis toujours !
Finalement, Pocahontas sembla prête à céder. Gabriel était en vie, loin de sa folie. Il saurait comment l'anéantir, avec ou sans elle. Elle était prête à capituler tandis qu'elle gardait le plus étroitement possible son ventre le plus loin des coups. Mais soudain, les coups cessèrent et le corps sans vie de Meghan tomba sur elle. Ensanglantée par le sang de son ennemie, elle ne comprit jusqu'à entendre une voix de velours. Une voix d'homme :
- Ma' lève-toi. Tout va bien c'est finis..
Se retournant et soulevée par une main puissante, Pocahontas vit sous ses yeux un homme d'une hauteur aussi immense que celle de Gabriel. Sa peau était d'une couleur similaire à la sienne et des cheveux brun long natté. Ce sont ses yeux qui lui firent comprendre qui se trouvait devant elle :
- Kisos ? murmurait-elle ébahie.
- Ma' je suis désolé d'être en retard. Comment vas-tu ?
- Kisos, mon chéri.. Mais c'est.. c'est impossible.. Quel âge as-tu ? Et cette tenue ?
Leur fils avait au moins une vingtaine d'année et il portait un costume typiquement amérindien. Il s'assurait que sa mère n'ai pas de grande blessure tout en lui offrant un sourire amusé. Il avait toujours ce petit air si intrépide qui faisait fondre la jeune femme :
- Je suis un voyageur du temps. J'ai hérité des grands pouvoirs de mon peuple et de la force de conviction de mon père. Et je suis venu te sauver..
- Me sauver ? De Meghan ?
Il acquiesçait et vint porter aisément sa mère comme l'aurait fait Gabriel ce qui inquiétait sa mère. Son fils était aussi fort et puissant que son père l'était et elle pensait soudainement à lui qui devait être fou d'inquiétude. Combien de temps serait-elle partie dans leur monde ?
- Oui. J'ai du beaucoup voyager pour trouver le moment parfait où elle ne pourrait pas.. où elle ne pourrait pas te tuer.
- Kisos ! Tu as changé le cours du temps ?!
- L'histoire de chaque être n'est pas écrit Ma, c'est toi qui me l'as enseigné.
Sa taquinerie exaspérait sa mère. Reposée sur le sol mais se tenant à sa main tendue, elle ruminait un peu en le voyant si sur de lui, si beau. Elle ne pu s'empêcher de caresser son visage en le contemplant et lui parlant amérindien :
- Tu es le portrait de ton père.. Il doit être si fier de toi, murmurait-elle.
- Je l'espère. Maintenant tu dois rentrer. Ils t'attendent tous.. Ma petite soeur va avoir besoin de toi.
- Tu n'en démords pas depuis un moment de ça, répliquait-elle les larmes aux yeux, tu m'as sauvé mon chéri. Tu nous a tous sauvé..
- Non ce n'est pas moi et tu le sais bien.
Il la quittait déjà et revenait au corps de Meghan qu'il transportait. Pocahontas le regardait faire tandis qu'il s'approchait de l'arbre pour disparaître. Il avait raison, sa vraie famille l'attendait. Même si il était son fils, elle devait retrouver son temps, ses amours. Jetant un coup d'oeil sur la maison, elle hésita. Savoir Delphine dissimulée dans cette armoire et le destin qui l'attendait la troublait. Devait-elle à nouveau changer ce destin ? Elle n'en n'avait pas le droit. Décemment pas. Alors, résignée, elle reposa sa main ensanglantée comme le reste de son corps et de sa tenue sur le saule qui l'aspira.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, il faisait beau. Tremblante, elle se réveilla en entendant les cris de Kisos qui appelait son père. Pocahontas aurait voulu lui dire de se taire mais elle avait la bouche bien trop pâteuse. Sa tête lui faisait mal, et elle avait envie de vomir. Posant une main faible sur son front, elle marmonna à Kisos de ne pas crier mais rien n'y faisait :
- DUDA ! MA EST LÀ COUVERTE DE SANG !
- Ce n'est pas mon sang, réussissait-elle à chuchoter avant d'ouvrir les yeux sur la mine dévastée de Gabriel.
Elle lui offrit un tendre sourire tout en tendant sa main vers lui rassurée :
- Tu es en vie. Nous avons réussis, finit-elle par dire avant de s'endormir.
immarcescible, Posté le dimanche 24 octobre 2021 13:25 Répondre
Sa joue plaquée contre son buste, elle l’écoutait tout en se laissant bercer par les battements de son coeur. Ce doux métronome naturel arrivait toujours à la bercer et la calmer lorsqu’elle se sentait en proie à des doutes. Il était là, vivant, fort et puissant. C’était tout ce qui lui fallait. Mais alors que ses doutes s’effaçaient, ce sont les siens qui survinrent. Gabriel craignait de se retrouver seul avec Kisos. Ses inquiétudes étaient justifiées puisqu’ils n’avaient jamais passé un seul moment ensemble encore. Du moins, sur plusieurs jours. Mais Pocahontas n’avait pas peur. Elle savait que la candeur et que le caractère extraverti de leur fils saurait faire geler la gêne du père.
Lorsqu’elle le vit se redresser pour prendre des notes avec son carnet, elle ne pu s’empêcher sourire amusée, mais aussi et surtout, attendrie. Elle-même vint s’allonger sur le ventre pour mieux caresser la fine toison de son buste tout en levant les yeux au ciel suite à ses questions :
- Isha. Il s’agit de ton fils.. Pas d’un patient ou d’une consigne bien précise. Ce sera instinctif crois-moi. Si je te dis ce que je pense vraiment tu ne me croiras pas de toute manière.
L’oeil inquiet de Gabriel s’agrandissait et elle sentait qu’il n’y aurait que ses mots pour le rassurer. Délicatement, elle déposait un baiser sur son buste, là où son coeur tant chérit battait. Posant sa main sur cet endroit stratégique, elle y ajouta son menton pour commencer la fameuse « liste » :
- Notre fils est comme toi. Il aime qu’on le berce avant de dormir. Il ne supporte pas l’injustice donc réfrène ses ardeurs si tu vois qu’un marin veut s’en prendre à un albatros. Il n’a pas le mal de mer, du moins, pas à ma connaissance. Il raffole du sucre et surtout du chocolat. Ça, je l’avoue, il le tient de moi. Lorsqu’il a un chagrin, je lui raconte toujours une histoire. Il raffole des légendes.. Il aime savoir qu’il y a une part de vérité dans ce que je lui raconte. C’est comme si ça lui donnait plus de courage.
Voyant que le brun notait tout assidument, elle ne pouvait s’empêcher de lui sourire même si il ne la regardait pas. Ce n’était pas grave, elle le contemplait. Elle aimait voir cette petite ride de contrariété entre ses deux yeux. Ses boucles brunes qui teintait légèrement ver l’argenté à cause des nombreux soucis qu’elle lui donnait. Ses cils ourlés donnaient une allure romantique à ses prunelles d’un bleu intense. Son nez fin et droit qu’elle adorait caresser du sien et ses lèvres.. Ses lèvres si douce, sensuelle, langoureuse mais qui pouvait être aussi dure et sèche que de la pierre lorsqu’il’ était en colère. Le plaisir de le contempler lui donnèrent quelques frissons qu’elle connaissait très bien.
Détournant ses prunelles lorsqu’il vint les poser sur les siennes, elle souriait timidement un léger rose hâlé sur ses joues exprimant sa gêne d’avoir été surprise à le contempler. S’éclaircissant la voix, elle reprit donc son petit rapport spécial Kisos.
- Il n’aime pas qu’on le materne, sauf quand il a un chagrin. Il a une petite fierté qu’il tient bien de toi donc quand il a quelque chose en tête il faut qu’il le termine sinon il devient rageur et de mauvaise foi. Il aime rencontrer, découvrir et partager donc fais attention à ce qu’il ne disparaisse pas. Il a une grande confiance en tout et tout le monde. Il ne voit jamais le mal chez les gens.. Il reste malgré tout très clairvoyant mais.. mais il préfère se persuader que tout le monde peut être sauvé.
Les vieux souvenirs de son enfant lui revenait en tête. Elle le revoyait bébé, apprenant à marcher. Ses premiers sons, ses premiers exploits de petit garçon. Tout cela résonnait avec beaucoup de nostalgie en Pocahontas qui prenait conscience de la future absence de son enfant. Relevant enfin son visage, elle vint se redresser de sorte à être assise contre Gabriel. Sa main caressait sa joue cette fois-ci alors qu’elle déposait un baiser sur ses lèvres :
- Vous allez cruellement me manquer. Mais je suis heureuse que vous passiez du temps ensemble..
Son nez caressait le sien alors que sa main restait posée sur sa joue. Les yeux clos, elle savourait la douceur de Gabriel revenue et elle en profitait. Un doux sourire se formait sur ses lippes alors qu’elle murmurait doucement, son front posé contre le sien :
- J’espère que tu trouveras les réponses à tes questions en France mon amour.
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Au petit matin, Pocahontas avait insisté pour assister au départ des garçons. Dans la plus stricte intimité, seuls Garrett, Anya, Charlie et Nashoba accompagnaient l’amérindienne pour les au revoir. Après avoir salué tout le monde comme il était d’usage il se rapprocha enfin d’elle. Ses larmes ne demandaient qu’à exploser quand son corps en entier voulait l’empêcher de la quitter. « Ne pas pleurer, montrer que tu es digne et forte », se répétait mentalement. Debout sur une marche, elle faisait la même taille que lui ce qui la fit légèrement sourire. Ses mains se posèrent sans effort sur les joues du beau brun qu’elle contemplait avidement :
- Reviens-moi le plus vite possible mon amour. Je t’interdis de faire un détour je ne sais où, tu m’entends ? murmurait-elle à son encontre de son petit air autoritaire avant de lui donner un baiser qui était loin d’être chaste.
Raclement de gorge de son frère la ramena à la raison et elle s’écarta légèrement à regret. Tous les deux dans la diligence, elle retenait du mieux qu’elle pouvait ses larmes tandis qu’elle suivait du regard ses deux amours. Lorsqu’ils eurent disparus, elle ne pu s’empêcher de courir un moment derrière comme soudainement persuadée qu’elle ne les reverraient plus. Le souffle court, elle s’arrêta de courir en constatant qu’ils étaient déjà loin sur le chemin et qu’elle ne pouvait plus les retenir. Garrett l’avait poursuivie, inquiet et essoufflé :
- Que t’arrive-t-il Princesse ? demandait-il avec inquiétude.
- J’aurais du y aller avec eux. On s’était juré de ne plus se quitter.
- N’aie crainte. La France est un pays neutre et les deux garnements ne se laisseront pas appâter par d’autres sirènes. Et tu es en sécurité ici.. Allez viens, Anya s’inquiète et elle a fait préparé ton thé.
A moitié rassurée, Pocahontas rejoignit donc le militaire jusqu’au haut du château où l’attendait Anya toute aussi soucieuse que l’était son époux. La jeune femme s’excusa mais fut rapidement happée par la chaleur d’un câlin de son frère.
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 23:03 Répondre
Tout le monde croyait qu'elle avait des pouvoirs magique. Pocahontas levait les yeux au ciel en faisant semblant de gronder du regard Gabriel d'encourager la petite Charlotte à croire ces sornettes. Elle vint simplement nettoyer sa petite plaie et y déposer une petite gaze. Mais, à la fin, elle prit une petite fleur du vase près du lit et vint l'accrocher entre les pans de tissu de la gaze comme pour la décorer. Un baiser magique sur la blessure et l'amérindienne annonça qu'elle était guérie en inventant une petite histoire. Cela semblait lui plaire ce qui lui redonna le sourire. Après avoir couchés les enfants, les deux se retrouvèrent dans le couloir. Mais Pocahontas n'avait pas envie de s'endormir. Le départ le lendemain de Gabriel et Kisos la pesait quelque peu elle n'allait pas mentir. Elle lui proposa donc une petite balade à l'extérieur malgré le vent frais.
Ils marchaient dans les allées de fleurs et autres arbres dans un silence pesant. La jeune femme ne savait pas comment réconforter Gabriel car oui, une part d'elle lui en voulait de ne pas avoir su surmonter le démon qui l'assaillait concernant Edward. Il restait toujours focalisé sur les injustices faites au monde alors, elle tenta de lui expliquer ce qu'elle considérait injuste :
- Si tu continues comme ça Isha tu vas nous perdre avec Kisos. Ce ne sera jamais de mon plein grès mais les autorités viendront et t'arracheront à moi. Tu sais très bien de quoi je serais capable pour te récupérer ce qui va engager un engrenage encore plus vicieux.
Elle vint l'arrêter sur le chemin pour lui faire face. Sa peau frissonnait sous le vent frais de la nuit. Pocahontas se sentait toujours minuscule auprès de lui et pourtant elle n'avait jamais peur. Sauf tout à l'heure à la fontaine. Posant sa joue contre son buste, elle l'enlaça tendrement avant de reprendre :
- Tu m'as promis que nous resterons toujours l'un avec l'autre. Que rien n'y personne ne pourrait nous séparer. Alors je t'en supplie, ne laisse plus ce démon s'emparer de toi. Je ferais tout ce que tu veux, même ne plus aimer mon père mais reste toujours l'homme bon, sensible, courageux et honnête dont je suis tombée amoureuse.
Il était vrai qu'au début de leur relation elle ne l'avait jamais vu dans de telles transes. Depuis leurs retrouvailles, c'était comme si il avait laissé une part de lui mourir pour faire de la place à ce monstre qui le consumait. Pocahontas n'essayait pas de le changer, elle voulait juste l'apaiser. Embrassant son buste à travers le tissu de sa chemise elle lui dit qu'elle avait froid et lui demanda de la raccompagner à leur lit. Une fois devant, elle vit bien qu'il hésitait. Alors, sans lui donner l'opportunité de refuser, elle retira sa veste et sa chemise pour qu'il se couche près d'elle :
- Juste quelques jours en France, hein ? Promis ? demandait-elle en posant son oreille contre le coeur de son époux qu'elle aimait entendre battre la chamade.
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 21:17 Répondre
La colère commençait à habiter Pocahontas en imaginant Kisos si mal pour faire pipi ainsi sur lui juste parce que Gabriel lui avait crié dessus. Elle allait répliquer mais l'abattement de ses épaules et du reste de son corps lui fit complètement baisser les armes. Il souffrait et il s'était rendu compte de son erreur. C'était terrible pour la jeune femme de voir son époux dans cet état.
Sans chercher à se retenir, elle vint près de lui et remonta son visage de ses deux mains. Il pleurait. Son coeur flanchait de plus belle. La dernière fois qu'il avait pleuré c'était quand elle l'avait quitté. Non, non, non, il ne devait pas ressentir cette peine et s'autoflageller :
- Isha.. mon amour.. Non, non, non ne dis pas ça. Tu es un père exceptionnel. Kisos t'aime plus que tout au monde. Isha regarde-moi, le suppliait-elle en penchant son visage vers le sien, notre fils t'admire et te vénère depuis toujours mais il te méconnais aussi. C'est pour ça que je voulais qu'il t'accompagne. Vous auriez pu vous découvrir.
Mais ses mots ne semblaient pas le rassurer. Pire, elle allait lui annoncer sa plus grande déception et cela lui serrait le coeur. Les yeux humide, elle vint s'asseoir à ses côtés et passa une main sur sa nuque qu'elle caressait délicatement :
- J'ai cru que j'étais enceinte mais j'ai mes saignements.. Je suis désolée. J'ai tellement espéré qu'un autre miracle puisse arriver mais mon corps n'est plus fécond mon amour.
Elle déposait un baiser sur sa tempe, sa joue, son cou alors qu'elle enfouissait son visage dans ce dernier pour se blottir contre lui. Pocahontas sentait son désarroi, sa peine et elle reprit donc avec autant de conviction que tout à l'heure malgré sa colère. Ses doigts s'entrelaçaient avec ceux de Gabriel qu'elle contemplait d'ailleurs :
- Fais lui confiance. Il ne veut qu'une chose tu sais.. Il veut que tu sois fier de lui comme il l'est de toi. Il a hérité de ta détermination, de ton impulsivité et de ton combat contre l'injustice. Il a hérité aussi de ma sensibilité un peu trop exacerbée et de ma confiance en tout et tout le monde. Je ne pensais pas que ma conversation avec Edward te mettrait dans cet état mais c'est juste que.. Isha, je suis désolée tu vas me détester mais mon père me manque cruellement.
Là, c'était elle qui versait quelques larmes de tristesse. Le souvenir de son père était vif depuis le mariage et encore plus après avoir conversé avec le Duc. Essuyant ses yeux de sa manche, elle reniflait en expliquant :
- Nashoba refuse de parler de lui et je me l'interdis aussi pour Kisos mais avant que je te rencontre mon père et moi étions soudés. C'était mon héros comme tu l'es pour Kisos. Quand on est parent on oublie parfois que nos enfants sont des êtres humains avec des sentiments et d'autres valeurs. Mon père pensait que je ne saurais pas me protéger et que personne ne serait jamais bien pour moi.. Jusqu'à toi. Il savait que tu ferais en sorte que je dépasse mon potentiel et il savait qu'il me perdrait. Cela l'effrayait. Alors non, tu n'es pas un mauvais père. Tu aimes tellement notre fils que tu l'as défendu contre ses affreux camarades d'école. Tu as même épousé sa mère pour ne plus qu'il soit embêté, dit-elle avec un léger rire, tu as parcouru le monde pour nous retrouver. Isha.. Ne doute jamais de toi. Parce que lui ne le fera jamais je te le jure.
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 14:51 Répondre
"Pardonne-moi", avait-il murmuré en déposant un baiser sur le sommet de son crâne. Pocahontas sentait un poids s'échapper de ses épaules en entendant la voix claire et douce de son époux revenir. Sa méditation lui permit de mieux affronter les ressentiments qu'elle avait. Gabriel était de retour, peu importe comment, mais il était là et c'était tout ce qui lui importait. Inspirant une dernière fois profondément, elle finissait de méditer et vint simplement s'étirer de tout son long.
Au même moment, les deux hommes de sa vie la rejoignait. Kisos était vêtu d'une chemise de son père ce qui la fit rire. L'enfant eu la prévenance de ne pas expliquer le "pipi de peur" et répliqua seulement qu'il voulait être habillé comme son père :
- Tu es encore trop petit mon amour. Ne grandis pas trop vite..
Pocahontas le serrait fort contre elle en s'amusant à lui donner des baiser sur le visage ce qui faisait rire l'enfant qui se débattait. Finalement, elle jeta un coup d'oeil à Gabriel. Il semblait sincèrement désolé mais surtout, elle voyait bien que quelque chose le tracassait. La jeune femme demanda à Kisos d'aller dans sa chambre en lui promettant qu'elle le rejoignait dans un moment. Il ne se fit pas prier et après avoir embrassé son père il sortit de la chambre pour rejoindre la sienne.
La brune regardait son époux avec suspicion. Il lui cachait quelque chose, elle le sentait. S'approchant de lui, elle vint doucement prendre sa main dans la sienne en y déposant un baiser à l'intérieur :
- Dis moi tes pensées Isha. Je veux les connaître.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 21:57 Répondre
Pocahontas restait assise sur le sol près de cette fameuse fontaine. Elle attendit que Gabriel disparaisse pour laisser couler sur ses joues les larmes de peur et de déception. Ainsi, il aurait tué son père sans aucun remord malgré toute l'affection qu'elle avait pour lui. Même si cela semblait inconcevable pour lui, elle aimait encore son père et ne lui aurait jamais souhaité aucun mal. Recroquevillée sur elle-même, elle pleurait se rendant compte qu'elle ne pourrait jamais sauver son époux. Que ce monstre dont il lui parlait autrefois était véritablement plus imposant qu'elle ne l'aurait cru. Mais que faire pour le sauver ?
Sans s'en rendre compte, elle posait une main sur son ventre alors qu'elle pleurait. Elle cherchait dans sa souffrance un peu de réconfort, un espoir qu'elle trouverait sûrement chez leur futur enfant car oui, maintenant elle en était persuadée, elle attendait un autre enfant. Mais en parler à Gabriel ne serait pas le bon moment avec tout ce qu'il avait à gérer. Il deviendrait encore plus psychorigide et protecteur. Elle resta donc un moment près de la fontaine avant de se calmer. La nuit tombait rapidement en Ecosse et surtout en hiver. Pocahontas profita de l'obscurité pour se faufiler dans le château sans être vue.
Pourtant, elle croisa Anya dans le couloir qui semblait s'inquiéter de la mine pâle de son amie. L'amérindienne vint la rassurer en lui expliquant que son mal de tête la rendait faible et qu'elle avait encore quelques vertiges. Puis, elle lui précisa avoir passé un moment avec son père et qu'il s'était excusé :
- C'est un homme qui souffre et qui ne sais pas s'exprimer Anya. Je pense que tu devrais essayer d'aller le voir.
- Mon père ? Tu parles bien d'Edward ? Le Duc ? Celui qui t'as insulté à table ?
- Oui, oui. Je te promets qu'il essaie avec une indélicatesse certaine de te parler.
La duchesse avait du mal à y croire et pourtant, le père surgissait au même moment. Le regard froid, insondable, il regarda les deux jeunes femmes se tenir la main et eut soudainement un sentiment de tristesse. Pocahontas semblait avoir évoqué en lui une tendresse qu'il n'avait pas eu pour sa fille depuis des années. Il s'approcha donc d'elle et de sa douceur étrange essaya de la complimenter :
- La grossesse te va bien Anya. Tu resplendis malgré tes hanches affirmées.
- Père, soupirait la duchesse alors qu'il prenait sa main dans la sienne.
- Veux-tu bien m'accompagner pour dîner ?
Anya semblait choquée de voir son père lui proposer une telle chose. Banale soit, mais prometteuse pourtant. Garrett avait vu la scène de la salle à manger et n'en revenait pas. Pocahontas en profita pour s'éclipser jusque dans sa chambre alors que le militaire venait voir Gabriel, son nouveau compagnon de crime :
- Je ne savais pas que ta femme avait un talent particulier pour dompter les bêtes sauvages. En tout cas, je crois qu'elle a des pouvoirs magique car elle a réussit à réveiller le vieux Edward, regarde.
Tous, même Kisos et Charlotte, regardaient avec une surprise certaine le père et la fille Siminiov entrer dans la salle à manger pour dîner. Edward ne parlait pas. Il gardait simplement la main de sa fille dans la sienne en l'écoutant évoquer les nouvelles du monde qu'il lui avait demandé au début de leur marche. Arrivés près de Garrett, ce dernier salua son beau-père modestement ce qui sembla tendre le vieil homme :
- Hedlund. Je vous recevrais dans mon bureau demain à la première heure pour que nous évoquions les comptes du prochain trimestre. Il me semble que votre oeil aiguisé pourrait m'être utile sur un champ de coton en Virginie.
- Assurément Duc. Je serais là..
Garrett et Anya se regardèrent éberlués avant de laisser le vieux Duc s'installer pour dîner. Charlotte et Kisos ne comprenaient rien à ce qui se passaient mais s'installèrent malgré tout à table en silence. Le petit garçon venait près de son père et chuchotait discrètement :
- Duda ? Tu crois que ce sont les pouvoirs magiques de Maa qui ont fait ça ? Je peux peut-être demander la main de Charlotte maintenant ?
Pendant ce temps, Pocahontas avait regagnée sa chambre. Elle prit un long bain et se changea pour mettre une robe pour la nuit. Il s'agissait surtout d'une longue tunique blanche semi-transparente qui couvrait entièrement son corps. C'était bien la première fois qu'elle portait une telle tenue pour dormir avec Gabriel. Après avoir longuement médité, elle inspira profondément en saluant la lune déjà haute dans le ciel. Assise en tailleur devant la fenêtre, elle récitait ses prières si bien qu'elle n'entendit pas qu'on entrait dans la chambre.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 20:47 Répondre
Cette froideur, cette insondable froideur dans le regard de Gabriel faisait frémir d'effroi Pocahontas. Le démon l'avait repris. Tremblante, elle s'agrippait au rebord de la fontaine alors qu'elle l'écoutait évoquer la possibilité de le pousser mortellement dans la tombe. C'était abjecte, répugnant. Elle en avait l'estomac retourné. Jamais encore il n'avait osé afficher un tel détachement et un sang-froid pareil envers un autre être humain. Il n'y avait rien d'humain chez son époux et elle prit peur :
- Je ne me sens pas bien, avoua-t-elle en ayant la tête qui tournait, je dois m'asseoir.
Ce qu'elle fit en se posant sur le sol même. Sa main plongée dans la fontaine l'a rafraichissait alors qu'elle fermait les yeux pour y voir clair dans son esprit. Gabriel s'était agenouillé devant elle mais sa vue n'avait rien perdu du monstre. Elle frissonnait en regardant alors ailleurs. Alors qu'il tentait à nouveau de se justifier elle sentit la colère poindre en elle ce qui lui redonna un peu de force et de vigueur :
- Comment oses-tu avec un tel sang-froid parler ainsi de la mort de quelqu'un Gabriel. Je ne te reconnais pas. Edward n'est qu'un vieil homme meurtri. Il ne sait plus ce qu'il dit ou même ce qu'il fait. Gabriel, tu ne peux pas t'en prendre à toutes les personnes de l'univers sous prétexte que tu as décidé qu'il était mauvais. La vie est plus complexe que cela et tu le sais. Le monde n'est pas manichéen et tu en es le l'exemple parfait.
Ses yeux étaient enflammés par un sentiment d'injustice et d'horreur en voyant son époux ne pas comprendre ce qu'elle essayait de lui dire. Elle vint alors agripper son poignet en essayant de l'attirer près d'elle. Sa colère n'avait pas faibli mais elle voulait qu'il prenne conscience de sa peur et de sa déception :
- Isha.. Je sais que tu es là tapi dans l'ombre je t'en supplie reviens-moi. Tu ne peux pas faire ça. C'est abjecte. Vous avez perdu l'esprit. Il y a d'autres solutions. Edward m'a affirmé vouloir ouvrir la discussion avec son gendre et Anya. Ne le pousse pas à commettre ce meurtre. C'est un meurtre de sang-froid injustifié et tu le sais. On ne peut pas gérer des situations de crise en assassinant les gens qui nous déplaisent. Nous sommes des êtres humains dotés d'une conscience, de valeurs, de morales. Toi le premier. C'est indigne de toi.
Soudain, elle repensa aux mots de Gabriel sur son propre père et elle douta. Ses yeux se perlèrent de larmes alors qu'elle osait lui poser la question qui brûlait ses lèvres :
- Tu.. Tu aurais fais ça à mon père si il nous aurions pu rester chez nous ? Dis-moi si tu aurais pu assassiner mon père Isha.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 17:50 Répondre
La nouvelle irruption de Gabriel et Kisos fit sursauter une fois de plus Pocahontas. Le vieux Duc lui racontait une expédition en Afrique et les merveilleux safari qu'il avait pu faire. Elle l'écoutait jusqu'à ce que la voix implacable de son époux se joignit à celle déterminée de son petit garçon. Se jouait entre les deux hommes des discours qu'elle ne comprenait pas vraiment. Elle suivit néanmoins son époux même si elle aurait voulu lui demander d'arrêter.
Lui venait en mémoire les rares fois où son père et Gabriel se disputaient. Elle salua poliment Edward qui lui confia le livre qu'elle avait emprunté lors de son entrée dans la bibliothèque. Silencieuse, elle repensait à ce que venait de dire son époux concernant son propre père. Et cela le troublait.
Sur le chemin qui les menaient au petit salon, ils croisèrent Charlotte qui vint timidement demander à Kisos de jouer avec elle dans le jardin. Après avoir demandé l'autorisation à ses parents, qui acceptèrent, il partit avec elle sous le regard bienveillant de la nourrice. Gabriel semblait conduire son épouse dans le petit salon où se trouvait Anya et des amis à elle de longue date. Pocahontas s'arrêta et regarda craintive Gabriel :
- Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée que je me mêle à tous ces gens Isha. Je.. Edward a raison quand il dit que je ne suis qu'une "Sassenach". Je ne peux pas prétendre comprendre ces personnes et elles-mêmes ne me comprendront pas.
Elle voyait déjà la petite ride de mécontentement entre ses yeux se former. Avec douceur elle passa donc son pouce dessus pour la détendre alors qu'elle lui souriait tendrement :
- Retrouve-les si tu le désires. Je vais aller me balader un peu dans le jardin si tu n'y vois pas d'inconvénients.
Se postant sur la pointe des pieds, elle déposa un baiser sur ses lèvres tout en caressant sa joue avec douceur. Confiante et sereine, elle allait le laisser lorsque Garrett surgit enfin de derrière le salon :
- AH ! Vous voilà tous les deux. Nous vous attendions pour le thé.
- Je vais aller prendre un peu l'air dehors, expliqua Pocahontas, je suis restée un peu trop longtemps enfermée. Garrett, occupez-vous bien de mon époux.
- Mais c'est une mission qui me ravie Princesse. Je vous promets de ne pas vous faire déshonneur d'autant plus que je dois discuter avec lui de certaines petites choses.
Les deux riaient ensemble. Ils s'appréciaient et se faisaient suffisamment confiance pour savoir que leurs conjoints aux tempéraments volcanique pouvait parfois vriller rapidement. Garrett poussait donc gentiment Gabriel auprès de leurs anciennes connaissances alors que la brune partait en direction du jardin son livre sous le bras non sans avoir envoyé un baiser de la main à son écossais. Elle déambulait tranquillement autour des bosquets, découvrant une nature domptée par la main de l'homme. Cela la tuait toujours un peu de voir cela. Finalement, elle trouva un banc tranquille tout près d'une fontaine. Tandis qu'elle lisait, elle surprit une petite fleur d'un bleu exotique qui lui rappela celle qu'elle trouvait chez elle.
- Des myosotis, murmurait-elle à genoux devant le parterre de fleurs éblouie.
Elle les inspectais sans oser les cueillir. Elles étaient encore trop jeune. Mais pendant qu'elle contemplait ces petites fleurs elle entendait des pas arriver et la voix grondante de Gabriel suivi de près par celle de Garrett :
- Walker. Il me faut cette baie. Edward est en train de détruire toute ma crédibilité auprès de la société écossaise. Je refuse qu'Anya perde tout ce qui lui revient de droit à cause de moi. Notre plan était de nous débarrasser de lui avec ces baies, alors faisons-le vite et proprement.
Pocahontas portait sa main à ses lèvres n'en croyant pas ses oreilles. Les pas se dirigèrent vers autre part mais elle ne bougeait toujours pas. Est-ce que Gabriel allait-il tuer de sang froid Edward ? Elle ne voulait pas y croire. Elle ne pouvait pas y croire. Serait-il devenu un simple meurtrier sans aucune morale ? Elle finit par se redresser lentement en entendant Gabriel l'appeler au loin. Fébrile, elle vomit près du parterre de fleurs avant de finalement se redresser chancelante.
Marchant vers la fontaine elle se rinçait la bouche. Son époux avait du la trouver car il arriva derrière. Silencieuse, elle gardait son visage fermé tant la colère semblait vouloir exploser. Et c'est ce qui se passa lorsqu'il voulu prendre sa main dans la sienne. Se dégageant de son emprise, elle planta ses iris furieux et inquiet dans les siens en chuchotant discrètement :
- Comment oses-tu me toucher après ce que vous complotez avec Garrett. Dis-moi que j'ai mal entendu Gabriel je t'en supplie. Dis-moi que je me fais des idées et qu'il s'agit d'un quiproquo.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 15:07 Répondre
Sans qu'elle n'y soit préparée, Pocahontas reçu son fils dans ses bras en pleurs. Se redressant elle allait interroger son époux mais il avait déjà fermé la porte sur lui en quittant la chambre. Les sourcils froncés, elle prit Kisos dans ses bras et lui demanda ce qui c'était passé. L'enfant lui raconta ce que son père lui avait dit et sa peur de ne pas pouvoir épouser Charlotte comme il se l'était promis l'un à l'autre. La brune soupirait doucement en embrassant le front du petit garçon et vint le rassurer du mieux qu'elle pu concernant son avenir avec la petite Duchesse. Mais ce qui l'inquiétait c'était surtout ses mots dur envers son père :
- Ton père n'est pas un vilain mon chéri. Il s'exprime de manière non modéré par moment. A sa manière, il m'a défendu.
- Mais pourquoi faut-il qu'il soit toujours en colère comme ça ?
- Parce qu'il souffre de la méchanceté des autres Kisos. Isha est un valeureux guerrier qui ne supporte pas l'injustice. Cela le met dans des colères furieuses mais c'est pour nous protéger.
La jeune femme gardait précieusement le petit garçon qui pleurait blotti contre elle. Cela eut le don de mettre fin à sa migraine. Comme si devoir reprendre son rôle de maman était une manière de lui rappeler qu'elle ne devait pas penser à elle mais à ses enfants. Tempête dormait paisiblement à leurs pieds alors qu'elle contemplait le vent jouer dans les branches à l'extérieur. Ils restèrent ainsi l'un contre l'autre pendant un moment. Mais Pocahontas s'inquiétait pour Gabriel. Aussi, elle s'extirpa doucement des bras de Kisos mais fut vite remplacée par Tempête qui cherchait un peu de chaleur.
Un fin sourire éblouissait son visage alors qu'elle quittait les deux bébés pour partir à la recherche de son époux. Le château était vraiment immense. Mais pire que tout, le silence la troublait. Elle qui avait l'habitude de lieu vivant et plein de bruits se sentait comme prisonnière d'un lieu vide. Mais surtout, par où commencer pour trouver Gabriel. Sans savoir, elle entra dans une pièce qui était la bibliothèque du vieil Edward. Tous ces livres la surprenait et la fascinait. Elle s'approchait doucement d'une des bibliothèques et effleurait délicatement les livres consciencieusement rangés :
- Marlowe.. murmurait-elle surprise en prenant un ouvrage précis de cet auteur dans ses mains.
- Je ne savais pas que les sauvages savaient lire. On vous apprend bien tout maintenant, marmonnait le vieux derrière elle en tenant un livre entre ses mains.
Pocahontas sursautait et se retournait face à lui. Elle ne l'avait pas vue dans l'obscurité de la pièce mais il semblait lire avant qu'elle n'arrive. Il l'observait en fumant avec cet air mauvais sur le visage. La jeune femme ne répliquait pas de suite. Qu'aurait-elle pu dire à un vieil homme aussi triste. Ce fut lui qui rompit le silence :
- Christopher Marlowe donc ? Etonnant.. Walker ne vous a pas initié à Shakespeare ?
- Shakespeare est mièvre. Trop théâtrale, se défendit-elle en l'observant en coin, alors que Marlowe est un visionnaire.
- Visionnaire ? Tiens donc.. En voilà un bel adjectif dans le bouche d'une sauvage érudite.
- Vos mots ne me blessent pas vous savez.
- C'est parce qu'ils ne veulent pas vous atteindre ma chère.
La surprise se lisait sur le visage de la jeune femme, laissant place par la suite à une mine sceptique. Elle tenait toujours entre ses mains le livre qu'elle avait pris et s'avançait vers le Duc qui lui demandait de s'approcher. Assise à ses côtés, il inspecta l'ouvrage. Elle cru voir un sourire sur ses lèvres alors qu'il remettait ses lunettes en place :
- Ainsi donc, l'histoire du Docteur Faustus vous fascine Sassenach ?
- Oui, l'auteur explique bien qu'il n'y a aucune valeur à damner l'Homme.
Edward riait de bon coeur en voyant l'amérindienne rétorquait ses arguments contre lui. Il ne pouvait que la féliciter et cela sembla rompre la méfiance que pouvait avoir Pocahontas pour lui. Ils parlèrent ainsi de littérature et de voyages. Edward avait une belle conversation une fois qu'il s'était adouci. Sans doute les trois verres de whisky l'avait aidé mais dans tous les cas, il vint s'excuser pour son mauvais comportement :
- Je ne pensais pas que j'aurais été aussi trahis par ma propre famille. Il était inconcevable que ma fille puisse me nuire de la sorte.
- Elle ne vous a pas nuit. Elle en aime un autre. Qu'est-ce qui est plus puissant et sincère qu'un amour pur Edward.
Oui, il lui avait demandé de l'appeler par son prénom. Le vieil homme semblait s'ouvrir à la princesse qui l'écoutait avec attention. En fait, elle retrouvait un peu de la sagesse de son propre père qui lui manquait. Il lui avoua qu'il avait été follement amoureux de sa première femme qui était la mère d'Anya. Une belle bulgare qui avait disparu du jour au lendemain. Tout le monde le raillait ce qui lui avait valu ce si mauvais caractère. Ils parlaient, parlaient sans se rendre compte du temps qui passait.
Pendant ce temps, Kisos se réveillait seul dans le lit alors que Tempête jappait pour sortir. Inquiet, il sortit avec elle dans le château et cherchait sa mère ou son père. Finalement, il trouva ce dernier dans le bureau de Garrett à chuchoter et il demanda craintif :
- Duda. Est-ce que tu sais où est Maa. Je ne la trouve pas..
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 23:38 Répondre
L'arrivée du vieillard mit un blanc à la table que tous partageaient. Anya semblait ne pas se soucier de la mine ravagée de colère de son père ce qui choquait quelque peu Pocahontas. Si elle avait eu l'opportunité de revoir son père elle aurait tout fait pour arranger les choses. C'était étrange de voir ce vieil homme seul en bout de table à manger tout en ignorant tout le monde. Mais Pocahontas avait faim, très faim. N'ayant pas mangé le matin elle se rua sur son assiette bien remplie. Kisos profitait de ce moment pour poser des questions auxquelles Charlotte se donnait un vrai plaisir à répondre.
Alors que la brune savourait la délicieuse glace au chocolat italienne que son amie la Duchesse avait fait venir, elle sentit le regard inquisiteur de son époux. De la glace plein les lèvres, elle le regarda surprise :
- Que regardes-tu comme ça ? On dirait que tu m'examines comme si j'étais un verre de whisky.
Son sourire espiègle ornait ses lèvres chocolatée qu'elle léchait délicatement de sa langue fine. Au même moment, ils furent sortis de leur torpeur alors que Charlotte hoquetait de surprise :
- Donc tu es un prince, disait-elle en contemplant Kisos avec des yeux de bonheur, mère mère mèèèèèèèèèère ! Saviez-vous que Pocahontas était une princesse ? Cela fais de Kisos un prince ! Donc je serais à mon tour une princesse n'est-ce pas ?
- Une princesse sauvage à ma table quel sacrilège, marmonnait le vieux Duc.
La table cessait tout bonnement de parler alors que le vieux Duc se levait sans demander son reste. Anya était furieuse que son père se comporte d'une telle manière et vint se relever pour lui lancer :
- Comment osez-vous insulter mon invitée et mon amie ! Vous faites bien de disparaître en effet père. Vous me faites honte !
Pocahontas ne répliquait pas. Que pourrait-elle dire alors qu'il l'avait volontairement insultée. Elle prit seulement la main de Gabriel dans la sienne comme pour le conjurer de ne pas s'énerver. Relevant ses prunelles vers lui, elle lui faisait comprendre qu'elle n'y accordait aucune importance. Embrassant ses phalanges, elle lui offrit un pauvre sourire avant de murmurer à son encontre :
- Je sais qui je suis Gabriel Walker. Je suis ton épouse et la mère de Kisos. Le reste je m'en fiche.
- Mais maman tu possèdes un royaume quand même, répliquait l'enfant ahuri.
- L'homme ne possède rien mon chéri. Celui qui crois ça n'a rien compris à ce que devait être notre existence. Nous appartenons à la nature et c'est tout.. Les titres, les propriétés, le matérialisme ne sont que des moyens de pressions sur les autres rien de plus. Moins tu possèdes, mieux tu vivras.
Le silence qui se faisait à table inquiétait Pocahontas qui se sentait étrangement de trop. Anya était visiblement blessée de l'attitude de son père quand Garrett ne répliquait rien. Il n'osait rien dire étant donné sa mauvaise posture au sein de la famille. Charlotte ne semblait pas tout comprendre et Kisos était en colère contre le vieillard qui avait manqué de respect à sa mère. L'amérindienne prétexta un mal de tête et quitta simplement la table accompagnée de Tempête. Elle rassura Gabriel d'un baiser sur sa tempe avant de rejoindre leur chambre.
Une fois assise sur le lit, elle ne pu s'empêcher de penser à son père. Aujourd'hui il était mort. Mais dans un des couloirs du temps il vivait et il devait souffrir le martyre. Pocahontas en parlait peu car elle savait que cela énervait Gabriel mais elle ne pouvait s'empêcher parfois de penser à lui et au manque qu'elle en avait. Tempête à ses côtés, elle massait ses tempes pour faire passer sa migraine tout en inspirant et expirant. Elle devait se détendre. En attendant, Kisos fulminait toujours de colère surtout en voyant que son père n'avait pas bronché :
- Tu aurais du défendre maa'. Pourquoi tu ne l'as pas fait ? Tu es d'accord avec ce vieux monsieur méchant ?
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 20:46 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 12:46 Répondre
Mais Gabriel la connaissait mieux que bien. Il avait compris qu'elle allait se sentir seule ici et même si il faisait la liste des avantages de ce château elle ne pensait qu'à une seule chose. Elle resterait ici seule sans lui à s'imaginer la vie qu'il aurait pu avoir sans elle. Pocahontas profita de son absence subite pour contempler le jardin du balcon. Il était vrai qu'il était beau et qu'elle se voyait déjà le parcourir avec un certain plaisir. Mais le rire des domestiques résonnaient autre part dans le château et cela l'énerva de plus belle. La brune retourna donc dans la salle de bain et se rafraichis rapidement.
Refaisant sa natte elle entendit la porte toquer. Surprise, elle se hâta d'aller ouvrir et vit à sa hauteur cette adorable boule de poils minuscule qui mordillait inlassablement le doigt de Gabriel :
- Oh.. Isha..
Ses yeux s'écarquillaient devant les yeux sombres de la chienne qui la regardait avec une curiosité certaine. Pocahontas caressa son pelage doux et à la couleur chaude du sable. Son coeur palpitait devant cette petite créature adorable et elle ne pu résister à la prendre entre ses mains. La chienne léchait son visage ce qui la fit rire. Soudainement, elle oubliait toutes ses craintes en tenant l'animal qui jappait entre ses mains :
- Tu es sûr de toi ? Quand Kisos la verra il n'y aura pas de retour en arrière, dit-elle en berçant le petit bébé qu'elle couvrait de petit baisers, en fait c'est décidé je ne la quitterais plus jamais.
L'amérindienne retrouvait son sourire en s'asseyant à même le sol. Le golden qui n'avait pas encore de nom glissait sur le parquet frais ce qui continuait de faire rire la brune. Agrippant la main de son époux, elle le fit se baisser près d'elle pour lui donner un tendre et long baiser avant de lui dire avec affection :
- Merci mon amour pour cette délicieuse compagnie. Même si je préfère considérablement plus la tienne.
L'humeur taquine de la jeune femme revenait alors qu'elle lui redonnait un autre baiser. Mais la petite chienne jappait de nouveau et s'interposait entre le couple en cherchant à son tour de l'affection ce qui fit rire Pocahontas. Elle vint caresser ses oreilles si douce et adorable en cherchant un prénom qui pourrait lui convenir et ce fut là qu'une idée lui vint en tête :
- Que penses-tu de Leïka. Ça signifie "cadeau du grand esprit". Nous devons faire approuver ce prénom par Kisos mais qu'en penses-tu ?
Une petite sonnette retint l'attention du jeune couple. Pocahontas comprit que le déjeuner était annoncé et cela l'amusa plus que cela ne l'effraya. Le petit chien suivait avec attention ses maîtres tandis qu'ils descendaient l'escalier qui menaient à la salle à manger. La brune tenait la main de Gabriel dans la sienne et marchait près de lui comme s'il s'agissait de son ombre. D'ailleurs, c'était ce qu'ils étaient lorsqu'ils étaient ensemble. Une fois attablés, Kisos vit la petite chienne au pied de ses parents. Il poussa un cri de joie avant de courir sous la table pour faire la rencontre du nouveau membre de la famille :
- Ton père nous a trouvé une nouvelle compagne. Que penses-tu du prénom de Leïka ?
- C'est bizarre comme prénom pour un bébé chien, disait Charlotte en caressant la tête du chien.
- Ah bon ? Et comment tu l'appelerais toi, demandait donc Kisos.
La petite brune réfléchissait un instant en tapotant son menton de son index. Elle avait la même allure fière que sa mère mais ses yeux bleu rappelait ceux de son père malgré tout. Une idée lui vint et elle proposa donc naïvement en voyant le chiot tournait sur elle-même avec rapidité :
- Je l'appellerais Tempête !
La scène prêtait absolument tous les critères à ce prénom ce qui fit sourire Pocahontas et Kisos qui trouvaient l'idée très bonne aussi de ce surnom. La jeune femme se redressais contre Gabriel et le regardait à son tour en lui demandant donc de trancher.
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 22:55 Répondre
C'était immense. Si immense que Pocahontas en avait tout simplement le tournis. Tout le monde parlait autour d'elle, des domestiques qui les saluaient avec prestance. Toutes les jeunes servantes lorgnaient sur Gabriel comme s'il s'agissait d'une friandise et elle pu même entendre certains rires étouffées de certaines sur la robe qu'elle portait. Il était vrai qu'elle était bien modeste mais Pocahontas n'avait jamais eu grande ambition vestimentaire de toute manière. Ce n'était que superficialité pour elle.
Anya les recevait en grande pompe. C'était difficile pour la nouvelle de la bande d'imaginer Gabriel vivre ici pendant des années. Comment pouvait-il se contenter de leur modeste petite maison dans un petit village perdu au fond de l'Ecosse. Elle comprenait vraiment mieux son désir de construire un tel manoir désormais. Mais elle du sortir de ses songes en sentant Kisos quitter sa main pour courir jusqu'à sa douce Charlotte qui portait une robe divinement brillante pour l'occasion :
- J'espère que vous avez fait bonne route mes amis, s'exclamait Anya dont le ventre s'était fièrement arrondi, vos chambres sont toute à fait prête pour vous recevoir. Souhaitez-vous vous rafraichir un peu ?
Pocahontas acceptait la proposition d'Anya. Elle avait bien besoin de s'isoler devant tant de richesses qui se profilaient autour d'eux. Sans un mot de plus qu'un faible oui, elle suivi le majordome qui portait son modeste sac. Les rires des domestiques résonnaient de nouveau dans sa tête et elle sentait des larmes étranges s'emparer de ses iris. Mais pourquoi ses larmes voulaient elles sortir maintenant ? Remerciant gentiment le majordome, elle ferma aussitôt la porte derrière elle. La chambre qu'ils occuperaient était identique au reste du château. C'était même à ce demander si elle ne faisait pas la taille entière de leur maison.
Stupéfaite, elle ne bougeait plus un moment en contemplant toutes ces richesses qui ornaient le lit, l'armoire, la coiffeuse. Oui, comment Gabriel pouvait-il se passer de tout cela ? Sa rationalité essayait de modérer son anxiété mais ses hormones lui jouait des tours. Alors qu'elle inspirait profondément, elle entendit son époux la rejoindre. Essuyant rapidement ses yeux elle lui expliqua qu'elle n'avait besoin que d'aller aux toilettes avant de rejoindre tout le monde mais Gabriel n'était pas si dupe que cela.
Se tournant lentement vers elle, Pocahontas préféra contempler ses pieds enfermés pour ne pas avoir à croiser le regard curieux et inquisiteur du beau brun :
- Je suis juste fatiguée.. Je te promets que tout va bien. Va retrouver tout le monde, je me rafraîchis et je vous rejoins.
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 19:10 Répondre
Kisos était fou de joie à l'idée de partir en train. C'était bien la première fois qu'il partait en voyage avec ses parents. Pour une fois, il faisait partie de l'aventure s'amusait-il à dire en fanfaronnant. Sur le moment du départ, Pocahontas enlaça contre elle Mary qui contenait avec peine ses larmes. Les au revoirs étaient chaleureux malgré la tristesse et l'inquiétude qui sommeillait sur les traits de la vieille femme. Discrètement, en posant sa main sur le ventre de l'amérindienne elle lui offrit un tendre sourire confirmant ce que la jeune femme pensait. Fort heureusement, Gabriel était sur le chemin avec leur fils lorsqu'elle se pencha sur la brune pour lui murmurer :
- Quand tu reviendras ton ventre aura poussé petite fleur donc fais attention à vous deux.
- Merci pour tout Mary. Nous reviendrons vite je te le promet, assurait l'amérindienne.
Le voyage jusqu'à la gare se fit sans encombre. Il était trop tôt pour que quiconque ne se rende compte de leur départ. Du moins, c'était ce qu'ils pensaient. Au loin, dans une des maisons du village, Meghan observait la famille Walker se diriger vers la gare un sourire amer sur les lèvres. Sa prochaine mission serait de les séparer une bonne fois pour toute quoi qu'il lui en coûte.
Une fois tous les trois montés dans le train, ils eurent la chance d'occuper une cabine qui leur permettait d'avoir un peu d'intimité, Kisos vint s'assoupir sa tête sur les cuisses de sa mère.
Comme la première fois qu'elle monta dans le train qui les avaient conduit à Edimbourg des années plus tôt, elle contemplait le paysage défiler le long du trajet. La vitesse était particulièrement agréable pour la jeune femme qui avait toujours connu le monde à sa propre vitesse. Les paysages changeaient mais le vert, couleur dominante de l'Ecosse, changeait de nuances. Gabriel revenait d'un tour dans les autres wagons. Pocahontas lui offrit un tendre sourire alors qu'elle caressait machinalement la crinière de leur petit garçon :
- Tu as réussi à dormir un peu cette nuit ? Ton absence m'a réveillé ce matin..
Elle le regardait toujours avec cette même douceur dans le regard. C'était pour elle comme contempler le soleil qui enlaçait la lune. Surprenant et attendrissant. Pocahontas se doutait qu'il serait anxieux pendant le trajet, aussi, elle sortit de la poche de sa robe un petit herbier avec un chardon du jardin qu'elle avait enveloppé dans un bout de tartan. Elle lui tendait le petit cadeau en espérant que cela lui ferait plaisir :
- C'est pour que tu te souviennes de chez nous. Que tu reviennes le plus vite possible auprès de ta famille.
Ce n'était absolument pas pour le faire culpabiliser, non, non, non. Elle voulait seulement lui donner quelques petites attentions qu'il pourrait emmener avec lui pendant son voyage en France. Lui faisant une place près d'elle, Pocahontas le laissa s'installer et vint se blottir contre lui. Kisos dormait toujours aussi profondément sur ses cuisses et elle le contemplait avec une adoration certaine avant de murmurer :
- Peut-être que tu pourrais l'emmener avec toi ? Cela vous ferait du bien de passer juste un moment ensemble. Tu pourrais lui parler de toi, de ton histoire.. Je sais qu'elle est violente mais Kisos doit savoir qu'il y a des choses qui existent sur terre. Il a déjà été confronté à la violence mais.. mais il te sais insubmersible sans savoir comment. La recherche de ta mère pourrait sans doute l'aider à s'éveiller. Qu'en penses-tu ?
Elle vint finalement relever son regard vers Gabriel pour analyser sa mine. Il semblait perplexe, comme réfléchissant à sa proposition. Avec douceur, elle caressait de son nez sa mâchoire comme pour le réveiller :
- Es-tu là Isha ? Ne crois pas que je veuille me débarrasser de vous. Mais je me suis dis que Kisos pourrait apprendre à te connaître encore mieux. Découvrir qui tu es.
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 08:53 Répondre
C’était terrible. Sans le vouloir Pocahontas avait lancé une autre bombe que celle de sa probable grossesse juste pour empêcher Mary de parler. Assise devant la cheminée, sur le canapé, elle nouait ses doigts tout en faisant des dessins imaginaire pour calmer son anxiété. C’était certain, Gabriel allait la cuisiner maintenant. Et pas manqué. Son air contrarié la faisait immédiatement culpabiliser. Ses prunelles sombres s’abaissaient et sans qu’elle ne joue un jeu elle lui offrait sa mine contrite et coupable.
Etonnement, cela le fit rire et elle se sentit un peu mieux même si elle culpabilisait toujours. Agenouillé devant elle, Pocahontas en profita pour passer ses doigts dans ses boucles brune. Il était vrai que le voyage de Gabriel lui permettrait de s’assurer en toute quiétude de sa grossesse, mais la peur de le voir repartir loin d’elle était trop forte encore :
- Tu sais que je n’aime pas te voir partir loin de moi, lui avouait-elle, mais Anya risque d’avoir besoin de moi avec sa grossesse. Si tu m’assures que ce n’est qu’un aller-retour et que tu seras de retour une semaine plus tard je veux bien t’attendre à Edimbourg.
La jeune femme se redressait et se rapprochait du bel écossais. Ses mains se posaient sur ses joues qu’elle caressait avec douceur avant de se pencher pour lui donner un tendre baiser :
- Je suis désolée qu’il y ai autant de secrets dans ta famille mon amour. Je ne pensais pas à mal en mettant Mary au courant. Elle est celle qui te connais le mieux, celle qui t’as élevé. Je ne pensais vraiment pas à mal mais je te promets de taire ma langue la prochaine fois.
Comme pour se faire pardonner, elle déposait un nouveau baiser sur ses lèvres en caressant ses joues pour ensuite remonter le long de son visage jusqu’à sa crinière. Le coeur léger, elle le serrait contre elle en l’aidant à se redresser contre son buste. Ses bras entouraient sa nuque alors qu’elle stoppait lentement leur baiser à court de souffle :
- Suis-je pardonnée ? demandait-elle en minaudant avec un doux sourire contrit.
Finalement, un bâillement s’échappa de ses lèvres. Elle était épuisée. Se levant, elle alla à la cuisine et rapporta une part du gâteau encore tiède fait avec Kisos et Mary. Elle en tendit une part à son ogre d’époux avant de caresser le ventre de ce dernier :
- Je serais une piètre épouse si je ne te nourrissais pas correctement.
Avec un doux sourire, elle lui dit qu’elle allait se laver avant de se coucher. Et en effet, le bain fut bon. Là, dans l’intimité de la salle de bain, elle posa ses mains sur son ventre qui ne semblait pas avoir bouger. En revanche, ses seins semblaient en effet plus lourd. Fermant les yeux un moment, elle respirait, se concentrait. Il était trop difficile de savoir si cela pouvait être vrai en sachant que le médecin lui avait assuré qu’elle n’aurait plus d’enfants. Pourquoi tout le monde s’évertuait toujours à lui dire cela alors qu’elle tombait visiblement à chaque fois enceinte.
Elle entendait le pas lourd de Gabriel arriver ce qui la fit sortir aussitôt du bain. Enroulée dans un drap de bain elle le rejoignit dans la chambre alors qu’il se déshabillait. Appuyée contre le chambranle de la porte, elle l’observait se dénuder. Son buste puissant, ses bras si musclés, son fessier si bombé. Pocahontas avait chaud soudainement. Comment faisait-il pour avoir une telle musculature. Il sortait tout droit d’un atelier de sculpteur tant il était parfait. Il du surprendre son regard car il semblait ne pas comprendre pourquoi elle le fixait comme cela. En effet, elle mordait sa lèvre fermement alors que ses yeux étaient aussi dilatés que si elle avait pris de la drogue.
Sortant de sa rêverie, elle rougissait. Nombre images lui venaient en tête tandis qu’elle matait sans vergogne son époux. Quittant le drap de bain, elle enfila comme à son habitude une des chemises propre de Gabriel et se coucha sous les draps encore frais :
- Je vais bien, je vais bien. J’ai juste eu un coup de chaud ne t’en fais pas, mentait-elle troublée.
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 22:06 Répondre
Gabriel et ses oreilles si fine et attentive. Pocahontas n'eut pas le temps de répondre à la proposition de James et de toute manière, elle lui aurait répondu que cela ne concernait que son époux. Ce qui était bien vrai, elle ne serait jamais un frein pour la profession du brun. Ce qui était étrange d'ailleurs pour l'amérindienne puisque le sens du terme "carrière" n'avait aucun sens justement. Pour elle, on pratiquait par passion ou par vocation. Être maire correspondait à vouloir devenir le chef du village.. Encore une fois, c'était beaucoup trop étrange et éloigné de ses propres coutumes pour qu'elle y comprenne quoi que ce soit.
Elle trouvait touchant de voir le père et le fils monter pour le coucher. Les laissant entre garçons, elle en profita pour aider Mary à ranger et débarrasser tout en surveillant une nouvelle fois le gâteau. La remarque de la vieille femme résonna pour la princesse qui toucha imperceptiblement son ventre. Elle avait eu en effet quelques doutes la veille lors de la retouche de la robe. En comptant bien, elle n'avait que quelques jours de retard mais elle avait mis ça sur le compte du stress et de toutes ces nouvelles si étranges. Mais Mary avait vu juste. Sa faim et ses seins lui rappelait ce qu'elle avait eu comme symptômes sur le bateau. Se tournant vers la vieille femme elle tenta de la dissuader :
- Je n'ai aucune certitude sur mon état mais dans tous les cas ne dis rien à Isha, la suppliait-elle fermement, tu sais à quel point il peut être protecteur. Si il n'a ne serait-ce qu'un doute, il m'enferma ici et notre voyage à Edimbourg et en France ne se fera pas.
- En France ? s'étonnait Mary.
- Oui, nous avons prévu de retrouver la mère d'Isha.
La vieille femmes se figeait sous cette nouvelle si surprenante. Balbutiant que c'était impossible elle ne sentit pas de suite la poigne de Pocahontas sur son poignet qui insistait pour qu'elle garde le secret :
- Mary jure-moi de ne rien lui dire.
Ce qu'elle fit en hochant péniblement de la tête. L'idée d'une nouvelle tête brune la ravissait, mais la recherche de Gabriel pour sa mère l'inquiétait. Elle craignait tout simplement que son petit garçon ne devienne à nouveau psychotique et en oublie sa propre famille. C'est ainsi qu'il trouva Mary en descendant de l'étage. Assise à boire un whisky, ce qui était la chose la plus surprenante au monde. Pocahontas se sentait mal à l'aise. Elle ne savait pas si elle était troublée par cette éventuelle grossesse ou tout simplement la recherche de Delphine. Mais Mary expliqua d'elle-même ce qu'elle avait sur le coeur :
- Ta mère Gabriel.. Je.. Je sais où elle est.
Pocahontas lacha la cuillère qu'elle tenait entre ses mains tomber sur le sol. Cette information sortait de nulle part et détruisait des années et des années de confiance et de secrets. La vieille femme reprit un verre de whisky après avoir bu le sien cul sec :
- J'ai reçu pour tes douze ans une lettre d'elle qui venait de France. Je l'ai brûlé sans la lire.. Mais je sais qu'elle venait d'une abbaye tout près de Tours. Pocahontas vient de me dire que tu comptais la retrouver je ne pouvais plus me taire. James n'en sait rien, j'ai de moi-même dissimulé cette information. Je.. Je ne veux pas que tu repartes pendant des années loin de moi. Tu.. Tu es mon fils même si je ne t'ai pas mis au monde.
La vieille femme pleurait de chagrin et de douleur. Savoir que Gabriel cherchait sa mère était pour elle douloureux puisqu'elle savait qu'il ne l'aimerait plus comme une mère :
- J'ai été égoïste je le sais. Mais tu es mon seul bonheur depuis toujours. Et tu m'as apporté la sensation de faire partie d'une famille, d'une vraie. Mais maintenant je dois te laisser vivre.. Je dois retrouver la place qui est la mienne. Celle d'une simple domestique.
Pocahontas ne savait pas quoi dire. Elle oscillait entre venir consoler la vieille femme ou s'interposer avec Gabriel qui allait sans douter vriller. Elle s'approcha simplement de lui et pris sa main dans la sienne inquiète comme pour le ramener à elle :
- Isha ? murmurait-elle doucement.
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 21:01 Répondre
Le souffle court, tremblante de plaisir alors que l'orgasme intense donné par Gabriel faisait encore rugir son corps, Pocahontas souriait. Elle l'avait réconforté et il semblait lui aussi avoir eu son médicament. Ses joues rougies et ses lèvres gonflées par les multiples baisers torride données par son époux, la jeune femme se sentait désirée, comblée. Ses doigts relâchèrent sa crinière qu'elle avait fermement tenu le temps de l'ébat, alors que ses jambes étaient toute cotonneuse :
- Ne serais-je pas en retour votre médicament Doc contre la tension ? s'amusait-elle à le taquiner en l'aidant à remettre les boutons de sa chemise.
Ils étaient fous mais cela lui plaisait. Avec l'âge, elle prenait plus de risques et se laissait à lui avouer certaines choses qu'elle n'aurait jamais fait plus jeune. Elle se sentait en sécurité, forte et désirée avec Gabriel. Mais la voix de Kisos les ramena à l'ordre ce qui eut le don de la faire rire de plus belle. Sortant tous les deux boxe, leur enfant les rappela que le diner était prêt :
- Cela tombe bien je meurs de faim après cette balade à cheval.
Après un clin d'oeil amusé à son tendre époux elle suivit leur fils jusqu'à la cuisine en lui courant après. Et en effet, à table, Pocahontas dévorait tout ce qui passait sous son nez. Elle raconta à Mary et Kisos qu'elle avait galopé avec Tonnerre. Kisos redemandait à chevaucher l'étalon mais Pocahontas était catégorique. Elle refusait qu'il monte tant qu'il n'avait pas fait ses preuves sur son propre cheval :
- Dans notre peuple, il est coutume que chaque enfant à douze ans s'emparent d'un cheval sauvage de son propre chef. En réussissant, il gardera son cheval toute sa vie ainsi que sa loyauté. Donc Isha, je t'interdis de lui en acheter un.
La brune était ferme alors qu'elle dévorait son troisième morceau de poulet accompagné d'une purée maison. Le regard de Mary était perplexe et Pocahontas du lui expliquer :
- Je n'ai pas mangé ce matin et midi. Gabriel et moi avons été au cabinet et je n'ai pas vu le temps passer. Mais ne t'en fais pas, je vais très bien.
Elle souriait doucement en coin au brun alors qu'elle essuyait ses lèvres avec sa serviette blanche. Au même moment, James entrait après avoir frappé. Tout le monde le salua chaleureusement alors qu'il prenait place à table pour raconter la journée folle qu'il avait eu. Tout le monde parlait de ce fameux mariage éclair qui avait surpris et enchanté beaucoup de villageois :
- Ils parlent même de t'élire Maire à ma mort, disait James à son fils pendant que Pocahontas dévorait cette fois-ci le gâteau aux myrtilles de Mary.
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 18:53 Répondre
Gabriel se faisait toujours du soucis pour tout. Cela l'amusait tendrement de le voir si anxieux pour peu de choses. Cependant, elle comprit vite pourquoi il était dans cet état finalement. Elle n'avait pas pensé qu'il puisse encore penser à cela. Remettant le cheval dans le boxe, elle l'attacha avant de se jeter dans les bras de son adoré. Ses bras fin encerclèrent du mieux qu'ils purent son buste alors qu'elle le contemplait sincèrement désolée :
- Je te promets de te laisser un mot la prochaine fois. Pardon Isha.. Je ne voulais pas t'inquiéter de la sorte.
Elle lui raconta alors que Tonnerre semblait avoir bien besoin de galoper cet après-midi. L'envie lui été venue subitement et elle n'avait pensé qu'elle galoperait autant de temps. En lui racontant cela, elle continua de lui dire qu'elle avait galopé le long de la côte et découvert de minuscule petit villages atypiques sur les hauteurs. Tout en faisant cela, elle s'était mise sur la pointe des pieds pour embrasser ses lèvres, son menton et sa gorge. Mais elle le lâcha pour récupérer un peu de paille et la frotter sur le cheval qui reposait ses pattes bien utilisées :
- Il faut que tu me racontes l'histoire de ces villages. Les gens y ont été très gentil. J'ai aidé une vieille dame qui avait des rhumatismes. Je pensais que je retournerais la voir demain pour lui donner quelques cataplasmes. Elle m'a appelé la "Cailleach", j'espère que ce n'est pas péjoratif.
Encore une fois, Pocahontas craignait de ne pas être admise dans le monde de Gabriel. C'était une peur rationnelle puisque quelques jours plus tôt ils en subissaient encore les conséquences. L'air toujours inquiet de son époux la mina. La brune vint alors prendre sa main et fermer la petite porte du boxe avant de le conduire au fond de ce dernier. Là, dans un coin tranquille, près d'un tas de paille, elle caressa sa joue comme pour le ramener à elle :
- Arrête d'avoir peur pour moi mon amour, je suis là. Reviens à moi..
Avec douceur, elle passa sa main sur son entrejambe et la caressa par dessus le tissu de son pantalon. Son autre main agrippa le col de sa chemise pour attirer ses lèvres aux siennes. Lui donnant un profond et langoureux baiser, elle profita pour finalement passer sa main sous son pantalon. Elle le caressait de long en large en soupirant d'excitation :
- Je suis là.. J'ai envie de toi.. murmurait-elle entre deux souffles.
Se sentant soulevée contre le mur, elle poussa un soupir de contentement. Ses jupons relevés sur ses cuisses lui donnaient une allure indécente mais elle s'en fichait. Elle voulait la fougue et la passion de son époux. Mordillant son lobe d'oreille et activant plus rapidement ses caresses sur son membre, elle gémissait de plus belle :
- Prend-moi mon amour.. Viens en moi..
immarcescible, Posté le samedi 16 octobre 2021 21:49 Répondre
Faire l'amour sous ce jeu de rôle amusa l'amérindienne qui poussa un soupire de plaisir qui résonna dans tout le cabinet. Fébrile et tremblante elle s'écroula sur le corps imposant de Gabriel contre lequel elle avait pris appui pour le chevaucher. Son visage s'enfouissait dans son cou alors qu'elle caressait les épaules si puissante de son époux et qu'elle riait doucement. Le léger soubresaut de son corps contre celui du médecin fit légèrement trembler, une fois de plus, la table d'opération. De son coude, elle se redressait légèrement pour embrasser tendrement les lèvres entrouverte du beau brun qu'elle contemplait évidemment :
- Mh.. Ce médicament me va parfaitement. Est-ce que la dose peut être parfois plus intense ? J'aime assez être dans un état second grâce à cette dernière.
Pocahontas était d'humeur doucereuse et taquine. C'était étrange mais savoir qu'elle était à nouveau la femme de Gabriel et qu'elle était reconnue comme telle par son village désormais lui enlevé un sentiment de crainte. Même si elle ne croyait pas en son dieu, elle savait que rien ne pourrait plus les séparer ou pire les faire culpabiliser. Mariés, ils pouvaient s'afficher librement sous le regard des autres. Et elle était fière d'être son épouse. Ses prunelles se posaient à nouveau sur son beau visage qu'elle contemplait. Ses doigts quant à eux dessinaient des formes sur son buste :
- Il y a un livre que j'adorais lire à Kisos quand il était enfant. Bien souvent, il disait que l'histoire lui faisait penser à nous. Tu veux bien que je te la raconte ?
Embrassant une nouvelle fois son menton, elle lui offrit un tendre sourire avant de commencer le début de son récit :
- Près d'un lac, dans une forêt il y eut un soit une terrible tempête et un orage. Dans une petite maison tout près de ce lac vivait un pêcheur et sa famille. Alors que la tempête faisait rage, le vent apporta du lac une créature qu'on nomme ondine. Le lendemain matin, le jeune fils du pêcheur trouva la jeune femme du lac dormant paisiblement sur le pas de la porte. Il l'emmena à l'intérieur de la maison et chacun observa la créature qui avait survécu à une telle tempête. En ouvrant les yeux, elle vit le visage du fils aîné et s'exclama "Comme vous êtes beau!". En dépit de tout ce que pouvaient dire les autres du village ou même sa famille, le fils aîné tomba amoureux de la belle nymphe et inversement. Mais le père de l'ondine, le roi des mers, l'avertit que l'Homme disparaîtrait. Elle s'en fichait et lui jura un amour éternel. Mais le sort s'acharnait sur eux. Personne ne croyait en cet amour si pur et noble. Il leur renvoyait leur propre médiocrité. Un jour que la nymphe partit rejoindre ses soeurs, le Roi des Mers en profita pour tromper le fils du pêcheur et lui affirma que la nymphe avait disparu le laissant seul à jamais. Dans un désespoir fou, il hurla le prénom de sa bien aimée espérant que sa douleur ferait revenir l'amour de sa vie. Fou de douleur, il trahit sa promesse et embrassa la fiancée qu'il avait eu avant la nymphe. En revenant à lui, l'ondine perdit ses souvenirs terrestre et retourna à l'eau où elle disparut à jamais pendant que le fils du pêcheur erra le long du lac après avoir compris qu'il avait été manipulé par le père de sa bien aimée.
Il s'agissait d'une histoire triste, mais cela ne semblait pas la toucher. Du moins, pas comme avant. Pocahontas enfouissait son visage dans le cou de Gabriel alors qu'elle se laissait glisser contre lui. Blottie contre son corps encore chaud, elle reprenait en embrassant son menton :
- Merci de n'avoir jamais abandonné comme le fils du pêcheur. Tu aurais très bien pu ne pas vouloir reconnaitre Kisos et ne jamais venir me chercher mais tu l'as fait. Merci d'avoir donné une autre fin à cette histoire Isha.
Son sourire était tendre, confiant, amoureux. Alors qu'elle allait l'embrasser à nouveau, elle entendit qu'on frappait à nouveau à la porte du cabinet. Les villageois avaient du entendre que le cabinet avait réouvert plus tôt que prévu et ils quémandaient tous l'attention de Gabriel. Pocahontas se redressa et vint chercher sa robe prestement. Elle craignait que quelqu'un rentre et les découvrent. Une fois vêtus, elle se pencha sur son époux et l'embrassa une autre fois sans avoir perdu son sourire :
- Je vais aller ranger un peu à la maison et préparer nos valises pour Edimbourg. Occupe-toi d'eux en attendant mais ne tarde pas pour dîner. Sinon je viendrais te chercher..
Enfin, elle le quitta après avoir salué les patients qui la regardait sortir avec surprise. Et il y avait de quoi. La jeune femme avait encore les joues rougies, les cheveux en bataille et ce sourire insolent sur les lèvres en rentrant à la maison. Là, l'attendait un gros ménage. Mais ce n'était pas grave. Elle rangeait, époussetait en chantonnant tranquillement mais lorsqu'elle eut tout finis, elle s'ennuya. Un hennissement dans les écuries l'alerta et elle alla voir. Le cheval de Gabriel semblait tendu. Tranquillement, elle s'approcha et réussit à le calmer. L'envie de le monter lui vint. Intrépide, elle le monta après avoir relevé ses jupons et partit au galop dans les landes en montant à cru.
Ce sentiment de liberté, de folie et de fougue lui avait manqué. Elle parcourut plusieurs kilomètres ainsi sur le dos de l'étalon noir. De loin, elle ressemblait à une figure mythologique celtique. Une vraie "Cailleach", sur son chemin, les gens se prosternaient ce qui la surprenait. Finalement, il était tard lorsqu'elle rentra à la maison. La lumière était allumée et la nuit tombée. Elle souriait en voyant Gabriel dans le jardin ce qui la fit accélérer le pas de Tonnerre. Arrivée près du bel écossais, les cheveux défaits volant au vent fougueux elle riait doucement :
- Tu sembles soucieux mon amour, ta journée fut moins intrépide que la mienne ?
immarcescible, Posté le samedi 16 octobre 2021 15:02 Répondre
Pour une première journée en tant que mariés Pocahontas était quelque peu déçue. L’inquiétude de Gabriel pour ses plaques rouge lui avait fait lever les yeux au ciel. Malgré ses nombreuses protestations elle le laissa la conduire jusqu’à son cabinet. Il ne la lâchera pas avant d’être persuadé qu’elle n’ai rien. Sur le chemin elle rouspétait après lui en tentant de suivre son rythme qui était trop rapide. Ils allaient entrer dans le cabinet mais se firent stopper par une mère paniquée pour son enfant :
- Bien sûr que je vais t’aider voyons, venez Madame, entrez je vous prie.
L’enfant présentait une grosse fièvre et une toux grasse. Pocahontas accompagnait la mère et l’enfant dans la salle d’auscultation le temps que Gabriel se prépare. Pendant ce temps, elle touchait le front de la petite fille en lui posant différentes questions sur son âge, le prénom de sa poupée, qui étaient ses amis. Elle discutait histoire de détendre la mère qui tremblait paniquée à ses côtés :
- Ne vous inquiétez pas. Mon époux est un excellent médecin il va trouver une solution, respirez..
Sa douceur semblait apaiser la patiente et l’enfant qui expliquait avoir une peur panique des aiguilles. Pocahontas lui souriait en inventant une histoire sur les aiguilles pour occuper son esprit. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pu voir Gabriel en pleine concentration de travail. Ce qu’il était beau avec sa blouse blanche. La jeune femme restait près de lui, à l’écoute et prête à l’action.
Il ne s’agissait que d’un début de grippe malheureux. Pocahontas laissa le médecin gérer la maladie et vint prendre l’air un instant. Elle repensait à ses fameuses plaques. Qu’est-ce que cela pouvait-il bien être. Mais ses réflexions furent rapidement interrompue par la venue d’une autre famille en manque de soins. La brune allait leur refuser l’entrée mais ils la suppliaient. Alors, elle ouvrit et vint occuper la seconde pièce prévue pour recevoir les patients.
La tête de Gabriel lorsqu’il la vit ausculter des patients était étrange. Elle ne savait pas trop si il était en colère ou déçu. Pocahontas ne se laissa pas démonter et vint s’occuper de ses patients, puis des suivants. Tout le monde venait sans doute curieux aussi de voir le couple à l’oeuvre le lendemain de leur mariage. La jeune mariée ne vit pas le temps passer si bien qu’en début d’après-midi, elle ferma rapidement la porte après sa dernière patiente.
Gabriel était toujours avec un patient dans la pièce d’à côté et elle en profita pour s’occuper de ses plaques rouges. Récupérant un peu de karité elle se prépara un cataplasme. Nue, elle s’était allongée sur la table d’opération et laissait sécher la pâte servant à atténuer les plaques rouges. La mine de son époux était une fois de plus surprise alors qu’elle attendait patiemment que son cataplasme sèche :
- Je suis votre prochaine patiente.. Je vous rappelle que la Gabrielomanie me prend tous les jours spontanément.
Elle riait doucement avant de se redresser un peu pour constater que c’était imbibé. Se levant finalement, elle essuya sa préparation à l’aide d’une gaze tout en rassurant Gabriel-docteur :
- Je vais très bien. Ce ne sont que des plaques du au froid et à ma peau sèche. Je dois juste l’hydrater ne t’en fais pas. J’ai pris un peu de karité et j’y ai mis quelques huiles essentielle. Je suis en pleine force.
Sur la pointe des pieds, elle agrippa sa blouse pour attirer son visage vers le sien et lui donner un profond et tendre baiser :
- Maintenant, j’aimerais profiter de mon époux si tu es enfin libre entre deux patients. C’est possible ?
immarcescible, Posté le vendredi 15 octobre 2021 19:44 Répondre
immarcescible, Posté le vendredi 15 octobre 2021 19:40 Répondre
Pocahontas se laisse blottir contre le buste brûlant de son époux. Il avait vraiment tout fait pour la retrouver. Cela la chamboulait. Il avait parcouru le monde entier pour la rejoindre ou ne serait-ce savoir si elle était encore en vie. La mariée relevait son regard embué vers le visage de son époux et le remercia d'un regard tendre et reconnaissant. Ses mains se posèrent sur son coeur tandis qu'elle contemplait ses iris d'un bleu si pur. La voix posée et douce, elle murmura :
- Tu m'as cherché tout ce temps et partout. Tu m'as donné Kisos quand j'aurais pu perdre tout espoir. Gabriel Walker, tu es mon miracle le sais-tu ?
Posant son front contre le sien et son nez caressant le sien, elle laissait une larme de bonheur couler sur sa joue. Prise dans l'émotion du moment, elle ne pouvait contenir ses pleurs qui redoublèrent en repensant à cette période si sombre où elle avait prévu de mourir pour le rejoindre. Elle continua à lui expliquer tout cela :
- J'avais prévu de mourir plus d'une fois mais à chaque fois tout était contre moi. La venue de Kisos c'était plus qu'un espoir. Mais une promesse d'un jour meilleur. Quand je pense à ce que tu as du vivre de ton côté. J'ai vécu huit années en ayant la certitude que tu étais mort mais toi ? Tu n'as pas faibli tout ce temps. Tu as cherché perpétuellement.. Tu as toujours été dans le doute. Je te demande pardon de ne pas avoir eu plus confiance en nous et plus en le destin.
Ses mains caressaient sa nuque puis sa crinière. Le souffle coupé, elle déposa un tendre baiser sur ses lèvres tandis qu'elle ouvrait les yeux sur son beau visage. Ses larmes se calmèrent doucement tandis qu'elle lui offrait un doux sourire apaisé :
- Je me fiche d'où nous irons Isha. C'est toi mon foyer.
Enfouissant son visage dans son cou, elle se blottissait contre lui comme lorsqu'elle était plus jeune. C'était son corps le seul endroit où elle se sentait chez elle, comprise et acceptée. Lui seul savait faire battre son coeur et parler à son âme. Calefeutrée, ses lèvres effleuraient délicatement sa peau brûlante tandis qu'elle même reprenait une température corporelle beaucoup plus chaude. Finalement, elle s'endormit peu de temps après.
Au petit matin, lorsqu'elle s'éveilla, il dormait toujours profondément. Elle aimait sentir ses mains immenses sur son corps. Sans un bruit, sans un mouvement, elle le regardait dormir paisiblement pendant un moment. Le chant des oiseaux à la fenêtre lui fit comprendre qu'il devait être tard mais elle s'en fichait. Ce matin ils prendraient le temps. Se levant discrètement, elle alla dans la salle de bain faire couler un bain. Ils adoraient ce lieu si intime. Une fois l'eau chaude mise, elle vint sur le bord du lit découvrir le corps de Gabriel :
- Si beau.. murmurait-elle émerveillée.
Ses doigts dessinaient les courbes si finement ciselée de son corps. Un frisson la parcourait. Se penchant au dessus de lui, elle le couvrait de léger et tendre baisers en murmurant entre chacun avec douceur :
- Lève-toi Isha.. Ton épouse est levée.. Lève-toi mon amour...
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 23:02 Répondre
La jeune femme disait oui à tout. Comment ne pas dire oui quand on connait la véritable plénitude. La succession de ces multiples orgasmes semblaient avoir raison d’elle. Blottie contre sa chaleur écrasante, elle se laissait bercer lentement, tendrement par ses bras et ses mains si douce. Sa voix de velours l’enveloppait dans un cocon. Son caressait avec douceur sa gorge alors qu’elle fermait les yeux en s’endormant contre lui.
Ce qui aurait du être un sommeil profond s’avéra finalement court. En pleine nuit, elle s’éveilla brusquement comme prise d’une angoisse intense. C’était comme si un souffle au coeur lui venait et qu’on l’avait transpercée d’une aiguille. Touchant sa gorge, son buste, elle ne sentit rien et ne vit rien autour d’elle. Il n’y avait personne et pourtant elle aurait juré le contraire. Quelques bougies flamboyaient encore auprès d’eux. Gabriel dormait profondément et elle ne pu s’empêcher de caresser sa joue.
Le réveiller serait l’inquiéter. Elle vint alors simplement descendre les escaliers et sentit un frisson terriblement l’envahir. Récupérant en bas un plaid, elle se couvrit avec et vint se faire une tisane. Alors que l’eau chauffait, elle regardait le garde-manger et y vit un poulet encore entier. Sans se gêner, elle se servit un peu de blanc et pris quelques fruits secs. Elle avait faim, encore.
Observant la lune à l’extérieur, elle bu sa tisane brûlante. Cela la réchauffa et l’apaisa. Cet horrible cauchemar la perturbait. Jamais les rêves n’arrivaient pour rien elle le savait. Mais celui-ci semblait encore pire que les autres. Elle se promit même d’en parler à son frère le lendemain. Il était trois heures du matin selon le cadran horlogique de Gabriel.
Pieds nu, elle marcha un peu à l’extérieur malgré la fraicheur de la nuit. Elle chantonnait quelques mélodies de son peuple et dansait sur elle-même. Les cheveux hirsutes et nue sous le plaid, elle ressemblait à une fée ou une sorcière pour d’autres. Soudain, elle vit dans l’embrasure de la porte Gabriel debout recouvert d’une épaisse chemise. Il semblait lui faire les gros yeux en la voyant si peu couverte avec ce froid. Rapidement, elle le rejoignit et se blottie contre lui en lui souriant comme la première fois qu’elle lui avait sourit. Elle était heureuse de le voir éveillé avec elle :
- Je priais les Esprits. Je les remerciais de m’avoir guidée jusqu’à toi.
Un baiser sur son buste se posa délicatement avant qu’elle ne le suive jusqu’à leur lit encore chaud de leur présence. Abandonnant le plaid et se recouchant contre lui, elle écoutait les battements de son coeur. C’était un métronome de qualité :
- Qu’est-ce qui t’as réveillé mon amour ? J’espère ne pas avoir fait trop de bruit. J’ai dévoré le poulet, ce n’est pas une bête sauvage excuse-moi mais je mourais de faim. Je n’ai pas eu trop le temps de manger ce soir avec tous ces invités autour de nous.
Elle riait doucement en remontant son nez jusqu’à celui de Gabriel. Les yeux clos, elle le caressait avec douceur tout en déposant de légères pressions de ses lèvres sur son visage. Pocahontas chuchotait quelques poèmes amérindiens parlant d’amour et de Isha le Guerrier dans sa langue :
- J’ai peur parfois d’oublier d’où je viens puisque je ne parle plus ma langue.. Kisos n’aime pas trop la parler car il ne comprends pas tout. C’est difficile de tout expliquer sans voir, toucher, entendre.. Tu crois que nous pourrions aller en Amérique ? Retrouver la trace des miens ?
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 19:09 Répondre
Enivrée, voilà ce qu'elle est. L'alcool était nettement plus que puissant pour la jeune femme qui n'avait pas l'habitude d'en boire. Jamais en fait. Le liquide alcoolisé avait enflammé son corps, ses sens et éclaté ses inhibitions. Le souffle court, elle plongeait ses doigts sur son bouton de plaisir si sensible qu'elle gémissait à chaque mouvement de sa main.
Son corps était arc-bouté ce qui permettait à Gabriel d'avoir une véritable vue sur son corps frémissant. Oh que oui elle était frémissante. Sans répit, elle stimulait son mamelon qu'elle pressait, pinçait comme si il s'agissait des mains de Gabriel. Sa demande érotique de lui dire ce à quoi elle pensait la fit doucement rire :
- Je pense à toi.. Ton sexe qui me pénètre.. Tes lèvres qui m'embrassent.. J'imagine pleins de choses à la fois.. Tu es un Dieu qui me fait chavirer en t'enfonçant encore, encore même si j'ai déjà cette boule de feu qui est partit.. Oh.. Isha.. Je sens que ça monte.. Haaaan.. Isha !
Sa main quitta son sein pour agripper le cou du brun et pencher son visage vers le sien. Ses lèvres cherchaient les siennes dans un baiser urgent, sauvage alors que son autre main venait chercher la sienne pour la poser sur son sexe tremblant. Elle voulait qu'il lui donne le coup de grâce. Elle voulait que ce soit lui et encore lui seul qui lui offre ce sommet de plaisir si particulier. A bout de souffle alors qu'elle se plaquait contre son membre qu'elle agrippait, elle le caressait à la même vitesse à laquelle lui-même la caressait :
- Mon amour.. Encore.. Oui..
Une morsure de ses dents sur sa lèvre inférieure puis sur son cou et sa mâchoire, Pocahontas ne se retenait pas pour lui gémir son plaisir au creux de son oreille. Tremblante, elle le suppliait de venir en elle de ne pas attendre alors qu'elle poussait un cris de plaisir qui résonnait dans toute la maison. Sa main ne cessait pas pour autant ses mouvements, bien au contraire, elle voulait le sentir à nouveau en elle et c'est ce qu'elle fit. Allongée sur le côté et lui tournant le dos, elle écarta ses jambes et réussit de sa main à ce qu'il la pénètre. La position de la cuillère, celle de leur première nuit de noces :
- Mh.. Isha.. Possède-moi..
Ce n'était jamais assez pour la jeune femme qui finit par pousser un énième cri de plaisir en agrippant et griffant la nuque et le dos de son époux. A bout de souffle, épuisée, elle se laissa tomber contre lui. Son corps était en sueur, ses sens complètement en folie. Elle souriait, comblée, persuadée d'être au paradis. Lentement, ses mains vinrent l'aider à se retourner de sorte à lui faire face. Sa langue léchait avec douceur son cou, sa gorge. Pocahontas ronronnait presque en se blottissant contre lui :
- Je suis presque guérie de ma Gabrielomanie. Même si je t'assure que demain je serais à nouveau en manque, tu me gardes ? demandait-elle d'une voix rauque et amusée.
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 14:53 Répondre
Pantelante, elle se sent encore chavirer sous les affres de ce puissant orgasme qui fait encore vibrer son corps dans la lueur du feu de cheminée. Nue et vulnérable sous lui, son unique désir reste le corps bouillant de son époux. Et lentement, délicatement, avec ses yeux pétillant et ses cheveux en bataille, les lèvres entrouvertes pour tenter de respirer encore un peu, elle l'attire contre elle. Délicatement, de ses bras en le serrant contre sa poitrine, sa main droite glisse sur sa joue tandis que son bras gauche passe dans son dos pour solidement le maintenir.
Cette nouvelle expérience la satisfaisait et elle comptait bien retenter cela prochainement. Mais avant cela, elle le contemplait en passant sa main dans sa crinière de jais. Son coeur tambourinait à tout rompre dans sa poitrine alors qu'elle se penchait sur ses lèvres pour les goûter une nouvelle fois fébrilement :
- Je compte bien à ce que cette nuit ne finisse jamais, murmurait-elle tendrement, je veux voir jusqu'où peut tenir mon vieil époux. As-tu encore les ressources nécessaire pour t'occuper d'une petite créature avide de ton amour et de ta passion ?
La jeune femme savait parfaitement manier la langue de Gabriel désormais. Lentement, ses bras et ses jambes vinrent s'enrouler autour de son corps si puissant. Telle une petite araignée, elle avait constitué sa toile et le gardait précieusement blottie contre elle. Sa langue suivait le chemin de sa sueur qui glissait le long de son cou pour revenir jusqu'à ses lèvres qu'elle captait entre ses dents :
- Enivre-moi de tes baisers, de tes désirs, de ta fougue mon amour..
Son regard était flamboyant, son corps terriblement sensible. Taquine, elle vint changer leur position et se redressa au dessus de lui. Le laissant sur le sol, elle se leva et vint simplement prendre la bouteille de whisky dont elle bu une gorgée. Puis, revenant sur Gabriel, joua de son bassin sur son membre avant de poser ses mains sur ses joues. Ses lèvres se posaient sur les siennes et elle fila passer le liquide ambré de sa bouche à la sienne. L'alcool la grisait, la détendait encore plus. Sensuelle, elle lui donnait une gorgée avant de finalement se relever juste pour danser devant lui telle une succube envoûtante. Oui, c'était ça, elle voulait le séduire encore et encore alors qu'elle souriait en coin :
- J'ai attrapé la gabrielomane, riait-elle fière de son jeu de mot, je ne peux être soignée qu'après avoir reçu ma dose de passion quotidienne.
Elle partit en direction de la chambre en lui faisant signe de la rejoindre. Le lit était installé comme d'habitude si ce n'est qu'elle avait installé des bougies partout. La pièce avait une jolie lumière tamisée ce qui lui donnait une allure de cocon. Allongée sur le lit, elle le vit arriver et souriait de plus belle. Complètement dévergondée par l'alcool et la soirée, elle se mit à se caresser devant lui en poussant des plaintes de plaisir :
- Oh.. Isha.. Oui..
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 21:41 Répondre
La flatterie était telle que Pocahontas ne pu s'empêcher de rosir de plaisir. Ô oui ils brûlaient tous les deux de ce même feu intrépide et sauvage. Pourtant, elle se laissait docilement faire par les nouvelles idées de Gabriel ce soir-là. Si elle était quelque peu intriguée et inquiète, elle ne le montrait pas. Non, elle lui faisait totalement confiance. La sensation particulière du whisky sur sa peau et de la soie la caressant la rendait folle. Entre deux feulements de plaisir elle se cambrait et bougeait son bassin quémandant encore et toujours plus de ses caresses si sensuelles. Le fait de ne pas pouvoir anticiper ses caresses attisait un feu des plus excitant qu'elle ne pouvait s'empêcher de gémir :
- Ohhh.. Isha.. Que.. Que.. Ohhh.. Continue..
Ses mots étaient de vrais aphrodisiaque pour la jeune femme. Elle aurait pu quasiment jouir à nouveau rien qu'avec ses doigts et sa bouche. Pourtant, elle se sentie soulevée et retournée. L'envie de Gabriel la surprenait. Jamais elle ne se serait attendue à une telle demande de sa part. Sa juvénilité était telle qu'elle ne pensait pas que les hommes hétérosexuelle puissent avoir une telle demande. Mais si il le faisait c'était que c'était normal. Cambrant plus scandaleusement ses fesses sous ses mains, elle tirait sur ses liens de ses mains pour pouvoir retirer le bandeau de ses yeux :
- Mh.. Isha.. Viens en moi.. Ne me fais pas attendre..
Il savait quoi faire visiblement. Ses doigts étaient adroits, ses lèvres chaude et sensuelles. Son entrecuisse réagissait parfaitement et elle se sentait totalement encleinte à toutes les folies cette nuit ci d'autant plus qu'ils étaient enfin seuls. Après l'avoir mûrement préparé ce qui lui valut des soupirs de plaisir rauque, elle le sentit se fondre en elle ce qui lui fit renverser son bassin contre le sien :
- Oh bordel ! Gabriel ! gémissait-elle plus fort en le sentant si dur et gros en elle.
La jeune femme suffoquait sous le plaisir inattendu alors qu'elle s'habituait lentement à le sentir ici. Son anneau de chair se détendait lentement alors qu'elle bougeait elle-même son cul cambré contre son bassin. Ses coudes lui pemettaient de se tenir mais maladroitement. Elle le supplia de la redresser et une fois fait, elle entoura sa nuque de ses mains liées. Son visage penché sur le côté lui permit d'embrasser son cou et mordre son lobe d'oreille en gémissant :
- Mon amour.. Oui.. Continue.. Juste toi.. Haaaan ! Oui, oui, baise-moi, osait-elle gémir au creux de son oreille transie de plaisir, touche-moi possède moi.. Isha oui !
C'était si intense, si brutal, si sauvage qu'elle ne pu retenir ce frisson orgasmique l'envahir bien au contraire. Tous ses sens étaient décuplés notamment avec les yeux et les mains bandés. Agrippée à sa nuque, elle restait cambrée contre son buste luisant de sueur qu'elle rêvait de lécher et de caresser une fois libérée :
- Caresse-moi mon amour, chuchotait-elle entre deux souffle.
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 20:01 Répondre
Alanguie et essoufflée sur le sol, Pocahontas savoure son premier orgasme de femme mariée. Ses paupières se soulevaient juste pour contempler le bel écossais qui se dénudait devant elle. Son corps réagissait aussitôt à cette vue si envoûtante. Ses dents de devant venaient agripper sa lèvre inférieure et la serrer délicatement. Mon dieu ce qu'il était beau, hurlait sa déesse intérieure. Les bras au dessus de sa tête, la belle mariée se laissait dévêtir avec plaisir par les mains expertes de son époux.
De toute manière, elle n'aurait pas pu retirer quoi que ce soit tant ce corset était une aberration pour elle. Une fois libérée, elle poussa un râle de satisfaction. Se sentir si comprimée avait rendu sa respiration si difficile qu'elle comprenait soudainement pourquoi Anya devait être si grognon à porter toujours cet attirail :
- Tu me sauves Isha.. Enfin je respire !
Un rire amusé s'échappait de ses lèvres alors qu'elle se redressait sur ses coudes. Ses yeux ne décrochaient pas de Gabriel qui revenait vers elle. La lumière du feu éblouissait son corps nu qu'elle contemplait sans vergogne. Oh que oui elle l'aimait. Oh que oui elle aimait lui offrir son devoir conjugal. Repenser à ça la fit rire de nouveau tandis qu'elle l'attirait sur elle. Une fois allongés l'un contre l'autre près du feu, elle se blottissait contre lui pour embrasser son buste sans pour autant s'empêcher de rire :
- Les vieilles du village m'ont souhaité bonne chance pour mon devoir conjugal, expliquait-elle à l'intéressé, je crois que j'ai du les choquer en leur disant que j'étais très demandeuse de ce devoir là.
Se penchant sur le visage de Gabriel, elle caressait avec douceur son visage et sa crinière. Ses yeux pétillaient d'un amour et d'une passion tendre. La brune resplendissait de bonheur avec ses cheveux épars autour de son visage :
- Alors, Monsieur Walker ? Comment comptez-vous occuper votre seconde nuit de noces ? La première vous avez du faire de moi une vraie femme. Mais maintenant ? Quel est le programme de votre imagination ?
Taquine et doucereuse, elle entrelaçait ses jambes à celles du brun avant de finalement venir s'allonger sur lui. Confortablement installée, elle pressait ses lèvres contre les siennes en de tendre baisers avant de caresser son nez contre le sien. Puis, elle osa timidement murmurer au creux de son oreille :
- Fais avec moi ce que tu n'as jamais osé faire à une autre femme..
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 19:01 Répondre
Si Kisos avait autant ris à porter le kilt, Pocahontas en avait fait de même devant la lingerie fine qu'Anya lui avait apporté. Elle ne comprenait pas l'attrait que cela pouvait avoir sur un quelconque désir. Pourtant, elle le vit instantanément sur le visage de Gabriel lorsqu'il l'a vit parée de toute cette lingerie pleine de froufrou. La mariée ne pu s'empêcher de rire en comprenant qu'en effet, cela avait une symbolique toute particulière. Laissant la robe choir sur le sol, elle tournait sur elle-même comme pour s'assurer que c'était bien de sa tenue qu'il était si intrigué :
- Vraiment ? Cela excite vraiment tes sens Isha ? Etrangeté de vos traditions.
La jeune femme se sentait horriblement comprimée avec ce corset qui bombait nettement sa poitrine quand une gaine ceinturée de porte-jartèle entourait ses jambes finement galbre. N'écoutant que son désir et surtout celui qui se lisait dans le regard de Gabriel, elle le poussa délicatement sur le petit fauteuil où Mary tricote habituellement. Caressant son visage, elle descendit ses mains sur son buste et descendit lentement les deux sous son kilt. Un sourire satisfait apparaissait sur ses lèvres alors qu'elle mordillaient celles de Gabriel. Sa main agrippait son membre qu'elle sentait se réveiller et elle le caressait délicatement :
- J'ai eu envie de faire ça toute la soirée mon amour, murmurait-elle avant de lui donner un langoureux baiser.
Pendant ce temps, sa main continuait d'aller et venir sur son membre fièrement dressé. Ses lèvres dévièrent sur son cou, son buste et s'enfouir entre les cuisses du brun qu'elle avait dénudé en relevant les plis de son kilt sur ses genoux. Délicatement ses lèvres vinrent encercler son sexe en érection. Ses iris se plantaient sur son visage si beau lorsqu'il gémissait. Elle aimait le voir perdre pied de la sorte. Sa langue tournicotait autour de son pieu bien dressé alors que ses doigts jouaient avec ses testicules sensible. Elle avait remarqué à plusieurs reprises qu'il était friand de ses succions lorsqu'elle s'attardait sur son gland décaloté alors elle s'y attacha. Elle-même sentait son entrecuisse réagir humainement en le sentant si excité.
Elle le vit rapidement proche de la jouissance alors cessa son jeu des joues creuse pour s'écarter de lui et venir à califourchon sur ses cuisses. Son propre sexe humidifié le sien qu'elle emprisonnait entre ses cuisses. De ses deux mains, elle agrippait sa tignasse brune si parfaitement coiffée et s'empala sur lui en poussant un soupire d'extase :
- Haaaan mon dieu.. Isha...
Pocahontas gémissait en penchant sa tête en arrière tout en attirant le visage de Gabriel contre son cou. Bougeant lentement au début, elle voulait savourer la sensation de le sentir enfin en elle après cette journée sans avoir pu le toucher alors qu'il était si beau et sexy. Cambrée contre lui, elle s'appuyait sur ses cheveux qu'elle tirait délicatement pour bouger sur son membre et lui donner des baisers langoureux et passionnés.
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 17:40 Répondre
Le fait qu'il parle de Meghan fit grincer des dents la brune. Elle avait fait promettre à tout le monde de ne pas lui en parler. Mais il la rassurait et finalement elle se rendit compte que c'était ce qu'elle attendait le plus. Blottie contre lui, elle en profitait pour caresser sa joue et le contempler si détendu. Il souriait, riait, blaguait. Pocahontas aimait voir son mari avec cette aura si douce et lumineuse au dessus de sa tête. Elle n'avait plus aucun doute. Son esprit oubliait définitivement Meghan ce soir pour se concentrer uniquement sur eux deux et le moment si parfait de leur deuxième mariage.
Ce fut sans concession qu'il l'entraina sur la piste. Elle eut beau protester en affirmant qu'elle ne savait pas danser il n'entendit rien et fit la sourde oreille avant de la faire valser. Son sourire et sa bonne humeur étaient des aphrodisiaque tout particulier qui ne pouvait que la pousser à le suivre n'importe où. Le duo Kisos-Charlotte faisait fondre tout le monde. Mais Pocahontas préférait le sien avec Gabriel. Blottie contre lui, elle humait son parfum avec un plaisir évident avant de se laisser tournoyer au grès de ses bras et de ses pas.
La soirée était longue. Gabriel et le reste des invités voulaient tous la faire danser. Mais elle était épuisée. Elle avait finis par retirer ses chaussures ne supportant définitivement pas les talons. Le plaisir de sentir la terre fraiche sous ses pieds lui donnait l'impression d'être à nouveau en contact de la nature. Mais elle devait faire une pause. Cela devait faire une bonne heure et demie qu'elle dansait. S'asseyant à leur table, elle bu une longue gorgée d'eau avant de contempler Gabriel danser avec une Anya sérieuse et noble. Sa mine faisait rire Pocahontas surtout en voyant son époux si peu sérieux se moquer gentiment d'elle.
Le temps d'un instant, elle sentit ses yeux se fermer. La fatigue de la journée et toutes ces émotions avaient finis par la faire s'assoupir un moment. Ce fut la main douce de Gabriel sur sa joue qui l'éveilla. Sursautant surprise, elle s'excusa de s'être assoupie mais tout le monde semblait pris dans la fête. Embrassant sa paume de main, elle le suppliait de rentrer :
- Je m'amuse comme une folle mais j'ai vraiment besoin de dormir Isha. Tu ne m'en veux pas ?
Ils s'étaient enfuis de la fête sous le regard attendri de Mary qui les couvrait. Pocahontas tenait la main de son époux dans la sienne et marchait direction la maison qui avait été décorée par ses soins dans la journée. Elle avait fait en sorte d'aménager le salon sur l'exemple de ce qu'elle avait fait dans la maison l'autre soirée. Mais là, c'était devant un bon feu de cheminée et dans la maison de Gabriel. En entrant, elle posa son voile sur le montant de l'escalier et laissa le brun examina la pièce de vie transformée.
Sur le sol se trouvait tout un tas de tapis empilés les uns sur les autres donnant une allure de cocon à la pièce. Devant la cheminée, se trouvait un tas de coussins épars et de plaids pour s'allonger. Sur le plafond, elle avait tendu une toile peinte avec les constellations qu'il lui avait un jour appris et qui habillait la vue qu'ils auraient au dessus d'eux. Elle se sentait étrangement timide devant lui. Délicatement, elle prit son visage entre ses mains et vint déposer de tendre baisers rapide sur ses lèvres :
- Je vais enlever la robe.. Il s'agit de celle de ta mère, j'espère que cela ne t'ennuie pas.
Elle lui expliquait que James l'avait fait parvenir à Mary lors de son retour en Ecosse et qu'elle l'avait customisé dans l'attente de cette journée. Pendant ce temps, elle avait dénouer discrètement le noeud qui ornait le cou de Gabriel pour y déposer de tendre baisers :
- Tu es si beau mon amour..
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 12:49 Répondre
Le baiser donné par Gabriel n'était pas assez pour la jeune femme qui s'était littéralement accrochée à son cou sous les rires attendris de l'assistance. Personne ne pouvait nier désormais qu'il n'existait rien entre les deux. Sous le regard des habitants du village et de leurs proches, ils étaient enfin légitimement liés l'un à l'autre. Tout se passa terriblement vite par la suite, les embrassades, les félicitations, les mots d'encouragement et même de présentation. Pocahontas voyait des gens lui sourire comme si elle était enfin l'une des leurs et cela la touchait. C'était important pour elle de savoir qu'elle était acceptée auprès des proches de Gabriel.
Son ventre criait famine depuis un moment. Quel bonheur de pouvoir se mettre à table et de manger. Elle dévorait tout ce qui passait devant elle. Tout était si excellent et parfumé. Léchant ses doigts couvert d'une sauce au goût fumé qui accompagné de la viande de boeuf, elle posa ses prunelles sur Gabriel. Elle souriait, les joues rougies par la chaleur alors que ses lèvres étaient couvertes de sauce. Se penchant sur ses lèvres, elle déposa un tendre baiser :
- Je t'aime, murmurait-elle à sa seule encontre comme s'il s'agissait d'un secret que lui seul devait savoir.
Mais ils furent à nouveau trop rapidement entouré de monde. Des questions sur leur maison, Mary qui ne cessait de parler des talents médicaux de Pocahontas et de son savoir des plantes. James qui parlait de poste à la mairie pour son fils si protecteur et juste. Tous semblaient complètement euphorique par cette journée qui avait été préparée la veille pour le lendemain. Mais Pocahontas aurait eu besoin de silence et de repos auprès de Gabriel. A peine eut-elle finit son assiette qu'on lui retirait déjà le brun pour des questions de politiques au village.
Son visage exprimait une déception qu'elle ne pouvait pas s'empêcher d'afficher. Mary et Anya prirent la jeune mariée sous leurs ailes et profitèrent de ce moment pour parler d'intimité de couple. Autour d'elles se trouvaient d'autres vieilles du village qui souhaitait un bon courage à Pocahontas. Cette dernière ne comprenait pas et fronçait les sourcils en leur demandant d'être plus explicites :
- Mais enfin ma chérie le devoir conjugal est une horreur !
- Le devoir conjugal ? demandait surprise la jeune femme qui ne comprenait toujours rien.
Anya souriait en posant une main sur ses lèvres pour ne pas éclater de rire. Mary, quant à elle, était rouge comme une pivoine tellement elle était gênée. Elle savait à quel point les deux amoureux n'avaient aucun soucis à ce niveau là :
- Tous les hommes l'exigent plusieurs fois dans la semaine, reprenait une vieille harpie au teint jaunie, pour faire d'autres enfants tu devras t'y plier.
- Est-ce que vous parlez de l'amour physique ?
- Ce n'est pas de l'amour ! Cela n'est ni plus ni moins qu'un besoin primaire et bestial de l'homme.
L'amérindienne se sentait étrange mal. Qu'entendais par là la vieille femme du village. Elle aimait que Gabriel et elle fassent l'amour. Elle ferait même cela tous les jours. Ne pouvant se retenir de répondre elle ne se rendit pas compte qu'elle choquait l'assistance de vieilles femmes :
- Mais j'aime que mon mari me fasse l'amour tous les jours..
- Encore faut-il savoir tenir un homme tel que Gabriel dans votre lit, Madame Walker.
Cette voix. Pocahontas se raidit en l'entendant. C'était à nouveau cette vipère de Meghan qui avait malgré tout décidé de venir à la fête organisée près de la petite église. La jeune mariée ne se retourna pas vers elle craignant de lui sauter à la gorge après toutes les révélations que lui avait dit Gabriel. Non, elle devait rester maîtresse d'elle-même :
- Meghan tu n'es pas la bienvenue à ce mariage, défendit Mary en se levant les mains sur les hanches, je te conseille de partir avant que Gabriel te vois.
- Oh mais il était au courant que je viendrais. Il est venu me voir ce matin figurez-vous. Il tenait absolument à venir une dernière fois goûter à une vraie écossaise avant de se perdre auprès d'une sauvage.
- Cela suffit, s'insurgeât Anya qui fit face à la rousse, de quel droit vous permettez-vous un tel manque de respect et de telles divagations. Je vous conseille de vite partir d'ici avant que je n'appelle les gendarmes pour vous arrêter.
Pocahontas ne bougeait toujours pas. Elle craignait de se jeter au cou de la rousse et de la tuer de ses propres mains. Elle en aurait été bien capable mais pas aujourd'hui, pas comme ça. Surtout qu'ils ne savaient toujours pas ce qu'elle avait contre Gabriel. Rester forte et digne. Mais Meghan n'avait peur de rien n'y de personne. Son rire machiavélique était aussi discret ce qui faisait froid dans le dos. Se rapprochant finalement de la mariée, elle cracha à ses pieds en la regardant avec une haine absolue :
- Il est à moi.. Il a toujours été à moi tu m'entends ? Tu ne sais rien de son potentiel et encore moins ce qu'il est vraiment. Tu pleureras petite sauvage. Crois-moi, tu vas pleurer quand tu comprendras qui il est. Si je ne peux pas l'avoir alors personne ne l'aura tu m'entends ? Personne.
Le silence du groupe ne semblait pas affecter le reste de la petite fête qui était en pleine effusion. Garrett était venu au secours de son épouse qui venait agripper le bras de la sorcière maléfique. Mais Pocahontas restait stoïque. Elle ne lui donnait rien qui pourrait lui donner satisfaction. Lorsque Garrett finit par sortir du village Meghan et la donna aux gendarmes, il vint s'assurer que tout allait bien. La mariée ne bougeait toujours pas, son corps tétanisé devant reprendre lentement un rythme normal ce qu'elle parvint à faire en sentant la main chaude et réconfortante de Mary sur son front :
- Petite fleur je vais chercher Gabriel ne bouge pas.
- Non, hurlait Pocahontas en la retenant tremblante, non surtout pas. Laisse le profiter de cette soirée je t'en prie. Personne ne dis rien. Je vous en prie.. Ne lui dites rien.
Kisos passait près de sa mère et vit son visage blême. Il vint s'arrêter et monter sur ses genoux pour caresser son visage. Il s'inquiétait qu'elle ai mal quelque part et il passait ses doigts sur les points sensible de son faciès comme elle lui avait appris. Cela lui fit tant plaisir qu'elle laissa un sourire s'échapper de ses lèvres :
- Es-tu heureux de tes fiançailles mon amour ? demandait-elle tendrement à son enfant.
- Oui très mais Charlotte veut qu'on recommence avec une plus jolie robe pour elle. Dis Ma', c'est pas bizarre les garçons en jupe ?
- Comme dirait ton père, ce ne sont pas des jupes mais des kilts. Chez moi aussi ils portent des tissus qui s'apparente à des jupes mais ça n'en n'est pas.
Cela fit rire le jeune garçon qui vint embrasser les joues de sa mère avant de s'enfuir rejoindre Charlie qui attendait la part du gâteau. Pocahontas profita d'être avec les vieilles femmes pour souffler un peu. Garrett faisait danser Anya et Mary servait le dessert. Elle se sentait triste d'avoir vu Meghan et imaginer que son époux avait pu retourner la voir la déstabilisait un peu. Non, Gabriel ne l'aurait jamais trompée. C'était impossible. Pourtant, elle doutait. Meghan disait vrai.. Jamais elle n'aurait pu croire qu'il avait ce monstre démoniaque en lui et pourtant. Le doute s'insinuait et cela la tuait de l'intérieur. Ô non, pas aujourd'hui, hurlait sa déesse intérieure.
Ce fut sa main sur son épaule qui la sortit de ses songes. Il était là, souriant mais inquiet malgré tout. Il était étrange que la mariée soit avec les vieilles veuves du village. Mais Pocahontas se fichait bien de ce genre de choses. Un doux sourire sur les lèvres, elle le contemplait si beau dans son kilt. Sa main caressait son genoux nu et alors qu'elle rêvait d'enfouir son visage entre ses cuisses, elle lui demanda tendrement :
- Tu es enfin à moi ?
duluoz, Posté le mardi 12 octobre 2021 22:45 Répondre
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THE DRESS !
duluoz, Posté le mardi 12 octobre 2021 22:43 Répondre
Lovée contre lui, Pocahontas ne voulait en aucun cas bouger. Cela la fit grogner de mécontentement en le sentant se soustraire à son corps et venir se lever. Mais quelle vue elle avait de son corps si gracieux malgré cette ossature imposante. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de mordre sa lèvre alors qu’elle sentait ce souffle du désir l’envahir à nouveau. Mais qu’avait-elle ces dernières semaines se demandait-elle. Il semblerait qu’elle ne faisait que s’enflammer au moindre de ses regards et de ses caresses.
Elle le regardait à regret quittant la pièce malgré un sourire en coin sensuel et coquin. Alanguie dans les draps qui sentaient encore son parfum si puissant et masculin Pocahontas se rendormait un moment. Ce fut la voix chantante de Mary qui l’éveilla. En voyant l’heure, elle se hâta de se laver et de s’habiller avant de descendre les draps sales. La vieille femme était pleine de vie et heureuse comme tout ce qui touchait l’amérindienne.
L’annonce de cette surprise la ravit. Elle adorait les surprises ! Et qu’elle n’en fut pas une lorsqu’elle se trouva devant la robe de mariée de sa belle-mère disparue. L’étoffe de la robe était composée d’une délicieuse dentelle et les motifs floraux l’éblouissait tant ils étaient distingués :
- C’est trop d’honneur pour moi que de la porter Mary. Mais.. Mais je ne suis pas certaine que cela plaise à James.
- Détrompe-toi jolie fleur, c’est lui-même qui me l’a apporté lors de votre retour ici.
Mary tapotait dans ses petites mains et exhualtait de joie. Au même moment, Binki, Millie et Anya surgirent dans la chambrette de la mère adoptive de Gabriel et s’extasièrent de joie en voyant la robe :
- Oh mon dieu elle est parfaite pour toi !
- Quel tissu remarquable.
- Je dois admettre que même moi je scotchée.
Les avis allaient et venaient, Pocahontas en avait déjà le tournis. Si elle avait déjà préparé une multitude de choses en début de semaine, les filles ne voulaient plus qu’elle touche à quoi que ce soit. Binki et Millie allèrent investir l’église pour la parer de fleurs et de rubans sous le regard irrévérencieux de certains villageois. Malgré leur déception de ne pas pouvoir s’unir ici, elles espéraient trouver un endroit où ce serait bientôt possible.
Pendant ce temps, Anya aidait Mary à raccommoder certaines dentelles sur la robe de mariée. Pocahontas était pensive en assemblant quelques fleurs à son bouquet de mariée :
- Tu sembles bien loin petite fleur, demandait Mary en l’observant du coin de l’oeil, donne nous tes pensées. Tu es soucieuse pour le mariage ? Tu as des doutes ?
- Des doutes ? De quoi ? De me marier avec Gabriel ? Jamais.. Il est l’amour de ma vie. Je n’ai aucun doute sur lui, sur nous.
- Alors qu’est ce qui te chagrine ? Ta mine semble soucieuse, observait Anya en arrêtant son ouvrage.
- Je n’avais jamais pensé à ce qu’avait du ressentir Gabriel en se mariant dans mes traditions. Il était loin de son peuple et de ses propre traditions. Il a du se sentir si seul..
- Tu te sens seule ? demandait Anya.
Pocahontas n’osait pas l’avouer mais c’était le cas. Baissant la tête un moment, elle se retenait de verser des larmes. Nashoba était reparti et Kisos ne connaissait rien d’un mariage amérindien. Sa famille était morte à cette époque, et quand bien même, ils l’auraient égorgé sur place pour avoir oser retrouver Gabriel. Soudainement, elle se sentait sans famille et sans terre. Mary vint se lever et la prendre dans ses bras ce qui consola la brune :
- Nous sommes ta famille et nous t’aimons, tentait-elle de la réconforter.
Cela fit naître un sourire apaisé sur le visage de la jeune femme mais malheureusement, son corps fut suivi de près par une nausée qu’elle tenta avec peine de contrôler. En vain. La tension du jour venait une fois de plus tordre son estomac et elle rendit son petit déjeuner dans les toilettes à l’abris des regards. Il était vrai que le stress des dernières semaines l’avait mise à rude épreuve et elle espérait ne pas vomir de nouveau, de stress, devant Gabriel à la cérémonie.
Pourtant, une fois qu’elle eut enfilé la robe, que ses cheveux furent tressés en une longue natte ponctuée de délicates fleurs de bruyères, elle se sentit prête. C’était comme si cette robe était une armure bénie des fées. C’est avec une émotion certaine que Mary posa le voile sur son visage légèrement fardé par Anya tandis que Garrett attendait sur le seuil de la porte de la maison :
- Princesse vous êtes resplendissante, la complimentait-elle sous le regard mi-courroucé mi-amusé de son épouse, mais bien après Anya cela va sans dire !
Cela fit rire Pocahontas qui se détendit en voyant les deux époux s’adoraient malgré les pique attendrissante qu’ils avaient l’un pour l’autre. Le chemin jusqu’à l’église était rapide. Ils rencontrèrent des villageois qui s’étonnaient de la mariée. Personne ne la reconnaissait sous cette robe qui lui allait comme un gant. Arrivée devant la porte de l’église, elle eut un sursaut. Elle avait soudainement besoin de sentir que son peuple l’accompagnait, qu’elle n’était pas seule. Garrett sentit sa résistance et s’inquiéta. Heureusement, Nashoba arriva au même moment et prit sa soeur dans ses bras :
- Mon frère !
Versant une larme discrète, elle ne pu s’empêcher de se sentir heureuse et comblée de le savoir là près d’elle. Pas uniquement en ce jour, mais tous les autres. Comme le voulait la tradition, ce fut lui qui l’emmena jusqu’à l’autel. Elle découvrait les traditions écossaises pendant que la cornemuse s’ébrouait au fond d’une alcôve. Le son était clair, pur. Ses yeux se firent malgré tout à la pénombre de l’église et alors que quelques minutes plus tôt elle hésitait, là, elle ne voulait qu’une chose, courir et se réfugier dans ses bras.
Il était d’une beauté à coupé le souffle. Son pourpoint d’un bleu intense qui rappelait ses yeux. Ses boucles brunes scintillaient sous la lumière des bougies. Il avait ce sourire si lumineux en se tenant droit, fier. Kisos avait prit la même position que lui à ses côtés. Cela fit pleurer de joie la jeune femme qui n’arrivait pas assez vite à son goût devant lui. Finalement, Nashoba la déposa comme le voulait l’usage et vint donner sa main à celle de Gabriel :
- Maa’ tu es aussi belle que la lune, murmurait Kisos devant toute l’assemblée.
- C’est vous les plus beaux mes soleils.
C’était avec une voix tremblante d’émotion qu’elle répondait tandis que ses deux mains agrippaient celles de Gabriel. Ses doigts s’entrelaçaient aux siens tandis qu’elle plantait ses iris flamboyant de bonheur dans les siennes. Elle tremblotait de nervosité en se tenant devant lui de la sorte. L’envie de se fondre en lui, de sentir sa chaleur, sa douceur, son désir la consommait. Dans son esprit se mêlait toutes les aventures qu’ils avaient vécu. De la première rencontre surprenante aux endroits du monde les plus insolites où ils vinrent tous les deux se chercher. Pocahontas se remémorait tout avec une clarté précise.
Elle était tellement dans son univers qu’elle en oublia d’écouter le prêtre qui venait de lui demander la fameuse question. Ce fut le regard inquiet de Gabriel qui la fit revenir sur terre :
- Oh.. Oui.. Pardon.. Je le veux. Je te veux Gabriel Walker. Peu importe le lieu ou l’espace temps. Je te veux. Tu auras beau être grincheux, avoir les cheveux blanc ou encore être bedonnant, je te voudrais chaque secondes, chaque minutes, chaque heures de mon existence. Il n’y a toujours eu que toi et il y aura à jamais toi, Kisos et moi. Parce que c’est toi, parce que c’est moi, finit-elle par dire avec émotion, et rien n’y personne ne peut séparer ce que l’univers à réuni. Personne tu m’entends ? A jamais à nous.
immarcescible, Posté le mardi 12 octobre 2021 18:59 Répondre
Passer une soirée sans drame avait fait du bien à Pocahontas. Malgré le début qui avait été malheureux et la lèvre fendue de Kisos, ils mangèrent dans la bonne humeur surtout avec une Mary survoltée. Elle ne faisait de parler que de froufrous et autres babioles de mariage que l’amérindienne ne comprenait pas. Mais ce n’était pas grave. Voir le sourire satisfait de Gabriel et la joie si fière de sa mère adoptive lui suffisait à se dire qu’elle avait eu une bonne idée en proposant cette solution.
Après une douce nuit chaste passée sous le corps brûlant et immense de Gabriel elle s’éveilla un peu avant lui. Le contemplant alors qu’il dormait son visage contre sa poitrine ne lui donna pas envie de bouger. Il semblait bien là contre elle. Caressant ses boucles brunes, elle se rendormit alors tout aussi profondément. Pourtant, ce sont de doux baisers et de douces caresses qui viennent peupler ses rêves. Un feulement de plaisir s’échappait de ses lèvres alors qu’elle sentait justement des doigts et des lèvres s’emparer d’elle.
Ce rêve était doux et érotique. Elle aurait voulu qu’il ne s’arrête jamais. Les caresses devenaient plus précises et la voix confuse de Gabriel venait à ses oreilles. C’est à ce moment qu’elle se réveilla en découvrant le visage de son bien aimé glissant entre ses cuisses. Se cambrant délicatement contre ses lèvres, elle agrippa le tête de lit en passant une de ses cuisses contre son visage, puis la deuxième. Elle le bloquait pour qu’il ne cesse surtout alors qu’elle renversait un moment son visage en arrière :
- Isha.. Oh.. Isha.. Continue.. Ne t’arrête pas..
Son gémissement plaintif était aussi léger qu’elle le pouvait. Sa peau frissonnait de mille délices alors qu’elle reposait son visage sur son regard malicieux. Il la possédait entièrement, elle se livrait totalement à ses perversions sensuelles. Le souffle court, elle sentait la boule de chaleur si connue et pourtant si excitante à chaque fois l’envahir qu’elle tremblait déjà. Ses pointes dressées lui faisaient mal tellement elle était sur le point de jouir, mais elle l’arrêta en agrippant sa tignasse brune pour l’attirer sur elle.
Elle même ne se connaissait pas cette force soudaine. Attirant ses lèvres contre les siennes, elle l’embrassa avidement, sauvagement, laissant ses dents capturer sa langue, ses lèvres. Sa main libre venait caresser son membre pour bien le durcir avant de le placer contre son propre sexe. Pocahontas sentait des désirs étrange l’envahir, comme si elle n’était plus capable de se contrôler. Rapidement, elle changea leur position et vint le chevaucher en agrippant ses deux mains et les maintenant au dessus de sa tête.
Les yeux clos, ses dents mordant sa lèvre gonflée par ses baisers, elle s’empala d’un mouvement vif sur son membre. L’amérindienne ne bougea pas sur le moment mais serra ses doigts autour de ceux de Gabriel avant de pousser un gémissement plaintif contre sa bouche :
- Bon sang.. J’aime tellement ça t’avoir en moi..
C’est là que son bassin débuta ses mouvements. Intensément, rapide et agile elle bougeait sur lui comme s’il s’agissait d’un rodéo qu’elle menait comme une experte. La jeune femme aimait sentir ses pointes se frotter à son buste cela favorisait une nouvelle fois son excitation. Mieux, elle le contrôlait en tenant ses mains, elle le dominait pour une fois :
- Oh.. Isha.. Je te sens si bien.. Mon amour !
Ses mouvements devenaient de plus en plus rapide. Son souffle était saccadé et sa peau frissonnait de mille délices. A ça oui, elle jubilait, savourait avant même de se redresser et d’enfin lâcher ses mains pour s’appuyer sur son buste. Cambrée, elle lui donnait les derniers mouvements de bassin nécessaire pour le faire jouir en elle comme elle l’avait si ardemment souhaité. Haletante, elle le contemplait et bougeait encore un peu sur lui avant de le rejoindre dans la jouissance et de retomber sur lui. Son corps était secoué de spasmes intense alors que sa crinière était éparse autour de Gabriel. Tendrement, elle embrassait et léchait son buste en sueur avant de remonter à son cou et ses lèvres qu’elle mordillait délicatement. Les joues rougies, les yeux brillant de plaisir, elle murmurait sur ses lèvres :
- Tu es toujours sûr de vouloir faire de moi ta femme ? le taquinait-elle amusée.
immarcescible, Posté le mardi 12 octobre 2021 12:20 Répondre
Un léger rire s'échappait des lèvres de la jeune femme en entendant la dernière déclaration de Gabriel. Frottant son visage contre son buste, elle venait ensuite le relever vers le sien en lui offrant son tendre sourire amusé. Elle se sentait heureuse de le savoir revenu auprès d'elle. Dire qu'elle avait craint qu'il ai disparu pour revoir sa mère était une chose qui avait traversé son esprit, mais là, son adoré la tenait dans ses bras et elle pouvait le sentir contre elle. Sa manière de protéger leur fils avait enchanté son esprit, et surtout rassuré. Caressant sa joue avec douceur, elle le contemplait :
- Tu sais, j'ai déjà préparé mille et une chose pour Millie et Binki. Nous pourrions les réutiliser ? Je.. Je t'avouerais que c'est peut-être un petit peu vexant de se marier uniquement pour leur faire plaisir, tu ne trouves pas ?
C'était une taquinerie douce et nullement mal intentionnée. Mary tapotait dans ses mains en pleurant de joie suite à la demande de Pocahontas. Elle n'avait jamais vu le mariage de Gabriel avec Maria et c'était pour elle une grand frustration, encore pire lorsqu'elle apprit qu'il avait été marié à Pocahontas. Elle fit rapidement le tour de la table et vint enlacer les deux amants en trépignant de joie :
- Je vais avertir tout le village et on va organiser une grande soirée ! Je vais aller de ce pas chercher de quoi décorer l'église et toute l'allée ! Oh ! Un mariage en ville !
L'excitation de la vieille femme faisait rire Pocahontas, qui la regardait prendre son châle et courir jusqu'au village pour annoncer la grande nouvelle :
- En voilà une qui est plus qu'heureuse, non ? ironisait la brune.
Avec douceur, elle agrippait le col de la chemise de Gabriel et attirait son visage contre le sien. Elle lui donnait un tendre et langoureux baiser avant de finalement reprendre son souffle et murmurer contre ses lèvres :
- Ça c'est pour mon baiser oublié de ce matin et ça..
Elle fit une pause pour lui donner un baiser plus tendre, doux et suave alors que ses mains caressaient ses joues et sa nuque. Blottie contre lui elle lui offrait toute sa douceur comme pour le remercier, ce qu'elle fit en picorant son menton et sa mâchoire :
- ... pour avoir si bien défendu notre famille, merci mon amour.
immarcescible, Posté le lundi 11 octobre 2021 14:13 Répondre
Pocahontas était on ne peux plus réveillée suite au terrible récit de Gabriel. Comment James avait-il pu garder ces secrets si longtemps enfoui en lui-même. La brune écoutait, silencieuse tout en se redressant sur son coude pour observer le colosse qui semblait perturbé. Quand aurait-il le droit à une conscience tranquille ? Une paix intérieure. Délicatement, elle posait sa main sur son buste qu'il caressait chastement. Lorsqu'il eut finis son récit, elle eut un pauvre sourire sur les lèvres pour le rassurer. Sa main remontait jusqu'à sa joue qu'elle caressait tendrement. Le regardant dans les yeux, elle retrouvait l'homme qu'elle aimait et non plus l'être insensible :
- Je te suivrais partout Gabriel Walker. A travers le temps et les continents..
Elle lui offrait toujours son tendre sourire avant de se pencher au dessus de lui pour lui donner un profond et tendre baiser. Sa main restait sur sa joue qu'elle sentait légèrement piquante ce qui lui plut. Redressée contre lui, elle se rendit compte qu'elle était vraiment minuscule entre ses bras ce qui l'amusa quelque peu. Mais elle revint rapidement à sa priorité numéro une. Le rassurer.
- Retrouver ta mère nous permettra de mieux comprendre ce qui c'est passé. Mais maintenant, nous devons nous concentrer sur Meghan, Isha.. Je vais préparer notre voyage pour Edimbourg. Anya a parlé de la fin de la semaine ce qui nous laisse largement le temps de contacter vos amis à la Capitale. Là-bas, nous pourrons plus aisément nous renseigner sur où se trouve ta mère. Elle doit forcément être dans un hôpital ou un couvent.
Mais Gabriel était ailleurs, elle le voyait bien. Attirant son attention en mordillant sa mâchoire tendrement, elle relevait ses prunelles brillante vers les siennes et pinça délicatement son buste :
- Reste avec moi Isha.. Ne te laisse pas embrumer par le démon.
Posant finalement son visage dans le creux de son cou, elle ferma les yeux en se blottissant contre lui. La jeune femme était épuisée par cette journée et sentait Morphée s'emparer d'elle. Il ne lui fallut pas grand chose pour finalement s'endormir profondément blottie contre le colosse. Le lendemain matin, elle se réveilla seule dans le lit. Frustrée, elle vint donc se préparer et portait une robe classique et typique de l'Ecosse. Pour changer, elle avait décidé de laisser ses cheveux à l'air libre ce qui par la suite allait faire tout un scandale au village.
Personne n'était à la maison et elle n'avait pas trouvé de petit mot de Gabriel contrairement à d'habitude. Même James était partit. Elle déjeuna seule et partit en direction du village son panier dans la main. Après avoir vérifié que Kisos était bien à l'école elle fit quelques courses pour le repas du midi. Les regards étranges sur elle ne la choquait plus désormais aussi elle ne se rendit pas compte qu'elle était la cible de plusieurs murmures sur son son passage. Elle passait au cabinet pour voir si Gabriel s'y trouvait et sa secrétaire lui informa qu'il avait eu une urgence dans la ferme du village voisin. Cela ne ressemblait pas à son amant de partir sans lui laisser un mot aussi elle s'inquiéta.
Mary ne savait rien non plus lorsqu'elle arriva dans la matinée. Pocahontas avait finit de préparer le repas et lisait au coin du feu en attendant les garçons. Ce fut Kisos qui entra le premier en fracassant presque la porte. Cela fit sursauter sa mère qui le regardait surprise. Le petit garçon était couvert de coups tandis que ses vêtements étaient déchirés :
- Kisos ! appelait la jeune mère en poursuivant son fils dans les escaliers.
- Laisse-moi tranquille !
Il s'enfermait dans la chambre au grand désarrois de la jeune femme qui tambourinait à la porte folle d'inquiétude en voyant son état :
- Que s'est-il passé Kisos ! Ouvre cette porte tout de suite.
Après un moment, il l'ouvrit en pleurant. L'enfant avait la lèvre inférieure coupée, le nez en sang et un coquard sur le coin de l'oeil. Pocahontas s'agenouillait devant lui et regardait ses blessures de ses mains tremblantes. Elle exigeait des réponses mais l'enfant hésitait. Finalement, elle le conduisait dans la cuisine pour le soigner sous l'oeil perplexe de la vieille Mary qui l'aidait à préparer les compresses :
- A l'école, les autres disent que tu es une sorcière. Je les ignoraient mais là ils disaient que tu étais une putain.. et que j'étais un bâtard.. Alors j'ai dis que c'était faux et que vous étiez mariés toi et Duda. Mais personne ne me croyait.
- Kisos, soupirait Pocahontas meurtrie par ce qu'ils avaient infligés à son enfant, tu sais ce que je t'ai dis sur les bagarres et les mots qui veulent nous blesser.
- J'ai rien commencé Ma', je te le jure ! Ce sont eux qui ont commencé à t'insulter. J'ai donc dis que mon Duda viendrait les punir pour leurs méchancetés et c'est là qu'ils s'en sont pris à moi. Ils étaient à trois sur moi. J'ai réussi à frapper fort Michael mais Jerry et Stanley eux sont plus grand et fort. Et puis tu as toujours dit, ne jamais commencer une bagarre mais toujours la finir. Je ne t'ai pas fait honneur.
- Ne dis pas de bêtises veux-tu ! s'insurgeait sa mère.
- Duda va m'en vouloir maintenant. Je n'ai pas su protéger ton honneur.
Pocahontas prenait l'enfant dans ses bras et le berçait comme s'il s'agissait encore d'un bébé. Il le serait toujours pour elle de toute manière. Kisos avait arrêté de pleurer, il tenait sa mère dans ses bras ce qui la bouleversait. Elle craignait maintenant que Gabriel vrille une nouvelle fois en apprenant ce qu'ils avaient fait à leur enfant. Mais elle n'eut pas le temps de chercher comment dissimuler cet acte si mesquin qu'il entrait dans la cuisine sans doute surpris de la scène qu'il avait sous les yeux :
- Kisos, monte te changer mon chéri.
Le visage baissé, l'enfant passait devant son père en courant pour ne pas qu'il voit ses blessures. La jeune femme vint rapidement vers le brun pour le retenir de suivre leur fils. Mordant sa lèvre, elle soupirait doucement en cherchant à l'attirer contre elle :
- Il y a eu une altercation à l'école entre Kisos et d'autres enfants, dit-elle avant de lui expliquer le récit de leur fils.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 21:44 Répondre
L'espoir naissait à cette table et cela donnait un joli sourire aux lèvres de Pocahontas. Discrètement, elle vint prendre la main de Gabriel dans la sienne comme pour lui rappeler qu'il fallait toujours avoir confiance. Elle lui offrit ce sourire, rien qu'à lui lorsqu'il posa ses yeux sur elle. Sa tête se posa un instant sur son bras avant de se remettre à picorer son assiette car il était vrai que le poulet avait une drôle d'allure. Tous promirent d'aider Gabriel et cela confirma ce que pensait l'amérindienne. Il avait de vrai amis. Tout le monde partit rapidement. La journée avait été longue et intense et tous avaient besoin de repos avant le grand départ pour Edimbourg dans une semaine. Pocahontas était passé vérifier que James se sente bien. Elle lui avait gardé un peu de potage et lui donna à manger en lui racontant ce qu'avait prévu Anya, Garrett et Nashoba :
- Ils protègent tous mon fils quand je n'ai pas pu le faire, se plaignait-il.
- Il n'est jamais trop tard James, répliqua la jeune femme en lui donnant une autre cuillère de soupe, Gabriel a toujours eu peur de paraître faible et de la pitié des autres. Aidez-le sincèrement, il ne demande que ça ainsi que la vérité. Dites-lui pour sa mère.. Tout ce que vous m'avez dit.
- Je ne peux pas, il me rejettera.
- Non, cela lui permettra de faire son deuil.
Après l'avoir nourri, elle lui donna une autre couverture pour la nuit. Elle ramenait l'assiette sale dans la cuisine et vit Gabriel au dessus d'une tasse de thé. Déposant un baiser sur sa nuque, elle le convainc d'aller voir son père :
- Ça te fera du bien mon amour.
Une fois qu'il fut partit, elle rangea et nettoya tout le reste avant de monter se coucher. La chambre était un peu en désordre et elle profita pour ranger aussi ici. Elle ne trouverait pas le sommeil de toute manière. Heureusement que Mary avait passé la journée chez une amie à elle au village. Pocahontas se remémorait toutes informations de la journée et elle priait, assise près de la fenêtre qu'elle avait ouverte. Elle demandait la protection de Gabriel, de Kisos et des gens qu'elle aimait. Elle demandait simplement qu'on lui montre le chemin une nouvelle fois pour les guider au mieux.
Lorsque Gabriel entra dans la chambre, elle somnolait déjà vêtue d'une chemise de Gabriel. Légèrement couverte par l'édredon, elle avait essayé de lire un livre mais s'était assoupie. Dans son sommeil, elle murmurait le prénom de son amant tout en s'étirant laissant apparaître ses longue jambes élancées et le début de sa fesse dénudée. Ses longs cheveux avaient été brossés et ondulaient légèrement au dessus de sa tête. C'est en sentant le poids du médecin contre elle qu'elle ouvrit les yeux :
- Pardon, je me suis endormie. Tout c'est bien passé ? demandait-elle en se blottissant contre lui.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 20:36 Répondre
Chaque mots confié par Gabriel était une lame de rasoir sur le coeur de Pocahontas. Silencieusement elle pleurait en contemplant ahurie le profil de l'être aimé. La seule pensée de cette histoire tragique détruisait son âme. Elle voulait dès maintenant remonter le temps et assassiner de ses propres mains ce fameux Hugh. Elle l'aurait fait si elle n'avait pas conscience que Gabriel avait besoin d'elle ici et maintenant, tout comme Kisos.
Ses maigre bras quittèrent le buste du médecin pour que ses mains viennent caresser ses joues. La brune attirait son visage vers le sien tandis que son regard éploré et désolé le contemplait :
- Nous allons te sauver, tous Isha.. Je te promets que nous allons en finir avec cette histoire une bonne fois pour toute. Mais après ça, nous partirons. Je ne veux pas rester ici.
C'était une impulsion totalement imprévisible de la part de la jeune femme. Caressant les joues du beau brun elle venait pencher sa tête vers ses lèvres et déposa un tendre baiser sur son front en précisant ce qu'elle avait sur le coeur :
- Nous partirons et nous nous trouverons un endroit à nous, sans passé et sans histoires. Qu'en dis-tu ? Il y a trop de démons et de fantômes qui règnent ici. Tu ne trouveras jamais la paix. Et je ne peux pas l'accepter.
Enfin, elle vint se blottir contre lui cherchant sa chaleur mais aussi et surtout pour qu'il sente la sienne. Pocahontas qui avait eu une enfance très heureuse ne pouvait concevoir que l'on s'en prenne à qui que ce soit. Bien sûr, depuis son passage dans le temps elle avait vite appris de l'espèce humaine mais là encore, elle en découvrait de plus en plus et cela la terrorisait. Son visage s'enfouissait dans le cou du brun alors qu'elle murmurait à nouveau :
- Je suis là mon amour et jamais je ne te quitterais. Je t'aime Gabriel Walker. Tu es l'homme le plus courageux que je connaisse.. Je te jure de te protéger quoi qu'il arrive.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 18:18 Répondre
Déjà lorsque Nashoba s'était rebellé contre l'idée d'aider Gabriel, Pocahontas avait sentit une certaine tension tout à fait vive. Et cela ne fit qu'empirer avec les remarques désobligeante de James. Alors qu'elle allait prendre la défense du brun, lui-même sut quoi dire et cela terrifia de plus belle l'amérindienne. Choquée, comme toute l'assistance elle tenait la main de son amant dans la sienne tout en reportant toute son attention sur lui. Rien ne lui aura été épargné à cet homme qui n'avait jamais rien demandé hormis protéger et aimer ceux qu'il aimait. La jeune femme allait caresser son visage mais James faisait une crise qui le fit tomber sur le sol.
Tout le monde se rua sur le vieillard pour savoir ce qu'il avait, Gabriel le premier. Pocahontas se sentait mal, c'était son idée cette réunion et elle tournait à la catastrophe. Elle devait lui dire pour sa mère, comme il aurait du lui dire pour cette histoire d'attouchements. La confusion régnait pour tout le monde mais il fallait avant tout faire de la place :
- Binki, Millie montez voir les enfants avant qu'ils descendent ! Anya et Garrett apportez-nous un linge propre et de l'eau fraiche.
Pocahontas prenait en charge tout le monde alors que le médecin tentait de faire revenir son père. Nashoba assistait à la scène impuissant. Sa soeur se mettait au dessus de son beau-père et venait soulever sa tête tout en ouvrant ses pupilles et vérifier son pouls :
- Il a encore un souffle de vie.. C'est certainement son coeur qui s'est stoppé.. Gabriel, respire. Je m'en occupe.
Mais Gabriel résistait. Sans doute voulait-il sauver son père et elle le comprenait mais il risquait surtout de s'acharner sur lui. Elle regardait son frère qui comprit aussitôt ce qu'elle voulait. Alors, délicatement au départ il tenta d'écarter le médecin qui vint se débattre. Pocahontas attrapa son visage entre ses mains et chercha son tendre amour en le regardant inquiète :
- Fais moi confiance et suis Nashoba mon amour.. Je m'occupe de ton père, je te le promets.
Lorsqu'enfin il céda, Pocahontas fut assistée par Anya et Garrett. Ce dernier souleva James et ils le posèrent dans la petit chambre de repos au rez-de-chaussée. Là, elle lui donna des plantes qui le réveillèrent lentement de sa léthargie. Le vieillard commençait à pleurer en maudissant les dieux et le ciel ce qui peinait la brune. Garrett était partit voir Gabriel quand Anya restait auprès de son amie :
- Mais qu'ai-je fais ? Je n'ai jamais pu protéger mes enfants Pocahontas.. Qu'ai-je fais ? demandait-il en pleurant.
La jeune femme sentait son coeur se serrer et elle aurait pu pleurer à son tour mais elle devait surtout rester forte. Tamponnant le front de James, elle s'assura que son coeur battait plus tranquillement. Elle lui expliqua que son coeur s'était quasiment arrêté d'où son malaise. C'était l'équivalent d'une crise cardiaque et il lui fallait beaucoup de repos :
- J'ignorais tout de Gabriel et pourtant je croyais le connaître par coeur, se confiait Anya, n'y vois aucune envie de te surpasser Pocahontas.
- Je ne le prend pas mal. Dans mon peuple, il y a une légende sur un fabuleux guerrier a qui tout réussissait. Mais intérieurement, un mal sombre et violent le prenait certaines nuit où il assassinait tous les assassins et meurtriers de la région. C'était si sanglant qu'ils avaient tous peur de lui, même ses amis. Personne n'avait compris qu'il était possédé par un démon.
- Quel était ce démon, demandait James attentif.
- La peur et la non-compréhension.. Ce guerrier aimait follement quelqu'un qui lui avait été retiré étant jeune. Persuadé que c'était à cause de lui, il se laissa envahir par ce démon jusqu'à ce qu'il le tue.
- Ton peuple a de terribles histoires, frissonna la Duchesse.
- Elles ne sont pas pire que les vôtres.
La nuit tombait lorsque Pocahontas quitta enfin la chambre de James qui dormait enfin. Elle était épuisée et ne désirait qu'une chose, dormir. Le corps encore engourdi, elle s'étira et chercha Gabriel. Millie et Binki avaient pris les enfants avec elles tandis qu'Anya préparait le dîner avec Nashoba. Garrett fumait dehors et surveillait Gabriel qui faisait les cent pas. La brune venait prendre la relève et frissonnait sous le froid extérieur en frottant ses bras :
- Ton père va bien, dit-elle d'une douce voix au brun, il dort un peu et Mary le veille.
Prenant sa main dans la sienne, elle vint embrasser sa paume avant de se blottir contre lui pour caresser sa joue. Ses yeux brillaient de larmes qu'elle ne pouvait plus tenir. La souffrance du corps et de l'esprit de Gabriel l'habitait plus qu'il ne le croyait et cela la tuait de savoir qu'il avait subit cela enfant :
- Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit mon amour ? Est-ce que tu me caches encore certaines choses..?
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 16:23 Répondre
Millie connaissait suffisamment Pocahontas désormais pour savoir que son amie ne se sentait pas bien. Agrippée au comptoir de la cuisine, la brune prenait une longue inspiration comme pour se donner du courage et calmer son corps qui semblait partir en vrille. Les yeux clos, elle inspirait et expirait alors que la blonde venait frotter son dos. Elle n'eut pas le temps de lui expliquer quoi que ce soit que Gabriel surgissait dans la cuisine. Ce regard qu'il avait. Il était à nouveau loin son tendre époux de la veille et de la matinée. Le brun semblait si tendu qu'elle prit sur elle pour ne rien laisser transparaître de sa rencontre chez l'apothicaire.
Après qu'il soit partit, elle se fit sa tisane en tremblant. Elle devait rapidement se calmer et c'est ce qu'elle fit en rejoignant le reste du groupe dans le salon.
Tout le monde écoutait Gabriel sans dire un seul mot. Il expliqua tout, sans omettre le moindre détail sur ses activités meurtrières et ses nombreuses pulsions. James secouait la tête, peu surpris, quand Millie et Binki se recroquevillée sur elle-même. Anya et Garrett restaient surpris, choqués quand Pocahontas tenait la main de Gabriel dans la sienne comme pour le soutenir. Lorsqu'il eut terminé, en voyant le silence qui se propageait entre tous, elle prit le relais :
- Nous vous demandons de l'aide. Cette Meghan nous menace et ses intentions sont tout à fait inquiétante. Je sais que c'est choquant, je sais qu'il est complètement hors de nos valeurs de couvrir ce genre de crimes mais Gabriel est un repenti sincère. Aidez-nous à vaincre cette sorcière. Sinon, nous devrons partir du village voir même de l'Ecosse. Je ne laisserais pas Gabriel commettre un autre meurtre pour nous protéger.
- Pocahontas, murmurait incrédule Millie, tu te rends compte de ce que tu nous demandes ?
- Oui, mais dans le passé il vous a tous et toutes aidés sans rien demander en retour. Aujourd'hui, nous vous demandons la même chose..
Anya se levait chancelante. La colère et l'horreur se lisait sur son visage. Sa réputation de Duchesse était trop importante pour qu'elle se mêle de cette histoire. Elle demanda à Garrett de la raccompagner mais ce dernier la regardait avec surprise :
- Tu ne peux pas laisser ton ami dans cette situation, disait-il à son épouse intrigué.
- Cet homme n'est pas mon ami. Le Gabriel que j'ai connu est un homme sincèrement bon qui ne ferait jamais du mal sciemment à qui que ce soit. Je ne connais pas cet homme qui se présente à nous. Je n'aiderais pas un criminel à s'en sortir.
- Anya cesse donc de ne penser qu'à toi. C'est plus compliqué que cela et tu le sais..
- Tu es en droit de refuser, expliquait Pocahontas, mais il me semble que tu étais bien heureuse de trouver mon époux quand toi-même tu étais prête à toutes les bassesses pour sauver ta réputation. Quitte même à te marier sans affection.
- Ne retourne pas mes anciennes actions Pocahontas ! hurlait Anya.
- Non, je te rappelle juste que lorsque l'on aime quelqu'un on l'aime jusqu'au bout et quoi qu'il en coûte.
En disant cela, elle avait serrer plus fermement sa main dans celle de Gabriel comme pour lui prouver qu'elle soutiendrait jusqu'au bout.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 15:45 Répondre
Lorsqu'il s'agissait de la sécurité de Gabriel ou même de Kisos, Pocahontas n'était pas sereine. Là, son tendre amour risquait tout pour elle et le reste de leur famille. Elle ne pouvait pas laisser les choses se tarir d'elles seules. Le pire était le calme olympien que semblait avoir le brun. Comment faisait-il pour ne pas paniquer quand elle-même se retenait de ne pas à nouveau vomir de peur. Sous la demande de Gabriel, elle alla chercher toutes les personnes qu'il lui avait demandé.
Millie et Binki se préparaient et James était déjà sur le chemin pour venir voir son fils. Pocahontas en profita pour faire un léger détour au marché. Son mal de ventre reprenait et tout le stress de cette réunion lui donnait encore envie de vomir. Elle devait trouver une plante pour calmer ses maux. Alors qu'elle saluait l'apothicaire, elle entra dans sa boutique. Elle prenait ce qu'il lui fallait et alla payer lorsqu'on l'interpella :
- Pocahontas c'est ça ? demandait la jeune femme qui gardait sa chevelure dissimulée sous un châle.
- Oui, a qui ai-je l'honneur ?
- Je me nomme Meghan.. Meghan Cowen.
La brune se tendit alors qu'elle observait les traits délicats et machiavélique de la jeune femme. Elle semblait si sûre d'elle, cruellement et diaboliquement belle. Pocahontas se sentait mal à l'aise ce qui fit ressurgir ses maux d'estomac. La rouquine vit le trouble dans le regard de l'amérindienne ce qui la fit ricaner :
- Oh.. Je vois.. Gaby a bien trop souvent la langue pendue quand on sait le caresser. Je vois que vous êtes fort habile.
Ses sous-entendus perturbaient Pocahontas qui ne savait pas comment réagir. Elle savait que tout pouvait être retenu contre elle, sinon elle se serait jetée au cou de la Sorcière pour lui faire goûter à ses poings. Non, elle se retenait et tenta une diversion :
- Mon époux n'a pas peur de vous. Je vous prierais de nous laisser tranquille désormais. Gabriel a suffisamment souffert pour qu'on le laisse en paix.
- Oh mais ce n'est pas lui que je veux torturer. C'est toi, sa putain d'Amérique. Parce qu'une fois qu'il aura fait ce que je lui demande, crois-moi bien, je lui ordonnerais de te tuer. Et tu sais aussi bien que moi qu'il le fera.
Les dents serrées, Pocahontas sentait la colère venir l'absorber. D'autres femmes dans l'échoppe les observaient en murmurant. Elle se sentait humiliée car il était vrai qu'ici elle n'était que la vulgaire putain du Docteur. Sans répondre, elle contourna la rouquine pour sortir le plus rapidement possible de l'apothicaire qu'elle avait payé. Se réfugiant dans la ruelle la plus proche elle se remit à vomir dans un coin complètement paniquée par les menaces de la rouquine :
- La peur est une faiblesse de l'esprit.. La peur est une faiblesse de l'esprit.. La peur est une faiblesse de l'esprit.. se répétait-elle dans un murmure.
Elle mit un peu de temps à rentrer car ses jambes étaient tremblante. Une fois arrivée à la maison elle vit les regards de tout le monde sur elle. Souriant faiblement, elle s'excusa et se dirigea dans la cuisine pour faire sa tisane en promettant d'arriver rapidement.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 14:58 Répondre
Cette torride matinée avait rendu Pocahontas terriblement détendue. C'était comme si Gabriel voulait à tout prix diminuer son stress en elle. Ce qui n'allait pas pour lui déplaire étant donné les sensations particulières succulentes qu'elle recevait à chaque fois. Une fois fraichement lavés, il descendirent donc rejoindre les Hedlund et les enfants. Le secret d'Anya désormais dévoilé ne laissait plus de place à l'idée d'une épidémie mais à celle de la place de Pocahontas dans le quotidien de grossesse d'Anya. Il était hors de question pour elle de quitter le village en laissant Gabriel entre les mains de Meghan, mais ça, elle ne pouvait pas encore en parler. C'est sous un oeil terriblement inquiet qu'elle regardait Gabriel lui demander de conseiller Garrett :
- Oui, oui, oui, bien sûr. Garrett..
Le blond la suivait d'un pas chancelant. La nouvelle de cette grossesse le perturbait et l'inquiétait. Anya était valeureuse mais il avait déjà entendu parler de terrible accouchements qui avait valu la mort de plusieurs femmes. Cette simple idée le terrorisait. L'amérindienne l'écoutait évoquer toutes ces craintes pendant qu'elle lui montrait quelques potions à boire contre les nausées. Il prenait note mais ne semblait pas pour autant rassuré :
- Les femmes qui accouchent souvent dans de terribles souffrances c'est parce qu'elles sont mal accompagnées. Si tu es là pour elle et que tu la soutiens tu verras que tout se passera bien. Je serais là aussi..
- Tu viendrais à Edimbourg ? demandait-il surpris.
- Il faut que j'en parle avec Gabriel parce que je n'irais nulle part sans lui.
- Ah, monsieur le jaloux est de retour ? taquinait le blond en sentant la potion.
- Non, j'ai juste peur pour lui..
- Peur ? Pour Gabriel ?
Ce n'était pas le moment d'en parler. Aussi, Pocahontas lui donna rendez-vous avec Anya dans l'après-midi avec Millie et Binki pour parler de ce qu'elle avait sur le coeur. Vu la mine sombre qu'elle transportait soudainement, Garrett comprit que c'était un sujet grave. Il promit qu'il serait présent et apporta la potion à Anya qui prenait l'air dans le jardin. En revenant dans le salon, Pocahontas vit Gabriel à genoux devant Charlotte qui était encore brûlante de fièvre. Il était si plein d'attention pour l'enfant que cela fit fondre la brune. La tristesse s'échappait pour laisser place à une tendresse toute particulière.
Kisos venait vers elle pour lui demander une potion contre le mal de ventre de Charlotte et sa mère courut la faire en sa compagnie. Tous les deux dans la cuisine avec Mary derrière qui tricotait, elle lui apprenait à mélanger conscieusement les herbes :
- Toutes ont un pouvoir particulier. Mais attention, mal dosée et elles peuvent devenir des poisons tout à fait mortels. Tiens.. Je n'ai plus de verveine. Veux-tu bien aller au village en chercher au marché ?
- J'y vole Ma' !
Après l'avoir couvert et donné un peu de sous, elle le regarda courir jusqu'au village. Elle en profita pour venir voir le couple Hedlund qui berçait Charlotte toujours fiévreuse. Pocahontas venait se blottir contre Gabriel et le regardait tendrement :
- Vous allez bien docteur, demandait-elle avec un doux sourire avant de reprendre plus discrètement, tu aurais aimé qu'on ai un autre enfant ?
Elle avait vu son attention, son regard sur Charlotte. Il n'avait jamais vu Kisos enfant, elle craignait donc il soit frustré d'avoir manqué toute cette étape de sa vie même si aujourd'hui ils étaient réunis. Blottie contre lui alors qu'ils s'étaient assis sur le canapé d'en face, Anya regardait avec suspicion Gabriel suite à ce que Garrett lui avait confié :
- Tu as des ennuis Gaby ? Pocahontas veut nous réunir cet après-midi, devons-nous inquiéter ?
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 14:04 Répondre
Elle l'avait reconnu ce fameux regard, celui qu'il lui lançait lorsqu'une idée bien particulière sommeillait en lui. C'était ce même désir qu'elle n'avait pas pu contempler la veille à cause de l'obscurité. Et comme à chaque fois, cela éveillait à son tour son excitation. Sans qu'elle s'en rende compte, Gabriel vint la retourner aisément comme si il s'agissait d'une feuille. La suite se passa tout aussi rapidement si bien qu'elle n'eut juste le temps de mettre sa main devant sa bouche pour contenir un feulement de plaisir. Redressée contre lui, elle agrippa sa nuque d'une main ferme quand l'autre se tenait au bord de la baignoire. Ses mouvements étaient pour le moment souple et lent mais elle savait qu'il allait lui donner ce même plaisir intense qu'à la plage ce qui la faisait saliver d'avance :
- Oh Isha.. Mh.. Je.. Je ne sais pas si.. Oh mon dieu..
Le bâillon aurait été la meilleure des solutions tant Pocahontas était de nature trop expressive. Elle se contentait simplement de mordre sa lèvre inférieure en tentant de ne pas faire trop de bruit mais c'était impossible en sentant les mains de Gabriel sur son corps pour continuer de la stimuler alors qu'il se perdait en elle. Sa position lui permettait de jouer au mieux de son étroitesse, ce qu'elle avait compris puisqu'il en raffolait. Se penchant sur le côté, elle baissa suffisamment son visage pour embrasser et mordre avec passion ses lèvres pleine tandis qu'elle griffait sa nuque :
- Continue.. Continue.. suppliait-elle fébrile.
Lentement elle-même passait l'une de ses mains sur sa poitrine pour pincer délicatement ses pointes comme le faisait Gabriel au début. Cela électrisait son corps qui bougeait en rythme avec celui de son amant. C'était frustrant de ne pas pouvoir s'exprimer mais tout aussi excitant. Elle sentait un frisson de plaisir l'envahir qui l'amusait ce qui la fit rire contre les lèvres de Gabriel :
- C'est tout ce que tu as ? demandait-elle taquine pour voir jusqu'où il pouvait aller.
C'était une manière pour elle de le découvrir encore et toujours. Mais la position la frustrait finalement. Elle aurait voulu plonger ses ongles encore une fois dans sa peau ce que finalement elle fit en les plantant dans ses fesses. L'une des mains libre de Gabriel, elle l'attrapa et la posa contre son sein. Elle devenait folle et du se résoudre à mordre plus fermement la lèvre du brun laissant un filet de sang glisser le long de leurs bouche respective. La douce et tendre Pocahontas avait laissé place à une jeune femme sensuelle qui savait ce qu'elle voulait. La fougue et la perversion de son amant. Les jambes tremblantes, elle sentait la boule de chaleur envahir son bas ventre, son corps frissonner et être sensible à tout point et cela au moment où Gabriel atteignait à nouveau le point qu'il souhaitait :
- Isha !
Vite son cri de plaisir fut rapidement happé par les lèvres du brun qui avait sentir qu'elle allait venir. Agrippée à lui, elle allait tomber si il ne la tenait pas fermement.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 11:45 Répondre
Installée confortablement dans le bain, Pocahontas attendait la venue de son futur époux. Elle ne savait pas comment se passait les mariages écossais, aussi, elle se demandait bien à quoi cela pourrait-il ressembler. Dès fois, elle se sentait terriblement ignorante du reste du monde. Elle se promit d'y remédier le plus rapidement possible en demandant l'aide de Mary ou même d'Anya. Enfin, il arriva. Sans qu'elle puisse s'en empêcher, elle contemplait les lignes si finement sculptée du corps de Gabriel qu'elle avait pu griffer, embrasser et mordiller toute la soirée de la veille. Son coeur tambourinait devant cet apollon celtique. Assis l'un en face de l'autre, elle ne pu s'empêcher de venir contre lui :
- Je te mangerais et te dégusterais avec un plaisir plus qu'évident mon amour. Bien plus que tu ne le crois..
Elle riait doucement en se penchant sur son cou qu'elle mordait délicatement avant de lui donner un profond et langoureux baiser. Mais rapidement, elle cessa ses caresses. Elle devait réfréner ses ardeurs avec lui de peur surtout de voir les enfants débarquer à nouveau, chose qu'elle détestait le plus quand elle faisait l'amour avec lui. Alors, chastement, elle vint le laver avec l'éponge naturelle qui sommeillait près d'eux. Il évoquait à nouveau la maison et elle eut un frisson. Faisant une légère moue, elle relevait ses prunelles vers les siennes comme pour s'assurer qu'il était sérieux :
- Je ne sais pas trop. Je ne veux pas que ce lieu maudit te rappelle tous ces atroces souvenirs.. Je pensais que cette maison serait le lieu où nous trouverions la paix tous ensemble. Mais je crois surtout que les Esprits m'ont conduit là-bas pour t'aider Isha..
L'eau chaude détendait ses courbatures mais elle voyait bien que lui était toujours aussi tendu. Délicatement, elle se mit à le masser à son tour comme il l'avait fait la veille pour elle à la différence qu'elle déposait des baiser sur son cou et sa mâchoire finement rasée :
- Je préfère ta barbe.. J'aimais y passer mes doigts.. murmurait-elle tendrement.
Son air mutin faisait briller ses prunelles d'un désir inassouvi. Elle rougissait de plus belle en voyant Gabriel se dresser contre elle ce qui lui fait baisser ses mains sur son buste puissant qu'elle contemplait :
- On trouvera une autre maison mon amour, j'en suis persuadée. Pour l'instant, nous devons rester discret. Guérir le problème Meghan et t'épouser.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 01:01 Répondre
Après un profond sommeil et une nuit blottie dans les bras de Gabriel, Pocahontas se leva toute courbaturée. Un sourire en coin se formait dès son réveil en sentant les poils de son buste chatouiller son nez. Lentement elle ouvrit les yeux et le vit déjà réfléchir à mille et une choses. C'est un tendre baiser qui vint mettre fin à son sommeil. Après s'être étirée et vêtue, elle le rejoignit à l'extérieur. Elle n'avait rien vu du poignard et encore moins du mot, sinon elle aurait eu bien plus peur.
La jeune femme mourrait de faim alors qu'ils rentraient par des sentiers qu'elle ne reconnaissait pas. Mais ce n'était pas grave, elle suivait aveuglement Gabriel jusqu'à rejoindre la maison. Enfin, ils retrouvèrent leur foyer chaud et sécurisant. Son sourire s'étirait une fois de plus sur ses lèvres alors qu'elle le regardait la bichonner. Elle aimait ça, elle n'allait pas s'en plaindre en effet :
- Je suis impatiente de te manger à nouveau, murmurait-elle taquine en mordant dans sa tartine avec appétit.
La venue des enfants lui fit plaisir. Mais la tête de Charlie l'inquiéta. Fort heureusement, Gabriel avait ce qu'il fallait sous la main pour soigner au mieux la petite enfant qui se reposait sur le fauteuil de son beau-père d'adoption. Kisos, toujours au petit soin eu l'autorisation de sa mère de venir s'occuper de sa fiancée.
Pocahontas en profita pour se resservir. Elle avait l'impression de ne pas avoir mangé depuis des lustres. En même temps, leur maigre repas de la veille n'avait certainement pas aidé à la rassasier. Après avoir bu une longue gorgée de thé, elle regarda Gabriel revenir à elle et lui demanda :
- Je peux aller réunir tout le monde. Nous leur demanderons de venir pour le goûter qu'en penses-tu ?
Un peu de confiture avait coulé de ses lèvres et s'était posée sur son menton. Elle sentait le pouce de son tendre Gabriel venir la retirer ce qui la fit rougir. L'image de leurs deux corps en fusion la veille lui revenait soudainement et elle sentait terriblement timide d'avoir osée se comporter de la sorte :
- Je vais aller prendre un bain.. Je ne voudrais pas attraper froid comme Charlie. Veux-tu.. Veux-tu m'accompagner pendant que Mary s'occupe des enfants ? osait-elle demander en rougissant de plus belle les yeux baissés alors qu'elle se levait face à lui.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 00:53 Répondre
Souffle, souffle, vent de l'ouest.
Conduis-moi à lui dont le sourire éblouit mes nuits.
Souffle, souffle, vent de l'est.
Pose-moi au sein de ses bras qui enchantent mon sommeil.
Souffle, souffle, esprit de mon coeur
Que je cesse de me languir de mon amour éternel.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 20:08 Répondre
Soulevée d'un coup par les mains puissantes de Gabriel, Pocahontas ne peut rien contrôler car déjà il s'enfouit en elle. Un cri de plaisir s'échappe de ses lèvres tant elle est surprise de cet assaut passionné. Le souffle court, elle se cambre contre son corps et enroule ses jambes autour de ses hanches. Ses mains agrippaient sa nuque qu'elle venait littéralement griffer lorsque son corps tremblait d'une passion fulgurante. Les pointes de ses seins frottaient délicieusement contre le buste puissant du médecin et alors, elle débuta des mouvements rapide de bassin. Fébrile, pantelante, elle renversait sa tête en arrière en essayant de repenser à ces fameuses figures qu'elle avait pu voir dans le livre :
- Je.. Je ne connais pas leur.. Oh mon dieu.. Nom.. Isha.. Oui !
Elle relevait son visage contre celui du brun posant son front contre le sien. A bout de souffle, elle accompagnait ses mouvements de bassin dans une danse rythmée et sensuelle. Une fine perle de sueur coulait entre ses seins alors que ses soupirs de plaisir enveloppé tout le tipi qu'ils s'étaient construits. Enfin ils pouvaient se donner l'un à l'autre sans avoir peur d'être surpris. Alors, là, elle se souvenait de cette fameuse position. Celle qu'elle n'arrivait pas à nommer mais qui avait rendu son amant fou de désir :
- La plage.. Tu.. Tu m'avais mise à genoux.. Tu.. Tes mains.. Haaaan mon amour..
Il était difficile pour la novice d'évoquer les noms de toutes ces positions qu'elle avait pu voir et que Gabriel lui avait fait essayé. Ses mains agrippaient maintenant plus fermement sa crinière alors qu'elle bougeait sans concession sur son membre fièrement dressé. Elle le contrôlait par ses mouvements. Elle se donnait à lui sans aucune retenue. Ils n'y avaient qu'eux et ils ne faisaient qu'un. Pocahontas sentait venir cette boule de désir intense et chaude envahir son bassin. C'était trop puissant pour qu'elle puisse le retenir. Tremblante, elle ne pu rien faire hormis accepter la jouissance venir et enfin exploser en criant le prénom de Gabriel dans la nuit nuageuse.
Retombant sur lui en sueur et tremblante, elle enfouissait son visage dans sa chevelure bouclée et maltraitée par ses doigts vorace. Gémissant encore, elle bougeait encore un peu avant de finalement s'agripper à lui trop épuisée physiquement pour faire encore un mouvement. Ses lèvres cherchaient évidemment celles de Gabriel, comme pour lui prendre son souffle tant elle en manquait. Finalement, elle l'embrassait avec douceur et tendresse tout en caressant sa joue encore cotonneuse de cet orgasme intense.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 17:24 Répondre
Encore sonnée par les terribles caresses et douceurs de son amant, elle se love contre lui. Ses mains s'enfouissent dans sa crinière qu'elle caresse en frissonnant délicieusement. Son rire envahit le tipi qui les protègent de la pluie tombante. Elle aime tellement le sentir si désireux de son corps, savoir qu'il n'est toujours rassasié d'elle comme elle l'est de lui. Le souffle encore coupé et les jambes flagellante, elle se laisse bercer par ses multiples douceurs tout en continuant d'embrasser son front humide.
La proposition qu'il lui fait adoucit une nouvelle fois son coeur. Elle maudissait la lune de ne pas éclairer son corps et son visage. Pocahontas aurait aimé pouvoir lire dans ses yeux cette passion dévorante qui l'étreignait aussi. Fébrile, elle embrassait une nouvelle fois ses lèvres en murmurant de tendre oui contre ses lèvres :
- Comme je t'ai dis oui en Amérique et Naples. J'accepte d'être ton épouse Gabriel Walker..
Cette obsession qu'il avait de la voir devenir son épouse ici la troublait un peu. Mais si cela pouvait lui faire plaisir et le rassurer alors elle le ferait. Remontant ses cuisses contre ses hanches, elle attirait une nouvelle fois de plus son corps contre le sien. Lentement, elle revenait s'allonger sur lui pour le couvrir de baisers. Par moment, sa langue venait sensuellement se joindre à ses lèvres.
Elle continua son chemin jusqu'à se retrouver entre les cuisses du brun. Avec fermeté, elle lui écarta les cuisses et pu constater qu'il était toujours dressé. Timidement, elle passait sa langue sur son membre en pinçant délicatement ses hanches comme pour le taquiner. C'était à son tour de l'éveiller au désir. A son tour de lui procurer ce plaisir qu'il lui offrait sans cesse :
- J'ai lu en Angleterre des livres qui parlaient de sexualité avec des dessins. Ils expliquaient l'importance du plaisir créé à deux. Souvent, je dois l'admettre, je m'imaginais dans certaines positions ou même certaines situations.. Tu trouves cela bizarre ?
L'innocence sexuelle de la jeune femme était certaine. Malgré ses nombreux viols, pour la plupart, elle était droguée dans ces moments là. Son esprit avait fait un tel blocus qu'elle ne voulait pas y repenser et réutilisait certaines choses subies dans son intimité avec Gabriel. Ses lèvres continuaient leurs chemin sur son membre et c'est avec une douceur toute particulière qu'elle le masturbait tout en suçotant son gland :
- Apprend-moi, murmurait-elle entre deux succions.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 15:47 Répondre
Ses sens exaltés, ses vibrantes lèvres entrouvertes, Pocahontas prend appui sur les fesses de Gabriel pour accentuer les puissants coups de reins qu'il assène à son bassin brûlant qui succombe peu à peu. Elle, qui avait avait succombé à la tendresse de ses mains et la fureur dans laquelle se déchaînait leurs deux corps, goûtait avec ravissement aux premières ondes de plaisir qui électrisait chacune de ses terminaisons nerveuses. Comme s'ils étaient enveloppés par un doux arc électrique qu'eux seuls maîtrisaient, leur danse emportait leurs deux âmes dans de nouveaux cris, dans de nouvelles plaintes et suffocations déchirantes.
- Oh mon... Oh Isha... Oui.... Je...
Ses yeux déposés sur le visage de Gabriel, la brune le contemple les yeux mi-clos en sentant son coeur se resserrer dans sa poitrine avant qu'un nouveau coup de bassin ne lui arrache un puissant cri de plaisir.
Cette fois, elle ne contrôle ni ses gestes, ni ses mots qui s'étouffent contre la peau du brun. Sans aucune prudence ses mains quittent la chevelure ténébreuse de ce dernier qui chatouillait ses joues pour gravir sa colonne vertébrale, atteindre ses omoplates et sa nuque, redescendant ensuite vers ses fesses dans la lente griffure de ses ongles. Dans les baisers qu'elle lui offre du bout de mes lèvres, ses baisers féroces, c'est le plaisir, l'excitation qui la commandent tant elle ne résiste plus. Désormais allongée, totalement offerte à lui, elle croise ses jambes autour de ses jambes pour lui donner toute latitude, toute sa liberté.
- Tu m'as tellement manqué, Isha, souffle-t-elle alors que leurs corps tanguent l'un contre l'autre dans le va-et-vient de leurs corps qui mêle leurs sueurs, leurs chevelures et leurs souffles extatiques.
Aimée, exaltée, complète, portée aux nues de son désir sauvage, elle se libère. Dans les coups de butoir du médecin qui l'assaillent dans ses derniers intimes retranchements, impérieux et extatiques, elle resserre sa pression en elle, accompagne ses coups, les paupières furieusement fermées sous le poids de l'onde qui gronde entre ses reins alors que sa nuque tombe en arrière.
- Oui, oui, oui... mon amour... Plus vite... Oh... Mh.. Plus fort !
Oui, en attrapant sa nuque, les paupières fermées, elle ondule son bassin dans les derniers instants, le sachant tout proche alors même qu'elle se sent peu à peu venir, partir. Contre ses lèvres, foudroyée au plus profond par les assauts fulgurants de son membre qui déchaîne en elle un plaisir inavoué et invaincu, elle laissa un long feulement qui se transforma en cri déchirer l'air, son coeur battant à tout rompre dans sa poitrine. L'orgasme, si fort, la laissa tremblante dans l'étreinte de Gabriel qu'elle lui rendit en venant baiser de ses lèvres ses épaules avant de s'échouer dans son cou où elle trouva son nid.
Pantelante, elle se sent encore chavirer sous les affres des délices de l'orgasme qui vibrent encore en son corps dans la lueur de la lune qui apparaissait. Le ciel s'est éteint mais la seule parure qu'elle veut, c'est la peau de son amant. Et lentement, délicatement, avec ses yeux défaits et ses cheveux en bataille, les lèvres entrouvertes pour tenter de respirer encore un peu, elle le borde de ses bras contre sa poitrine, sa main droite glissant sur sa joue tandis que son bras gauche passe dans son dos pour solidement le maintenir :
- Je t'aime tellement, murmurait-elle tendrement.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 13:02 Répondre
Malgré ce piteux festin, ils étaient ensemble et c’était tout ce qui lui suffisait. Ils entendaient la pluie commencer à tomber. C’était le moment parfait pour se faire masser. Le tipi improvisait arrivait parfaitement à retenir la chaleur de leurs corps mais elle ne pouvait s’empêcher de frissonner surtout en sentant ses mains masser ainsi son dos et le reste de son corps. Les yeux clos, elle savourait la sensation d’être cajolée par ses mains si douce qui étaient pourtant capable des pires atrocités. Non, elle ne devait plus y penser.
Le simple fait qu’il accepte finalement d’en parler à toute l’équipe la rassura. Meghan avait déjà perdue une bataille à ce moment précis et cela lui fit plaisir. Ils allaient avoir un avantage dès plus considérable. Lorsqu’il eut finis son massage, elle grogna doucement en se tournant sur le côté. Ses yeux s’acclimataient lentement à l’obscurité et elle pu contempler les contours puissant du corps de son amant. Mordant sa lèvre, elle était rassurée de savoir qu’il ne pouvait pas voir son désir enflammer son corps et son visage.
Allongés l’un contre l’autre, Pocahontas laissa ses mains caresser lentement ses épaules, sa nuque et descendre le long de son dos. Comment ne pas frissonner quand lui aussi posait de la sorte ses mains sur elle. Son souffle devenait plus rapide alors que ses jambes s’entremêlaient aux siennes. La sensation particulière de sa main dans sa chevelure lui fit pousser un soupir de contentement qu’elle n’avait pas contrôlé. En sentant ses pointes se dresser de plus suite à sa demande, elle ne pu s’empêcher à nouveau de sourire alors que son nez caressait le sien :
- Fais-moi l’amour mon tendre Isha.. Fais-moi l’amour.. murmurait-elle contre ses lèvres qu’elle embrassait langoureusement.
La simple idée qu’il se considère véritablement comme un monstre l’inquiétait. Ses gestes doux à son égard voulait le rassurer, lui prouver qu’elle avait confiance en lui et qu’elle l’aimait malgré tout cela. Ses mains caressaient ses courbes et dans un mouvement bien contrôlé, elle vint s’allonger sur lui après l’avoir mis sur le dos. Redressée au dessus de lui, elle balança sa crinière en arrière tout en jouant de son bassin contre le sien. Elle sentait son membre s’éveiller ce qui ne faisait que tremper de plus belle son entrecuisse.
Ses mains caressaient son buste avant de remonter jusqu’à son cou et ses joues pour se pencher à nouveau et l’embrasser tout aussi passionnément. Entre chaque baisers, elle murmurait toujours :
- Je t’aime.. Je t’aime Gabriel.. Je ne peux pas vivre sans toi.. Possède-moi.. Mon amour…
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 07:51 Répondre
Pocahontas écoutait ses aveux, la rencontre avec l'horrible sorcière et tous ses sentiments. Gabriel semblait complètement perdu même si le petit massage qu'elle lui avait donné l'avait quelque peu relaxé. Son baiser la fit doucement frémir mais la frustration de cet unique baiser enveloppait son corps d'un trouble certain. Comment pouvait-elle avoir envie de lui dans un tel lieu et une pareille situation.
Ses mains continuèrent de le masser mais dans la nuque cette fois-ci. Elle était ravie de l'entendre dire qu'il acceptait d'en parler à leurs amis. C'était faire un pas considérable que de ne pas s'avouer vaincu et de s'entourer de personnes forte et tout aussi sensible que lui :
- Meghan a toujours gagné parce qu'elle te savait seul et isolé. Maintenant que ce n'est plus le cas, tu dois lui montrer que tu es plus fort encore que ce qu'elle ne t'as fait croire pendant toutes ces années où elle se servait de toi.
La brune relevait son visage vers le sien et contempla ses prunelles si triste et affligée. Posant son front contre le sien, elle se blottissait contre lui cherchant sa chaleur et son contact. Elle était terriblement tactile avec Gabriel qu'elle en aurait aimé être scotchée à lui. Son nez caressait le sien lentement. C'était un moment plus doux, plus tendre. Elle cherchait à refaire surgir la douceur dans son âme torturé :
- Je ne partirais jamais, je suis là pour toujours mon Isha.. murmurait-elle comme un voeux sacré.
Ses doigts venaient s'enfouir dans sa crinière brune alors qu'elle embrassait ses lèvres avec plus de sensualité que tout à l'heure. Son bassin cambré contre le sien, elle ne pouvait étrangement pas contrôler ces différentes sensations qui l'habitait. Comme si elle avait besoin de s'offrir à lui pour le rassurer. Ou même, se rassurer elle même. A bout de souffle, elle cessa le baiser frissonnant d'une excitation certaine :
- Va chercher des morceaux de bois à l'extérieur. Je vais nous faire un tipi discret pour la nuit. Je t'ai promis une soirée entre nous et ces vieux souvenirs n'altéreront pas mon désir de te faire plaisir..
A regret, elle se releva et vint enfiler la tenue qu'elle portait en début de soirée qui rappelait ses robes amérindiennes. Poussant Gabriel à l'extérieur, elle en profita pour purifier la maison avec de la sauge avant de récupérer tous les plaids et autre tapis qu'elle avait installée pour l'occasion. Lorsqu'elle sortit, la pluie avait heureusement cessé. Gabriel tenait d'assembler les morceaux de bois qu'il avait trouvé et elle lui montra simplement comment les assembler. Puis, ils installèrent les couvertures et autres plaids de sorte qu'ils soient à l'abris des regards et du froid. Une fois le tipi discret fait, elle lui proposa de dîner :
- Je meurs de faim.. Mon estomac fait même des crampes étranges, avoua-t-elle en l'entendant grogner.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 21:53 Répondre
Elle s'était simplement laissée soulever et entrainer dans la petite maison. La jeune femme réfléchissait, cherchant les bons arguments qui lui permettrait de le raisonner et de l'encourager à s'entourer de leur foule d'amis. Blottie contre lui, devant le feu de cheminée elle faisait en sorte de ne pas penser à toutes les atrocités qu'il y avait eu dans cette maison. Pourquoi son esprit l'avait-il conduit jusqu'ici ? Soit elle ne comprenait plus les signes, soit il y avait véritablement quelque chose à découvrir. Machinalement, ses doigts faisaient des cercles sur le bras de Gabriel. Elle devait comprendre ce qui le liait à cette femme :
- Parle moi de ce pentacle.. Qu'est ce que cela signifie ?
Elle continua en posant mille et une question pendant un moment. Comment s'étaient-ils rencontrés ? Pourquoi s'était-il engouffré dans un tel culte de la noirceur ? Etait-il amoureux encore de cette Meghan ? Aurait-elle pu tuer avec Robert Maria ? Tout s'emmêlait dans son esprit alors qu'elle redécouvrait l'homme qu'elle croyait connaître le plus au monde :
- Ne t'en fais pas pour la maison. Je ne comprends juste pas pourquoi j'ai été autant attirée par cet endroit avec toutes ces horribles choses qui y ont été faite.
Avec douceur, la brune se tourna de sorte à venir à califourchon sur Gabriel. L'un en face de l'autre, uniquement éclairé par le feu de la cheminée, elle contemplait les traits de son visage. Son air soucieux le vieillissait étrangement. Ses doigts massaient son visage pour le détendre. Une fois les points de pression détendu, elle déposa ses lèvres chaude et tendre dessus en reprenant son petit plan :
- Te dévoiler à eux sera sans aucun doute difficile mais ils te doivent tous bien cela. Je suis persuadée qu'ils t'aideront. Ils seront forcément surpris mais.. mais ils t'aiment. Et tous ont fait des erreurs. Nashoba n'est pas en reste en terme de fautes. Ne crois-tu pas que je sais qu'il aimerait être polygame ? Que je suis heureuse de savoir que je te contente. Je ne pourrais pas supporter d'avoir une autre de tes femmes près de nous. Je serais bien capable d'exiger un autre époux juste pour te contrarier.
Mordant sa langue, elle allait faire une blague qui aurait pu être de très mauvais goût en précisant qu'elle aurait assassiné de ses propre mains la seconde épouse fictive qu'elle évoquait. Mais le bon sang lui fit se taire, fort heureusement. Enfouissant son visage dans son cou, elle sentait la chaleur de son corps l'envahir et la rassurer. Fermant les yeux, elle reprit :
- Meghan joue de ta solitude depuis des années. Mais désormais tu as une famille et des amis, des vrais.. Tu peux compter sur eux, j'en suis persuadée. Ne te laisse pas tenter par ce qu'elle te dit.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 21:00 Répondre
Son Gabriel était de retour, elle le voyait dans sa manière de se tenir et dans son regard. L'air abattu, torturé. Sans perdre un instant elle se rapprocha de lui en passant une main dans sa crinière brune qu'elle caressait tout en cherchant à attirer son attention. Elle n'avait aucune idée de comment le sauver, c'était quasi-impossible hormis fuir, mais ce n'était pas une véritable solution. Meghan gagnait et lui devenait un paria aux yeux de son village.
Pocahontas devait l'aider à trouver une solution. Elle finit par poser son visage contre son cou et cherchait sa chaleur, sa protection. Avoir peur de lui était irréel puisqu'elle avait une confiance aveugle en Gabriel, en revanche, elle se méfiait du démon psychopathe. Elle savait pertinemment désormais qu'il agirait juste pour la sauver :
- Je resterais avec toi Isha. Parce que tu es quelqu'un de bien même si tu as fais de terrible erreurs. Tu as été manipulé et façonné par une horrible personne.
Voyant qu'il voulait se soustraire à sa douceur elle le retint fermement contre elle. Ses mains caressèrent ses joues alors qu'elle le contemplait tristement avant de lui avouer ses sentiments :
- Je n'ai pas peur de toi mais de l'influence de cette femme sur toi. Je ne la connais pas mais j'ai déjà peur d'elle.. Elle s'est emparée d'une partie de ton âme que je ne comprends pas. Mon amour, même en sachant tout ça je ne peux pas te fuir. Pas après tout ce que nous avons vécu.. Je t'ai donné mon corps et mon âme. Comme dirait ta religion, pour le meilleur et pour le pire. On va affronter ça ensemble.
Ce n'était pas des paroles en l'air pour la brune qui cherchait à entrer dans les bras de Gabriel. Cet enfant qui avait été maudit par une mère démoniaque et qui avait subi le courroux d'une autre femme tout aussi monstrueuse. Elle le percevait comme une victime, un pantin dont elle tirait les ficelles comme elle souhaitait. Se blottissant contre son buste, elle frottait son nez contre ce dernier en grelottant :
- Je sais qui pourrait nous aider. Qui a du poids et qui te dois une reconnaissance éternelle..
Elle sentait l'étonnement et l'incompréhension de son beau brun. Relevant son regard vers lui, elle caressait sa mâchoire virile et puissante en avouant alors le plan qu'elle était entrain d'imaginer :
- Anya connait énormément de monde et des personnes puissantes. Garrett et Nashoba sont des guerriers accompli. Millie sait manier comme personne les mots.. Mon amour, tous nous aideront, tu verras. Mais tu dois faire confiance aux personnes qui t'aiment.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 20:14 Répondre
Les confessions de Gabriel prenaient un virage auquel la jeune femme ne s'était absolument pas attendue. Il avouait sur un ton simple et laconique avoir assassiné de sang froid une dizaine de personnes. Le pire fut quand il l'emmena à l'arrière de la maison pour évoquer l'enterrement de toutes ces personnes qu'il avait tué sous le commandement de Meghan. Elle n'avait aucune idée de qui elle était, mais elle avait peur.
Qui était donc cette femme qui avait un tel pouvoir sur lui. Pocahontas était prise entre l'envie de s'enfuir et celle de rester. Etrangement, son corps exprima le dégoût qu'elle ne pouvait pas exprimer. Elle eut juste le temps de se retourner et de vomir dans les herbes hautes qui les entouraient. S'appuyant contre un arbre, elle laissa son corps se vider en tentant maladroitement de tenir ses cheveux.
Elle sentit Gabriel venir frotter son dos et s'occuper de sa crinière tandis qu'elle suffoquait en vomissant dans l'herbe. Une fois son estomac calmé, elle reprit son souffle en posant une main sur ses lèvres :
- J'ai besoin de me rafraîchir, je ne me sens pas bien..
En effet, elle avait les jambes qui tremblaient prête à céder. Tenant son visage entre ses mains, elle se sentit soulevée du sol par Gabriel qu'elle regardait craintive. Elle n'avait pas peur qu'il la tue étrangement car elle savait qu'il ne le ferait pas. En revanche, elle craignait de découvrir le pouvoir qu'avait cette femme sur lui ce qui la conduisait à une certaine forme de jalousie qui la dérangeait. Assis tous les deux près d'un ruisseau qui coulait près de la maisonnette, elle se rinça la bouche et s'aspergea le visage d'un peu d'eau. Elle se sentait un peu mieux même si elle venait défaire le corset qu'elle portait.
Jetant le vêtement sur un coin du sol, elle laissait son corps à l'air libre tout en le couvrant d'un des plaid de la maison. Recroquevillée sur elle-même, elle réfléchissait, silencieuse. Comment venir en aide à Gabriel quand il refusait tout bonnement qu'elle s'en mêle. Les genoux remontés sous son menton, elle regardait le cours d'eau qui coulait délicatement :
- Pourquoi ne m'as-tu jamais parlé de tout ça ? Tu.. Tu ne me fais pas confiance ? J'ai l'impression de ne pas te connaître, demandait-elle tremblante de froid soudainement.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 18:55 Répondre
La soirée prenait une tournure à laquelle Pocahontas n'était pas du tout préparée, pire, jamais elle n'aurait cru avoir une telle conversation avec Gabriel. Affolée, elle se laissait embarquer par ses mains qui tenaient son visage tandis qu'elle faisait pareil. Ses yeux le regardait comme s'il s'agissait d'une folie qui dépassait toute ces croyances. Secouant la tête, elle balbutiait vivement devant le colosse si immobile :
- Non, non, non Gabriel. Je t'interdis de faire une telle chose. Sa mort ne résoudra absolument rien. Elle te contrôler depuis le début parce qu'elle t'as fait commettre ce meurtre mais je t'en conjure ne cède pas à ça.. Elle n'attends que cela de toi. Isha, mon amour, je t'en supplie.
Mais déjà elle sentait qu'elle le perdait à nouveau et que le démon assassin reprenait le dessus. Alors adieu la gentille épouse, Pocahontas sortit à son tour sa rage et sa colère sans concession que Gabriel avait pu apercevoir à quelques reprises. Agrippant sa chemise, elle planta ses iris dans les siens avec une colère noire tandis qu'elle l'obligeait à l'écouter :
- Ton père m'a tout raconté depuis des semaines mais je ne t'ai rien dis parce que j'ai confiance en toi et que je sais que ce n'est pas ce qui te détermine. Gabriel, tu n'es pas un tueur de sang-froid. Je ne comprends pas ce sentiment étrange qui t'habites mais je sais que tu ne ferais pas ça de gaieté de coeur. Je t'en prie, ne cède pas à ces odieux chantages. Nous serons toujours un problème où que nous soyons mais ce n'est pas une raison pour sombrer dans la folie meurtrière.
Son souffle se coupait tant sa diatribe avait été longue. Mais elle ne relâchait toujours pas sa poigne sur le brun qu'elle contemplait avec une crainte non dissimulée. Encore une fois, à cause d'elle, il se trouvait dans une situation complexe dans laquelle il se débattait furieusement. Pocahontas prenait ses mains dans les siennes, entrelaçant leurs doigts avant de les poser contre son coeur qui tambourinait furieusement :
- Tu n'as pas le droit de me faire ça. Je t'ai toujours fait confiance mais tu dois aussi m'écouter.. On est un couple, une équipe. Tu ne peux pas prendre de telles décisions sans m'en parler. Tu dois en parler à ton père, il trouvera une solution. La justice fera son oeuvre mais je t'en conjure, ne cède pas à son venin. Si tu as ne serait-ce qu'un peu d'estime pour Kisos et moi ne le fais pas.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 13:45 Répondre
Repoussée sur le lit de fortune qu'elle avait confectionnée elle sourcillait en regardant Gabriel s'échapper de son étreinte, puis, sortir de la maison. Ses paroles étaient étrange et la jeune femme ne savait pas comment réagir. Inquiète et quand même relativement bien vexée elle se rhabilla. L'humiliation de s'être dénudée de la sorte devant lui en exprimant son désir pour être finalement refoulée la chagrinait plus que de raison. Elle avait remis la robe typiquement écossaise dans laquelle elle était arrivée plutôt. C'est à l'extérieur qu'elle retrouva le brun qui semblait essayer de se calmer.
Avant d'agir et de lui faire comprendre qu'elle était blessée, elle devait tout d'abord savoir pourquoi il réagissait de la sorte. Lentement, elle vint enlacer ses hanches et déposer quelques baisers sur ses omoplates. Le serrant contre elle, Pocahontas cherchait à s'approprier sa douleur et sa peur. De quoi ? Elle n'en savait rien, mais elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Finalement, elle n'eut rien besoin de dire. De lui-même il lui avoua tout. Sa relation avec cette Meghan aux cheveux de feu et ce fameux Jimmy qu'il avait assassiné de sang froid. Les mots de James lui revenait en tête et elle sentait un odieux frisson de terreur l'envahir. Ainsi, il agissait en toute connaissance de cause mais le pire était qu'il en gardait une satisfaction toute particulière.
Ses tremblements, sa mine froide et inquiétante. Elle découvrait un Gabriel qu'elle ne reconnaissait pas. Lui dont elle avait toujours pris la défense et cru en son âme honnête et généreuse avait finalement laissé le démon s'emparer de lui à plusieurs reprise. Il était présence ce démon, il tapotait inlassablement l'épaule du brun comme pour lui rappeler à quel point ces vices étaient exaltant. Pocahontas sentit une forte colère s'emparer de son corps contre lui, mais elle ne se déchargea pas contre Gabriel, non. Cela ne ferait qu'empirer les choses.
Il s'était finalement affaissé sur le petit banc sur lequel il se trouvait peu de temps auparavant. Lentement, elle vint poser ses doigts frais sur la nuque qu'il lui présentait. Elle le massait délicatement, comme pour l'apaiser, le rassurer. C'était de vieilles techniques d'Aponi qu'elle utilisait parfois sur lui et Kisos :
- Cette Meghan.. Qu'est-ce qu'elle t'as demandé de faire Isha ? demandait-elle enfin d'une voix blanche.
Evidemment, il ne répondait pas. Cela ne pouvait que faire craindre le pire à Pocahontas. Inspirant profondément, elle accentua la pression de ses doigts sur la nuque et les cervicales de Gabriel avant de reposer sa question d'une manière plus sèche :
- Gabriel Walker.. Répond tout de suite à ma question. Qu'est ce que cette Meghan t'as demandé en échange de notre vie tranquille.
C'était de plus en plus inquiétant tant il se murait dans le silence. Avait-il déjà accepté ? Surtout sans lui en parler. Pocahontas s'agenouilla devant lui et vint prendre son visage entre ses mains. Elle le contemplait soudainement apeurée non par lui, par les conséquences de son acte juste pour la sauver :
- Quoi qu'elle ai demandé je t'en supplie tu dois refuser. Elle fera toujours n'importe quoi de toi si jamais tu acceptes. Isha, je t'en prie.. Tu ne peux pas tuer un innocent juste parce qu'elle l'ordonne. Cette femme n'est pas Dieu.
immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 22:33 Répondre
Encore une fois et comme toujours, Gabriel avait vu juste. Pocahontas aimait cette maison car elle était en hauteur ce qui permettrait de voir l’arrivée de potentiels ennemis. Mais surtout, elle était loin des yeux curieux du village. Ici, ils seraient simplement libre de pouvoir vivre comme bon leur semblait. Enfouissant son visage contre le buste puissant de Gabriel, Pocahontas enlaça ses hanches en répondant :
- Oui. Je veux retrouver notre intimité que nous avions en Amérique. Je ne veux pas que les gens se mêlent encore de notre vie Isha..
Elle craignait de dire la suite. C’était reparler bien évidement d’un sujet sensible qu’ils avaient pourtant enterrer à Naples mais qui ressortait dans l’esprit de la brune depuis qu’elle avait vu cette maison si imposante. Mais Gabriel sentait qu’il y avait autre chose, et son regard lui donnait l’ordre de tout dire. Alors, les yeux baissés, elle avoua enfin ce qu’elle ressentait :
- Je ne pourrais jamais vivre dans un tel château mon amour. Je suis touchée de ton attention, sincèrement, mais je ne suis pas une duchesse. J’ai beau être une princesse pour mon peuple, je ne saurais pas comment gérer un tel lieu. Je.. je ne suis que moi.. ta simple Pocahontas.
Ce dénigrement était aussi une peur particulière pour l’amérindienne qui craignait toujours d’être comparée à Anya. Le lapin sentait quelque peu le cramé, elle se détacha donc des bras de Gabriel pour vérifier la cuisson et souriait doucement en goûtant :
- Mon amour ? Veux-tu manger maintenant ou est-ce que je débute la deuxième partie de ma surprise ?
En fait, la jeune femme n’attendit pas la réponse du brun et préféra l’entraîner dans la petite chambre aménagée pour leur nuit d’amour. N’ayant pas de toit sur cette partie de la maison, elle avait mis en place deux long draps pour les protéger des éventuelles gouttes de pluie. En Ecosse, le temps était toujours incertain elle le savait. Poussant délicatement Gabriel sur le amas de plaid, elle vint lentement retirer les vêtements qu’elle portait comme lors de leur nuit de noce :
- Je les ai trouvé dans une vieille malle qui avait appartenu à Mary. Et je les ai recousu dans la nuit hier.. j’espérais les porter pour toi mais tu es rentré complètement éméché.
Le souvenir si triste de toi dormant sur le sofa d’en bas ne viendrait pas altérer la bonne humeur de la jeune femme. Lentement, elle dansait devant lui, sensuelle. Détachant sa crinière brune et brillante, elle mordait sa lèvre inférieure alors qu’elle se retrouvait nue devant lui :
- J’ai bénis cette maison et puisque je suis une sorcière je veux goûter ce soir au traitement du plus vil des démons.
Elle souriait doucement en évoquant les propos de James comme pour dredamatiser toute cette histoire. Pocahontas ne voulait plus en entendre parler. Tout ce qui comptait c’était Gabriel, Kisos et elle. A califourchon sur lui, elle caressait sa nuque en déposant ses lèvres chaude au goût de miel sur les siennes tandis que son bassin se blottissait contre le sien tout en murmurant entre chaque baisers :
- Personne ne viendra nous déranger ici Isha.. Prend-Moi comme la première fois..
immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 19:31 Répondre
La route vers la surprise leur fit longer le petit chemin que Pocahontas avait emprunté la veille. Pendant que Charlie et Kisos avaient été traire la chèvre, la jeune femme en avait profité pour se rendre dans la petite maison sur la colline. Elle y avait installé plusieurs plaids au sol et une ribambelle de bougie avec un feu. La nuit commençait à tomber et la ville était tout illuminée :
- Regarde, dit-elle en se tournant alors qu’ils étaient en haut de la plaine, on dirait des milliers de lucioles posée sur des branches.
Bien évidemment, elle parlait de toutes ces lumières éparses dans le village. Enroulant son bras autour de celui de Gabriel elle l’écoutait parler de lui-même de cette Mme Cowen. Cela la rassurait de savoir qu’il en parlait sans qu’elle lui tire les vers du nez, en revanche, elle en comprenait qu’elle cède aussi facilement à la demande de Gabriel :
- Si c’était aussi simple, pourquoi ne pas avoir fais ça dès le départ ? demandait-elle en observant sa réaction.
Elle sentit qu’elle avait touché juste car il ne repondit pas de suite. Il cherchait quoi répondre cela ne faisait aucun doute mais Pocahontas n’avait pas à c½ur de se disputer, surtout pas ce soir. Ils arrivaient devant la petite cour et le fameux pin qu’elle avait vu en rêve. La maisonnette toute nettoyée resplendissait notamment grâce à toutes les bougies qu’elle y avait placé :
- Stop ! Tu dois fermer les yeux. Je te fais confiance donc tu ne regardes pas !
Elle ordonna à Gabriel de s’asseoir sous le petit pin sur le banc en pierre en dessous. Vérifiant qu’il avait dissimulé ses yeux sous ses mains, elle courut jusqu’à la maison et finissait de tout préparer en installant le dîner et enfilant sa fameuse surprise. Lorsqu’elle réapparue devant Gabriel, elle portait une réplique d’une des tenues qu’elle avait plus jeune lorsqu’ils étaient chez elle. Délicatement, elle retira les mains du brun de ses yeux et lui autorisa à la regarder :
- Bonsoir mon amour, murmurait-elle en embrassant tendrement ses lèvres avant de faire un tour sur elle-meme, es-Tu prêt à faire un saut dans le temps ?
Pour l’occasion, elle avait peint sur son corps quelques motifs guerriers de son clan avec de l’argile. Mordillant sa lèvre, elle passait sa longue natte sur son buste pour la tournicoter entre ses doigts nerveuse. Elle craignait qu’il n’apprécie pas. Après tout, elle avait vieillie et ils s’étaient disputés au sujet de ses origines. Prenant sa main, elle l’entraîna ensuite dans la maison où elle avait essayé de reproduire l’intérieur de leur tipi. Arrivés sur le pas de la porte, elle le regardait anxieuse :
- Cette maison est abandonnée je l’ai découverte hier et j’en suis tombée amoureuse. Isha, ne le prend pas mal mais c’est ici que je voudrais vivre.. avec toi et Kisos. Et partiellement Charlotte quand elle sera là bien entendu..
immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 16:24 Répondre
Pocahontas est loin d'être stupide, elle se doutait bien que cette Madame Cowen avait obtenu quelque chose de Gabriel dont il refusait de parler. Cela la chagrina une fois de plus surtout après avoir entendu les ragots de Kisos concernant la beauté de cette femme. Qui était-elle ? Et pourquoi s'intéressait-elle de près à sa famille. Son oeil suspicieux vint forcément s'intensifier mais elle comprenait aussi qu'ils ne pouvaient pas en parler près de Kisos. Elle préféra donc se concentrer sur les attrapes-rêves qu'ils avaient à faire.
Ce fut un après-midi doux et tranquille. Après avoir fini leur activité, Pocahontas proposa une balade à trois. Ils longèrent le chemin qui menait sur la côte et écoutèrent avec attention le si bel écossais qui leur servait de guide. Kisos écoutait avec attention son père et le questionnait sur tout. Sa vive curiosité n'était jamais asséchée. Quant à Pocahontas, elle suivait d'un pas dolent les deux hommes de son existence tout en profitant du souffle d'air qui les enveloppait. Cette vision si particulière de ces deux êtres emplissait son coeur d'un bonheur évident qu'elle sentit sur le point de se briser. Chassant rapidement cette idée de son esprit, elle vint les rejoindre en voyant leurs signes de main.
Ils rentrèrent à la maison sur les coups de cinq heures. Kisos dévora son goûter et Pocahontas bu un thé. Gabriel avait apparement du travail dans son bureau alors elle le laissa travailler. Elle avait hâte d'être seule avec lui pour le questionner sur cette Madame Cowen qui n'avait toujours pas quitté son esprit. Mary revenait de sa journée bridge avec ses amies. Pocahontas n'eut pas le coeur de lui en vouloir suite à la venue de James. Après tout, c'était une tentative maladroite d'arranger les choses. Alors, elle passa cet épisode et préféra se concentrer sur le positif :
- Mary, pourrais-tu garder Kisos ce soir ? J'ai préparé une surprise pour Gabriel mais cela nécessite que l'on parte tous les deux la soirée.
La vieille femme ne pouvait pas lui refuser quoi que ce soit. Kisos rouspétait un peu à l'idée de devoir quitter ses parents la soirée et négocia la venue de Charlotte. Pocahontas accepta ainsi que Mary et autorisa même l'enfant à aller chercher son amoureuse en tenant un billet de sa mère comme gage de sincérité auprès de Anya et Garrett :
- Ainsi, tous les couples auront un moment pour eux, se dit-elle en finissant de mettre différentes nourriture dans un panier.
Lorsque Charlotte arriva, Pocahontas leur fit faire une nouvelle activité. Traire la chèvre pour récupérer du lait et confectionner un gâteau qu'ils mangeraient pour le dessert. La petite fille adorait passer du temps avec Kisos et sa mère. C'était moins formel que chez elle où tout était code et étiquette. C'est lorsqu'elle se confia sur ce sujet que Gabriel refit enfin son apparition. Son air soucieux était discrètement dissimulé un sourire de façade que Pocahontas reconnut, mais elle ne dit rien. Pas encore.
- Duda, je fais la cuisine avec ma fiancée. Tu fais à manger toi avec maman dès fois ? demandait le petit garçon en léchant ses doigts plein de chocolat.
- Ton père m'aide bien plus que tu ne le penses. Sauf à la chasse, il est très nul à ça.
La brune souriait amusée du souvenir de Gabriel essayant de chasser lorsqu'ils étaient plus jeune. Sa moue moqueuse lui donnait un petit air attendrie. Une fois la vaisselle faite, elle vint s'approcher de lui et embrassa son bras :
- Prépare-toi, nous partons. Je t'emmène ce soir.
immarcescible, Posté le mercredi 06 octobre 2021 22:15 Répondre
Comme à son habitude, Kisos tint toute la conversation autour de ses notes, de ses cours et des copains. Il était une vraie pipelette et cela amusait toujours autant sa mère. Pocahontas avait rapidement rejoint les deux garçons et mourrait de faim ce qui avait plus au petit brun. Mangeant de bon appétit, elle l'écoutait évoquer encore et encore sa matière préférée, les sciences. La brune se retenait de dire qu'il était évident qu'il aimait cette matière puisqu'en effet, il admirait son père et qu'il voulait lui ressembler. Peu importe, elle aimait les voir si proche tous les deux.
Une fois le dessert pris, Pocahontas fronça les sourcils en voyant Gabriel disparaître comme un voleur. Elle avait bien vu que son oeil s'était noirci en entendant parler de cette Madame Cowen. Jamais encore elle n'avait entendu parler de cette femme, et que pouvait-elle bien vouloir à Millie ? Alors qu'ils finissaient la vaisselle entre mère et fils, la jeune femme demanda à son fils si il savait qui était cette jeune femme dont il avait parlé à table :
- Il s'agit d'une dame aux cheveux de feu, expliquait l'enfant l'air de rien, tous les copains ils disent qu'elle peut être très méchante si tu ne suis pas les règles du village. Mais ils la trouvent aussi très belle. Avant ton arrivée, tout le monde disait que c'était elle la plus belle d'ailleurs.
- Ce sont de vils flatteurs Kisos, tu ne dois jamais rentrer dans ce jeu là.
- Oui parce que pour moi tu es la plus de toutes les femmes ex aecquo avec Charlotte.
Cela fit sourire tendrement la jeune femme qui embrassa le front de son fils. En attendant Gabriel, ils décidèrent de faire des attrapes-rêves. Kisos adorait en faire avec sa mère car bien souvent elle chantait ses mélodies préférées. Le soleil étant revenu, elle décida de se munir de fil clair et noua autour d'une branche simple des noeuds sous l'oeil fasciné de son enfant.
Pendant ce temps, Meghan fermait la porte derrière le colosse écossais, fantasme constant qu'elle n'avait jamais réussi à assouvir. Elle portait une robe singulière pour l'occasion. Ses cheveux d'un roux étincelant lui donnait des allures de sorcière moyen-âgeuse, elle n'en était pas moins éblouissante d'ailleurs. Lentement, elle vint s'approcher du brun et caressa l'air de rien son dos en frissonnant de plaisir de le voir dans sa modeste demeure :
- J'ai bien certaines idées concernant ta présence ici mais je crains qu'elles ne correspondent pas forcément à mes désirs malheureusement.
Il était certain qu'elle jouait avec lui. Tel un chat qui avait prit entre les mailles de son filet une proie qui se débattait férocement. La jeune femme tournait dans son chaudron sa soupe et jeta un oeil sur le colosse qui semblait s'impatienter :
- Gaby, Gaby, Gaby.. Pourquoi as-tu toujours cet air si ronchon quand tu sais pertinemment ce que je désire. Ta sauvage ne pourra jamais se faire à notre vie du village c'est bien pour ça qu'elle est partie la première fois non ? Pour ensuite revenir avec votre charmant petit bâtard ? Pourquoi ? Être mère célibataire est plus difficile que tu ne le crois mon cher. Tu n'es qu'une bourse remplie d'or pour elle, voilà tout.. Tu ferais mieux de la renvoyer chez elle. Ce serait plus simple pour tout le monde.
immarcescible, Posté le mercredi 06 octobre 2021 13:26 Répondre
S'était-il écoulé deux, quatre ou six heures ? Elle ne se souvenait plus. Là, sous la chaleur de son torse, de ses muscles, de ce bras droit qui le retenait contre lui, elle rouvrait des yeux timides dans la lumière du soleil qui venait de réapparaitre. Son corps nu sous le sien, sur ce canapé si étroit mais qui avaient subi leurs assauts, elle se blottissait sensuellement contre lui en embrassant du bout de ses lèvres la peau de son cou, comme pour le ramener à la réalité tout en chérissant les derniers instants qu'ils pouvaient encore partager :
- Isha.. Isha.. Isha.., gémissait-elle encore en sentant ses derniers mouvements de bassin en elle.
Deux syllabes qu'elle avait prononcées durant cette folle passion qui les avaient pris à travers ses feulements. Cette fois, pourtant, elle murmurait avec une douceur qu'elle ne se reconnaissait pas, puisque pendant deux jours, cela avait été la guerre. Il était un peu plus de midi, d'après son l'arrivée surprise de Kisos. Ses fins doigts disposés sur la barbe brune qu'elle caressait, Pocahontas se mordait la lèvre en pareille contemplation, mais surtout par la surprise d'entendre leur fils les surprendre une fois de plus. Gabriel semblait parfaitement gérer la situation mais cela fit pousser un rire à la brune qui posait sa main sur ses lèvres pour le couvrir :
- Quelle idée ai-je encore eu de te séduire à cette heure-ci..
Non loin de culpabiliser mais elle profitait encore de ce nuage de désir et de sensualité pour laisser ses doigts parcourir la peau frémissante de son adoré. Ils firent le contour de ses muscles saillant sur le ventre jusqu'à descendre sur ses fesses qu'elle griffait lentement. Mordillant son cou tendu par le désir elle murmurait :
- Ce soir, toi et moi seulement. J'ai une surprise. Personne ne viendra nous interrompre sinon je jetterais finalement un sort, plaisantait-elle en déposant un dernier baiser sur ses lèvres.
A regret, elle réussit à s'extirper de sous Gabriel et s'enrouler dans le plaid. Ses joues étaient rougies par l'effort et le plaisir. Ses yeux brillaient d'une intensité sensuelle et taquine sous un amas de cheveux post-sexe qui lui donnait un air de petite dévergondée. Rapidement, elle remonta pour se changer et enfiler des vêtements secs. Kisos patientait dans sa chambre pendant ce temps et en vint à crier de son lit :
- Duda ! J'AI FAIM !
En entendant son père lui autoriser à descendre il ne se fit pas prier. Arrivé dans la cuisine, il aida à mettre le couvert mais chercha sa mère du regard inquiet :
- Ma' est punie dans sa chambre parce que tu es en colère contre elle, demandait-il naïvement, parce qu'elle est triste tu sais. Hier soir elle n'a pas voulu manger.
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 21:37 Répondre
Dire qu'elle n'est pas rassurée est un euphémisme. Pocahontas observe la scène entre son père et Gabriel avec une inquiétude grandissante. En se mettant à dos tout le monde, Gabriel risque de perdre sa famille et ses amis. Mais le brun est sans appel, il vire littéralement son père de chez lui comme un mal propre ce qui fait glacer le sang de la jeune femme. Se sentant coupable d'une telle situation, elle s'empresse de courir après James malgré la pluie. Les mots de Gabriel annonçant leur départ prochain du village lui firent l'effet d'une bombe. Il était hors de question qu'ils quittent son foyer à cause d'elle. Arrivé près de James, nullement couverte, elle l'attrapa par le poignet :
- James ! Prévenez le prêtre que je me ferais baptiser en fin de semaine. Je ne veux pas que vous soyez séparé de votre fils une nouvelle fois.
Au loin, la jeune femme entendait Gabriel l'appelait. Elle l'ignora un instant, juste le temps de se mettre d'accord avec son beau-père qui semblait rassuré de la décision de sa belle-fille. Malgré elle, elle se pliait aux usages du village afin de préserver sa famille. C'était trop pour elle de voir le brun se déchirer ainsi à vouloir toujours la protéger. Lorsqu'elle arriva sur le pas de la porte, elle était complètement gelée et trempée. Le brun l'a regardait comme furieux de l'avoir vue quitter ainsi la maison sans s'être couverte.
Grelottant, elle se réfugia rapidement près de la cheminée en retirant ses vêtements. Les tissus étaient éparses devant la cheminée alors qu'elle se rapprochait comme elle pouvait du feu crépitant. Heureusement, elle se couvrit du plaid sur lequel Gabriel était assis peu de temps auparavant. Elle essorait ses cheveux sur le sol en regardant l'être de son coeur, désolée. Sans doute ne comprenait-il pas. Alors, elle se leva et vint contre lui en prenant sa main dans la sienne pour la porter sur sa joue :
- J'ai dis à ton père de prévenir votre prêtre de mon baptême prochain.
Voyant la réticence directe de Gabriel, elle vint agripper son visage entre ses mains pour planter ses iris de velours dans les siens. C'est avec fermeté qu'elle débuta son explication :
- Ecoute-moi bien, tu as tout abandonné pour me retrouver il y a huit années de cela. Tu t'es conformée aux us et coutumes de mon peuple jusqu'à en perdre la mémoire. Je ne te laisserais pas tout sacrifier pour moi une nouvelle fois. C'est à mon tour de me convertir et de me donner à ton village. Tu as tout donné pour moi, je veux faire la même chose.. Si c'est pour te protéger toi et notre famille. Millie et Binki comprendront..
Sur la pointe des pieds, elle venait lui donner un tendre baiser toujours en caressant ses joues mais avec plus de douceur. Elle ne lui avouait pas la peine que cela engageait chez elle, ni même la peur que cela ne s'empire de devoir se convertir. En faisant cela, elle savait qu'ils gagnaient mais elle voulait à son tour protéger sa famille. L'épais plaid tombait au sol mais elle s'en fichait. Elle se blottissait nue contre lui embrassant son cou avec douceur :
- Tu es toujours en colère ? Parce que je connais une bonne manière de faire baisser toute la tension qui est accumulée ici..
Lentement, ses doigts caressaient la boule de nerf de sa nuque qu'elle massait lentement avant de descendre sur le bas de son dos pour toucher un autre point sensible :
- Ici et.. Ici..
Pour finir, elle posa sa main sur son entrecuisse. Ses cils papillonnaient, comme pour le séduire. Elle en avait marre de faire la guerre avec lui. Si cela pouvait calmer le village et rassurer Gabriel, alors c'était la meilleure solution.
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:45 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:45 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:45 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:44 Répondre
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immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 16:51 Répondre
Réentendre ce récit était toujours aussi bouleversant pour Pocahontas. Une part d'elle avait envie de tout quitter et de remonter le temps pour assassiner de ses propres mains le fameux Hugh. Mais sa promesse à Gabriel l'en empêchait. Il lui avait fait juré de ne jamais interférer dans son passé et elle avait tenu sa parole. Néanmoins, il était difficile pour elle de dissimuler sa douleur surtout lorsqu'elle le sentit resserrer ses doigts sur sa main. La douleur dans son regard, les veines de son cou tendues et son regard.. ce regard affolé, inquiet et désespéré.
Après un câlin blottis les un contre les autres, elle poussa un soupire de soulagement. Kisos semblait moins tendu, compréhensif. Elle le suivit jusqu'à sa chambre pour s'assurer qu'il y resterait et il lui promit en embrassant le front de sa chère mère.
Puis, lentement, elle rejoignit la chambre qu'elle occupait avec Gabriel. Elle le retrouva assis sur leur lit, l'oeil dans le vide. Inquiète, elle revint à lui et s'agenouilla. Embrassant ses mains, elle craignait que toute cette histoire l'ai anéanti une fois de plus. Inspirant profondément elle relevait son regard larmoyants vers le sien :
- Je suis désolée mon amour mais il devait savoir. Je suis désolée que tu doives ressasser encore tout cela.. si tu savais à quel point j'aimerais soulager ta douleur.
Et c'était sincère. Pocahontas vint se relever et venir s'asseoir sur les genoux de Gabriel dont elle prenait le visage entre ses mains. Avec douceur, ses pouces caressaient ses joues alors qu'elle déposait des baisers légers comme des plumes sur ses yeux et ses lèvres :
- Demain j'irais parler à Anya et tout s'arrangera. Je te le promets.. Tu sais pourquoi ? Parce que nous voulons cet avenir dont tu m'as tant parlé. Une famille unie, présente pour ses enfants et ses amis.
L'espoir ne quittait jamais la brune qui le contemplait tendrement. Caressant ses boucles poivre et sel elle ne pouvait s'empêcher de lui sourire. Posant son front contre le sien elle murmurait :
- Je t'aime mon bel highlander.
La soirée se terminait ainsi, dans la douceur des bras de son époux. Si seulement elle savait à quel point elle aurait du en profiter encore et encore. Dans la nuit, Kisos prit la décision de se rendre à la grotte aux fées. Muni de son couteau, il se dirigeait vers ce qui allait changer son destin pour tout jamais. Il lui fallut beaucoup de concentration et d'énergie pour savoir où se rendre. Pourtant, il y arriva. Voilà longtemps qu'il n'avait voyagé. Passer du temps avec Charlotte avait été plus important pour lui que de voyager, au plus grand plaisir de son père, au point qu'en arrivant dans ce nouvel espace temps il sentit sa tête s'écraser de douleur. Il avait oublié cette sensation si particulière.
Il se trouvait tout près des pierres qui avaient amenés sa mère la première fois. En se redressant il vit au loin un petit garçon qui lui rappelait étrangement lui-même, mais c'était son père. Vif comme l'éclair il courait après un chien alors que Mary l'appelait pour le déjeuner. C'était émouvant et si étrange à la fois. Mais il ne devait pas perdre de vue son objectif. Si il était partit de manière impulsive il n'avait pas pensé qu'il devait trouver le lieu d'habitation du vieux Hugh. Alors, le moyen le plus simple serait tout simplement d'attendre que le petit Gaby le dirige.
Pas manqué, quelques heures plus tard, il vit l'enfant sortir de la maison. Les épaules affaissées lui rappelaient celles de son père lorsqu'il était en proie à une douleur certaine. Il ne pouvait ignorer les mots cru et violent de son père et il ne pouvait non plus ignorer. Se dissimulant du mieux qu'il avait appris de son oncle Nashoba il suivit donc l'enfant. Ce dernier retrouva James qui l'attendait impatient près de la Mairie :
- Gabriel ! Mais que fais-tu à la fin ! Hugh nous attends depuis une demie-heure.
- Je sais père mais je.. mais j'ai mal au ventre.
- Balivernes, suis-moi donc !
Son grand-père n'avait rien de l'homme doux et attentif qu'il avait alors connu. En les suivant il comprit que c'était la deuxième fois que Gabriel allait chez son bourreau. Il essayait tant bien que mal de ralentir son trajet jusqu'à chez lui mais James l'y trainait vraiment. Toquant à la porte, un homme d'une haute stature apparu. Il avait vraiment la mine effroyable avec cette atroce balafre sur le visage. Même Kisos eut peur de lui. Il se dirigea rapidement dans les écuries et se dit qu'il serait mieux d'attendre.
En effet, il n'eut pas à entendre longtemps pour qu'enfin le monstre surgisse en tenant dans sa main celle du petit garçon pleurant et effrayé. Kisos doutait de sa présence, il ne savait pas si il aurait le cran de le faire désormais. C'était une chose de vouloir tuer et une autre de le faire. Inspirant profondément il ne pu s'empêcher de sentir une colère monstre et sourde envahir ses pensées surtout en entendant les supplications de son père. Se redressant, il surgit de l'ombre et oublia tout. Sa famille, Charlotte, ses rêves, ses aspirations, ses projets. Il devait être le sauveur, le vengeur de son père.
Arrivant derrière Hugh et dans l'ombre, il lui donna un violent coup derrière la tête avant de l'égorger tout simplement devant un Gabriel qui ne devait très certainement rien comprendre. Etrange sensation que de sentir qu'un homme perd la vie par sa main. Kisos était recouvert de sang mais il s'en fichait. Son père serait désormais libre et plus rien ne pourra le séparer de Charlotte :
- Tu es sauvé Duda ne t'en fais pas..
- Du.. Du quoi ? demandait en larmes le garçon.
- Je.. Je.. Rien.. Non, rien..
Au moment où il se redressait, il tendait sa main au petit Gabriel. La ressemblance avec Kisos était frappante hormis sa couleur de peau. Il sentit un picotement dans sa main et quelque chose d'étrange lui comprimer le coeur et les poumons :
- Mais tu.. tu es un fantôme ? demandait Gabriel prêt à fuir.
- Je.. Je disparais ?
Puisqu'il avait modifié le passé, Kisos n'avait pas eu conscience qu'il modifiait aussi sa venue au monde. Ce n'est qu'en se rendant compte qu'il disparaissait de son erreur. Paniqué, il lâcha son poignard ensanglanté dans l'herbe et regarda son père dans les yeux :
- Tu dois la retrouver ! Retrouve Ma' ! Matoaka ! Retrouve-là ! tentait-il de hurler.
Mais il ne s'agissait que d'un souffle puisque comme par magie, Kisos disparut.