immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 17:16 Répondre
Pour les amérindiens le corbeau était associé à la magie, à l'intelligence. Pocahontas regardait avec désolement la pauvre créature maltraitée qui gisait dans le linge autrefois propre. Que signifiait ce tel signe chez Gabriel. Il était vrai qu'elle n'avait aucune idée de ce que signifiait ce message mais elle pressentait surtout que cela n'était pas bon signe.
Ses inquiétudes se renforcèrent surtout avec l'arrivée en nage de Gabriel. Il avait l'air inquiet malgré la fureur qui se lisait toujours sur ses traits. Son regard se baladait entre elle et l'oiseau qu'elle tenait. Alors qu'il allait parler, une personne frappa à la porte. Le discours tenu par le fils du boulanger acheva Pocahontas qui sentit la tension de Gabriel s'épanouir dans toute la pièce.
Lorsqu'il ferma la porte comme il l'avait claqué la veille au soir, la brune se tendit une nouvelle fois. Une sorcière ? Alors c'était à nouveau ce que pensait le village ? Fermant les yeux de dépit, elle soupira longuement avant de s'affaisser sur le fauteuil. Elle reprit ses esprits et regarda l'oiseau qui gisait toujours entre ses mains et parla enfin à l'attention du brun :
- Que signifie les corbeaux cloué à la porte dans ta culture Isha, demandait-elle prudemment, chez les miens ils sont inoffensif. Ce sont des symboles purs. Mais au vu de la menace du fils du boulanger, je crains que ce soit une menace. Me trompe-je ?
Elle levait enfin ses prunelles vers celui contre lequel elle était en colère. Pourtant, en voyant la tension qui s'emparait de son corps elle comprenait qu'il avait tout simplement peur de la perdre. Ce n'était pas un orgueil de colon comme elle s'en était persuadé. Non, c'était plus fort que cela. Gabriel n'aspirait qu'à la tranquillité et encore une fois elle venait la rompre à cause de ses croyances :
- Je ne m'excuserais pas de vouloir célébrer ce mariage Isha. En revanche, je te demande pardon de ne pas avoir été de ton côté. Je ne comprenais pas ce que tu essayais de me dire. J'avais.. J'ai souvent peur de ne pas être à la hauteur et je viens encore de te le prouver.
Les yeux et la tête baissée, elle venait refermer le linge sur l'animal mort pour aller l'enterrer. Le posant dans une petite boîte de bois vide elle referma cette dernière avant de se poser devant le colosse qui inspirait et expirait bruyamment. Elle venait à lui, essayait de lui faire comprendre qu'elle n'avait jamais été son ennemie :
- Je sais que je te porte préjudice avec mes prières et mes croyances mais c'est comme ça que tu m'as aimé. Je ne peux pas modifier ce que je suis, expliqua-t-elle enfin d'une voix basse, je suis blessée que tu retournes contre moi ce que tu aimais autrefois. Je suis blessée que tu reparles sans cesse de mon père et de ses erreurs. Mon peuple, ma vie me manque parfois je te l'accorde mais cela ne me touche pas quand je sais que tu es là et que tu me soutiens. Nous sommes une famille, tu l'as toujours dis. Nous ne devons rien aux autres.. Il n'y a que ton avis qui compte pour moi et je suis dévastée à l'idée que tu puisses avoir honte de ce que je suis.
Dans un long soupire, elle releva enfin son visage vers le sien. La boite contenant l'oiseau mort était entre eux et elle lui expliquait qu'elle allait l'enterrer dignement dans le jardin :
- Je ne veux pas que tu rejettes ta famille, tes amis et tes patients Isha.. Je voudrais vivre à un endroit où l'un comme l'autre nous n'aurions pas à rejeter qui nous sommes vraiment. Seulement, j'ai l'impression que quelque soit le pays ou le temps où nous sommes personne ne veut nous laisser nous unir. Aider Millie et Binki c'était ma manière je pense d'aider deux personnes que tout opposait, comme toi et moi. Tu comprends ? Maintenant, je vais enterrer l'animal dans le jardin. Mais je te promets de faire ça discrètement pour ne pas t'attirer encore plus d'ennuis.
Finalement, elle se dirigeait jusqu'à la cuisine cherchant un vêtement de pluie pour la protéger de toute cette tombée d'eau qui ne cessait pas depuis le matin même.
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 14:22 Répondre
C'était comme si la météo reflétait parfaitement ce qu'il se passait dans le foyer. Pocahontas enrageait littéralement contre Gabriel qui osait évoquer son père à nouveau. Terrible blessure qu'il adorait ressortir à chaque fois qu'il voulait blesser la jeune femme. Refoulant ses larmes de colère elle ignora tout bonnement Mary pour ne pas exploser son mécontentement sur elle. Non, elle voulait le garder uniquement pour Gabriel. Mais comment pouvait-elle passer ses nerfs maintenant ? C'était impossible se sortir avec cette pluie torrentielle.
Elle se mit donc en quête de ranger un peu la maison et faire du tri. Bien sûr, toutes les affaires de Gabriel était rangée soigneusement dans son bureau. Elle ne jetterait rien sans en avoir parlé à son époux. Et non, il ne s'agissait toujours pas de son époux. Frustrée, elle l'était car encore une fois les autres avaient réussis à les séparer. Pire, Gabriel leur donnait raison cette fois-ci.
Ce n'est pas tout de suite qu'elle entendit Anya entrer dans la pièce et encore Mary partir. C'est un toussotement qui la ramena sur terre et elle sursauta. La Duchesse s'excusa et lui demanda de l'ausculter. Pocahontas hésita un moment lui rappelant qu'elle n'était pas docteur et que Gabriel serait certainement plus performant qu'elle :
- Vu dans l'état de rage dans lequel il est je crains fort de devoir le gifler parce qu'il me maltraitera ma chère, répliquait Anya en s'asseyant sur le petit divan du salon, et vous comme moi savons pertinemment que cela ne vaut mieux pas surtout lorsqu'il est fou de rage. Je crois bien ne l'avoir jamais vu dans un tel état.
- Cela prouve bien que vous ne connaissez pas totalement Isha. Quand il est furieux il peut devenir pire qu'un ours affamé.
Un tonnerre s'abattît près de la maison ce qui fit sursauter la Duchesse. Pocahontas n'avait pas peur et vint simplement s'agenouiller devant elle. Tranquillement, elle porta sa main sur son ventre et sentit de forte vibration venant de son utérus :
- Venez, allons dans l'ancien cabinet de Gabriel. Je pourrais vous ausculter plus sérieusement.
Elle la conduisit dans la petite pièce où Gabriel l'avait conduite la première fois. Une fois en petite tenue, elle pu à loisir toucher son ventre et son pubis. Ses méthodes surprenaient Anya qui frissonnait de peur par moment :
- Je ne vous ferais pas de mal n'ayez pas peur, murmurait Pocahontas pour la rassurer, je sais que c'est une situation très inconfortable alors n'ayez pas peur.
- J'ai besoin de penser à autre chose que vos mains sur moi. Pourquoi vous êtes-vous disputé avec Walker ?
- On dirait qu'il ne supporte pas mes convictions et mes croyances. Il ne supporte pas l'idée que je puisse venir en aide à des amies. Il semblerait qu'il préféré écouter l'opinion publique plutôt que sa femme... Enfin.. Je ne suis pas sa femme ici. Ce qui me navre..
- Pourquoi ne vous mariez-vous pas ?
La brune haussa les épaules en préparant un baume censé apaiser les douleurs d'Anya. C'était une question qu'elle se posait depuis leur retour en Ecosse mais auquel elle ne savait répondre. Elle hésita un moment avant de lui avouer tout simplement ce qu'elle avait sur le coeur. Assise à ses côtés tout en étalant le baume sur son ventre arrondi :
- Pour moi nous sommes mariés et ce depuis toujours. Mais ici, vos coutumes.. J'ai peur qu'elles détruisent tout ce en quoi je crois. Il n'y a pas de possibilité d'épanouissement pour moi et je crains que ce soit un frein à notre couple car je ne pourrais me résoudre à abandonner ce en quoi je crois. Et c'est ce que me demande de faire Gabriel en m'interdisant de marier Millie et Binki. En étant mariée à lui ici, je devrais forcément me débarrasser de cette part de moi qu'il aimait avant. On dirait que maintenant... On dirait que cela le frustre que je ne rentre pas dans une certaine case.
Soupirant doucement, elle essuyait ses mains sur son torchon et observa le baume sécher sur la peau tendue de la Duchesse. Délicatement, elle en rajoutait un peu tout en réfléchissant à ce qu'elle venait d'avouer :
- Peut-être que parce que nous n'avons jamais eu de réel avenir n'avions nous jamais pensé à tout cela. Nous avons toujours agis par passion et désir. Sans doute n'étais-je pas faite pour lui.. Encore une fois je trouble sa petite vie. Je ne sais pas ce qu'il cherche et je ne comprends pas sa peur. Pensez-vous que je puisse lui faire honte ?
Pendant ce temps, Mary avait couru jusqu'à l'Hôtel de Ville pour avertir James des décisions de Pocahontas malgré ses multiples mise en garde ainsi que celles de Gabriel. Elle ne voulait pas la dénoncer méchamment. Elle voulait simplement que le patriarche trouve un moyen de régler cette histoire avant qu'elle ne dégénère. Lui, autrefois, avait été le seul à lui venir en aide et lui faire confiance quand tout le monde l'avait repoussée :
- Pocahontas est têtue et elle célébrera quand même ce mariage. James, je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Tu sais à quel point Gabriel deviendrait fou de rage si on lui prenait une nouvelle fois son épouse.
James décida donc d'aller voir son fils. Il était midi et lorsqu'il entra dans le cabinet il sentit l'atmosphère lourde qui y régnait. Rien à voir avec les jours précédent où son fils semblait heureux et satisfait. Ces deux là étaient pire que des aimants à sensation. Tout le monde salua le maire alors que ce dernier se dirigeait vers le bureau de Gabriel. Il remplissait nombre de dossiers ce qui l'inquiéta. James eut l'impression de le revoir des années en arrière lorsqu'il travaillait tête bêche sans repos :
- Fils. Mary est venue me voir.. Elle m'a appris ce que Pocahontas compte faire. Il faut l'en empêcher. Si tu ne peux pas lui parler je peux lui envoyer notre prêtre.. Et les soeurs. Sans doute sera-t-elle plus susceptible de les écouter.
Maladroitement, James annonçait que Gabriel ne savait pas parler à son épouse. S'asseyant sur l'un des fauteuils, il reprit sur un ton toujours aussi tranquillement mais qui se voulait aussi quelque peu menaçant :
- On doit détruire ce problème à la racine. Pocahontas doit cesser de se rebeller contre notre système. Pourquoi ne pas lui faire un peu peur.. Cela lui fera cesser toute sorte de bizarrerie de son peuple qu'en penses-tu ? Je peux me charger de tout si tu le désires. D'ailleurs, j'ai déjà envoyé quelqu'un lui parler. Tu te souviens de Meghan, je crois qu'elle avait un béguin pour toi. Elle va tenter de lui parler dans la matinée.
Sans le savoir, James avait envoyé chez son fils et sa belle-fille la personne la plus malfaisante du village. Celle qui avait tant voulu Gabriel des années auparavant qu'elle avait évincé toutes ses concurrente jusqu'à l'arrivée de Maria. Si elle avait du se faire une raison à ce moment là, elle n'en n'avait pas moins jubilé lorsqu'elle avait appris sa mort.
Au cabinet que Pocahontas avait créé en amateure, elle retirait le baume du ventre d'Anya qui semblait apaisée. Elle lui prépara un pot et lui conseilla d'en appliquer sur son ventre deux fois par jour :
- A mon avis, cela fais déjà quatre mois que vous êtes enceinte.
- Quatre ? Mais mon ventre se voit à peine ! s'étonnait la Duchesse.
- Ne vous inquiétez pas, il va vite surgir maintenant que vous le savez.
- Tu es épatante Pocahontas. Je vais t'envoyer mes meilleures amies pour que tu les soignes. J'ai plus confiance en tes mains de femme que tous les autres hommes que j'ai pu croiser. N'y vois aucune offense envers Gabriel surtout.
- Je peux le comprendre et je suis persuadée qu'il ne serait pas vexé ne t'en fais pas.
Pocahontas tentait de rassurer la jeune femme et lui proposa de repasser dans une semaine pour s'assurer que ses douleurs ne reprendrait pas. Anya voulut la payer mais l'amérindienne refusa. Parler avec elle lui avait fait du bien. Elle la raccompagna sur un bout de chemin avant de finalement rentrer car la pluie était torrentielle. En arrivant, elle trouva de cloué sur la porte un corbeau cloué à la porte d'entrée. Se figeant, elle sentit un trouble l'envahir ne comprenant pas ce que cela signifiait. Regardant autour d'elle, Pocahontas ne vit rien ni personne. Tout était extrêmement silencieux malgré l'orage et la pluie. Avec délicatesse elle retira l'oiseau de la porte qu'elle emmaillota dans un linge propre avant de venir se réchauffer dans le salon près de la cheminée pour prier pour l'âme de ce petit animal sans défense.
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 12:12 Répondre
La porte qui claqua fit trembler toute la maison, Pocahontas y compris. Soudainement, elle ne savait plus si il s'agissait du froid de la pluie ou du frisson d'horreur des mots de Gabriel qui la prenait. Il avait été monstrueusement désobligeant à son égard et elle ne le comprenait pas, plus. Kisos accourait rapidement à elle et l'enlaça sans doute lui aussi apeuré des cris de son père. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer mais il voyait bien la détresse qui se lisait sur le visage de sa mère. Tant bien que mal, elle le rassura et lui ordonna d'aller faire ses devoirs. Malgré lui, il s'y rendit non sans avoir jeté un coup d'oeil sur Mary qui avait passé la tête dans le haut de l'escalier.
Pocahontas écrasa une larme qui roulait sur sa joue avec la manche encore humide de sa robe. La vieille femme descendit prestement inquiète que prenait la tournure des évènements entre le couple. Elle se hâta et vint aider la jeune femme à s'asseoir sur le fauteuil encore vexée et tétanisée par la colère de Gabriel qui lui rappelait celle de Naples :
- Il est juste vexé mais il va revenir ne t'en fais mon petit soleil, tentait d'excuser Mary.
Mais l'amérindienne n'avait pas envie de parler. Elle était beaucoup trop bouleversée pour ça. En plus de l'avoir accusée des pires méfaits concernant leur famille ce qui était en soit déjà quelque chose de dramatique, elle ne pu supporter les mots de dédain qu'il eut contre ses convictions et les coutumes de son peuple. Jamais il n'avait fait aussi peu preuve de tolérance à son égard. Cela lui rappelait bien les bassesses des colons qu'elle avait du subir et cela la déçu qu'il puisse être aussi moqueur et infantilisant.
Après avoir été prendre un bain chaud, elle fit le dîner pour Kisos et Mary. Le repas se déroula dans un silence extrêmement froid. La jeune femme n'avait toujours pas décroché un seul mot et elle semblait complètement fermée. Le petit garçon ne faisait aucune vague et n'eut pas besoin d'entendre sa mère dire quoi que ce soit, il débarrassa son assiette et monta se préparer pour la nuit. Lorsqu'elle vint le border, il osa enfin lui demander :
- Ma', pourquoi Duda est si en colère. C'est mal de vouloir marier tante Millie et Binki ?
- Pour certaines personnes du village cela l'est oui. Mais tu dois toujours garder en tête que ce n'est pas juste de priver deux personnes qui s'aiment de s'unir. Tu m'entends ? Ne les écoutent pas, jamais d'accord ?
- Je ne veux pas qu'ils s'en prennent à toi et Duda.
- Comme si j'allais les laisser faire..
Elle déposa un tendre baiser sur son front avant de le bercer le temps qu'il s'endorme. C'est blottie contre lui qu'elle resta un long moment attendant les pas lourd de son époux surgir dans l'escalier. Mais il ne vint pas. C'est tard dans la nuit qu'elle l'entendit rentrer. Il la réveilla car il semblait tituber. Lentement, elle descendit et comprit qu'il était saoul. Elle aurait aimé le bousculer et profiter de l'avantage qu'elle aurait eu puisqu'il était éméché mais elle se disait que ce n'était pas fairplay. Elle vint seulement ranimer le feu pour ne pas qu'il ai froid et le couvrit d'un plaid avant de remonter dormir contre Kisos.
Au petit matin, elle descendit la première pour préparer le petit déjeuner de leur fils. Elle ne se gêna pas pour faire le plus de bruit possible. C'était une bien piètre vengeance contre Gabriel mais c'était tout ce dont elle était capable pour le moment. Lorsque le petit garçon descendit et vit son père se tenir la tête à cause de la douleur de l'alcool, il vint vers lui :
- Tu veux que Ma' te fasse un bisous magique sur le front Duda ? Ses baisers soignent tous les maux.
- Kisos vient donc manger sinon tu vas être en retard à l'école.
- Mais Ma', Duda semble avoir mal à la tête.
- Ton père sait parfaitement ce qu'il fait ne t'en fais pas. Tous les écossais savent parfaitement ce qu'il faut faire sur Terre donc ne te fais aucun soucis pour lui.
Le petit garçon ne répliquait pas. Il comprenait que tout était sensible encore. Il mangea rapidement son petit déjeuner et récupéra son sac avant de s'approcher de son père pour lui souhaiter une bonne journée pour finalement disparaître. Pocahontas continuait de ranger et de faire autant de bruit possible sans pour autant accorder la parole à Gabriel qu'elle ignorait.
immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 21:50 Répondre
C'est pire qu'une déception pour Pocahontas. Jamais elle n'aurait cru que Gabriel ne fasse pas le choix de leurs convictions. Elle n'eut pas le loisir de lui dire ce qu'elle avait sur le coeur. C'était impossible avec Kisos qui arrivait à la maison pour le déjeuner. Fermée, elle n'arrivait pas à s'extasier devant le poème de leur fils qui lui avait pourtant valu une très bonne note. Non, elle ne cessait de penser au refus de l'écossais de vouloir prendre son parti. C'était bien la première fois qu'il ne lui faisait pas confiance et cela la vexait.
La brune sortit de sa torpeur lorsque leur fils évoqua le kilt. Elle afficha un léger sourire et lui ordonna se laver les mains avant de se mettre à table :
- Je t'ai fais un repas chaud, ensuite je t'emmènerais à l'école.
- Oh chic alors ! Tu pourras voir mes copains comme ça, s'extasiait le petit brun qui montait sur une chaise pour se laver les mains.
Pocahontas évita Gabriel qui tentait de lui donner un baiser avant de partir préférant aller dans le petit jardin pour récupérer un peu de mélisse. Lorsqu'elle rentra, Kisos était déjà attablé après avoir mis le couvert avec Mary. Cette dernière ne parlait pas, elle observait avec inquiétude et désolement l'amérindienne qui s'était fermée. Elle réfléchissait et posait le pour et le contre avec sa conscience. C'était une vraie déchirure que d'accéder à la demande de Gabriel quand elle connaissait la peine et la douleur qu'ils allaient infliger aux blondes.
Elle picora son assiette quand Kisos dévora la sienne. Après le repas, comme promis, elle le raccompagna à l'école. Il ne cessait de parler comme à son habitude, de tout et de rien. Mais Pocahontas restait songeuse incapable de dissimuler sa contrariété. Arrivés devant l'école, elle se pencha sur Kisos en caressant ses boucles brune avec douceur :
- Ma' que se passe-t-il ? Tu sembles soucieuse.
- Je dois prendre une grande décision mon Kisos qui fera forcément du mal à toutes les personnes que j'aime.
Le petit garçon écouta sa mère avec attention avant de l'enlacer et de reprendre sur un ton sérieux :
- Tu m'as toujours dis qu'il fallait faire les choses qui nous semblait juste même si les autres ne comprennent pas Ma'. Je crois que tu devrais t'écouter plus souvent..
Il avait ce sourire si mutin sur les lèvres qu'elle ne pu s'empêcher de fondre. Son petit soleil savait toujours comment trouver les mots justes. Pocahontas se pencha et lui donna un gros baiser sur la joue avant de lui dire de filer en classe. L'enfant partit, tout heureux de voir sa mère moins soucieuse. Elle resta un moment à le regarder jouer dans la cour avant de se diriger vers Millie qui comptait les enfants. Discrètement, elle s'approcha d'elle et l'emmena à part pour lui expliquer la situation. La blonde en pleurait de rage. Elle se faisait une telle joie, un tel bonheur que tous ses rêves semblaient s'effondrer :
- Et moi qui croyait qu'en voyageant dans le temps la société évoluerait, gémissait-elle de douleur en essuyant ses larmes d'un mouchoir qu'elle sortit de sa manche, tu refuses donc de nous marier ?
- Non, je le ferais si vous le désirez mais ce sera dans le plus grand des secrets.
- Mais.. Et Gabriel ? demandait-elle inquiète.
- Cela ne le concerne en rien. C'est vous, votre décision.
Millie semblait hésiter, elle craignait de mettre son amie dans l'embarras surtout qu'elle semblait avoir retrouvé un semblant de paix avec Gabriel. Elle ne voulait pas s'immiscer et créer une nouvelle cacophonie. Après s'être prise dans les bras et ordonné à Millie de réfléchir longuement avec sa fiancée, Pocahontas partie en direction du cabinet de Gabriel. Elle déposa à l'accueil son déjeuner et fila :
- Madame Walker vous ne voulez pas lui donner vous-même ? demandait la réceptionniste.
- Je ne suis pas la femme de M. Walker et non je n'ai pas le temps, dites-lui seulement que son fils l'attendra ce soir au cabinet je vous prie.
Pocahontas sortit sans attendre son reste du cabinet et se dirigea vers les landes. Elle devait réfléchir et prier dans la nature loin de tout ce vacarme et de ce village qu'elle maudissait. Cela devait bien faire une bonne heure qu'elle marchait sans réel but. Rien n'y personne ne l'attendait à la maison si ce n'est Mary qui devait coudre encore. Elle aurait pu passer voir Anya mais elle voulait la laisser se reposer encore un peu. Sans doute serait-elle de bon conseil cette Duchesse libérée. Epuisée, elle vint s'asseoir sur un petit talus qui offrait une vue sur le village assez impressionnante. Pocahontas contemplait la vue pensive. Comment un tel endroit si isolé et magnifique, pensait-elle, peut-il contenir tant de haine d'autrui ?
Elle entendit du bruit derrière elle et vit une petite chèvre marcher. Cela l'amusa. Elle vint se lever et s'approcha de l'animal qui s'enfuit une fois de plus un peu plus sur les hauteurs. Là, de l'autre côté de la petite plaine se trouvait une vieille maisonnette abandonnée entourée d'un champ de bruyère. Devant la maison se trouvait un immense pin qui lui rappelait étrangement celui de son rêve. Son coeur se serra devant cette vision alors que la chèvre se postait devant la petite maison de pierre. Pocahontas s'approcha et vit que personne n'y habitait. Touchant les pierres, elle sentait un pouvoir intense l'envahir comme celui des menhirs. Retirant rapidement sa main, elle trouble la saisit.
Ne pouvant s'en empêcher, elle entra. L'intérieur était plus grand qu'elle ne l'aurait pensé avec une immense pièce à vivre, cuisine et une chambre. A l'étage, se trouvait deux autres chambres avec une salle de bain. Etrangement, elle se sentait chez elle. Finalement, elle passa tout l'après-midi dans la petite maison à ranger et nettoyer de fond en comble. Ce ne fut que lorsque les derniers rayons du soleil apparurent par la porte ouverte qu'elle su qu'il était tard. Après avoir fermé précautionneusement la porte et nourri la chèvre avec de l'herbe sèche elle dévala la petite plaine qui conduisait chez les Walker.
La pluie avait remplacé le soleil de fin de soirée. Elle arriva trempée mais un sourire ravi sur les lèvres qui s'effaça en voyant la mine sombre de Gabriel sur le porche de la maison. Il semblait l'attendre et être mécontent. Trempée, elle passa près de lui en s'excusant et fonça devant la cheminée tout en retirant ses vêtements. Dans le coin de la pièce, le bureau du brun était entrouvert et elle pouvait voir Kisos faire ses devoirs. Mary avait étrangement disparu. Elle sentait Gabriel derrière elle mais elle préféra l'ignorer trop vexée encore par son non-soutien.
immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 21:04 Répondre
immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 16:08 Répondre
C'est en fredonnant, tranquillement dans la cuisine, que Pocahontas lavait ses herbes aromatiques. Elle pensait à mille choses comme le fait qu'Anya soit enceinte de nouveau. Cela lui faisait plaisir d'être dans la confidence et d'avoir bien cerné et analysé son corps. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à la proposition de Gabriel. Travailler auprès de lui et faire vivre le savoir de sa grand-mère ne pouvait pas lui déplaire après tout. C'était une vraie chance que de pouvoir soigner les gens.
Plus elle y réfléchissait et plus elle se projetait dans ce possible avenir. Mais la jeune femme fut tirée de ses pensées lorsqu'elle entendit son tendre amour venir à elle. Elle se stoppa néanmoins dans son élan en voyant la mine sombre et sérieuse qu'il avait.
Restant à sa place, elle essuya ses mains avec son torchon propre tout en l'écoutant évoquer l'annulation de ce mariage. Pocahontas ouvrit ses yeux en grand comme choquée qu'il puisse faire machine arrière. L'histoire de Mary l'a toucha, et elle comprit mieux sa crainte de voir Millie et Binki poursuivie par d'odieuses et terribles personnes. L'amérindienne percevait la douleur de la vieille femme et vint s'asseoir près d'elle.
Doucement, elle prit ses mains dans les siennes et écouta son récit jusqu'au bout. La jeune femme réfléchit un moment, touchée par le doux compliment que lui avait fait la vieille femme. Elle l'aimait sincèrement comme un parent et sa douleur devenait la sienne. Si seulement elle avait pu remonter le temps pour la sauver. Déposant un baiser sur sa paume de main ridée, elle répondit enfin :
- Je comprends ta peur et ta douleur mieux que quiconque Mary. Mais vivre dans la peur de l'autre n'aidera jamais à faire avancer le monde. Là d'où je viens, votre peuple exerçait un chantage odieux sur ce qu'ils appelaient les minorités. Et regarde aujourd'hui.. Certains sont plus riches que leurs anciens maîtres. Mary.. Je ne reculerais pas si Millie et Binki me demandent de faire une cérémonie. Et.. Et peut-être serais-tu surprise par les gens de votre village ? Beaucoup semblent s'être fait à ma présence et celle de Kisos.
Voyant le trouble de la vielle femme, elle insista donc en tenant ses mains dans les siennes :
- C'est louable de ta part de vouloir les protéger mais ce que tu as vécu est ton histoire. Millie et Binki doivent vivre la leur.. C'est à elle de décider, pas à nous. Mais je leur en parlerais avec Gabriel. Je te le promet..
Cette fois-ci, elle posa son regard de velours sur Gabriel qui semblait vouloir ajouter quelque chose mais elle le devança en se relevant. Son visage était ferme et certain ainsi que sa voix en déclarant :
- Si elles me le demandent je le ferais. Peu importe ce que pourra dire le village mais ce qui se passe entre deux êtres qui s'aiment d'un amour sincère ne regarde qu'eux. Et je ne me ferais pas complice d'une telle déception chez mes deux amies.
L'eau était entrain de bouillir et faisait sonner la bouilloire d'un son strident. Pocahontas qui était debout, en profita pour aller la récupérer et servir les tasses vides. Pendant qu'elle servait, Mary surenchérissait :
- Tu es trop têtue Pocahontas. Tu ne sais pas ce que tu risques à imposer ce mariage au reste du village. Mon enfant, tu dois protéger ta famille. C'est un devoir que tu as.
- Mon devoir est celui d'écouter mon coeur Mary. Comment puis-je prétendre éduquer Kisos si je ne suis pas en accord avec mes convictions ?
La jeune femme fronçait les sourcils en tendant une tasse à Mary puis à Gabriel. Soudainement, elle se sentait seule face aux deux écossais qui n'osaient plus répliquer. Pocahontas cherchait le soutien du brun et se tourna vers lui :
- Tu comprends Isha, n'est-ce pas ? Faire machine arrière donnera une piètre image de ce en quoi nous croyons. Et je ne suis pas lâche. Ils ne me font pas peur.. Tu es d'accord avec moi ?
immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 21:47 Répondre
Tu es l'incarnation de mon bonheur, toi, Gabriel Walker.
immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 21:46 Répondre
Finalement, tout finis bien ce qui ravit l'amérindienne qui regarde la Duchesse quitter leur modeste logement. Fort heureusement, la brune semblait ne pas être trop affolée par cette histoire de grossesse surtout lorsqu'elle demanda de l'aide à Pocahontas. Au départ, elle ne le comprit pas mais c'est lorsque Gabriel lui évoqua l'épisode terrible de son premier accouchement qu'elle comprit. Oh oui, cette douleur monstrueuse, l'impression que son corps se détruit sous les coups d'un petit être qui ne demande qu'une chose, sortir, oh que oui elle la connaît cette douleur. Blottie contre Gabriel, elle se laisse transporter sur le canapé en lui rendant un à un tous ses baisers, un sourire éblouissant sur les lèvres. Il était là son rayon de soleil, rien ne pouvait plus la perturber, jamais.
Etrangement, elle se fichait de tous ses compliments. Ce qui l'importait c'était d'avoir finalement trouvé une bonne excuse pour le voir débarquer jusqu'ici ce qu'elle lui confia, un sourire malicieux aux lèvres :
- Je n'ai rien fait d'extraordinaire arrête de croire que j'ai des dons comme toi et Aponi, le sermonnait-elle en picorant son menton et ses lèvres de doux baisers ses mains sur ses joues, mais je suis bien contente d'avoir ton temps de pause mon guerrier.
Malheureusement, le retour de Mary sonna la fin des retrouvailles fugace. Ses ronchonnements inquiétait Pocahontas qui n'avait en aucun cas voulu choquer ou même mécontenter le Dieu de l'aïeule de Gabriel. Mais pire, lorsqu'elle l'entendit répliquer aussi sèchement sur sa non-famille elle se tourna vers lui en posant une main sur sa cuisse comme pour le rappeler à l'ordre. La brune savait qu'il l'avait blessé, et la preuve, Mary fuyait. Cependant, le brun ne semblait pas s'en mordre les doigts. Appâtée par les caresses de son amant, elle se laissait blottir contre lui. Un regard vers l'escalier lui rappela que la vieille femme devait être malheureuse aussi, elle tourna son visage vers celui de Gabriel :
- Va t'excuser auprès de Mary. Tu as été dur et insensible avec elle.. Gabriel, elle est ta famille et réciproquement. Tu ne peux pas lui dire des choses comme cela.
Comme à chaque fois qu'elle utilisait son prénom cela signifiait qu'elle parlait sérieusement. Se relevant, elle plissa les plis de son jupon avant de réajuster sa tresse qui tombait dans son dos. Nouant ses doigts entre eux, elle se demandait bien ce à quoi pensait la vieille dame. Finalement, elle vint s'agenouiller devant le brun et le supplia de retourner voir la vieille dame :
- S'il te plaît, va lui parler. J'irais avec elle cet après-midi mais profite de ce moment pour elle.
Caressant sa mâchoire puissante, elle se refusa de lui donner un baiser de peur de se jeter dans ses bras. Néanmoins, elle se releva et se plaça entre ses cuisses pour le surplomber un peu malgré son corps frêle. Frottant son nez délicatement contre le sien, elle murmurait doucement :
- Ce soir je te réserve une petite surprise si tu n'es pas trop fatigué mon Isha. Je dois me faire pardonner de cet abandon de la nuit dernière.
Finalement, elle céda et plongea ses lèvres contre les siennes. Un baiser langoureux, sensuel dans lequel ses mains venaient s'agripper à sa crinière. La petite démone qui la dominait hier s'était tapie dans l'ombre pour mieux revenir et éveiller le temps d'un instant les ardeurs du brun. Elle du se faire violence pour s'écarter de lui surtout en sentant ses mains la caresser. Se retirant de lui, elle tapota sa main qui caressait ses fesses, un sourire malicieux au visage. Ses prunelles brûlaient d'une excitation certaine qu'elle tentait de dompter :
- Fonce voir Mary maintenant, ordonna-t-elle avant de disparaître dans le jardin pour reprendre sa cueillette.
immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 20:07 Répondre
immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 01:26 Répondre
Après une douce matinée, malgré la déception pour Pocahontas de ne pas avoir pu embrasser Gabriel, elle ne pu s'empêcher de s'avérer surprise en voyant Anya sur le pas de la porte. L'amérindienne ne savait pas comment gérer la présence de la Duchesse d'autant plus qu'elle ne connaissait pas vraiment les us et usages écossais. Mais la brune ne semblait pas s'en offenser puisqu'elle avançait sans gêne dans la maisonnette dans laquelle ils vivaient tout simplement. C'est lors d'un thé qu'elle lui parla de tout ce qu'elle avait sur le coeur. Pocahontas comprenait déjà tout, elle n'avait pas vraiment besoin d'explication mais cela lui plu de voir la jeune duchesse essayer de recoller les morceaux. Comme Garrett, ils cherchaient sans doute à trouver une certaine rédemption pour toutes ces années perdues.
Pendant qu'elle parlait de Gabriel, Pocahontas ne pu s'empêcher d'imaginer ce dernier le nez plongé dans ses bouquins à chercher une solution quelque part. Son coeur se serrait alors qu'elle aurait pu le retrouver bien plus tôt et leur épargner toute cette souffrance. Oui, une certaine amertume venait chez l'amérindienne mais pas contre Anya, contre elle-même. C'était toujours à elle qu'elle en voulait, mais elle n'eut pas le temps de s'en confier à sa nouvelle alliée car cette dernière tombait comme raide morte sur le sol :
- Duchesse ? Anya ?
Pocahontas était troublée et ne comprenait pas. S'agenouillant aussitôt devant la brune elle vérifia son pouls et remarqua qu'il était faible. Positionnant la jeune femme rapidement sur le côté elle s'aperçût de ses lèvres bleutées et de son manque d'air. Son corps rejetait une plante de la tisane qu'elle lui avait préparé. Ni une, ni deux, elle hurla à Mary de descendre et courut dans la cuisine chercher un remède rapide et efficace. Ce n'était qu'une question de minutes avant que la jeune femme ne passe l'arme à gauche.
Avec assurance, elle prenait toutes les plantes qu'elle avait utilisé et se rendit compte que le thym était sûrement responsable de son manque de souffle. Elle n'avait aucune connaissance des termes médicaux mais pour elle, il s'agit très certainement d'une allergie. C'est le cri de Mary qui lui confirma qu'elle était bien dans la pièce auprès de Anya :
- Pocahontas ! Que se passe-t-il, demandait la vieille en venant dans la cuisine voir ce que faisait la princesse, que lui as-tu fait pardi ?
- Moi ? Mais rien Mary enfin ! C'est une allergie, expliqua calmement la brune en mixant et insérant toutes les plantes efficaces dans une pipe, il faut que je lui calme la gorge sinon elle va exploser.
- Elle va quoi ???
C'était trop pour la vieille femme qui regardait la brune s'appliquer. Rapidement, elle termina le mix de la pipe et l'alluma. Se dirigeant ensuite vers Anya agonisant, elle demanda à Mary de l'aider à l'asseoir et souffla entre ses lèvres la vapeur des épices et autres plantes qu'elle avait préparé :
- Mais que fais-tu ? Je devrais aller chercher Gabriel, sermonnait Mary inquiète.
- Fais donc, fais donc..
Puis, elle recommença le stratagème toujours en inhalant et soufflant dans la bouche de l'ex-femme de Gabriel. Mary s'était précipitée à la recherche de Gabriel alors qu'Anya reprenait doucement connaissance. Sa gorge n'était plus obstruée par la boule qui s'y était formée et soufflait paniquée :
- Tout va bien, ton corps a rejeté une plante qu'il n'adhère pas. Je t'ai donné un remède qui va t'aider à respirer mais tu dois rester calme.
C'est avec douceur et patiente que Pocahontas lui expliqua comment reprendre son souffle et comment inhaler par elle-même la pipe qu'elle lui avait préparé. Sans ménagement, l'amérindienne dégrafa rapidement le corsage de l'écossais. Son buste était à l'air libre. La vision de sa poitrine ne la dérangeait pas mais c'était surtout ses côtes qui la troublait. Posant ses mains fraiche sur son corps, elle tatait son ventre et ses seins circonspecte alors qu'Anya n'osait plus bouger :
- Le corset est très mauvais pour ton bébé, tu ne devrais pas porter des choses si serrée..
- Le.. Le.. Bébé ? demandait Anya les yeux écarquillés.
Pocahontas n'eut pas le temps d'en préciser davantage que Gabriel entrait en furie dans le salon. Essoufflé, il regardait partout et tomba sur les deux jeunes femmes à terre dont l'une qui avait les seins à l'air. Pocahontas était à genoux et souriait tendrement au beau brun qu'elle n'avait pas vu depuis la veille, tranquillement, elle le salua alors qu'Anya fumait avidement sa pipe :
- Bonjour mon amour, tout va bien Anya est sauve ne t'en fais pas. Mary a paniqué pour pas grand chose.
immarcescible, Posté le samedi 02 octobre 2021 15:28 Répondre
Etendue sur lui, haletante elle s'émerveille de le voir gérer si parfaitement la situation. C'était fou, sauvage et bestial. La sensation si exquise de le voir perdre le contrôle ainsi lorsqu'il est en elle la rendait complément dingue de plaisir. C'était lui si sombre et intense. Comme promis, ses ongles s'étaient enfoncées dans sa peau tendue, descendant de sa nuque à ses fesses et ainsi de suite. Pocahontas s'accrochait à lui, suivait le rythme tout en jouant de son étroitesse. Elle avait bien compris ce qu'aimait Gabriel et elle se retrouvait dans sa frénésie bestiale et fougueuse. Mais plus que tout, ses grognements de plaisir ne faisait qu'accentuer sa propre plénitude. Dans un souffle saccadé et insolent, elle suppliait de continuer de ne jamais s'arrêter. Un gémissement rauque s'échappait de sa gorge et s'échouait sur ses lèvres pleines. Un rythme brutal, pouvant mais divin.
Elle le sentait venir et son ventre semblait. Elle le sentait qu'il allait lui aussi venir et le sentant accélérer le rythme plus haut et plus fort et vite elle se laissa envahir par l'explosion d'un orgasme puissant qui les liaient l'un à l'autre. Vidée, à bout de force elle remontait l'une de ses mains sur sa nuque pour attirer ses lèvres insolente contre les siennes qu'elle mordait à son tour. Si lui avait laissé une marque sur ses lèvres, elle se devait de lui rendre la même. Le goût de son sang sur sa langue l'emballa de plus belle, comme un vampire qui goûtait pour la première au nectar sanguin. Emportée par un désir démoniaque, la jeune femme n'entendit pas de suite les toc toc de la porte. Ce fut lorsque Gabriel cessa tout mouvement qu'elle tourna la tête en direction de la porte :
- Kisos ! Non, non.. Ce n'est rien.. Re.. Retourne te coucher mon chéri.. J'arrive.. répliquait-elle le souffle saccadé par l'effort.
- Mais Ma', le monstre est avec toi ? Où est Duda ?
- Tout va bien je te le promets j'arrive..
Se tournant face à Gabriel, elle le contempla avec un air désolé mais sensuel. Ses lèvres vinrent lui redonner un autre baiser plus langoureux alors qu'elle se collait désespérément à lui. L'une de ses mains caressait sa joue alors que l'autre continuait ses caresses sur sa fesses rougie par ses ongles :
- Je t'interdis de t'endormir le Monstre, parce que quand je reviens je veux encore goûter à ta fougue.
Agrippant son menton, elle mordit son cou pour y laisser une autre marque bien visible qui fera certainement jaser le lendemain matin. Se détachant de lui à regret, elle courut chercher sa robe de chambre et se couvrit suffisamment avant de sortir de la chambre. Kisos attendait dans les escaliers, il tenait fermement son doudou entre les mains effrayé. Pocahontas se sentit mal et rougit de plus belle en se doutant qu'il devait être perdu. Avec douceur, elle le porta jusqu'à sa chambre et le posa sur son lit :
- Mais Duda où est-il ? demandait-il visiblement très inquiet.
- Il.. Il dormait, je récitais des incantations pour faire disparaître le monstre justement. C'est pour ça, il ne faut pas faire de bruit.
- Ma', fais moi un câlin j'ai peur. Comme avant tu te souviens ?
La jeune femme culpabilisait de plus belle d'avoir infligé leurs ébats sauvage à côté de la chambre de leur enfant. Se couvrant bien, elle vint donc s'allonger contre Kisos, comme avant, comme il le souhaitait. Embrassant son front et caressant ses cheveux elle vint laisser son dos se blottir contre son buste. Avec douceur, elle chantait au creux de son oreille les berceuses qu'il aimait tant. Le souvenir de toutes ces années où ils n'étaient que tout les deux n'avait soudainement plus rien d'horrible. C'était des moment partagés tendre et particuliers. Le regardant dormir, elle continuait de chanter comme pour figer la trace du temps qui faisait son oeuvre sur le petit garçon et alors, sans s'en rendre compte, elle s'endormit à son tour contre lui.
immarcescible, Posté le samedi 02 octobre 2021 10:04 Répondre
Blottie contre lui dans ce bain si chaud et réconfortant, Pocahontas se sentait apaisée. Ses larmes avaient eu raison d'elle mais Gabriel avait sut la réconforter, l'écouter comme toujours. Elle caressait avec douceur les avant-bras de son époux en écoutant sa proposition d'assistante dans ce fameux hôpital. Il était vrai qu'Agoni l'avait initié au chamanisme mais jamais elle n'avait eu le don de son époux pour cela. Elle était bien trop souvent tête en l'air ou peu constante pour se projeter dans un tel projet. Mais elle l'écoutait, il en parlait avec confiance et conviction si bien qu'elle lui promit d'y réfléchir.
Lentement, elle se tourna dans le bain de sorte à venir à califourchon sur lui. Ses mains massaient ses puissantes épaules alors qu'elle contemplait ses prunelles qui la détaillaient. Pocahontas se sentait toujours terriblement troublée par ce colosse écossais qui la contemplait ainsi. Un picotement dans son bas ventre se réveilla ce qui la fit rougir. Mille et une pensée lui revenait en tête et cela s'afficha dans un sourire qu'elle mordit de ses dents blanche. Non, elle ne pouvait pas lui redemander cela :
- J'ai trouvé du houx et de l'hamamélis pour les jambes de Mary. Cela devra très certainement la soulager, dit-elle pour changer de sujet, mais je crois qu'elle aurait surtout besoin d'un vrai repos.
Pocahontas prit sur la petite tablette une éponge et l'emplit d'eau chaude pour frotter délicatement le cou, les épaules et le buste de Gabriel. Replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, elle sentait ses joues toujours aussi empourprées alors qu'elle contemplait la peau fine et clair de son époux. Terrible contraste entre eux deux s'amusait-elle à penser. Sans s'en rendre compte, elle pressait ses seins contre son buste cherchant son contact direct :
- Je pense qu'il serait peut-être bien de lui accorder une retraite, une vraie qu'en penses-tu ? Nous lui payerons un petit voyage ou quelque chose qui lui ferait plaisir..
Plaisir ? Oh non, pourquoi son corps se tendait sous ce mot. Ses prunelles pétillaient d'un désir insolent alors que son bassin se baladait lentement contre celui de Gabriel. Pocahontas sentait quelque chose de sensuel l'envahir. Elle avait envie de son époux mais ne savait pas comment le formuler. C'était étrange de se découvrir de nouvelles sensations après toutes ces années. Elle avait envie de le séduire, de laisser se dévoiler une autre facette sensuelle d'elle qu'elle n'avait jamais vraiment pu évoquer. Ses mains vinrent lentement agripper sa crinière alors qu'elle continuait ses mouvements de bassin évoquant des vas et viens lent :
- Isha, gémissait-elle contre ses lèvres.
Ses lèvres, d'ailleurs, se posèrent sur celles du beau brun qu'elle embrassait plus sensuellement. L'eau débordait du bain mais elle s'en fichait. Tout ce qu'elle voulait c'était le séduire, lui offrir une autre Pocahontas plus sûre d'elle qui avait des désirs plus sûr. A bout de souffle, elle embrassa sa mâchoire et descendit le long de son cou qu'elle mordillait avant de s'attaquer à son lobe d'oreille :
- Je veux que tu me fasses l'amour comme tu l'avais fait sur la plage, tu te souviens ? C'était si intense et brutal, osait-elle avouer dans un chuchotement, possède-moi encore je veux que tu partes travailler demain avec la marque de mes ongles dans ta peau..
Au même moment, elle sentit son membre s'éveiller contre sa cuisse ce qui la fit sourire. Ses ongles effleuraient lentement sa nuque alors qu'elle mordillait une nouvelle fois son cou. C'était comme si une petite démone sensuelle et avide s'emparait soudainement d'elle.
immarcescible, Posté le jeudi 30 septembre 2021 23:20 Répondre
C’était donc ça se sentir l’épouse de quelqu’un. Sentir son pouvoir, son désir, sa fougue l’envahir aussi bien l’un que l’autre. Si Pocahontas avait profité de caresser Gabriel lui aussi n’était pas resté en reste. Frissonnante, la jeune femme se laissait happer par sa fougue jusqu’à se retrouver nue sur le petit meuble de la salle de bain. Ses longs cheveux avaient repoussés et tombaient en cascade jusqu’au creux de ses reins. Le souffle court, elle répondait avec désir et empressements à ses multiples baisers et caresses. Elle semblait si légère dans ses bras de géant :
- Ne dis pas de bêtises Isha.. Tu me flattes trop quand toi tu es le Dieu parmi les hommes, murmurait-elle tendrement contre ses lèvres qu’elle dévorait.
Ses mains s’agrippaient à sa crinière de jais dans laquelle elle aimait s’accrocher. Son bassin quémandait encore et encore de ses caresses si sulfureuse. Peu importe le vacarme qu’ils pourraient faire, Pocahontas n’en a que faire. Gabriel la désire et elle aussi que demander de plus. Cambrée contre ses doigts qui la pénétre elle réprime un soupir de plaisir en mordant pleinement ses lèvres. Le souffle court ses doigts glissent sur sa nuque et ses épaules qu’elle agrippe :
- Oh.. Isha.. Je t’en prie.. gémit-elle dans un souffle.
Ses paroles prononcées d'une voix suave pénètrent directement en elle. Se tortillant sur la commode en gémissant, ses doigts poursuivent leur lent assaut en descendant sur mes fesses puis passent à nouveau le long de son dos. Instinctivement, elle essaie de resserrer mes cuisses autour des hanches du colosse et l’enroule de son corps contre le sien.
Lorsqu’elle le sent venir en elle, ses doigts agrippent sa nuque alors qu’elle m'abandonne à lui, sa bouche agrippant pleine de désir ses lèvres. Un grognement sauvage s’échappe d’entre leurs lèvres quand elle le sent aller et venir en elle sans concession. Glisse sous ses doigts la peau brulante du brun auquel elle lui offre toute sa passion :
- Encore.. Oui.. Continue ! soupire-t-elle contre ses lèvres sensuelles.
Elle le sent, il l’emplit, l’étire s’enfonce avec précaution alors qu’elle cherche sa passion, sa fougue. Malgré ses soupirs de contentement il n’ose toujours pas. Alors elle bouge son bassin contre le sien et accélère le rythme, sans s’arrêter. Plus loin, plus intensément. C’est exquis. Elle sent une joie, une vulnérabilité dans le fait de s’abandonner à lui. Malgré les coins obscurs qu’elle avait visité, seul lui savait lui donner l’éblouissante lumière du plaisir :
- J’ai besoin de toi.. Je t’aime Isha !
Pocahontas s’agrippent d’une main ferme à la nuque de Gabriel quand l’autre enfonce ses ongles dans sa fesse cambrée. Elle est incapable de se concentrer sur quoi que ce soit d’autres que toutes ces sensations et elle la sent cette explosion si intense. Elle se sent monter et perdre pieds avant de tomber étourdie. Agrippant la crinière de Gabriel, la brune pousse un cri de plaisir qui s’écrase sur ses lèvres qu’elle embrasse en sentant son corps convulser sous l’ampleur de la jouissance qui la submerge. Lorsque son corps explose, elle n’est que sensations. Son corps se détend de toute cette crispation orgasmique tandis qu’elle se blottie contre lui tremblante. Son nez caresse le sien tendrement tandis qu’elle reste agrippée à lui/
Un sourire doublé de quelques larmes jaillissent de ses paupières. Elle avait soudainement peur pour lui, comme persuadée qu’on allait lui retirer l’amour de se vie. Deux jours consécutive de bonheur, c’était plus que ce qu’elle n’avait pu espérer au cours de toutes ces années. Ses larmes coulaient sur ses joues sans qu’elle puisse les retenir :
- Je t’aime tellement, je suis désolée.. J’ai peur qu’on t’enlève à moi alors que je goûte au paradis chaque jours mon amour.. Pardonne-moi..
immarcescible, Posté le mercredi 29 septembre 2021 20:31 Répondre
Malgré les remarques de Mary, dont personne ne sembla vouloir y prêter attention, la soirée se finissait sur une note joyeuse et tout à fait révolutionnaire. Pocahontas s'était laissé submergée par la folie de Millie sur les préparatifs de son mariage quand Binki semblait toujours inquiète, pensive. La jeune femme se disait qu'elle aurait bien le temps de la connaître et même de comprendre ce qui la troublait tant.
Pour le moment, elle essayait de se souvenir des usages de son peuple pour souhaiter une pérénité au couple de jeunes femmes qui partaient heureuse. Même Charlotte avait accepté de suivre son père sans doute intriguée par cet homme qu'elle découvrait et qui subjuguait tant sa mère. Kisos était monté se coucher et elle n'avait pas eu à le border longtemps avant qu'il ne dorme profondément dans le lit qu'elle occupait autrefois.
Elle était entrain de finir d'essuyer la vaisselle, pensive, lorsque Gabriel revint. La brune l'observait avec un sourire surpris. Semblerait-il qu'il ai passé une bonne soirée ? Se laissant blottir contre lui, elle posa son torchon sur la table près d'eux et l'enlaça de ses maigre bras en contemplant son air tranquille et détendu. Il était là l'amour de sa vie, tranquille et posé. Se mettant sur la pointe des pieds, elle dénoua sa cravate et déposa un baiser sur sa pomme d'Adam :
- Est-ce que le médecin essaie de me dire que j'ai été un remède Monsieur Walker ? demandait-elle taquine avec son sourire aux lèvres.
Dévoilant son et le haut de son buste musclé, elle ne pu s'empêcher de sentir un trouble envahir son corps. Mordant sa lèvre inférieure, elle ne pu s'empêcher de caresser la fine toison qui débordait de sa chemise qu'elle déboutonnait tout en embrassant délicatement chaque centimètres de sa peau découverte :
- Tu ne lui aurais rien fait Isha. Tu comprends mieux que personne Garrett puisque vous avez vécu la même chose, dit-elle avant de se stopper un instant pour continuer ses baisers dans son cou avant de remonter ses mains sur ses côtes sous sa chemise, il a été séparé de l'amour de sa vie et de son enfant. C'était plus facile pour toi de le détester puisqu'il te rappelais ce que tu avais perdu je me trompe ?
Elle venait de cesser ses baisers pour contempler avec douceur et tristesse malgré tout son époux. Sa main remontait sur sa joue qu'elle caressait alors qu'elle mordait sa lèvre inférieure, maussade, à l'idée de refaire de la peine à son adoré :
- Je suis persuadée que vous deviendrez les meilleurs amis du monde dans quelques temps et pas que pour Charlotte et Anya. Juste parce que vous avez de grand points communs. Aucun des deux n'a abandonné l'idée de retrouver sa famille.. N'est-ce pas la mission la plus noble qui soit ?
Pocahontas était douce, ingénieuse comme à son habitude. Déposant un autre baiser sur les lèvres de Gabriel, elle ne pouvait s'empêcher de poser ses mains sur son corps. Inspirant profondément, elle souriait les yeux clos en murmurant contre ses lèvres :
- Je vais avoir beaucoup de travail dans les prochains jours et je ne risque pas d'avoir beaucoup de temps pour toi. Tu ne m'en veux pas je l'espère ? Je prendrais Kisos de temps en temps comme assistant. Je crains que Mary soit totalement réfractaire à l'idée de ce mariage.
immarcescible, Posté le mardi 28 septembre 2021 21:39 Répondre
Tout le monde était servi et Pocahontas souriait ravie de voir cette grande tablée réunie. C’était rare pour elle ces dernières années de faire autant à manger pour des gens qu’elle aimait et de réunir toutes ces personnes à la fois. Étant sans famille, elle craignait souvent de voir Kisos grandir sans connaître l’amour et la compassion de plusieurs parents autour de soit. Mais c’était une chose erronée désormais.
Mais surtout, les deux ennemis semblaient avoir fait la paix. Ils avaient enfin compris l’un et l’autre qu’ils aimaient les meme personnes. Autant partager du temps ensemble que de se quereller. L’ambiance était douce, sereine du mois jusqu’à ce qu’arrive les filles. Millie fulminait de rage à l’encontre de Garrett qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait.
Les enfants mangeaient avec appétit tout en regardant avec attention les adultes se disputer une fois de plus. Eux-memes ne comprenaient pas tout étant donné les sous-entendus de la blonde colérique :
- Pour qui vous prenez-vous d’oser venir jusqu’ici devant Binki qui a été humiliée par votre conduite honteuse depuis des années avec la Duchesse ?
- Madame, je crois que votre colère n’est pas légitime étant donné que vous ne savez rien de mon mariage avec Binki.
- S’il vous plaît, soupirait l’intéressée en attrapant le bras de la blonde pour la faire cesser, cela doit se stopper.
- Non non et non ! Te rends-tu compte que nous vivons dans un pays et une époque où on peut épouser les gens sans avoir de sentiments et refuser aux autres qui en ont de ne pas s’aimer librement et de s’unir ? Non Binki, c’est trop injuste.
Millie semblait au bords des larmes notamment causée par la rage et la tristesse de cet aveu. Elle aimait tellement Binki qu’elle aurait voulu l’épouser. Garrett ne disait plus rien, se contentant de manger discrètement un bout du repas que Pocahontas avait préparé alors que son ventre gargouillait de faim. Kisos venait enlacer sa tante comme pour lui retirer toute tristesse ce qui émut Pocahontas.
Millie continuait de crier sur Garrett lui reprochant mille et une choses mais elle se fit arrêter par l’amérindienne qui voulait mettre fin à cette conversation qui n’avançait pas. La jeune femme se leva et posa ses mains sur les avant-bras de son amie :
- Tu aimes Binki ?
- Oui, de tout mon c½ur et de toute mon âme.
Binki lâcha un sanglot avant de se jeter au cou de son amante pour lui donner un profond et fougueux baiser. Charlotte et Kisos faisaient un « beurk » de dégoût tandis que Mary se signait en voyant cet élan d’amour homosexuel qui l’a choquait. Pocahontas souriait simplement et vint tranquillement faire asseoir les jeunes femmes qui s’étaient liées en se tenant la main.
Garrett regardait la scène sans véritablement comprendre mais continuait de manger comme happé par une scène de théâtre. Pocahontas profita du calme revenu à table pour se poster devant les deux jeunes femmes :
- Dans mon peuple, rien n’est écrit comme chez vous. Deux etres aux c½urs purs et sincères peuvent s’unir si ils le désirent. Je peux vous marier. Bien sûr, cela ne sera pas reconnu ici mais vous et nous, saurons que vous êtes liées l’une a l’autre.
Garrett secouait la tête alors que Charlotte souriaient ébahie. Kisos, quant à lui, sautillait de joie en en applaudissant de ses deux mains en apprenant la grande nouvelle :
- Tante Millie, tu vas te marier ! Je pourrais porter les anneaux ?
- Qu’en dis-tu ? Demandait Pocahontas qui attendait patiemment la réponse de son amie.
- Mais enfin.. Pocahontas, que fais-tu des traditions ? Tu ne peux pas faire ça ici.. si le village l’apprends ils vont.. ils vont.. tentait d’expliquer Mary effrayée.
- Tu n’auras qu’à leur dire que le premier à oser venir rompre le repos de cet honneur se verra attribue un sort tout particulier que je jèterais. Ils verront ce que font les sorcières amérindiennes.
La jeune femme était sûre d’elle, pleine de confiance. Posant une main sur l’épaule de Millie qui tremblait d’une excitation certaine, elle posa ensuite son regard de velours sur Gabriel espérant qu’il la soutiendrait.
immarcescible, Posté le mardi 28 septembre 2021 17:59 Répondre
Pendant que Pocahontas fonçait à la cuisine, Garrett se penchait vers Charlotte qui venait le saluer comme le voulait l’usage. Cela blessait et contrariait son père qui avait fait tout ce chemin jusqu’a elle. Il s’était disputé avec Anya à son sujet regrettant de ne pas avoi pu passer encore plus de temps avec son enfant. Il restait toujours un étranger pour elle.
S’agenouillant devant la charmante petite enfant il vint lui tendre une petite fleur qu’il avait cueillit sur le chemin. C’était attentionné même si l’enfant ne le comprenait pas. Elle remercia son père avant de foncer vers Kisos qui voulait la protéger en passant un bras devant elle :
- Je suis venu pour passer du temps avec toi Charlotte. Anya, ta mère, nous rejoindra dans quelques jours. Nous serons en famille comme ça. Qu’en penses-tu ?
L’enfant était rassurée de savoir qu’il n’allait pas la ramener jusqu’à Édimbourg. Elle vint seulement acquiescer avant de demander à Gabriel si elle pouvait aller dans sa chambre avec Kisos. Une fois qu’elle eut l’autorisation ils grimpèrent tous les deux à l’étage. Garrett sentait la peine l’envahir de nouveau tandis qu’il se redressait accablé de chagrin. Gabriel n’avait pas bougé et était inexpressif. C’était le GRAND moment pour le Duc qui retirait sa cape. Sans doute l’écossais ne s’attendait pas à voir l’américain rester et il se sentit obligé d’expliquer :
- Ton épouse m’a autorisé à rester dîner avec vous tous. Je n’avais pas coeur à refuser devant son air intransigeant.
Il vint s’installer par la suite devant Le Brun et réchauffa ses mains gelées par le froid et la pluie. C’était étrange pour lui de se retrouver devant celui qui avait été son pire ennemi pendant des années. Mais il se devait de faire des efforts, pour Anya et Charlotte. Elles étaient sa famille et il ne voulait pas les perdre maintenant qu’ils étaient réunis :
- Merci, avoua-t-il en regardant du coin de l’½il Gabriel, merci de ce que tu as fais toutes ces années pour ma famille. La guerre, les secrets, rien n’était fait pour qu’on soit réunis. Toi l’homme qui a cherché longuement son épouse pendant sept années. Écoute je…. Je ne cherche pas à te graisser la pâte. Toi et moi on est bien trop honnête pour ça. Je t’en ai voulu et haï parce que tu as toujours été plus courageux que moi. J’avais peur pour Anya. Ça n’excuse rien mais je voudrais pour leur bien que l’on enterre la hache de guerre. Qu’en dis-tu ? Elles t’aiment et elles ont besoin de toi. Je dois apprendre à vivre avec. Maintenant que tu as retrouvé les tiens tu dois comprendre le besoin que j’ai de retrouver les miens ?
C’était un vrai effort de la part du blond qui se sentait terriblement exposé devant Gabriel. Mais il avait bien compris qu’il devait lui tendre la main au risque de voir son mariage avec Anya s’assombrir. Et puis, il avait pris si bien soin de ses femmes qu’il ne pouvait ps totalement le haïr. C’était de la jalousie ridicule et sans sens. Craintivement, il lui tendit sa main attendant patiemment qu’il fasse la paix avec lui.
immarcescible, Posté le mardi 28 septembre 2021 14:16 Répondre
C'est un sourire tendre et amusé qui s'affichait sur les lippes de la jeune femme tandis qu'elle contemplait son bel écossais partir travailler. Debout devant la porte du jardin, elle surveillait les enfants distraitement alors qu'elle faisait un signe de la maison à Gabriel. Pocahontas se sentait plus tranquille en sachant qu'il ne la jugeait pas pour toutes ces visions. Elle craignait parfois que ce soit trop pour lui si rationnel. Pourtant, il semblait bien s'approprier toutes les zones obscures de son peuple.
Après avoir finis de ranger et de nettoyer, elle s'assura que Mary se porte bien. La vieille femme était entrain de coudre tranquillement devant le feu ce qui toucha la jeune femme. Assise devant elle, elle massa à son tour ses chevilles comme elle avait souvent vu Gabriel faire :
- Je vais aller te chercher du petit-houx et de l'hamamélis pour soulager tes jambes Mary. Tu verras que ça te fera du bien mais tu dois surtout garder les jambes en l'air c'est important.
- Tu t'inquiètes trop, comme Gabriel. Vous avez autre chose à faire de vous occuper d'une vieille bigote comme moi.
- Ne dis pas de bêtises voyons. Pour lui tu es sa mère, il souffrira le jour de ton départ. Alors autant retarder le plus vite possible ça, non ?
L'espiègle princesse pris un panier en osier et le tartan de Gabriel pour couvrir ses épaules. Une fois les enfants prêt, ils s'enfoncèrent dans la lande à la recherche des plantes qui seraient nécessaire pour les potions de Pocahontas. Kisos courait après Charlotte qui était vive et pleine de vie. C'était rassurant pour elle de savoir que son fils s'était fait une amie. Pendant toutes ces années il n'avait jamais été compris par les enfants de son âge. Ici, il semblait s'épanouir et trouver une certaine forme de cadre qui lui convenait.
Charlotte n'osait pas venir vers Pocahontas qui fredonnait quelques chants dédiés à la nature. Elle trouvait étrange cette princesse dont son père lui avait tant parlé qui parlait aux fleurs et aux animaux comme si ils vivaient. S'approchant de Kisos qui posait une couronne de fleurs sur les cheveux brun de la jeune fille, elle lui demanda :
- Ta maman est folle ?
- Non, pourquoi dis-tu ça ?
- Parce qu'elle parle aux plantes comme si elles vivaient.
- Mais c'est le cas, lui assura Kisos en prenant la main de la fillette pour la rapprocher de sa mère, Ma' explique à Charlotte comment les plantes vivent !
Pocahontas se tourna vers la petite fille qui semblait impressionnée. Doucement, l'amérindienne s'accroupit devant elle jusqu'à venir s'asseoir et pris quelques pousses d'herbes qu'elle arrachait délicatement pour les tendre à Charlotte :
- Pour mon peuple, le moindre recoin de terre est sacré. Chaque aiguille de pin, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume, chaque cris d'oiseaux. C'est comme l'eau qui coule à travers la terre, et bien tout cela porte les souvenirs de l’homme. Il faut donc la respecter.. Lorsque je cueille ou que je chasse, je remercie toujours les Esprits de me nourrir car c'est faire preuve d'humilité que de ne pas oublier que nous ne sommes pas seuls.
- Donc les fleurs sentent la douleur quand on les prend ? demandait inquiète Charlie.
- Oui, mais si tu respectes ce que tu cueilles elle ne t'en voudront pas. Jamais.. Parce qu'elles sont là pour ça aussi. Orner tes cheveux, te faire plaisir quand on t'en offre.. C'est tout un monde nouveau qui s'ouvre à toi.
L'après-midi fut doux et léger. Charlotte semblait avoir adoré cette balade dans les landes. Pocahontas leur apprit les noms de toutes les plantes qu'elle connaissait et ils les ramassèrent. En rentrant, ils firent des bouquets séchés qu'ils accrochèrent dans la petite arrière cuisine avant de faire de la confiture avec des groseilles qu'ils avaient trouvé tout près du lac.
Il était tard lorsque Gabriel rentrait, mais tous l'attendait pour dîner. Charlotte et Kisos lisaient près du feu et sautèrent dans les bras de leur père en le voyant arriver. Mary venait de finir de mettre le couvert alors que Pocahontas était partie chercher du pain au village. Elle mit un peu de temps car elle croisa un cavalier blond qui cherchait sa route sur le chemin qui la ramenait à la maison :
- Je cherche la maison de Gabriel Walker. Savez-vous où je puis le trouver ?
- Oui, bien sur que lui voulez-vous ?
- Vous êtes très certainement Pocahontas si ne m'abuse.
- Nous n'avons pas été présenté je crois. A qui ai-je l'honneur ?
La jeune femme restait toujours prudente surtout avec des inconnus. Le blond descendit de son cheval et en fit le tour avant d'arriver jusqu'à l'amérindienne qui serrait son pain contre elle. Faisant la révérence qui était d'usage, il se présenta enfin :
- Je suis le Duc Hedlund et je suis venu chercher ma fille Charlotte. La gouvernante nous a annoncé que ma fille se trouvait chez vous. Anya m'a assuré qu'elle était en sécurité mais je ne peux pas la laisser plus de temps en compagnie de Walker.
- Oh. Je vois.. C'est une affaire dont on parlera après le dîner. Venez donc vous restaurer. Nous en parlerons après que les enfants soient couchés.
- Je ne crois pas que..
- Garrett, c'est ça ? Pour le bien de tout le monde il est préférable de ne jamais prendre Gabriel par surprise et encore moins frontalement. Alors, commençons tranquillement avant d'attaquer, voulez-vous ?
Le blond semblait charmé par l'air assuré de la jeune femme et accepta alors. Après tout, elle seule était capable de véritablement connaître ce ronchon docteur highlander. Lorsqu'ils arrivèrent, Pocahontas trouva Kisos entrain de montrer les pots de confiture qu'ils avaient fait à son père. Charlie lisait sur les genoux de Mary. Tous semblèrent surpris de voir la brune arriver au bras de Garrett qui souriait tendrement en voyant Charlotte. Sur ce silence étrange, Pocahontas soupira doucement avant de s'approcher de Gabriel pour caresser sa nuque :
- J'ai rencontré Garrett sur le chemin. Il est venu te voir Charlotte.. Je l'ai bien évidemment invité à dîner. On se lave les mains et à table dans cinq minutes les enfants, s'exclamait la jeune femme avant de disparaître dans la cuisine.
immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 22:31 Répondre
Les gros yeux de sa mère fit définitivement taire Kisos qui termina son assiette dans un silence de mort. Plus personne ne parlait à table tandis que Pocahontas sentait le regard sidéré de Gabriel sur elle. Jusqu'au bout elle tarda la fin du repas craignant qu'il la harcèle de toutes ses questions ce qui allait être légitime. Kisos avait trop parlé, une fois encore, mais elle ne pouvait pas l'en blâmer. Il ne faisait que dire la vérité. Comme elle s'y était attendue, le brun ordonna aux enfants de partir jouer dans la chambre et Mary profita de ce moment pour s'éclipser. Pocahontas n'avait plus d'autres choix, elle devait lui dire les dernières prémonitions de sa grand-mère. Voyant le silence et la gêne de l'amérindienne, Gabriel vint la faire s'asseoir sur une chaise comme si elle était accusée d'un crime. Cela la fit soupirer légèrement avant de lever les yeux au ciel :
- Isha, ce ne sont que des prémonitions. Toi-même m'a bien dit que rien n'était écrit. Aponi aurait prédit que je mettrais au monde un enfant lors d'une Lune Rouge. Mais cela ne peut être vrai.
Elle venait de se relever pour finir d'essuyer la vaisselle mais Gabriel n'était toujours pas satisfait de la réponse. Elle du poser son torchon avant de soupirer longuement. Passant une main dans sa crinière brune qu'elle rejetait en arrière elle continua son histoire tout en regardant ses mains humides de savon vaisselle :
- Je ne suis pas enceinte et je ne peux pas l'être. Kisos a été un miracle mais l'accouchement a été terrible et je.. je ne pourrais pas avoir d'autres enfants d'après le médecin de l'époque. Il a été formel. Je craignais que Rolfe s'en prenne un jour à moi, physiquement, et de devoir porter sa descendance. Mais j'ai tellement souffert physiquement qu'il m'a assuré qu'il était impossible que je puisse avoir un autre enfant. Je suis désolée..
Pocahontas se sentait mal à l'aise d'avouer cela à Gabriel. Elle avait bien compris que la présence d'un nouvel enfant aurait pu le combler encore plus mais encore une fois elle le privait de la possibilité de connaître son bébé. Relevant ses prunelles vers lui, elle hésita à venir dans ses bras. Elle avait trop peur qu'il la repousse donc elle continua :
- La lune rouge est censé signifier la renaissance, la puissance dans mon peuple. Elle n'apparaît que tous les vingt ans. Alors, on sacrifiait souvent des animaux pour que les Esprits nous soient favorables. C'était censé nous éviter les guerres, les famines, les épidémies. Nous apporter la paix. Aponi devait certainement croire que cette lune serait le moment où nous nous retrouverions et elle a mélangé toutes ses idées. Kisos a tendance à toujours tout prendre au pied de la lettre mais toi et moi savons pertinemment que le monde et ses signes sont bien plus complexe que cela.
Elle relevait enfin son regard vers lui en guettant sa réaction. Pocahontas n'était pas triste, elle était résignée. Elle lui raconta alors un rêve étrange qu'elle avait eu lorsqu'ils avaient séparés à son arrivée à Edimbourg quelques mois auparavant :
- J'ai rêvé de cette enfant que Kisos croit être sa soeur et elle avait tes yeux Isha. Elle me suppliait de te retrouver, et elle me conduisait à toi. Tu étais tranquillement assis sous un arbre, un magnifique pin dans une cour arborée. La maison où tu semblais vivre était un vrai paradis avec un crépi blanc et un toit sombre. Des champs de bruyères violettes nous entourait. Tu souriais, heureux à lire contre cet arbre. Je pense que cet enfant n'est ni plus ni moins qu'une allégorie, celle du bonheur.
La jeune femme finissait d'essuyer et de ranger la vaisselle avant de se retourner contre Gabriel. Elle le regardait avec douceur avant de déposer un baiser sur son menton qu'elle avait baissé vers ses lèvres :
- Est-ce qu'une vie auprès de Kisos et moi te suffira mon amour, ou es-tu déçu ?
immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 19:25 Répondre
Pendant que le repas finissait de mijoter, Pocahontas en profita pour aller s'asseoir dans l'herbe un moment. Elle savourait la brise légère qui soulevait ses mèches brunes. Les yeux clos, elle cherchait à ressentir la puissance de ses Esprits, les mêmes qui l'avait soutenue et accompagnée toutes ces années. Depuis des mois il lui semblait qu'ils étaient loin, qu'ils se cachaient. Elle cherchait des réponses, un sens à tout cela.
Soudain, la présence de son amour vint la sortir de sa torpeur. Elle posa doucement sa tête contre son épaule tout en posant ses mains sur ses cuisses. Pocahontas se sentait sereine ainsi, blottie contre Gabriel jusqu'à ce qu'il lui demande cette chose si surprenante. Relevant la tête vers lui, elle l'observait surprise, les sourcils froncés. Sa main remontait jusqu'à sa nuque qu'elle caressait avec douceur :
- Quels sont ces pensées obscures qui t'agitent Isha ? Mary est encore en bonne santé malgré son âge avancé, ne t'en fais pas.
Elle pouvait comprendre qu'il s'inquiète pour la vieille femme, même si il ne le disait pas, elle savait qu'il la considérait comme sa mère. C'est avec douceur qu'elle vint le rassurer en lui rappelant qu'avec leurs deux savoirs ils la maintiendrait en bonne santé le plus longtemps possible avec un sourire amusé. En effet, elle avait déjà prévu quelques potions pour soulager les maux de jambes de la vieille femme. Il suffirait de procéder par ordre. Prenant ses mains dans les siennes, elle vint caresser ses paumes de ses pouces en inspirant profondément :
- Tu dois juste t'écouter.. Laisse ta conscience s'emparer de ton esprit. Tu dois sentir ton corps, chaque partie qui le compose et tu écoutes. Laisse la nature te guider. N'aie pas peur..
En même temps qu'elle lui expliquait elle se mettait en application. La nature était tranquille dans ce jardin qu'elle aimait tant, elle les entouraient, les englobant, les rassurant. Pocahontas sentait sa puissance, son confort. Poussant un soupir de contentement, elle souriait en sentant la puissance d'Aponi l'envahir :
- Tu sens ? chuchotait-elle.
Alors qu'elle écoutait avec attention toutes ces sensations elle n'entendit pas Kisos courir vers eux et se jeter dans leurs bras. Pocahontas poussa un soupir de surprise suivis d'un rire amusée alors que le jeune homme se pressait dans les bras de son père :
- Duda, j'ai eu une bonne note en algèbre.. Je suis fort tante Millie a dit. Tu es fier de moi ?
- Kisos, on ne se vante pas.
- Non, Ma', je veux juste que Duda soit fier comme il l'est avec Charlie.
Mary sortait sur le perron et appelait la famille. Le repas était cuit. Pocahontas se levait rapidement et courait jusqu'à la cuisine pour vérifier les dires de la vieille femme. Elle avait mis le couvert ce qui fit ronchonner la jeune femme qui appela ses hommes en amérindien. Il était important pour elle que Kisos continue d'entendre parler la langue de ses ancêtres. Ils mangèrent avec plaisir dans les rires car Kisos évoquaient son futur exposé sur les poissons-volant. Il était convaincu que ces poissons là avaient des pouvoirs dû à leurs chants :
- Ce sont des êtres magiques Duda, ne ris pas ! Tu peux pas dire que ça peut pas exister. Regarde d'où nous venons, répliquait-il avec force et conviction, et si j'ai une petite soeur elle s'appellera Sora à dit Aponi. Ça signifie "oiseau chantant qui prend son envol".
- Kisos, soupirait Pocahontas en l'entendant évoquer à nouveau la petite soeur, arrête avec cette histoire s'il te plaît.
- Mais Ma' c'est Aponi qui l'a dis.
La jeune femme n'osait pas regarder Gabriel de peur qu'il l'interroge sur cette histoire et la lune rouge.
immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 13:39 Répondre
La visite du village en compagnie de Gabriel, bras dessus, bras dessous fit rosir de plaisir et de joie les joues de la jeune femme. Non pas par frime mais juste par bonheur de pouvoir le contempler dans son élément. Il resplendissait dans ce décor qui était le sien et qui lui appartenait. L'Ecossais avait son pays et sa région dans la peau et c'était ce qui lui avait tant plu au début. Il était un homme de conviction, de terres. Il ne pouvait que comprendre sa propre passion pour son peuple.
Etrangement, les gens étaient moins méfiant à l'égard de la jeune femme. Sûrement parce qu'il la connaissait un petit peu, mais la présence de Kisos avait réussit à amadouer certains coeur. Il était d'une telle douceur, d'une telle spontanéité que beaucoup y retrouvait Gabriel. Pocahontas marchait donc à ses côtés, sa tête se posant parfois contre son bras alors qu'elle l'écoutait parler des transformations et des projets qu'il avait pour l'avenir. Elle aurait pu rester ainsi des heures juste blottie contre lui.
Soudain, ils s'arrêtèrent devant une immense bâtisse qui fit frissonner d'effroi la jeune femme. Elle se demandait bien qui pouvait vivre dans une aussi grande demeure. Surprise, elle l'était surtout lorsque Gabriel lui annonça qu'il avait construit cette maison en pensant à elle, à eux. Elle se sentait mal à l'aise, prise d'une envie de pleurer. Jamais elle ne se serait vue vivre dans une telle bâtisse. C'était trop grand, trop somptueux pour elle. Mais il semblait si fier qu'elle ne pouvait pas lui dire.
Avec douceur, elle embrassa son poignet en le remerciant et contempla les briques sombre qui constituaient la bâtisse avant de l'écouter évoquer l'orphelinat. C'était un projet noble et tout à son honneur. Cela lui rappelait que Kisos aurait pu finir ainsi lui aussi si ils n'étaient pas rentrés :
- Cette idée d'orphelinat est très généreuse de ta part. Je t'aiderais avec joie dans ce projet. Tu as un si grand coeur..
Se levant sur la pointe des pieds, elle ne se gêna pas pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres alors qu'elle entourait sa nuque de ses bras. Ce fut un toussotement de vieille femme qui la fit reposer les pieds sur terre. Certains regards mauvais persistaient toujours, surtout pour les personnes âgés. Rougissante, elle baissa les yeux et reprit la main de son colosse avant de repartir vers le village :
- Et si nous allions faire quelques courses au marché. J'ai bien envie de faire plaisir à Mary en lui cuisinant quelque chose.
Ils achetèrent de quoi faire un plat conséquent avec de la viande et des légumes du Nouveau Monde comme le maïs ou les carottes. Une fois rentrés, elle se mit à faire la cuisine et demanda à Gabriel d'être son commis. Cela l'enchantait de le voir se concentrer si assidument à couper les carottes comme le faisait Kisos. Il n'y avait aucun doute sur la parenté lorsqu'elle les observait l'un et l'autre. Profitant qu'il soit assis, elle vint embrasser sa nuque tout en caressant sa crinière :
- Je ne pouvais m'empêcher de voir ta carrure, tes mimiques, tes étonnements dans chaque geste que faisait notre fils. C'est lui qui m'a fait tenir toutes ces années alors que tu t'es retrouvé seul. Je mesure la chance que j'ai eu et je m'excuse encore mon amour.. Je ne cesserais jamais de le faire je crois.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 23:29 Répondre
La nuit était tendre pour Pocahontas qui avait dormi lovée dans les bras de Gabriel. Son parfum et le battement régulier de son coeur contre son oreille l’avait apaisée. Son esprit avait décidé d’oublier cette journée étrange pleine de révélation et de se concentrer sur le processus de guérison.
Ce fut la voix de Kisos le lendemain qui l’éveilla. Tout se passa vite, mais elle comprit rapidement qu’elle devait s’habiller de peur d’effrayer le petit garçon. Après un tour dans la petite salle de bain attenante elle s’était lavée brièvement et avait enfilé une robe de nuit.
Pocahontas changeait tout juste les draps lorsque Kisos sauta sur le lit pour lui souhaiter une douce journée. Blottis l’un contre l’autre ils sourirent à Gabriel qui revenait avec un plateau chargé de nourriture. La jeune femme mourrait de faim. Cette nuit si intense et sauvage lui avait donné une faim de loup. Elle mangeait donc avec appétit tout comme Kisos qui demandait à son père si il pouvait rester jouer avec Charlotte aujourd’hui :
- Non Kisos, tu dois apprendre c’est important. Mais tu reviendras manger ce midi et tu resteras cet après-midi avec elle, répondait sa mère, nous irons chercher des herbes dans les landes tous les trois.
Le garçon ne rechigna pas car il était obéissant et qu’il aimait chercher des plantes avec sa mère. De plus, il trouvait le marché honnête. Lorsqu’ils eurent finis de manger le petit descendit pour finir de se préparer. Pocahontas venait alors se rapprocher de Gabriel et lui donna un profond et tendre baiser sur ses lèvres avant de sortir du lit :
- J’ai envie de me promener.. Je ne supporte plus de rester enfermée.
La jeune femme n’avait jamais aimé rester enfermé si longtemps. C’était une fille de la nature et elle avait besoin de son contact. Résolue, elle se leva donc et enfila une modeste robe qui soulignait néanmoins ses formes. Nattant ses cheveux elle posait un regard sur son époux qui ne semblait pas prêt à vouloir quitter le lit. Elle l’observait avec un sourire amusé alors qu’elle mettait un peu de crème sur ses mains :
- Tu ne vas pas travailler ce matin Isha, demandait-elle taquine, quel exemple tu donnes à notre garçon ?
Elle se rapprochait alors de lui et se penchait à nouveau sur ses lèvres pour lui donner un autre baiser. Lentement, elle remontait les pans de sa robe et revenait s'allonger sur lui pour le couvrir de tendre baisers sur le visage et le cou :
- J'ai besoin de souffler, souhaites-tu m'accompagner mon bel highlander ? J'ai encore tant de choses à apprendre de ton village et tu as toujours été un excellent guide.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 21:19 Répondre
Pantelante, elle accuse l’orgasme qui a ravagé son corps. Quelques heures plus tôt elle se croyait incapable de pouvoir retrouver ces sensations si inédites et intense que seul Gabriel avait fait naître chez elle. Le sourire aux lèvres, les yeux clos, elle savourait la sensation d’avoir à nouveau fait un avec l’amour de sa vie.
Son corps tremblait encore de multiples frissons jusqu’à ce qu’elle sente sa main hésitante caresser sa poitrine aux pointes dressées. Elle ouvrait les yeux et contemplait sa main sur son corps et ne s’en plaignit pas au contraire. Elle était dans une zone sûre, en sécurité avec lui.
Les yeux de Pocahontas s’enflammaient lorsqu’elle le vit se pencher à nouveau sur son corps qu’il goûtait. Un souffle d’excitation l’envahissait alors qu’elle mordait sa lèvre inférieure. Respirant plus fort elle murmurant :
- Embrasse-moi là et là, gémissait-elle en lui indiquant les zones exactes.
Un sourire en coin illuminait son visage détendu. C’était comme si sa déesse intérieure avait réapparut détruisant toutes ses craintes, tous ses doutes. Gabriel était là et il la possédait avec puissance et respect. Il n’y avait eu que lui, il n’y aurait que lui. Oh, et il ne faisait pas de quartier. Mortifiée, elle sentait ses lèvres prendre possessions de son intimité encore sensible. Les yeux clos elle était à son comble de l’excitation :
- Isha, je t’en prie..
Elle aurait pu jouir à nouveau dès maintenant. Il l’embrassait et sa langue se déchainait. Cette langue experte qui savait comment lui donnait du plaisir. Eblouie par la lune elle renversait son corps entier contre cette bouche et cette langue en grognant de plaisir contre son poing qu’elle mordait. Son autre main serrait plus fermement sa crinière. Il ne s’arrêtait pas, sa langue qui encerclait son clitoris la rendait folle et il continuait encore et encore, tout autour et tournait.
Bouche bée, son buste lovée alors que son bassin se plaquait contre cette bouche contre laquelle elle n’aurait jamais voulue bouger. Son cerveau était totalement engourdi par cette passion si intense et sentant ses jambes se raidirent elle poussa un cris de jouissance qu’elle étouffa dans sa main.
Lorsqu’elle repris enfin ses esprits elle ouvrit les yeux pour contempler le visage de l’homme qu’elle aimait. Son expression si tendre, si douce. Elle l’attira contre lui et frotta son nez contre le sien avant d’enfouir à nouveau ses mains dans sa crinière. Elle soupçonnait un éclair de tristesse dans son regard qu’elle voulut évacuer par un doux baiser sur ses lèvres :
- Je t’aime de toute mon âme.. Nemehotatse Isha.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 19:26 Répondre
En un éclair, il l’attrape par les hanches pour l’attirer à lui alors que les mains de Pocahontas s'enfoncent dans ses cheveux et que sa bouche revendique la sienne. Elle gémis contre ses lèvres, tandis que ses mains s'affairent contre son corps qu’elle cambre contre le sien. Ses mots la chagrinent, l’inquiète. A bout de souffle, elle murmure, comme une vague brisée, contre la peau de son cou :
- Isha, pourquoi crois-tu que je puisse avoir envie de te repousser ? Je ne le serais jamais. Triste peut-être, mais tu es un homme bon. Tu es généreux et tu ne m'as jamais menti. Je n'ai pas fait beaucoup d'efforts à l’inverse..
Le souffle lui me manque quand ses lèvres fonçent en piqué vers elle. Il l’embrasse, violemment, ardemment. Leurs dents s'entrechoquent brièvement puis sa langue pénètre sa bouche. Le désir explose dans tout son corps tel un feu d'artifice et elle lui rends son baiser, se mettant au diapason de sa ferveur. Ses mains font des n½uds dans ses cheveux, les tirent fort. Il grogne, un râle venant du fond de sa gorge, bas et sexy, qui résonne en elle tandis que sa main descend le long de mon corps, jusqu'en haut de sa cuisse, ses doigts s'enfonçant dans sa chair nue.
Dans ce baiser, elle évacue toute l'angoisse et le chagrin de ces derniers jours. Elle est stupéfaite - au milieu de ce moment de passion aveuglante - de constater qu'il est dans le même état, qu'il ressent la même chose. Il s'arrache à leur baiser, haletant. Ses yeux, embrasés de désir, font bouillonner le sang déjà brûlant qui puise dans son corps. Elle en a la bouche toute amollie et elle s’efforce de remplir ses poumons d'un air devenu rare.
- Tu... Es... A moi, gronde-t-elle en accentuant chaque mot, et je suis à toi.
Oh, elle se sent si puissante. La renversant sur le matelas elle se laisse aller à ses nombreuses caresses comme s’il s’agissait de la prime!re fois qu’il la caressait. Son entrecuisse est frémissante, humide et bouillante. Ses pointes durcissent cherchent le contact de son buste aussi :
- S’il te plaît, supplie-t-elle dans un soupir sensuel.
Elle ouvre ses cuisses et le laisse se déplacer de manière à planer au-dessus de elle. Sans détacher son regard du sien, elle le plonger en elle avec une lenteur délicieuse.
Pocahontas ferme les yeux, savourant l'ampleur, la sensation exquise de sa possession, basculant instinctivement le bassin pour aller à sa rencontre, pour le rejoindre, tout en gémissant dans son cou pour faire le moins de bruit possible. Il se retire et m'emplit une nouvelle fois très puissamment. Ses doigts se fraient un chemin dans ses cheveux soyeux et rebelles. Il va et vient en prenant son temps :
— Plus vite, Isha, plus vite... je t'en prie, gémissait-elle au creux de son oreille.
Elle levait son regard triomphant sur lui avant de l’embrasser avec fougue en le sentant se mouvoir en elle - un mouvement éprouvant et impitoyable. .. Oh, bordel - et elle savait qu'il n'y en a plus pour longtemps surtout lorsqu’elle sent ses jambes se raidirent alors qu’elles sont accrochées à lui.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 16:59 Répondre
Jamais elle ne l’avait vu de la sorte. Son coeur tambourinait contre sa poitrine alors qu’elle replaçait chastement les pans de son jupon sur ses cuisses. Gabriel semblait terriblement mal et cela l’inquiétait. Il était loin le démon désormais, il se cachait et se laissait engluer par la culpabilité et la crainte. Pocahontas vint descendre de la table pour venir enlacer le dos de son époux. Embrassant son dos malgré le tissu de sa chemise, elle plaça ses mains sur son buste à moitié nu :
- Je ne me donne pas à toi pour satisfaire tes envies Isha…
Voyant qu’il était encore tendu et réticent, elle le força à la regarder. Chose difficile lorsque l’on sait sa force, mais la jeune femme était tenace. Elle réussit enfin à le retourner face à elle et agrippa fermement de ses deux mains son visage pour le contempler. D’une voix douce et assurée, elle lui rappela simplement :
- Et je n’ai pas peur de toi mon amour. Je veux juste te protéger comme tu l’as fais pour moi. Je ne suis pas ton ennemie, je suis ton alliée. Tu n’es pas tout seul, on peut le combattre ensemble.
Elle remontait sa main jusqu’à son front alors qu’elle le contemplait avec douceur et tendresse. En lui avouant tout ça c’était plus qu’une confession pour la jeune femme. Il prenait conscience de ce qui se passait dans sa tête et il voulait s’en sortir, c’était largement suffisamment pour l’amérindienne qui posait sa joue contre son buste :
- Tous les deux ensembles. Jamais je ne t’abandonnerais Isha. Jamais.. Tu te souviens lorsque tout le monde disait que tu avais tué Maria ? Je ne les ai pas cru et je me suis battue pour toi. Je referais la même chose mais tu me dois jurer de ne plus faire justice par toi-même.
Relevant ses prunelles vers les siennes, elle sentie ces dernières s’humidifier par la peur de le perdre pour toujours. Car ici, la peine de mort existait toujours :
- Je ne pourrais pas supporter qu’ils te mettent au bout d’une corde. Je ne les laisserait jamais faire tu m’entends ? Pour l’instant je n’ai pas pu me défendre mais tu sais que je peux être terrible si on s’en prend à ceux que j’aime.
Ces deux petits psychopathes s’étaient finalement bien trouvé. La jeune femme embrassait la zone où se trouvait le coeur de Gabriel avant de prendre sa main dans la sienne. Elle commençait à se diriger vers leur chambre. Elle était épuisée par la journée émotionnelle qu’ils avaient encore eu.
Arrivée enfin devant le lit, elle regarda Gabriel se dévêtir un long moment. Lorsqu’il fut couché, il eut l’air surpris de voir son épouse qui n’avait toujours pas bougé. Sortant de sa rêverie, elle vint donc se déshabiller et décida de rester nue. Elle sentait bien qu’il était gêné devant sa nudité et cela la troublait aussi. Jamais encore l’un et l’autre n’avaient été si distant. Parfois, elle avait envie de hurler pour revienne la spontanéité des deux personnes qu’ils avaient été autrefois.
S’allongeant contre lui, tremblante de froid, elle posa sa main sur son puissant torse qu’elle embrassait délicatement. Timidement, elle vint lui demander :
- Ce n’est pas pour toi que je te demande ça Isha mais j’ai.. j’ai besoin de sentir que tu me désires encore.. j’ai besoin de t’appartenir. C’est moi qui te demande de me sauver..
Se redressant sur son coude, ses doigts faisaient un chemin sensuel sur son ventre et ses hanches avant de remonter vers son épaule. Pensive, elle déposait un baiser au creux de son cou en murmurant :
- Tu te souviens de notre première rencontre ? Je m’étais mise nue devant toi et Mary avait hurlé de peur. J’avais terriblement envie que tu me regardes, que tu poses tes mains sur moi. Tu sais que c’est toujours la même chose ? J'ai juste peur de.. j'ai peur de te dégoûter..
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:43 Répondre
Déchirer ta chemise pour griffer et mordre ton buste. M'aliéner à ta passion dévorante et me perdre dans tes à-coup insolent.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:42 Répondre
A travers les monts et les vents. Le sable et le temps. Mon amour, mon coeur est toujours aussi palpitant.
immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:42 Répondre
Assise devant sa tasse de thé, Pocahontas hésitait. Devait-elle lui avouer qu’elle savait l’ignoble boucherie qu’il avait commis à Edimbourg pour venir la chercher ? Les mots de James revenaient sans cesse dans son esprit tourmenté. La violence extrême de Gabriel, son besoin de faire justice, sa capacité à assassiner sans sourciller. Le démon était là et elle pouvait le voir s’appropier l’âme de son époux. Elle n’avait pas peur de Gabriel en tant que tel, mais de ses réactions oui. Elle craignait qu’en lui avouant ce qu’elle savait, il s’en prenne à Millie.
Incapable de manger le pudding qu’il lui tendait, elle vint simplement se lever et s’asseoir sur ses genoux. Il semblait aussi surpris qu’elle mais elle avait besoin de ce contact physique comme pour s’assurer que sa seule présence saurait le ramener. Innocente qu’elle était.
Après avoir bu une gorgée de thé donc, elle s’installa sur ses genoux. Ses vêtements étaient encore trempé et elle ne se rendait pas compte de la transparence du tissu. L’une de ses mains vint se poser sur sa nuque qu’elle caressait quand l’autre se posait sur son buste. Les prunelles de la jeune femme se cherchaient celles de Gabriel alors qu’elle lui avouait d’une voix blanche et tranquille :
- J’ai demandé à Millie ce qui c’est passé à Edimbourg lorsque tu es venu me chercher. Je ne veux pas te mentir Isha parce qu’on s’est juré cela. Des secrets oui mais pas de mensonges. Elle m’a avoué que tu avais assassiné sauvagement les hommes qui étaient entre toi et moi ainsi que Rolfe.
Voyant qu’il se raidissait sur sa chaise, elle insista ses caresses comme pour l’apaiser. Elle vint même poser son front contre le sien un moment en murmurant avec douceur :
- Et Nashoba lui a expliqué ce qui c’est passé avec Gideon. Je te demande pardon.. Ma présence a fait resurgir un démon qui est en toi et qui prend le contrôle de ton âme je le vois.
Ecartant son visage du sien, elle posa ses deux mains sur ses joues pour le contempler l’air grave et inquiet. Ses doigts caressaient avec douceur sa barbe naissante tandis qu’elle mordait sa lèvre à la recherche d’une expression de son ancien tendre époux :
- Je n’ai pas peur de toi Isha. J’ai juste peur de ce que tu risques de t’infliger si tu continues à vouloir être un justicier. Tu ne peux pas faire ça.. Un jour, ils t’attraperont et je ne pourrais pas te protéger. Je refuse que tu payes les crimes des autres. Ce n’est pas comme ça que fonctionne la justice.
Elle se retenait de lui dire qu’il devenait finalement pire que les agresseurs qu’il tuait et qu’il devenait comme eux. Pocahontas osait déjà bien des choses ce soir sans savoir si cela allait fonctionner. Blottie contre lui, elle frissonna enfin. Un courant d’air frais s’engouffrait dans la pièce alors qu’elle reposait ses mains sur sa nuque et son épaule :
- Ce démon qui te possède ne peut pas gagner mon amour. J’ai conscience que ces sept longues années loin de l’un et de l’autre à été brutal et injuste mais tu te rappelles de ce que l’on a dis à la fontaine à Naples ? On oublie le passé.. On se reconstruit. Ça va prendre du temps, de l’énergie et peut-être même des disputes mais je m’en fiche. C’est toi que je veux. Mon Gabriel, Mon Isha.
Mais Gabriel ne parlait toujours pas, cela l’inquiétait. Alors, avec douceur, elle tenta d’appeler son attention autrement. Se relevant, elle poussa les tasses de thé sur le côté de la table et vint s’asseoir sur cette dernière juste devant lui. Timidement, elle approcha son visage du sien et prit sa main qu’elle posa sur son sein. Jusqu’à présent, le contact physique avait toujours réussit à les réunir.
Un soupir s’échappait d’entre les lèvres de la jeune femme alors qu’elle agrippait sa crinière brune tout en lui rendant son baiser plus langoureusement. Son autre main, dégrafait la chemise qu’il portait pour caresser son buste si puissant :
- Isha.. Touche-moi.. J’ai besoin de tes mains sur mon corps.. suppliait-elle entre deux baisers enflammés.
Ses jambes venaient s’enrouler autour de ses hanches alors qu’elle l’attirait contre elle plus fermement. Son esprit faisait un embargo sur toutes les étranges sensation qu’elle ressentait mêlant la peur et le désir à la fois. Son corset la faisait étouffer alors qu’elle calait son bassin contre celui de ce colosse qu’elle désirait. A bout de souffle, elle enfouie ses lèvres dans son cou qu’elle mordait sensuellement tandis qu’elle griffait délicatement ses hanches nues sous sa chemise :
- Mon amour, s’il te plaît.. Reviens-moi..
immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 16:52 Répondre
Si Pocahontas n’avait qu’une vague impression au début de la soirée elle était définitivement angoissée en fin de soirée. Elle ne toucha pas un morceau de poisson de son assiette beaucoup trop contrariée par toutes ces images qu’elle avait en tête de ce démon. Ce démon qui n’était autre que son mari. James l’avait supplié de ne pas culpabiliser mais comment pouvait-elle faire autrement alors que sa disparition avait fait revenir cet horrible monstre dans le coeur et l’âme de Gabriel. Assise à ses côtés, elle n’osait pas le regarder de peur qu’il lise la crainte dans ses yeux.
Fort heureusement, Kisos et Charlotte monopolisaient la conversation. Pocahontas avait proposé à la gouvernante de laisser la jeune fille dormir à la maison le temps de sa venue chez eux Elle et Mary avaient installé un deuxième lit dans la chambre de Kisos de sorte qu’ils dorment ensemble. Les deux étaient vraiment inséparables :
- Plus tard on se mariera et on aura des bébés avec des briquettes, déclarait Kisos.
- Oui et moi je serais chanteuse, surenchérissait Charlotte, et tout le monde voudra m'entendre chanter parce que je serais belle et forte que ça guérira les animaux de Kisos !
Du coin de l’oeil, Pocahontas vit que Gabriel lisait le courrier qu’il avait reçu un peu plus tôt dans la journée. Il semblait contrarié. Il n’avait pas évoqué sa proposition d’aller camper tous les deux dans les prochains jours et elle craignait qu’il n’accepte pas. Pourquoi ? Elle n’en n’avait aucune idée. Après avoir fait les tâches domestiques de la soirée et couché les enfants en leur racontant l’histoire du grand guerrier Isha, Pocahontas ressortit prendre l’air un instant.
Le temps extérieur était certes frais et humide mais elle se sentait étrangement plus à l’aise dans le petit jardin qu’à l’intérieur où elle étouffait. Vivre en plein air lui manquait cruellement ces derniers jours et ils étaient trop dans cette petite maison prévue à l’origine pour quatre.
Les yeux clos, elle inspirant profondément avant d’invoquer ses esprits. S’agenouillant Pocahontas vint exercer les mouvements ample et soyeux de ses bras pour prier comme le faisait autrefois ; mais sa robe l’empêchait de faire tout mouvements. Elle se délesta simplement de ce tissu trop encombrant et se retrouva simplement vêtue de son jupon blanc et de son corset.
Les pieds nu dans l’herbe trempée elle dansait et invoquait ses esprits. Elle demandait de l’aide, de la compassion pour son époux dont l’âme était tourmentée. Prise dans ses flots de prières, elle n’entendit pas Gabriel venir derrière elle alors qu’il portait encore des bûches de bois. Elle ne sait pas combien de temps elle resta accroupie de la sorte à prier mais c’est le froid qui la réveilla de sa transe. En se redressant, elle vit Gabriel qui l’observait dans l’obscurité.
Frottant ses bras de ses mains, elle s’approcha de lui et vint prendre son visage entre ses mains avec douceur. Comme si cela allait disparaître dès maintenant, elle fouillait de son regard celui de son époux en cherchant cette humanité qu’il avait perdu par sa faute :
- Tu sembles si préoccupé, à quoi penses-tu ? demandait-elle avec douceur.
Encore une fois, il élucida la question et la prit seulement par la main pour l’entraîner à l’intérieur. Son simple contact lui redonna suffisamment de chaleur pour qu’elle ne se rende pas compte que son corps entier était congelé. Arrivée dans la cuisine, elle posa ses vêtements sur une chaise pour qu’ils sèchent tandis qu’elle détachait ses cheveux. Ils avaient bien repoussés et tombait dans son dos désormais. Elle se sentait plus forte, digne en les sentant revenir à leur état naturel. Elle les essorait de la pluie légère qui était tombé dessus et posa son regard sur celui de Gabriel indéchiffrable. Il la fixait, l’air ailleurs et cela l’inquiéta :
- Isha ? Mon amour, où es-tu ? Je suis là, tu te souviens ?
Elle espérait tant qu'il ne vit pas dans son regard la peur qui la consumait.
immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 14:49 Répondre
Pocahontas venait de descendre et aider Mary lorsque le rugissement bestial de Gabriel résonna. Se penchant par la fenêtre, elle le vit saccager littéralement les bûches qu’il fendait de sa hache. Un frisson étrange la parcourue. Pourquoi avait-elle soudainement peur de lui ? C’était la première fois que cette sensation la prenait même si parfois elle aurait du s’en méfier. Non, là, c’était différent. Gabriel ne semblait pas aussi maître de lui-même qu’il avait pu l’être des années auparavant. L’étranger démoniaque qui prenait forme sous son âme l’effrayait et les paroles de Mary n’arrangeait rien :
- Pourquoi me dis-tu ça Mary ? demandait-elle en arrêtant de le regarder.
- Parce que par moment j’ai peur pour lui et.. et pour vous.
- Isha ne nous ferait jamais de mal.
- Consciemment non il est vrai, répliqua-t-elle en se retenant de dire autre chose, pour l’instant.
- Je ne comprends pas ce que tu insinues.
La jeune femme était tétanisée par ce que Mary semblait lui cacher. Elle lui rappela qu’elle connaissait l’histoire concernant la mère de Gabriel et qu’elle savait qu’il avait des humeurs mais de là a assassiner elle ne voulait y croire :
- Il ne tuerait pas par plaisir Mary, il est docteur je tiens à te le rappeler. Il sauve des vies.
- Mon enfant, tu ne sais pas à quel point il a été brisé lorsqu’il t’as perdu. Je ne l’ai jamais vu dans un tel état. Même pour Maria il n’avait pas l’air d’autant souffrir. C’était comme si on lui avait enlevé son humanité. C’est ça, il n’y avait plus de règles ni de morale.
- Mary, qu’est-ce que tu essaies de me dire à la fin ?
La main tremblante elle attendait la réponse de la gouvernante qui ne vint pas. Gabriel venait de rentrer dans la cuisine et son air n’avait rien d’apaisé. Pocahontas sursauta et en fit tomber son couteau sur le sol. S’excusant, elle le ramassa rapidement avant de se remettre à sa tâche pour oublier au plus vite ces odieuses pensées qui lui venait en tête :
- Qu’est ce que t’as fais ce pauvre arbre Isha ? Tu semblais te venger de lui en le détruisant de la sorte, demandait-elle en l’observant du coin de l’oeil.
Mary vint les laisser dans la cuisine et elle profita de ce moment pour se rapprocher de lui. Gabriel rajoutait du bois au feu, accroupit devant. Posant une main sur sa nuque, elle l’observait comme pour deviner ses pensées. L’ombre de ce démon prenait plus de place autour de l’âme de son époux elle le voyait. Mais elle ne savait pas comment le gérer. Simplement, elle embrassa le front de ce dernier en massant sa nuque comme pour l’apaiser :
- Je me suis dis que nous pourrions peut-être aller faire un bivouac dans les landes tous les deux. Juste deux petits jours qu’en penses-tu ? Nous retrouver vraiment seuls au milieu de la nature.. J’ai besoin de trouver certaines plantes pour quelques baumes. J’ai vu que ton père avait une toux féroce. Nous devrions lui trouver des épines de pins pour lui faire fumer.
Passer du temps avec lui, le retrouver, le ramener à lui. Modestement elle espérait qu’en avançant auprès d’elle le démon qui le consumait s’apaiserait. Au fond, elle ne voulait pas savoir ce qu’il avait pu faire autrefois pour la retrouver. Toute vérité n’était pas si bonne à savoir tout fin de compte. Là, tout ce qui lui importait, c’était de soigner son âme et elle avait une solution pour ça.
Embrassant sa nuque, elle se dirigea vers l’entrée de la maison tout en s’enroulant dans le tartan appartenant à la famille de Gabriel. Il surgissait soudainement à nouveau en lui demandant où elle allait. Pocahontas lui offrit un tendre sourire avant de prendre son panier et de se mettre sur la pointe des pieds pour lui donner un baiser :
- Je vais chercher quelques babioles chez Millie, je reviens.
Elle ferma doucement la porte derrière elle après lui avoir envoyé un baiser de sa paume. Tout en marchant, ses idées remuaient dans son esprit. Sa sérénité de la matinée s’évaporait. Gabriel et ses yeux, cette ombre qui la submergeait. Pocahontas était perdue. Pire, elle se sentait épiée, suivie. Marchant plus vite elle atterrit enfin chez Millie. A bout de souffle, elle retira le tartan mouillé pour le mettre devant le feu de cheminée. Après avoir échangé les premières banalités autour d’un thé, l’amérindienne s’arma de courage et demanda :
- Je veux que tu me réponses avec toute ta sincérité. Est-ce que Gabriel a commis des crimes en venant me récupérer Millie ? Je.. Mon esprit est complètement embué je ne me souviens de rien et j’ai peur qu’à Naples il ai recommencé en découvrant ce que Gideon s’apprêtait à m’infliger. Est-ce que je dois m’inquiéter ?
immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 11:17 Répondre
L’oeil de Gabriel était tourmenté, Pocahontas le vit. Mais elle ne savait pas comment aborder ce sujet ou encore moins évoquer ses étranges sensations quant à cette folie qu’il évoquait. Doucement, alors qu’il se mit à genoux devant elle, elle vint poser sa main sur sa nuque qu’elle caressait. Pour le moment, ce n’était pas la présence de Charlotte qui la dérangeait mais les tourments et autres démons de son époux.
Craignant mille et une chose décousues, elle vint se pencher sur ses lèvres pour lui donner un baiser profond et tendre. Sa douceur avait toujours sut autrefois apaiser le colosse et elle espérait retrouver la paix dans son oeil. Mais il n’en était rien, il semblait toujours dissimuler quelque chose d’inavouable. Elle n’insista pas et vint simplement redéployer un baiser sur son poignet :
- Je n’ai rien contre cette enfant. Je la comprends même.. Te perdre est catastrophique Isha. Je sais de quoi je parle. Toi qui est la patience et la douceur même de l’amour. Et je ne te demanderais jamais d’abandonner cette petite.
Comment pouvait-elle lui avouer à son tour qu’elle avait simplement peur qu’il les abandonnent. Sa bonne conscience lui hurlait qu’elle était ridicule que jamais il ne ferait une telle chose mais Pocahontas avait juste peur encore une fois de la vie et des choix que Gabriel pourrait faire. Elle le sentait parfois si loin d’elle qu’elle n’arrivait pas forcément à le cerner :
- Si elle t’as sauvé je ne peux que l’aimer. Mais je ne veux pas que tu oublies que maintenant nous sommes là et que je ne t’abandonnerais jamais plus Gabriel Walker. Tu te souviens de ce que j’ai dis lorsque nous étions dans cette grotte ? C’est toi et moi désormais, si tu meurs, je meurs. Je n’irais plus nulle part sans toi.
Dans un élan spontané, elle posa ses mains mouillées et mousseuses sur ses joues pour attirer ses lèvres contre les siennes. Même si elle ne se sentait pas capable de le laisser la toucher elle avait malgré tout besoin de sa tendresse. Il s’agissait d’un baiser tendre et sensuel qui réveilla légèrement cette déesse intérieur qu’elle avait refoulée. A bout de souffle, elle vint sourire contre ses lèvres alors qu’elle lui rendait sa langue qu’elle avait enroulée et entortillée contre la sienne :
- Tu es devenu un homme à barbe blanche désormais, dit-elle avec un rire amusé alors qu’elle avait mis de la mousse plein sur ses joues.
Le bain était devenu plus frais et elle décida de sortir. Attrapant une serviette elle s’enroula dedans avant de se diriger vers l’armoire. Elle sentait le regard de Gabriel sur elle ce qui la fit rougir. Délicatement, elle laissa la serviette tomber à ses pieds lui laissant la possibilité de voir son corps nu. Elle hésitait car elle avait peur mais elle avait l’impression qu’il avait peut-être besoin de s’assurer qu’elle était toujours là, la jeune femme sensuelle qui se donnait à son époux en pleine nature.
Jetant un oeil par dessus son épaule, elle vit son oeil surpris et hésitant. Lentement, elle lui fit face et se posta contre le mur en sentant sa respiration s’accélérer à mesure qu’il s’approchait. Elle se sentait en sécurité mais lorsqu’elle le sentir contre elle, ses lèvres quémandant les siennes elle hésita :
- Je… Nous devrions descendre… Je dois préparer les poissons, murmurait-elle désolée en posant ses mains sur le buste de Gabriel, je suis désolée Isha mais j’ai.. j’ai peur..
immarcescible, Posté le vendredi 24 septembre 2021 21:54 Répondre
Cette larme qui s’était échappée de l’oeil humide de Gabriel avait chamboulé Pocahontas. Etrangement, pendant sa sieste, elle en avait fait un rêve. Cette larme coulait sur les lèvres de la jeune femme jusqu’à parcourir sa bouche, sa gorge et trouver le chemin de son coeur. Se présentant, son coeur ne pu se résoudre à la laisser seule et lui autorisa le passage secret des sentiments. La larme s’étendit et inonda le pauvre coeur de la jeune princesse jusqu’à envahir tout son corps. Pocahontas se voyait grossir, un ventre immense avant de finalement exploser.
Le réveil fut étrange car les deux garçons étaient en train de se préparer. Elle n’évoqua pas son mauvais rêve mais il la tourmentait. Non, elle préférait penser à ses deux hommes si adorablement vêtu. Sans prendre la peine de se changer elle les suivit jusqu’à ce fameux petit lac où ils avaient leurs habitudes. Elle les laissa pêcher seuls un moment. Pendant ce temps, elle s’était installée un peu plus haut et lisait sur un plaid tout en jetant un coup d’oeil amusé sur les garçons.
Ils s’amusaient comme des fous et cela donna envie à la jeune femme de les rejoindre. Dévalant la petite pente, elle ne pu s’empêcher de les défier à son tour :
- Je vous trouve bien trop sûr de vous petits hommes, minaudait-elle amusée avant de relever de sa ligne un beau saumon frétillant.
Kisos hurlait de joie en sautillant autour de sa mère qui posait le poisson sur l’herbe bien verte. Les mains sur les hanches, elle souriait, fière d’elle avant de poser son regard de vainqueur sur un Gabriel qui semblait surpris. Malgré la pluie, ils continuèrent de pêcher jusqu’à ce que du haut de la plaine, une petite voix fluette et pressante surgisse :
- KISOS ! PAPA ! hurlait la petite Charlotte.
Le jeune petit Kisos se jeta à la rencontre de la belle petite brune qui vint se fondre dans ses bras. Pocahontas les regarda avec un sentiment étrange tandis que Gabriel allait saluer l’enfant qui se jetait aussi dans ses bras. L’amérindienne ne savait pas comment se positionner devant cette enfant qui considérait toujours Gabriel comme son père ce qui ne semblait pas tant gêner son époux que ça.
Ils finirent donc par rentrer. Galant, Kisos protégeait la petite Duchesse d’un immense parapluie alors qu’ils marchaient l’un près de l’autre. Pocahontas était dans ses pensées alors qu’elle laissait Gabriel porter les poissons qu’ils avaient pêchés. Elle l’entendit l’appeler ce qui la fit sortir de sa torpeur :
- Non, non, je n’ai rien contre le fait que Charlotte soit là mais, elle hésita un moment avant de finir sa phrase, j’ai de la peine pour ce Garrett. Imagine que Kisos ne veuille pas de toi pour père parce qu’on lui a toujours mentit. Cet homme a peut-être mal fait les choses mais cela doit être tragique de voir son enfant, sa propre chair nous rejeter.
Pocahontas se sentait mal pour cet homme qu’elle connaissait à peine. Venant enlacer le bras de son époux, elle embrassa doucement celui-ci avant de relever son visage vers lui tout en marchant :
- Je sais que tu es attaché à cet enfant mais je pense aussi à son père. Je suis désolée Isha.. Je ne veux pas te faire de mal, mais tu as dis toi-même que nous étions une famille. Je pense qu’il est temps de faire comprendre à Charlotte qu’elle a la sienne. Tu ne crois pas ?
Ils arrivaient à la maison où justement la gouvernant de Charlotte la grondait. La jeune fille s’était enfuie à la recherche de Kisos sans prévenir personne. Son esprit frondeur n’échappait pas à Pocahontas qui ne répliqua pas. Après tout, il ne s’agissait pas de son enfant. Kisos courut à sa chambre pour se changer suite à l’ordre donné par Mary. Le froid s’était installé d’où toutes les cheminées allumées. Pocahontas aussi grelottait dans sa robe trempée :
- Je ne veux pas te suivre, hurlait Charlotte en repoussant la gouvernante, je reste avec papa !
Voyant l’état de nerf dans laquelle était l’enfant, Pocahontas ne pu s’empêcher de venir s’agenouiller devant elle et attraper ses menottes dans les siennes. Alors qu’elle allait essayer de la rassurer la petite réagit violemment aussitôt :
- Non ! Pas toi ! Tu es la méchante femme qui a pris mon papa ! Repars chez toi !
C’était pire qu’une gifle. Kisos venait de redescendre et avait entendu son amoureuse être méchante envers sa mère. Pocahontas se redressait alors que tout le monde l’observait comme attendant sa réponse. Voyant que Gabriel allait intervenir, elle lui signe qu’elle allait bien et se dirigea vers la chambre pour se changer :
- Kisos, monte faire tes devoirs.
- Ma’…
- Maintenant, c’est un ordre.
Prenant son petit cartable, il monta à la suite de sa mère. Dans la chambre, elle l’installa sur le petit secrétaire qui servait à Gabriel enfant. Elle le laissa travailler tandis qu’elle prit un bain chaud. Alors qu’elle était à l’intérieur, elle tendit du bruit dans la chambre. Kisos quittait la chambre sous l’ordre de son père qui venait ensuite dans la petite salle de bain attenante. Pocahontas se savonnait les bras en observait l’eau dans le bain mais restait silencieuse, pensive.
immarcescible, Posté le vendredi 24 septembre 2021 09:24 Répondre
Sur le seuil de la porte, Pocahontas contempla la marche plus légère de son époux s’effacer dans le brouillard matinal. Son coeur tambourinait alors que ses doigts touchaient ses lèvres encore marquées par les baisers tendre et passionné de Gabriel. Une rougeur naissait sur ses joues tandis qu’elle tenait de reprendre son souffle. Mary la réveilla de sa torpeur et lui donna toute une liste de choses à faire.
Elle ne s’ennuya pas ce matin là en effet. Ménage, rangement et la visite de Millie. L’une et l’autre étaient heureuse de se retrouver et de pouvoir parler, du moins, c’était surtout Millie qui parlait de sa nouvelle vie en tant qu’institutrice et de sa passion nouvelle pour Binki l’amie de Gabriel. Cela lui fit beaucoup de choses à apprendre mais elle ne voulait pas canaliser la passion de son amie tant elle était heureuse de la voir.
Finalement, tout le monde vint déjeuner ce jour là. A croire que le réveil de Pocahontas avait sortit tout le monde d’une torpeur morne et triste. C’était si vivant à table qu’elle en eut presque le tournis. Mais voir Gabriel si heureux lui suffisait. C’est avec un doux sourire qu’elle observait tout le monde et qu’elle mangeait avec appétit. Elle dut faire les gros yeux à Mary qui la resservait mais la remercia malgré tout en donnant le plus de son assiette à Gabriel.
Kisos était un enfant doux et attentionné mais qui avait aussi et surtout la réplique facile. Ne se laissant pas faire, il vint demander à son père si il avait peur qu’il le batte :
- Peut-être que tu as peur que je gagne encore Duda ?
Cela eut le mérite de faire rire tout le monde. Pocahontas venait serrer la main que Gabriel lui tendait et répliqua à son tour :
- Je crois que ton fils te défit. Et je tiens à te rappeler que la pluie n’est pas quelque chose qui m’effraie Isha.
Son oeil pétillait d’un souvenir tendre où s’étaient promenés tous les deux dans la lande écossaise sous la pluie autrefois. Comme elle aurait aimé à ce moment là avoir le courage de se jeter dans ses bras. Elle se retenait de le faire pour la bienséance mais elle ne pu s’empêcher de déposer un baiser au creux de son poignet avec douceur.
Le repas se terminait sur une note douce.
Tout le monde aida à débarrasser et Pocahontas exigea que Kisos fasse une sieste avant de partir pour la pêche. Elle monta avec lui et se coucha contre son petit garçon qu’elle couvrait de tendre baisers et de mille chatouilles. C’est alors que le petit lui demanda :
- On ne partira plus Ma, promis ? J’aime vivre ici.
- Plus jamais mon soleil. Je te le promet.
C’était sincère et il le savait. Jamais sa mère ne lui avait mentit, il ne comprenait pas le principe du mensonge comme lorsque Pocahontas était arrivée ici, ce qui allait lui poser quelques problèmes plus tard. Fredonnant la douce comptine à ses oreilles, elle le laissa s’endormir contre elle. Pensive, elle caressait ses boucles brune alors que le petit garçon dormait recroquevillé contre elle. Elle pensait à ses propre parents, son peuple, son pays qui lui manquait. Pocahontas n’osait pas en parler à Gabriel de peur de le voir se mettre en colère. Après tout, son peuple l’avait vendue et avait tenté de le tuer par la même occasion.
Un craquement sur le parquet lui fit tourner la tête. Gabriel apparaissait et cela fit étendre un doux sourire sur les lèvres. Elle lui montra Kisos endormit mais lui fit signe de venir en silence. Le laissant se blottir derrière elle, elle profita de ses bras fort pour enfouir son visage contre son buste :
- J’en ai si souvent rêvé de ce moment, murmurait-elle au creux de son oreille, nous trois réunis.
Kisos bougeait un peu et vint bailler avant de replonger dans les bras de Morphée. Il tenait dans ses petites mains l’ours que Gabriel avait offert à Pocahontas des années de cela. La jeune femme vint embrasser la mâchoire carrée et virile de son époux tout en le contemplant avec adoration et émotion :
- Je t’aime, murmurait-elle à nouveau.
immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 19:32 Répondre
Pocahontas était rassurée de le voir monter. Sa recherche de pudeur lorsqu’il alla se changer dans la salle de bain la rassura mais lorsqu’il mit une telle distance entre eux dans le lit elle ne pu s’empêcher de venir la défaire en se blottissant contre lui. Sa tête contre son buste, elle cherchait sa sécurité, sa douceur. Les yeux clos, elle humait son parfum si boisé et propre qui lui avait toujours plu. Mais la jeune femme en voulait plus. Se redressant, elle vint déboutonner les boutons de la chemise de nuit du colosse. En voyant son air circonspect, elle lui expliqua d’une voix douce :
- C’est la première fois que tu dors avec quelque chose sur toi. Ça me perturbe.
Une fois qu’elle lui eut retiré son haut, elle pu à loisir plonger ses doigts dans la toison brune de son buste alors qu’elle embrassait délicatement la peau fine et chaude de son corps. Les yeux mi-clos, elle l’écouter parler des projets qu’il avait pour eux et cela la fit sourire. Malheureusement, elle s’endormit au même moment alors que ses jambes s’enroulaient autour de celles de Gabriel. Elle était une bête bête étrange accrochée à cet immense colosse.
Cette nuit là, elle ne fit pas de cauchemar, rien. Elle dormit simplement. Au réveil, elle entendit Mary parler à Kisos qui demandait à voir sa mère. La vieille gouvernante ne lui permit pas lui rappelant que sa mère devait se reposer. Pocahontas vint à regret quitter les bras de Gabriel pour se lever alors et descendre embrasser son fils. Et qu’elle joie lorsqu’il la vit descendre le rejoindre.
Souriante, elle le laissa se jeter dans ses bras tandis qu’elle le couvrait de tendre baisers :
- Tu viendras à la pêche ? Je bats Duda de deux poissons pour le moment !
- Je te promets de venir mon Kisos.
- Je t’aime Ma’.
Elle lui rendit son je t’aime émerveillée par la vitalité de cet enfant dont rien ne semblait désintégrer la bonne humeur. Emue, elle le regarda partir en compagnie de certains écoliers qui l’attendaient dehors. Puis, elle remonta pour réveiller Gabriel qui dormait toujours. Etrange qu’il dorme encore se disait-elle alors qu’elle se rallongeait près de lui. Avec douceur, elle caressait les boucles brunes qui tombaient devant ses yeux. Elle fit le contour doux et sensuel de sa bouche avant de remonter sur ses yeux. C’est là qu’il les ouvrit. Pocahontas ne pu s’empêcher de lui offrir un tendre sourire :
- Bonjour Isha.. murmurait-elle en venant déposer un tendre baiser sur ses lèvres.
C’était comme si elle se levait elle aussi de son horrible rêve. Le voir là la réconfortait, lui rappelait qu’elle devait s’ouvrir à nouveau à lui. Sa folie et ses angoisses de la veille semblaient avoir disparu, comme si la maison évacuait toutes ces craintes. Avec douceur, elle vint lover son visage dans le cou de son époux alors qu’elle entrelaçait ses doigts aux siens :
- Je sais que tu dois partir travailler mais je voulais profiter encore de ta présence. Mary m’attend surement pour le thé.
Elle embrassa doucement ses phalanges avant de finalement se lever du lit, même si c’était à regret. Esquivant avec un sourire la main de Gabriel qui voulait la rattraper elle lui fit non du doigt :
- Non monsieur le médecin. Vos patients vous attendent et vous avez une compétition de pêche à gagner. Notre fils est très compétiteur, je me demande de qui il tient cela.
Prenant une robe propre, elle quitta la chambre pour se rendre dans la salle de bain et se changer après avoir pris une toilette rapide. Lorsqu’elle descendit, Gabriel et Mary étaient en bas à boire le thé. Pocahontas vint les rejoindre et contempla sans vergogne son époux malgré ses joues rosies par le bonheur de le voir. Elle avait l’impression de revenir des années en arrière où elle le dévorait du regard en ayant toutes ces images sensuelles en tête sans oser les mettre en application. Là, elle pouvait, pourtant, elle hésitait. Lorsqu’il se leva, elle sortit de sa rêverie et le suivit jusque dans l’entrée et lui tendis ses lèvres :
- Ton retour me tarde déjà mon amour..
immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 17:25 Répondre
Gabriel le médecin était bien présent ce qui faisait sourire la brune. Alors qu’il continuait de parler elle vint le forcer à se rapprocher à table tandis qu’elle lui donnait une tranche de pain qu’elle avait fait le matin même avec Mary.
Puis, soudain, elle sentit la douceur de sa main sur sa joue. Elle ne pu s’empêcher de la retenir un moment alors qu’elle fermait les yeux pour la savourer. Un doux soupir s’échappait de ses lèvres alors que ses lèvres tremblaient légèrement. Ce geste rassurant lui rappelait à elle aussi le manque qu’elle avait ressentit depuis la dernière fois qu’il avait eu un geste si tendre :
- Je devais me réveiller Isha. Je n’en peux plus de vivre une vie où tu n’es pas là, je ne veux plus avoir peur. Je ne veux plus laisser mes démons gagner. Je suis là, pardonne-moi de ce que je vous ai infliger.
En ouvrant les yeux elle pu contempler la mine soucieuse de ce colosse écossais qui finissait toujours par touchée son coeur. Elle lui offrit un tendre sourire alors qu’elle osait venir dans ses bras sans qu’il le demande. Ses bras fin enlaçait du mieux qu’ils pouvaient son corps immense ce qui faisait qu’uniquement ses mains agrippaient les pans de sa chemise :
- Tu dois manger et prendre des forces, ordonnait-elle tendrement avant de se séparer de lui.
Elle vint le pousser à s’asseoir définitivement et retourna chauffer un peu d’eau pour son thé. Pocahontas se souvenait qu’il aimait boire son thé après avoir mangé. Elle lui posa des questions sur le village et sur ses patients. La jeune femme essayait tant bien que mal de devenir la parfaite ménagère pour son époux, se faire pardonner sa folie. Tremblante, elle versa de l’eau chaude dans la tasse près de Gabriel mais en mit partout sur la manche de sa chemise :
- Pardonne-moi, je suis désolée..
Sa nervosité était telle lorsqu’il la regardait ainsi qu’elle ne savait plus où donner de la tête. Venant vite éponger son bras, elle ne fit que de s’excuser avant de s’agenouiller devant lui complètement désemparée :
- Je ne sais pas faire.. Je ne saurais jamais comme Anya, une parfaite duchesse. Pardonne-moi. Mary m’a montré pourtant comment faire mais je n’y arriverais jamais.
Se comparer à Anya était évident pour elle puisque Gabriel avait vécu plus longtemps avec cette femme qu’avec elle. Bien sûr qu’elle craignait qu’il se rende compte d’avoir perdu au change, bien sûr qu’elle était persuadée de ne pas être à la hauteur. Finissant d’éponger sur le sol elle vint se poster au dessus de l’évier pour faire calmer ses tremblements. Inspirant profondément, elle le sentit venir derrière elle. Se retournant lentement, elle n’osait pas le regarder dans les yeux mais le fit lorsqu’elle sentit ses doigts relever son visage :
- Je ne veux pas que tu joues au docteur avec moi et tu dois manger. C’est à moi de m’occuper de toi Gabriel Walker.
Elle lui offrait un sourire qui se voulait rassurant pour ne pas l’inquiéter outre mesure étant donné son air inquiet. Tranquillement, elle le repoussa sur sa chaise mais vint s’installer malgré tout près de lui encore changeant de sujet le plus vite possible :
- Raconte-moi la vie au village..
Une fois qu’il eut terminé de manger elle fit la vaisselle en lui interdisant de l’aider. Lorsque tout fut finit, elle le trouva à nouveau dans son bureau à travailler. Le temps avait affaissé légèrement ses épaules mais il était toujours d’une beauté magnétique. Un doux sourire nostalgique sur ses lèvres lui donnait un air plus juvénile alors qu’elle s’approchait de lui. Massant ses épaules, elle embrassait sa tempe en murmurant :
- Je ne veux pas m’endormir sans toi. Viens me rejoindre..
C’est avec douceur qu’elle déposait un baiser sur ses lèvres sans qu’il ne s’y attende. Elle grimpa tranquillement à l’étage et retira ses vêtements de jour pour opter pour une des chemises de Gabriel qui portait son parfum. Elle avait laissé ses cheveux noué et venait se mettre sous la couverture épaisse. Elle attendait tranquillement que Gabriel vienne, patiente, espérant qu’il la rejoigne.
immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 23:08 Répondre
Pendant que tout ce beau monde se déchirait à l’étage d’en dessous, Pocahontas s’éveillait lentement comme d’un mauvais rêve. Elle reconnaissait les voix familières de Gabriel, de Millie, de Mary. Certaines lui semblaient nouvelles mais elle n’aurait pas pu dire lesquelles. S’asseyant sur le lit, elle tentait de faire le vide dans son esprit. Les mots de son fils Kisos résonnaient dans son esprit. La lune rouge. Que signifiait la lune rouge ? Comment et pourquoi l’avait-il évoqué ?
La jeune femme se souvenait soudainement d’une prophétie proclamée par Aponi lorsqu’elle était enfant. Elle devait avoir l’âge de Kisos et elle jouait déjà près des pierres. Sa grand-mère lui avait formellement interdit de s’en approcher à cause des pouvoirs que possédaient Pocahontas. Selon elle, sa dimension spirituelle lui venait d’une lune rouge, rouge de sang qui symbolisait une renaissance.
Selon sa grand-mère, lors d’une lune rouge il était impossible de se soustraire à son pouvoir. Les élus seraient conduit dans le monde de la nuit devenant des ombres spirituelles qui seraient au service des Esprits. Est-ce que Kisos avait eu une vision de ce que serait l’avenir de Pocahontas ? Elle y réfléchissait et sans s’en rendre compte se trouva à marcher.
Debout devant le miroir de la salle de bain elle examinait ses traits tirés par la fatigue et la malnutrition. Elle était dans un état déplorable. Son oeil était vide, perdu tandis que ses mains s’accrochaient à ses bras comme si le froid l’avait gagné. Soudain, elle se crispa en sentant les mains de Gabriel sur elle. Etrangement, elle l’entendait distinctement et fut rassurée de se savoir en Ecosse.
Regardant ses pieds un moment, elle ne réagit pas de suite à sa proposition. Elle revoyait encore son visage colérique lors de leur dispute à Naples et elle eut peur de l’énerver de plus belle. Se ratatinant sur elle, elle ferma les yeux en essayant de trouver les mots justes de peur de le voir à nouveau partir au risque que Gideon revienne. Sans s’en rendre compte, elle lui dit d’une voix grave et basse :
- Je ne sais pas quoi te répondre. J’ai peur de dire la mauvaise réponse et que tu partes et qu’il revienne Isha. Je ne veux plus le voir, je ne pourrais pas. Je ne veux plus qu’on me touche.
La jeune femme se dégageait des mains de Gabriel pour venir s’asseoir au bord du lit. Prenant son visage entre ses mains elle tentait de faire taire les voix dans sa tête, pire d’effacer les visages qui la hantait :
- Il est là, ils sont tous là, gémissait-elle de douleur en se tirant les cheveux, ils ne veulent pas quitter ma tête. Pourquoi ils ne me lâchent pas ?
Au bord des larmes et de la crise de nerf elle n’entendit pas Kisos qui était sur le pas de la porte effrayé de voir sa mère dans cet état. Millie arrivait au même moment et comprit d’un regard de Gabriel qu’elle devait prendre l’enfant avec elle. Le jeune garçon pleurait en demandant à son père :
- Ma’ est folle ? Quand reviendra-t-elle ? Duda. Tu avais dis que tu la sauverais.
Mais Millie fermait la porte sur l’enfant pour l’entrainer à nouveau en bas. C’est Mary qui monta affolée de savoir que la jeune princesse puisse être aussi malade. En entrant, elle ne pu s’empêcher d’avoir le coeur serré devant ce spectacle. Les deux enfants qu’elle aimait le plus au monde traumatisé par les horreurs des hommes. S’approchant de Gabriel, elle prit sa main dans la sienne en chuchotant :
- Rentrons chez nous Gaby. Elle connait la maison et vous y serez tranquille à l’abris du bruit, des gens et de tout ce qui se passe en ville. Rentrons tous ensemble avec Kisos et James. Nous allons la soigner là-bas, comme lorsque tu l’as trouvé, tu te souviens de ce que tu m’as dis ?
Voyant que le brun semblait avoir oublié certains de ses mots, elle sourit doucement en lui rappelant ce vieux souvenir :
- Tu m’as dis : « Peut-être qu’elle pourrait justement prouver aux personnes présentes ici que les étrangers ne sont pas tous mauvais » et tu avais raison. Elle nous a prouver à tous que le monde était bien plus grand et mystérieux qu’on le croyait mais pourtant elle revient toujours à toi chez vous. Alors rentrons, d’accord ? Finis ce qu’il a, a faire ici et retrouvons notre chez.
Pendant ce temps, Pocahontas s’était allongée à nouveau sur le lit incapable de bouger dormi quelques tremblements de terreur suivant les bruits qu’elle entendait. Son esprit était confus, perdu dans les limbes de la terreur. Seule la nature et son univers si familier pourrait la sauver mais ça, elle n’en n’avait aucune idée.
immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 20:01 Répondre
Ce sont des parfums, des sensations et des voix qui la font lentement prendre conscience qu’ils étaient à la maison. Pocahontas sentait le corps chaud et petit de Kisos se blottir contre elle. Ses doigts crispés venaient caresser sa tignasse qui avait trop poussé. C’était la première chose qu’elle se dit alors qu’elle entendait des murmures entre lui et Gabriel. Ils étaient en sécurité, à la maison. Plus rien ne pouvait venir les détruire ou les séparer.
Mais sa voix restait toujours muette et son corps figé. Les seuls mouvements qu’elle exerçait étaient ceux de sa main sur la chevelure de son fils. Ses yeux se fermèrent un instant alors qu’elle humait avec tendresse le doux parfum de son enfant. Elle l’avait retrouvé. Il était bel et bien là. Soudain, elle l’entendit distinctement au creux de son oreille. Il évoquait la lune rouge et l’enfermement de Gabriel.
Tout s’embrouillait dans sa tête. Il n’y avait aucune raison pour que son époux soit enfermé, elle ne comprenait pas. Kisos plongea ses iris d’un bleu intense dans ceux de sa mère et posa ses petites mains sur ses joues :
- Ma’, chuchotait-il de sa petite voix, tu dois te réveiller et vite.
Pocahontas avait beau essayer mais c’était vain. Elle restait plongée dans cet état léthargique recroquevillée sur elle-même. Millie venait de débouler dans la chambre ayant appris le retour de son amie mais ne comprit pas en la voyant dans cet état :
- Kisos, descend prendre un goûter.
- Oui ! hurlait de joie le petit garçon avant d’embrasser sa mère et de descendre.
- Pocahontas..
Millie murmurait affligée de voir son amie dans cet état. Nashoba avait vaguement évoqué le dernier épisode à Naples ce qui avait valu l’intrusion de la blonde dans la chambre. Venant se placer devant l’amérindienne, elle replaçait ses cheveux derrière son oreille en la contemplant avec inquiétude. Elle demanda alors à Gabriel ce qui c’était passé. Lorsqu’il lui eut expliquer sans grande fierté, la jeune femme poussa un soupire de désolation en embrassant le front de son amie :
- Nous allons te laisser te reposer, je dois parler avec Gabriel.
Elle lui parlait comme si elle avait été vraiment présente auprès d’eux et embarqua le colosse dans le couloir à l’étage. Se plantant devant lui, les mains sur les hanches elle lui annonça ce qu’elle avait sur le coeur :
- Je te préviens, ton épouse est en bas alors que tu me ramènes ma Pocahontas dans un état plus que déplorable. Je veux être certaine que tu vas quitter la Anya pour qu’elle retrouve son Garrett pour enfiler laisser Binki en paix. Elle mérite d’être heureuse et puisqu’elle est ton amie tu devrais être d’accord avec ça non ? Figure-toi que tu es la clé de tout ce bordel Walker. Et je ne veux plus voir Pocahontas dans cet état, si tous savent ce que tu as vécu personne ne se demande comment a pu vivre cette dernière sans toi.
Reprenant son souffle, elle lui fit signe de se taire alors qu’elle reprenait :
- Elle est d’un courage sans faille, dès qu’elle a sut que tu étais vivant elle n’a lâché ses efforts pour te retrouver. Je n’ai jamais vu quelqu’un aimer aussi passionnément qui que ce soit. Même lorsqu’elle était persuadée d’être ta veuve elle n’a jamais regardé quiconque et pourtant dieu sait qu’il y aurait pu avoir un mariage. Mais non, Pocahontas t’a viscéralement dans la peau et Kisos.. Mon dieu ! Kisos ne jure que par ce père qu’il brûle de connaitre. Sa mère n’a fait que de lui parler de toi sans cesse, tu es son héros. Ils sont ta famille Gabriel et je t’interdis de les abandonner tu m’entends ? Sinon je te coupe ce que tu as de plus précieux, tu m’entends ?
Millie prenait son rôle de tante et d’amie au sérieux. Les sourcils froncés elle était impressionnante à faire face sans crainte à Gabriel sans se rendre de quoi il pouvait être capable. Au même moment, alors qu’elle finissait sa diatribe, Binki sortit de nulle part et vint frôler la main de la blonde en lui envoyant un regard langoureux. Cela ne déstabilisa pas Millie mais la fit simplement rougir.
En bas, on entendant Kisos qui réclamait encore plus de chocolat et de lait alors que Nelly écoutait les aventures de son époux qui évoquait la beauté de l’Italie. Pendant ce temps, Binki redescendait et s’occupait avec douceur et précaution de Kisos alors que Pocahontas ne bougeait pas toujours murée dans son silence et sa peur de revivre l’odieuse scène de Naples.
immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 08:25 Répondre
Regardant à travers le matin pluvieux
Je m'étonne d'être si inspirée.
Quand j'ai sut qu'il s'agissait d'un nouveau jour
J'ai prié si fort pour à nouveau dormir
Mais ça, c'était avant de te rencontrer, où la vie était sans but
Car, désormais, tu es la clé de mon âme tranquille.
Quand mon âme était perdue et cherchait
Tu es arrivé en me réclamant.
Je ne savais pas ce qui était bon pour moi
Jusqu'à ce que tes lèvres m'aident à me rappeler
Qu'elles me lient à toi sans sourciller.
Non, plus aucun doute de que je veux vivre
Surtout si je peux te rendre heureux, je n'ai plus besoin de rien.
Car, désormais, tu es la clé de mon âme reposée.
immarcescible, Posté le lundi 20 septembre 2021 20:43 Répondre
C’était comme si son corps s’était dédoublé à l’instant où elle avait sentit ses mains s’emparer de son corps. Inerte, Pocahontas ne bougeait plus, tétanisée. La porte s’ouvrit et un rugissement surgit. Mais elle ne voyait rien, n’entendait rien. Le corps monstrueux qui la clouait au sol vint disparaître. Elle pouvait respirer à nouveau mais elle était toujours incapable de de bouger. C’était le risque de le voir revenir. Elle se sentit soulevée, un parfum qu’elle connaissait bien, celui de Nashoba. Puis les hurlements recommencèrent. On aurait dit une bête féroce, hargneuse. Le diable était dans la pièce ne cessait-elle de répéter à voix basse tandis qu’elle s’accrochait désespérément à Nashoba.
Mais trop tôt il la quitta. Ce fut dans les bras de Gabriel qu’elle retourna. Pourtant, elle n’avait pas bougé. Seul le cri lointain de Gideon lui parvenait au loin et un flot indistinct de paroles quelle ne comprenait pas.
Pocahontas se faisait transporter mais elle n’avait toujours pas dit un seul mot. Ses doigts fins agrippaient fermement la chemise de Gabriel comme pour ne pas sombrer dans les méandres de la folie. Mais elle était là, vicieuse et patiente. Comme droguée à nouveau, l’esprit de Pocahontas s’était fermé comme pour la protéger de ce que Gideon allait lui faire subir, et de ce que cela allait faire ressurgir. Des mains d’hommes, des rires, des mains, des sexes, des yeux apparaissaient dans son esprit. Tout ce qu’elle avait toujours voulu occulter, définitivement oublier.
Elle ne sait pas comment mais elle se trouvait sur un bateau. Toujours silencieuse, le regard dans le vague elle observait le sol comme s’il s’agissait d’un océan tranquille dans lequel elle était prête à sauter. Incapable de parler, incapable de réagir. Nashoba avait convaincu Gabriel de le rejoindre prendre l’air alors qu’ils quittaient le port de Naples en direction d’Edimbourg.
La jeune femme était restée dans la cabine, assise sur le lit de fortune qu’ils occuperaient tout le voyage mais n’avait pas dit un mot ou même fait un geste. C’était comme si elle était pétrifiée. Nashoba s’inquiétait de ce qui pouvait leur arriver depuis la folie meurtrière de Gabriel et ne pu s’empêcher de lui dire en murmurant à l’écart des marins :
- Tu es complètement fou Gabriel ! Ils vont savoir que c’est nous et ils vont nous tuer.
Jetant un oeil sur sa soeur, il lâcha un profond soupir en frottant son visage de ses larges mains. Tous ses projets pour l’Italie étaient terminés avec cette histoire, mais pire que tout, Pocahontas semblait perdue. Observant sa soeur, il ne pu s’empêcher de demander à Gabriel :
- Grand dieu.. Où est-elle partie ? Elle est devenue folle c’est ça ?
Le voyage dura à peine trois jours. Toute voile dehors, le vent fut clément. A aucun moment Pocahontas ne se remit à parler. Ses seuls moments furent lorsqu’elle bu un peu d’eau donnée par Nashoba désespéré de la voir recroquevillée de la sorte. Le premier soir où elle essaya de dormir elle s’éveilla en hurlant à côté de Gabriel. Persuadée de revivre cet énième cauchemar, elle suppliait en criant que tout cesse. Sorte de catharsis où ses rêves exprimaient ce qu’elle était incapable de dire à haute voix.
Il fut décidé de la laisser dormir seule de peur de la voir agresser quelqu’un d’autre puisque la deuxième nuit elle avait sauvagement assommé son époux qui avait tenté de la raisonner.
En descendant à quai, elle se faisait porter par Gabriel qu’elle avait laissé la prendre dans ses bras. Recroquevillée contre lu elle avait plongé son visage contre son buste en fermant les yeux et murmura doucement :
- Isha.. Isha…
C’était ses premiers mots depuis des jours et ce furent les seuls. Nashoba conduisit le couple jusqu’à chez lui. Sa femme Nelly était heureuse de le revoir et se jeta à son cou sous l’oeil ahuri de James et Anya. Les enfants jouaient au parc non loin de là ce qui valait mieux étant donné l’état de Pocahontas. Nashoba interrompit vivement les effusions de joie et conduisit Gabriel jusqu’à la chambre qu’occupait Pocahontas pendant son séjour ici.
La chambre était exigue mais suffisante pour deux personnes. La jeune femme y avait fait des dessins avec Kisos notamment des lieux de son enfance ou encore des portraits plutôt bien réalisés de Gabriel. Mais même une fois allongée sur son lit, elle ne fit aucun mouvement et ramena ses jambes contre elle. Ce n’est qu’en sentant le corps de Gabriel s’éloigner qu’elle agrippa sa chemise tremblante :
- Isha.. Non. Isha.. Ne m’abandonne.. Ne m’abandonne pas.. Il va revenir.. gémissait-elle de chagrin en le cherchant du regard.
Pocahontas n’était pas effrayée par Gabriel. Elle n’avait aucunement conscience de toute manière de ce qu’il avait fait. Son esprit s’était définitivement bloqué pour ne plus laisser entrer la souffrance et la violence physique. Ses yeux exprimaient une souffrance certaine et une peur viscérale qui rendait son corps complètement figé. Elle ressemblait à un corps enfermé dans un bloc de lave à Pompéï.
immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 22:41 Répondre
Choquée, sonnée. Pocahontas se laissa tomber à genoux dans le lit défait. Tremblante elle avait soudainement froid en entendant le cri de rage de son époux dans le hall de l’entrée. La commode portait encore la marque furieuse de son poing alors qu’elle-même tentait d’étouffer les cris et les paroles odieuses qu’il lui avait lancé au visage. Ainsi, il n’avait pas fait son deuil du passé. Non, il était encore, vivace et il tentait tant bien que mal de le maîtriser mais il ressortirait toujours, sans cesse.
La jeune femme n’était plus en colère, elle avait juste de la peine. Encore une dispute qui se terminait dans une crise de larmes et de ressentiments. Elle vint simplement enfiler une robe de nuit en soie pour dormir et s’allongea dans le lit mais le sommeil ne venait pas. Pourquoi n’arrivaient-ils donc pas à communiquer sans se crier dessus ? Sans se faire confiance ?
Oui, Pocahontas lui en avait voulu pour ce mariage et au fond, elle lui en voulait toujours mais elle ne voulait plus y penser. C’était intolérable comme sensation. Pourquoi rentrer en Ecosse si ils n’arrivaient pas à vivre ensemble juste une soirée sans se disputer.
Elle entendit toquer à la porte mais ne répondit pas. C’était Nashoba. Dans l’obscurité, elle tentait de retenir ses larmes tandis que son frère venait l’enlacer pour s’assurer qu’elle allait bien :
- Non. Nous n’y arriverons pas.. Dès que je perçois une éclaircie la tempête arrive insolente et violente.
- Ce n’est que le début c’est normal.
- Je ne pense pas. Jamais nous nous disputions comme ça.
- C’est faux.. Gabriel m’a parlé d’une dispute une fois sur la plage.
- Ce n’est pas la même chose.
- Ah bon ? demandait Nashoba faussement étonné, et bien moi je crois que c’est la même chose sauf que vous êtes bien trop fier pour vous pardonner mutuellement.
Mais Pocahontas ne voulait plus rien entendre ce soir. Elle demanda gentiment à son frère de la laisser en paix et tenta de trouver le sommeil mais impossible dans ce lit immense sans Gabriel. Le pire de tout c’est qu’il ne rentra pas de la nuit. La jeune femme se réveilla seule et ne pu retenir une larme de désespoir en sentant la place de son époux aussi fraiche que la veille.
Après s’être habillée modestement d’une robe prêtée par une domestique elle fit son sac et celui de Gabriel. Il avait raison, ils ne pouvaient pas rester là en sachant ce qui c’était passé la veille. Elle fit descendre leurs affaires et demanda à Nashoba de préparer leur départ :
- Nous retrouvons Isha et nous allons à Rome. S’il te plaît attend-moi dehors..
Ce qu’il fit en portant les peu de valises qu’ils avaient. C’est dans la bibliothèque qu’elle trouva son ami Gideon qui lisait :
- Gideon.. Pardonnez-nous encore de cette dispute. Je suis désolée si nous avons porté préjudice en nous installant ici. Votre amitié m’est sincèrement importante et je ne voudrais pas qu’à l’avenir cela tarisse notre relation.
- Pocahontas, ma chère et douce petite Pocahontas. Je crois qu’il est temps que nous soyons honnêtes l’un envers l’autre non ?
La jeune femme ne comprenait pas et fronça les sourcils alors que le dit-Gideon se servait un verre de vin. Il semblait différent de d’habitude, plus impressionnant et inquiétant :
- Tu sais ce que je désire depuis le début mais tu fais l’effarouchée et j’aimais cette version de toi, pure et sensible. Que tu as pu enflammer mes fantasmes des derniers mois belle indienne.
- En fait, c’est amérindienne, mais Gideon je crois que notre conversation va devoir s’arrêter là, je pars et..
- Non. Tu ne bouges pas.
Et en effet, il lui attrapa si vivement le bras qu’elle poussa un gémissement de douleur regardant sa poigne serrée. Balbutiant, elle tentait de s’extraire de son emprise alors que Gideon passait son autre main sous son jupon :
- Lâche-moi Gidéon ! Je t’ordonne de me lâcher ! s’énervait-elle en se débattant furieusement.
- Non, non, non tu ne m’échapperas pas cette fois sauvageonne. Je vous ai vu toi et ton mari dans la chambre tu sais comment faire rugir un homme et je sais que tu aimeras ma sauvagerie. Dis, tu les aimes comme ça les hommes non ? Sauvage et brutal ?
Il avait un rire gras, mauvais qu’elle ne lui connaissait pas. Effrayée, revoyant les visages de tous ces autres hommes qui l’avait violenté autrefois elle sentit son corps se fermer. Griffant le visage de Gideon, elle tentait tout ce qui était possible pour s’enfuir. Criant de douleur, il la retint néanmoins avant de la gifler.
Tombant au sol, un peu sonnée, elle n’eut pas le temps de bouger que l’homme revenait sur elle assuré et plein de colère. Son arcade saignait mais elle ne s'en formalisait pas, le plus urgent était de fuir. Pocahontas se débattait comme elle pouvait mais il posa une main sur sa bouche qui l’empêchait de hurler. Savoir que Gabriel avait eu raison, que cet infect homme les avaient observé si vilement lui donnait la nausée. Elle était dans l’incapacité de hurler même si elle tentait de mordre sa main.
Elle sentait ses mains sur son corps et cela lui arracha des larmes. Non, ça ne pouvait pas recommencer encore. De toute son âme elle priait pour que Gabriel arrive, n’importe qui pourvu que Gideon cesse son odieux désir. C’est alors que soudain la porte s’ouvrit sur une Pocahontas terrifiée et d’un Gideon qui tentait vainement de la violer.
immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 19:42 Répondre
La musique, la danse, les rires tout enivrait Pocahontas qui dansait les yeux clos. Un sourire aux lèvres elle se laissait entrainer par la valse que Gabriel tentait tant bien que mal de diriger ce qui la faisait rire de plus belle. En ouvrant les yeux sur sa mine concentré et pensive elle ne pu s’empêcher de lâcher sa main pour attraper son menton de ses doigts frais. Plantant ses iris dans les siens, elle lui ordonna d’une voix douce :
- Oublie tout ce soir Isha. C’est la fête. Je veux m’amuser et danser jusqu’au lever du soleil.
Le simple fait d’être dans les bras de Gabriel lui suffisait à oublier le reste du monde. Elle se fichait des histoires d’amour de Nashoba qu’elle connaissait suffisamment pour savoir qu’il avait toujours aimé les femmes ou qu’ils pourraient partir plus tôt. Quoi que ce point là, elle ne le comprenait pas. Pourquoi Gabriel semblait-il si pressé de vouloir quitter le palais de Gideon.
Elle eut sa réponse un moment plus tard dans la soirée lorsqu’ils firent une pause pour boire un verre. Gideon venait près d’elle et elle le félicita pour son exquise soirée. Le jeune homme se tendit en voyant Gabriel derrière elle et l’ignora simplement en passant son chemin. Pocahontas ne compris pas sur le moment jusqu’à ce qu’elle vit le regard satisfait de Gabriel observer son ami partir. Les sourcils froncé, elle le regardait les mains sur les hanches :
- Ne me dis pas que tu as osé ? demandait-elle sur un ton froid.
Il ignorait visiblement sa réponse ce qui l’agaça une fois de plus. Elle préférait quitter définitivement la fête puisqu’elle ne se voyait pas profiter en sachant que son hôte devait certainement la détester maintenant. Remontant dans la chambre, elle n’attendit pas que Gabriel la suive, de toute manière, il le fit lui-même.
C’est lorsqu’il ferma la porte derrière lui qu’elle se retourna face à cet imposante carrure furieuse. Pointant du doigt son buste, elle le fusillait du regard :
- Comment as-tu pu le menacer de je ne sais quoi ? Ne me fais-tu pas un minimum confiance ? Tu croyais franchement que j’allais tomber dans les bras d’un homme qui préfére les hommes ? Mais tu n’as rien compris Gabriel et c’est insultant pour lui comme pour moi ! C'est donc pour ça que tu voulais partir à Rome, avoue-le !
Elle tentait nerveusement de retirer les noeuds de son dos et du utiliser le couteau qui se trouvait sur un des plateaux de la chambre. Une fois sa robe retirée, elle détacha ses cheveux et se retrouva nue devant lui folle de colère encore :
- Alors ça va être ça maintenant ? Plus aucun homme ne devra m’approcher ? Me saluer ? Au risque de se faire trucider par Gabriel Walker ? Enferme-moi ! Emmène nous dans une de tes grottes écossaises comme ça on sera certain que personne ne me regardera !
Elle continuait à s’énerver jetant les coussins sur lui alors qu’il s’approchait d’elle. Debout sur le lit, elle le surplombait les yeux brulants de colère mais toujours nue. Elle ne se rendait pas compte qu’elle avait des allures de guerrière sexy ainsi surtout lorsqu’elle jetait ses coussins. Mais ce n'était pas suffisant, elle arrachait les pans de la chemise de Gabriel avec fureur comme pour retirer tous ces vêtements qu'on lui avait prêté qu'il ne méritait pas :
- Je te préviens qu’à la première chatte en chaleur qui te mouille de son regard je te ferais la même ! Pire même ! Je te ferais aussi honte et je la démolirais tant qu’elle n’aura plus que ses yeux pour pleurer, tu m’entends ?
immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 12:01 Répondre
Quelle déception. Elle serait bien restée dormir à la belle étoilée blottie dans les bras de Gabriel, mais il avait eu raison de la presser un peu. Pocahontas suivait d’un pas tranquille le géant écossais qui marchait à son rythme tandis qu’elle l’écoutait évoquer Millie. Un étrange sourire mi-amusé, mi-apeuré se formait sur ses lèvres alors qu’elle se mit à évoquer sa rencontre avec la blonde durant une soirée-curiosité organisée par Rolfe :
- Il me présentait comme une attraction. Les gens pouvaient me toucher seulement si ils avaient payés au préalable et cela fit hurler de rage Millie qui s’en indigna. A cette époque elle était mariée à un Duc. Elle était malheureuse e ménage et je lui avait raconté notre histoire. Elle m’a sauvé de bien des manières comme Kisos.. C’est.. C’est elle qui m’a aidé à le mettre au monde.
Tous ces souvenirs si violent lui prenait à l’estomac. Elle était ravie que l’obscurité dissimule ses traits de terreur en repensant à ces scènes où elle se faisait battre. Secouant la tête, elle inspira profondément en reprenant son récit pour occulter ces horribles souvenirs :
- Elle nous a emmené jusqu’en Ecosse, je lui en avais tellement parlé et je voulais me rapprocher de toi. J’espérais sentir ton esprit venir me retrouver et m’accompagner. Nous avons vécu dans un petit cottage pendant quelques années et c’est elle qui a donné une instruction à Kisos. Elle lui a tout appris, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et je lui ai appris ma langue maternelle et le gaélique. C’est un petit garçon instruit, j’ai hâte de le voir t’étonner.
Elle relevait son visage vers lui en lui offrant un tendre et doux sourire. Ils marchaient depuis un moment pieds nu l’un et l’autre sans se soucier du regard des autres. Pocahontas avait définitivement relâché sa chevelure d’un brun brillant qui tombait en cascade sur son dos nu. Ses lèvres étaient gonflées par les multiples baisers de Gabriel ce qui lui donnait une allure sauvage, surtout avec cet oeil brillant et comblé :
- Elle est mon amie oui, et j’espère que tu l’aimeras autant que moi même si je sais qu’elle peut avoir un caractère puissant qui te contrarieras sûrement parfois, dit-elle avec un léger rire amusé, disons que Millie nous surprotège beaucoup et qu’il ne faudra pas t’offusquer si elle prend quelques libertés, d’accord ?
Ils arrivaient au palais de Gideon où la fête battait son plein. Pocahontas s’arrêta devant un moment et écouta avec attention les rires et la musique qui résonnait au dessus d’eux. Posant son regard amusé sur Gabriel, elle souriait doucement en prenant sa main dans la sienne :
- Viens, allons danser un peu, à moins que tu ne sois encore une fois effrayé de tes talents ?
La jeune femme aimait le taquiner. Elle était d’une douceur sensuelle ce soir et elle ne voulait pas que la nuit s’achève. Entrainant Gabriel, sans attendre sa réponse, à l’intérieur, elle monta rapidement jusqu’à la salle de bal où une foule d’italiens dansaient et s’amusaient. La salle était riche, ornée d’or et de farandoles de rubans qui donnait une allure de carnaval à ce bal. Pocahontas restait un instant devant sans bouger contemplant les crinolines virevolter autour d’eux avant de se retourner vers Nashoba qui mangeait avec plaisir au buffet. Lorsqu’il les vit, il vint rapidement à eux et les regarda longueur en voyant leur accoutrement :
- Ma parole, je plains ce pauvre Kisos, dit-il en levant les yeux au ciel, Gaby tu dois goûter ces antipastis. Je crois que je suis tombé amoureux de l’Italie.
Pocahontas riait et vint en goûter une avant de hocher de la tête. Mais elle avait autre chose en tête, elle voulait danser. Mais Nashoba parlait avec Gabriel, ils parlaient tous les deux de mille et une chose et elle aimait les voir tous les deux si complices après toutes ces années. Une émotion particulière envahit son coeur alors qu’elle posait sa main sur celle de Gabriel :
- Gideon m’a proposé de lui servir d’interprète ce qui me permettrait de gagner ma vie ici en Italie le temps d’ouvrir une auberge. Je veux passer mes journées autour de toute cette nourriture, c’est décidé ! expliquait Nashoba.
immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 20:20 Répondre
Mais Pocahontas est vorace. Sept années sans avoir pu le toucher, et ressentir tous ces frissons d’extase ne pouvait être satisfaite ce soir. Alors que Gabriel reprenait son souffle après un orgasme puissant, la jeune femme se redressa nue et sensuelle au dessus de lui. Son sourire malicieux était éclairé par la lune tandis qu’elle jouait de son bassin contre le sien. Féline, elle mordillait la peau musclée et tendue de son buste tout en griffant délicatement ses côtes :
- Fais-le.. Prend moi encore mon amour.. suppliait-elle en se cambrant sur lui.
De cette position elle pu finalement le laisser la pénétrer délicatement. Soupirant d’un plaisir évident, elle renversait sa tête en arrière chevauchant le bel écossais, tout en fermant les yeux. Son corps frissonnait de mille délires sensuels alors qu’elle se donnait du plaisir tout en jouant de son étroitesse sur son membre adoré.
C’était comme retrouver son souffle que de se donner ainsi à lui. Impudique, sensuelle et complètement perdue par les sensations de plaisir qui l’enveloppait. Ses ongles vinrent griffer délicatement son buste tandis qu’elle reposait ses prunelles brillante sur le beau Gabriel qui semblait en nage. Elle aimait le dominer de la sorte, savoir qu’elle lui offrait ce plaisitsi secret. Mordant ses lèvres, elle lui interdisait de bouger en posant ses deux mains sur ses épaules frottant ainsi ses pointes durcies contre son buste :
- Touche-moi.. Laisse tes mains sur mon corps.. gémissait-elle contre ses lèvres que ses dents mordaient avec plaisir.
Son bassin allait et venait de plus en plus vite. Si au départ cela avait été doux, là, elle cherchait à faire grimper ce même désir urgent qui les avait animé la veille. Pocahontas s’offrait à lui et se sentait proche de cet extase qu’elle ressentait à chaque fois mais qui était toujours d’un plaisir évident :
- Isha.. Isha.. gémissait-elle plaintivement agrippant sa crinière plus fermement tremblante d’un orgasme qui pointait enfin le bout de son nez.
immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 17:50 Répondre
Dévorant avec un appétit certain la glace au chocolat qui était devenue une nouvelle passion, Pocahontas écoutait le récit de Gabriel avec une émotion certaine. Elle se souvenait maintenant du regard ému qu’il avait toujours sur elle. Autrefois, elle n’avait pas compris cet air possessif qu’il avait sur elle mais maintenant elle comprenait. Il l’avait désiré quand elle s’ouvrait à lui. Un sourire tendre se formait sur ses lèvres alors qu’ils arrivaient sous ce fameux réverbère et qu’il lui donnait ce baiser intense et tendre à la fois.
Pocahontas sentait son corps s’éveiller, comme autrefois. Frissonnante à cause du baiser et aussi sûrement par la glace elle se blottit contre Gabriel sans avoir peur de la bienséance qu’elle avait évoqué quelques secondes plus tôt. Profitant de reprendre son souffle, elle posa avec son index une trace de glace au chocolat sur les lèvres de Gabriel alors qu’un sourire malicieux se formait sur ses lèvres :
- Fais-moi l’amour comme tu m’aurais fais l’amour dans ta chambre en Ecosse.. murmurait-elle contre ses lèvres qu’elle venait lécher.
Le temps d’un instant, elle quittait son corps sans pour autant lâcher sa main pour l’attirer vers les buissons près d’eux. Ils se trouvaient dans un parc tranquille où il y avait peu de monde, mais surtout, la jeune femme avait besoin de sentir la puissance et la possessivité de son époux, son corps brulant de désir pour cet homme qui l’enflammait avec ses mots et ses regards.
En s’enfonçant, ils tombèrent sur une petite enclave tranquille entourée de lavandes et d’autres lauriers. Uniquement éclairés par la lune, Pocahontas vint dénouer les liens de son corset et se débarrasser de sa robe qui glissait sur le sol. Une fois enfin nue, elle se jeta contre le buste de son époux retirant sa chemise avec empressement. Une fois tous les deux nus, elle vint s’allonger sur sur son épaisse robe dont le tissu servait aisément de matelas.
La jeune femme frissonnait, non pas de peur ni de froid mais tout simplement du regard enivrant de son époux sur elle. Passant ses mains dans sa crinière alors que ses jambes enroulaient ses hanches, elle contemplait sa mine soudainement grave :
- Si tu savais à quel point j’ai pu prier les Esprits de me réunir à toi mon amour.. Je n’attendais que toi. Il n’y avait que toi pour moi Gabriel Walker, mon puissant guerrier. Toi qui m’a donné le plus cadeau du monde.. Pardonne mon corps qui a été souillé. Mais mon âme est à toi, entière et dévouée.
Elle était émue alors qu’elle attirait les lèvres de Gabriel sur les siennes. Elle lui donnait un profond et tendre baiser, heureuse de se donner à lui ainsi sous la lune et cita dans sa langue maternelle des prières de paix entre deux soupir de plaisir. Les mains de Gabriel sur elle, ses lèvres, son souffle, son regard, tout lui donnait envie de l’avoir encore sur elle, en elle. Suppliante, elle agrippait sa nuque en mordillant sa lèvre inférieure :
- Fais-moi tienne Gabriel Walker.. Puissant Isha.. Guerrier et sage de ton peuple. Honore-moi, prend-moi. Je te jure mon amour, ma fidélité, mon écoute, mon attention, ma patience, ma dévotion. J’en prends la lune ici à témoin une nouvelle fois. Jamais je n’ai aimé un autre homme que toi, jamais mon coeur n’as appartenu à un autre. Je te le donne symboliquement ce soir sous les étoiles, sous l’oeil de mes esprits. Je prends à témoin la nature qui est mon peuple, mon royaume pour m'offrir à toi. Fais moi l’amour..
Pendant qu’elle récitait ses prières, sa main s’était faufilée sur le membre tendu de son époux qu’elle caressait près de son propre bassin. Confiante, sensuelle, elle l’attirait en elle, le cherchait, le désirait. C’est ce qu’elle lui murmurait contre ses lèvres alors qu’elle écartait les cuisses :
- J’ai envie de toi..
immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 14:20 Répondre
L’Italie n’avait aucune forme d’importance pour Pocahontas à ce moment précis. Ses prunelles brillaient d’une intensité certaine car la beauté de Gabriel et sa prestance l’impressionnait. Folle de passion, folle de désir pour cet homme, elle ne voyait que lui. Sa galanterie était amusante surtout lorsque l’on connaissait leur complicité. Elle ne remarqua pas l’allure craintive de Gideon et encore moins l’air amusé de son frère. Non, il n’y avait que Gabriel.
Le trajet jusqu’au théâtre se passa tranquillement même si elle ne désirait qu’une chose, sauter sur les genoux de Gabriel et se coller contre lui. Mais sa robe si gigantesque lui entravait toute possibilité de mouvements ce qui la dérangeait. Cela lui manquait de ne pas pouvoir porter des vêtements simple et souple. Avec eux, elle avait une liberté qui ferait jaser les gens de cette époque. Mais elle ne voulait pas de pensées mélancolique ce soir, non.
Rougissante, elle baissait les yeux sous les nombreux compliments de Gabriel et profita d’être sortie de la cariole pour mordiller son index, taquine :
- Arrête de dire toutes ces choses, je me sens toute drôle..
Ils furent installés dans une loge qui donnait sur une vue parfaite de la scène. Pocahontas avait entendu parler des opéras mais jamais elle n’y avait assisté. Curieuse, elle s’empressa de lire le petit livret après s’être assis aux côtés de Gabriel. Soudain, elle l’entendit toussoter et leva son nez vers lui. Il regardait la salle entière et elle fit de même. En effet, tous les regards étaient sur eux. Surprise, elle se retourna vivement face à lui gênée et chuchota :
- Pourquoi nous observent-ils de la sorte Isha ?
Pour tous les nobles de Naples réunis, le couple improbable était une curiosité toute particulière qui faisait jaser tout le monde. Lui si immense, beau comme un dieu dans son costume avait des allures divine tandis que elle, si minuscule donnait l’impression d’être une nymphe échappée des vergers de l’Olympe. Pocahontas attrapa la main de Gabriel dans la sienne et la serra fermement avant de se concentrer sur le spectacle qui commençait.
L’histoire d’amour de cet opéra faisait chavirer le coeur de la jeune femme. Elle ne pu s’empêcher de verser quelques larmes tandis qu’elle gardait obstinément sa main dans celle de son époux. Les décors étaient fantastiques, la musique bouleversante. Les chants patriotiques et la venue des esclaves lui rappelait beaucoup trop de choses qui nouait son estomac. Par moment, elle ne pouvait plus regarder ni même écouter et préférait simplement fermer les yeux pour ne plus penser à son pays qui lui manquait tant, à sa famille.
A la fin, elle applaudit comme tout le monde avec ferveur. Tandis que les artistes sur scène saluaient la salle en liesse, Pocahontas se tourna vers Gabriel en posant sa main sur son buste :
- J’ai besoin d’un peu d’air, pouvons-nous allez marcher ?
Fort heureusement, il du sentir son trouble. Ils sortirent tranquillement de la loge pour finalement arriver à l’extérieur. La jeune femme respirait avec plaisir l’air frais de la nuit et marchait en tenant le bras de son adoré :
- C’était un merveilleux spectacle, pardonne-moi mais cette histoire à fait remonter des souvenirs étranges à mon esprit et mon coeur, expliquait-elle avant de relever son regard vers celui pour qui elle en irait en Enfer, il y a quelques années je nous imaginais vivant à une autre époque. Nous nous serions rencontrés dans un monde où nous aurions pu être ensemble simplement. J’aimais ce rêve car nous faisions exactement cela, marcher main dans la main et tu me courtisais.
Ils arrivèrent en bordure d’un petit parc. La jeune femme retira ses chaussures et devint encore plus petite. Marchant pied nus sur l’herbe fraiche, elle ne pu s’empêcher de savourer la sensation parfaite de l’herbe entre ses doigt de pied meurtri par les chaussures. Eclairée par les petits lampadaires allumé par des bougies, elle dansait simplement devant Gabriel en fredonnant avant de lui demander, taquine :
- Quel est le programme de la soirée Monsieur Walker ? Car la bienséance voudrait que vous me rameniez à une heure convenable.
immarcescible, Posté le vendredi 17 septembre 2021 23:36 Répondre
Main dans la main, Gabriel et Pocahontas disaient au revoir au passé, aux vieux ressentiments, à la colère et aux regrets. La jeune femme contemplait l’allure sérieuse de ce colosse qu’elle avait osé engueuler en pleine rue sans aucune pudeur. Mais qu’importe après tout, cela semblait avoir éveillé Gabriel à ce qu’elle ressentait vraiment. Le coeur plus léger, elle se laissait bercer par ses baisers et ses douces caresses. Posant ses mains sur les siennes, elle souriait attendrie et rassurée par ses mots tendre.
Néanmoins, un rire doux et amusé s’échappa d’entre ses lèvres lorsqu’il évoqua Gideon. Ne pouvant s’en empêcher, elle trouvait sa jalousie si adorable qu’elle ne pu s’empêcher d’attraper le haut de sa chemise pour l’abaisser suffisamment afin de lui donner un plus profond et langoureux baiser.
Ses mains tenaient ses joues tandis que ses lèvres faisaient le contour sensuel et provocant des siennes. Sa langue venait même taquiner la sienne. C’est à bout de souffle et sous les rires et autres sifflements de la foule que la jeune femme relâcha ses lèvres chaude et sensuelle qui la rendait toujours si folle de désir :
- C’est grossier mais d’accord. Après tout, tu ne m’as jamais vraiment courtisé comme dirait Millie, murmurait-elle taquine en embrassant le bout de son nez.
Ils reprirent une marche tranquillement, elle enlaçant les hanches du géant et contemplant celui-ci avec son air d’adoration. L’après-midi qui suivit fut doux et simple. Il ne leur fallait pas grand chose de toute manière. Le simple fait d’être à deux suffisait. Après avoir parcouru le petit centre historique de Naples ils rentrèrent à la villa où Gideon les attendaient. Pocahontas laissa Gabriel retourner auprès de Nashoba tandis qu’elle s’excusait de leur absence pour la soirée :
- Mais enfin mon amie, vous ratez une fête en votre honneur.
- Gideon, mon mari et moi-même avons besoin de nous retrouver. Et.. Et ce soir il est important pour lui que nous nous retrouvions tous les deux.
- Vous êtes l’épouse parfaite Princesse, la complimentait-il.
Gênée, elle le remercia encore de son hospitalité et suivi ensuite la femme de chambre pour qu’elle l’aide à se préparer pour la soirée. Nashoba était furieux de la nouvelle concernant la non présence des époux au bal et il le fit dire à son ami qui se préparait :
- Que vais-je faire seul ici ? Je ne connais personne ! Et la langue non plus. Vous êtes toujours aussi assumant tous les deux. Vous me hérissez le poils sans cesse, grognait-il.
Le début de la soirée venait. Pocahontas avait revêtu une robe typique de l’époque qui ceinturait parfaitement sa taille. Elle était d’une couleur blanche-crème, ornée de fils d’or sur le bustier. Ses cheveux avaient été ramenés en un bas chignon dont plusieurs mèches s’échappait. Gideon lui avait fait parvenir une parure de boucle d’oreilles de pierres précieuses qui brillait aussi fort que ses prunelles. Quelques fleurs parsemaient sa chevelure tandis qu’elle dissimulait derrière son éventail un décolleté sensuel.
Avec grâce, elle descendit les marches jusqu’au hall d’entrée où attendait son frère et Gabriel. Pocahontas l’observait, si beau dans son costume tiré à quatre épingles. Son coeur tambourinait très fort tandis qu’elle se rêvait déjà lui retirer toutes ces couches de vêtements pour mordre et embrasser son corps tendu de désir. Oh oui, elle était affamée de lui. Ses pensées la firent rougir et lui donnèrent une teinte légèrement rosée qui lui donnait une allure adorable.
Debout sur la dernière marche, elle rangeait son éventail dévoilait son décolleté tandis qu’elle mordait ses lèvres un sourire amusé sur les lèvres :
- Je suis prête Monsieur Walker, disait-elle avec une extrême douceur, vous êtes d’une beauté à coupé le souffle. Je ne peux qu’être flattée d’avoir été choisie pour être votre cavalière ce soir.
immarcescible, Posté le vendredi 17 septembre 2021 21:48 Répondre
Pocahontas était à bout. Gabriel ne faisait que de rechigner, de remémorer le passé et la juger responsable de son mal être. Il venait de finir de jeter sa pièce dans la fontaine mais la jeune femme n’en pouvait tout simplement plus. Elle décida tout simplement de faire demi-tour en marchant rapidement les bras croisés sur sa poitrine. En sentant Gabriel la rattraper et la retenir contre lui, sans doute surpris et ne comprenant pas, elle laissa éclater sa colère et sa frustration :
- Tu crois que j’étais heureuse d’avoir gardé ce secret Gabriel Walker ? Crois-tu que je voulais garder cela pour moi quand je savais que tu allais m’être retiré ? Surtout après tout ce que l’on avait vécu ? J’ai décidé de te faire confiance et de faire confiance en mon peuple est-ce que tu vas me le reprocher éternellement ?
Lorsqu’elle était en colère, elle n’agissait plus avec patience et pudeur. Non, elle éclatait simplement et laissait s’échapper tous ses sentiments de manière désordonnée. Elle passait pour une véritable italienne. Ses yeux envoyaient des éclairs à Gabriel tandis qu’elle pointait du doigt son torse :
- Tu agis comme un enfant à qui on aurait dérober son prix mais je ne suis pas un objet Gabriel ! Je suis un être humain avec des sentiments et des doutes. J’ai cru qu’en faisant confiance en notre destin tout s’arrangerait mais je me suis trompée. Tu es satisfait ? Toi et ton raisonnement scientifique vous avez tout compris à l’univers, youhou ! Mais tu ne sais rien de ce qui nous entoure, la preuve, nous sommes là l’un devant l’autre alors que RIEN, je dis bien RIEN n’aurait du nous lier.
Elle se fichait des regards qui pesaient sur eux et elle continua en balançant ses mains dans tous les sens comme une poupée qui ne pouvait être contrôlée. Ses mèches de cheveux s’échappaient de sa natte et ses yeux d’un noir intense fixait le visage de son époux qui pouvait éclater à tout instant elle le savait :
- Tu ne fais que ruminer ! Bouder ! Comme un enfant capricieux depuis que je suis venue te chercher. C’est toi qui rejette nos possibilités d’être heureux maintenant ! Je ne peux plus le supporter. Tu ne fais que de chercher la petite bête alors qu’il n’y a rien à détruite Gabriel. Tu es le meilleur des époux qui soit sur terre et c’est à moi d’en décider pas toi ! C’est quand même moi la mieux placée pour savoir si tu me rends heureuse. Mais arrête par pitié de te renfermer sur toi-même.
Finalement, elle se baissait doucement sa voix, prise par la crainte qu’il lui en veuille encore plus depuis qu’elle lui avait dit la vérité sur ce qu’elle ressentait. Craignant une nouvelle crise, elle vint se blottir dans ses bras comme pour s’assurer qu’il ne disparaisse pas à nouveau. Enfouissant son visage contre son buste, elle marmonna :
- Je veux rentrer chez nous. Je veux que tu sois à nouveau heureux. Je veux que tu pardonne le passé. Je veux que tu penses à notre avenir et que tu oublies ces regrets. Isha, disait-elle d’une voix plus douce, je t’aime d’un amour qui défie les normes de l’espace et du temps. Je t’en supplie… Baisse les armes. Je suis ton épouse, ton amie.. Arrête de faire ça.
Lentement, elle relevait ses yeux vers sa mine sombre. Elle avait retrouvé sa douceur. La tempête s’était calmée mais cherchait à retrouver son plus fidèle allié. Voyant qu’il ne répondait pas, elle prenait son visage entre ses mains et cherchait ses yeux des siens. Une fois qu’elle les eut captés, elle embrassa tendrement ses lèvres en murmurant :
- Mon amour, Mon Isha. Je suis là, je ne te quitterais plus jamais. Nous n’aurons plus jamais de secrets l’un pour l’autre. C’est une promesse, un pacte. Mais cela ne pourra marcher entre nous que si tu laisses ici, dans cette fontaine notre passé et nos erreurs. Tu t’en sens capable ? Je ne demande qu’à t’aimer mais je ne pourrais pas en sachant que tu m’en veux..
immarcescible, Posté le jeudi 16 septembre 2021 22:38 Répondre
GABRIEL.
Un faible instant, elle le sentit hésiter mais finalement, il déposa un baiser sur son front avant de reprendre la route dans le marché. Pocahontas se sentait attristée de voir qu’un océan semblait les séparer. L’un et l’autre avaient beau nager à perdre haleine, ils n’arrivaient plus à se comprendre, se trouver. La jeune femme se contenta de cet unique et chaste baiser avant de le suivre dans les rues de Naples. Ils arpentaient des dédales de rues toutes plus exotique les une que les autres. Pocahontas n’avait vu que l’immonde Londres et la sauvage Ecosse. Ici, tout riait, tout vivait, tout exultait d’une joie quasi indécente.
La jeune femme ne pouvait s’empêcher de sourire, surtout lorsque Gabriel se mit à lui faire un cours sur l’Italie en général. Elle l’écoutait silencieuse et avec attention. Elle eut l’impression de revivre ces fragments d’existence qu’ils avaient vécu lors de son premier séjour en Ecosse et où Gabriel lui avait tout appris de sa culture.
Son coeur s’affola tendrement lorsqu’il pensa à Kisos en voyant la petite poupée. La jeune mère lui proposa de garder le cadeau en attendant et reprit sa route avec les garçons. Mais vint enfin l’heure de manger. Affamée, elle commanda ce qu’ils appelaient des pâtes au pesto. Curieuse assiette ces filaments d’un vert éclatant. Elle hésita un long moment avant de goûter, mais les garçons la décidèrent surtout lorsqu’elle les vit manger avec appétit leurs propre plats.
Si le début du repas avait été tendu, il s’arrangea rapidement grâce à la boisson ce qui l’inquiéta un moment. Faudrait-il la boisson pour détendre Gabriel désormais ? Elle ne voulait pas se parsemer de mauvaises idées et préféra passer à autre chose. Contrairement aux garçons, elle buvait avec raison n’aimant pas trop cela. Le goût âpre du vin lui rappelait de mauvais souvenir, elle préféra donc le laisser de côté. En revanche, ses pâtes était un pur bonheur qui lui ravissait les papilles.
Ce séjour en Italie lui avait réouvert l’appétit et lui redonnait ses quelques formes d’avant. Au revoir le corps squelettique en manque d’opium. Elle redevenait aussi désirable qu’avant. C’est d’une oreille curieuse qu’elle écoutait les anecdotes des garçons sur ces sept années. Cela la faisait à moitié sourire car toute cette peine n’était du qu’à elle. Intérieurement, elle se dit alors que Gabriel devait sans doute la détester pour lui avoir fait subir cela.
Alors qu’ils riaient ensemble, à nouveau copains comme cochons, elle ne pu s’empêcher de prendre discrètement la main de Gabriel dans la sienne. Entrelaçant ses doigts dans les siens, elle cherchait à combler la souffrance qu’il lui avait infligé ce matin même en refusant son contact. Elle choisit de fermer les yeux pour ne pas qu’il y voit sa peine tandis qu’elle posait la paume de la main de Gabriel contre sa joue.
Nashoba restait silencieux, un peu gêné et décida de changer de sujet en évoquant ses nouveaux projets comme venir vivre en Italie. Il semblait être amoureux de ce nouveau pays qu’ils découvraient.
Pocahontas rendit à Gabriel sa main et se remit à manger sans oser poser d’autres questions. Elle était dans son monde, dans sa bulle et rien n’y personne ne pouvait l’en sortir son frère le savait bien. Une fois le repas terminé, ils se dirigèrent vers les jardins ce qui ravit la jeune femme. Touchant avec attention les nombreux arbres, humant les fleurs exotique, elle s’imprégnait de toutes ces énergies passionnées et intenses. Gabriel parlait au loin avec des anglais qui demandaient leur route tandis que son frère venait la rejoindre alors qu’elle s’appuyait contre un olivier :
- Qu’as-tu petite fleur ? demandait-il inquiet.
- C’est à cause de moi qu’il est devenue comme ça.
- Oui, mais encore ?
- Tu ne vois donc pas que tout a toujours indiqué pour que nous ne soyons pas ensemble ?
Nashoba vit rouge et posa sa main sur les lèvres de sa soeur furieux. Il profita que Gabriel soit au loin pour lui annoncer sans ménagement :
- Je t’interdis de penser ou même de dire ça Pocahontas. Gabriel et moi t’avons cherché des années durant et si moi j’ai abandonné lui n’a jamais cessé. Vous n’avez pas été gâté certes mais ça ne justifie en rien la sincérité de vos sentiments. Il est juste en colère et perdu. Alors je t’en conjure, il faut cesser de penser à ce que tu as en tête et maintenant.
Elle savait qu’il avait raison. Acquiesçant, elle lui assura qu’elle n’y penserait plus et il relâcha sa pression en voyant le brun revenir vers eux :
- Je suis épuisé, je vais rentrer. La soirée risque d’être chargée donc autant me reposer. Je vous laisse tous les deux, en amoureux, insistait bien l’amérindien en se dirigeant vers la sortie du parc.
Les deux époux qui étaient comme deux inconnus semblaient mal à l’aise l’un en face de l’autre. Ce fut Pocahontas qui fit un pas vers lui en prenant sa main dans la sienne :
- J’ai entendu dire qu’il y avait une fontaine aux souhaits un peu plus loin. Tu peux m’expliquer le principe ? demandait-elle sans oser le regarder.
D'un pas tranquille, elle avança donc vers la direction qui lui avait été indiqué tandis qu'elle gardait précieusement dans sa main celle de Gabriel. C'était étrange de se tenir contre lui ainsi sans pour autant être capable de s'ouvrir. Elle avait cette impression que rien ne pourrait briser la glace des reproches et du temps, elle devait prendre sur elle mais elle ne savait pas comment :
- Tu m'en veux ? demanda-t-elle finalement. C'est pour ça que tu es aussi tendu et distant ? Dis le moi, Gabriel. Je ne supporte pas cette situation. Je ne comprends pas comment tu peux m'en vouloir, c'était notre destin. Je ne pouvais pas t'en parler car Grand-Père me l'avait formellement déconseillé. Je ne pouvais pas aller à l'encontre de ce qui était écrit, tu comprends ?
Pocahontas était une femme de conviction et la spiritualité avait une importance certaine pour elle. Bien sûr, elle connaissait le sceptiscisme de son époux pour la religion, mais il s'agissait d'autre chose pour elle. Il s'agissait de son mode de vie.
immarcescible, Posté le jeudi 16 septembre 2021 15:50 Répondre
GABRIEL.
Pocahontas n’avait absolument pas pensé que Gabriel puisse le prendre aussi mal. Il la quittait une nouvelle fois, grognant d’une insatisfaction qu’elle pouvait comprendre mais qui l’énervait elle aussi à son tour. A croire que tout était prétexte chez lui à la rendre folle, pire, la faire culpabiliser. La jeune femme resta silencieuse tout le long de sa mini-crise. Silencieuse, elle resta adossée à la tête de lit en rabattant les pans de son peignoir sur sa nudité.
Après s’être habillé, il la quitta sans l’avoir embrassé ou même lui avoir adressé un regard. La brune venait relever ses genoux sous son menton alors qu’elle réfléchissait, essayant de comprendre son époux qui lui semblait être un étranger. Son regard dévia vers la porte qui s’ouvrait. Nashoba venait à elle. Un doux sourire s’étirait sur ses lèvres tandis qu’il savait parfaitement résumer la situation. Venant près d’elle, il la laissa poser sa tête sur son épaule :
- Je ne le reconnais plus grand frère. Il me semble loin encore. Il est là physiquement mais on dirait que son esprit ne fait que de me fuir.
- Il t’a cherché partout Pocahontas. Il n’a jamais eu de repos en sept années, il faut juste qu’il se réhabitue.
- Et si il n’y arrive pas ? Et si il attend lui aussi l’autre Pocahontas ? Celle dont il rêve.. Que se passera-t-il si je ne peux pas être celle qu’il attend ?
La jeune princesse relevait son regard vers son frère complètement désemparée. Mordant sa lèvre, elle écoutait les mots de réconfort de son frère qui lui assurait que tout reviendrait dans l’ordre et qu’elle devait être patiente. Mais la patience n’avait jamais été un des grand trait de caractère de la jeune femme. Après avoir enlacé son frère un moment, elle écouta ses conseils et alla faire sa toilette pour se préparer :
- Gideon a prévu tout un programme pour vous, lui expliquait-il avant de sortir de la chambre.
Pocahontas se vêtit d’une robe simple aux couleurs pastels. Il s’agissait d’un doux vert clair qui illuminait sa peau amérindienne. Elle fit une longue natte à ses cheveux qui avait repoussé et qui lui arrivait désormais sur les épaules et mit un peu de parfum de monoï au creux de sa gorge. Parée, elle descendit de la chambre après avoir rangé un petit peu. Descendant les longs escaliers elle retrouva Gideon, Nashoba et Gabriel dans le hall d’entrée.
Elle voyait son époux tendre des missives qu’il avait sûrement écrite à Gideon pour qu’il les poste alors que Nashoba faisait les cent pas à l’entrée. Leur hôte ne pu s’empêcher de s’exclamer en voyant la princesse et vint la saluer en baisant ses deux mains :
- Ma douce amie ! Vous m’honorez enfin de votre présence. J’ose espérer vous avoir près de nous ce soir au dîner. Figurez-vous que j’organise un bal en votre honneur. J’en parlais justement à votre époux. Je ne voudrais pas qu’il en prenne ombrage !
- Mon ami, ce sera avec un immense honneur que nous nous joindrons à vous ce soir mais hélas nous n’avons aucune tenue pour l’occasion et nous ne voudrions pas vous faire honte.
- Balivernes ! Vous trouverez de quoi vous vêtir dans les penderies dès chambre que vous occupez.
Pocahontas n’eut pas envie de le contredire et ne pu qu’accepter sa proposition. Le laissant une nouvelle fois embrasser ses mains, elle se dirigea vers Gabriel avant de récupérer ses mains :
- J’expliquais à votre époux qu’un bateau pars pour l’Ecosse dans cinq jours, d’ici là, profitez de la vie italienne mes amis ! Allez découvrir les anti parti et les gelato !
- Merci encore pour votre accueil Monsieur Gideon, précisait Nashoba qui le saluait avant de partir.
La jeune femme tenta de prendre la main de Gabriel dans la sienne mais elle le vit à nouveau bouger loin d’elle. Son regard ombrageux n’avait pas perdu de sa superbe. Soupirant, elle suivit les deux garçons jusqu’à l’extérieur et marchait à leur suite. Voyant que son époux ne parlait qu’à Nashoba, elle tentait de maîtriser cette colère qu’elle dissimulait depuis la veille. Elle devait être patiente avait dit Nashoba. Patiente elle serait.
Ils arrivaient au marché qui était empli de bruit, de monde et de divers étals en tout genre. Pocahontas s’extasiait sur les produits alimentaires dévoilé et ne pu s’empêcher de vouloir goûter à la fameuse gelato. Goûtant avec plaisir, ses prunelles pétillèrent d’une joie innocente alors qu’elle interpelait les garçons. Elle demanda une glace au chocolat et la lécha comme une enfant qui découvrait pour la première un trésor qui lui coulait sur le nez et le menton :
- N’est-ce pas la meilleure chose au monde ? demandait-elle euphorique en léchant ses lèvres.
immarcescible, Posté le mardi 14 septembre 2021 23:30 Répondre
GABRIEL.
Le doux réveil du brun faisait tendrement sourire la brune. Un délicieux frisson parcouru son échine lorsqu’elle sentit la langue sensuelle de Gabriel toucher sa peau et réveiller des ardeurs trop longtemps dissimulées. Alors qu’elle mordait avec appétit dans un cannoli elle entendit les questions de son époux concernant Kisos. Un sourire plus franc se formait ses lèvres et dans ses yeux alors qu’il lui parlait enfin de leur fils, son rayon de soleil. Venant à califourchon sur lui, elle prit sa main dans la sienne dont elle embrassait les phalanges avant de la poser sur son ventre plat :
- Je me suis rendue compte de la venue de Kisos un peu en arrivant à Londres. Je devais survivre pour te retrouver. C’était un miracle. Notre sauveur. Grand-père m’avait annoncé qu’un Sauveur nous réunirait à nouveau mais je n’avais aucune idée de qui avant de sentir son pouvoir en moi. Notre fils est puissant Isha. Il a ta fougue, ta passion, ton humour, ta curiosité, ton caractère indomptable. Et pourtant, il a ma patience et ce pouvoir de contempler les âmes.
Avec douceur, elle laissait la main de Gabriel sur son ventre qu’elle regardait avec émotion avant de reprendre :
- Rolfe était furieux d’apprendre ma grossesse. Je n’étais plus un si bon investissement une fois grosse. J’ai essayé de fuir le jour de la naissance de Kisos notamment à cause des coups de Hugh. Car, oui, il m’a retrouvé. J’avais tellement peur pour notre enfant, je.. je m’étais tellement faite à l’idée de ne pas avoir d’enfant que je ne savais pas que j’en voulais un et puis.. et puis il est arrivé au lever du soleil. Beau, tranquille. Ses yeux d’un bleu intense me fixaient comme tu l’avais fais la première fois que l’on s’est rencontré. Inquiet, incrédule, surpris. Kisos est venu au monde le premier jour de l’hiver par un soleil intense.
Elle laissa une larme glisser sur sa joue en repensant à ce souvenir si intense. Elle roulait sur sa peau avant de glisser jusqu’à la main de Gabriel qui se trouvait toujours sur son ventre. Pocahontas releva ses prunelles d’un jais intense sur Gabriel et se remit à caresser sa joue, puis sa nuque :
- Il avait tes yeux et tes boucles brunes. Un aventurier intrépide qui dès qu’il a appris à marcher partait à la découverte de tout et tout le monde. C’est un enfant inventif qui aime apprendre. Millie disait qu’il avait ma bouille, mais je ne voyais que toi Isha. C’était d’autant plus bouleversant car je te croyais mort.
Pocahontas retint en sanglot au souvenir douloureux de la mort de son grand amour. Finissant sa tasse de thé qu’elle vint reposer sur le plateau, elle se blottie contre lui en enfouissant son visage dans son cou recroquevillée contre lui :
- Rolfe ne supportait pas les enfants et encore moins Kisos. Alors, nous dormions ensemble et je lui racontais tes exploits, notre rencontre. Mais son histoire préférée restait celle où tu m’avais épousée après avoir gagné contre mon prétendant. Je le protégeais du mieux que je pouvais de la colère de Rolfe qui trouvait n’importe quel prétexte pour pouvoir le frapper, mais jamais il ne le toucha car je m’interposais toujours.
Les yeux clos, elle inspirait profondément afin d’oublier ses coups, ses cris qui l’avait traumatisé :
- Notre fils venait souvent à mon chevet pour me soigner de ses baisers magique lorsque Rolfe avait fait une nouvelle crise. Alors, je lui racontais toute sorte d’histoire, notamment celle avec Aponi, Maggy, James, Nashoba, Tallulah, John Smith et les tiennes mon amour.
Finalement, elle releva son visage vers Gabriel et embrassa ses lèvres tendrement en caressant son menton puis sa joue :
- Nous aimions lorsque nous étions en Ecosse avec Millie partie en expédition. C’est lors de l’une d’elle que j’ai repensé vraiment à toi. Aponi est arrivée quelques jours après et j’ai commencé mes recherches sur les pierres. Le secret était les gemmes et le danger. Maintenant que je savais que je pouvais retraverser et que tu étais vivant, je devais te retrouver. Mais la suite, tu la connais. Kisos a été extrêmement courageux, il savait où te chercher et qui demander. C’était son rêve de te connaître. Et grand-père avait raison…
Pocahontas ne se rendit pas compte qu’elle avouait à Gabriel la prédiction de son père. Secret qu’elle avait longuement gardé pour elle et qui l’avait détruite :
- Je ne voulais pas croire ce qu’il me disait. C’était pour ça que je voulais qu’on fuit en Ecosse, loin des terribles desseins de mon père. Mais j’avais foi aussi en ce que m’avait confié mon grand-père. Il n’en reste pas moins que Kisos est la preuve que mon corps et mon âme n’attendaient que toi pour y faire éveiller la vie, concluait-elle d'un sourire en coin amusé en embrassant ses lèvres avec tendresse.
immarcescible, Posté le mardi 14 septembre 2021 20:49 Répondre
Lessivée, courbaturée, Pocahontas sens tout le poids du manque s’évaporer. Gabriel est sur elle, hagard et encore tremblant du plaisir qu’ils viennent à nouveau de partager. C’était aussi bon et intense que dans ses rêves les plus fous. La jeune femme pose ses mains sur sa chevelure brune qu’elle caresse avec douceur. Un sourire ému se propage sur ses lèvres alors qu’elle sent ses mèches de cheveux chatouiller ses narines. Oui, elle se sent à la maison, parfaitement en sécurité et apaisée. La jeune femme ne bouge plus, laissant son corps s’approprier toutes ces sensations particulières qu’il lui offrait déjà autrefois :
- J’aime tellement quand tu me parles dans ta langue écossaise. On dirait des incantations magique, murmure-t-elle tendrement en déposant un baiser sur le sommet de son crâne.
La fatigue avait raison d’elle. Ses yeux se plissaient lentement tandis qu’elle laissait une douce comptine, celle qu’elle chantait à Kisos et que sa propre mère lui chantait enfant, tout en continuant ses douces caresses dans sa chevelure d’ébène. Ce n’est qu’au petit matin qu’elle s’éveilla. Elle sentait les mains fortes et puissantes de Gabriel sur son corps et celui-ci blotti contre elle. Ouvrant doucement les yeux, elle contempla en silence le profil de son bel amour.
Son coeur s’emballait devant cette vision et un sourire amoureux sur ses lèvres apparaissait. Délicatement, ses doigts effleuraient les traits fin de son visage qu’elle venait par la suite embrasser. Entre chaque baisers, elle murmurait d’une voix tendre :
- Debout Isha.. Debout mon tendre amour.. Il y a un corps en perdition qui n’attend que tes caresses.. Et peut-être un peu de nourriture aussi.. Car il se nourrit de nourriture aussi ce corps figure-toi.. Même si faire l’amour est d’une beauté fulgurante..
Pocahontas était d’humeur taquine et joyeuse tandis qu’elle mordillait le lobe d’oreille du géant. il avait beau vieillit, elle le trouvait toujours aussi beau et parfait. Il semblait avoir gagné en sagesse avec le temps. Il était moins timide. Elle aimait son oeil vif et sa démarche plus volontaire. Mais la jeune femme avait hâte de découvrir encore et toujours plus à ses côtés.
Lentement, elle quitta ses bras en le sentant grogner. Il devait être épuisé. Remettant son peignoir, elle décida de descendre pour récupérer un plateau de nourriture. Heureusement, personne n’était encore debout. Aussi, elle revint rapidement dans la chambre et eut le plaisir de contempler la nudité de son époux. Rougissant légèrement, elle revint s’asseoir sur le bord du lit accompagnée du plateau.
C’est ainsi, qu’assis en tailleur, le peignoir ouvert sur sa poitrine, elle dévorait une coupe de fraises devant son Gabriel nu et dormant attendant patiemment qu’il se réveille.
immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 21:52 Répondre
La brune retrouvait ce qu’elle désirait. La douceur et les mots d’amour de Gabriel. Sans s’en rendre compte quelques larmes s’échappaient à nouveau de ses prunelles tandis qu’elle le sentait revenir à elle, s’attacher à son corps. L’image de ce Gabriel qu’elle avait perdu et tant recherché n’était plus qu’un mauvais souvenir. Il était là désormais. Elle pouvait le toucher, le sentir, l’embrasser. Son coeur se gonflait de bonheur devant cette réalité. Entre quelques larmes et des gémissements plaintif, elle ne pu s’empêcher de lui dire les fameux mots :
- Je t’aime Gabriel Walker.. Je t’aime tellement si tu savais..
Mais dire ces mots là étaient dérisoire face à cette passion qui les liaient. Ses doigts s’agrippaient fermement à sa crinière de jais tandis qu’elle bougeait son bassin en rythme sous le sien surtout lorsqu’elle sentit ses doigts la posséder. Ses lèvres s’acharnaient délicieusement sur ses seins dont les pointes faisaient que de se durcir. Le souffle court, elle sentit la décharge électrique de l’orgasme l’envahir à nouveau ce qui lui fit pousser un cri de plaisir qui traversa toute la pièce. C’était différent cette fois-ci.
Le souffle court, elle prit son visage entre ses mains et lui imposa un baiser torride, langoureux où sa langue s’emmêla à la sienne. Dans un mouvement rapide, elle retira ses doigts et vint placer son membre contre le sien. Se cambrant suffisamment, elle le sentit venir à nouveau en elle ce qui lui fit pousser un gémissement plaintif :
- Oh mon dieu.. Isha.. soupirait-elle tendrement.
S’aidant de sa prise sur sa crinière, elle débutait de lent mais profond vas et viens sur son membre alors qu’elle plantait ses iris dans les siens. Lorsqu’il voulait les fermer, elle tirait sur sa chevelure et mordillait sa lèvre en lui ordonnant :
- Regarde-moi.. Je veux sentir ton regard…
immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 19:33 Répondre
GABRIEL.
Tandis que leurs larmes se mélangeaient entre deux baisers enfiévrés, Pocahontas savoura la sensation si fine et particulière de l’orgasme. Son corps et son esprits étaient cotonneux. Blottie contre le buste immense de Gabriel, elle le couvrait de baiser en caressant sa fine toison. Relevant son regard vers lui, ses yeux brillaient de la même manière que lorsqu’elle lui avait dit oui la première fois. De sa voix douce et fluette, elle lui répondit :
- Je le veux.. Dans ce temps comme à mon époque.
Son sourire était doux, tendre. Elle ne pouvait s’empêcher de le contempler et d’admirer le temps qui avait passé sur son visage. Il avait perdu sa moue boudeuse et elle ne pouvait que l’aimer encore. Reprenant lentement ses esprits, elle se redressa contre lui pour caresser son visage. La brune passa lentement ses doigts sur ses tempes, ses rides, ses paupières, ses lèvres et ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller :
- Je t’en cause du soucis Gabriel Walker.. C’est à cause de moi toutes ces petites marques de contrariété. Tu as conscience que tu n’en a pas finis avec moi ?
Elle essayait de lui redonner le sourire et se pencha sur ses lèvres en caressant ses joues pour lui donner un profond et tendre baiser. Toujours contre lui, nue et sensuelle, elle entrelaça ses jambes aux siennes. Ses doigts caressaient ses cheveux avec douceur tandis que son regard se perdait sur le nombre de cicatrices que composait son corps. Un sentiment douloureux lui parvint tandis qu’elle posait ses lèvres sur certaines :
- Comment ont-ils pu t’infliger de telles horreurs ? Toi, le Roi parmi les hommes.
Elle était triste, en colère en voyant la souffrance qu’avais subis son corps. Par chance, elle ne voyait jamais celles de son propre corps car elles se trouvaient dans son dos. Et de toute manière, la jeune femme ne voyait jamais sa propre douleur, mais toujours celle des autres. Ne pouvant s’en empêcher, elle revint à califourchon sur Gabriel, cambrant son corps nu contre le sien. Avec douceur, elle embrassait son cou, son épaule et remontait près de ses lèvres tout en s’agrippant avec ses mains à sa crinière :
- Fais moi encore l’amour Isha, murmurait-elle timidement, comme avant lorsqu’on était seul au monde dans cette fameuse crique.
immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 17:53 Répondre
GABRIEL.
Il était là l’homme qu’elle avait épousé et tant aimé. Dans ses caresses, ses baisers, ses gémissements et ses mots elle le retrouvait. Pocahontas ne s’était absolument pas attendue à ce qu’il reprenne le contrôle de la situation. Naïvement, elle avait cru qu’il aurait aimé qu’elle le caresse plus longuement mais non, il avait une telle faim d’elle qu’elle ne pouvait pas s’en plaindre. Lorsqu’il la pénétra elle ne pu s’empêcher de pousser ce gémissement qui l’avait toujours caractérisé :
- Isha…
Enfin elle pouvait dire son nom. Enfin elle faisait un avec celui pour qui elle avait donné son âme. Renversant sa tête en arrière, les yeux clos, elle mordait sa lèvre inférieure en sentant la fureur et la passion de Gabriel la pénétrer. Il ne s’agissait pas que de son corps, mais il s’agissait aussi d’unir son esprit au sien. Ils ne formaient à nouveau qu’un corps empli de sensations toujours plus intense.
Ses doigts fin agrippaient les épaules puissantes et musclées de Gabriel jusqu’à même enfoncer ses ongles dans sa peau tendue. Oui, elle le sentait qu’il se débattait qu’il la cherchait encore et encore et qu’il n’aurait jamais de repos. Jamais rassasié de l’un et de l’autre. Ses jambes remontaient le long de ses hanches et c’est naturellement qu’elle enroula ces dernières fermement. Agile, elle griffa le dos puissant de Gabriel jusqu’à ses fesses si ferme avant de remonter à nouveau :
- Ne t’arrête.. Je t’en supplie.. gémissait-elle fébrile.
Pocahontas était incapable de bouger sous le poids imposant de Gabriel, mais qu’importe, elle le laissait la posséder. Elle le voulait encore et toujours suppliant contre ses lèvres de venir plus vite, plus fort. C’était comme si elle désirait qu’il la marque de ses lèvres, de ses mouvements de reins si intense. Elle croyait devenir folle de désir alors que ses doigts vinrent agripper sa nuque pour attirer ses lèvres contre les siennes.
Telle une petite sauvage, elle lui donnait un baiser passionné, enflammé, vorace. Ses dents mordillaient sans douceur sa lèvre inférieure alors que son bassin rencontrait le sien avec cette même ardeur. Mais le plaisir est éphémère. Comme un feu de paille, elle sentait la boule de chaleur envahir son bas ventre comme autrefois, et sans qu’elle puisse se retenir poussa un cris d’extase contre ses lèvres. Le corps tremblant, plaqué contre celui de l’écossais, la jeune princesse ne pu s’empêcher de laisser quelques larmes couler de ses yeux alors que le plaisir violent envahissait chaque parcelles de son corps.
Elle ne pleurait pas de douleur ou de tristesse. C’était un sentiment plus intense, celui d’avoir retrouvé l’homme qu’elle aimait de tout son être et dont le manque l’avait conduite à ne plus rien ressentir. Tremblante, elle laissait ses doigts s’enrouler autour de ses boucles brunes alors qu’elle murmurait contre ses lèvres fébrile :
- Ne me quitte plus jamais Isha.. Mon amour.. Plus jamais je te perdrais.
C’était une prière qu’elle ne cessait de répéter pour Gabriel et ses Esprits protecteur.
immarcescible, Posté le samedi 11 septembre 2021 14:11 Répondre
GABRIEL.
La crise soudaine de ce colosse la sidérait. La jeune femme ne savait pas si il fallait qu’elle en ris ou qu’elle s’énerve. Gabriel s’était sentit si mal que si uniquement parce qu’elle l’avait repoussé sur le bateau ? Mais comment pouvait-il faire une telle crise après tout ce qu’ils avaient vécu. Elle restait un moment sonnée, silencieuse avant de s’enfouir dans le bain chaud qui elle l’espère calmera les nerfs du brun, mais aussi les siens.
Prenant le savon pour nettoyer son corps, elle l’écoutait vociférer contre elle et Gideon. Sa crise de jalousie n’avait aucun sens. Elle ne comprenait pas qu’il réagisse comme un enfant qui n’avait pas eu sa surprise. Pocahontas se sentait objectisée par le désir de son époux. Si autrefois elle l’aurait plus qu’apprécier, là, elle ne pouvait l’accepter. Mais elle prenait sur elle. Il aurait été tellement dommage qu’ils se disputent alors qu’ils se retrouvaient enfin seuls.
Le voyant si irrité, elle savait qu’ils n’auraient aucune conversation censée ce qui la frustrée de plus belle. Silencieuse, elle le laissait terminer sa bouderie insolente sans pour autant le regarder, du moins, jusqu’à l’épisode su savon. Malgré elle, un sourire naissait sur ses lèvres en le voyant galérer de la sorte, puis, lorsqu’il glissa sur le sol.
Lorsqu’il disparu de la baignoire, elle contempla ses fesses fermes qu’elle avait follement envie de mordiller.
Elle profita simplement de se retrouver seule un instant et de l’eau encore chaude. Pocahontas ne savait absolument pas comment réagir devant la crise de Gabriel. C’était bien la première fois qu’ils avaient une telle dispute. Une partie d’elle était effrayée car elle ne le reconnaissait pas. Après avoir enfouie sa tête un instant sous l’eau, elle remonta à la surface essoufflée. Sous l’eau, elle prit conscience qu’elle devait simplement lui parler.
Sortant du bain, elle s’essuyât et enfila un simple peignoir pour dissimuler légèrement sa nudité. Après avoir tressé ses cheveux en une longue natte, elle vint jusqu’au lit et Gabriel couché sur le dos. Mordant sa lèvre, elle quitta momentanément la chambre et se rendit dans le petit salon où se trouvaient Gideon et Nashoba :
- Veuillez m’excuser mais Gabriel et moi-même nous nous sentons épuisé par le voyage. Nous ne dinerons pas avec vous ce soir, nous allons directement nous coucher.
- Oh, bien sûr cela va de soi ma chère, répliquait aussitôt l’hôte, faites demander ce que vous voulez par ma gouvernante.
- Je vous remercie encore mon ami.
Elle remonta peu de temps après et ferma la porte derrière elle. Gabriel semblait ne pas avoir bougé. Prenant une ample inspiration, elle tenait de repousser le plus loin possible toute sa colère après les mots odieux qu’il lui avait lancé et préféra se concentrer sur sa présence ici, avec elle. Il semblait complètement abattu, perdu et c’est cette image triste qui la fit avancer vers lui. Montant sur le lit, elle vint avec difficulté le retourner sur le dos et monter à califourchon sur lui. Malgré qu’elle soit minuscule sur lui, elle le retint comme elle pu laissant les pans de son peignoir s’ouvrir sur son corps nu :
- J’ai prévenu que nous n’irions pas diner avec eux ce soir. Ce n’est que toi et moi Walker. Maintenant, écoute-moi bien. Je n’avais qu’une envie sur ce foutu bateau c’était de me lier entièrement à toi, de te sentir en moi alors arrête de faire un mélodrame ridicule sur ce soit disant abandon. Je n’allais tout simplement pas me donner à toi alors que les rires gras des marins se trouvaient de l’autre côté du mur. Tu es un vieux bougon avec un sale caractère mais je t’aime. Je ne comprends pas ce que tu as Isha, mais je veux te retrouver, je veux ton corps, ta passion, sentir tes mains qui me possèdent, tes mouvements de reins qui s’emparent de moi.. Isha.. Mon amour.. Je n’ai fais que te fuir sur ce maudit bateau c’est vrai mais parce que je n’avais qu’une envie, celle-ci..
Sa main venait timidement se poser sur son membre qui se trouvait sous ses fesses. Délicatement, elle le caressait de long en large pour le réveiller. Pocahontas était tendue par le désir qui la prenait alors qu’elle observait son mari aux prunelles d’acier. Son autre main vint délicatement se poser sur son épaule alors qu’elle embrassait son cou sans cesser ses mouvements de vas et viens :
- Tu ne sens donc pas comment je te désire ? N’as-tu pas vu mon regard qui ne faisait que de te contempler alors que mon corps frémissait ? Isha.. Regarde-moi.. Comme avant..
La jeune femme se redressait sur le géant, alors qu’elle retirait le drap qui couvrait son corps. Son peignoir laissait son corps nu apparaître alors qu’elle venait lentement se pencher sur le membre bien dressé de son époux. Sa langue en fit le contour sensuel avant que ses lèvres ne le prenne littéralement en bouche. Elle se sentait terriblement novice, ayant peur de ne pas le contenter, ne pas lui donner ce qu’il voulait exactement :
- Est-ce que tu me désires encore ? Est-ce que je te contente ?
immarcescible, Posté le jeudi 09 septembre 2021 19:35 Répondre
GABRIEL.
Comme elle l’avait prévu, Gideon leur fit un merveilleux accueil. Pocahontas le remerciait sincèrement avant de rejoindre la femme de chambre qui les conduisait dans leur chambre respective. La perspective d’une nuit sur un matelas confortable la rendait déjà toute chose. Un certain confort auquel elle s’était habituée toutes ces années même si dormir à la belle étoile restait son couchage préféré. La jeune femme avait gardé dans la sienne celle de Gabriel jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la chambre.
Et quelle jolie chambre ils avaient, un immense lit et une salle de bain privée mais surtout un magnifique balcon où les nombreux jasmin épanchaient leur délicieux parfum. C’était un vrai petit paradis. La jeune femme se tournait vers son époux un large sourire aux lèvres alors qu’il lâchait sa main et se mit à douter.
Elle l’écoutait sans l’arrêter même si elle ne comprenait pas ce revirement de situation. Chaque mots qu’il disait la frustrait et la désolait. Pourquoi croyait-il une telle chose alors qu’elle était là, avec lui. Pourquoi faisait-il cela. Heureusement, Nashoba arrivait à la rescousse et comme toujours, il mettait suffisamment mal à l’aise pour que cela donne envie de rire Pocahontas.
Les époux étaient enfin seuls. La jeune femme contemplait avec douceur cet homme impressionnant qui faisait toujours vibrer son coeur et qui lui coupait le souffle juste par sa présence. Avec douceur, elle prit ses mains dans les siennes et le conduisit jusqu’à la salle de bain :
- Suis-moi..
Une fois tous les deux, elle versa de l’eau chaude qui avait été posée dans une grande cuve servant de baignoire. Quelques fleurs exotique flottaient sur l’eau chaude et son parfum doux embaumait la pièce. Pocahontas vint lentement retirer les affreux vêtements de matelot que Gabriel portait, avec une extrême douceur en constatant ses blessures :
- Je ne vais te le dire qu’une seule fois Gabriel Walker car je refuserais de te répondre la prochaine que tu oses dire une telle chose. J’ai parcouru les mers et les océans pour te retrouver. J’ai laissé notre petit garçon seul dans un pays qu’il ne connait pas auprès de ton épouse qu’il déteste. Gabriel, j’ai pu continuer à vivre uniquement parce que c’est ton amour qui m’a porté. Comment peux-tu encore douter de ça ?
Elle finissait de le déshabiller et alors qu’il était devant elle, elle vint à son tour se déshabiller devant lui en baissant les yeux. Son corps était couvert de cicatrice, notamment dans son dos ce dont elle avait honte :
- Tu dis que tu as changé, mais moi aussi.. Pourtant, je veux encore croire au fond de nous qu’il reste ce qui nous a toujours profondément unis.
Finalement, une fois nue, elle prenait la main de son époux et embrassa le lieu où se trouvait son tatouage d’alliance qu’elle embrassait avant de poser la main du géant sur sa joue. Les yeux clos, elle savourait le contact si particulier de sa peau contre la sienne et laissa une petite larme couler :
- Ma peau a une mémoire. Elle a été touchée par la tienne et ne peut appartenir à personne d’autres. Elle a été souillée, bafouée, battue mais personne n’a pu dompter mon âme Isha. Pourquoi doutes-tu encore de mes sentiments ? Pourquoi ne veux-tu pas me laisser t’aimer ?
Ses grands yeux noir se relevaient vers elle alors qu’elle s’approchait de lui, nue, frémissante. Un frisson particulier l’avait secoué alors qu’elle posait ses mains sur le buste de son amour. Déposant de tendre baisers dessus, elle laissait ses mains parcourir son corps comme une carte qu’elle tentait de déchiffrer à l’aveugle :
- Comment pourrais-je vouloir encore du temps alors que nous avons été séparés pendant sept longue années mon amour ? demandait-elle d’une voix secouée par les sanglots.
Lentement, ses mains descendaient sur son ventre pour caresser ses hanches, ses fesses et remontèrent sur son dos. Déposant de tendre baisers sur son buste, elle se mit sur la pointe des pieds pour embrasser son cou, son épaule avant de s’agripper à sa nuque et murmura ces mots qu’elle avait dit autrefois près de la plage :
- Sens mon âme vouloir s’accrocher à la tienne.. Retrouve-moi, suppliait-elle fébrile.
immarcescible, Posté le lundi 06 septembre 2021 21:45 Répondre
GABRIEL.
Les six derniers jours sur le bateau avaient été d’une lenteur abominable pour Pocahontas. Suite à l’épisode du premier jour, elle s’arrangea à chaque fois pour ne pas se retrouver seule avec Gabriel. Non pas par peur de lui, mais par manque d’intimité. Chaque regards, chaque touchers allumaient en elle un désir volcanique prêt à jaillir. Souvent, elle profitait qu’il soit concentré pour mieux le contempler. La nuit aussi elle le faisait, se levant en silence pour compter le nombre de ses cheveux blanc où contempler sa peau légèrement ridée au niveau du front.
Même si les années avaient passé, Gabriel restait toujours aussi beau que dans son souvenir et ce n’était pas ses tempes grises qui lui ferait dire le contraire. Heureusement que Nashoba était là. Il semblait mieux connaitre son époux qu’elle et savait parfaitement maîtriser toutes les situations sensibles auxquels ils avaient eu à faire. Pocahontas se sentait dépassée par moment par la relation entre son frère et son époux. Techniquement, ils avaient passés plus de temps ensemble qu’elle avec lui.
Cette idée la faisait sourire par moment, et elle se promit un jour de leur raconter cette amusante blague. Mais Gabriel semblait renfrogné, maussade. Pocahontas ne savait pas comment lui redonner le sourire sans le toucher, sans lui parler. Elle craignait soudainement que l’idée du retour lui déplaise même si elle connaissait son amour de l’Ecosse. Il semblait lui manquer quelque chose mais elle l’ignorait.
Leur arrivée en Italie était la bienvenue. Pocahontas en avait longuement entendu parler par Millie lors de leur vie commune. L’amérindienne avait entendu parler du berceau de la religion catholique, de l’art, de la nourriture, de la passion italienne et Shakespeare avec son Roméo et sa Juliette. Cela lui rappelait toujours ce moment si tendre près de la cheminée lorsqu’elle avait lu au pieds de Gabriel lors de son premier voyage dans le temps.
C’est avec joie qu’elle descendit du bateau humant avec plaisir les bonnes odeur du marché et entendant avec plaisir cette langue si sensuelle et joviale. Elle l’avait apprise avec Millie lors de ces long après-midi pluvieux des années auparavant. Mais elle ne voulait pas faire de l’ombre à Gabriel qui semblait vouloir tout maîtriser. Elle savait que cela lui tenait à coeur.
Le capitaine du bateau les salua, et la jeune femme le remercia avant de lui offrir une douce et amicale accolade. Le vieux bougon riait gêné et vint doucement lui rappeler de ne pas rester trop longtemps sur la côte. Elle lui promit et il lui offrit un petit pochon d’or :
- Pour vous restaurer. Ce n’est pas grand chose je suis navré mais c’est tout ce qui nous reste pour le moment.
- Puissiez-vous trouver la paix mon ami, lui souhaitait-elle avant de le regarder regagner le pont de son navire.
Nashoba s’impatientait. Il mourrait de faim. Pocahontas suivait les deux hommes si immense à ses côtés qu’on aurait dit qu’elle était une enfant entourée de ses gardes du corps. Discrètement, elle laissait sa main frôler celle de Gabriel alors qu’ils traversaient le marché. Lui jetant un coup d’oeil, elle lui offrait un tendre sourire alors que son frère ne faisait que parler de nourriture :
- Je sais qui pourrait nous aider à regagner la France. J’ai un ami interprète qui vit à Naples. Nous pourrions assurément lui demander de l’aide, il nous aidera.
- Mais, tu sais où il habite ? demandait son frère circonspect.
- Non, mais il suffit de demander où se trouve le Palazzo Doria Angri.
- Facile de dire ça surtout quand on ne parle pas la langue, répliquait Nashoba cinglant.
Cela agace la jeune femme qui fronça les sourcils en voyant les garçons rirent entre eux. Leur tournant le dos, elle apostropha un italien et lui demanda dans sa langue, avec perfection, de lui donner l’adresse du dit-palais. Le vieil homme lui sourit et vint la complimenter ce qui la fit rire. Ah, le charme italien. Puis, enfin, lui donna toutes les indications qu’il lui fallait. Se retournant vers ses deux hommes, elle les observa avec un sourire satisfait sur les lèvres en voyant leur mine déconfite :
- Suivez-moi mi bambino. Nous avons un peu de marche avant d’arriver.
Ils marchèrent en effet, mais cela leur permit de découvrir la ville. Elle expliqua sur le chemin qu’elle avait appris grâce à Millie. Son ami interprète lui avait été présenté lors d’une soirée à Edimbourg et pour qui elle avait travaillé quelques semaines, ce dernier avait élu domicile en Italie car il était tombé amoureux de ce pays. Elle omis de dire à Gabriel qu’il l’avait demandé en mariage à plusieurs reprises, de peur que cela le chagrine surtout au vu de son tempérament colérique des derniers jours. Ils arrivèrent deux heures plus tard sur les hauteurs de la ville. Elle s’annonça au garde qui les fit patienter dans le vestibule.
Pocahontas en profita pour venir entrelacer ses doigts contre ceux de Gabriel avant d’embrasser la paume de sa main un doux sourire aux lèvres. Soudain, un hurlement de joie leur parvint qui fit rire la jeune femme connaissant déjà l’exubérance de son ami. Lorsque celui-ci apparut, il était vêtu d’un riche costume somptueux et tendait ses bras en direction de la brune :
- Mia Bella ! Quel plaisir et honneur de te revoir ! Douce fleur de coquelicot ! Que diable fais-tu dans ce bout de pays petite fleur exotique ?
Pocahontas s’était avancée vers lui et souriait doucement amusée par l’entrain de ce petit homme particulier. Elle le laissait baiser ses mains alors qu’elle lui expliquait la situation :
- Je te demande asile pour la nuit pour mon frère et mon époux. Nous n’avons nul part où aller et nous sommes sans argent. Nous cherchons à rentrer le plus vite possible en Ecosse retrouver nos familles. Nous sommes las des péripéties.
- Mais pour vous et vos beaux yeux je retournerais les océans ma mie, minaudait-il en ricanant doucement.
La jeune femme baissait les yeux gênée avant de finalement s’extirper de sa pression de main pour finalement présenter Gabriel et Nashoba. Elle commença par son frère qui observait l’italien avec défiance mais resta courtois en le saluant. Arrivé à Gabriel, elle posa une main protectrice sur son buste alors que Gideon, son ami italien, observait l’écossais avec étonnement ne s’attendant pas à un tel contraste entre la jeune amérindienne et le puissant highlander :
- Dieu du ciel.. Voilà ce que j’appelle un véritable Highlander Monsieur. Je comprends mieux la fascination de votre femme soudainement. Dans tous les cas, vous êtes ici chez vous ! Allez donc vous reposer et vous rafraichir, nous passerons à table dans deux heures. J’ai hâte de connaitre toutes vos péripéties !
immarcescible, Posté le dimanche 05 septembre 2021 20:06 Répondre
GABRIEL.
Quelques larmes quittaient les prunelles de la jeune femme. Le souffle court, elle était happée par les mots de réconfort de son époux et de ses multiples caresses. Sentir la douceur de ses mains si puissante parcourir son corps éveillait en elle des souvenirs profondément enfouis qui ne demandaient qu’à jaillir.
C’était comme réapprendre à vivre. Ses mains, ses lèvres, son regard, sa voix, tout éveillait son corps et son âme à la vie et à la puissance de ses sentiments. Pocahontas sentait son coeur tambouriner comme une locomotive alors qu’elle se sentait perdre pieds, surtout lorsqu’elle sentit les lèvres de Gabriel entre ses cuisses :
- Isha.. Bon sang.. Isha.. gémissait-elle en agrippant d’une main la tête de lit quand l’autre tirait lentement sur ses boucles brunes.
Cambrée contre une langue sauvage, ses jambes vinrent s’enrouler autour de sa tête alors qu’elle le suppliait de continuer dans un miaulement de gémissement sensuelle. Renversant la tête en arrière, elle ne pouvait contrôler ses réactions qui étaient toujours aussi spontanées :
- Je.. Je.. Je.. Isha.. suppliait-elle dans un délire intense alors qu’elle sentait cette boule de chaleur incendiaire prendre son corps en otage.
Mais le bateau possédait des murs trop fin. Tous entendaient les gémissements de plaisir de Pocahontas ce qui faisait rire tous les marins. Nashoba qui ne comprit pas de suite vint à se rapprocher de la petite cabine. Lorsqu’il entendit et comprit soudainement ce qui se passait, il ne pu s’empêcher de tambouriner à la porte écarlate :
- Gabriel ! Pour l’amour du ciel laisse ma soeur ! Tout le monde vous entends ! hurlait-il à la porte alors que tout l’équipage riait et faisait des remarques graveleuse.
- Il va mieux le prisonnier à ce que je vois !
- Comme quoi avoir une jolie femme dans son lit aide, hein capitaine !
Pocahontas sursauta en entendant son frère à la porte et se redressa vivement coupant court à tout désir. Comme au début de leur relation, ils n’avaient aucune intimité et la frustration fut de mise. Il était impossible pour la jeune femme d’être silencieuse, elle n’avait jamais su faire. Rouge écarlate, elle vint s’asseoir en remontant le drap sur son corps nu sans oser regarder Gabriel dans les yeux. Mordant sa lèvre inférieure, elle rougissait en laissant ses cheveux tomber sur son visage :
- Je vais demander au capitaine de t’apporter de l’eau. Tu pourras te raser, mais avant tout, repose-toi.
Doucement, elle ramassa dans son petit sac de voyage une chemise et un pantalon qu’elle enfila. Une fois vêtue, elle jeta un coup d’oeil sur le beau brun et lui donna un profond et tendre baiser avant de sortir de la cabine pour aller chercher la fameuse cruche d’eau. Tous les hommes la lorgnaient du regard en riant avec cet air lubrique qui la gênait.
immarcescible, Posté le jeudi 02 septembre 2021 18:52 Répondre
GABRIEL.
Pocahontas s’était assoupie un instant blottie contre le buste puissant et brûlant de Gabriel. Le sentir vivant contre elle et en sûreté avait suffit à lui trouver le sommeil. Apaisée dans ses bras, elle l’enroulait de ses petits bras alors que son visage s’était blotti contre son cou. Mais ce furent des lèvres chaudes et sensuelles qui l’éveillerent de son doux rêve. Des lèvres qui la cherchait, un voix qui l’appelait. Ouvrant délicatement les yeux, elle pu contempler un Gabriel encore groggy par les médicaments mais qui s’ouvrait aussi à elle.
Touchée, le coeur gonflé de bonheur en l’entendant prononcer ces mots qui pourtant devrait la faire repousser le géant ne parvenaient à éteindre le feu de son âme. Se laissant bercer, toucher, embrasser, elle en voulait plus. Elle voulait toujours plus de Gabriel de toute manière. Cette passion improbable ne s’était pas éteinte avec les années.
Encore nue contre lui, elle frémissait de mille plaisir alors qu’il la tenait étroitement blottie contre lui jusqu’à ce qui lui quémanda littéralement de tout reconstruire. Elle se sentait le devoir de le libérer de toute cette souffrance qui l’avait conduit jusqu’ici. Caressant ses joues, elle contemplait ses iris d’un bleu terriblement intense et hypnotique :
- Je ne t’ai pas quitté parce que je ne t’aimais plus ou que je ne voulais plus de toi, dit-elle dans un tendre murmure, je suis partie parce que je ne voulais pas porter préjudice à ta nouvelle vie. J’ai vu comment cette enfant t’avais regardé. Anya a besoin de toi même si je ne comprends pas pourquoi. Je ne comprends pas en fait pourquoi tu as accepté ce mariage.. Pour de l’argent ? Cela ne te correspond pas. Je n’aurais jamais cru que tu puisses faire cela et j’ai.. et j’ai peur que tu aies changé à tel point que nous nous pourrions pas vivre ensemble. Avec cette femme tu avais l’argent, le pouvoir, l’opulence et moi ?
Elle du plaquer sa main sur ses lèvres pour ne pas qu’il l’interrompe. La brune baissait les yeux en reprenant :
- Je n’ai rien à t’offrir si ce n’est mon coeur et mon âme.. Cela semblait dérisoire à première vue. Je ne voulais pas être ce passé encombrant qui t’aurais forcé à faire un choix ou te délester d’une place dans la société que je ne pourrais jamais t’offrir. Que je n’ai jamais pu t’offrir d’ailleurs. Je… Je ne suis que moi Gabriel. Moi l’étrangère dans ton pays. Je ne voulais pas que tu te sentes obligé à cause de ce que nous avions vécu autrefois.
Finissant son discours, elle soupirait en passant ses mains sur son visage comme pour se réveiller de cet odieux cauchemar. Triste et désemparée avant de reprendre :
- Ne sais-tu pas que ton épouse est tellement amoureuse de toi qu’elle ne peut vivre sans toi ? avouait-t-elle en relevant son regard vers le sien.
Pocahontas ne pu s’empêcher de caresser la joue barbue de son époux en se blottissant encore plus contre lui. C’était comme si son corps voulait s’engluer dans le sien. Ne faire plus qu’un. Ses lèvres embrassaient son cou et remontaient le long de sa gorge jusqu’à rejoindre ses lèvres qu’elles frôlaient :
- Je serais venue te chercher partout, en Enfer s’il le fallait Isha, murmurait-elle, au delà des hommes, des continents et du temps. Je ne peux pas vivre une seule journée de plus sans toi. Si tu désires encore de moi alors garde moi contre toi et ne me lâche plus jamais. Je t’en supplie, ramène nous à la maison.. Est-ce que tu me donnes une nouvelle chance mon amour ?
Plongeant ses iris d’un noir intense dans les siens, elle sentait son souffle se couper en le sentant proche d’elle. La jeune femme était au bord de l’explosion. Son âme cherchait une délivrance que seul lui pourrait lui offrir. Alors, timidement, elle plongea ses mains dans sa crinière brune, comme autrefois, et s’y accrocha fermement pour mieux se redresser contre lui. Ses lèvres embrassaient lentement, sensuellement les siennes alors que ses jambes s’enroulaient autour des siennes. Elle ne tentait pas de le séduire, non, juste se fondre en lui, retrouver sa fureur, sa fougue, sa passion :
- Isha, sens mon âme te chercher.. Elle n’attend que toi.. chuchotait-elle dans un tendre gémissement.
immarcescible, Posté le mardi 31 août 2021 21:32 Répondre
GABRIEL.
Le baiser de Gabriel l’avait revigorée mais surtout troublée. Pocahontas tentait de se concentrer alors que des images sensuelles voltigeaient dans son esprit et son corps. Il n’y avait aucun doute concernant son désir et sa soif insatiable de l’écossais. Elle était toujours là, vorace et intense. Mais la voilà qui arrivait sur le bateau. N’attendant rien en particulier du capitaine elle fut surprise de le voir lui donner une bourse d’or ainsi qu’une possibilité de fuir le pays.
Le remerciant d’un regard chaleureux, elle pressait ses mains dans les siennes en lui promettant d’être à bord dans une heure précise. Nashoba sur ses talons, elle vint serrer son poignet dans le sien en le regardant dans les yeux sévère :
- Ne dis plus ça. Gabriel est ta famille, le père de Kisos. Tu ne le laissera jamais ici si il doit m’arriver quelque chose. Jure le.
- Pocahontas non, je ne pourrais pas parce que..
- Jure le ! s’énervait-elle alors qu’elle risquait à tout moment de se faire prendre.
- Oui, je le jure.
De mauvaise grâce, Nashoba fit cette promesse sachant pertinemment que sa soeur ne faiblira pas tant qu’elle n’obtiendrait pas ce qu’elle désirait. Contournant la foule du souk, ils entendirent que le colosse avait été récupéré. Livide, Pocahontas augmenta son pas craignant qu’ils aient retrouvé Gabriel. Son coeur tambourinait dans sa poitrine alors que tous les scénarios catastrophe se mêlaient dans son esprit.
Les derniers mots qu’elle lui avait dit était simplement qu’elle allait revenir alors qu’elle avait mille choses plus importante encore à lui dire. Arrivant près de la cachette, elle se faufila aisément avant de retrouver le corps enfiévrés de Gabriel. Un soupire de soulagement s’échappait d’entre ses lèvres alors qu’elle posait sa main sur son front. Il était brulant, il lui fallait des soins et des médicaments vite. Comme il lui avait montré auparavant, elle sortit de son sac une seringue remplie de pénicilline. Délicatement, elle plongea l’aiguille dans son épaule tout en posant un baiser sur son front pour le rassurer :
- Ça ira bientôt beaucoup mieux, tu verras.. Nashoba est ici. Un bateau nous attend mais nous n’avons que très peu de temps.
Gabriel semblait vouloir se refuser de se lever. Il semblait persuadé qu’ils n’avaient aucune chance. Mais Pocahontas ne pouvait le soulever comme lui l’aurait fait avec elle. Prise au dépourvu, elle sentit un sentiment de colère s’envahir d’elle :
- Ecoute moi bien Walker, tu vas te lever et venir avec moi sur ce putain de bateau. C’est ensemble qu’on va rentrer à la maison. C’est ensemble ou je reste ici avec toi et on meurt ensemble. Il est hors de question que je reparte sans toi tu m’entends ? Nous deux ou rien du tout. Tu dois encore te battre pour vivre, pour Kisos, pour moi. Je t’aime et j’ai besoin de toi.. Isha.. Je t’en supplie encore un effort.
Nashoba restait silencieux tout en leur laissant le plus d’intimité possible. Il semblerait que le petit discours de la princesse résonna chez l’écossais. Faisant un mouvement, elle en profita pour lui enfiler le costume d’un moussaillon avant de l’aider à se lever. Elle l’encourageait et le soutenait malgré sa frêle et petite taille. Nashoba aida en prenant le relais alors que la jeune femme passait devant.
Une fois dehors, elle se rendit compte que la ville entière était en proie à cette histoire d’évasion d’esclave. Ils cherchaient tous l’impudente qui avait osé attaquer le vizir. Discrète comme une ombre, Pocahontas conduisait les deux hommes de sa vie jusqu’au port où le Capitaine les attendait. Ils étaient à l’heure. Aidant Gabriel a monter à bord, Pocahontas se rendit compte qu’elle avait oublié la petite sacoche de médecine de Gabriel qu’elle avait emmené :
- Je dois y retourner.
- On s’en fiche Pocahontas ! Ce n’est qu’une sacoche, répondait Nashoba exaspéré.
- Non, il y a tous les instruments de travail de Gabriel. Il va en avoir besoin.
- Il a besoin de toi en vie.
- Je serais de retour dans une dizaine de minutes.
- Je partirais dans 10 min sans vous princesse. Un marché est un marché.
- Je serais là, promit-elle avant de jeter un dernier coup d’oeil vers Gabriel qui était conduit dans sa cabine.
Le chemin fut rapide jusqu’à la petite caverne où ils avaient trouvé refuge. Récupérant le sac elle ne mit pas longtemps avant de revenir vers le bateau mais celui-ci était entouré par de nombreux gardes. Le Capitaine la voyait et lui faisait signe de passer discrètement par fond de cale. Un soldat trouva suspect ce jeune homme qui s’avançait et cherchait une autre entrée. Nashoba voyant la scène se tendait près à débusquer son épée.
Mais Pocahontas était maligne. Attirant le soldat loin de sa troupe elle l’assomma aisément en lui injectant beaucoup de pénicilline. Continuant sa petite route, elle se débarrassa des vêtements d’homme qu’elle portait mais fut surprise par deux gardes qui donnèrent l’alerte. Le Capitaine en profita pour partir sans demander son reste malgré les protestations de Nashoba qu’il fit maîtriser.
Prise entre deux feux, la jeune femme n’eut pas d’autres choix que de plonger dans l’eau sombre du port alors que les coups de feux résonnaient. Le bateau était déjà à plusieurs encablures du port et Nashoba insultait à tout rompre le Capitaine d’avoir laissé sa soeur sur le quai se faire tuer. Fou de rage, il se débattait près à faire une boucherie de l’équipage :
- CHIENS ! JE VAIS TOUS VOUS TUER ! MENTEURS ! ASSASSINS !
Soudain, une main tremblante s’agrippait à la cale du bateau qui s’était arrêté. Le Capitaine l’avait vu :
- Les gars, aidez-la à grimper..
Sans ménagement, ils sortirent de l’eau une Pocahontas totalement nue et ruisselante qui s’écroulait sur le pont complètement exténuée d’avoir nagée si vite et profondément :
- Bon sang ! Pocahontas ! hurlait Nashoba en se jetant sur elle pour l’enlacer.
- Nous rentrons à la maison.. Tout va bien.. murmurait-elle entre deux prises de souffle.
Galant, le Capitaine vint faire porter des vêtements à la jeune femme qu’elle prit sous le regard médusé des hommes peu habitués à voir une femme nue. Mais elle s’en fichait, son seul intérêt était Gabriel vers qui elle accourait. La jeune femme le trouva sur le lit qu’elle occupait pendant ces longues semaines en mer. S’asseyant contre lui, elle tenta de retenir les gouttes d’eau de ses cheveux tomber sur le visage du brun. Ses yeux allaient mieux ainsi que ses autres blessures. Caressant son visage, elle lui sourirait doucement, ses prunelles ayant retrouvé cette douceur d’antan :
- Nous rentrons à la maison Isha.. C’est finis..
immarcescible, Posté le mardi 31 août 2021 16:34 Répondre
GABRIEL.
Il était dans un état inquiet. Pocahontas sentait son estomac se serrer alors qu’elle caressait avec douceur les ecchymoses de ses yeux. Il lui fallait des soins et rapidement. La vue de cet homme qui avait tant souffert par sa faute lui faisait verser quelques larmes. Mais elle n’avait pas le temps de se laisser happer par ses émotions, non, elle avait déjà été repérée et dénoncée. Au moment où elle l’aidait à se redresser pour l’entraîner il lui confirma ce qu’elle avait pensé. Il voulait repasser les pierres pour remonter le temps et la sauver. Elle devait lui retirer cette idée de la tête et vite avant qu’il ne court à sa perte :
- Suis-moi, nous devons partir et vite..
Après une route chaotique, ils arrivèrent finalement dans une petite crique a l’abris du passage des gardes. Ils la cherchaient activement car elle avait osé attaquer le grand Vizir. S’étant réveillé, il avait ordonné qu’on retrouve la brune a la peau marquée par des tatouages. Sans le savoir, elle s’était mise en grand danger. Mais cela n’avait pas d’importance, Gabriel était là. Mal en point mais vivant. Après avoir retiré ses menottes de fortune en jeta un coup d’½il sur le nombre de ses blessures.
Ses larmes coulaient le long de ses joues sous la vue de son corps tant martyrisé. Comment avait-il pu survire à tant de coups donné. Pocahontas haïssait encore plus les hommes et ne pouvait s’empêcher de renifler alors qu’elle caresser ses avants-bras :
- Tais-toi, ordonna-t-elle, crois-tu que j’ai parcouru toute l’Europe mis en danger Nashoba, abandonner notre petit garçon pour te laisser seul ici à mourir ? Ne dis plus de bêtises veux-tu !
Son ton n’admettait aucune réplique. Dans la petite planque qu’elle avait aménagé auparavant elle avait heureusement prévu de quoi soigner Gabriel. Le faisant s’asseoir sur le sable meuble elle retira la chemise en lambeau qui cachait son buste. Avec douceur et application elle constatait le nombre de blessures qu’il avait. Plus haut, ils pouvaient entendre les ordres donnés au loin aux gardes de retrouver la jeune femme et le prisonnier. Mais Pocahontas les ignorait préférant se concentrer sur les pansements qu’elle faisait :
- Tu as certainement deux côtés de fêlés, tes yeux iront mieux demain. J’ai posé dessus un cataplasme d’aloe vera. C’est une plante d’Asie d’après le capitaine du bateau.
Finissant l’inspection de l’écossais, elle se mit à le contempler plus longuement. Il avait fait tout ça pour elle disait-il. Elle sentant son c½ur se serrer sous la culpabilité alors qu’elle finissait les bandages de ses poignets :
- Tu dois dormir Isha.. Pour reprendre des forces.
Caressant son front et replaçant les boucles brunes de son épaisse crinière elle ne pu s’empêcher de déposer un baiser sur sa tempe en l’attirant contre elle pour qu’il s’apaise :
- On est en sécurité ici.. dors un peu mon amour. Demain j’irais chercher mon frère et nous rentrerons à la maison.
C’est avec douceur qu’elle se mit à le bercer en caressant sa nuque tandis qu’elle le gardait obstinément contre lui. Elle savait que c’était mal mais elle ne pouvait s’empêcher de le sentir contre elle. C’était s’assurer qu’il était vivant après tous ces mois de recherche. Une douce berceuse, celle de Kisos, s’échappait d’entre ses lèvres alors qu’elle tentait d’apaiser les douleurs physiques de son corps. Elle ne dormit pas de la nuit, surveillant que personne ne vienne les surprendre.
Au petit matin, elle avait quitté les bras de Gabriel pour se changer. Enfilant un pantalon et une chemise, elle dissimulait ses cheveux qui avait poussé dans une casquette. Habillée à la garçonne elle serait plus facilement noyée dans la masse. Vérifiant une dernière fois les blessures de Gabriel, elle vint le réveiller délicatement :
- Mon amour, tu dois boire un peu.. tiens.. repose-toi encore je vais chercher Nashoba. Reste bien caché ici. D’accord ?
Elle avait hésité avant de le quitter mais ils ne pouvait pas rester dans cette grotte trop longtemps. Son frère allait la chercher et il serait vite repéré. S’assurant que les bandages de Gabriel était propre et bien serré, elle ne pu s’empêcher de déposer un tendre et chaste baiser sur ses lèvres. Le premier depuis des années :
- Attend-moi mon amour, je reviens.. Je reviens.
Après un dernier coup d’½il elle disparut en direction du port.
immarcescible, Posté le lundi 30 août 2021 22:03 Répondre
GABRIEL.
Nashoba était impressionné. Sa soeur avait toujours eu cet aplomb légendaire et cette prestance princière, mais là, elle avait réussit à traiter et négocier avec les pirates. Toujours sur le quai-vive, il ne laissait aucun moment de répit à ceux dont il se méfiait. Il savait que la confiance entre les hommes sur un bateau n’étaient pas des plus certains, mais qu’importe. Pocahontas semblait savoir ce qu’elle faisait.
La jeune femme passait le plus clair de son temps dans la cabine à prier ses esprits. Nashoba semblait s’en moquer désormais persuadé qu’ils les avaient abandonnés. Il ne comprenait pas que sa soeur garde un profond attachement à leurs cultures après ce que leur père avait fait. Les deux ne parlaient pas de ce père qui les avait trahis et exilés. Non, car l’un avait une haine sans vergogne quand l’autre pardonnait.
Le désir de vengeance ne se manifestait jamais chez la princesse qui ne pensait qu’à Gabriel et sa crainte qu’il puisse retraverser les pierres et s’être coincé dans les couloirs du temps. Car d’après Aponi et ce qu’elle avait pu lire, il était impossible de prévoir où l’on tombait et à qu’elle époque aller. Tout était du au hasard et elle ne voulait pas risquer de définitivement perdre Gabriel.
Le voyage était docile sur la Méditerranée. Même ennuyant. Au moment même où Nashoba s’était fait la réflexion un souffle ardent emportant la grande voile. Pocahontas sentait le vent tourner et préméditait une tempête. Le Capitaine du bateau, ayant compris que la jeune princesse n’était pas qu’une simple sauvage écouta ses prédictions. Ils s’arrêtèrent sur un petit ilot le temps de la tempête ce qui leur permit de sauver la cargaison.
Le lendemain, le Capitaine remercia sincèrement Pocahontas et lui rendit son argent en échange pour lui prouver sa bonne foi. Sur la route ils croisèrent nombre de carcasse de bateau mais aucun survivant à l’horizon. Toujours, Pocahontas surveillait, cherchait le corps de Gabriel mais heureusement ne le trouva jamais. Et le chemin reprit.
C’est lors d’une excursion alors que les pirates se ravitaillaient que Pocahontas et Nashoba se trouvèrent au marché. Il y avait toute sorte d’objets et d’épices insolite qui faisaient voyager la jeune femme même si elle n’en n’oubliait pas moins Gabriel. Soudain, elle vit son frère se jeter sur la foule suivant les cris d’un marchand d’esclave. Elle refusait de voir un tel spectacle mais voyant que Nashoba ne revenait pas elle se faufila pour le rejoindre. Alors qu’elle agrippait sa main son oeil fut aussitôt happé par un colosse à la tête penchée. Son coeur se stoppa :
- Isha, murmurait-elle.
Heureusement, son frère la retint alors qu’elle allait se jeter sur l’estrade pour le prendre dans ses bras. Il semblait mal en point et complètement hagard. Aucun son ne sortait d’entre ses lèvres. La monstruosité de la scène lui donnait un haut le coeur. Les enchères étaient sur lui, cet homme dont la bonté même et l’humanisme l’avait toujours éblouie et était vendu comme un vulgaire animal. La colère prenait place à la peine et Nashoba surenchérit :
- 2 000 Diram !
- Je vois que Monsieur est fortement intéressé ! Qui dit mieux ! Un colosse de cet envergure qui peut battre cinq hommes par sa force de frappe légendaire !
- 3 000 ! hurlait un autre
- 3 500 ! reprenait Nashoba.
Mais les enchères s’envolaient ce qui inquiétait Pocahontas qui n’avait en sa possession que 4 500 diram. Elle observait Gabriel qui semblait ne rien voir à cause de ses yeux tuméfiés et elle craignait qu’en l’appelant cela aggrave la situation. Silencieusement, elle priait pour que Nashoba emporte les enchères et alors qu’il s’apprêtait à conclure la vente un autre surenchérit. C’était trop tard, ils n’avaient plus l’argent nécessaire et le marché fut conclu :
- Non, non, non ! criait Pocahontas que Nashoba retenait.
Ils devaient se faire discret au risque de se faire tuer. Il entraina sa soeur qui se débattait prête à se jeter sur l’odieux marchand d’esclave pour le tuer. Arrivé dans une petite alcôve, il réussit à la calmer et lui promit de trouver une solution :
- Nous n’avons pas tant d’argent Nashoba ! Comment pouvons-nous faire ?
- Je vais trouver, ne t’en fais pas.
Ils suivirent donc le marchand conduire le colosse jusqu’à son nouveau maître. Gabriel ne semblait pas se défendre au grand désarroi de la brune qui tremblait de rage. Alors que son frère était partit chercher le capitaine du bateau, elle ne pu s’empêcher de s’approcher pour constater où ils l’emmenait. C’est ainsi qu’elle apprit qu’ils partiraient pour le Caire le lendemain. Elle n’avait aucun temps à perdre. Avec le peu d’argent qu’il lui restait, elle se rendit au souk et se paya une tenue qu’elle jugeait suffisamment attirante pour lui permettre de passer le barrage d’homme jusqu’à Gabriel ce qui eut l’effet escompté.
Se présentant comme une surprise du dit-marchand pour l’acheteur, elle fut introduite au sein du palais de ce dernier. Elle portait une robe quasi translucide qui épousait les formes de son corps pulpeux. Pocahontas avait retrouvé de sa sensualité et était prête à tout pour retrouver Gabriel. Lorsqu’elle fut dans la chambre de l’acheteur, elle ne pu s’empêcher de penser qu’elle aurait du prévenir Nashoba. Mais le temps courait, et elle ne pouvait le laisser filer encore plus.
Lorsque l’homme arriva, elle lui fit son grand numéro, le charma comme le faisait les femmes dont Millie lui avait parlé et lorsqu’il fut complètement happé, elle posa un couteau aiguisé sous sa gorge :
- Ton prisonnier, l’écossais que tu as acheté aujourd’hui. Livre le moi.
Son regard d’acier était sévère et sans concessions. L’homme prit peur surtout qu’elle ne lâchait pas sa prise et que le couteau commençait déjà à faire une belle marque sanguinolente sous sa gorge :
- Les clés.. Sur.. Sur mon bureau.. Porte.. Porte 3.. murmurait-il.
- Si jamais tu me trompes, je te jure de revenir et de finir le travail mais je m’occuperais surtout de ton petit instrument. Crois-moi.
Assommant l’homme d’un coup à la tête, elle se précipita par la suite jusqu’au bureau. Sans perdre un instant elle courut avec discrétion et finesse jusqu’au cachot pour arriver finalement devant la porte 3. Il était là, sale, affamé, affalé sur la paille moisie où quelques rats tentaient de faire un nid. Son coeur se serrait une fois de plus alors qu’elle s’approchait de lui. Posant une main sur son épaule elle le retourna et passa une main douce sur sa joue en l’appelant :
- Isha.. Mon amour.. Réveille-toi.. Je suis là..
immarcescible, Posté le lundi 30 août 2021 19:31 Répondre
GABRIEL.
Au fur et à mesure de l’expédition Pocahontas s’impatientait. Gabriel n’avait fait que boire et s’apitoyer sur son sort ce qui la mettait à la fois en colère et l’attristait. Comment avait-il pu perdre autant l’espoir et abandonner Kisos qui avait besoin de lui ? Pocahontas aussi même si elle l’avait repoussé. A chaque halte qu’ils faisaient avec son frère elle espérait de toute son âme de trouver sa carrure imposante, mais à chaque fois, l’ultime déception.
Chaque semaine elle s’arrangeait pour envoyer quelques nouvelles à Millie et Kisos de leur avancée. Mais la vérité était qu’ils ne faisaient que suivre la piste d’un fantôme. Gabriel était passé dans tant de villages que son ombre se mélangeaient parfois à d’autres. Une fois elle crut l’avoir trouvé. Pleine d’espoir elle s’était mise à traverser la foule comme une folle et se jeta dans les bras de ce qui était un inconnu :
- Pardonnez-moi je vous ai pris pour quelqu’un d’autre, s’était-elle excusée.
- Pour vous je serais bien qui vous voulez, avait répondu le colosse avec un air lubrique qui avait dérangé la jeune femme.
Nashoba essoufflé l’avait rattrapé n’ayant pas compris ce qui lui était arrivé. C’est le soir à l’auberge qu’elle avait perdu contenance et laissa ses larmes couler. La peur l’avait finalement bien retrouvée et elle commençait à perdre espoir :
- Eh.. Fais nous confiance. Je t’ai promis qu’on le retrouverait, et je tiens toujours mes promesses, n’est-ce pas ?
Cela avait à moitié rassurée la jeune femme qui s’était promis de garder une meilleure contenance la prochaine fois. Pourquoi le destin semblait-il s’acharner de la sorte sur eux deux ? Pocahontas y réfléchissait beaucoup sur le trajet, persuadée qu’ils étaient maudits. Pourtant, ils s’aimaient. Etait-ce à cause des voyages dans le temps ? Sans doute était-ce la punition pour s’être aimés. Il fallait qu’elle trouve une logique à toutes ces épreuves.
Mais une réponse leur parvint enfin. Au détour d’une auberge où ils s’arrêtèrent, Pocahontas eut un carton rempli des affaires de Gabriel. Une semaine ? Ils étaient sur ses talons, proche de lui et pourtant à des miles encore. Elle fouillait avec soin toutes les affaires qu’il avait laissé et trouva notamment son petit carnet où il notait toujours tout. C’est avec émotion qu’elle remonta jusqu’à un an de sa vie. Son écriture appliquée, soignée la faisait doucement sourire.
Pendant ce temps, Nashoba discutait avec l’aubergiste et appris la nouvelle de son possible engagement pour l’Australie. Pocahontas ne pouvait pas y croire. Encore une fois c’était impossible, pourquoi aurait-il laissé Kisos ? Elle continuait sa lecture jusqu’à ce qu’elle voit les symboles des pierres qu’elle avait auparavant vue d’un livre lors de ses recherches pour retrouver Gabriel :
- Le cercle.. Nashoba.. Les pierres !
- Mais, pourquoi voyagerait-il ? Tu es ici désormais..
- Ce ne sont pas les mêmes pierres..
- Raison de plus ! Pourquoi irait-il au bout du monde pour des pierres qu’il y a à quelques lieus de chez lui ? demandait agacé l’amérindien.
Pocahontas continuait de lire avec attention les notes de Gabriel et laissa Nashoba allait se renseigner sur cette caserne qui envoyait des soldats en Australie. Soudain, apparut sous l’oeil avisé de la jeune femme une note qui attira son attention :
- « Je ne sais pas où demain me mènera, ni même si ces pierres me conduiront à elle. Peut-être au bout du monde. En attendant, les pierres me mèneront toujours plus près de là où j’ai échoué. Rattraper le temps, coûte que coûte. »
- Mon dieu.. Nashoba, je crois avoir compris.
Alors, la jeune femme lui dévoila ce qu’elle pensait être le plan de Gabriel. Persuadée qu’il voulait remonter le temps sans doute pour essayer d’empêcher son kidnapping elle comprit qu’elle devait le plus vite possible l’en empêcher :
- Nous devons repartir ce soir et le retrouver avant qu’il ne soit envoyé en Australie.
- C’est pure folie ! Il ne peut pas faire ça !
- Vraiment Nashoba ? Tu vas me parler de rationalité ? demandait-elle ironiquement avant de remonter à cheval.
Le voyage dura trois jours pendant lesquels ils chevauchèrent à vive allure en s’arrêtant uniquement pour changer de chevaux. Le quatrième, ils virent la base au loin. Sale, épuisée, Pocahontas se rendit à la caserne sans perdre une minute et demanda à voir le médecin Walker :
- Walker ? Gabriel Walker ? demandait le garde surpris.
- Oui, je suis son épouse.
- Mais ma p’tite dame, il y a deux jours qu’il est partit votre époux !
Le sol se dérobait sous ses pas alors que Nashoba pestait près d’elle. Livide, elle tentait de garder son calme et demandait au garde si il y avait un moyen de connaître leur trajectoire :
- Aucune ma p’tite dame. Cela dépend des vents et des marées. Tout ce que je sais c’est qu’ils vont destination le Maroc pour commencer et l’Egypte ensuite avant de prendre le Canal de Suez. Sans doute pourriez-vous le retrouver là-bas avec un bateau marchand. Mais ne tardez pas, on dit que les vents sont assez favorables.
Pestant de rage, Nashoba commençait déjà à élucider des plans pour pouvoir rejoindre le plus vite possible le Maroc alors que Pocahontas sentait son coeur faiblir sous cette nouvelle.
« Mon amour de Kisos,
Je suis actuellement sur un immense voilier qui me conduit à ton père. Sa piste nous conduit vers un pays encore plus lointain que prévu. Je sais que je t’avais promis de rentrer le plus vite possible, de te réunir à ton père et je te jure de le faire. Je n’aurais aucun répit tant que je ne l’aurais pas ramené à la maison. Ne t’en fais pas, nous rentrerons le plus vite possible. Je suis partie pour un voyage qui ne pourra que me rapprocher de toi lors de mon retour. Ne pleure pas trop, étudie, joue et prie pour nous. Mon Kisos, mon soleil, mon souffle, ne désespère pas, jamais. Nous te reviendrons toujours. Avec tout mon amour, P. »
La lettre fut envoyée alors que Pocahontas se trouvait sur le bateau la menant au Maroc. Grâce au marché qu’elle avait passé avec l’odieux pirate ils allaient gagner au moins deux jours et devrait rattraper le bateau de Gabriel. Elle ne reculerait devant rien pour le retrouver jamais. Nashoba bien évidemment l’avait suivi malgré qu’elle lui ai assuré qu’elle s’en sortirait :
- Vous êtes incapable de vous gérer tous les deux. Crois-moi que je vais vous faire une sacrée leçon lorsqu’on le retrouvera.
Cela fit rire Pocahontas qui se rendit compte que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas autant ris.
immarcescible, Posté le dimanche 29 août 2021 14:21 Répondre
GABRIEL.
Deux mois étaient passés. Pocahontas n’avait jamais trouvé le temps aussi long. Même lorsqu’elle était sous la coupe cruelle de Rolfe elle avait trouvé de quoi s’occuper. Non, là, ce qui la tuait à petit feu c’était de savoir que Gabriel était proche d’elle mais qu’il était inaccessible. Elle sentait que sa conscience était ravie de l’avoir conduit à se rappeler les valeurs et coutumes de son peuple, mais son coeur lui, son âme, souffraient prodigieusement.
Par égard pour Kisos, Pocahontas avait écrit chaque semaine une lettre à Gabriel en lui donnant des nouvelles de leur fils. Si ils ne pouvaient plus vivre ensemble, il pouvait malgré tout venir le voir ou même savoir comment il se portait. La brune ne voulait pas séparer l’enfant de son père. Dans ses lettres, elle lui expliquait que les retrouvailles avec Nashoba se passaient à merveille, qu’elle était heureuse de le voir en pleine forme et de constater que sa famille était adorable et aussi chaleureuse que celle de Gabriel. Elle redécouvrait les Highland avec plaisir.
Elle évitait dans ses lettres de parler d’elle. Mais elle prenait toujours le temps de poser des questions à Gabriel pour savoir comment il allait et si il comptait venir voir Kisos prochainement. Mais rien, aucune nouvelles. Au début, elle ne s’alarma pas. Après tout, il avait des choses à rattraper chez lui avec sa famille. Mais plus les semaines passaient et plus elle s’inquiétait. Gabriel aimait Kisos, pourquoi donnait-il pas de signe de vie ? Pire, Nashoba s’étonnait de ne pas avoir vu son ami alors qu’ils avaient toujours leur moment à deux tous les samedi soirs.
Mais pire, Kisos était blessé de l’absence de son père. Pocahontas refusait de parler de ses inquiétudes de peur que Millie la rabroue. Il est vrai qu’elle était partie, mais elle avait espéré qu’il resterait malgré tout présent pour leur fils.
Pocahontas s’inquiétait de voir leur fils se renfermait sur lui-même, lui autrefois si joyeux et plein de vie. La ville ne semblait pas l’exalter plus que cela et Pocahontas ressentait la même chose. Elle ne souhaitait qu’une chose, pouvoir trouver une petite maison en campagne où s’installer dans les prochaines semaines. Elle essayait donc tant bien que mal de divertir Kisos qui semblait se murer encore plus dans la peine et l’incompréhension. Même Millie ne savait plus quoi faire pour l’aider.
Un après-midi, alors qu’ils revenaient d’une houleuse balade dans le centre ville, ils eurent la surprise de voir tout un attroupement dans la maison de Nashoba. James semblait plus que soucieux, il était complètement euphorique. Pocahontas ne comprenait pas. Elle avait eu à peine le temps de dire que Gabriel n’avait jamais répondu à ses lettres que toutes les informations de son père et d’Anya lui parvenait. Non, décidément, Pocahontas ne comprenait pas. Pourquoi était-il partit ? Et pour aller où ?
Il y avait trop de monde, trop d’informations. Millie donnait le coup de grâce qui glaça le sang de l’amérindienne. James fulminait de rage en sortant et Nelly accouchait à même le sol. Pocahontas était dans le flou le plus total n’arrivant pas à réfléchir. C’est le cri de sa belle soeur qui l’a ramena à la réalité :
- Millie, prends Charlotte et Kisos et allait chez la voisine. Nashoba retient James et sers lui de quoi calmer ses nerfs, Anya, relevez vos manches et allez me chercher du linge propre et de l’eau chaude.
Voyant l’air incrédule de la brune, Pocahontas insista de son ton ferme :
- Maintenant !
Anya semblait enfin s’agiter et partit chercher ce qu’il fallait pendant que l’amérindienne préparait sa belle-soeur pour l’accouchement. Elle avait vu Gabriel le faire à plusieurs reprise et elle l’avait vécu. Cela allait être une vraie routine. Anya en assistante était une vraie aide pour la brune qui s’occupa toute la nuit de sa belle soeur qui mit finalement au monde une autre petite fille.
Nashoba pleurait de joie en retrouvant sa femme en pleine santé accompagnée de leur enfant. Pocahontas, épuisée, se lavait les mains alors que James s’était endormi sur la table après les verres d’alcool que Nashoba lui avait donné. Se penchant sur lui, elle caressait doucement ses boucles grise en repensant à Gabriel. Où pouvait-il être ? Elle ne pouvait croire qu’il se soit donné la mort, jamais il ne l’aurait fait. Ou pire, qu’il soit un assassin notoire. Anya arrivait dans la pièce et fut surprise de voir l’amérindienne observer son beau-père :
- Il n’avait pas dormi depuis plus d’une semaine, je suis heureuse de voir qu’il va reprendre des forces, dit-elle.
- Où peut-il être allé ? Je ne comprends pas..
- Nous ne savons pas non plus. Tout ce que je sais c’est qu’il m’avait dit vouloir vous rejoindre une fois les papiers signé.
- Cela n’aurait rien changé, il n’aurait pas du. Un serment est un serment.
- Mais nous nous aimons pas, s’indignait Anya.
- Pourtant, cela ne vous a pas dérangé de vous lier à un autre.
Pocahontas était agacée par cette femme qui semblait prendre à la légère l’importance du mariage. Elle finit par se lever et couvrir James d’un plaid avant de se diriger vers sa petite chambre. Une toilette rapide et sa tenue changée, elle avait fait son sac pour partir :
- Je pars le chercher mais je dois vous demander un service.
- Bien entendu, tout ce que vous souhaitez.
- Prenez soin de notre fils pendant mon absence.
- Oui mais, par où allez-vous commencer ? demandait Anya en suivant Pocahontas qui se dirigeait vers l’arrière cour.
- Par la ville et remonter ses histoires de médecin fou. Ensuite je me dirigerais vers les Highlands.
- Tu n’iras pas seule.
Les deux femmes se tournèrent sur elle-même alors que Nashoba s’était changé et tenait la bride de son cheval :
- Je pars avec toi.
- Cesse donc, ton enfant vient de naître.
- Et j’aurais toute une vie pour la connaître mais pour l’instant je pars à la recherche de mon frère comme je suis parti à ta recherche pendant sept longues années. Je ne vous abandonnerais jamais tous les deux, la coupa-t-il.
Pocahontas était touchée de savoir que son frère était toujours là. Prenant son cheval elle le grimpa aisément avant de jeter un dernier coup d’oeil sur Anya :
- Je vous enverrais des nouvelles dès que je le pourrais.
- Je les attendrais avec impatiente mais avant de partir tenez…
Anya tendit une bourse remplie d’or à Pocahontas pour l’aider dans ses recherches que la brune ne pouvait refuser. Elle la remercia pour l’argent et pour Kisos avant de rejoindre Nashoba qui se dirigeait vers les premiers pubs où ils avaient l’habitude de se rendre.
La première semaine, ils ne trouvèrent rien sur Edimbourg. Ils avaient cherchés dans toutes les rues, toutes les tavernes, tous les hôtels en vain. Et puis, il était si facilement identifiable par son rang et sa carrure qu’il ne pouvait pas passer inaperçu. Non, mais Pocahontas avait une intuition :
- J’ai peur qu’il n’ai été kidnappé ?
- Quoi ? Mais par qui ?
- Et si Rolfe n’était pas mort ? Et si il était venu pour nous récupérer ? Il aurait pu tomber sur Gabriel et l’emmener avec lui ou pire, vraiment le tuer..
- Tu dis des bêtises Pocahontas, arrête. D’après la dernière lettre de Gabriel il a tué cet enfoiré.
- J’ai peur.. Plus les jours passent et plus j’ai peur Nashoba.
L’amérindien souriait doucement alors qu’il posait une main réconfortante sur l’épaule de sa soeur :
- J’ai l’impression d’avoir déjà vécu cette scène des années plus tôt. Crois-moi, si il t’a retrouvé, je te promet qu’on le retrouvera.
Pocahontas avait confiance en son frère. Elle le suivait partout dans les lieux qu’il connaissait et où Gabriel avait tant travaillé autrefois. Découvrir son monde sans lui était étrange mais la rapprochait un peu plus de lui.
immarcescible, Posté le samedi 28 août 2021 22:31 Répondre
GABRIEL.
Difficile de contourner le colosse qui finalement l’entraina non sans peine jusqu’à la chambre du fond de la maison. Jamais encore elle n’y était rentrée même pendant son long séjour. Mais l’heure n’était pas à la découverte de la pièce, non, elle devait partir d’ici et vite. Rester sous le même toit que Gabriel et de son épouse lui donnait la nausée. Les bras croisés, elle voyait bien qu’il ne la laisserait pas partir tant qu’ils ne se seraient pas expliqués.
Observant à travers la fenêtre l’extérieur, elle l’écoutait sans un mot. Il évoquait Charlotte et sa non parenté. Bien sûr, cela la rassura, l’apaisa même si elle avait de la peine pour la petite et le père. Puis, il reprit en parlant de sa rencontre avec Anya, leur arrangement jusqu’au sanglot qu’elle entendit. Si jusque là elle avait été fermé, elle ne pu s’empêcher de regarder dans sa direction.
Jamais encore elle ne l’avait vu pleurer. Jamais encore elle n’avait vu Gabriel avoir honte de ses choix. Pocahontas culpabilisait de lui infliger une telle douleur, à nouveau. L’un et l’autre avaient tant souffert toutes ces années qu’elle ne comprenait soudainement pas qu’elle leur inflige ça à nouveau. Néanmoins, ce sordide marché qu’ils avaient fait, Anya et Gabriel, l’exécrait toujours.
Venant près de lui, elle posa après une hésitation, sa main sur sa nuque. Il était glacé sous sa main brulante. Lentement, elle finissait de l’écouter avant de venir s’asseoir près de lui toujours en caressant sa nuque comme elle le faisait avant :
- Isha, murmurait-elle en l’appelant à nouveau de son tendre surnom, je t’aime tellement que je ne peux te voir marier à une autre. Mon coeur est brisé en sachant que tu as pu t’unir à une autre. Le sacrement du mariage est quelque chose de terriblement important dans mon peuple. Je… Je ne peux pas être la maîtresse de ton couple. Je ne sais pas qui est ce Garrett mais je n’aurais pas sa force de caractère pour accepter cela.
Un sanglot dans sa voix apparaissait qu’elle vint ravaler rapidement. Elle ne voulait pas se remettre à pleurer maintenant alors qu’ils parlaient. Toujours de sa voix douce, elle prit la main de Gabriel dans la sienne et fit le contour tendre de son annulaire où sous la bague de mariage qu’il portait se trouvait encore le tatouage qu’elle lui avait fait lors de leur escapade :
- Je ne t’en veux pas d’avoir pris une autre femme pour épouse. Je suis juste désolée d’avoir bousculé à nouveau ta vie.. Tu avais retrouvé un équilibre et voilà que je reviens ici en très mauvais état et avec Kisos. Je ne fais que ça débouler dans ton existence et la rendre terriblement compliquée. Tu as vécu sans moi pendant sept ans et regarde tout ce que tu as accompli. Je… Je t’aime mais je ne peux pas te laisser te sacrifier et sacrifier le bonheur de cette enfant à cause de notre retour.
Elle venait de relever son visage vers celui de Gabriel et croisa son regard. Ses yeux étaient embués de larmes alors qu’elle remontait sa si petite main sur sa joue immense. Mordant sa lèvre sous la douleur elle sentait une larme glisser malgré elle sur sa joue :
- Pourquoi si c’est dur de te quitter Isha ? Mon âme s’accroche à la tienne désespérément.. Mais je ne peux me résoudre à renier les valeurs que mon peuple m’a enseigné. Et je sais que tu aimes cet enfant.. Et que tu es un homme d’honneur. Cette Anya a besoin de toi apparement.
Venant retirer sa main, elle baissait les yeux en essuyant sa larme et regardait ses pieds touchant à peine le sol :
- Tu nous as sauvé Kisos et moi.. Tu as déjà tellement fait pour nous. Mais nous allons rejoindre Nashoba. Tu as ta famille désormais, et je ne peux pas être l’ombre de ton tableau.
Pocahontas finit par se lever et se diriger vers la porte le coeur lourd alors qu’elle est sur le point de pleurer. Mais avant de sortir, elle se retourner pour le contempler une dernière fois et lui murmurer une dernière fois dans sa langue et cite les voeux de mariage qu’il lui avait prononcé pendant la cérémonie :
- "Je suis totalement tienne. Dans cette époque comme dans toutes les autres qui pourraient nous croiser. Mon âme, mon corps, mon coeur et mon Amour t’appartiennent Gabriel Walker. Je t’aimerais éternellement."
Son corps entier voulait courir se réfugier contre lui mais sa conscience résonnait à nouveau et lui hurlait de fuir. Elle sortit donc de la pièce et retrouva Kisos qui était sur le point de pleurer en voyant la mine de sa mère. Ils descendaient les escaliers dans un silence de plomb. L’enfant donna à Mary un cadeau qu’il avait fait pour son père, il s’agissait d’une petite sculpture en bois représentant un père et son fils qu’il avait enroulé dans un beau petit mouchoir. Pocahontas salua James et Mary dont cette dernière pleurait. Par pudeur, Anya ne parlait pas mais Charlotte s’approcha de Kisos et lui donna une petite fleur des Highland.
En peu de temps qu’ils étaient arrivés, Kisos et Pocahontas avaient aussitôt disparus.
immarcescible, Posté le samedi 28 août 2021 19:21 Répondre
GABRIEL.
La chaleur apaisante des bras de Gabriel la rassurait toujours. C’était toujours aussi enivrant que de sentir son parfum musqué et puissant l’envahir. Ses mains agrippaient sa chemise alors qu’elle enfouissait son nez contre son buste. Mon dieu, son corps n’avait rien oublié des sensations si particulières qu’elle ressentait lorsqu’il la tenait ainsi. Mais Kisos revenait vers eux, son éternel sourire aux lèvres, brisant ainsi ce moment de pure douceur.
Pocahontas s’était laissée aller à ses émotions à un moment. De toute manière, elle ne pouvait pas résister à l’appel de son corps et de son contact, même si sa conscience lui faisait les gros yeux concernant son désir si vif alors qu’il était désormais marié. Elle n’avait aucune idée de ce qu’était le divorce. Pour son peuple, un mariage c’était à la vie à la mort. Un engagement. Cela ne pouvait se détruire, aussi, elle était persuadée que jamais plus elle ne serait sa femme et lui son époux.
Après une délicieuse balade près des ruines du château où ils avaient échangés ce langoureux et torride baiser. Ce souvenir sensuel la fit frissonner mais personne ne le remarqua heureusement. Alors qu’ils rentraient tranquillement, accompagnés des conversations bavardes de leur fils, Pocahontas vit une jeune femme d’une beauté magnétique sur le pas de la modeste maisonnette des Walker. En se tournant, une petite créature aux cheveux de jais comme sa mère et d’un bleu intense comme Gabriel la scièrent.
Mais le cri adorable de cet enfant, finis de l’achever :
- PAPAAAAAAA ! hurlait l’enfant en se jetant dans les bras de Gabriel.
Gabriel. Son Gabriel qui tenait entre ses mains l’enfant d’une autre. Kisos qui ne comprenait pas plus que sa mère s’était caché derrière elle. Sentant l’air grave de la princesse, il resta silencieux alors que Pocahontas elle-même était sous le choc. Les mots de Gabriel lui jurant qu’il n’avait connu aucune autre femme tambourinait dans sa tête. Sentant une vague de colère et de tempête envahir son coeur, elle ne pu décrocher son regard du brun embrassant la petite fille innocente.
Millie du sentir le désarroi de son amie car elle s’approcha rapidement pour récupérer Kisos qui ne se fit pas prier. Tous observait la scène avec une attention inquiète. Pocahontas statique et livide alors que la belle Anya s’approchait d’elle. C’est avec un naturel déconcertant qu’elle s’adressait d’ailleurs à la brune qui ne sourcillait pas à ses propos. Elle parlait, mais Pocahontas n’écoutait qu’à moitié obnubilée par Gabriel jouant avec la petite demoiselle. L’enfant contemplait le brun avec une adoration totale d’un enfant pour son père.
- « Cependant, s’il tient à mettre fin à ce mariage pour vous, j’accepterais. Il n’est pas mon prisonnier, il est mon sauveur » finissait de dire son épouse.
- Gabriel a toujours aimé jouer les sauveur, vous avez trouvé les mots juste, murmurait simplement la princesse avant de contourner Anya pour rentrer dans la maisonnette.
Mary posait une main sur son épaule attristée par cette scène et la suivit à l’intérieur alors que James soupirait comme agacé par tous ces mélodrames. Pocahontas montait rapidement jusqu’à la chambre qu’elle occupait, laissant Mary désemparée au rez-de-chaussé, pour retrouver Millie et Kisos. Une fois dans la chambre, elle vint s’accouder à la fenêtre pour contempler les highlanders. Elle devait prendre une décision, rapidement :
- Maa, qui sont ces personnes en bas ? demandait Kisos en refermant son livre.
- Il s’agit de la famille de Gabriel. Il ne savait pas que nous étions en vie, il a juste refait sa vie.
- Pocahontas attend.. intervenait Millie
- Non Millie s’il te plait, répondait cinglante la brune qui fit volte-face, ne cherche pas à me dire quoi que ce soit. Je ne veux rien entendre. Plus jamais.
Pocahontas entendait les pas de Gabriel monter l’escalier mais elle ne lui laissa pas l’opportunité de rentrer préférant fermer à clé avant qu’il ne parvienne à leur pallier. Simplement, elle ouvrit ensuite l’armoire et commença à rassembler les affaires de Kisos et les siennes :
- Nous partirons à la nuit tombée.
- Mais.. Mais pour allez où ?
- Je ne sais pas. Mais on trouvera, on a toujours trouver.
- Gabriel ne te laissera jamais partir.
- Je ne lui demande pas l’autorisation.
- Tu te conduis comme une enfant, la sermonnait Millie.
En colère, Pocahontas lui jeta un jupon en plein visage alors qu’elle entendait Gabriel toquer à la porte :
- Je t’interdis de me juger. Tu m’entends ? Tu ne sais rien de moi Millie, rien de lui, rien de nous. Personne ne sais. Mon peuple.. Mes valeurs, mes croyances.. Ici je ne suis que la maîtresse de mon mari. Je ne pourrais pas supporter une telle chose. C’est une question d’honneur tu m’entends ?
Kisos écoutait sans parler, trop inquiet à l’idée de se faire gronder. Jamais encore il n’avait vu sa mère dans un tel état surtout qu’il ne comprenait pas :
- Mais que connaissez-vous de l’honneur vous, visage pâle ?
Millie ne savait pas quoi répondre, ni même quoi dire pour essayer de sauver ce qui était sincère entre les deux. Elle comprenait en partie la souffrance de son amie mais ne pouvait admettre qu’elle ne se batte pas pour le garder. Alors, elle l’aida à finir son sac dans le silence le plus total. Mais Mary avait une clé de la chambre qu’elle avait finit par donner de mauvaise grâce à Gabriel. Kisos était perdu ne comprenant pas pourquoi il devait quitter ce père qu’il aimait tant et qu’il avait tant attendu. Lorsque Gabriel ouvrit enfin la porte, Pocahontas venait de finir de mettre son manteau :
- Ne nous retient pas s’il te plait, murmurait-elle en passant près de lui tout en tenant sa valise beaucoup trop lourde pour elle.
immarcescible, Posté le jeudi 26 août 2021 16:32 Répondre
GABRIEL.
Se retrouver contre lui était éprouvant et déstabilisant. Pocahontas sentait son souffle se couper alors qu’elle sentait ses lèvres chaude se poser sur sa tempe. « Ô Esprit, faites que ce ne soit pas un rêve », prosit-elle silencieusement lorsqu’elle l’entendît évoquer des vieux rêves de famille unie. Mais c’était beaucoup pour elle. Toutes ces images qu’elle avait elle-même rêvé et celles de son père qui l’avait vendue se confondaient et serrait son c½ur. Étrangement, même si ils étaient dehors, elle suffoquait. S’écartant doucement de Gabriel, elle s’arrêta en haut de la petite colline qu’ils avaient gravis. Jetant un ½il sur Kisos qui ceuillait et comparait des fleurs, elle repondit :
- Mon père a perdu la foi, je ne peux que le blâmer à moitié même si ça n’enlève en rien la douleur que cela a été d’avoir été vendue comme une esclave. Et je sais qu’au fond de toi tu n’aurais pas eu cette sauvagerie de l’assassiner de sang froid..
Elle tournais ostenciblement le dos à Gabriel, les bras croisés. Les yeux clos elle soupirait doucement en humant avec plaisir l’air humide des montagnes avant de reprendre :
- Nous devons avancer. La colère et le ruminement ne nous mènera à rien Gabriel. Je suis heureuse de voir que Nashoba a avancé et a trouvé la paix tout comme.. tout comme toi..
Elle faisait bien évidement référence au mariage qu’il lui avait avoué quelques jours auparavant. Pocahontas sentait qu’il faisait un pas vers elle et qu’il allait tenter de s’expliquer mais elle ne lui donna pas l’occasion de le faire en changeant de sujet aussitôt :
- L’accouchement de Kisos a été compliqué. J’avais tenté de m’enfuir du manoir après avoir découvert que Rolfe aimait les hommes mais Hugh m’a rattrapé et ramené de force. Je t’épargne les détails.. mais heureusement que Millie était là pour me sauver. C’est elle qui m’a assisté. Kisos devait sentir que j’avais besoin de lui, que je perdais tout courage. Il est arrivé au lever du soleil.. beau, chantant presque.
Elle avait fermé les yeux en repensant à ce moment avec émotion. Une larme coulait sur sa joue alors qu’elle reprenait, fébrile :
- J’ai tellement pensé à toi.. j’avais si peur.. être tombée enceinte était un miracle et j’avais peur qu’avec les coups que j’avais reçu à cause de mon évasion détruise notre miracle. J’avais tellement besoin de toi, de te voir. Je ne faisais que t’appeler. Tu étais censé être mort, j’avai beau t’invoquer tu ne venais jamais, j’étais persuadée que tu m’en voulais.
La brune se retournait vers Gabriel le c½ur lourd en repensant à cet épisode tragique. Des larmes glissaient le long de son visage amaigri alors qu’elle resserrait ses bras autour de son corps :
- J’aurais tellement aimé que tu sois là.. sentir ton courage et ton apaisement. Je me sentais si seule. Je ne savais pas quoi faire, j’étais complètement perdue. J’avais tellement acquis l’idée de ne jamais tomber enceinte que je m’étais jamais intéressé à ce sujet. Et je voulais bien faire, pour lui et pour toi alors pardonne-moi d’avance s’il te plaît.
immarcescible, Posté le mercredi 25 août 2021 10:41 Répondre
GABRIEL.
Le regard de Gabriel était doux, attentif. Son corps réagissait toujours de la même manière à ce regard si plein d’attention et d’amour. Sept années étaient sans doute passées mais Pocahontas sentait que son c½ur battait la chamade surtout lorsqu’elle sentit sa main prendre la sienne. La sensation si particulière de sa main imposante rugueuse et douce à la fois la troublait. Papillonnant des yeux, elle tentait de se concentrer alors que son esprit était partit autre part.
Une petite pression de ses doigts sur sa main la ramena à lui. Relevant ses iris d’un sombre intense elle l’observa avec attention :
- Nashoba, murmura it-elle émue de savoir que son frère les avaient défendu jusqu’au bout.
Elle ne se sentait pas forcément capable de retourner dans une grande ville mais voir son frère était plus important que tout. Finalement, elle acquiesça à la proposition de Gabriel et vint retirer lentement sa main de la sienne. Les mots de confidence sur le cheval concernant son mariage lui revenait en tête et la troublait à nouveau. Mais elle n’eut pas le temps de l’évoquer, Kisos revenait tout fier avec son livre et rappelait qu’ils devaient sortir. Pocahontas acquiesça et se leva lentement :
- Je vais m’habiller je vous rejoins..
Millie arrivait au même moment et se proposa de venir l’aider, chose que la princesse ne pouvait refuser. Toutes les deux à l’étage, la blonde vit le trouble perdu de son amie :
- Je pensais que tu serais heureuse..
- De quoi parles-tu ?
- Tu as retrouvé le grand amour de ta vie et tu sembles ailleurs Pocahontas..
- Il s’est marié Millie, avoua l’amérindienne après un long silence.
- Mais c’est toi son unique amour. Il n’aurait jamais ce voyage si ce n’était pas le cas.
- Peut-être, mais il appartient à une autre maintenant..
Millie ne voulut pas évoquer le fait que la princesse avait été mariée à Rolfe car ce n’était pas la même chose bien entendu. Mais elle avait mal de voir que les retrouvailles si tant attendue étaient quelque peu obscurcit à cause du temps passé. Pocahontas avait revêtu une légère robe d’une couleur pastelle qui ceinturait ses hanches et révélait sa taille menue. Ses cheveux mi long laissait apparaître son cou gracieux ce qui l’a gênait. Les cheveux long dans sa coutume était symbole de force et de puissance. Elle se sentait nue ainsi.
Enfilant un épais et doux châle elle descendit rejoindre les garçons dans le petit jardin. Kisos était assis à côté de son père le livre ouvert sur ses genoux tout en lui demandant de lui donner en latin les noms de chaque plante. Cet enfant apprenait vite et bien, il ne souhaitait que cela apprendre. La jeune femme resta un moment à les observer. Son c½ur se gonflait de joie en voyant ces deux amours et ce lien solide entre les deux. Kisos vit sa mère et referma son livre en souriant :
- Nous t’attendions Maa, disait-il en venant prendre sa main pour l’entraîner dehors.
La brune se laissait faire et suivait les deux hommes dans les landes qui entourait la maisonnette où ils étaient. Kisos courait devant eux après les petits hérons. Il riait amusé en sautillant comme un cabri aimant sans aucun doute cette nouvelle maison dans laquelle ils avaient trouvé refuge.
Pendant ce temps, Pocahontas marchait aux côtés de Gabriel, silencieuse. Elle était encore un peu faible mais elle arrivait malgré tout à garder le rythme. C’était étrange de se retrouver près de lui, elle se sentait comme une étrangère à cause du temps passé sans lui. Jetant un coup d’½il vers lui, elle frottait sa nuque gênée :
- Parle moi de Nashoba.. comment a-t-il vécu la transition ? Il est marié tu m’as dis ?
Le vent était léger mais l’humidité très prenante. L’odeur de l’herbe mouillée la rassurait et lui rappelait de tendre souvenirs qui la fit rougir un instant. Pourquoi ne se voyait-elle pas se jeter sur Gabriel comme autrefois ? Qu’est ce qui la retenait ?
immarcescible, Posté le mardi 24 août 2021 17:47 Répondre
GABRIEL.
Des voix partout, des voix qu’elle a autrefois connue et qui lui semblait si loin. Ces voix s’inquiète et se veulent rassurante mais Pocahontas est incapable de parler ou même de garder les yeux ouvert plus de deux secondes. La chaleur d’un petit être la soutenait et la réconfortait alors qu’elle était dans un épais et moelleux lit. Pocahontas n’avait aucune idée de combien de temps elle avait dormi, tout ce qu’elle sait c’est que lors d’une soirée elle sentit le besoin de se relever.
Elle avait passé des jours à comater et sevrer de l’opium qui l’avait rendue extrêmement malade. Délirant dans son sommeil, elle tentait de faire le tri entre les affreux cauchemars qu’elle avait toujours fait et les vieux souvenirs atroce qu’elle avait vécu ces dernières années. La jeune femme avait perdu beaucoup de poids et ses cheveux court lui donnait une allure quasi cadavérique.
Se redressant sur ses coudes, elle observait la pièce où elle se trouvait. Elle reconnut l’odeur si particulière du pain et du thé de sa très chère et tendre Mary. Un sourire ornait ses lèvres à l’évocation de ce souvenir. La chambre lui rappelait celle de Gabriel. Elle en fit le tour d’un seul regard et constatait qu’elle était bien plus épurée qu’auparavant, comme si il ne dormait plus ici. Près d’elle se trouvait plusieurs livres et quelques jouets d’enfant. Kisos avait du passer du temps contre elle.
Pocahontas finit par se lever et lentement marcher jusqu’à la porte. L’ouvrant, elle sut qu’elle ne rêvait pas et qu’elle était bien rentrée chez Gabriel, en Ecosse. Sans se presser, ses mains agrippaient le bois qu’elle avait tant aimé toucher lors de son premier séjour ici. En bas, elle entendait des voix parler. Son estomac mourrait de faim et elle désirait les rejoindre alors que la voix de son tendre Kisos posait mille et une question :
- Pourquoi les étoiles brillent la nuit ? Pourquoi la mer monte et descend ? Et pourquoi le soleil brûle ? Maman dit que tu as toujours tout su, donc tu dois savoir pourquoi la mer à un goût de sel ?
Cela la faisait sourire alors qu’elle s’approchait de la cuisine. Ils étaient tous attablés les un en face des autres. Kisos était à côté de son père à l’observer avec cette étincelle si fière dans le regard. Le petit semblait minuscule au côté de son père. Millie quant à elle discutait avec Mary des avancées de ce nouveau monde qu’elle venait de découvrir et qui l’étonnait toujours. C’est James qui vit Pocahontas dans l’embrasement de la porte :
- Nous avons une invité surprise ce soir, dit-il avec un sourire attendri.
La princesse n’osait pas se montrer à la lumière. C’est Kisos qui courut jusqu’à elle se jetant dans ses bras :
- Maa* ! hurlait-il en entourant les hanches de sa mère, Duda** t’as sauvé tu avais raison.
Emue elle passait ses doigts fin dans ses boucles brune alors qu’elle contemplait son visage si juvénile et tendre. Tout le monde se levait pour venir la soutenir ce qui la touchait. Kisos avait décidé de ne plus la lâcher même lorsqu’elle fut assise à table. Elle n’avait que la peau sur les os et cela faisait gronder Mary qui remplissait son assiette avec déraison :
- Je meurs de faim.. murmurait la brune en prenant une bouchée du potage.
- C'est une très bonne chose mon petit trésor, approuvait la vieille gouvernante.
- Oui, mange tu as besoin de force.
- Tiens, du pain Maa !
Millie et Kisos se joignait à Mary pour forcer Pocahontas à manger. Lentement, elle prenait une bouchée et posa son regard plus vif sur Gabriel qui se trouvait face à elle. Troublée, elle n'osait pas soutenir son regard si intense et baissa les yeux pour contempler Kisos dont le sourire était manquant de deux dents :
- Tes dents mon trésor..
- Duda me les a enlevé et la petite sourie est passée.
- La petite sourie ? demandait-elle sans comprendre la princesse ne connaissant pas cette coutume.
Maa* : maman en amérindien
Duda** : papa en amérindien
immarcescible, Posté le lundi 23 août 2021 21:31 Répondre
GABRIEL.
Mais Pocahontas ne ris pas. La nouvelle de ce qu’il appelle un mariage arrangé et d’amitié ne plait absolument pas à la jeune princesse qui ne comprend pas ce principe. Si elle a été mariée de force, jamais elle n’aurait pu d’elle-même se lier à un autre. La douleur de son corps n’était plus rien comparé à celle de son coeur qui se tordait sous la colère, la jalousie et la peine. Silencieuse, elle tentait de retirer les images de Gabriel dans les bras d’une autre femme même si il s’entêtait à lui assurer qu’il n’en n’avait touché aucune autre.
L’opium qui circulait encore dans son esprit n’arrangeait rien en plus. Inspirant profondément, elle sentit la nausée montait en grand pompe et incapable de bouger vomit sur le côté du cheval alors qu’ils avançaient lentement. Une fois son estomac enfin vide, elle laissa un long soupire s’échapper d’entre ses lèvres alors qu’elle se laissait ballotter par Gabriel et le cheval. Les yeux clos, elle posait sa tête contre son épaule hagarde à cause de la fièvre et du manque :
- Gabriel.. J’ai besoin.. Mon corps quémande la fumée.. J’ai mal..
Le sevrage était violent et n’aidait en rien la traversée jusqu’aux pierres. Millie voyait le trouble de son amie et s’avança jusqu’au couple tout en posant une main sur le front de la brune :
- Pocahontas, est-ce que Hugh t’as administré quelque chose ?
- Je ne sais pas.. Je ne sais plus.. Il me faisait fumer ce qui m’empêchait de bouger la plus part du temps.
Pocahontas s’endormait à nouveau, grelottant malgré la chaleur de Gabriel contre elle. La blonde s’inquiétait en voyant la mine quasi cadavérique de son amie et en fit part au médecin :
- Rolfe avait des affaires avec les chinois. Il se disait qu’il marchandait de l’opium. Je pense qu’ils ont du la droguer. Qu’en pensez-vous ? Nous devrions nous hâter.
Pocahontas ne vit rien du reste du voyage. Ce dont elle se souvint c’est le bruit des tambours près de ses oreilles et du souffle du vent qui la soulevait. Dans un murmure non contrôlé, elle murmurait le prénom de Kisos et celui de Gabriel avant de sombrer.
C’est la fraicheur des Highland qui l’éveilla et l’appel de Kisos au loin. Ouvrant lentement les yeux, Pocahontas vit Gabriel se redressait lentement comme encore groggy par le voyage. Ainsi, elle était toujours vivante se disait-elle. La voix de Kisos se rapprochait alors que Millie posait une main sur son front comme pour s’assurer que Pocahontas se portait bien :
- Gabriel.. appelait-elle en tentant de se relever en vain.
Le jeune enfant se jetait sur sa mère qui l’enlaçait contre elle. Pleurer relevait trop d’énergie, elle tenait juste contre elle l’enfant qui planta son regard sincère et franc dans celui de son père :
- Tu dois la sauver. Maman dit que tu es un grand guerrier mais aussi un grand guérisseur. Tu dois la sauver, je t’aiderais Isha, suppliait le petit garçon qui gardait pour lui sa peur.
immarcescible, Posté le lundi 23 août 2021 18:31 Répondre
Mon tendre amour.
Tu danses dans mon coeur.
Design by GAPG
immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:44 Répondre
http://3.bp.blogspot.com/-Q8OAwMyW7Zw/U0OPTcHARcI/AAAAAAAAABw/9rn5vwKCmL8/s1600/tumblr_inline_mp33erfaBQ1qz4rgp.gif