immarcescible, Posté le mardi 01 août 2023 11:41 Répondre
Thomas ne se sentait aucunement à sa place dans cette famille qui se déchirait. Mais pire que tout, il ne savait pas comment aider Sora qui s'était renfermée sur elle-même. Elle était si en colère, si amère qu'il se demandait même si elle voulait toujours de lui dans sa vie. Il faisait en sorte de ne pas se mettre en avant et de l'aider le plus possible mais ça semblait l'énerver encore plus. Il prenait sur lui et se contentait donc de rester silencieux et de prendre son rôle de compagnon au sérieux. Ce n'était qu'une mauvaise passe se disait-il pour s'épargner d'horrible pensées, mais Sora était tenace et elle ne lâchait rien. Elle ordonnait telle un tyran qu'on fasse ce qu'elle désire sans aucune opposition mais Thomas n'était pas d'accord. Ils sortaient de l'hôpital après avoir visité Q' encore dans le coma quand elle insistait de nouveau pour qu'il parte en Floride.
- Non Sora, non je n'irais pas en Floride pour attaquer ce gamin.
Le silence lui répondait et les yeux noirs de sa compagne le fixait. Elle était impressionnante, il ne pouvait pas le nier mais il ne pouvait pas répondre à toutes ses demandes comme si elle était une reine à qui il devait toujours obéir. Pendant qu'il conduisait, il lâchait enfin son sac :
- Je ne suis pas un de tes soldats Sora. Je sais que ça te tiens à coeur et que tu veux agir mais laisse nous faire. Tout est sous contrôle et on travaille d'arrache-pieds pour la trouver. Et nous allons la trouver. Mais on ne va pas courir après quelqu'un d'innocent. Nous aurons Katherine mais pas en nous servant d'un innocent. Se servir de lui en reviendrait à faire la même chose qu'elle et je m'y refuse. Tu es beaucoup trop impliquée pour avoir un avis neutre sur la question. Tu dois te reposer pour le bébé c'est important. Alors même si je sais que c'est difficile et que tu es en colère tu dois penser à lui en priorité. Ta mère ne voudrait certainement pas qu'il vous arrive quelque chose alors prend soin de vous s'il te plaît.
Plus il parlait, plus il sentait qu'elle était au bord de l'explosion. Il tentait de prendre sa main dans la sienne mais elle l'esquiva synonyme de mécontentement. En même temps, qui était-il pour oser parler au nom de Q' ? En arrivant à l'appartement, elle ne l'attendait pas et monta directement les marches. Il ne la poursuivait pas et la laissa faire prenant le temps de respirer un peu et de s'armer pour affronter la furie Walker une fois en haut. Lorsqu'il passa le pas de la maison, il la vit faire son sac et il comprit qu'elle allait vouloir partir pour la Floride :
- Sora.. Sora qu'est ce que tu fais ?
Voilà maintenant qu'elle l'ignorait. Il réussit à l'intercepter et jeter le sac sur le canapé pour ne plus qu'elle l'alimente. Ils jouaient à ce jeu dangereux où ils étaient sur le point d'exploser et c'est ce qui se passa pour Thomas :
- J'ai dis assez !
C'était rare qu'il sorte de ses gonds mais il était à bout de nerf et il laissa les mots s'échapper sans qu'il puisse les contrôler :
- Arrête d'agir aussi impulsivement et par pitié écoute ce que j'ai à te dire ! Ce que ton frère le médecin dit et putain de merde ton père ! Tu n'es pas en état de partir à l'aventure pour tuer une femme qui est complétement cinglée tu veux bien le comprendre et l'intégrer ? Tu es enceinte Sora ! Tu attends un enfant ! Alors même si j'entends que tu n'es pas pour autant handicapée tu dois quand même prendre soin de vous deux. Putain de merde.. Tu ne peux pas pour une fois m'écouter ? Avec les Sons tu as fais pareil.. Tu es partie et tu t'es mise en danger juste pour me prouver que tu en étais capable. Tu dis me faire confiance mais tu es incapable de faire ce que je te demande alors que c'est pour te protéger et protéger notre bébé. Tu te souviens ? Notre fils. Je ne comprends pas ce que tu cherches Sora.. Vraiment pas.
Il relâchait le sac qu'elle venait de remplir de récupérer et qu'il jetait sur le sol. Passant ses deux mains sur son visage, il vint s'asseoir sur le bord du canapé avant de reprendre désolé :
- J'ai énormément de peine pour ta famille, terriblement. Mais on fait tous des erreurs Sora et ton père paye durement le coma de ta mère. Je ne dis pas qu'il est innocent mais.. mais tu es intraitable avec lui alors qu'il a besoin de vous et inversement. Ta douleur est compréhensible et je ne la remettrais pas en question mais tu dois pouvoir pardonner et avancer avec ta famille. Ta mère a toujours dit que c'était ensemble que vous étiez plus fort. C'était sa plus grande force, vous quatre. Je crois que tu devrais y repenser et essayer de l'appliquer. Peut-être est-ce ce qu'elle attend depuis le début.. Que vous soyez tous les trois à son chevet auprès d'elle. Tu ne cesses de me parler du lien puissant qui vous lie.. Ce truc amérindien avec tes Esprits. Peut-être que c'est ça.. Peut-être qu'elle cherche à vous retrouver. Mais que dis-je.. Maintenant, si tu veux vraiment partir alors libre à toi. Tu es adulte et tu n'as jamais écouté mes mises en garde alors fait.. Vas-y fait.
Thomas préféra abandonner. Il finit par se lever et se rendre sur le balcon pour fumer une cigarette. Il n'avait aucune envie de la voir partir mais c'était beaucoup trop douloureux que de la voir tout détruire sans lui faire confiance.
immarcescible, Posté le dimanche 30 juillet 2023 16:05 Répondre
- J’en ai rien à foutre de votre putain de protocole de merde Walker ! C’est ma femme dont il est question et je ne resterais pas les bras croisés !
- Et il s’agit de ma fille !
- Alors venez me donner un coup de main plutôt que d’être sur mon chemin.
Thomas finissait de charger son arme avant de remplir son sac de d’autres munitions. En rentrant chez lui il vit l’état de l’appartement et il comprit que quelque chose était arrivé à Sora. Paniqué, il chercha d’abord à l’appeler mais rien ne sonnait, il arrivait directement sur le répondeur. Sans perdre un instant, il se rendit au fourgon qui contenait les agents censés surveiller et protéger Sora. Le fourgon était bien là mais les agents morts. Sur les vidéos on pouvait très bien voir Sora être embarquées de force par des gorilles et Katherine qui ne dissimulait pas son visage. Elle voulait qu’on la retrouve, elle voulait qu’ils sachent que c’était elle.
Autant dire que Thomas ne perdait pas un instant pour aller chercher de l’aide et s’équiper. Il avertissait aussitôt Kisos qui en faisait de même avec son père. Ils se retrouvaient donc tous les trois dans le Local qui était l’armurerie secrète des Walker. Sans demander l’autorisation, Thomas était déjà en armure de guerre. Il allait chercher Sora coûte que coûte. Seulement, il aurait que le père Walker serait lui aussi sur le pied de guerre mais il tentait de mesurer son beau-fils :
- Si c’est Katherine nous devons être plus intelligent qu’elle..
- Plus.. Plus ? Mais il n’y a pas d’intelligent qui tienne, s’insurgeait Thomas, elle détient Sora. Cette femme est folle et pourrait la torturer ! Je dois vous rappeler qu’elle est enceinte ?!
Jamais encore Thomas n’avait osé parler aussi mal à Henry et il s’il s’en était offensé, l’anglais s’en fichait. Kisos lui écoutait avec beaucoup d’attention les bras croisés. Il ne cherchait pas à temporiser puisqu’il s’avait très bien comment lui aussi aurait réagit si on s’en prenait à sa femme et sa fille. Non, en revanche il ne comprenait pas la réaction de son père qui semblait très calme et cherchait la mesure. C’est alors qu’il douta et demanda :
- Tu as eu une liaison avec Katherine ?
Thomas s’interrompit aussitôt dans sa recherche de munition et regarda interloqué Kisos puis Henry qui avait blêmit d’effroi. Le patriarche reprit contenance et se mit à hurler à l’horreur en insurgeant son fils qui avait osé une telle chose.
- Alors pourquoi tu ne cherches pas à rejoindre Thomas ? Nous devons récupérer Sora.
- Bien sûr que oui mais Katherine est instable, hurlait Henry qui essayait d’impressionner les garçons par sa voix puissante, on ne peut pas agir tête baissé et mettre en danger la vie de Sora et de Jamie.
- Pourtant tu n’agis pas.
- Putain de merde Kisos tu me fais quoi là ? Katherine est obsédée par moi depuis que nous sommes adolescents. Elle a déjà essayé de s’en prendre à ta mère. Je sais de quoi elle est capable et je sais ce qu’elle veut.
- Vous, finissait par dire Thomas qui comprenait mieux les mots qu’elle avait eu lors de leur dernier entretiens, Katherine vous veut vous et c’est pour ça qu’elle tient autant à s’implanter en Californie.
- Sora n’est qu’un moyen de pression car elle sait que j’aime ma fille plus que tout au monde et que je ferais n’importe quoi pour elle.
Kisos eut mal. Il avait toujours subit cette odieuse douleur de voir sa soeur lui être préférée. Mais il n’avait alors jamais pu l’exprimer. Thomas vit le regard voilé de douleur de son nouvel ami mais ne réagit pas. Ce serait bien trop gênant et ce n’était pas le moment. Néanmoins, le malaise était là si bien que Kisos préféra quitter la pièce un instant.
- Alors qu’est-ce que vous proposez, demanda Thomas pour détourner la conversation, qu’est-ce que l’on peut faire ?
- Je vais appeler Katherine et organiser un rendez-vous. Je vais feindre que j’ai compris que je l’aimais et comme ça tu pourras intervenir.
- Elle n’est pas dupe.. Elle saura que c’est un piège.
- C’est mal connaître l’obsession que cette femme a pour moi.
Thomas ne voulait pas relever cette dernière remarque. Tout ce qu’il voulait c’était la certitude de retrouver Sora vivante et sans blessure.
- J’ai besoin de Kisos pour intervenir ou du moins de quelques hommes. On ne sait pas combien d’hommes garderont Sora et même si vous êtes certain de l’obsession de cette femme pour vous, il n’en reste pas moins qu’elle est intelligente. Je ne veux pas qu’on mette la vie de Sora en danger c’est compris ?
Henry acquiesçait et réussit donc à trouver une équipe que Thomas connaissait déjà bien. Ils étaient les même gars qui l’avait accompagné lors de l’opération pour les Sons. C’est donc en parfaite confiance qu’il partit vers l’adresse qui avait été localisée. Les dispositifs mis en pratique pour sauver Sora étaient à la pointe de la technologie. Thomas avait du mal à se concentrer et Kisos le sentait. Posant une main protectrice sur l’épaule de son beau-frère, il dit :
- On va y arriver et tu sais.. C’est une Walker ma petite soeur. Il n’y a rien qui lui fait peur.
- C’est justement ça qui me fait peur Kisos. C’est qu’elle ignore même le mot de danger.
Et il n’avait pas tort. Depuis qu’il connaissait Sora ils n’avaient été qu’attirés l’un et l’autre à cause de ce maudit danger. Mais là leur bébé était en jeu et il ne pouvait imaginer l’idée de les perdre tous les deux. Ils avançaient autour du hangar qui contenait sa femme. Les ordres étaient simples et clairs, Henry s’occupait de divertir Katherine quand Thomas chargeait le hangar pour ex-filtrer Sora. La dynamique des hommes étaient bien entrainée et ils avançaient bien jusqu’à ce que Katherine sorte accompagné de deux gorilles et d’une jeune femme visiblement enceinte qui portait les vêtements de Sora. Sa tête était recouverte et elle était sûrement bâillonnée puisqu’elle ne criait pas.
- Putain de merde, murmurait Kisos prêt à bondir.
- Non non non attends.
Thomas l’empêchait de bouger quand il voyait Henry être fou de rage. Il hurlait à Katherine de laisser Sora en paix ce qui la faisait rire. Elle jouait avec son arme en discutant tranquillement, comme si de rien n’était quand Henry semblait pris entre deux feux incapable de bouger. L’anglais entendait des bribes du genre :
- Elle nous a tout prix tu sais.. On aurait été les maîtres du monde.. regarde, nous le sommes actuellement.. il faut que je la tue symboliquement.. on en aura d’autre des bébés je te le promet.
- Tu es cernée Katherine.. Je ne te laisserai pas faire.. Je suis là mais laisse ma famille en paix..
Quelque chose clochait. Thomas avait du mal à savoir quoi mais il ne reconnaissait pas le corps de Sora. La femme que Katherine n’était pas elle et c’est lors d’un mouvement de son bras qu’il reconnu le tatouage de Q’.
- Ce n’est pas Sora, c’est Q’ Kisos !
Le sang du garçon ne fit qu’un tour et aussitôt il ordonna à ce que l’on suive. L’opération prenait une toute autre forme non prévue et Thomas ne pouvait en vouloir à Kisos. Il fit demi-tour et continua son chemin en direction du hangar. Bien positionné, il vit Sora attachée et bâillonnée à une chaise. Il n’y avait que cinq gardes qui la surveillait. Ce n’était pas impossible pour lui tout seul surtout avec le bordel qu’allait faire Kisos. Se positionnant près de la fenêtre il repéra une autre ouverture possible. Il installa donc quelques bombes à retardement à sa place avant de courir jusqu’à l’autre ouverture avant de pointer son arme sur les gorilles qui tenait Sora. Les bombes explosèrent détournant l’attention des gorilles et il pu tirer à sa guise sans qu’on repère sa position. Il en tua quatre sur cinq mais le dernier se cachait.
Descendant de sa cachette, il réussit à pénétrer le hangar et se rendit en direction de Sora à qui il retira le bâillon :
- Tu vas bien, demandait-il avec peu d’effusion, ils t’ont touché ?
Mais à peine avait-il libéré les mains de la jeune femme qu’un coup de feu suivi d’un cri à l’extérieur le déconcentra. C’était Henry qui hurlait suivi de près par Kisos. Thomas sût que quelque chose était arrivé à Q’. Il allait rassurer Sora mais il reçut un violent coup sur la tête qui le sonna un instant. Reprenant vite ses esprits, il se rua donc sur l’homme qui pointait son arme sur Sora. Le gorille tomba à terre et Thomas pu grimper sur lui pour l’asséner de multiples coups de poings. Il n’y allait pas avec douceur. Mais le gorille avait lui aussi de la force et n’avait pas prévu de se laisser faire aussi il rendit les coups qui faisait pleuvoir du sang de la bouche de Thomas. Il fallu quelques coups et quelques cris de douleur avant que Thomas tombe sur son arme et abatte l’homme de main d’une balle en pleine tête. Essoufflé et un peu blessé il réussit néanmoins à se relever pour libérer Sora. Son front contre le sien il reprenait son souffle en caressant ses joues puis son ventre :
- Vous avez allez bien ? C’est fini.. C’est fini..
Il réussissait enfin à libérer la jeune femme et ils commencèrent à sortir. Or, le spectacle à l’extérieur ne l’attendait en rien à ce qu’il aurait pu penser. Q’ était bien la femme que Katherine avait présenté à Henry et elle reposait dans les bras de Henry. Katherine s’était enfuie non sans avoir tiré une balle sur son ennemie depuis toujours. Kisos était lui aussi blessé d’une balle dans l’épaule et il pleurait en tenant la main de sa mère inanimée.
immarcescible, Posté le jeudi 27 juillet 2023 11:48 Répondre
Sora était d'une ronchonnerie extrême ce jour-ci. Rien n'allait. Thomas était patient mais il devait bien avouer que c'était compliqué de savoir précisément ce qu'elle voulait. Il mettait cela sur le coup des hormones et s'excusait pour elle discrètement auprès de l'agent immobilier. Finalement, elle trouva la maison qu'elle voulait. Une maison tout à fait charmante qui plaisait aussi à Thomas, du moins jusqu'à l'annonce du prix. Même s'il avait un salaire confortable avec un très bon poste, il n'en restait pas moins qu'il en envoyait en Angleterre pour sa famille et qu'il n'avait pas réussi à placer suffisamment d'argent ces dernières années. En même temps, il n'avait jamais pris le temps d'épargner. Ce n'était pas comme s'il avait prévu de fonder une famille il y a encore un an. Mais Sora avait les yeux qui brillaient. Elle voulait cette maison et il s'en voulait de ne pas pouvoir lui offrir.
Ils était cependant d'accord sur un fait, ils ne voulaient pas de l'argent des Walker. Il était hors de question que Henry leur achète une maison. Thomas était un peu vieux jeu mais il ne voulait pas être redevable ou pire paraître faible auprès de sa belle famille. Non, il allait gagner cet argent et il avait déjà une idée précise de ce qu'il allait faire.
La famille Walker lui avait fait part de certaines sociétés ou certaines pratique illégales et douteuses qui lui permettrait de gagner suffisamment d'argent et rapidement pour pouvoir acheter la maison. Aussi, pendant que Sora se prenait la tête avec la vendeuse de la boutique pour enfant il appela Kisos pour lui demander d'organiser un tournoi :
- Tu veux te faire fracasser la gueule pour du pognon ? Je peux t'en prêter si tu veux..
- Certainement pas. Je te remercie mais non. Je dois gagner cet argent. Et je n'ai pas peur des autres alors tu es prêt à m'aider ?
- Mh.. Il est vrai que ta droite est assez violente et que je suis assez confiant pour pouvoir parier sur toi mais Sora..
- Sora n'a pas besoin de savoir comme Charlie et Q' ne savent rien. Ca restera entre nous comme tout le reste.
Kisos avait hésité mais il s'était facilement laissé par son beau-frère qui avait cette capacité de persuasion certaine et puis de toute manière, il connaissait les compétences de Thomas en terme de boxe. Il était bon, très très bon. Revenant auprès de Sora qui ronchonnait à cause du bleu qui n'était pas suffisamment ciel pour elle, Thomas se pencha sur son front en caressant son ventre bombé et embrassant sa peau. Dans un murmure tendre, il dit :
- Leannan.. Une glace nous ferait du bien qu'en penses-tu ? J'ai vu un marchand non loin. On va aller se poser dans l'herbe et se détendre un peu de cette matinée et on reviendra voir par la suite si le bleu que tu veux est arrivé d'accord ?
Sa voix était douce et calme et la vendeuse le remerciait du regard. Il réussit à entrainer sa volcanique compagne à l'extérieur et la laissa commander la glace qu'elle souhaitait. Puis, il l'entraina dans le parc tout près et la laissa s'installer entre ses cuisses devant lui. Il mangeait sa glace en l'écoutant encore et encore ronchonner à propos de la vendeuse et l'écouta patiemment jusqu'à ce qu'elle évoque de nouveau la maison et qu'il réponde :
- Je n'ai pas envie de déménager pour le moment. Je sais que nous allons être à l'étroit mais.. mais j'aime cet endroit. C'est notre lieu à nous, notre endroit secret. Je n'ai pas encore envie de le quitter. Et puis on est proche de notre travail et nous avons tout à porté de main. Je sais que tu as besoin d'espace mais avec la naissance du bébé il serait peut-être bien qu'on reste sur quelque chose de stable pour commencer non ?
Il essayait de détourner le poisson pour qu'elle pense à autre chose que la maison. Il voulait vraiment qu'elle n'y pense plus pour pouvoir faire ses petites affaires dans son dos même si c'était pour lui faire plaisir. Embrassant tendrement son cou et son épaule, il se mit ensuite à caresser son ventre pour la détendre :
- Tu es sur les nerfs.. Il faut que tu relâches Sora.. Ce n'est pas bon pour toi et le bébé.. Dis moi ce qui te frustre.. Je vois bien que tu es distraite et irritée aujourd'hui. Que puis-je faire pour t'aider ?
immarcescible, Posté le mardi 25 juillet 2023 11:28 Répondre
La vie avec Sora avait pris une routine qui ne déplaisait pas à Thomas. En même temps, avec une telle femme comme elle, comment l'être ? Tous les soirs elle l'attendait patiemment à la maison et avait un milliard de choses à lui raconter. Si lui était plutôt silencieux, elle, elle était bavarde et avait toujours quelque chose à lui dire. Lui en revanche, il était inquiet de devoir lui dissimuler les affaires de famille. Bien entendu, une part de lui était honoré de faire parti de l'équipe mais les actions menées impliquait des responsabilités qui allait faire frémir de colère et d'effroi Sora si elle l'apprenait. Aussi, il s'arrangeait toujours à dire la vérité mais en la détournant suffisamment pour qu'elle ne puisse jamais l'accuser de mensonge. Ils s'étaient jurés de ne jamais se mentir, or, il lui disait toujours s'il était avec Kisos ou Henry. Il n'expliquait juste pas précisément ce qu'ils faisaient.
La grossesse lui allait parfaitement. Si elle se dénigrait, lui n'avait que du désir pour elle et de la fascination. Jamais il ne s'était imaginé devenir papa et voilà que le fruit de leur amour grandissait en elle. Il avait un profond respect pour la belle amérindienne qu'il ne cessait d'exprimer avec des fleurs. Il était difficile pour Thomas de savoir exprimer ses émotions, alors il cherchait ce qui pouvait être le plus tendre et compréhensible pour la jeune femme.
A genoux devant elle, ses mains sur son ventre alors que le petit garçon bougeait il murmurait :
- James.. James.. Jamie ? Jamie Henry Wells Walker ? Ca te plairait p'tit gars ?
Au même moment, le petit garçon cessa ses coup de pieds pour finalement se reposer. L'oeil brillant et amusé de Thomas se releva vers Sora avant de déposer un baiser sur son ventre arrondi :
- On dirait qu'il a déjà ton caractère impétueux Leannan et que son prénom lui convient très bien.
Elle était allongée sur le canapé et même si elle le niait, il voyait bien qu'elle était épuisée. Le nombre de dossier sur l'îlot de la cuisine en disait beaucoup mais il ne fit pas de remarque car il savait que ça lui faisait du bien de travailler sur ces fameuses affaires. Néanmoins, il lui ordonna de rester allongée le temps qu'il cuisine et qu'elle lui parle de son enquête. C'était amusant de les voir évoquer des vieilles affaires, de replonger dans ces vieilles histoires. Elle mettait un point d'honneur à trouver la vérité coûte que coûte et d'honorer la mémoire des morts et qui avaient été oublié :
- Tu pourrais ouvrir cette spécialité au bureau mais tu devrais penser à ne pas trop t'investir émotionnellement. Je te connais un peu Sora et tu vas en faire des affaires personnelles.
Ils dînaient sur le canapé en regardant un vieux film que Thomas adorait, il s'agissait de Sueurs Froide de Hitchcock. Il allait de ses petits commentaires de cinéphile en dévorant son assiette. Alors qu'il était pris dans l'histoire il s'étonna de ne plus entendre Sora près de lui. Elle avait bien mangé mais dormait profondément près de lui. La grossesse bouleversait son corps et les hormones n'aidaient en rien. Il éteignit la télévision et nettoya la vaisselle avant de soulever délicatement sa compagne qui dormait toujours profondément. Il la déposait sur le lit, la déshabilla et vint la rejoindre sous la couette peu de temps après. Allongés en cuillère, il enfouissait son visage dans son cou qu'il couvrait de baisers, une main protectrice sur son ventre :
- Je ne sais pas si vous dormez tous les deux mais il faut que vous sachiez tous les deux que je vous aime très fort, murmurait-il en caressant le ventre de Sora en sentant le petit Jamie bouger, je vous promet de toujours tout faire pour que vous ayez à manger, un toit, d'être protégé.. Je ne vous abandonnerais jamais.
Savoir qu'il allait un fils avait brisé un tas de certitudes sur la parentalité et lui faisait peur. Mais il n'osait pas en parler à Sora qu'il savait craintive sur sa capacité à être mère. Lui, au contraire, se sentait obligé d'être le parfait père, celui qu'il n'avait jamais eu et qu'il aurait aimé avoir. Cela lui mettait une pression importante sur les épaules mais qu'il ne voulait pas évoquer de peur d'effrayer Sora. Il sentit un mouvement de la jeune femme d'ailleurs qui s'éveillait et l'observait d'un air interrogateur. Il lui offrit un léger sourire en continuant de caresser son ventre et murmura spontanément devant la beauté de cette femme :
- Je t'aime.
immarcescible, Posté le mardi 11 juillet 2023 13:04 Répondre
Les révélations de Sora étonnait Thomas, il devait bien se l'avouer. Et en même temps, il comprenait qu'elle soit perdue. Avoir passé sa vie avec la certitude qu'on ne pouvait pas enfanter pour que finalement un petit miracle surgisse. Qui ne serait pas perdu ? Assis l'un à côté de l'autre sur un rocher, il passait son bras autour de son corps pour la maintenir contre lui. Sammy faisait des ronds dans le sable devant eux en jappant de joie. Visiblement, les mouettes et les vagues l'amusait.
- Tu ne seras pas une mauvaise mère. Et tu sais pourquoi ? Déjà parce que j'ai toujours raison et que je sais que tu seras fantastique et ensuite parce que je ne connais personne qui ne soit pas effrayé à l'idée d'avoir un enfant. Je ne te le montre pas mais.. mais je suis terrifié à l'idée d'avoir un enfant moi aussi.
La moue de Sora le fit sourire. Il déposait un baiser sur son front et reprit en caressant son bras qui grelottait à cause du vent frais de la soirée :
- Mais dès que je commence à douter ou avoir peur mon esprit me fait penser à toi. Il me rappelle qu'avec toi j'ai réussi tellement de choses que ce n'est pas ce petit poisson qui va m'effrayer. Au contraire, c'est une mission avec plein de rebondissements qui va être exaltante.
Ce petit sourire qu'il avait en coin ce n'était ni plus ni moins que l'image d'un enfant dans les bras de Sora, ou venant les réveiller au petit matin pour qu'on lui prépare son petit déjeuner :
- Et puis, il y a une différence entre avoir son enfant et être avec celui des autres Sora. Ca ne veut pas dire que tu seras une mauvaise mère. C'est juste que tu ne les comprends pas et c'est quelque chose qui s'apprend. La maternité et la paternité n'est en rien inné. Ma soeur a tout appris sur le tas tu sais. Et elle se débrouille plutôt bien.. Et tu peux me croire.. Quand j'étais enfant elle n'était pas des plus maternelle avec moi.
Pour illustrer son exemple, il lui raconta les péripéties qu'ils avaient vécu enfant et où sa soeur était censée s'occuper de lui. La fois où il était resté enfermé dans la salle de bain, qu'elle avait oublié de le récupérer à l'école ou qu'il s'était perdu en faisant les courses au centre commercial :
- Et regarde.. Je suis presque normal.
Difficile de savoir ce qu'elle pensait vraiment. Son regard était perdu vers l'horizon. Alors, il prit son menton entre ses mains et releva son visage face au sien :
- J'ai une confiance aveugle en toi et tout le monde est heureux car ce poisson est un miracle Sora. C'est arrivé.. Alors soit juste heureuse. Pense juste au bonheur que cela va être de pouvoir contempler ce bébé dans quelques mois et qui va vite nous donner des cheveux blanc. Pense que je suis là et que je ne veux pas que tu me caches ça car on est une équipe tu te souviens ?
immarcescible, Posté le mercredi 05 juillet 2023 11:56 Répondre
Kisos était gentil, Thomas l'appréciait. Garrett et Henry parlaient avec eux de guerre, de géopolitique. Thomas avait avoué avoir tenté l'armée mais il avait été recalé à cause de sa mauvaise vue. Aussi, il était entré dans les forces de l'ordre car il trouvait plus intéressant d'être sur des cas concrets du quotidien. Rosie ne le quittait pas et s'amusait à jouer avec sa barbe, ce qui ne le dérangeait pas. Il était d'une douceur étonnante avec les enfants, comme avec les animaux alors qu'il avait tué de ses mêmes mains des hommes. Rosie riait en se cachant dans le pull de son nouvel oncle ce qui faisait sourire tendrement Charlie et Q'. La soirée se passait bien même s'il sentait la nervosité de Sora. En effet, sa main n'avait pas quitté la sienne et il avait senti la pression de ses doigts frais contre sa paume brûlante. Aussi, quant elle annonça son souhait de partir, tout le monde fut surpris mais pas Thomas.
Elle insistait si lourdement pour partir qu'il n'insista pas comme tous les autres à table. Il rendit Rosie à son père et mit sa veste de sweat sur les épaules de Sora avant de remercier les Walker pour leur hospitalité :
- Merci encore pour ce délicieux barbecue. Kisos, je te retrouve à la salle demain sans faute.
Q' les raccompagnait et donnait à Thomas des herbes pour soulager les maux de sa fille. Elle lui conseillait de se reposer et de ne pas s'inquiéter :
- Avoir peur c'est normal mon petit oiseau. Tu verras que quand il sera là tout sera différent. Ce sera beaucoup plus concret.
- Il ?
L'amérindienne avait un sourire en coin qui donnait l'impression qu'elle avait un secret. Sa main était posée sur le ventre légèrement gonflée de sa fille. Il y avait un lien, une connexion particulière avec Q' et sa famille. Une espèce d'aura de protection que les rendaient tous unique. Thomas était impressionné de cette relation qu'ils avaient entre eux, si puissante et si intense. Il remercia encore l'hôtesse et la félicita pour ses brochettes bien épicées avant de prendre la route avec Sora. Cette dernière semblait mutique, renfermée et plongée dans ses pensées. Thomas ne savait pas vraiment ce qu'elle avait et encore moins comme l'en faire sortir. Il se dit qu'elle était sans aucun doute bien fatiguée et qu'il devait la laisser tranquille. Après tout, elle avait des hormones dans tous les sens et il se souvenait de l'état de sa soeur pendant ses grossesses.
Une fois rentrés, Sammy les accueillit en jappant. Il était si content de revoir sa nouvelle famille. Thomas prit la laisse et proposa à Sora de l'accompagner à la plage. Elle n'était pas très loin et Sammy pourrait dégourdir ses pattes pendant qu'ils contempleraient le coucher du soleil.
- Je te porterais au retour si tu es trop fatiguée, se moquait-il tendrement d'elle.
Ils marchaient sur le sable qui se rafraichissait et Thomas enveloppait les hanches de Sora. Déposant un baiser sur sa tempe et surveillant Sammy qui courait après les mouettes, il demanda :
- Qu'est ce qui te chagrine ? Je vois bien que tu n'es pas que fatiguée Leannain.. Je sais que tu voulais garder pour toi ce secret mais.. mais regarde comme ils sont heureux pour toi. Choqués je l'admet mais.. mais heureux quand même.
immarcescible, Posté le mercredi 28 juin 2023 12:28 Répondre
Rosie dans les bras, Thomas écoute avec attention mais silence les conversations des trois grands hommes de la famille. Il suffit de les regarder pour comprendre qu'un lien particulier les lient. Ce n'est pas parce que Kisos est le beau-fils de Garrett, c'est aussi parce que les deux patriarches semblent être des amis de longue date. Des personnes qui se respectent et s'apprécient. Henry est de nouveau formel avec lui. Il est bien loin le beau-père qui lui avait confié ses doutes et ses incertitudes concernant Sora. Mais il ne le prenait pas mal. Pour lui, le plus important était d'être toléré par la famille et ça semblait être doucement le cas. Kisos évoquait du sport et Thomas lui demandait où il s'entrainait car il avait besoin de se remettre en forme s'il voulait reprendre la boxe.
- Tu fais de la boxe, demandait curieux Kisos en montrant Garrett du doigt, ce gaillard que tu vois a fait de la boxe. Mais jusqu'à ce que Anya rouspète suite à sa dernière blessure.
- Très drôle Kisos.. N'oublie pas que Charlie a le même caractère que sa mère. Tu n'as pas fini d'en baver.
Ils se charriaient l'un et l'autre, de manière légère ce qui rassurait Thomas. Il fut donc convenu qu'il se joindrait au groupe de garçons pour une session de sport dans la semaine. Peut-être que Kisos apprendrait à l'apprécier à l'avenir s'ils se voyaient en dehors de la famille. Thomas voulait sincèrement que ça fonctionne avec la famille de Sora. Il savait à quel point c'était important pour elle. Rosie avait posé sa tête dans le cou du colosse qui avait pris plaisir à tenir cette crevette contre lui. Est-ce que son enfant serait aussi doux, gentil et curieux que la petite demoiselle ? C'était si étrange de s'imaginer porter son enfant. Etrange car il n'avait pas peur.
Il fut sorti de ses pensées lorsqu'il entendit Henry évoquer sa fille. En tournant la tête, Thomas vit Sora assise sur le fauteuil, blême et Q' l'observer choquée. Sans perdre un instant, Thomas tendit Rosie à son père et remonta l'escalier en poussant doucement Henry. A genoux devant Sora il passa sa main sur sa joue les sourcils froncés. Henry insistait pour savoir ce qui se passait et voyant que sa fille levait les yeux au ciel, Thomas répondit :
- C'est de ma faute.. Napa a été très physique. Nous avons fait beaucoup de marche et même un peu sous la pluie, mentait Thomas en comprenant que Sora n'avait encore rien dit à sa famille, elle va bien c'est sûrement un rhume.
- Il n'y a pas d'approximation Thomas. Pas avec la santé de Sora. Tu dois l'emmener au médecin dès qu'il y a un signe et tu dois la ménager. Elle ne peut pas faire n'importe quoi.
- Isha.. Tout va bien, cesse donc de t'en prendre à Thomas.
Q' arrivait juste à temps pour sauver son beau-fils et poussa gentiment son époux pour tendre à sa fille une tisane. Elle était encore très vexée de ne pas avoir été mise au courant mais elle appréciait de voir que Thomas se préoccupait bien de son état. La tisane était à base de camomille et de girofle pour aider la jeune fille dans ses nausées. Caressant la joue et le front de sa fille, inquiète tout de même, elle reprit :
- Elle va bien Henry.. Ne t'en fais pas. L'amour ça prend plus d'énergie qu'on ne le croit.
Il ronchonnait et du se faire limite trainer par sa femme pour qu'il retourne au barbecue. Thomas, lui, il n'en voulait pas à Henry. Il était plus préoccupé par l'état de Sora et craignait de ne pas l'avoir assez ménagé. Caressant ses mains et les embrassant une fois qu'ils furent seuls, il murmurait à son encontre :
- Pourquoi tu n'as rien dit ? Ton père a raison.. Je n'aurais pas du.. Tu sais.. Dans le garage.. Je n'ai pas été doux.. Je t'ai fais mal ?
immarcescible, Posté le jeudi 22 juin 2023 19:14 Répondre
Après le délice du petit-déjeuner, Thomas eut un sourire en coin et espiègle sur les lèvres toute la journée. Spencer n'a pas arrêté de le charrier en lui disant qu'il n'avait jamais vu son ami aussi entiché d'une fille. Ce à quoi avait répondu le dit blond :
- Parce que c'est LA fille Spence.
Sans le savoir, Gabriel Walker avait entendu son gendre parler ainsi de sa fille et cela lui fit chaud au c½ur de surprendre cette conversation entre garçon et de la pudeur dont faisait preuve Thomas. La journée se passa sans grand souci. Il élaborait surtout des multiples plans pour contrer et coffrer Katherine tout en écoutant Spencer se plaindre du soleil. A Londres, il se plaignait de la pluie. C'était étrange comme sensation. Thomas avait l'impression qu'e ça faisait des années qu'il vivait ici et qu'une routine s'était mise en place. Une fois la journée terminée, il se rendit chez le fleuriste pour aller chercher des fleurs et pour récupérer Sammy qui était resté à la maison. Il savait que Rosie adorerait le revoir.
Mais à peine était-il sortit de la voiture que la petite fée espiègle qui partageait sa vie, lui sauta dessus. Il n'eut littéralement le temps de rien dire, ni de rien faire, elle se jetait sur lui comme une louve affamée. Sa queue dure entre les lèvres le rendait fou d'excitation et à la fois l'effrayait. Si quelqu'un entrait et les voyait, il était certain qu'il finirait sous les fondations de cette maison. Il agrippa la crinière de Sora qui le cherchait et le narguait avec son talent habituel quand il devait mordre dans l'un de ses poings pour ne pas faire de bruit même si quelques sons étouffés réussissait à s'échapper :
- Putain.. Putain de merde.. Sora...
Il ne contrôlait rien et c'était diablement excitant que de la voir faire avec autant de fougue et de malice. Mais il n'allait pas la laisser sans sortir de la sorte. Sentant qu'il allait bientôt venir, il retrouva suffisamment de force pour la repousser et la plaquer contre le mur. Heureusement qu'il y avait une petite alcôve contre les clubs de golf de Gabriel Walker. Il releva la robe ample de l'amérindienne jusqu'à ses yeux de sorte à la rendre aveugle. Elle était totalement nue dessous ce qui le faisait rugir de plaisir une fois de plus. Tenant ses mains au dessus de sa tête et faisant en sorte que sa robe l'aveugle toujours, il lécha la pointe durcie de ses seins qui ne demandaient qu'à être prise en bouche :
- Je ne devrais pas dire ça sous le toit de tes parents bébé mais je vais te baiser comme jamais on t'as prise.
Relevant avec précision ses jambes autour de sa taille, il la pénétra d'un coup de bassin puissant en écrasant ses lèvres contre les siennes. Ils devaient être silencieux mais c'était chose impossible quand on connaissait le feu brûlant qui les possédait. Il allait et venait en elle avec force, puissance, intensité en mordant ses lèvres et faisant toujours en sorte qu'elle ne puisse pas le voir. Il voulait qu'elle ne se concentre que sur ces fameuses sensations. Lui, il tenait toujours ses mains au dessus de sa tête et bougeait uniquement son bassin. C'était terriblement brulant et tellement intense qu'il allait bientôt venir si ce n'est que quelqu'un entra dans le garage.
Dissimulés dans l'obscurité, personne ne pouvait les voir. Thomas souriait contre les lèvres de Sora et ses mouvements s'arrêtaient un instant le temps que la personne qui cherchait dans le frigo parte. Il en profitait pour mordiller délicatement sa lèvre inférieure en laissant le tissu de sa robe lui rendre la vue. Lorsqu'ils furent de nouveau seuls, il murmura en reprenant ses mouvements, un rire en coin :
- Tu me rends fou.. Tu le sais ça ? Tu veux que ton père et ton frère me tue c'est ça ?
immarcescible, Posté le lundi 19 juin 2023 19:28 Répondre
- A t’écouter on devrait ouvrir une agence de détective privé. On fera ça quand je serai à la retraite.. Je serai vieux et grisonnant, me balançant sur un rocking-chair en ronchonnant à cause de toutes ces enquêtes et toi.. toi tu seras toujours aussi belle et désirable dans tes jupettes et tes santiags, à me faire tourner la tête avec tes idées officieuse. Mais oui mon amour, nous aurons la vie la plus simple du monde. Tu as épousé un vieil homme je te rappelle.
Bien évidemment que Thomas céda. Il lui raconta, sans entrer dans les détails, qu’il était sur la piste de Katherine. Maintenant qu’elle devait très certainement savoir qui il était, il n’avait plus de possibilité de la joindre. En revanche, il pouvait mettre en place des opérations pour protéger le clan Walker le jour des élections pour les gouverneurs. Thomas avait pour cela un plan et il demandait à Sora ce qu’elle en pensait :
- Ton père sera le jour J sous bonne escorte. Bien entendu, je ferai parti du cortège. Nous partirons à quatre voitures et on choisira au dernier moment qui prendra quelle voiture. Ainsi, personne ne saura où se trouve ton père. Je serai avec lui à chacun de ses pas, je ne le lâcherai pas une seule seconde.
La suite du plan était simple. Ils laisseraient une information circuler faisant croire aléatoirement que Gabriel se trouve dans une autre voiture et ainsi mieux intercepter les hommes de Katherine, voir elle-même. Mais Thomas doutait qu’elle puisse être sur les lieux en tant qu’actrice, elle était plutôt du genre à superviser.
- Il faudra juste trouver le point où se se situe pour pouvoir ensuite l’arrêter. Ça semble simple comme ça mais.. mais je suis persuadé qu’elle aura un moyen de fuite et c’est sur ça que je travaille. Qu’est ce qu’elle pourrait bien préméditer que je ne sache pas ?
Entrer dans la tête des psychopathes ce n’est pas quelque chose que pratique souvent Thomas, il a encore du travail à fournir à ce sujet là d’autant plus qu’il s’agit désormais de criminels bien plus expérimentés et pervers que ce qu’il a jusqu’à présent connu. Katherine est bien connue pour cela d’ailleurs, sa cruauté extrême envers les gens et ses ennemis. Rien n’y personne ne trouve grâce à ses yeux.
Le réveil sonnait une fois de plus et Thomas dû à regretter se lever. Il prit sa douche, sortit Sammy et rentra prendre son petit déjeuner avec Sora. La voir avec son peignoir ainsi entrouvert lui donnait des idées concupiscente qu’il n’allait pas pouvoir retenir cette fois-ci. Laissant son bol de céréales sur le côté, il préféra venir soulever le kimono de soie de sa compagne pour caresser ses fesses nues. Ses lèvres s’enfouissaient dans son cou l’embrassant langoureusement alors que ses mains remontaient sur son ventre et enfin ses seins si gros qu’il n’en revenait pas.
- Tu aimes sentir mon désir, mh ? C’est ce que tu disais l’autre jour n’est-ce pas ?
Il taquinait avec plaisir les pointes dressées de Sora quant ses lèvres retrouvaient les siennes dans un baiser langoureux, sensuel. Sa langue prenait en otage la sienne. Dans un mouvement sensuel, son bassin lui faisait ressentir la bosse qui se réveillait dans son pantalon et lorsque le souffle lui manqua, il reprit ses baisers dans son cou en tirant une fois encore sur ses tétons pointés :
- Je vais dire que je suis malade et rester toute la journée à t’entendre gémir bébé..
L’une de ses mains quittait son sein pour s’enfouir entre ses cuisses qu’il sentait brûlante. Cela le fit sourire alors qu’il mordillait son cou sensuellement. Il la caressa un instant, comme la veille, cherchant à la rendre encore plus fébrile qu’elle ne l’était déjà. Il la dérangeait pendant qu’elle faisait la vaisselle et il était certainement déjà en retard mais il ne pouvait pas s’arrêter de la gouter et de l’entendre gémir de la sorte. Dans un mouvement rapide, il réussit à ouvrir son pantalon et là, à enfouir son sexe entre ses cuisses quand il l’embrassait de nouveau. Il la désirait, elle le rendait fou de désir et il lui murmura en lui demandant :
- J’ai envie de toi.. Tu.. Tu veux ?
immarcescible, Posté le samedi 17 juin 2023 11:45 Répondre
- Elle pleure parce que c'est un bébé.. Les bébés ne peuvent s'exprimer qu'en pleurant et pétant. Ca devient plus intéressant quand ils commencent à parler. Avant ce ne sont que des réceptacles à larmes rots et pets.
Le pragmatisme de Thomas semblait surprendre Sora qui l'observait avec un air circonspect. Il en sourit doucement, amusé avant de se pencher sur le front de la brunette et de la rassurer en lui disant qu'ils sauront parfaitement s'occuper de cet enfant car ils l'aimeront. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître il voyait bien que cela n'avait pas réconforté Sora qu'il voyait bien devenir de plus en plus sérieuse et de plus en plus inquiète. Elle ne le montrait pas de prime abord, mais il constatait que son oeil, la veille si brillant et heureux, devenait de plus en plus sombre et pensif.
Après avoir été se promené dans le centre, il était temps de rendre la chambre. Alors qu'il conduisait, il surprit le regard lointain de la jeune femme et lui demanda si elle se sentait bien. Son mensonge l'inquiéta car il voyait bien que quelque chose ruminait chez elle. Posant sa main sur son ventre qu'il caressa, il lui raconta les grossesses de sa soeur qui avait été abandonnée à chaque fois par son conjoint :
- Ma soeur est ce que l'on appelle une grande romantique. Elle est persuadée de tomber amoureuse à chaque regards qu'un homme lui offre. Ben et Luca sont tous les deux de père différents. Ils le vivent bien, on leur a toujours expliqué que ce n'est pas le père qui fait l'homme. Et ils sont très bien élevé. De toute manière, avec moi ils n'avaient pas le choix. Et puis.. et puis ma soeur les aimaient plus que tout. Et ça Sora, ça n'a pas de prix tu peux me croire.
Il espérait l'avoir un peu rassurée. En tout cas, son doux petit sourire lui fit croire. En rentrant, il porta les valises et lui ordonna de monter préparer le bain. Et c'est à ça qu'ils passèrent leur soirée, à cajoler, se câliner dans le bain, puis dans le salon sur le parquet et enfin dans leurs chambres. Quelle plénitude avant de s'endormir. Mais le lendemain le réveil sonna et avec lui emporta la tendre chaleur du week-end. Thomas se prépara pour son nouveau poste et mit pour l'occasion un costume. Il allait avoir rendez-vous avec son supérieur hiérarchique, il devait se montrer à la hauteur. Alors qu'il finissait de mettre sa cravate, il contempla le corps nu et alanguie de Sora sur le lit. Les draps étaient épars autour de son corps et elle dormait encore. Diable qu'il avait envie d'elle, encore. C'était une drogue cette femme.
Se penchant sur elle, il déposa un baiser dans son cou, sur sa joue, sur ses lèvres en caressant tendrement son sexe qu'il taquinait :
- Divine sirène.. Qu'il me tarde d'être ce soir pour venir me perdre encore et encore en toi tu sais..
Oui, elle l'obsédait. Alors qu'il la sentait se tendre, proche d'un plaisir certain, il stoppa ses caresses nettes en riant doucement :
- Tu devras m'attendre ce soir pour avoir la suite.. Ce n'est qu'un teasing.
Embrassant ses lèvres une autre fois pour ne pas l'entendre ronronner, il s'enfuit non sans s'empêcher de lécher ses doigts sous le regard furieux de la jeune femme. La journée se passait plutôt bien. Il rencontrait ses nouveaux collaborateurs et retrouvait même Spencer qui jubilait de retrouver son meilleur ami. Il lui fit même promettre de venir déjeuner le dimanche suivant. Il promit et eut une vision étrange en imaginant sa vie future. Ce serait ça désormais ? Des barbecues avec ses collègues, Sora enceinte et maman alors qu'ils venaient de se rencontrer ? Est-ce que ce n'était pas trop prématuré ou est-ce que c'était la suite logique ? Maintenant que rien ne les contrariaient désormais, ils étaient libre. Était-ce moins excitant ? Sora semblait si inquiète pour leur avenir et sa capacité en tant que mère, n'était-ce pas trop tôt pour elle aussi ?
Dans la journée il appela Charlie pour lui demander conseil sur quelque chose concernant Sora. Il voulait lui faire une surprise. Bien évidemment, c'est avec une joie certaine qu'elle vint l'accompagner pour la dite surprise, en compagnie de Rosie. La petite demoiselle qui avait les cheveux bouclé de sa maman mais châtain clair de son papa observait ce nouveau colosse avec une moue suspicieuse. Celle des Walker. Mais après avoir obtenu une sucette du nouveau tonton, elle fut rapidement amadouée et quémanda ses bras. La petite fille était adorable et très intelligente. Elle parlait déjà sans souci et adorait énumérer ce qu'elle avait sous les yeux. Puis, Kisos, qui était prévenu de la surprise, vint rejoindre sa famille et son beau-frère. C'était important pour Sora que Thomas puisse bien s'entendre avec sa famille, alors il essayait de s'inclure tout doucement pour qu'ils puissent lui faire confiance. En tout cas, sur le chemin du retour, Charlie et Rosie ne cessaient de tarir d'éloges le nouveau membre de la famille ce qui faisait ronchonner le colosse amérindien.
Il rentrait un peu tard mais pas les mains vide. En effet, dissimulé dans sa veste de costume se tenait un bébé labrador qu'il avait été cherché dans un chenil. Sora cuisinait et il arrivait derrière elle pour embrasser son cou. Mais il n'était pas le seul puisque le petit chiot d'une jolie couleur caramel venait lécher l'épaule de la jeune femme. Cela faisait sourire Thomas qui lui présentait alors le nouveau compagnon de leur petite famille :
- J'ai bien vu que tu te poses des questions sur la maternité en général. Je me suis dis que ce serait un bon entrainement que de prendre soin de petit bonhomme.. Non ?
immarcescible, Posté le vendredi 09 juin 2023 20:32 Répondre
Le dîner était clairement un vrai régal. Thomas avait tout dévoré avec un appétit d'ogre et se tenait le ventre à la fin du repas. C'était la première fois qu'il était aussi bien accueilli par la famille de Sora. Certes, Q' avait été d'une gentillesse imparable, mais les blondies semblaient déjà s'être entichée de lui. Etait-ce l'accent anglais ou son charme inégalé ? Qu'importe, Sora rayonnait lors de cette soirée et il n'y avait pas plus belle image pour lui. Après un petit digestif, ils prirent la direction de l'hôtel. Fort heureusement, ils pouvaient rentrer à pied et ils le firent main dans la main. La lune était haute et brillante dans le ciel dégagé, si bien qu'ils n'avaient pas besoin d'utiliser la lumière de leur portable. Il écoutait Sora, très bavarde ce soir là, évoquer ses souvenirs de jeunesse. Il n'avait de difficulté à imaginer la petite tête brune courant dans les vignes et se gavant de raisin avant d'aller embêter son grand frère qui batifolait avec Charlie. Tous ces souvenirs semblaient compter pour Sora et il comprit à quel point avoir une famille lui tenait à coeur.
Doucement, il vint donc enlacer sa hanche en marchant et posa une main sur son ventre qui n'avait pas encore de vraie forme. Mais ce n'était rien, le petit poisson était là, c'était le plus important. Alors qu'ils allaient arriver à l'hôtel, elle décida de l'entraîner autre part. Il n'était pas si tard que ça et ils avaient le temps. Thomas se laissa donc guider par la jolie brune qui le conduisait de nouveau dans les vignobles. Ils durent grimper un petit peu mais arrivèrent vite au sommet d'une petite colline qui donnait sur la ville d'en bas. Elle était tout illuminée et de loin, on aurait dit des lucioles. Assis sur le sol, blotti l'un contre l'autre, il avait l'impression de revivre leur moment privilégié à Edimbourg quand il l'avait entrainé sur la colline.
Relevant sa crinière brune pour dévoiler son cou, il pu déposer un baiser sur sa peau. Son parfum l'enivrait et sa beauté amérindienne l'époustouflait. Quelques semaines auparavant, il n'aurait jamais pu imaginer une telle scène. Au creux de son oreille, il murmura un tendre je t'aime avant de planter ses iris dans les siens. Ils brillaient, ils incendiaient son coeur. De ses larges mains, Thomas vint lui donner un baiser tendre, langoureux et sensuel jusqu'à ne plus avoir de souffle. Son coeur battait si vite dans sa poitrine et son front se posait contre le sien :
- Un petit oiseau chantant qui prend son envol.. Heureusement que tu as volé jusqu'à moi.. Tu m'offres le bonheur Leannain.
Il était rare que Thomas s'épanche ou même s'ouvre sur ses sentiments, mais dans le clair de lune, Sora faisait tomber toutes les barrières de pudeur qui le caractérisait tant. Ou bien était-ce l'alcool ? Toujours est-il qu'il n'y avait plus rien pour les séparer, plus personne. Que ce soit les Sons, l'Angleterre, Henry Walker. Non.. Plus personne ne pouvait les séparer. Ils s'aimaient et ils avaient créé à eux deux un miracle. Ca ne pouvait pas être une coïncidence. L'air frais de la nuit californienne les rattrapa et Thomas jugea bon de rentrer. De toute façon, la route et le bon repas du soir l'avait épuisé. Ils rentrèrent donc à l'hôtel où ils se couchèrent blottis l'un contre l'autre.
Au petit matin, quand Sora s'éveilla, elle pu contempler Thomas entrain de faire son sport. En effet, sur la terrasse, il faisait ses pompes uniquement vêtu de son short de sport. Même si ses prochaines missions seraient plus logistiques que physique, il se devait de rester dans une forme physique parfaite. Et puis, on ne change pas des années de pratique sportive. Il venait de finir sa série et se releva. En essuyant son visage transpirant avec la serviette, il vit que la jolie brune était réveillée.
- Bonjour Leannain. Tu as bien dormi ?
Un rapide baiser sur ses lippes et le voit déjà parti à la douche. Ce fut assez rapide si bien que lorsqu'il revint, il trouva toujours la jeune femme allongée au lit. Elle semblait vouloir trainer un peu ce qui était en soi une bonne idée étant donné le temps couvert. Uniquement vêtu de sa serviette autour de la taille, il ne pu s'empêcher de la contempler. Alanguie de la sorte, il pouvait apercevoir son sein rond, prenant en volume qui cherchait à s'extirper de son haut. Diable qu'il avait envie d'y poser ses lèvres et ses dents. Alors que ses yeux la détaillait à chaque endroit stratégique, il s'amusa à tirer, lentement, le drap qui la couvrait. Lentement, elle vint à se retrouver sans couette ce qui permit à Thomas de caresser sa cheville. Il y avait comme un air de leur première nuit ensemble où il avait commencé par embrasser sa cheville avant de remonter jusqu'à ses lèvres. Là, c'était sa main qui doucement remontait jusqu'à sa cuisse :
- Ta peau est si douce.. C'est exceptionnel mon amour..
Il vint donc se pencher et lentement ses lèvres partirent de sa cheville pour remontrer entre ses cuisses. Il la sentait fébrile, tremblante quand ses dents retirait très délicatement le tissu qui couvrait son intimité. Il s'amusa donc à faire le chemin inverse et jeta son bas au sol. Puis, il reprit de nouveau le chemin jusqu'à atteindre le mont de plaisir de Sora qui semblait déjà prête. Cela le faisait tendrement sourire alors que ses lèvres s'occupaient avec un plaisir certain à la combler elle aussi. Ses deux mains tenaient fermement les cuisses de la jeune femme contre ses joues de sorte à ce qu'elle ne bouge pas. Ses prunelles pouvaient la contempler alors qu'elle se tortillait comme elle pouvait. Quelle délicieuse torture visuelle de la voir se mouvoir de la sorte et de le supplier ainsi. Si au départ il était doux et tendre, il vint rapidement à être plus sensuel et plus taquin, si bien que lorsqu'elle allait atteindre le plaisir tant attendu il intensifia ses caresses de ses lèvres et de sa langue, ses doigts s'enfonçant dans la peau de ses cuisses.
Elle reprenait son souffle et lui souriait tendrement, amusé. Il remontait lentement ses lippes contre son ventre et enfin ses seins dont il torturait sensuellement la pointe durcie jusqu'à retrouver ses lèvres à elle qu'il embrassait tendrement.
- C'est indécent et pervers si je te dis que je veux rester ici toute la journée pour t'entendre jouir ?
immarcescible, Posté le mardi 06 juin 2023 13:25 Répondre
Le récit de Henry Walker était touchant, émouvant. Il aurait fallut être un monstre pour ne pas reconnaître l'amour qui guidait cet homme pour sa fille. Mais si Thomas ne réagissait pas extérieurement, il n'en n'était rien dans ses pensées. Bien sûr qu'il comprenait la réaction de Henry, d'ailleurs, il ne lui en avait jamais vraiment voulu. Ne réagirait-il pas de la même manière avec son propre enfant ? Petit Poisson qui viendrait dans quelques mois désormais.
Thomas comprenait que Henry Walker se dévoilait, il s'ouvrait à lui et que ce n'était pas une chose habituelle. Alors, il bu son verre cul sec pour se donner à lui-même du courage pour ne pas rompre la confiance qui, peut-être, allait se créer entre les deux hommes. Se penchant sur le devant de la table, il fit jouer ses glaçons dans son verre en répliquant :
- Je suis sincèrement et irrévocablement amoureux de votre fille Monsieur, avouait-il enfin d'une voix basse, et je suis très honoré de votre confession. Sachez que je n'ai jamais mal pris ce que vous pensiez de moi et que je le comprends moi-même. Quand on aime quelqu'un on.. on veut le protéger et on lui veut le meilleur. J'ai essayé de la repousser, j'ai essayé de lui faire comprendre qu'elle serait plus en sécurité avec un autre ou tout simplement plus heureuse mais.. mais elle me veut et je ne peux pas la repousser. Elle est mon soleil Monsieur Walker. Contrairement aux apparences c'est.. c'est moi qui ai plus besoin d'elle que l'inverse. Mais pas pour les raisons que vous pourriez croire. Sora m'a sauvé la vie. Elle me la sauve tous les jours en se réveillant près de moi.
Au loin ils pouvaient entendre les filles revenir. Q' jacassait comme une pie avec une joie certaine ce qui faisait sourire son époux. Thomas se redressait sur sa chaise, la gêne se lisant un peu sur son regard car il n'avait pas l'habitude de se livrer de la sorte, surtout pas à un homme qui était le père de Sora. Pourtant, quand elle vint s'installer près de lui, il ne pu s'empêcher de venir attraper sa main dans la sienne et de plonger ses iris bleuté et ému dans les siens. Comme un langage muet, il lui murmurait intérieurement un je t'aime doux et tendre.
- Mon chéri tu ne regarderas pas les prochaines dépenses sur la carte car tu risquerais d'avoir de nouveaux cheveux blanc.
Henry riait doucement en entendant l'espièglerie de son épouse faire de nouveau son retour. Il ne pouvait pas lui en vouloir, elle était comme un brin d'air dans la journée étouffante. Elle expliquait à son époux avec beaucoup de verve qu'elle avait acheté des objets d'art à un antiquaire et quelques robes pour Sora. Pendant ce temps, Thomas ne cessait de contempler la belle Sora qui était radieuse. Visiblement elle semblait rassurée de voir que son père et son amoureux ne s'étaient pas étripés l'un et l'autre. Une fois le déjeuner terminé, Henry proposa au jeune couple de venir dîner dans deux jours à la maison mais Thomas refusa :
- Je suis désolé mais j'ai prévu une petite surprise pour Sora de quelques jours. Mais nous viendrons dès notre retour, ça ne vous ennuie pas ?
- Oh ! Une surprise.. Comme c'est délicat de ta part Thomas.
- On a surtout besoin de passer un peu de temps ensemble suite aux derniers mois.
Il posait une main protectrice sur sa hanche et vint ensuite à saluer ses beaux-parents. Une fois les au revoir fait, il prit le chemin du retour avec la jolie brune dont il sentait encore le regard curieux sur lui. Cela le faisait sourire mais lui tint sa langue jusqu'à la maison. Elle se prélassait sur le canapé et il lui servait un thé glacé. Avec douceur, il massait ses pieds engourdi quand il leva les yeux au ciel un léger rire sur les lèvres :
- Tu es d'une curiosité maladive Sora Walker. Le sais-tu ? Si je te dis où nous allons il n'y aura plus de surprise..
Mais elle le fixait avec des yeux si adorable qu'il ne pouvait résister à cet appel si attendrissant. Aussi, il embrassait la cheville de la jeune fille et finit par lui dire qu'il l'emmenait à Napa la région des vignobles.
- Je nous ai réservé un week-end en amoureux dans les vignes. On pourra se prélasser au soleil et à la piscine, visiter les vignobles et je boirais pour toi. On sera tranquille loin de tout le monde, juste nous trois.
Puis, sa mine s'assombrit un instant. Il pensa que c'était peut-être une mauvaise idée et que peut-être elle connaissait déjà ce lieu. Maintenant qu'il lui avait dit il doutait que ce soit une bonne idée et repensa à la proposition de Q'.
- Mais peut-être qu'on ferait mieux d'accepter la proposition de tes parents.. Je veux dire.. Ce serait mieux pour toi de les voir. Cela va faire un moment que tu ne les a pas vu et puis.. et puis tu connais certainement déjà Napa.
immarcescible, Posté le lundi 22 mai 2023 10:50 Répondre
Un bébé grandit en Sora. Un bébé qu’ils ont conçu lors de leurs retrouvailles. Un bébé. Son enfant. Thomas ne se sent pas bien. Il a envie de vomir, de pleurer, de hurler. Ce n’est pas la joie qui lui retourne l’estomac, non, c’est la peur. Jamais encore il n’avait eu peur de toute sa vie, mais là, ce petit poisson comme l’appelle Sora, l’effraie. Il était incapable de parler, heureusement que le docteur avait tout un tas de prescriptions à donner et de conseils à fournir, car sans ça, il n’aurait pas pu tenir. En sortant, Charlie les attendaient impatiemment. Elle du voir en premier le visage rayonnant de son amie ce qui lui fit pousser un cri de joie spontané. Elles se prirent l’une et l’autre dans les bras ce qui permit au blond d’en profiter pour s’éclipser :
- Je vais chercher un taxi..
- Mais enfin, demandait Charlie avec surprise, vous n’êtes pas venu en moto ?
- Si si si.. Je.. Je viendrais la rechercher plus tard. Je reviens.
On aurait dit qu’il était comme lobotomisé. L’idée de prendre la moto était bien trop dangereuse quand il s’avait qu’un miracle grandissait dans le ventre de Sora. Non, il ne devait plus prendre aucun risque. Six mois.. Six mois c’était une attente interminable et à la fois beaucoup trop tôt. Comment allait-il protéger ces deux miracles ?
Alors qu’il traversait le couloir de l’hôpital pour en sortir, il entendait quelqu’un qui l’appelait. Surpris, il se retourna et vit Spencer en surpoids qui lui courait après.
- Spence ? Mais.. Mais bordel qu’est-ce que tu fous là ?
- Wow. Quel accueil ! C’est comme ça que tu salues ton meilleur ami après tout ce temps sans se voir ?
Thomas était incrédule devant l’apparition de son acolyte de toujours, ami et collègue de travail. Ils s’enlacèrent en riant l’un et l’autre quand le blond ne savait plus où donner de la tête. Décidément, cette journée était bien trop étrange pour lui.
- Lincoln m’a dit que tu serais ici. Tu es sous bonne garde à ce que je vois.
- Comment.. Comment ?
- Et bien.. Le FBI m’a fait une offre que je ne pouvais pas refuser. Figure-toi que j’ai réussi à conclure une enquête avant eux ET interpole.
- Quel bande de glandu ces mecs je te jure. Mais toute ta famille est là aussi ?
- Bien sûr ! Enfin.. Ils arrivent dans un mois mais oui, oui, oui. Ils vont arriver. J’ai hâte. Les petits plats de ma femme me manque.
- Tu m’étonnes, à te voir tu t’épanouis bien.
- En même temps je n’ai plus de patron tyrannique avec qui courir les bandits.
C’était si bon pour le blond de revoir ce visage familier. Ils riaient ensemble de l’ancien temps, si bien qu’il en avait oublié le taxi. Ce n’est que lorsque Sora et Charlie surgirent derrière lui qu’il se rappela de pourquoi il était là. Embarrassé, Thomas présenta Spencer à Charlie puis à Sora :
- Sora.. Voici Spencer.. Mon ancien collègue. Il rejoint l’élite du FBI.
- Enchanté mademoiselle. Je comprends mieux pourquoi Thomas tenait tant à vivre sous le soleil californien.
Thomas levait les yeux au ciel sous la remarque un peu blaireaute de son ami quand Charlie pouffait de rire suite à la blague beauf de l’anglais qui se tenait devant elle. Sora devait certainement reconnaître l’ancien coéquipier de Thomas qui n’avait pas encore fait le lien avec l’affaire des bijoux amérindien volé.
- Lincoln souhaite te voir, dit-il à la fin à Thomas, ils arrêtent aujourd’hui les Sons et il veut que tu sois là.
- Aujourd’hui ? Oh.. Et bien..
Il regardait du coin de l’oeil Sora qu’il venait à peine de retrouver et avec qui il devait encore parler de ce qui ce passait entre eux. Et à la fois, avait-il vraiment envie de faire partie du raid ? Arrêter et se battre contre ceux qui avaient été ses frères pendant une année ? Il était pris de remords et ne savait plus dans quel camp il était. Mais Spencer ne lui laissait pas le choix.
- On nous attends dans une heure à la base. Je vais chercher la voiture. Si tu réussis ce coup là, tu seras bientôt promu !
Spencer quittait le groupe non sans avoir salué les deux jeunes femmes et Thomas restait là, incapable de bouger. Charlie sentait le trouble entre les deux donc elle précisa aller chercher le fameux taxi leur laissant un peu d’intimité. Le blond réussit à faire un pas vers la jolie brune et posa une main sur son ventre. Pour l’instant, il n’y avait qu’un léger renflement, rien de bien flagrant, mais pourtant… mais pourtant Sora portait la vie en elle. Son front se posait contre le sien et il fermait les yeux, ne sachant pas quoi dire. Pourtant, il le fallait.
- Tu rentres, tu te reposes. Je ne sais pas à quelle heure je serais là donc.. donc ne m’attends pas, d’accord ?
Délicatement il embrassait le front de la jolie brune et caressa son nez du sien quand Spencer klaxonnait derrière lui en l’interpellant. Thomas ne réagissait pas. Il préférait être là contre Sora et voudrait rentrer à la maison avec elle. Il se pencha sur ses lèvres et lui donna un tendre baiser après avoir caressé sa joue et qu’il murmura :
- Je t’aime Leannan.
Spencer klaxonnait de nouveau. Le blond grogna et se détacha à regret de sa belle pour rejoindre son collègue qui la saluait de nouveau. Et ainsi reparti Thomas qui devait se concentrer pour la mission prochaine. Difficile de rejoindre les rangs de la police, pas après le chaos et l’anarchie organisée du groupe. Mais il devait se taire, écouter la tactique de Lincoln qui était complètement stupide. A la fin, lorsqu’il demanda si quelqu’un avait des questions, Thomas ne pu s’empêcher de demander :
- Absolument. Vous avez l’intention de foirer la mission d’aujourd’hui ?
- Wells, attention.
- Non, non, non sérieusement. Parce que si vous attaquez frontalement de la sorte, ils vont tous s’en sortir et ça va dégénérer en guerre civile.
- Insensé. Mon plan est infaillible. Nous avons des experts qui..
- Des experts qui les connaissent ? Des experts qui ont vécu avec eux ? Laisse moi rire Lincoln.
Sans l’avoir prémédité, Thomas se mit à expliquer comment et pourquoi ils devraient attaquer. La méthode de Lincoln était cette efficace avec le matériel qu’ils avaient mais les Sons s’attendaient parfaitement à une attaque de la sorte. Ils s’y attendaient et ils savaient comment y riposter. Le blond avait pris les devants, il avait même obtenu l’écoute attentive de ses supérieurs. Il n’y avait que Lincoln qui pestait. Ça restait sa mission avant tout et le petit anglais venait tout détruire. A la base, il n’était que l’informateur mais pourtant ce fut son plan qui fut retenu.
Spencer ne venait pas sur le terrain, il restait encore en retrait puisqu’il avait demandé à rester dans les bureaux sur l’analytique. Il restait un père de famille qui avait besoin de stabilité quand Thomas ne jurait que par le terrain. Sans le savoir, dans un coin caché se tenait Gabriel Walker qui avait été informé de la venue de Thomas et il voulait voir quel type d’homme il était véritablement pour sa fille et se faire une vraie opinion.
Une fois tous armés et Thomas proclamé chef de la mission, ils purent tous partir.
- C’est ton merdier Wells. Si tu fais de la merde c’en est fini de toi.
- Ça va aller Lincoln.. Tu perdras un jour ton pucelage mon garçon. Laisse donc les vrais hommes aller au front.
La bataille a été féroce. Sanglante et violente puisque beaucoup d’hommes, les cadors d’ailleurs, ne se laissaient pas faire. Thomas le savait aussi, il demanda à ce que ses hommes ne tirent uniquement que s’ils se sentaient en danger. Il n’y a eu deux morts du côté des Sons, tous les autres furent arrêtés. Clay, Jax, Mitch, Cam.. Tous ceux qu’il avait appelé ses frères et à qui il avait juré fidélité. Si Jax l’insultait de tous les noms, tous les autres restaient silencieux. Ils étaient déçu bien évidemment mais au fond d’eux ils savaient que Thomas n’avait jamais été vraiment l’un des leurs. Il n’y a que Gemma, en surgissant dans le poste et qu’elle se rua sur lui blessé qui lui fit le plus de mal :
- Tu étais l’un des nôtres ! Comme mon fils ! Enfoiré ! Tu nous a tous détruit ! Tous ! Sale traître ! Traître !
Elle aussi fut arrêtée à cause de sa violence et Thomas ne pu rien pour elle. Il était épuisé et ses quelques blessures lui faisait encore mal. Il ne rêvait que d’une chose, d’une douche, d’un lit et des bras de Sora. Spencer le déposa chez lui au petit matin. Il s’était arrêté prendre des viennoiseries et il montait d’un pas lourd jusqu’à l’appartement. Il déposa les clés sur le bar de l’entrée, retira ses chaussures, sa veste en grimaçant de douleur. Son bras avait une belle entaille bien recousue. Il fila aussitôt à la douche pour se débarbouiller et ne pas se coucher sale. Puis, il entra dans la chambre pour découvrir Sora endormie à sa place. Avec le plus de douceur possible, il vint s’allonger derrière elle et l’enlacer, son visage s’enfouissant dans sa crinière. Il avait envie de pleurer. Les cris, le sang, la haine dans le regard de ceux qu’il pensait être sa famille et maintenant Sora.. Sora qu’il aimait plus que tout mais qu’il avait mis en danger avec ce petit poisson. Son ventre se contractait de nouveau sous la douleur de la peur.
Il était encore humide de la douche lorsqu’il s’enroula contre elle. Mais elle bougeait, s’allongeait sur le ventre en s’éveillant lentement. Il en profita pour poser sa main sur le ventre de la jeune femme et il contempla ce renflement avec émotion :
- Tu es un miracle à toi toute seule Sora, murmurait-il en relevant son visage vers le sien, tu es mon miracle mon amour. Si je dois refaire ce que j’ai fais aujourd’hui pour continuer à vivre avec toi alors je le ferais. Je trahirais, je tuerais, je mentirais, je volerais si c’est pour te mettre en sécurité et te voir respirer. Maintenant on sera tous les trois. Tu es ma seule famille. Et je prendrais toujours soin de ceux que j’aime et je t’aime toi et notre miracle plus que toute mon existence.
immarcescible, Posté le dimanche 14 mai 2023 17:03 Répondre
Sora s'est endormie dans ses bras. Enfin elle s'était endormie. Thomas n'avait pas parlé, il n'avait rien dit. De toute manière, il n'y avait rien à dire. Il se contentait de la tenir étroitement contre lui comme s'il s'agissait d'un trésor qu'on lui avait dérobé et qu'on avait saccagé. Ce n'était pas comme d'ailleurs, c'était ce qu'ils avaient fait. Ses lèvres s'étaient posées sur le sommet de son crâne et il l'observait à travers la fenêtre les nuages qui se déplaçaient grâce au vent. La tenir contre lui c'était s'assurer qu'il ne descende pas pour commettre un meurtre de sang-froid. Ce n'était pas le moment d'être égoïste, surtout que Sora avait plus que jamais, besoin de lui. Thomas avait beau être un homme d'honneur et de parole, il ne pouvait s'empêcher de penser à la vengeance. La plus sournoise et la plus vicieuse possible. Mais cela mettait désormais sa famille en danger.
Sa famille.. Sora enceinte.. Un bébé.
Jamais encore le blond n'avait envisagé d'avoir un enfant. Mais maintenant qu'il était là, en Sora, il ne pouvait s'empêcher aux conséquences de cet enfant. Comment allaient-ils faire ? Comment allait-il les sauver tous les deux ? La communauté n'était décidément pas un endroit sûr pour la mère et l'enfant et Sora ne voudrait en aucun cas être séparée de Thomas. Avec douceur il caressait son dos, ses cheveux quand il réfléchissait à mille et un scénario. Mais aucune solution ne lui venait en tête. Rien ne pouvait les sauver.
Lorsqu'il fut certain qu'elle dormait, il s'échappa du lit un instant pour récupérer son portable privé dissimulé dans un coin de sa chambre. Il envoya un sms à Charlie pour la prévenir que Sora était avec lui et qu'elle attendait un enfant. Il ne fallut pas attendre quelques minutes pour qu'elle lui réponde et lui ordonne de conduire la jeune amérindienne chez Gino, à l'appartement. Alors, avec l'aide de Gemma, il porta la jeune femme hors de la chambre et lui emprunta sa voiture. Sora dormait si profondément qu'elle ne fut pas un seul instant réveillée par les secousses de la voiture. Ce n'est que lorsqu'elle sentie l'odeur de la cuisine de Thomas qu'elle fit son apparition. Il était derrière les fourneaux et Charlie avait déjà réunit tout un tas de documentation pour la grossesse.
En voyant son amie, elle se jeta à son cou, les yeux perlé de larmes en voyant sa mine :
- Tu vas manger.. Reprendre des forces et demain je t'emmène chez le gynécologue. Je n'ai rien dit à personne, rassure-toi. Même Kisos n'est pas au courant.
Ce qui était en soi un vrai miracle étant donné que les deux se disaient toujours tout. Charlie vint recouvrir les épaules de son amie d'un plaid et la conduisit sur le canapé sans la lâcher. A croire qu'elles étaient soeurs tant elles étaient fusionnelles. Thomas lui, il s'occupait de la maison. Une fois le repas prêt, il se mit à bricoler, laissant ainsi les filles discuter. Il avait disparu avec Sora mais son portable ne faisait que sonner. C'était Clay qui lui demandait de revenir. Mais Gemma avait compris qu'il ne reviendrait pas aussi aisément, qu'il s'était senti bafoué, trompé et horrifié de ce qu'ils avaient infligé à Sora. Clay, lui, craignait que le blond se venge et il n'était pas si loin de la vérité que ça. En effet, Thomas avait envoyé un sms à Lincoln et lui donna toutes les informations qu'il avait sous la main pour mettre Jax en prison. Le reste l'importait peu. Il abandonnait tout, juste pour sauver Sora et qu'elle puisse avoir de nouveau confiance en lui.
Peut-être que si elle voyait qu'il se débarrassait d'eux, elle voudrait bien qu'il revienne dans sa vie.
Après avoir aménagé le balcon de l'appartement et y avoir installé tout un tas de fleurs, Thomas revint dans le salon pour découvrir Sora toute seule. Visiblement, Charlie avait du partir à cause d'un rendez-vous d'affaire pour ses tableaux. Elle avait promis de revenir dans la soirée, surtout avec l'odeur du ragoût du blond. Il vint se laver les mains et servit de belles assiettes de son plat fumant avant de les apporter sur le canapé à côté de Sora. Il lui tendit mais comme elle le refusait, il insista :
- Tu as besoin de prendre des forces.. mais aussi pour lui..
Délicatement, il posait sa main sur son ventre qu'il caressait. Il était ému à l'idée d'imaginer un petit bébé en elle. Même s'il ne montrait rien et qu'il gardait tout pour lui, l'image de Sora avec enfant dans les bras le bouleversait. Ses prunelles se relevait vers la jeune femme qu'il suppliait de manger. Il n'osait pas lui parler des Sons, de peur de lui provoquer une nouvelle crise, aussi, il lui précisa pourquoi avoir appelé Charlie :
- Je ne sais pas parlé dans ces moments là.. Je sais que vous êtes proche toutes les deux et qu'elle aurait trouver les mots que je ne sais pas formuler. Tu.. Tu sais que je suis là et.. bon sang, je m'en veux tellement de t'avoir entrainé là dedans.
immarcescible, Posté le mercredi 10 mai 2023 17:30 Répondre
Il se doutait bien qu'elle serait furieuse à cause du combat. Mais de là à tout quitter et le planter comme si de rien n'était, non, c'était complètement dingue. Il avait tellement été pris ces derniers jours qu'il n'avait pas eu le temps d'appeler sa famille pour savoir s'ils avaient eu des nouvelles. Jax n'avait fait que de l'envoyer en mission à droite et à gauche pour l'occuper et surtout ne pas penser à la jolie brune qui avait mis les voiles. Son ami semblait plutôt désinvolte mais s'inquiétait aussi des sentiments de Thomas, aussi, il ne se douta de rien. Il savait Sora impulsive et têtue, mais pas de là à abandonner une mission. Alors qu'il se rendait à son compte rendu de fin de mois, il fut surpris de ne pas la voir au rendez-vous. Peut-être avait-elle était missionnée sur une autre enquête. Après tout, elle était beaucoup trop familière de la sienne et Lincoln avait pensé qu'il serait judicieux de l'en préserver. Ou alors elle avait sciemment fuit à cause de lui, parce qu'elle avait pris peur de qui il était.
- Elle ne donne plus signe de vie depuis deux semaines et nous avons retrouvé sa voiture brûlée sur un parking d'un supermarché. Il n'y avait pas de corps dedans mais Sora Walker reste introuvable.
- Comment ça plus de signe de vie ? Je pensais qu'elle avait juste changé de mission.
- Quoi ? Mais non ! Absolument pas ! Thomas, que s'est-il passé ?
Mais c'est qu'il n'en n'avait aucune idée notre cher Thomas ! Il tombait des nues en apprenant que Sora avait totalement disparue des radars depuis la fameuse soirée. Faisant les cent pas, il se faisait aussi sermonner par Lincoln qui le pourrissait littéralement et venait même à insinuer qu'il s'était débarrassé d'elle. Comme s'il avait besoin de ça. Thomas du même attraper par le col son lieutenant et le plaquer contre le mur pour lui faire comprendre de descendre de quelques étages :
- Lâche moi Wells ! Lâche moi !
- Non toi tu te calmes. Tu crois que je suis capable de lui faire sciemment du mal ? Vraiment ?
- LÂCHE MOI BORDEL !
Thomas le fit retomber sur le sol non sans lui offrir un regard noir de fureur. Il devait vite s'échapper de la pièce, ne pas rester ici avec lui de peur de perdre complètement la tête. Sur le chemin qui le conduisait jusque chez les Sons, il réfléchissait, il recomposait le puzzle concernant la dernière soirée de Sora. Bien sûr, il pensa à Jax. Son intuition lui intimait qu'il l'avait prise en otage ou pire, qu'il s'était débarrassé d'elle. Mais aucun corps n'avait encore été découvert. Deux missions se perdait en une. Mais c'était surtout la capacité à être clairvoyant chez Thomas qui était mise à lourde épreuve. En effet, la disparition de la jeune femme le tourmentait. Que lui était-il arrivé ?
Sans demander l'autorisation, il se mit donc à fouiller, à chercher pardon dans le garage, dans la chambre de Sora, dans tous les endroits où elle avait été pour trouver une preuve. Est-ce que c'était Katherine qui l'aurait reconnue et qui s'en serait prise à elle ? Lincoln ne lui avait donné aucun indice, aucune trace pouvant l'aider à commencer sa recherche. Par où commencer ? Alors qu'il cherchait dans sa chambre et qu'il avait tout renversé, Christie apparue sur le pas de la porte, son sourire insolent sur les lèvres :
- Tu cherches quelque chose mon beau..?
- Ce n'est pas du tout le moment Christie.. Mais alors vraiment pas.
- Pourquoi est-ce que tu te tortures ? Ce n'est pas comme si tu n'étais pas apprécié à ta juste valeur ici, n'est-ce pas ? Et puis, bon vent.. Jax a eu raison.. Comme ça tu peux te concentrer sur les vraies femmes, pas les bébés en salopette.
Au même moment, elle s'était postée derrière lui et venait caresser ses fesses pour redescendre entre ses cuisses. Rapidement et violemment il se retourna et la plaqua au mur derrière elle en agrippant sa gorge. Ses doigts pressaient légèrement sa peau diaphane quand elle paniquait elle le suppliant de la reposer. Mais plus elle se débattait et plus il serrait :
- Jax ? Qu'est ce qu'il a fait ?
- Tomm.. Tommy..
- REPONDS MOI !
Son cri était bestial, violent et faisait pleurer la jeune femme qui était persuadée de mourir incessamment sous peu. Mais elle n'arrivait pas à apitoyer le géant qui venait à resserrer un instant ses doigts ce qui fit cracher le morceau à la victime. Elle pleurait en lui expliquant que Jax lui avait ordonné de rassembler les affaires de Sora et de les brûler mais qu'elle n'en savait pas plus. Relâchant la jeune femme qui s'écroulait sur le sol, Thomas ne perdit pas un instant et se rendit au club où tous les garçons s'y trouvaient. Il entrait avec fureur et se jeta sur Jax et vint à le frapper sauvagement déclenchant une bagarre entre eux deux que personne ne comprenait. Même si Jax avait une bonne droite, Thomas était plus athlétique et puissant, aussi, il mit à terre le jeune homme et lui cracha un peu de sang sur le côté :
- Où est-elle ?
- Mais bordel j'en sais rien !
- ARRÊTE TES CONNERIES ! DIS MOI ! Dis moi où elle est où je te jure que tu ne sera pas prêt à reparler ou voir Jax.
- Thomas ! Ca suffit !
C'était Clay et Gemma qui lui ordonnaient d'arrêter. L'effet de meute autour des deux frères avait inquiété les deux parents qui savaient de quoi étaient capable les deux meilleurs hommes du groupe. Ayant le regard de Gemma sur lui, Thomas abaissa son poing et relâcha lourdement son frère d'arme sur le sol non sans lâcher son regard :
- Clay.. Gemma.. Je ne vous ai jamais rien demandé. J'exige donc que le conseil se réunisse. Jax ment et m'a manqué de respect en me prenant ma femme. Si vous ne le jugez pas, je vais devoir appliquer la loi martiale du club. Et vous comme moi savons que nous ne voulons pas en arriver là.
Il s'agissait d'un combat à main nue qui ne pouvait se terminer que par la mort de l'un et l'autre. Jax savait qu'il perdrait d'avance mais allait-il dire la vérité ? La ténacité de Thomas était telle qu'il n'avait pas beaucoup de choix. Tous les regards étaient dirigés vers lui, dans l'attente de la réponse tant attendue de Thomas. Tout le monde savait qu'il avait fait du charme à la jolie amérindienne, alors qu'en avait-il fait ? Là, sous les regards de ses comparses, il devenait le traitre, l'homme à abattre.
immarcescible, Posté le vendredi 05 mai 2023 17:18 Répondre
Il ne l'avouera jamais mais avoir Sora près de lui était un vraiment une chance. Elle savait parfaitement comment le stimuler et mieux, lui apporter les solutions aux questions qu'il avait. Mais surtout, elle était la lumière de son quotidien. Aussi, il ne pouvait vivre sans elle. Mais comme il n'était pas du genre à être romantique, jamais il ne lui dirais. Il lui conseilla tout de même d'avertir son père et de prendre des garde du corps pour le protéger. Il omis de lui dire que Katherine avait jeté son dévolu sur lui craignant que cela ajoute à plus de rancune. Et puis.. Ce n'était pas la première ni la dernière fois qu'une femme lui faisait de l'oeil. L'aventure chez Giani fit plaisir au restaurateur qui n'avait pas vu les tourtereaux depuis un moment et leur rappela que l'appartement était toujours disponible pour eux. Thomas eut un petit oeil goguenard pour sa jeune partenaire mais son portable sonnait. Il regarda l'écran et vit l'heure en plus du jour :
- Merde.. J'avais oublié..
Comment expliquer à Sora qu'il avait promis à Jax de participer à un tournoi de boxe et qu'il devait combattre ce soir même. Il répondit à son ami qu'il aurait un peu de retard et qu'il était sur la route. Gêné, il expliqua à la jeune femme qu'ils devaient rentrer et insista pour qu'ils rentrent ensemble. Il n'expliquait pas pourquoi mais elle allait vite comprendre. Arrivant à moto dans la cour et devant tout le monde, Thomas annonçait explicitement à tout le gang qui était Sora pour lui. C'était une manière peu subtile de "marquer son territoire" mais avec la virée de Jax ce matin même avec sa belle amérindienne, il ne voulait plus laisser d'autres hommes oser s'approcher d'elle. Une fois descendu de la moto, il s'approcha d'elle et prit son menton entre ses mains pour lui donner un baiser langoureux sous les yeux amusé des garçons et le regard dégoûté des filles notamment de Christie. Mordillant le nez de la belle brune, il lui murmura sur une voix chaude et basse, comme explication :
- Je ne partage jamais ce que j'aime.
L'aidant à descendre de la moto, il fut rapidement récupéré par Rayan et Mitch qui l'attendaient avec impatience. Thomas demanda à Gemma de venir s'occuper de Sora. Il ne voulait pas qu'elle puisse le voir en train de se battre. Les garçons adoraient le voir faire car il y avait chez lui quelque chose de violent voire même de bestial. Gemma comprit le message et prit Sora sous son aile pour lui demander de l'aide au bar. Pendant ce temps, Thomas en profitait pour rejoindre le hangar à l'arrière qui avait été transformé pour l'occasion en véritable scène de lutte. Passant au vestiaire, il mit un simple short et commença à s'entrainer sur un sac de sable pendant que les garçons lançaient les paris. Concentré, le blond ne s'occupait pas d'eux. Il se devait d'être féroce ce soir puisque le groupe misait beaucoup d'argent sur sa performance. Alors pas de temps pour les effusions d'humour.
Au bout d'une petite heure, il était prêt. Son cache-dent mis en place, Jax lui hurlant qu'il était un champion quand les garçons le soutenait, le voilà enfin sur le ring. Son adversaire était assez colossal et il le savait. Sa seule chance de s'en sortir était d'être rapide. Les poings dressé, il se mit en position et reçu un premier coup, puis un second dans le ventre. Il ne mouftait, prenait sur lui et tentait de se concentrer le plus possible. Mais très vite, alors que l'autre semblait être persuadé de gagner, Thomas attaqua avec une rapidité et une violence qui cloua le gars au sol cinq secondes. Il en avait huit pour pouvoir se redresser. Les garçons autour hurlaient, riaient, pariaient. Thomas n'avait pas le temps de les observer. Non, il était là pour gagner et ne pas sortir de l'arène sans être le vainqueur. Le combat dura un certain moment, non sans mal puisque le blond avait l'arcade qui saignait et des bleus sur le buste. Mais ça ne le dérangeait pas. Il tenait parfaitement le rythme et laissait même l'autre gagner par moment. C'était des combats truqué, Thomas se devait donc de respecter la ligne donnée par Jax pour que le match leur rapporte suffisamment d'argent.
Mais alors qu'il était en train de gagner, il vit les yeux brûlant de Sora et Jax se pencha sur sa joue pour lui murmurer quelque chose à la joue. Pris par surprise, il ne vit pas le coup du colosse qui vint l'abattre sur le sol. Tout le monde était persuadé que Thomas était out car il était sonné. Mais le blond finit par se relever au dernier moment provoquant les houra de joie des autres garçons. Thomas était fou de rage, de jalousie. Il ne supportait pas de voir Jax s'approcher ainsi de Sora. Esquivant un coup frontal il pu taper en vitesse dans le ventre de son adversaire avant de lui donner un coup puissant en plein visage. La colère et la frustration de ces dernières semaines explosaient. Il revoyait Sora, les bassesses des gens, l'incertitude de sa position, ses doutes, tout ce qui l'effrayait se trouvait muté en son adversaire qu'il mit k.o. avec un cri de rage qui faisait rager de plaisir ses camarades.
Et le voici le grand gagnant de la soirée. S'écroulant sur le sol, il cracha son cache-dent ensanglanté quand les garçons venaient le féliciter et lui donner de l'eau. Il cherchait dans la foule Sora qu'il ne voyait pas. Avait-elle fuit en voyant sa violence ? Avait-elle décidé de suivre Jax ?
immarcescible, Posté le dimanche 30 avril 2023 09:39 Répondre
Il venait de sortir de sous une voiture lorsqu'il vit partir au loin Jax et.. et Sora ? Thomas n'était pas du genre jaloux mais là il ne comprenait pas. Et quand il ne comprenait pas, il se renfermait sur lui-même et grognait. De toute façon, il n'avait pas le temps de s'inquiéter de ce qu'ils pouvaient faire car il avait beaucoup de travail à l'atelier. Les autres garçons l'observaient, semi-amusé, semi-inquiet de voir leur ami être aussi mutique quand il faisait en sorte de les ignorer pour ne pas répondre à leur questions. Christie passait dans l'atelier et se mit à s'afficher avec un des derniers venu de la bande. Elle semblait vouloir rendre jaloux Thomas qui l'ignorait elle aussi royalement. De toute manière, peu lui importait qu'elle ai rencontré quelqu'un ou non. Tout ce qu'il voyait, c'était Sora sur la moto de Jax.
Gemma vint lui poser quelques questions sur certaines voitures qui devaient quitter l'atelier. Il prit le temps de lui répondre et de lui expliquer ce qu'il restait à faire. Ils firent un point aussi sur le stock de pièces et d'accessoires nécessaires. Cette vie simple plaisait à Thomas. Il en oubliait souvent son autre vie, celle de flic. Il n'avait plus envie de ça. Tout ce qui l'intéressait c'était de réparer des voitures et de retrouver le lit de Sora tous les soirs. Concilier les deux étaient compliqué au vue de ses autres activités à côté mais rien ne l'empêchait de vivre par moment dans une bulle que lui seul s'était créé.
Alors qu'il finissait de faire le point avec Gemma, il fut surpris par l'arrivée de Clay dans le bureau. Ce dernier était toujours méfiant à l'égard de l'anglais qu'il pensait être bien plus intelligent et secret que ce que tout le monde pense. Mais étant protégé par Gemma, le vieux chef ne pouvait rien dire.
- Tommy.. Où est Jax ?
- Parti en vadrouille je ne sais où, dit-il en tentant de dissimuler sa rage profonde.
- Merde. J'ai besoin de quelqu'un pour me seconder. Viens, tu feras l'affaire.
Il n'osa pas protester. Cette affaire était forcément urgente au vu de son regard inquiet. Gemma le poussa à suivre son compagnon quand elle lui assurait gérer l'atelier. Après s'être lavé les mains, enfilé sa veste de biker et prit ses lunettes de soleil, il rejoignit Clay dans la cour pour enfourcher sa moto. Le trajet fut silencieux, Clay n'aimait pas parler. Ils se rendirent tous les deux jusqu'à une usine désaffectée en périphérie de la ville. Thomas se laissait porter tout en mémorisant bien le chemin afin de le transmettre à ses collègues du FBI un peu plus tard. Dès qu'il sortait du garage, il redevenait le flic et sa nervosité revenait.
Une fois arrivé, ils se garèrent dans un entrepôt et il pu voir qu'on les attendaient. Une fois encore, il vit la fameuse Katherine, assise sur un banc et qui pianotait sur son portable. Une fois descendu de leur moto, ils se rendirent devant elle avant d'être entouré par plusieurs hommes armés. Thomas n'était pas impressionné quand Clay fronçait les sourcils sans comprendre et dire :
- Il va falloir mettre les points sur les "i" ma belle. Je ne suis pas votre laquais donc si vous avez besoin de communiquer avec nous vous vous en tenez à un message ou un appel.
- Sauf que je ne peux pas communiquer avec vous, répondit-elle en souriant, sinon nous serions intercepté par nos ennemis commun : la police.
Thomas écoutait sans dire un mot. Il analysait tout, les armes des gardes, la tenue de Katherine, cherchant le moindre indice qui pourrait permettre au FBI de l'arrêter. Et pendant que les deux débattaient de comment ils devaient communiquer, Katherine vint clore le sujet en évoquant un numéro privé. Clay qui n'était pas des plus patient, lui demanda donc ce qui valait cette réunion extraordinaire :
- Les armes vous seront livré dans quelques jours comme convenu.
- Ce ne sont pas des armes dont je veux parler. Mais d'un service..
Là, Clay et Thomas furent surpris et ne s'attendaient pas à une telle demande. Fronçant tous les deux les sourcils et Katherine ayant l'attention des deux hommes, elle pu leur expliquer de quoi il en retournait :
- J'ai besoin qu'un de vos hommes s'occupe de ôter la vie à quelqu'un.
- Nous ne sommes pas des mercenaires, répliquait Clay à la plus grande surprise de Thomas, nous ne tuons pas comme ça à la demande. Nous ne sommes que des marchands d'armes. Et puis avec l'armée que vous avez autour de vous, n'allez pas me faire croire que vous ne pouvez pas vous en charger seule.
- Vous ne me laissez même pas terminé. Je ne vous demande pas de tuer quelqu'un de lambda mais un procureur.
Un procureur ? Thomas se souvenait du message de Sora et de la menace qui était tenue au-dessus de sa tête. Il se trouvait exactement devant les commanditaires du meurtre du père de Sora. Il devait rester calme, impassible, mais il ne pu s'empêcher de répliquer :
- Nous ne faisons pas de politique. Le groupe n'est là que pour protéger la communauté, pas répondre à des stratégies et des complots politique.
- Ahahahah, parce que vous croyez franchement que vous ne faites pas de politique, demandait Katherine hilare, quand vous distribuez des armes à l'IRA, à la Russie ou encore en Orient vous ne faites pas de politique. Et puis.. Je ne vise pas cette personne pour ça. Non.. C'est une vengeance personnelle. Cet homme a permis qu'on me vole le bien qui m'était le plus précieux et je dois me venger de lui et de toutes les autres personne qui l'ont aidé.
- Alors raison de plus pour ne pas nous en mêler. Nous ne sommes pas sous vos ordres.
Clay était en colère que Thomas parle à sa place. Même s'il avait raison, il ne voyait pas pourquoi le blond se permettait d'être aussi froid et inflexible avec l'inconnue quand habituellement il était calme et silencieux. Il posa donc sa main sur l'épaule de son acolyte et demanda simplement à la bulgare sous le regard horrifié de Thomas :
- Qu'est-ce que l'on a gagné dans cette histoire ?
- Une fois le procureur ôté, je pourrais faire en sorte que soit mis à sa place au siège du gouvernement, quelqu'un qui soit plus indulgent à votre égard et à votre communauté.
Là, c'était une proposition qui allait forcément intéresser Clay. Thomas reconnaissait son oeil brillant d'intérêt et il sut qu'il allait devoir se battre en rentrant. L'ancien ne donna pas de réponse, il se contenta de dire qu'il devait en parler au reste du groupe et qu'il ferait part de sa réponse dans quelques jours. Sur la route du retour aucun des deux se parlèrent. Chacun connaissait le point de vue de l'autre, aussi, il ne servait à rien d'en débattre. Ils étaient partit un bon moment et quand ils arrivèrent, Thomas vit la moto de Jax. Il se souvenait alors de Sora derrière lui partant les cheveux au vent. Bon sang, sa colère et sa jalousie refaisait des bon périlleux. Même s'il faisait confiance à la brune, il ne voulait pas qu'elle fasse du charme à Jax à cause de la mission. Etait-ce ce qu'elle était entrain de faire ?
Il descendait de sa moto et se dirigeait vers le garage quand Jax questionnait du regard son beau-père. Il ordonnait à son beau-fils de réunir toute l'équipe pour une réunion exceptionnelle. Les garçons étaient entrain de se réunir quand Sora venait à Thomas, elle avait du voir son oeil brillant et furieux, aussi il se contenta de répondre en murmurant :
- Ce soir chez Giani, 20h.
Délicatement il embrassait le front de la jeune femme comme pour signifier à tout le monde qu'il était au dessus de tout ça même si au fond il avait envie de tout brûler, et rejoignit la fameuse réunion exceptionnelle dans le bar d'à côté.
immarcescible, Posté le mercredi 26 avril 2023 20:19 Répondre
Elle osait littéralement exploser dans le cagibi quand il ne voulait parler que de la mission. Mais la voir autant souffrir, persuadée qu'il ai pu se coller à une autre femme qu'elle, l'étonnait. Non, ça le blessait. N'avait-il pas été sincère avec elle ? Si au départ il fronçait les sourcils devant l'incompréhension de ce que lui confiait Sora, cela lui sembla si improbable à la fin qu'il ne pu s'empêcher de laisser s'échapper un sourire narquois. Un sourire mi-amusé, mi-sévère. Il n'eut pas besoin de parler car Sora savait. Comme lui aussi se trouvait ridicule d'avoir pu croire qu'elle soit intéressée par Jax. Bloquée contre la porte, ils se jetèrent l'un sur l'autre tels deux aimants incapable de se contenir. Il ne savait même pas qui avait fait le premier pas et il s'en fichait. Il goûtait de nouveau aux lèvres de Sora, il la tenait contre lui et ils se caressaient, se retrouvaient, incapable de se détacher. Elle lui murmurait même les mots qui lui donnait les larmes aux yeux tant c'était improbablement beau.
Il pensait tout contrôler mais il n'en n'était rien. A moitié nu devant elle, elle prit la décision de le rendre fou une fois de plus. Sans qu'il puisse la repousser ou prémédité, il l'observa avec un oeil incrédule. Son pantalon tombait sur ses chevilles et son oeil brillait d'une interrogation excitée. L'interdit, le désir, tout était réunis pour qu'ils se rendent fou l'un et l'autre et ne plus rien contrôler était un aphrodisiaque certain. Elle le manipulait tendrement au départ avant de venir le taquiner. Il en riait doucement tout en mordant sa lèvre. Un faible râle de plaisir s'échappait de ses lèvres qu'il tentait de contrôler et qu'il étouffait de son poing. Difficile de la contempler tant elle était excitante ainsi. Il se devait de fermer les yeux pour ne pas craquer mais elle cherchait à l'amener au bout et le taquiner encore et encore :
- Putain.. Sora.. Il n'y a que pour toi que je bande comme ça..
Il ne pouvait pas l'appeler autrement. Son prénom était trop beau pour ne pas le prononcer. Mais alors qu'il allait arriver au moment de l'explosion, il la retira fébrilement. Reprenant son souffle un instant et la soulevant dans le même temps, il a déposa sur le congélateur avant de débouter son mini short et de le faire tomber à ses chevilles. Sa main partait à l'exploration de son intimité qu'il découvrit brûlante. Cela le fit sourire de plus belle quand il caressait fermement son bouton de plaisir sensible. Ses dents appréciaient la douceur de sa lèvre inférieure quand son autre main sortait son sein de son haut. Très vite, il se pencha sur ce dernier et l'aspira avant de le mordiller. Elle lui brulait littéralement la main alors qu'il la caressait encore plus intensément et rapidement. Ses jambes tremblaient si vite qu'il la savait proche de l'orgasme. Alors, il la cessa ses caresses dans un geste vif et vint la faire descendre pour la retourner contre la fameuse porte. Debout derrière elle, il remontait ses deux mains sur ses seins qu'il pinçait quand son membre se collait entre ses fesses avant d'être aspiré par son intimité. Il la pénétra d'un mouvement intense quand il gémissait dans sa chevelure :
- Oh bordel.. Tu.. me.. rends.. fou..
Il bougeait en elle, pinçant encore sensuellement ses pointes durcies quand son corps se plaquait contre le sien. Il gemissait dans son cou jusqu'à ce que leurs lèvres se rejoignent. C'était si aliénant, si excitant d'être réunis de la sorte. Il ne préméditait rien, tout était spontané et si bon. Thomas était dans un délire de sensation, un souffle de bonheur sensuel qu'il ne pouvait contenir ses mains et ses mouvements.
- Tu es à moi.. à moi.. putain.. t'es à moi leannan.. il n'y a que toi.. que toi..
Des semaines sans elle, sans la toucher et de privation. Oh que oui il savourait, il se perdait en elle sauvagement, comme pour la posséder entièrement et se lier à elle pour toujours, pour qu'elle n'oublie pas qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Ses mains et ses lèvres la possède autant que son corps, oubliant le reste du monde.
immarcescible, Posté le lundi 24 avril 2023 16:37 Répondre
Les garçons se battaient pour n’importe quoi en bas ce qui ne faisait qu’accentuer la fureur de Thomas. Non seulement parce que c’était ridicule, mais aussi parce qu’il avait été interrompu dans un baiser sauvage et langoureux avec Sora. Bien malgré lui, il se retrouvait donc pris à partit dans cette bataille enfantine où il du hausser la voix. Jax riait, amusé de la situation quand deux filles se prélassaient contre lui. Pourquoi ne réagissait-il pas ? Pourquoi l’appeler lui ? Sans doute parce qu’il désirait lui aussi la petite nouvelle, Maya si torride et sensationnelle dans ce mini-short en jean et qui ferait tourner la tête de n’importe quel homme sur terre. Ça oui, Thomas en était certain, elle allait en faire tourner des têtes.
Après avoir remis à l’extérieur Jackson, un des garçons qui se battait, Thomas resta un moment avec lui pour essayer de le calmer. Une banale histoire pour une fille, voilà pourquoi les garçons se battaient entre eux. Il y avait chez Thomas un côté protecteur, quasi paternaliste que n’avait pas forcément Jax. Lui, il prenait le temps d’écouter les autres et de vraiment s’intéresser à eux et il ne s’agissait pas seulement de l’enquête mais surtout de ces jeunes perdus qui ne demandaient qu’à être écouté et entendu. Une fois calmé, il pu le laisser entrer et là, son rival Cameron, vint s’excuser d’avoir voulu draguer sa fiancée.
Tout était bien qui finissait bien se disait finalement Thomas en voulant remonter à la chambre de Sora. Mais sur le chemin, il fut interrompu par Christie qui pleurait. Inquiet et empathique, il entra dans sa chambre pour la consoler sans savoir que le lendemain il allait regretter.
Bien évidement qu’il n’avait pas couché avec elle. Ils n’avaient fait que discuter toute la nuit. Au lever, il était trop tard pour rejoindre Sora d’autant plus qu’il devait se rendre à une rencontre avec Jax pour une livraison d’armes. Le risque était trop grand de lui laisser un mot, aussi, il se promit d’aller la voir une fois qu’ils seraient enfin seuls. Mais pour le moment, il devait se concentrer sur sa mission et découvrir qui était celui qui finançait des armes à l’IRA.
- Alors, demandait Jax alors qu’ils étaient arrêté sur un parking désaffecté, cette nuit d’amour avec Christie ?
- Nous n’avons rien fait. Juste discuter. Visiblement elle est amoureuse de quelqu’un mais il ne la voit pas.
- Crétin.. C’est de toi dont elle parle.
Les garçons autour de lui se moquaient quand il les observaient en fronçant les soucies surpris. Amoureuse de lui ? Pourtant elle n’avait rien tenté hier soir. Elle n’avait pas été tactile, ni même avait fait d’allusion. Il ne comprenait pas bien.
- C’est ridicule.. On n’a jamais eu de vraies conversations.
- Parce que tu crois qu’elle a besoin de converser pour pouvoir faire ce qu’elle veut avec toi ?
Habituellement, Thomas sait quand une femme le drague mais ces dernières semaines il n’avait fait que penser à Sora. Est-ce parce qu’il est amoureux d’elle qu’il n’avait pas vu cette autre femme. Pendant que le garçons lançaient les paris sur sa potentielle relation avec Christie, une voiture arriva. Garée non loin d’eux, en sortie deux hommes et une femme grande, anguleuse et à la chevelure d’ébène. Elle devait avoir dans les quarante cinq ans. Très belle, elle dévisageait tous les hommes devant elle avant de se présenter :
- Je me nomme Katherine, dit-elle avec un accent fortement prononcé, et je suis l’intermédiaire que vous souhaitez rencontrer.
- Charmé, ma dame.
Jax s’amusait déjà à faire du charme à la beauté slave qui se trouvait devant eux. Ses grands yeux noir le détaillait sans vraiment s’y intéresser quand elle donna les derniers ordres qui avaient été donné pour la livraison. Elle parlait avec un accent russe, ou même bulgare, Thomas ne savait pas lequel. Il la détaillait avec une telle précision qu’elle cru visiblement qu’il était charmé. Cela la fit sourire et en voyant l’épaisseur du colosse vint à lui. Il y avait une telle indécence chez elle que tous les hommes en était charmé et excité. Mais Thomas, il gardait toujours une forme de distance qui fit légèrement rire la succube :
- Je t’intrigue n’est-ce-pas ?
- Si cela peut vous contenter, répondit-il froidement sans céder à son charme, je le serais.
- Tu joues la résistance mais je peux t’assurer que tu viendras plus rapidement à moi que tu ne le crois.
Elle retournait ensuite vers Jax qui ne perdait pas son sourire et accepta le marché et la rencontre dans deux semaines avec la livraison des armes. C’était une belle transaction pour les Sons qui allait permettre de beaux projets. C’était ce que Thomas aurait voulu faire comprendre à Sora. Ils ne finançaient pas que des cartels de drogues mais aussi des écoles, des études, des lieux de cultes et de recueillement pour chaque famille. Il avait besoin qu’elle prenne conscience que le monde n’était pas aussi manichéen qu’elle le croyait.
Mais en rentrant, lorsqu’il la trouva dans le garage, qu’elle ne fut pas sa surprise de tomber sur son regard noir de colère. Lui en voulait-elle de ne pas l’avoir rejointe la veille ? C’était ce qu’il croyait, jusqu’à ce que Christie sorte de nulle part et vienne prendre sa main dans la sienne. Fronçant les sourcils, il la retira vivement et la regarda avec une incompréhension certaine. Tout le monde les regardaient, alors, il se pencha discrètement sur elle pour lui murmurer :
- Je peux pas être ton compagnon Christie. J’appartiens déjà à quelqu’un d’autre.
Cela la fit pousser un bocquet de stupeur avant de s’écarter du blond et de frapper son bras. Mais lui ne bougeait pas. Les garçons étaient tous hilares quand lui, leur faisait signe d’arrêter. Christie partie, Gemma arriva en soupirant :
- Tu vas donc briser le coeur de toutes nos filles Tommy ?
- Il faudrait déjà que j’en ai.
- Bah ! Ne dis donc pas de balivernes petit.
Elle le couvait, comme si c’était son fils et il l’appréciait, comme si elle était sa mère. Il suivit le groupe qui allait à la réunion privée mais son regard cherchait celui de Sora en espérant qu’elle ne soit pas au courant de ce qu’aurait pu dire Christie. A la fin de la réunion, il fut donc décidé que Tommy et Cameron iraient en éclaireur sur le terrain le jour de la mission. Clay voulait s’assurer que personne ne viendrait détruire la transaction. Ils avaient beaucoup trop à perdre. Thomas essaya d’en savoir plus sur le financement et sur ce qu’ils souhaitaient faire mais il n’eut le droit qu’à un regard lourd de suspicion de Clay. Il n’insista pas et se contenta des ordres qu’il avait reçu.
En sortant avec les garçons, ils allèrent au bar qui était à côté. Thomas restait un peu en retrait, finissant sa cigarette et cherchant discrètement Sora mais elle était introuvable. En entrant dans le bar, qu’elle ne fut pas sa surprise de la voir au bar dévoilant ses longues jambes fines et ciselées dans ce mini-short. Elle allait le rendre fou. C’était certain, i les Sons ne venaient pas à bout de lui, elle, elle le ferait. Il passa près d’elle et fit exprès de la frôler. Il espérait qu’elle le suivrait dans le fond du bar pour qu’ils puissent se retrouver. Discrètement donc, il attendit dans le petit local, la réserve qui ne possédait qu’une seule issue. Ainsi, avec le bruit et le lieu clos, personne ne pourrait les entendre. Et il attendait.
immarcescible, Posté le samedi 22 avril 2023 09:57 Répondre
Dire qu’il était fou de rage était un euphémisme. Thomas travailla une bonne partie de la soirée avant de finalement rentrer se coucher. Il n’avait aucune idée d’où pouvait bien dormir Sora et toutes ses inquiétudes se reformaient. Être loin d’elle était une chose, mais au moins, elle était en sécurité. Plus elle était proche de lui et plus elle était en danger et ça, il ne pouvait le contrôler. Et Thomas était un homme qui n’aimait pas contrôler ce qu’il faisait. En rentrant, quelle ne fut pas sa surprise de voir tous les garçons réunit qui buvaient un coup ensemble. Quelques filles étaient là et fort heureusement, il ne vit pas Sora. Il avait besoin de prendre une douche, aussi, il s’éclipsa après avoir salué tout le monde et se rendit dans la salle de bain.
Sous la douche, il se frottait le corps et le visage en essayant de se persuader que Sora n’avait pas réapparu et qu’elle n’était pas là quelque part. Il priait intérieurement pour se réveiller de ce maudit cauchemar. Une fois propre, il enfila un simple jogging et un sweat avant de rejoindre le salon où les garçons riaient et parlaient toujours. La musique résonnait beaucoup plus fort. Visiblement, ils fêtaient quelque chose.
Dans la cuisine il du pousser délicatement un couple qui se bécotaient pour arriver jusqu’au frigo, là, il récupéra une bière et s rendit ensuite dans le salon où la fête battait son plein. On le saluait et il rendait le bonsoir en buvant tranquillement au goulot de sa bière jusqu’à ce qu’il se fige. Il n’avait pas rêvé. Sora était là, bavassant avec Jax comme si de rien n’était. Elle papillonnait des yeux, comme elle l’avait fait le premier soir où ils s’étaient rencontrés. Comme lorsqu’elle traquait les riches voleurs d’artefacts amérindiens.
Sa main se serrait, formant un poing de fureur quand il la voyait rejeter son épaisse chevelure brune qui tombait magnifiquement sur ses hanches envieuse. Il avait envie de tout détruire en la voyant faire et en constatant le regard émerveillé de Jax qui la désirait.
- Ah ! Tommy ! On a bien cru que tu ne nous rejoindrais jamais !
Hurlait Mitch un des garçons du groupe. Il se jetait sur lui ce qui avait fait rire tout le monde et générait tous les regards sur eux deux. Mais Thomas ne décolérait pas. Il fixait Sora qui enfin reposait ses yeux sur lui. Il était dans une fureur à peine contenue mais tous les autres étaient beaucoup trop saoul pour comprendre. Il bu sa bière cul sec avant de tourner le dos à Jax et Sora pour se réfugier à l’extérieur et fumer.
C’était trop. Cette mission était beaucoup trop pour lui. Faisant les cent pas dans le jardin, il tentait de se contrôler et de se calmer comme il le pouvait mais impossible. Soudain, son biper sonna, celui pour être contacté par le FBI. Il quitta donc le jardin et la maison pour se rendre au lieu de rendez-vous. En arrivant, il plaqua furieusement Lincoln contre le mur en l’invectivant :
- Espèce de sac à merde ! Qu’est-ce que vous avez foutu ?! Je maîtrisais la situation pour l’envoyer elle !
- Lâche moi Welch ! Lâche moi !
A regret il le relâcha et s’écarta de lui pour ne pas être tenté de le frapper et recommença ses cent pas :
- C’est une excellente recrue. Elle connaît le terrain. Elle est maligne et on sait qu’elle va te rebooster.
- Putain de merde.. Juste pour me faire chier en fait.
- Il y a de ça aussi. Mais peut-être que ça te permettra aussi de te rappeler qui est ton vrai ennemi, Tommy.
Thomas était cerné de toute part. Il n’avait plus aucun moyen de fuir. Le moment de faire un choix était presque venu à son terme et la présence de Sora n’aidait en rien. Il préférait quitter la ruelle pour rentrer chez les Sons où la fête avait toujours lieu. Il retrouva la brunette sur le canapé, toujours accompagnée de Jax qui lui faisait les yeux doux. Thomas vint leur tourner le dos et s’asseoir au bar pour recommander un bière qu’il bu en quelques gorgées. C’est alors que Christie, une jeune blonde non effarouchée qu’il avait repoussé à quelques reprises vint se blottir contre lui. Il eut un geste de recul mais vit le regard sombre de Sora sur lui. La jalousie le guida plus que la raison et il laissa donc Christie se blottir contre lui et glousser à son oreille. Sora voulait la guerre, elle allait l’avoir.
immarcescible, Posté le jeudi 20 avril 2023 18:50 Répondre
Est-ce qu'il y avait une volonté pour Thomas de blesser sciemment Sora ? Absolument. Il se devait à tout prix de la sauver de lui-même. L'énorme dispute qu'ils eurent lui confirma que c'était la fin de leur histoire. Même s'il tenta de l'appeler à plusieurs reprises pour s'assurer qu'elle allait bien, il était soulagé de savoir qu'elle pouvait recommencer sa vie sans lui. Pourquoi avait-il cédé ? Persisté pour essayer de vivre une vie normale ? Il n'avait jamais eu le droit à une vie normale. Il avait toujours été un homme à contre courant du système et les Sons lui avaient bien fait comprendre.
Jax ne l'embêta pas outre mesure en ce qui concernait sa relation avec Sora. Il fut même assez discret pour ne pas empiéter sur l'intimité de celui qu'il appelait son frère. Ils étaient comme les deux doigts de la main. Thomas était assez discret sur sa vie et il le respectait. C'était pour un lui un homme d'honneur et il comprenait qu'il veuille garder pour lui certaines zone secrètes, contrairement à d'autres qui savouraient les menus potins de la vie des autres. Mais les deux blond étaient de la même trempe. Ils n'avaient peur de rien et de personne et respectait pour autant toute forme de vie et de pensées.
Mais malgré tout, Sora lui manquait cruellement.
Un matin comme un autre au garage alors qu'il réparait un moteur.
Il n'y avait rien à signaler du moins jusqu'à ce qu'il entende les sifflements de garçons. Tout le monde vidait l'atelier pour se rendre vers Jax qui semblait présenter quelqu'un. Il s'essuyait les mains à un chiffon quand il se sentit blêmir. Sora était ici. Sora se tenait près de Jax. Sora portait des vêtements qui allait le faire hurler. Elle était indécente, dangereuse et complètement excitante. Tout se mêlait à une vitesse incontrôlée dans l'esprit de Thomas et il devait faire un effort sur humain pour ne pas péter un câble devant tout le monde. Que cherchait-elle ? A le rendre fou ? Le reconquérir ? Le dénoncer ?
Il sortit du garage pour fumer une cigarette quand il faisait les cent pas devant l'entrée. Ô que oui il était en colère. Bien entendu qu'il l'était. Comment pourrait-il ne pas l'être ? Elle se mettait totalement en danger à cause de lui. Mais même s'il culpabilisait, il ne pouvait s'empêcher d'être surtout furieux contre elle. Il fumait une deuxième cigarette et son comportement n'échappa pas aux garçons. En effet, Thomas observait l'accueil avec un regard froid, noir puisqu'il savait que Jax se trouvait dans la pièce avec Sora et Gemma. Cette dernière était une reine en ce qui concernait de tirer les vers du nez des femmes. Verrait-elle aussitôt qu'elle était une flic ? Bordel. Il voyait déjà la scène où ils connaîtraient le pot aux roses et où ils voudraient s'en prendre à elle. Il savait pertinemment ce qu'ils faisaient dans de tels cas et cela le fit frémir d'horreur.
Elle sortait du bureau, toujours en compagnie de Jax. Elle avait toujours ce sourire malicieux sur les lèvres qui faisait naître une colère encore plus violente qu'elle ne pouvait le penser. Et pourtant, une fois encore, le désir l'envahissait en voyant le jeu de jambe extraordinaire qu'elle avait. Tous les garçons étaient en train de baver sur elle ce qui le fit rugir :
- Au travail bande d'abrutis ! Maintenant !
Jamais encore Thomas ne leur avait hurlé dessus de la sorte. Sans perdre un instant et dans un silence pesant, ils se remirent donc au travail. Thomas travailla toute la journée et même en début de soirée. Il était incapable d'aller rejoindre la bande au bar ou alors la famille chez Gemma et Clay. Sora y était sûrement puisqu'elle était nouvelle. Il était incapable de se trouver dans la même pièce qu'elle sans savoir ce qu'elle avait en tête. Jax tenta de l'appeler mais il l'ignora. Il rappela une autre fois puis Gemma. Pas le choix, il devait répondre :
- Où es-tu bonhomme ?
- Je travaille. La Cadillac de Brighton ne va pas se finir toute seule.
- C'est lasagne ce soir Tommy. Et puis nous avons une invité.
- Mh. Je passerais sans doute tout à l'heure mais je ne peux pas là. Désolé Gem, bonne soirée.
Il raccrocha pour ne pas lui laisser le temps de répliquer. Travailler lui permettait de remettre un peu d'ordre dans ses idées même si l'incompréhension, la colère et le désir le rendait perplexe.
Gemma était surprise de la manière de faire Thomas. Jamais encore il n'avait été aussi sec. Elle retourna dans la salle à manger quand tout le monde la regardait dans l'attente de la réponse de Thomas.
- Il a beaucoup de travail visiblement, expliquait-elle en se rasseyant, mais je sens que quelque chose ne va pas.
- C'est juste un garçon consciencieux au travail bébé, répliquait Clay en dévorant son plat, si seulement tous les garçons pouvaient être comme lui.
- Non, non, non. Quelque chose, habituellement il est toujours gentil et délicat. Là il était furieux. Tommy n'est jamais furieux comme ça.
Jax, lui, il observait en coin Sora. Il connaissait la vérité. Il savait que Thomas était fou de rage de voir Sora ici mais se demandait bien pourquoi. Il fixait donc la jeune femme, comme pour lui faire comprendre que c'était elle qui le faisait fuir de la sorte et qu'elle devait réparer ce qui allait se briser. Gemma trouvait malgré tout, la réaction de son nouveau protégé étrange et demanda à Jax d'aller voir ce qui se passait. Il se levait de table et prétexta un autre rendez-vous et demanda ensuite à Sora :
- Tu m'as parlé de ta veste oubliée au garage je t'y dépose ?
Cela devait faire une bonne heure encore qu'il travaillait lorsqu'il entendit une moto tout près. Sans doute un des garçons qui avait oublié quelque chose. Il ignora donc le son du vrombissement jusqu'à ce que la porte du garage s'ouvrir. Il était sous la voiture, alors il roula et pu voir devant lui les jambes si longue, belle et caramel de Sora. Les mains sur les hanches, elle lui lançait un regard foudroyant. Mordant sa joue pour ne pas exploser, il se contenta de rouler de nouveau sous la voiture pour ne pas la regarder alors qu'il allait l'engueuler :
- Qu'est ce que tu veux, demandait-il, qu'est ce que tu es venue chercher ici ?
immarcescible, Posté le mercredi 19 avril 2023 21:39 Répondre
Il se doutait bien qu’elle serait furieuse en disant une telle chose. Il savait à quel point elle appréciait son coéquipier et qu’elle était la valeur de son travail. Alors comment la blâmer d’être ce qu’elle était. Thomas vint à simplement se lever et se servit un verre qu’il bu cul sec. L’agacement se lisait sur ses traits, impossible de les dissimuler auprès de Sora et alors qu’il essayait de prendre sa main pour la calmer, elle le repoussa et vint à l’infantiliser. Comme s’il ne se rendait compte de rien. Cela l’agaçait. Cela prouvait qu’elle ne l’avait pas écouté :
- Ce n’est pas une question d’adrénaline Sora. Je te parle de justice. Qu’est-ce qu’ils ont ces jeunes en dehors des Sons ? Rien. Ce sont des proies facile pour des trafiquants de drogues, d’armes ou encore humains. Il y a bien pire que ce que font le groupe figure toi. Alors oui, ils recèlent des armes mais à côté la communauté aide ces gamins, bien plus que tu ne le crois.
Elle allait enfin monter la dispute et il savait qu’il aurait du s’arrêter mais impossible. Cela faisait des jours qu’il ne dormait pas à cause de toutes ces missions, toutes ces couvertures et tout ce qu’il devait prendre sur lui en stress. Sora, les Sons, le FBI. Il était perdu dans toutes ces vies et se sentait prêt à exploser, tiraillé par tous ces Thomas qu’il ne reconnaissait pas :
- Ils protègent bien plus les gens que tu ne le crois. Bien plus que ces putains de flics qui laissent des hommes battent leurs femmes, violer leurs gamins ou les droguer. Il y a une loi, celle de la famille et celle de la loyauté. La justice est partout chez les Sons, bien plus que tu ne peux le croire. Alors oui, il y a des dommages collatéraux comme ton collègue et j’en suis désolé mais ça s’appelle la putain de chienne de vie Sora. Et si tu sortais un peu de ta putain de tour d’ivoire dans laquelle tes parents t’ont mise depuis gamine, tu comprendrais comment fonctionne ce putain de monde !
Sa main claqua le verre qui allait tomber sur le sol. Il le reposait sur le bar dans un rond bruyant quand il récupérait sa veste près à partir. Mais il l’entendait lui crier dessus ce qui ne faisait qu’attiser sa colère une fois de plus :
- Cesse de me prendre pour un abruti ou un enfant. C’est toi l’enfant dans cette histoire Sora. Toi qui agit impulsivement juste pour te prouver des choses à toi même et à tes parents.
C’était violent et cinglant, même délibéré mais elle l’avait attaqué et il sortait à son tour les griffes. Autant il pouvait être doux et compréhensif à son égard mais il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle ne pouvait comprendre ce monde et que finalement, peut-être, elle ne pourrait jamais le comprendre :
- Tu ne sais rien de moi Sora. Je n’ai jamais été un gars bien, la preuve j t’ai aidé à t’enfuir et menti à mes patrons. Comment peux-tu croire que je sois quelqu’un à qui tu peux demander de croire en la police. C’est elle qui m’a stigmatisé toute ma vie. Qui m’a brisé adolescent. Les Sons ils me voient vraiment comme je suis et personne ne me juge comme tu es entrain de le faire.
immarcescible, Posté le lundi 17 avril 2023 19:05 Répondre
Dire qu'il ne voit pas le temps passer est euphémisme. Les derniers jours ont été plus que productifs pour Thomas d'autant plus qu'ayant disparu deux jours il devait bien rendre des comptes. Deux jours sans nouvelles c'était quasiment signer son arrêt de mort, aussi, en rentrant au garage, les garçons l'attendaient de pied ferme pour tout connaître de son emploi du temps. Comme tous les gangs, on doit rendre des comptes et ça, Thomas l'avait oublié au profit de Sora. C'était en cela que la mêlait à sa vie actuellement était dangereux. Après avoir passé un interrogatoire poignant et brutal, Thomas pu s'en sortir avec quelques hématomes et une côte cassée. Mais la méfiance elle et le doute, étaient encore viscéralement scellé à certains gars. Jax lui, lui faisait confiance. Ils étaient comme deux frères tous les deux partageant les mêmes rêves utopiques, les mêmes sensations.
Thomas avait beau être un flic, il n'en restait pas moins quelqu'un ayant vécu comme un paria. Encore aujourd'hui d'ailleurs. Il comprenait la souffrance de ces hommes abandonnés et rejetés de la société. Il les comprenaient parce qu'il vivait la même. Jamais ses compétences n'avaient été autant salué que chez eux. Jamais on ne lui avait fait autant confiance. Commençait-il à se projeter autrement qu'en tant que flic ? Avait-il vraiment été un flic ? En effet, à la moindre occasion il avait sauvé ceux qu'il jugeait être en mesure d'être sauvé. Sora la première. Il du attendre une bonne semaine avant de pouvoir espérer la recontacter ou aller la revoir. Il voulait même attendre plus longtemps mais deux garçons du gang, deux jeunes recrues, avaient été pris à parti dans une affaire ridicule de rixe entre bande. Cela dégénéra et conduisit un flic à l'hôpital.
Lorsqu'ils allèrent chercher, avec l'avocate, l'un des garçons il entendit qu'une certaine Walker l'avait serré. Son coeur ne fit qu'un bond. Au delà qu'elle se mette en danger, c'était aussi la possibilité d'être découverte et donc de devenir une cible facile. Aussi, le soir même, il trouva un moyen de sortir sans éveiller les soupçons et donc de la rejoindre au restaurant. Elle semblait si triste, si seule et le verre de vin n'aidait certainement pas à canaliser la colère du blond.
- Tu n'as rien, demandait-il avec inquiétude, ils ne t'ont pas fait de mal j'espère ?
Il n'attendait même pas qu'elle réponde. Il inspectait minutieusement chaque recoins de son corps à la recherche d'un bleu ou d'une coupure. Mais non fort heureusement, elle allait bien. Il bu cul sec le verre de vin qu'elle s'était commandé et lui donna un regard qui n'admettait aucune réplique :
- On rentre, dit-il d'une voix ferme, j'ai besoin d'un bain.
Une fois encore, sans attendre sa réponse, il prit sa main et l'entraîna à l'étage. Il salua Giani et prit le petit escalier de service pour rejoindre le couloir donnant sur leur appartement. Il aimait que ça saute toujours la pizza chaude chez eux. C'était réconfortant. En entrant, il alluma la lumière et jeta ses clé sur l'îlot de la cuisine et sa veste avant de faire face à la jeune femme :
- Je suis désolé pour ton collègue, dit-il en avouant à demi-mot qu'il s'agissait de ses jeunes recrues qui avait blessé le policier, ces gamins sont des abrutis.. Ils n'ont pas encore les automatismes nécessaire pour survivre. Ils..
Il devait s'arrêter car il sentait bien que prendre la défense des garçons allait provoquer une dispute. Soupirant et passant une main dans sa crinière fraichement coupée, il observa l'appartement si bien rangé avant de s'asseoir sur le canapé et d'attirer les hanches de la jeune femme entre ses mains. Son visage contre son ventre, il murmura en la serrant contre elle :
- Tu vas me détester de dire ça mais je suis tellement heureux que ce ne soit pas toi.. J'ai.. J'ai eu si peur..
immarcescible, Posté le dimanche 09 avril 2023 16:49 Répondre
La présence de Gabriel Walker avait bien fait réfléchir Thomas. Il aimait sa fille et bien entendu qu’il voulait le meilleur pour elle. Quel père ne le voudrait pas ? Le blond culpabilisait un peu de savoir qu’il avait brisé une famille entière de la sorte. Surtout qu’en plus d’être proches, ils s’aimaient les un et les autres, il suffisait de voir comment ils prenaient soin d’eux. Alors qu’ils marchaient, il écoutait la jeune femme d’une oreille distraite car il réfléchissait et surveillait de ne rencontrer personne lorsqu’elle évoqua l’idée d’avoir un animal. Il haussa simplement les épaules en signifiant un « pourquoi pas » nonchalant.
Ils arrivaient tout près de la jetée et il lui proposa de se rendre au bout. Ils grimpèrent sur les roches avant de finir exilé des gens et de la population du centre ville. Le fracas des vagues sur les rochers étaient apaisant. Il proposa donc à Sora de venir s’asseoir entre ses cuisses puisqu’ils étaient suffisamment loin de tout et de tout le monde pour se permettre d’être tactile. Embrassant le cou de la jeune femme et caressant ses avants-bras, il l’écouta papoter de tout et de rien quand le soleil n’allait pas tarder à se coucher. C’était un beau coucher de soleil :
- Je crois que tu devrais appeler ton père, finit-il par dire, et ne lève pas les yeux au ciel. Ton père t’aime comme toute ta famille et tu ne peux pas empêcher les gens qui tiennent à toi de s’inquiéter. Tu es la première à le faire. Je ne veux pas qu’à cause de moi tu puisses perdre ce qui est un socle pour toi. Aussi imposant et contraignant puisse-t-il être car je suis persuadé que tu ne seras jamais totalement heureuse si tu n’as pas ta famille auprès de toi Sora.
Embrassant son épaule dénudé, il venait poser sa joue contre la sienne en la serrant contre lui un moment. Elle savait qu’il avait raison mais elle était comme lui, beaucoup trop fière pour l’admettre. Mordillant cette fois ci son épaule, il la faisait ronchonner ce qui fit naître sur ses lippes un sourire amusé :
- Tu sais que j’ai raison.. Si tu n’ouvres pas le dialogue avec tes parents nous ne pourrons pas nous projeter l’un avec l’autre. Et je ne veux pas que tu te concentres que sur moi. Ce n’est pas ça l’amour. Et ne réplique pas à ça car je sais pertinemment que tu me dirais la même chose Walker. Ecoute ton vieil amant petite..
Après avoir regardé le coucher de soleil, ils prirent la route direction la maison pour pouvoir passer une soirée tranquillement. Dans la nuit, Thomas devrait quitter la maison pour rejoindre le gang. Cela faisait une journée entière sans avoir rejoint ls garçons cela allait les inquiéter. Mais avant de rentrer, il envoya un message à Charlie pour lui demander de faire venir Kisos chez eux. Peut-être que si le frère et la soeur pouvaient parler, cela aiderait à renouer avec la famille. Aussi, quant ils arrivèrent, Charlie attendait impatiemment devant la porte quand Kisos faisait les cent pas agacé.
- C’est marrant.. Tu as le même regard noir que ton frère, dit-il à Sora en caressant sa nuque un petit sourire en coin, bienvenu et merci d’être venu.
- Merci à toi Thomas pour ton invitation ! Nous sommes enchantés.
- Mh, ronchonnait Kisos en suivant sa fiancée qui souriait fièrement.
Une fois entrés, Thomas se remit à la cuisine et proposa ds cocktails à tout le monde histoire de détendre l’atmosphère quand Charlie s’enthousiasmait du petit cocon que son amie t belle-soeur avait créé avec son amant :
- C’est charmant ici ! Vous allez y être heureux j’en suis persuadée.
- Comme si un appartement pouvait rendre heureux.
- Kisos, le grondait du regard Charlie, ne commence pas.
- Et bien si je commence. Thomas, qui es-tu et depuis quand tu es dans la vie de ma soeur. Autant crever l’abcès dès maintenant tu ne crois pas.
La situation devenait tendue bien plus vite que le dit Thomas ne l’aurait cru. Prenant la main de Sora qui allait hurler et se jeter sur son frère, il prit les devants en servant au colosse amérindien un whisky :
- J’ai rencontré ta soeur en Angleterre.
- Ça je le sais et je déteste les anglais. Maintenant dis moi pourquoi tu es ici ? Elle était fiancée.
- Je ne le savais pas. Ecoute, Kisos c’est ça ? Ta soeur est grande et suffisamment intelligente pour savoir ce qu’elle fait et ce qu’elle veut. elle est bin plus capable de se débrouiller toute seule que vous ne le croyez.
- Ne me dis aps ce que je dois penser de ma soeur vieil abruti.
- Kisos !
Charlie s’était insurgée et était venue taper son bras avec un livre dont elle lisait le résumé. Exaspérée, elle lui fit les gros yeux en espérant qu’il serait mieux se tenir :
- Tu me fais honte arrête.
immarcescible, Posté le jeudi 06 avril 2023 20:06 Répondre
L'aménagement de leur nid douillet avait donné un peu de joie dans le coeur sombre de Thomas. Sora y mettait beaucoup d'énergie et beaucoup de douceur. Le blond se laissait porter et s'occupait de monter quelques meubles ou encore des étagères pour rendre le lieu plus agréable et au goût de la jolie jeune femme. Lui, il avait toujours vécu avec peu de meubles et ne s'était jamais posé la question de la décoration ou encore de l'aménagement d'une maison ou d'un foyer. Mais avec Sora, il découvrait le plaisir que cela pouvait être d'avoir un endroit à soi, pour se recueillir et se sentir en sécurité.
Une fois qu'ils eurent finis de monter les meubles et ranger tous les bibelots de Sora, vint le moment du dîner. Il s'en chargea, non sans peine car ils n'avaient pas fait les courses. Mais peu importe, Thomas avait accepté le défi de Sora et de lui faire un dîner de folie pour leur première soirée de couple dans leur cocoon. Pendant qu'il faisait revenir ses oignons et son ail, il leva un sourcil surpris de la question de la jeune femme. Il l'observa un instant, se demandant s'il devait aborder la question franchement ou non :
- Qu'est-ce que tu entends par "vivre" avec une femme ?
Bien évidemment, il cherchait un peu à changer de sujet mais Sora était butée et mine de rien, elle comprit vite qu'il était gêné par la question et qu'il y avait quelque chose à creuser. Alors qu'il remuait avec la cuillère en bois sa sauce, il répliqua simplement :
- Pour répondre à ta question et bien oui. J'ai déjà vécu avec une femme puisque j'ai été marié à elle. Mais nous ne vivions pas ce qu'on appellerait une vie de couple idyllique.
Elle lui tournait le dos lorsqu'il avouait cela et c'était tant mieux car il craignait de voir son visage. Pour autant, voyant sa non réaction, il poursuivit en baissant le feu de la gazinière et en se dirigeant vers la jeune femme.
- J'étais jeune.. Très jeune et j'étais amoureux. Je t'ai dis avoir fait de la prison et bien.. et bien c'était pour elle. Nous faisions partis d'un groupe de voleurs et nous faisions beaucoup de casse. On était comme une famille et elle et moi étions les leader. Un soir, un braquage a mal tourné et.. et je me suis.. et on s'est fait prendre. Quand j'ai tenu ma langue elle m'a balancé pour ensuite s'enfuir avec mon meilleur ami de l'époque. J'ai fais mes deux années de prison et je ne les ai jamais revu.
Il avait brièvement évoqué cette histoire mais Sora ne réagissait toujours pas. Lentement, il vint la tourner face à lui de sorte à ce qu'il puisse voir sa mine.
- J'ai reçu les papiers du divorce en prison. Nous étions mariés depuis six mois donc autant te dire que la vie commune n'était pas quelque chose de classique.
Agrippant délicatement de ses doigts le menton de la jolie brune, il fit en sorte que ses prunelles se fondent dans les siennes. Il voulait qu'elle comprenne qu'il s'agissait du passé et que rien ne comptait plus désormais que Sora Walker. Son regard était franc, droit, sincère quand sa voix reprenait :
- Je ne veux pas que cette histoire te fasse gamberger. Je n'ai plus jamais revu cette femme et je ne l'aime plus, dit-il de sa voix toujours basse et honnête, tu n'as aucune raison de t'inquiéter car c'est une histoire résolue désormais. Tu sais que je répondrais toujours à toutes tes questions et que jamais je ne te cacherais quelque chose, je suis désolé si ma réponse un peu abrupte te choque ou te fais du mal mais je ne veux aucun secret entre toi et moi. Jamais.
immarcescible, Posté le lundi 03 avril 2023 18:58 Répondre
Assise à califourchon sur lui, Sora le dominait avec une splendeur qui l’éblouissait. Elle était intelligente, réfléchie et tellement forte qu’il ne pouvait s’empêcher d’avoir un sourire en coin. Malgré cette journée improbable, il y avait quelque chose de beau qui était en train de se créer. Cette lionne au dessus de lui était pleine de courage et elle lui donnait envie de s’investir, de ne pas oublier d’où il venait et pour qui il se battait. Avec douceur, il posa son front dans le décolleté de la jolie brune en la laissant caresser sa crinière. Lui, pendant ce temps, tenait fermement ses hanches pour la rapprocher encore plus de son corps :
- Il n’est pas né celui qui m’empêchera de me réveiller chaque matin auprès de toi.
Il ne voulait plus parler des Sons, de la Police et de sa famille. Thomas avait autre chose en tête et il comptait bien entraîner la belle amérindienne avec lui. Relevant ses prunelles d’un doux bleu ciel, il déposa un baiser dans le creux de ses seins en caressant ses fesses :
- Je suis étonné que tu n’aies pas beaucoup réagit à une certaine déclaration que j’ai faite.. Est-ce que tu es timide ou vos sentiment ont évolué miss Walker ? Non, parce que je pense savoir comment réanimer une certaine flamme.
Délicatement, il relevait le jupon de sa robe pour laisser ses cuisses nues se dévoiler. Bon sang, la douceur de sa peau si brillante et excitante le rendait fou et il ne rêvait que d’une chose, enfouir son visage entre ses dernières. Mais pour le moment, il se redressait dans le fauteuil et venait embrasser le cou de la jeune femme quand ses deux mains caressaient ses fesses avec fermeté. Ainsi, leurs bassins dansaient l’un contre l’autre :
- Tu sens tellement bon.. Et ta peau si douce.. Sora.. Tu es.. Bon sang.. Tu es si belle..
Ses lèvres continuent d’embrasser son cou et descendre dans son décolleté. Lentement, il défit le zip de sa robe qui tomba le long de son corps dévoilant enfin cette nudité qui l’aveuglait de désir à chaque fois. Ô que oui il la désirait et même si cette position ne lui permettait pas de la dominer entièrement, il n’hésitait pas à continuer les mouvements de bassin sous elle pour lui montrer à quel point il la désirait. Ses lèvres et ses dents s’acharnaient délicieusement sur ses pointes dressées quand ses mains revenaient sur ses fesses :
-Tu sens comme je te veux..? Bon sang Sora.. Je ne sais pas me tenir avec toi..
Un fois qu’elle fut nue, il pu a loisir caresser son entrecuisse et la voir gémir. Ce qu’elle était belle ainsi. Dans un geste rapide, il détacha sa crinière encore attachée en un chignon serré quand il s’amusait à faire rouler sa pointe entre ses dents. Il voulait la rendre folle, la faire languir, profiter de ce moment à deux et ne plus jamais sortir de chez eux. Alors qu’il se sentait à l’étroit dans son pantalon, il vint soulever la jeune femme et la conduire sur le futon qui leur servait de lit. La laissant tomber sur le dos, il lécha ses doigts encore trempé du goût de la jeune femme avant de se déshabiller lentement :
- Tu te souviens du premier soir où je t’ai ramené chez moi ? Je m’en souviens comme si c’était hier.. Tu étais désirable dans cette robe..
Une fois en caleçon, il vint s’agenouiller devant elle et embrassa l’intérieur de sa cuisse en la défiant du regard. Un regard envieux et empli de désir. Ô que oui, oui, oui, il la désirait et l’avoir pour lui seul était encore plus divin. Plus de Zack, plus d’autres hommes. Juste eux deux. Ses lèvres embrassaient ses cuisses, son sexe, son ventre, ses seins, son cou et enfin ses lèvres :
- Je t’aime Sora, avouait-il de nouveau en plantant ses iris dans les siens, je t’aime depuis que mon regard a croisé le tien..
immarcescible, Posté le vendredi 31 mars 2023 17:19 Répondre
Ils avaient pris un taxi pour rentrer chez Gianni. Non, rectification, chez eux. Thomas tenait serré contre lui une Sora encore fébrile de cette soirée. Lui avait laissé son regard se perdre sur l'extérieur quand ses lèvres s'étaient posé sur le sommet de son crâne. Il réfléchissait à toute allure, se remémorant ce qui venait de se produire et prenant conscience de ce qui allait se passer par la suite. Le taxi n'était ni le lieu, ni le moment adéquat pour avoir une conversation et alors qu'ils arrivaient dans le pèle-mêle des cartons il sentit toute sa peur revenir dans une vague intense qui l'oppressait.
Thomas se rendit directement au bar et se servit un verre de whisky qu'il avala cul sec. Il sentait bien que Sora était déçue de sa réaction. Mais en même temps, qu'avait-elle espéré en les affichant de la sorte ? Désormais elle et sa famille n'était plus en sécurité. Et c'était ce qu'il lui reprochait, d'avoir agit impulsivement sans réfléchir aux conséquences. Même s'ils étaient silencieux, il se doutait bien qu'elle avait compris ce qu'il lui reprochait et c'est alors qu'il buvait son troisième verre qu'il rompit le silence :
- Il va falloir que je parle à mes supérieurs. C'est dangereux de vous laisser ici, beaucoup trop dangereux.
Sa couverture maintenant défaite par Gabriel allait forcément le conduire devant un nouveau conseil de discipline et il entendait déjà les questions fuser et se rapporter sur Sora. Qui était-elle et comment la connaissait-il.
- As-tu conscience de ce que tu as fais Sora ? Maintenant que tout le monde sait pour nous Zack va vouloir se venger. Ton père a déjà fais des recherches sur moi ce qui veut dire que ma couverture est faussée. Tu as conscience de ce que cela veut dire ? Si les Sons ne me tuent pas, je vais être renvoyé en Angleterre et aller en prison.
Le dernier point ne le dérangeait pas mais c'était plutôt la suite qui le tuait. Se retournant vers elle, défait par la peur, il ajouta :
- Et toi.. Ils vont venir te chercher. Ils vont demander à ce que tu sois extradée. Ou alors les Sons viendront te chercher pour se venger et me faire du mal. Ou même à ta famille !
Il ne pensait même pas à lui, ce n'était pas ça lui faisait peur, c'était la vie de Sora qui lui importait et ce qu'elle en faisait. Il entendait encore les mots de Zack lui hurler qu'il était trop vieux pour elle et c'était sans doute vrai. Peut-être qu'il n'avait plus l'âge des relations aussi passionnées et qu'il n'aurait pas du tomber dans les bras de la jeune femme si c'était pour la mettre en danger :
- C'est de vivre dans le danger qui t'excite ? Tu aurais du me le dire et je t'aurais offert une journée en parachute bordel de merde !
Son portable sonnait. Il n'avait aucune envie d'y répondre. Il l'ignora et préféra se concentrer sur la jeune femme dont l'oeil tuméfié devenait sacrément bleu. Prenant dans le frigo une poche de petit pois surgelé, il vint le poser délicatement sur son visage avant d'embrasser son front, désolé de son ton véhément. C'était la peur qui le guidait :
- Je ne veux pas te perdre mais je ne sais pas comment va finir cette histoire et maintenant.. et maintenant tu refuses l'aide de ta famille Sora mais je ne vais pas te laisser le choix. Tu as besoin d'eux pour te protéger car j'en suis incapable.
Ses mains venaient prendre son visage quand ses iris se plantaient dans les siens. Sa voix tremblait légèrement, signe d'un stress qu'il ne maîtrisait plus quand enfin il avoua de vive voix pour la première fois :
- Je t'aime et il est hors de question que tu meurs à cause de moi. Je t'aime et tu vas vivre même si cela veut dire reparler à ton père et avoir sa protection. Car je ne te laisserai pas le choix.
immarcescible, Posté le mercredi 29 mars 2023 19:57 Répondre
Il se trouvait justement que Thomas se situe à côté des toilettes des jeunes femmes. Aussi, même si Sora avait disparu, beaucoup observèrent l'anglais qui n'avait rien demandé. Sa présence à cette fête avait été exigée par ses supérieurs sans que lui-même ne comprennent pourquoi. Et c'était d'ailleurs la question qu'il allait demander à Sora lorsqu'elle vint à lui. Mais visiblement, elle était, elle aussi, surprise de le voir. Alors qu'il allait s'élancer aux toilettes pour retrouver Sora, une petite brune menue lui passa devant pour prendre sa place très vite accompagnée de Q'. Son oeil était noir de colère ce qui le faisait craindre une tempête encore plus importante dans les fameuses toilettes.
Le fameux grand frère de Sora prit la parole au micro et s'assura que tous les invités se détendent en expliquant que l'émotion de Sora l'avait conduite à se réfugier aux toilettes mais que tout allait bien. Pendant ce temps, Zack puis Gabriel passèrent près de Thomas pour se rendre aux toilettes. Si le dit fiancé avait ignoré le blond, le père de la future mariée l'avait assassiné du regard. Est-ce qu'il était au courant de la relation adultérine de sa fille avec lui ? Alors même qu'il se posait la question, Gabriel s'approchait finalement de lui et lui demanda d'un ton sec et bas :
- Je sais qui vous êtes et ce que vous faites mais ma fille n'est pas une de vos petites pétasses en cuir. Ma fille est quelqu'un de bien avec des valeurs et des problèmes de santé. Je ne laisserais jamais un espèce de flic complètement ripou comme son père s'en prendre à elle. Foutez-le camp d'ici et de la vie de ma fille. Sa vie elle est ici avec nous et Zack depuis toujours. Me suis-je bien fait comprendre ?
Thomas restait droit, fier même si sa fureur s'épanouissait sur son visage. Kisos s'arrêtait à la hauteur de son père sans comprendre ce qui se disait et tramait entre les deux hommes qui se défiaient du regard mais, vint prendre la défense de son père en se penchant :
- Duda ? Tout va bien ? Je dois sortir ce type de la salle ?
- Pas la peine fils. Il allait prendre congé.
Avant même que Thomas puisse répondre, sa mâchoire était crispée, les deux Walker avaient disparus dans les toilettes. En ouvrant la porte, il pu entendre une voix féminine leur interdire d'entrer et que la future mariée avait besoin de souffler. Comme il aurait aimé être un tourbillon dans ces toilettes et emporter Sora loin de là. Mais s'imposer c'était aussi devoir expliquer qui il était à sa famille. Dévoiler son identité et mettre en danger Sora et sa famille. Même si Gabriel avait une piètre opinion de lui, il n'allait pas risquer sa vie. Buvant cul sec son verre, il décida de partir mais croisa la fameuse petite brune qui était visiblement l'amie proche de Sora. Il la retint en agrippant son poignet en lui demandant :
- Vous êtes Charlie n'est-ce pas ?
- Que veux-tu le géant ? Fais gaffe j'ai un colosse dans les toilettes donc ne joue pas trop.
- Pardonnez-moi.. Je ne voulais pas vous effrayer. Pourriez-vous donner ce mot à Sora de ma part ?
- Oh.. Vous.. Vous êtes Thomas c'est ça ?
Il vint acquiescer en esquissant un pauvre sourire avant de lui donner un mot qu'il avait plié en quatre. Elle voulut le retenir mais il refusa et vint rapidement à quitter la fête sans que personne ne s'en rende compte. De toute manière, personne ne le connaissait. Il était un fantôme. Une fois à l'extérieur, il prit un taxi et se rendit chez Giani mais c'était fermé. Il n'avait aucune envie de rester seul. Alors il se réfugia chez les seules personnes susceptible de l'écouter. En entrant dans le bar des Sons vêtu de son costume, il se fit bien évidemment charrier. Mais il ne répliquait pas. Il se contenta de demander à Bettany la serveuse de lui servir un double whisky sec. Jax arrivait près de lui avec son sourire en coin qui lui donnait un côté insolent. Se penchant sur son nouvel acolyte qui buvait cul sec, il demanda :
- Alors Cendrillon ? Tu reviens du bal ? Bredouille à ce que je vois.
- Est-ce que tu crois qu'un jour nous pourrons nous débarrasser de toute cette haine ? De ces classes sociales ? De ce qui nous empêche de trouver un peu de paix ?
Jax était surpris, c'était la première fois que Thomas semblait être sur le point de se confier ou du moins d'évoquer en tout premier lieu un débat philosophique et éthique. Habituellement, il écoutait mais ne menait jamais la conversation. Il faisait tourner le liquide dans son verre, l'oeil perdu en repensant aux mots qu'il avait écrit sur le papier à Sora :
- Malheureusement je pense que c'est impossible.
- Donc tu es un fataliste.. Pas un anarchiste.
- Arf. Ne joue pas avec les mots Tommy. Des filles il y en a d'autres mon frère.
- Si tu le dis.. C'est que ça doit être vrai puisque tu es notre leader, n'est-ce pas ?
L'anarchiste riait amusé malgré lui de l'âme sensible de son ami. Il tapa son épaule avant de se lever pour récupérer une bière derrière le bar quand tous les autres garçons autour s'amusaient au bar. Se retrouvant un peu seul un moment, Thomas se mit à faire le point sur sa vie, A ce qu'il avait espéré construire en début de semaine dernière quand il avait repeint les murs de la chambre, ou encore à l'installation du dressing pour les robes de Sora. Il revoyait son sourire, ses yeux brillant et sa moue adorable alors qu'il lui avait tartiné les fesses de peinture. Il repensait à tout ça comme à un rêve, un mirage en se répétant qu'il avait déjà eu beaucoup de chance de vivre tout ça. Mais c'était sans compter la détermination de Charlotte Hedlund. En effet, le bip de son portable le fit lever les yeux vers l'écran et lire :
" Bonsoir le Géant, rendez-vous chez Giani dans quinze minutes. Et pas de retard."
Le ton pressant n'engageait rien de bon et la raison lui hurlait de ne pas bouger de son fauteuil. Mais la crainte qu'il soit arrivé quelque chose à Sora était bien trop forte. Aussi, sans attendre, il sauta de sa chaise haute et repartit à l'extérieur sous le regard incompréhensible de ses camarades. Dix minutes plus tard, il se retrouvait déjà au restaurant. Il avait conduit à toute allure et monté les marches quatre à quatre. En entrant, il ne vit personne et se demanda où était Sora. Alors qu'il entendait qu'on ouvrait la porte, il fut surpris de voir la fameuse Charlie qui avait encore le mot dans sa main. Elle lui tendait :
- Il est hors de question que je lui donne ce mot.
- C'est grossier de lire ce qui ne vous appartient pas, répondit-il.
- Vous allez m'arrêter monsieur l'inspecteur ? Peu importe. Sora a besoin de toi. Bien plus que tu ne le crois.
- Parce que vous croyez que je ne le sais pas.
- Ja.. Jamais elle n'a été aussi heureuse.. Elle.. C'est mon amie depuis des années, je l'ai vu grandir. C'est ma soeur. Je sais que nos familles sont compliquées, instables et complètement surprotectrice et que tu vas en baver mais.. mais elle n'en vaut pas la peine ?
- Je donnerais ma vie pour elle.
- Doucement.. On ne t'en demande pas autant. Mais tu dois te battre, encore un peu pour elle.
Thomas hésita longuement mais vint finalement prendre le papier entre ses mains et le déchira. Ce dernier prit une longue et ample inspiration et pris alors sa décision :
- Où elle est ?
Charlie savait que ça allait péter mais elle savait aussi que Sora serait heureuse. Comme elle avait dit à Thomas, seul le bonheur de son amie comptait. Elle avait expliqué qu'elle ferait son affaire de Kisos et que Gabriel était déjà bien géré par une Q' tenace et inflexible. La jeune femme conduisit l'anglais jusqu'à la fameuse maison des Walker où Sora était cloîtrée. Enfermée dans sa chambre, elle avait refusée qu'on entre. C'est pour cela que Charlie était venue chercher Thomas, car elle savait que seul lui saurait lui faire entendre raison. Une fois dans la maison, les regards des clans Walker-Hedlund se jetèrent sur lui. Qui était donc cet inconnu qui arrivait avec Charlie. Aussitôt Kisos se redressa furieux et surs ses gardes mais sa fiancée vint lui tapoter gentiment le buste comme pour le rappeler à l'ordre. Gabriel fulminait de rage quand Zack ne comprenait toujours pas. Thomas vint à passer devant tout le monde, les ignorant et toqua à la porte.
- Sora.. C'est moi, dit-il de sa vie basse et chaude, je peux entrer ?
immarcescible, Posté le lundi 27 mars 2023 00:34 Répondre
Même si le film était effroyablement répugnant, Thomas ne pouvait s’empêcher de penser à ce que lui avait confié Sora. Craignait-elle vraiment qu’il puisse avoir un regard différent sur elle depuis qu’il avait appris pour sa maladie ? Bien entendu qu’il avait évolué, mais il n’en restait pas moins qu’il continuait à voir Sora telle qu’il l’avait toujours vu. Une femme courageuse, forte, indépendante qui ne demandait qu’à prendre son envol. L’annonce de sa maladie n’avait que renforcé son admiration pour la belle brune qui se battait contre cette maudite cellule cancéreuse.
Pendant le film, il l’observa à certains moment. Elle semblait si jeune, si insouciante, loin des hôpitaux ou encore des postes de police. Oui, Thomas tombait encore plus amoureux d’elle à chaque rire qu’elle poussait ou chaque regards qu’elle lui lançait. Son coeur en tambourinait.
La voir sourire et plaisanter faisait naître chez l’inspecteur une moue plus douce et détendue qu’il n’avait qu’en sa présence. Lorsqu’elle venait de nouveau à relever son regard sur lui il ne pu s’empêcher de venir déposer sur ses lèvres un tendre baiser. Sa main caressait sa joue quand il lui donnait ce baiser dont il rêvait depuis le début de la soirée. Mais très rapidement et comme à chaque fois entre eux, la tension monta d’un cran. La sentant se blottir contre lui, il ne pu résister.
Voulant lui prouver que rien n’avait changé entre eux, il vint lentement descendre sa main sur son sein qu’il effleurait délicatement avant de descendre entre ses cuisses. Il vit l’éclair de surprise sur les joues de la jeune femme quand il glissait lentement sur le sol. D’un geste assuré et ferme, il vint écarter les cuisses de la jeune femme et vint entre elles. La lueur de défi et d’amusement dans le regard du blond lui donnait un regain de jeunesse insolente.
Alors, lentement, ses baisers vinrent se poser sur l’intérieur de la cuisse de Sora et remonter jusqu’en haut où se main déchira d’un mouvement sec le tissu de dentelle qui protégeait son intimité. Là, alors que le tueur découpait ses victimes sur l’écran du cinéma, Thomas offrait à sa petite amie un moment de sensualité intense de par ses doigts et sa langue. Heureusement qu’il était tard et qu’il n’y avait que quelques gens en bas de la salle. Et comme dans une parfaite synchronisation, alors que Sora poussait son gémissement torride de plaisir, la musique la couvrit.
Se redressant entre les cuisses de la brune, il revint embrasser ses lèvres dans un baiser langoureux, sensuel où sa langue cherchait la sienne. A bout de souffle, tout comme elle, il murmurait sur un ton taquin :
- Tu me trouves inquiet ? Anxieux ou triste là ?
L’adrénaline qu’elle lui procurait lui donnait envie de la taquiner, de la pousser hors de sa zone de confort et de continuer encore et encore à chercher ses limites et la provoquer. Mordant la lèvre inférieure de la jeune femme, il la plaqua contre lui, la laissant entourer ses jambes. Quand sa main droite était sur la joue de Sora, l’autre était sur sa cuisse nue :
- Rien ne changera car je sais qui tu es Sora Walker, murmurait-il en caressant son nez du sien, une femme forte, puissante, indépendante et bon sang.. si sexy.. Tu ne seras jamais mon fardeau. Tu es mon unique raison de croire que le bonheur existe sur terre, ce qui me fera toujours te protéger de la même manière. Alors retire toi tout de suite ces idées de l’esprit, c’est compris ? Et tu sais que je n’aime pas me répéter.
Ils s’embrassaient tels des adolescents qui se découvraient mais le film était entrain de se terminer. Malgré lui, il du se lever et récupéra les lambeaux de culotte de la jeune femme qu’il mit dans sa poche de pantalon. Le film fini, ils n’avaient nul part où aller. Lui ne pouvait pas l’emmener au garage où il dormait et il n’avait aucune idée de si le fiancé était là. Ils marchaient dans la rue quand il ralentissait le pas, comme craignait que cette soirée puisse se terminer :
- Quand te reverrais-je, osait-il demander sans lâcher la main de la jeune femme, la maison de la plage est trop loin pour qu’on puisse s’y retrouver aisément. On doit trouver un endroit. Sans ça je vais devenir fou de ne pas pouvoir te voir Sora.
Même s’il ne l’avait jamais encore dit, il était totalement amoureux de la jeune femme. Et la simple idée de ne pas pouvoir la voir pendant un moment lui donnait un poids au coeur qui l’oppressait.
- Ton ami.. Gianni.. Il n’a pas un petit appartement au dessus du restaurant ? Il cherchait visiblement à le louer l’autre jour. Je pourrais lui louer, qu’en penses-tu ?
immarcescible, Posté le vendredi 24 mars 2023 12:55 Répondre
Main dans la main ils longeaient les murs de l'hôpital. Thomas savait que c'était dangereux mais il ne pouvait s'empêcher de garder précieusement la jolie amérindienne près de lui. Le programme qu'elle lui proposait lui allait. De toute manière, l'unique chose qui l'intéressait était de rester auprès d'elle. Elle s'excusait du comportement de son père ce qui fit naître un sourire amusé sur ses lippes. Il était vrai qu'il était imposant et qu'il ne s'était pas attendu à l'entrée de ce colosse dans la chambre et encore moins à son ascendant de mâle alpha. Mais cela l'amusait autant que ça le rassurait de savoir que Sora avait des parents aussi fort et aimant auprès d'elle.
- Il ne fait que défendre son trésor. Honnêtement, si j'avais une fille je serais encore pire que ton père. C'est certain.
Le sourire que cela laissait sur les lippes de la jolie amérindienne ravissait le coeur du jeune homme qui ne s'était pas sentit aussi bien depuis qu'ils avaient eu leur moment à la plage. Enroulant son bras autour de sa nuque, il la conduisait dans leur cachette secrète, la fameuse pizzeria où Sora avait travaillé. Ils furent reçu avec effusion de joie par le patron qui les plaça dans un endroit tranquille du restaurant. Avant d'y arriver, Thomas avait cacher son blouson dans le coffre de sa moto laissé à l'hôpital. Ils avaient simplement l'air d'un couple normal dînant l'un en face de l'autre mais Thomas évoquait les dernières nouvelles de sa mission.
- Jax n'est pas quelqu'un de si négatif que ça. Son discours est passionnant et intéressant. Ce qu'ils veulent mettre en place c'est une utopie certes mais c'est cohérent.. Je ne dis pas que j'y adhère mais.. mais ça donne à réfléchir. Ce sont des hommes qui ont connu la guerre et en rentrant on les a accueillis avec mépris. Ils travaillent, payent des impôts et vivent en communauté. Je sais que c'est une anarchie et qu'ils trafiquent mais.. mais honnêtement Sora, qui n'a jamais rêvé de faire sauter ce monde injuste et corrompu. J'ai.. J'ai vu le maire de la ville enfin.. il.. je ne peux pas en parler mais tu peux me croire, ils se font passer pour des gens bien alors que c'est l'inverse.
Il voyait bien dans le regard de la jolie brune qu'elle réfléchissait à ce qu'il disait. Son discours semblait balancer en faveur des Sons et c'était vrai que tous les jours il se posait la question. S'il en avait l'opportunité, resterait-il avec eux ? Mais Sora voyait bien son trouble et il ne pouvait s'empêcher de se confier à elle :
- Je sais ce que tu penses et je sais que tu sais.. Oui, j'y ai pensé, avouait-il en murmurant et prenant ses mains dans les siennes, ils m'ont offert un travail et personne ne me juge Sora. Je pourrais.. Je pourrais rester ici.. Continuer de.. Je n'ai pas envie de te perdre. Or je sais que rentrer en Angleterre c'est définitivement te perdre et maintenant que je sais que tu as besoin de soins je ne pourrais pas me résoudre à t'emporter avec moi dans la jungle amazonnienne. Donc je l'envisage oui.
Trahir la police et le FBI faisait de lui une cible parfaite et c'était mettre sa vie en jeu mais il n'avait que faire de ce détail. Ce qui lui voyait, c'était Sora et vivre une existence sans elle n'avait aucun sens. Il resserrait sa main dans la sienne pour ne pas qu'elle fuit et qu'elle l'écoute :
- Quand tu es partie l'autre fois j'ai cru.. j'ai cru que j'allais mourir et ça a été pire par la suite. Je ne veux pas vivre sans toi Leannain. Alors si tu veux bien de moi je dois envisager toutes les possibilités.
immarcescible, Posté le lundi 20 mars 2023 14:45 Répondre
Je n'ai connu qu'un seul amour dans ma vie. Un seul et vrai : c'est toi.
immarcescible, Posté le lundi 20 mars 2023 09:44 Répondre
Deux mois passèrent pendant lesquels Thomas dû se faire une raison et avancer. Comme toujours quand quelque chose le contrariait, il se concentrait sur le travail. Et là, il devint si impliqué et si engagé qu’il monta même en grade au sein des Sons. Même ses collègues du FBI n’avaient pas pu mesurer son ardeur. A croire qu’en laissant Sora partir, il s’était autorisé à ne plus rien ressentir. Le peu d’empathie qu’il avait s’était définitivement perdue. Jax et Clay n’avaient rien compris à ce changement de tempérament. Le blond était censé partir trois jours mais était revenu le lendemain. Les paris avaient été lancé et beaucoup s’appuyaient à croire qu’il s’agissait d’une fille. Mais comme toujours, Thomas restait discret et tout le monde savait qu’il ne valait mieux pas lui demander de quoi il s’agissait en vérité.
Il fut rapidement nommé à la direction du garage. La mécanique, il en avait fait un peu en prison, aussi, cela lui allait bien. Lorsqu’il était les mains dans le cambouis à remonter des moteurs ou chercher d’où venait la panne, il en oubliait presque sa véritable identité et d’où il venait réellement ainsi que le but de sa mission. Mais le soir, quand il était seul dans son lit et qu’il cherchait le sommeil, c’est à Sora qu’il pensait. A ses yeux, sa voix, son souffle, l’odeur de sa peau, la douceur de sa peau. Il en devenait fou. Elle l’avait totalement envoûté et il n’arrivait pas à se défaire de cette marque. Sa candeur mais aussi sa sensualité. Sa manière si singulière et pure de lui avouer son amour. Il ne la méritait définitivement pas, c’était certain.
Surtout qu’en prenant du galon chez les Sons, cela impliquait invariablement aussi d’être mêlé aux affaires secrètes comme la livraison d’armes ou encore les rencontres avec des terroristes, des dealers, des tueurs. Tout ce qui avait toujours répugné Thomas. Pourtant, il se sentait compris au sein des Sons. Il avait l’impression d’avoir trouvé une vraie famille. Mais encore, il trouvait que leur système social et anarchique avait finalement bien plus de sens qu’on ne pouvait l’imaginer.
Jax et lui devinrent des alliés, des acolytes. Ils lisaient ensemble, débattaient de Emma Goldman, Alexandre Berkman, Pierre Kropotkine et bien d’autres. Il était bien plus instruit et intelligent que tous les autres ce qui le rendait à la fois fascinant et dangereux. Mais Thomas n’en n’était pas encore à se poser la question du deux!ème point. Non, pour le moment il apprenait, il découvrait. Sa colère était contenue par les mots de Jax, son discours et sa puissante verve. Et parfois, il se demandait ce que penserait Sora de tout ça.
Un jour alors que Richie un gamin du gang avait voulu faire le guignol sur une moto, il se ramassa violent sur le sol. Aussitôt, Thomas l’emmena à l’hôpital en voyant les nombreuses plaies de son corps adolescents quand les autres gars en riaient et le traitait de chochotte. A croire que le destin voulait une fois de plus le mettre sur la route de la belle amérindienne. Alors qu’il attendait en faisant les cent pas, il vit Q’Orianka Walker, sa mère fondre sur lui. Poliment, il lui proposa d’aller boire un café, surtout qu’elle semblait à bout de nerf et sur le point de craquer. Il avait alors peur de demander des nouvelles de Sora. Lui était-il arrivé quelque chose ?
C’est alors qu’il apprend tout de l’enfance de la jeune femme et il comprit mieux pourquoi toute sa famille était aussi protectrice à son égard. Thomas se sentait mal, à mille lieux des Sons et de sa mission. Non, il devait voir Sora. Il devait l’aider. Mais comment si c’était pour lui briser le coeur dans quelques mois ?
“ - Même si je ne vous connais pas.. Je la sens si différente à cause de vous. Je ne tiens pas à vous impliquer dans tout ça mais, comment avez vous fait pour qu’elle retrouve le goût à la vie ?”
Thomas se sentait mal à l’aise. Il estimait n’avoir rien fait de particulier si ce n’est de la rencontrer et de l’entraîner dans son lit. Comment expliquer à cette mère qu’il avait désiré sa fille dès le premier regard et qu’elle avait déboulé dans sa vie comme une météorite qui n’avait rien détruit, bien au contraire, qui l’avait sauvé d’une vie terne et sans sentiments. C’était délicat et Thomas avait toujours été pudique sur ses sentiments. Pourtant, il répliqua sans vraiment réfléchir :
- Je n’ai rien fait de particulier Mme Walker si ce n’est aimer votre fille avec toutes ses qualités et ses défauts.
Cela surprit l’amérindienne qui vint laisser un tendre sourire s’épanouir sur ses lèvres. Elle prit dans sa main celle de Thomas et le remercia avant de prendre entre ses mains son portable qui sonnait. Elle s’excusa en expliquant qu’il s’agissait de son époux qui demandait des nouvelles de leur fille. Pendant qu’elle s’éclipsait pour répondre, Thomas n’attendit pas une seule seconde et parti en direction de la chambre de Sora. Son IRM était certainement terminé désormais. Il avait besoin de la voir, s’assurer qu’elle allait bien. Même si elle le repoussait, au moins, il serait certain qu’elle a suffisamment d’énergie pour s’en sortir. En arrivant dans la chambre, elle semblait être en train de dormir. Mais quand elle posa ses yeux sur lui, il vint à sa rencontre en chuchotant :
- J’ai croisé par hasard ta mère dans les couloirs. Je voulais juste m’assurer que tu allais bien.
Elle avait peur, il le voyait. Alors, comme à son habitude et sans être invité, il vint s’asseoir près d’elle et prendre sa main même si elle cherchait à le fuir. Il la retint de sorte à ce qu’elle l’écoute un moment :
- Sora Walker.. Têtue Sora Walker veux-tu bien m’accorder un moment s’il te plaît ?
Ce n’est qu’une fois qu’elle fut calmée qu’il vint s’asseoir sur le bord du lit et poser sa main sur sa joue. Elle semblait si triste, si malheureuse et si fatiguée qu’il en avait l’estomac retourné. Il avait envie d’embrasser ce visage pour faire disparaître toute la peine qui s’y trouvait :
- Je n’ai pas pitié de toi si c’est ce que tu crois, avouait-il, je suis juste venir te dire que je n’arrive pas à vivre sans toi. Et que je n’ai pas peur pour cette tumeur parce que tu vas la vaincre. J’ai peur qu’à cause de moi, qu’à cause de cette mission tu perdes la vie. Je ne supporterais pas une telle chose. Sora, s’il te plaît écoute moi. Je sais que tu veux montrer que tu es forte que tu peux y arriver et je sais que tu le peux. Mais mes certitudes ne sont que des certitudes humaines. Rien n’est certain dans la vie et jamais, jamais je ne jouerais avec ta vie parce que.. parce que je tiens à toi plus qu’à ma propre vie.
Il laissa son souffle s’échapper longuement de ses poumons et se laissa à se rasseoir à ses côtés en posant son front contre son ventre. Ses mains s’agrippaient à son corps, comme s’il cherchait en elle une bouée, un embarcadère pour ne pas se noyer. Auprès d’elle il semblait retrouver une raison de vivre, une raison de se battre, de lucidité. Sa déclaration lui coûtait beaucoup car il n’avait pas pour habitude de se livrer autant.
- Je dois quand même t'avouer que de te voir partir la dernière fois m’a soulagé car je me suis dis que j’allais te sauver de ma vie merdique. Mais je ne vis pas sans toi Sora. J’ai besoin de toi, tu.. tu.. tu sais ce que je ressens, tu le sais.. ne va pas croire que tu n’es qu’une simple distraction car tu sais que c’est faux. Tu es bien plus que ça.
Alors qu’il posait sa main sur sa joue et qu’ils avaient leurs mains entrelacés, un colosse au regard d’un bleu froid et arctique entra dans la pièce. Il examinait tout et surtout Thomas qui tenait la main et la joue de sa fille. Henry Walker était littéralement entrain de bouillir de l’intérieur, prêt à exploser quand la douceur de sa si petite femme vint contrecarrer la bête qui s’apprêtait à s’échapper :
- Isha mon amour je t’ai dis que Sora avait un ami qui était là.. Allons attendre dans le couloir.
- Merci Mme Walker mais je crois qu’il est temps pour moi de partir.
- Oh non non non Thomas vous pouvez rester.
Mais Thomas sentait bien que la tension du père était au plus haut niveau. Il embrassa délicatement la paume de la main de la jolie jeune femme quand il la regardait avec toute cette intensité qu’ils avaient l’un pour l’autre. C’était la promesse qu’il allait revenir. En voulant sortir, Henry faisait toujours l’ours et ne se dégageait pas du passage, comme pour signifier à Thomas qu’il était le père, le père alpha et qu’il protégerait ses trésors coûte que coûte quand Q’ soupirait en tapant son épaule :
- Henry ! Tu es un enfant stupide quand tu t’y mets ! Je te ferais dire que je suis et que ton fils sommes plein de tatouages aussi mais ça ne te chagrine pas là !
Une fois à l’extérieur de la chambre et qu’il ne sentit plus le regard insistant et plein de haine de papa ours Walker, Thomas alla fumer une cigarette. Richie allait mieux mais il devait rester en observation pour la nuit. Ainsi donc, c’était la parfaite excuse pour Thomas pour avoir une soirée de libre.
immarcescible, Posté le jeudi 16 mars 2023 11:58 Répondre
En se redressant sur le lit au petit matin, il vit assise sur la terrasse Sora. La nuit avait été si sensuelle et si douce qu’il en avait encore les stigmates sur le corps. Les ongles de la jeune femme avait divinement marqué sa peau. Diable qu’elle l’avait rendu fou. Pourtant, une petite voix dans son esprit le tourmentait. Il n’avait pas répondu à sa déclaration et il culpabilisait. Il culpabilisait non pas parce qu’il ne l’aimait pas. Parce qu’il l’aimait, c’était indéniable, mais il ne savait pertinemment que s’il était honnête avec elle et qu’il lui déclarait sa flamme, cela scellerait leur destin et leur relation. Or, l’un comme l’autre ne savaient pas où ils allaient.
Il sortit, vêtu uniquement de son boxer pour rejoindre la jolie brune qui semblait de bonne humeur. Cela apportait un doux sourire à Thomas qui l’enlaçait. Déposant un baiser sur son épaule avec douceur, il se laissa tartiner du baume créé par la jeune femme. Cela l’amusait de la voir s’occuper de lui ainsi. Et il devait bien reconnaître que cela le soulageait. Il voulut la remercier par un baiser mais déjà elle s’enfuyait jusqu’à l’océan et nue. Sora Walker était une petite fée au corps endiablé qui enchantait Thomas Wells. Amusé, il vint à sa suite nu et plongea dans les vagues.
Ils s’amusèrent ainsi dans les vagues pendant un moment jusqu’à ce que finalement ils sortent car ils avaient froid. En entrant dans la petite maison il couvrit Sora d’un immense drap de bain et frotta ses bras pour la réchauffer. Il avait ce sourire détendu, tendre et tranquille. En contemplant ses prunelles brillante, il ne pu s’empêcher de déposer un baiser sur ses lèvres pleine qui ne cessait de l’appeler. Lorsque son souffle fut insuffisant, il relâcher la jolie brune mais il posa son front contre le sien :
- Il faut.. Il faut qu’on parle d’hier soir Sora.. De ce que.. De ce que tu m’as confié..
Sa main caressait sa joue. Il ne voulait pas qu’elle soit effrayée par ce qu’il allait lui confier. Aussi, il lui donna un autre baiser avant de se rendre dans la cuisine pour faire chauffer l’eau du thé. Après avoir servi les deux tasses et ramené quelques gâteaux et quelques fruits, il vint s’asseoir sur le canapé avec elle. Il fit en sorte qu’elle pose ses jambes sur les siennes quand il observait le fond de sa tasse :
- Tu sais que je n’aime pas le mensonge et que je ne chercherais jamais à te blesser intentionnellement Sora mais.. mais tu dois admettre que nos vies respectives ne sont pas des plus simple et que je ne peux pas te demander de tout quitter pour moi. Dans un cas comme dans l’autre nous ne pourrons pas nous investir dans le quotidien de l’autre. Et je ne veux pas t’imposer une vie clandestine.
Car oui, il y avait pensé. Il avait imaginé qu’ils s’enfuiraient, qu’ils iraient vivre en Amérique du Sud loin de tout et de tout le monde et qu’ils survivraient comme des amants secrets et maudits dans la jungle amazonienne. Mais il devait être responsable, cohérent et Sora était jeune, entrain de se créer une carrière. Il ne pouvait pas lui proposer n’importe quoi. Il sentait la tension dans le corps de la jeune près de lui quand il massait ses mollets pour la détendre. Relevant ses prunelles vers elle, il la contempla en silence un instant avant de répliquer :
- J’ai imaginé mille et un scénario mais rien ne fonctionnera. Crois moi j’ai vraiment essayé. Mais je ne peux pas t’imposer ça. Je ne peux pas t’imposer une vie de fuite. Tu as encore.. Tu as encore toute ta vie devant toi Sora. Tellement de chose à vivre. Une famille qui tiens à toi et.. et même si ça me tue de le dire et de le penser, un fiancé. Une vie à construire. Ta propre famille.
Le pire dans tout ça c’est qu’il ne culpabilisait même pas par rapport à Zack. Il s’en fichait même. Il n’y pensait même pas. Il ne pensait qu’à Sora, qu’à son bonheur. Mais plus il parlait, plus il voyait qu’elle se refermait sur elle-même. Prenant la tasse des mains de la jeune femme, il vint l’asseoir sur lui, à califourchon. La serviette tombait sur ses hanches, dévoilant ses seins nue qui narguait le jeune homme. Posant son front contre ces derniers, il vint pousser un soupir las tout en caressant ses hanches :
- Je ne veux que ton bonheur mo ghràdh. Et je crains ne pas être celui qui t’apporter la paix du coeur.
Ses yeux se relevaient sur ses prunelles qui le fixait. Il déposait un baiser sur son cou puis sur ses deux seins qu’il rêvait de prendre dans ses mains pour les caresser. Mais ils étaient dans un moment bien trop compliqué pour qu’il ose une telle chose :
- Tu ne peux pas savoir à quel je souffre à l’idée de te dire une telle chose. Je sens mon corps mourir à l’idée de t’imaginer dans les bras de ce gars, dit-il en dissimulant son visage contre ses seins de nouveau et agrippant plus fermement son corps contre le sien comme pour l’empêcher de s’échapper, d’imaginer que je ne puisse plus voir ton sourire, entendre tes mots doux, sentir ta douceur.. j’ai envie de tout casser.
immarcescible, Posté le lundi 13 mars 2023 10:37 Répondre
Ils roulaient depuis une bonne demi-heure déjà et Thomas avait un doux sourire aux lèvres. Sora resserrait le plus possible ses bras autour de lui et la sentir ainsi contre lui le satisfaisait. Comment ne pas l'être quand il venait de retrouver la source de son bonheur ? Persuadé quelques heures plus tôt qu'elle ne viendrait pas, il s'était de nouveau emmuré dans son monde. Il aurait compris qu'elle refuse et cela aurait été beaucoup plus raisonnable que ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Mais qu'importe, il devait voler tout le temps possible avec Sora pour ne jamais le regretter plus tard. Ils avaient longé l'océan Pacifique et ses merveilleuses plages pendant un moment avant de bifurquer sur un petit chemin de sable où un panneau immense interdisait tout passage. Thomas le prit quand même jusqu'à finalement arriver devant une petite maison de plage.
Cette dernière semblait à peine tenir sur ses fondations ce qui ne donnait pas envie de s'y approcher. Thomas se gara sous le auvent et descendit avec Sora de l'engin qu'il vint ensuite couvrir d'une bâche camouflante militaire.
La jeune femme observait le lieu désert de monde. Il n'y aurait qu'eux deux, le son bruyant et apaisant de l'océan et les oiseaux caquetant. Avec douceur, il prit la main de la brune et la conduit à l'intérieur de la maisonnette qui était équipée d'un tas de matériel utilisé par le fbi, dont tout un tas de dossier parlant de son affaire actuelle. Une cuisine sommaire faisait office dans la pièce avec un canapé, une table, des chaises, un immense bureau, une petite pièce pour se doucher et faire ses besoins et enfin sur la mezzanine un immense lit. Il lui expliqua qu'il s'agissait d'une planque de repli pour l'inspecteur si jamais ça devait mal tourner. Thomas posait les affaires sur le sol de la maison et ouvrit le frigo pour voir s'il y restait un peu de vivres :
- Nous avons des bières, du vin et un peu de nourriture. Je suis désolé de ne pas avoir de festin à t'offrir.
Il sortait du frigo deux bières qu'il ouvrit avant d'en tendre une à la jolie brune. Ils se regardaient avec cette flamme intense dans le regard. Bon sang, ce qu'il rêvait de la prendre la même, à même le sol. Mais une certaine forme de timidité l'emparait soudainement. Il bu une longue gorgée de sa boisson et vint ouvrir la porte arrière de la maison qui donnait sur l'océan. Il y avait une petite terrasse qui écoutait couverte d'une voile de bateau. Le temps était chaud, très chaud et pour un anglais c'était difficile comme température :
- Je crois que mon corps est habitué à la pluie et à la grisaille. Les coups de soleil que j'ai pris en arrivant ont été atroce, dit-il avec un léger sourire, j'ai bin cru que je ne survivrais pas à cette chaleur les premier temps, je dois bien le reconnaitre.
Parler de la pluie et du beau temps au lieu de ce qui le préoccupait vraiment. Il n'avait qu'une envie, lui demander en hurlant si elle aimait vraiment ce Zack et est-ce que les deux amants pourraient avoir un avenir ensemble. Mais il ne dit rien, il n'osait pas de peur d'entendre sa réponse et de devoir déjà la ramener chez elle. Alors Thomas fit l'autruche et vint retirer son haut devant une Sora qui n'avait toujours pas bougé. Se rapprochant d'elle, il retira la bière fraiche de ses mains et souleva la jeune femme dans ses bras pour la conduire à l'étage.
Il la désirait, et pour ça, il n'avait aucune timidité. Ses lèvres s'étaient emparées des siennes dans un baiser brûlant, sauvage et intense quand ses mains s'accaparaient les vêtements de la jolie brune dont il voulait se débarrasser au plus vite. Lorsqu'il eut fini de la déshabiller et de faire de même avec lui, il se jeta sur ses seins dont il embrassait, léchait et mordillait les pointes. Les gémissements plaintifs de la jolie brune ne faisait qu'accentuait son excitation ce qu'elle devait ressentir puisqu'il était déjà dur contre sa cuisse.
Ses mains avaient quitté ses doigts pour se balader entre ses cuisses et la préparer. Mais elle était déjà brulante ce qui le faisait toujours chavirer un peu plus. Ses doigts partaient donc à l'exploration de Sora Walker avec une désir intense quand ses lèvres ne quittaient pas une seule seconde ses seins. Lorsqu'il la vit proche de cet état de jouissance qui la rendait si belle, il accentua encore plus ses caresses sur ses zones sensible et la laissa exprimer son plaisir. Ses lèvres remontaient donc à son cou qu'il embrassait jusqu'à rejoindre ses lèvres qu'il mordillait.
- Tu es si belle, murmurait-il contre ses lèvres, tu es un soleil qui m'irradie Sora..
Dans un mouvement intense, il plongea en elle ce qui lui fit pousser un gémissement de plaisir. Les yeux clos, il posait son front contre celui de la jeune femme et plaqua son corps contre le sien. Il la maintenait sur le matelas et releva de sa main libre la cuisse de la brune pour aller et venir en elle. D'abord dans une lenteur exquise, puis en accentuant plus rapidement et plus intensément. Ses yeux venaient de s'ouvrir pour la contempler gémir quand il se penchait sur ses lèvres qu'il léchait et dévorait d'une manière insatiable :
- Je veux t'entendre, ordonnait-il fébrile, Sora.. Bon sang..
immarcescible, Posté le jeudi 09 mars 2023 11:07 Répondre
Il se sentait tellement ridicule, seul dans ce restaurant face à cette chaise vide. Cette chaise qui avait contenu Sora, le trésor de son existence. Il inspirait profondément, essayant de maintenir toute la colère et toute la frustration qu'il ressentait. Bordel de merde, que faisait-il ici ? Non seulement il la mettait en danger mais en plus il se déviait de sa mission première. Il devait rester concentrer sur l'objectif qui lui avait été donné. Mais comment quand la jeune amérindienne occupait toutes ses pensées. Il devait l'oublier, passer à autre chose et ne plus penser à elle. Il se levait et payait les pizzas délicieuse quand il vit le sac de Sora accrochée à sa chaise. Dans sa précipitation, elle avait du l'oublier. Avait-elle craint qu'il puisse dire à son fiancé qui il était ?
La hanse dans la main, il hésita. L'envie de fouiller dedans pour voir ce qu'il contenait lui vint. Était-ce un signe de sa part ? Une volonté de Sora pour qu'il regarde dedans ? Ou devait-il lui ramener ? Il était un peu perdu sur le but de cette man½uvre et préféra ne pas se faire des films. Il fallait qu'il soit adulte pour une fois.
Alors, il prit discrètement le chemin de l'appartement de Sora. Bien évidemment, il prit les petites routes à pieds, sa capuche sur la tête pour ne pas se faire remarquer. Arrivé devant la résidence de la jeune femme, il se questionna de nouveau. Etait-ce toujours une bonne idée ? Alors qu'il allait rebrousser chemin, il vit que le fameux Zack quittait l'appartement et qu'il partait en voiture. C'était le parfait moment. Profitant que la porte soit ouverte il s'introduit dans la résidence et toqua à la porte de la jeune femme son sac à la main. Lorsqu'elle ouvrit, elle semblait visiblement surprise de le voir à sa porte. Il lui présentait le fameux sac et dit :
- Tu l'as oublié au restaurant je me suis dis que tu en aurais besoin.
Elle était si belle les cheveux détaché, ses lèvres entrouvertes et son corps uniquement vêtu d'un min short et d'un petit top moulant ses seins rond et ferme. Bon sang, elle le rendait fou. Il allait partir mais l'envie était trop forte. Ses mains se posaient sur ses joues quand ses lèvres se posaient avec passion et ardeur contre celles de Sora. Son corps l'accaparait et la plaquait fermement contre le chambranle de sa porte. Il avait besoin de savoir qu'une partie d'elle lui avait appartenu, qu'elle était encore un peu à lui quelque part. Il en devenait quasiment obsessionnel quand il se trouvait près d'elle. Lorsqu'il n'eut plus de souffle, il posa ses lèvres contre son cou, contre sa gorge en murmurant :
- Dis moi quand est-ce que je peux te revoir.. Je ne peux pas vivre comme ça.. Te savoir aussi près sans pouvoir te toucher, te voir..
Bon sang, il brisait toutes les règles qu'il s'était juré mettre. Elle était le levier qui le rendait déraisonnable mais diable qu'il aimait ça. Ses mains avaient agrippées ses joues quand il reprenait son souffle contre ses lèvres et que son corps se pressait contre le sien :
- Je connais un endroit où on pourrait se voir sans être dérangé. Je viendrais te chercher demain soir et je t'attendrais près du restaurant de ce soir.
Un bruit dans le couloir le fit se reculer. Etait-ce Zack qui rentrait ? Ne voulant prendre aucun risque et entendant l'ascenseur arriver à l'étage, il prit la poudre d'escampette en passant par l'issue de secours laissant une Sora seule sur le pas de sa porte. Ce baiser si fou et torride avait allumé de nouveau chez lui cette passion intense et exaltante. Tant pis, il trouverait un moyen de la retrouver. Il trouverait toujours un moyen d'être auprès d'elle et peu importe le reste du monde.
En rentrant à la maison qu'il occupait avec les garçons, ces derniers avaient organisé une énième fête ce qui serait la parfaite occasion pour ne pas avoir à penser à Sora. Si vraiment ils entraient tous les deux dans une relation clandestine, cela risquerait bien entendu d'être dangereux mais aussi excitant. Est-ce que la jeune femme allait prendre ce risque ? La question qui taraudait le blond était aussi, que se passera-t-il quand il aurait fini sa mission ? Le suivrait-elle en Angleterre ? Chacun avait sa propre vie et faire de telles concessions risquerait d'être compliqué. Alors, au lieu d'intellectualiser, il préférait boire et attendre que le temps passe.
Pendant ce temps, il en profitait bien évidemment pour avoir l'oreille qui traine et entendre parler des prochaines missions et des prochaines livraison. Il devait être prudent pour ne pas se faire prendre. Pour le moment, ses camarades du FBI avaient réussi à intercepter, l'air de rien, certaines livraisons. Cela avait valu des coups de colère de Clay mais Jax arrivait toujours à relativiser. Plus le temps passait et plus Thomas comprenait l'environnement et la création des Sons. Il s'agissait certes d'anarchistes mais qui avaient un code d'honneur, une pensée sociale pertinente et un certain sens des affaires. Ils n'avaient fait que créer un environnement et un monde qui correspondait à celui des mafieux mais avec des valeurs qui touchaient par moment Thomas.
Après une journée à avoir travaillé au garage, il se rendit en moto jusqu'au fameux restaurant. Débarrassé de son blouson des Sons acquis il y a peu de temps, il attendait dissimulé dans la ruelle Sora. Allait-elle venir ? Il comptait l'emmener dans la planque où il faisait ses réunions avec le FBI qui se trouvait dans une petite maison de plage loin de la ville. Il attendait depuis bien trente minutes mais toujours pas de signe d'elle. Etait-elle en retard ? Lui était-il arrivé quelque chose ? Plus il attendait, plus un millier de scénarios lui venait en tête.
immarcescible, Posté le samedi 04 mars 2023 11:59 Répondre
Comme convenu, Thomas fut au rendez-vous. En voyant la table devant la baie vitrée donnant sur la route il demande à changer de place. Il prit d'office une table au fond de la pièce qui soit suffisamment dissimulée pour qu'ils puissent avoir un moment tranquille et intime. De plus, il donna un généreux pourboire au serveur en lui disant de ne mettre aucune table à proximité de la leur en lui promettant un autre pourboire s'il tenait parole. Assis, il attendit patiemment l'heure après avoir vérifié aux alentours que rien ne pourrait porter préjudice aux deux amants. Lorsque Sora arriva, il n'eut pas besoin de relever la tête pour le savoir. L'atmosphère changeait automatiquement quand elle entrait quelque part. Son aura si brillant, si brulant éblouissait toutes les personnes quand elle arrivait. Lorsqu'enfin elle fut devant lui, il pu souffler d'aise. Du moins, jusqu'à ce qu'elle lui demande le fin mot de sa mission :
- Ils ne sont pas si bêtes que tu le crois c'est juste que.. c'est un autre monde. Une autre philosophie.
C'était étrange, c'était comme s'il trouvait des excuses au groupe. Mais pour l'instant, il devait se concentrer sur les explications de cette fameuse mission. L'envie de prendre les mains de la jeune femme était forte mais il se mesurait en tenant fermement le verre de whisky qu'il avait entre les mains. Le serveur vint les interrompre un instant, le temps de prendre une commande que Thomas laissa au soin de Sora. Visiblement, elle connaissait bien le restaurant. Il ne pu s'empêcher de penser qu'elle venait peut-être ici avec son fiancé. Cette pensée fit naître un éclair de jalousie intense qu'il devait mesurer et contrôler. Ce n'était ni le lieu, ni le moment pour une telle conversation. Et pire, il n'avait aucune légitimité à évoquer sa jalousie à Sora.
- Après ton départ j'ai du rattraper le bordel que j'ai foutu, expliquait-il, donc j'ai dis que j'avais essayé d'infiltrer un réseau de trafic de bijoux dont tu faisais partie. J'ai bien entendu brouiller les pistes te concernant. Aujourd'hui ils cherchent une jeune femme mexicaine qui a dix huit ans et qui a un tatouage de dauphin sur l'épaule. Ils sont à mille lieux de toi.
Il voulait la rassurer en lui expliquant qu'elle pourrait retourner, dans quelques années en Angleterre, mais elle semblait plus intéressée par la suite. Alors, il reprit son récit en expliquant qu'il avait été rétrogradé et qu'il s'était occupé de former les nouvelles recrues.
- Ce n'était pas si inintéressant mais.. mais le terrain me manquait. Tu me connais, je ne supporte pas de rester enfermé toute la journée dans une pièce. J'ai besoin de bouger et de faire fonctionner mes méninges. Bref, un soir en rentrant chez moi j'ai surpris l'un de mes élèves avec un recruteur de la cellule terroriste irlandaise, l'IRA. C'était un gamin qui était en infiltré. En en parlant à mes supérieur, ils m'ont donc proposé de continuer à bien m'entendre avec cet élève et entrer dans le groupe. J'ai donc monté les échelons. En même temps, avec ma carrure, je faisais tellement peur et ma capacité à manier les armes était un atout. Tous étaient persuadé que j'étais.. que j'étais le digne fils de mon père.
Cela le fit se braquer un instant et ce fut le parfait moment où arrivèrent leurs plats mais Thomas n'avait plus faim. Fronçant les sourcils, il vint à soupirer en regardant son assiette avant de finalement avouer :
- Mon père était flic.. Mais un flic ripou. Il a disparu quand j'avais quinze ans et.. et j'ai complètement vrillé. Les gens étaient mauvais avec ma mère. Ils s'en prenaient à elles alors qu'elle n'était que l'épouse de cet enfoiré. Elle n'avait rien fait elle. Mais pourtant, elle subissait le courroux des gens alors.. alors pour changer ça et bien.. et bien je suis devenu le centre d'attention de tout le monde pour qu'ils la laisse en paix. J'ai commencé à faire n'importe quoi, continuait-il, des choses stupides qui m'ont conduites en prison. J'ai eu une peine de trois ans et pendant tout ce temps je n'ai pas cessé de me dire que j'avais été stupide. J'avais donné à ces personnes toutes les raisons de devenir ce que mon père était. Or, je ne suis pas comme mon père.
C'était la première fois qu'il se confiait ainsi à quelqu'un. Etrange sentiment qui le prenait alors qu'il sentait discrètement les doigts de Sora venir chercher les siens. Il ne pu refuser le contact c'était impossible. C'était comme si l'énergie, la douceur et la tendresse de cette femme arrivait à le canaliser. Ses yeux exprimaient un regret et une colère dont il ne savait pas quoi faire.
- Alors je suis rentré dans la police et j'ai tout fait pour faire effacer ce stupide passé. Tu me demandais il y a un an pourquoi je t'aidais.. Parce que je voyais bien dans ton regard que tu étais perdue Sora. Que tu cherchais juste une manière d'être vue. Aussi stupide a été ta manière d'engager les choses, elle partait d'un très bon sentiment. Je ne voulais pas que quelqu'un puisse vivre ce que j'ai vécu en prison. Tu es encore si jeune.. Ces salops ne t'auraient laissé aucune occasion de t'en sortir.
Ils parlaient des riches hommes qu'elle avait volé. Ses doigts entrelacés les siens avec douceur quand il ne touchait toujours pas à son assiette. De toute façon, il reprit son histoire et évoqua le but de sa mission. Investir le camp ennemi et trouver d'où provenait les armes de l'IRA. Et c'était ainsi qu'il avait atterit ici, par hasard près de Sora dans le gang.
- Je ne savais pas où tu étais. Je me refusais à faire des recherches sur toi de peur d'être surveillé. Pour rien au monde je risquerais ta vie Sora mais quel bonheur j'ai eu en te voyant au dessus de moi avec tes menottes. Heureusement que j'étais sonné par ton plaquage parce que je t'aurais sauté dessus sans pouvoir te relâcher. Ton collègue aurait du m'abattre, disait-il avec un sourire amusé pour faire un peu d'humour, en attendant, ma mission est simple. Suivre les Sons et comprendre d'où vient les ordres et comment ils fonctionnent pour détruire le système de l'intérieur.
immarcescible, Posté le mercredi 01 mars 2023 21:00 Répondre
Le manque est une souffrance qui l'étreint chaque seconde de chaque minutes. Alors, pour le contrer, Thomas s'arrange à tout faire et être le plus occupé possible. Auparavant déjà, l'oisiveté n'a jamais été son mojo, mais là, en sachant Sora à proximité c'était encore pire. Le plus atroce c'était que le soir même où ils s'étaient revu, il avait agit avec prudence et maturité. Or, maintenant, avec le recul, il ne pouvait s'empêcher de bouillir de haine et de colère. Imaginer la brune dans les bras de cet autre homme le rendait fou. Comme il n'avait pas eu le courage de lui dire sa jalousie, il se trouvait ridicule et savait parfaitement qu'il ne pouvait plus faire machine à arrière. Comment le pourrait-il ? Il savait pertinemment qu'il passerait pour un homme immature. Alors il devait aller de l'avant.
Du coup, pour tromper le temps, il se rendait le plus possible disponible et travaillait d'arrache-pied. Il avait tellement bien évolué qu'il avait réussi à pénétrer le groupe exclusif et fermé des sons. Son accent anglais ne dérangeait pas. Ils l'appelait même l'Anglais pour le taquiner. Même si la violence qu'ils suscitaient gênait Thomas, il n'en restait pas moins que leur philosophie et le lien intrinsèque qui liait les hommes de cette communauté impressionnait Thomas ce qui le perturbait parfois.
Avait-il le mal dans le sang ? Comme son père ? Cela l'effrayait et au fur et à mesure qu'il s'investissait, il craignait avoir des difficultés à rentrer à la maison une fois la mission finie. Ou pire, de passer de l'autre côté et de vendre définitivement son âme aux Sons.
C'est quand il commença à avoir ces fameuses réflexions que son regard croisa celui de Sora. La surprise qui se lisait sur son visage lui fit comprendre qu'il s'agissait d'un fâcheux hasard que les garçons ne pouvaient pas comprendre. Bien sûr que non puisqu'ils étaient amateurs de femmes et qu'ils ne se privaient jamais pour les honorer. Depuis son arrivée, Thomas n'en n'avait touché aucune et beaucoup s'amusait à penser qu'il était gay. Il ne faisait pas fit de ces remarques, préférant les ignorer. Les autres femmes n'avaient aucun intérêt pour lui. Il ne voyait pas une autre être capable de lui apporter ce que Sora avait sut lui offrir. Ce sentiment d'être enfin complet et heureux. Non, il ne le vivrait qu'avec cette femme.
Alors qu'il sentit qu'elle allait venir à lui, elle se retint et eut la bonne conscience de s'enfuir. Mais il était trop tard. Les garçons commençaient déjà les blagues graveleuse que Thomas ignora une fois de plus en leur disant qu'il était juste entrain de rêver. La frustration naissait de nouveau et il n'avait aucun moyen de communiquer avec Sora. Cela le rendait si bien fou qu'il préféra rentrer dans le bar pour boire encore un peu. Boire pour s'occuper et tromper l'ennui.
Mais alors qu'il décuvait et qu'il dormait dans la chambre qui lui avait été attribué, il fut réveillé par Jason qui riait en le secouant. Thomas voulu le repousser mais le cri de rage d'une femme dans le salon le surpris. Les garçons riaient, il y avait de la musique et des bruits de verres brisés. Sans comprendre, le blond réussit à se relever, encore un peu éméché de la soirée, du moins, jusqu'à ce qu'il arriva dans le salon et qu'il vit Sora entourée des Sons qui lui lançaient des billets pour qu'elle danse. Le jeune homme devint aussi livide que le mur de la cuisine et sentit toutes ses forces lui revenir. L'air affolé de Sora, prête à en découdre faisaient rire les garçons. Elle en avait déjà mis quelques un sur le sol à voir les gouttes de sang sur le sol et les dents qui trainaient.
- Ah ! Tommy ! Regarde qui on a trouvé qui trainait dans le coin. La petite sourie cherchait à se faire bien voir de tes beaux yeux, expliquait Clay en riant amusé, on s'est dit qu'elle éveillerait peut-être quelque passion chez toi ahahahah.
- AVOUE QUE T'AIMES LES CULS POILUS !
Tous les garçons riaient quand Thomas serrait son poing, près à cogner. Il cherchait la maîtrise mais c'était impossible en sachant Sora à cet endroit précis, dans ce monde qui ne lui correspondait pas. Chris qui était un petit jeune essaya de poser sa main sur les fesses de Sora et de l'embrasser. Thomas ne tint plus, il attrapa par le col le jeune et lui décocha un poing si violent qu'il fit un tour sur lui même et qu'il tomba presque raide mort. Cela eut le mérite de faire taire tout le monde et de faire naître l'incompréhension.
- Sortez de cette maison maintenant, dit-il d'une voix basse et très froide à Sora sans la regarder alors que tous les garçons ne savaient pas quoi penser de cette scène, maintenant j'ai dis !
Il grondait si fort que cela fit même sursauter certains membre des Sons. Une fois seul avec les garçons, ils s'approchèrent de Thomas qui ne sourcillait pas. La peur ne faisait pas partie de son vocabulaire en ce qui concernait sa propre vie. Ce qu'il craignait en revanche, c'était que Sora soit une fois encore importunée. Jax s'approchait suffisamment près de Thomas en compagnie de Clay et des autres pour qu'il ne puisse plus bouger :
- C'est qui cette fille ? Tu l'as connais ?
- Non. Je vous ai dis que je ne voulais pas me taper l'une de vos pétasses alors foutez la paix à ma queue compris ? Je fourre qui je veux, quand je veux.
Cette remarque aurait pu le faire tuer sur le champ. Mais au lieu de ça, il fit éclater de rire Jax qui adorait ce nouveau comparse qui avait le poing facile et qui parlait toujours pour être le plus clair et précis. L'ambiance se détendait, sauf Thomas qui restait toujours sur ses gardes. Jax tapota son épaule en lui disant qu'ils étaient frères et amis ce à quoi Thomas répliqua un merci avant de se rendre dans sa chambre. Pendant que les autres s'occupaient du blessé, Thomas se recoucha. Il lui était impossible de quitter la maison. Sans ça, ils auraient soupçonné quelque chose. Aussi, il du attendre le matin pour se rendre près du commissariat pour s'assurer que Sora venait bien travailler. C'est lorsqu'il l'a vit qu'il appela le poste avant de demander la jeune femme. Il l'appelait d'une cabine téléphonique. Ainsi, personne ne retracerai l'appel.
- C'est moi. Tu vas bien ?
immarcescible, Posté le dimanche 26 février 2023 21:17 Répondre
Sora ayant récupéré son t-shirt, il enfila uniquement son sweat en entrant dans la cuisine. La mère ressemblait vraiment à la fille, c’était impressionnant et pourtant, Sora était encore plus belle. La gêne chez elle fit naître un sourire attendri et amusé chez le brun qui voulait lui aussi profiter de la situation, autant que Q’. Après tout, Sora avait rencontré son grand-père et ne s’était pas gênée pour avoir des photos et des anecdotes de lui plus jeune. La maman était si charmante que Thomas ne se sentait pas capable de réfréner sa curiosité :
- Je m’appelle Thomas madame, mais vous pouvez m’appeler Tommy. C’est comme ça que ma mère m’appelle. Vous êtes Q’Orianka Walker à ce que je vois. Sora m’a beaucoup parlé de vous.
- Oh.. Mais j’aimerai en dire autant mon cher Tommy. Vous êtes anglais à ce que j’entends.
- Affirmatif madame.
- Que de formalités, que de formalités. Appelez-moi Q’.
Comme elle se délectait de ce moment si incongrue. Sora était si secrète pour sa famille que la mère ne pouvait s’empêcher d’être curieuse. Assise face au jeune homme dans la petite cuisine, elle l’observait de haut en bas en s’amusant à l’idée que Henry voit le petit anglais. Il serait fort fort fort mécontent et cela l’amusait grandement :
- Ainsi donc vous vous êtes connu en Angleterre ?
- Oui, j’enquêtais sur l’affaire de vol de Sora.
Là, Q’ ne souriait plus et se redressa formellement sur sa chaise prête à sauter à la gorge de Thomas. Cette sombre affaire avait fait beaucoup d’émulation entre elle et sa fille et avait presque conduit Henry a se rendre lui aussi en Angleterre, quitte à déclencher une crise diplomatique. Mais Sora vint rapidement rectifier le tir en expliquant que c’était aussi lui qui l’avait aidé à fuir l’Angleterre.
Thomas, toujours dans un souci d’honnêteté n’avait pas pu s’empêcher d’aussi l’être avec Q’. Même si ça ne plaisait pas, il savait qu’être honnête était forcément mieux qu’un mensonge qui aurait mis tout le monde mal à l’aise. Quelque peu rassurée, Q’ pris sa tasse entre ses mains et observa dubitative l’anglais qui buvait son thé non sans jeter des oeillades à une Sora qu’il voyait gêné. Son pied caressait celui de la jeune femme quand il lui offrait un sourire en coin rassurant :
- Je vais devoir vous laisser de toute manière. J’ai du travail qui m’attends.
La situation était trop étrange et il voyait bien que Sora n’était pas à l’aise. Sans finir sa tasse, il retourna dans la chambre pour récupérer ses chaussures qu’il mit en hâte. Son amante venait le rejoindre. Posant sa main sur ses lèvres puis ses joues, il lui offrit un léger sourire :
- Tout va bien, dit-il dans un murmure, on savait tous les deux que le lendemain allait arriver Leannan.
Mais c’était encore plus difficile qu’il ne l’aurait cru. Ses lèvres se perdaient sur les siennes encore deux secondes. Deux secondes de pur bonheur quand il sentait que son âme entière était entrain d’exploser à l’idée de devoir la quitter de nouveau. Front contre front, il gardait les yeux clos, ses mains dans sa crinière quand il murmurait de nouveau :
- Je reviendrais vers toi si tu le souhaites mais.. mais ne vient pas me chercher. C’est trop dangereux. Tu me le promets ? Je dois finir cette mission et.. et pour ça je ne peux pas être distrait par toi.. Tu me le jure ?
Il savait que cela allait être difficile pour elle, comme cela aurait été pour lui. Après un dernier baiser en la plaquant contre le mur de la chambre il du se résoudre à la quitter. Il passa dans la cuisine et salua une nouvelle fois Q' qui trépignait d'une impatience certaine de demander mille et un détail à sa fille.
- J'espère ne pas vous faire fuir Tommy !
- Je vous assure que non. J'ai beaucoup de travail.
- Ce n'est pas un mensonge, n'est-ce pas.
- Vous pourrez demander à votre fille. Je ne mens jamais.
Contrairement à la veille où il était passé par la salle de bain, là il prit la porte d'entrée. En fermant la porte, il savait qu'il laissait le loisir à Sora de dire tout ce qu'elle voulait de leur relation. Mais c'était peut-être mieux ainsi. Il savait qu'un avenir avec la jeune femme était impossible. Après tout, elle avait déjà quelqu'un dans sa vie. Sa vie entière était ici avec ses parents, ses amis et son travail. Et lui ? Qu'avait-il à lui offrir ?
En sortant, il se rendit au café du coin pour commander un café. Il avait besoin d'un peu d'énergie après le peu de sommeil qu'il avait eu surtout qu'aujourd'hui se tenait un conseil important chez les Sons. Il allait devoir écouter, prendre des notes mentales et surtout, gagner une fois de plus le respect de ces foutus anarchistes.
immarcescible, Posté le vendredi 24 février 2023 20:09 Répondre
Le moment de douceur qui flottait entre les deux amants fut trop rapidement rompu par la culpabilité de Sora. Quittant les bras de Thomas, elle se posta sur le bord du lit, loin de lui. Trop loin de lui à son goût. Il mit une seconde à réfléchir à ce qu'elle venait de lui avouer et sentait se muer au creux de son ventre une jalousie pernicieuse. Pourtant, il devrait se sentir flatté d'être l'amant de la jeune femme. Peut-être parce qu'il savait pertinemment qu'il ne pourrait jamais prétendre au coeur entier de Sora et que leure histoire était vouée à l'échec. Avec douceur, en voyant les épaules voûtées coupable de la jeune femme, il vint se redresser et se poster derrière elle. L'enlaçant, il vint nicher son visage dans son cou et le couvrir de baisers quand ses bras entourait son corps :
- Est-ce que je dois partir ? Je le comprendrais ne t'en fais pas..
Mais le regard sombre de la jeune femme lui fit comprendre qu'il avait ce soir l'exclusivité. Caressant sa joue, il attirait ses lèvres vers les siennes et lui donnait un profond et langoureux baiser. Comme pour faire fuir la mauvaise humeur de sa moue si tendre habituellement. Délicatement, lorsque leurs lèvres se séparèrent, il vint poser son front contre le sien. Les yeux clos, il laissa un long soupir s'échapper d'entre ses lèvres avant de répliquer :
- Je ne te déteste pas, avouait-il, tu as ta vie Sora.. Une vie dont je ne suis pas censé faire partie mais.. mais dont je suis heureux d'avoir volé quelques moments.
Sous ses airs dur, Thomas restait un homme honnête qui ne voulait pas s'immiscer dans la vie des autres. Et puis, Sora avait une existence ici en Californie. Elle avait tout construit et il n'avait pas le droit de tout détruire juste du fait de sa présence. Caressant sa joue et contemplant ses iris triste, il essaya de la rassurer. L'orage grondait au loin et la pluie tapotait plus rapidement contre la vitre. Cela lui rappelait l'Eccosse et le consola un peu :
- Tu ne me dois rien.. Je suis déjà heureux d'avoir pu te revoir tu sais. Ne bouscule pas toute ta vie pour un homme comme moi. Tu vois bien ce que je fais de ma vie ce moment. Ce ne serait pas des plus intelligent de t'infliger un tel fardeau.
Voyant qu'elle allait fuir pour se débattre, il la retint contre elle et planta ses iris d'un bleu intense dans les siens pour qu'elle ne lâche pas son regard :
- Ecoute moi.. Sora.. Ecoute moi.. Je ne dis pas que tout est fini mais.. mais ce garçon il est forcément de ton âge. Il a un travail, un vrai.. C'est plus cohérent tu ne crois pas ? Mais.. Mais pour l'instant, pour ce soir, tu es dans mes bras et je ne te laisserais pas les quitter. Ce soir je suis entièrement à toi, tu es entièrement à moi. Je ne veux pas entendre parler de demain et de qui tu retrouveras. Je te veux toi. Tu es d'accord pour faire ça ? Ce soir il n'y a pas de lendemain.
Sa main se perdait dans sa crinière quand il attirait la jeune femme à venir sur ses cuisses. Face à elle, il enfouissait son visage entre ses seins qu'il embrassait et dont il humait le parfum. Il la suppliait de le serrer dans ses bras. Il avait besoin de se repaître de sa douceur, de son odeur et d'entendre le rythme de son coeur. Pendant ce temps, ses mains venaient caresser ses fesses nues quand son bassin dansait de nouveau sous le sien :
- Si je pouvais tout changer.. Je viendrais te chercher et je te kidnapperais des bras de ce jeune trou du cul..
immarcescible, Posté le jeudi 23 février 2023 21:07 Répondre
Comme il en avait rêvé de ce moment. Thomas n'osait pas poser ses mains sur Sora de peur que ce soit toujours ce rêve qui le torture. Avec douceur donc, ses mains vinrent agripper les hanches de la brune. Ses lèvres vinrent timidement se poser sur son cou où son parfum puissant l'enivrait. Il était au paradis. Dans un dédale de vêtement il la débarrassa de tout tissu et fit de même avec lui. Une fois tous les deux nu, debout devant le lit, il ne pu s'empêcher de passer ses doigts sur ses seins rond et ferme, son ventre et entre ses cuisses. Il la contemplait avidement, tel un chasseur allant dévorer sa proie.
Lentement, il fit le tour de la jeune femme et dégageant sa crinière de son épaule, l'embrassa avec cette passion intense, brûlante qui les guidait à chaque fois. Mais, cette fois-ci, ses mains s'accaparaient son corps. Quand l'une d'elle venait s'enfouir entre ses cuisses, l'autre caressait son sein dont il tirait délicatement la pointe :
- Leannain, murmurait-il au creux de son oreille, tu es ma lune..
Les plaintes qu'elle poussait l'aiguillait et le faisait vibrer de nouveau. Il aimait voir la peau de la jeune femme réagir de la sorte. Il avait oublié à quel point elle était belle. Sans attendre qu'elle lui demande, il revint devant elle et s'accroupit. Son visage venait s'enfouir entre ses cuisses et sa langue, ses lèvres et ses doigts venaient s'emparer de son intimité. Ses mains massaient ses fesses quand sa langue rapide lui donnait ce petit plaisir insolent qui la faisait miauler de plus belle.
- Tu es si délicieuse.. si belle..
C'était vrai. Jamais encore il n'avait vu une femme aussi belle de toute sa vie. En le relevant sa cuisse contre son épaule, il pu avec plaisir la contrôler le mieux possible jusqu'à la faire atteindre ce moment de plénitude si particulier qui lui donnait ce sourire insolent sur les lippes. La portant jusqu'au lit, il vint s'allonger à ses côtés pour mieux la caresser. Ses lèvres embrassaient ses seins. Il prenait son temps quand ses doigts la caressait délicatement.
- Dis que tu es à moi, demandait-il d'une voix plus rauque en la voyant l'attirer sur elle, dis le..
Venant sur elle, comme elle le voulait, il vint agripper sa crinière d'une main quand l'autre soulevait son bassin. Elle le faisait attendre et cela l'amusait. Alors, profondément il s'insinua en elle sans prévenir et poussa un soupir d'excitation contre ses lèvres :
- Tu es à moi Sora.. Personne d'autres.. Mh.. Mon amour..
Ses yeux la contemplait, l'irradiait d'un plaisir et d'une passion féroce qui aurait pu le rendre fou. Ses doigts venaient agripper sa crinière et tira dessus délicatement quand il mordait son cou sans se soucier de demain. Il n'y avait pas de demain, juste eux, maintenant et passionnellement. Ses dents marquait sa peau, ses mouvements de bassin s'enfonçaient en elle plus rapidement, plus intensément :
- Bordel.. Sora..
immarcescible, Posté le mercredi 22 février 2023 20:45 Répondre
Ils dînèrent de cette délicieuse pizza et burent ensemble de la fameuse Guinness ce qui avait laissé un doux sourire sur les lippes de Thomas. Elle semblait différente que dans ses rêves, soudainement timide, pas à l'aise de l'avoir près d'elle. Est-ce qu'elle avait quelqu'un dans sa vie ? Pourtant, lorsqu'il voulut se lever, il la vit paniquer et il du se rasseoir sur le sol avec elle et la rassurer en passant sa main sur sa joue.
- Je suis là, murmurait-il avec douceur, j'allais juste fermer la fenêtre de ta salle de bain.
Lorsqu'il revint, elle avait déjà tout nettoyer sur le sol et sa nervosité le surprenait. Qu'est-ce qui la taraudait ? Qu'il parte ? Pour la rassurer, il vint retirer ses chaussures, enlever son sweat et s'allonger sur le lit en l'attirant avec lui. Allongé l'un en face de l'autre, ils se contemplaient en silence un moment en laissant les gouttes de pluie sur la fenêtre résonner dans la pièce.
- Donc tu enquêtes sur les horribles personnes qui ne respectent pas la loi. Qui aurait pu croire une telle chose ?
Sora Walker qui est rangée du côté de la loi.
Il la taquinait avec douceur quand il voyait bien qu'elle n'arrivait pas à se détendre. Prenant sa main dans la sienne, il la posa sur son coeur où elle pouvait sentir son palpitant. Ses yeux plongé dans les siens, il murmurait :
- Je suis là. Tu me sens ? Tu m'entends ? Je suis là et je ne partirais pas ce soir. Je suis avec toi.
Il voyait bien qu'elle avait besoin qu'il soit plus expressif. Difficile pour le jeune homme qui n'avait jamais évoqué ses sentiments à qui que ce soit, même si avec Sora c'était différent et qu'il avait envie de lui dire les fameux mots si étrange. Son front se posa contre le sien quand il reprit :
- J'ai passé une année entière sans lumière. Je n'avais pas une seule photo ou image de toi. Je ne pouvais pas parler de toi. J'ai cru devenir un fou un jour en croyant te voir au bras d'un autre. Je me suis saoulé pour te voir. J'étais prêt à tout quitter pour te revoir ne serait-ce qu'une seule fois.
Sa main venait se poser sur sa joue quand son nez caressait le sien et que ses lèvres frôlaient les siennes :
- Tu m'as ensorcelé et j'en redemandais.
immarcescible, Posté le mardi 21 février 2023 21:09 Répondre
Comme il s'en fiche bien du thé. Tout ce qu'il veut c'est retrouver les bras de Sora mais déjà elle le fuit. Faisant attention à ne pas apparaître dans la lumière, il s'approche d'elle jusqu'à pouvoir sentir son parfum qui embaume divinement la pièce. Il se doutait bien qu'il allait devoir lui donner des explications mais moins il en donnera et plus facilement il pourra finir sa mission sans voir la vie de Sora être mise en danger.
- Viens près de moi s'il te plaît, demandait-il lorsqu'elle eut finis de mettre l'eau à chauffer, j'ai besoin de te sentir près de moi deux minutes.
Assis sur le fauteuil qu'il occupait quelques minutes plus tôt, il la reçoit contre lui comme s'il s'agissait d'une bénédiction. Les yeux clos, il enfouissait son visage dans son cou pour humer son parfum et la tenir fermement contre lui malgré l'eau de la théière qui bouille. Là, il se mit à lui raconter brièvement les éléments après son départ mais s'arrêta au moment où il entra sous couverture. En effet, elle se levait pour aller chercher les fameuses tisanes qu'elle avait a coeur de faire.
- Tu ne dois surtout pas faire de recherche sur moi Sora, avouait-il, je suis sous couverture.
Son oeil surprit et sa moue inquiète lui confirma ce qu'il pensait. Elle allait vouloir tout savoir et faire des recherches. Alors il lui parla des trafics d'armes et de l'influence inquiétante d'un groupe d'anarchistes qu'elle connaissait forcément très bien qui sévissait dans la région et dont il était membre désormais. La recevant sur lui une nouvelle fois, il la remercia pour la tisane et en bu une gorgée. Cela le changeait du whisky, mais son médicament était sur lui et le scrutait comme s'il s'agissait d'un fantôme. Avec douceur et amusement, il lui offrit un doux sourire en caressant sa joue :
- Je t'ai un petit peu manqué petit oiseau ?
Il aurait voulu lui hurler que sans elle il n'avait plus eu goût à rien et qu'il avait foncé dans la mission tête baissé juste pour pouvoir ressentir quelque chose de nouveau. Mais ça, il ne ferait pas la bêtise de lui dire. Pour le moment, il se contentait de caresser ls hanches de la jeune femme en l'écouter parler de son entrée dans les forces de l'ordre ce qui laissait son sourire naître une fois de plus sur ses lippes :
- Dire que c'est toi qui va devoir me courir après maintenant, dit-il avec un peu d'humour histoire de détendre l'atmosphère, eh.. tout va bien, dit-il pour la faire sourire, je suis là et toi aussi.. Allez, souris moi un peu s'il te plaît. Après comment tu m'as plaqué au sol je mérite bien un peu de douceur de ta part, non ?
immarcescible, Posté le mardi 21 février 2023 15:23 Répondre
Finalement, très rapidement, Thomas retourna sur le terrain. En effet, l'un de ses nouveaux élèves, Cillian, avait été mis en contact avec des groupes terroristes irlandais qui sévissaient encore sur le territoire anglais mais aussi en Amérique. Sans rien préméditer et surtout sans rien attendre de particulier, le blond fut engagé comme agent sous couverture pour essayer de démanteler avec ses camarades le fameux groupe qui fabriquaient et revendaient des armes à des extrêmes politiques et aussi à l'international, notamment aux USA à des biker qu'on appelait les Sons of Anarchy.
Avec la stature de Thomas, pas de doute qu'il fut accepté aisément dans le groupe. Il avait cette distance dans le regard et dans le corps qui empêchait l'empathie et donc l'envie de s'approcher de lui. Après être retourné en prison quelques mois juste pour sa couverture, il fut embauché sur les réseaux de transports entre Irlande et New-York. Puis, il réussit à monter en grade et de là, enfin devenir une partie importante du système et donc de la revente d'armes. C'est par hasard qu'il se retrouvait en Californie à ce moment là. Il avait été obligé de se rendre à la place du grand chef pour une transaction qui se termina par une guerre de gang. Fort heureusement, Thomas était toujours couvert par une arme et savait s'en servir. Néanmoins, ses hommes étaient morts et rester sur les lieux d'un tel crime risquerait de l'envoyer une bonne fois pour toute en prison et l'empêcher de finir sa mission.
Alors, sans aucune hésitation, il braqua une voiture avant de s'enfuir à vive allure de la fameuse zone critique. Mais c'était sans compter sur le destin qui voulait qu'une fois encore sa route croise celle d'un soleil trop ardent. Après s'être fait plaqué au sol et violemment mis court circuit, il ne pu retenir son trouble en entendant la voix féroce au dessus de lui. C'était impossible, non, le destin lui faisait une farce.
Mais lorsque ses yeux croisèrent les siens il n'y avait plus aucun doute. La situation si cocace voulait qu'il en rigole mais comment le pourrait-il alors qu'il était menotté et qu'il ne pouvait pas toucher le soleil de ses nuits ? Il était plus préférable qu'il fuit son regard et qu'il l'ignore surtout devant son collègue qui cherchait à la faire sortir de sa rêverie :
- Eh Walker.. Ça va ? Il t'a frappé ce salopard ?
- Va te faire foutre, répliqua de sa voix froide et basse un Thomas agacé par les questions du vieux.
- Ohlalala du gars petit gars. C'est pas beau comme langage ça.
Il ne répliqua pas, il savait pertinemment que ce sera mis contre lui. Une fois dans la voiture, il aurait pu à loisir contempler le profil de la brune mais il se retint préférant regarder dehors. Voilà qu'ils se trouvaient tous les deux dans une situation complètement ubuesques et qui risquerait dans les prochaines semaines de compliquer sa mission avec les anarchistes. Mais surtout, Sora ne devait pas dévoiler sa véritable identité. Cela compromettrait la mission ou pire, la mettrait en danger. Le parfum de la jeune femme embaumait toute la voiture. C'était autant un supplice qu'un bonheur.
Arrivés au poste, le coéquipier de Sora s'occupa de Thomas qui n'omit aucune résistance si ce n'est qu'il était froid et distant avec la jeune femme. Peut-être ne l'avait-elle pas reconnu. Après tout, ils n'avaient connu que trois jours torride ensemble. Dans toute une vie cela ne voulait rien dire. Enfermé dans sa cellule, il fit les cent pas en essayant de réfléchir à une solution mais rien ne lui venait. Il ne savait même pas comment sortir d'ici. Est-ce que les hommes de Chuck allaient venir l'aider ? Difficile à dire étant donné qu'il ne faisait pas encore parti du gang. Persuadé que ce serait Sora qui viendrait à lui, il fut surpris de voir une jeune femme plantureuse en costume se poster devant sa porte de cellule. Méfiant, il la regarda de haut en bas sans comprendre ce qu'elle lui voulait :
- Je suis ton avocate Tommy, expliquait-elle avec un sourire sensuellement inquiétant, c'est Chuck qui m'envoie. Le temps de m'occuper de ta libération et ensuite tu pourras m'emmener dîner.
- En quel honneur ? Et qu'est ce qui me dis que vous êtes bien une amie de Chuck ?
- Parce que je suis sa soeur et que chez moi on travaille en famille.
Pas de doute, c'était bien Vicky, la soeur de son futur potentiel patron. Ainsi donc ils faisaient de lui un anarchiste. La belle blonde fit ce qu'elle avait à faire, défendant son client comme elle souhaitait et une heure plus tard il était déjà dehors. En sortant, il sentit bien le regard de Sora sur lui mais il lui était impossible de lui faire un quelconque signe. Cela risquerait de la mettre en danger. Aussi, il quitta le plus rapidement possible le poste laissant même Vicky enrouler son bras autour du sien sans la repousser.
Deux jours plus tard, il avait suivi Sora le plus discrètement possible pour trouver où elle vivait. Sans le savoir, ces derniers jours Zack n'était pas là. Aussi, il pensait qu'elle vivait seule. L'immeuble n'était pas si bien sécurisé que ça puisqu'il réussit à l'escalader et ouvrir la fenêtre de sa salle de bain. Glissant dans la pièce, il entra en évitant l'effraction et commença le tour. Il faisait noir et allumer la lumière serait compliqué puisqu'il y avait des voisins en face qui pourraient potentiellement appeler la police. C'est donc dans le noir qu'il l'attendait. Il pleuvait a grosse gouttes depuis deux jours et la tempête n'était pas très loin, aussi, les infos conseillaient de ne pas quitter les appartements ce soir. Mais Thomas s'en fichait. Il avait fait en sorte de disparaitre les deux derniers jours pour ne pas que Sora le retrouve mais il savait aussi qu'elle aurait besoin de réponse.
Lorsque la clé tourna dans la porte, il l'entendit parler. Etait-elle avec quelqu'un ? Non, au téléphone. Visiblement avec une amie. Il ne bougea pas du fauteuil mais nota qu'il n'avait pas été malin d'avoir laissé des gouttes d'eau partout sur le sol. Aussi, quand elle raccrocha, il se redressa mais elle du le prendre pour un cambrioleur puisqu'il du se protéger de la fougue de la jeune femme prête à se défendre.
- So.. Merde..
Elle ne lui laissait même pas le temps de s'exprimer jusqu'à ce que finalement il la plaque contre le mur et que la lumière extérieur l'illumine. Ses iris d'un bleu foudroyant la fixait quand il maintenait les mains de la jeune femme au dessus de sa tête et plaquant son corps au sien :
- C'est moi, soufflait-il, ce n'est que moi...
immarcescible, Posté le lundi 20 février 2023 17:48 Répondre
Les derniers mois parurent bien plus compliqué qu’ils en avaient l’air. Pourtant, Thomas s’en sortait assez bien. Après avoir été b’esse par une balle dans l’épaule sur une plage écossaise et avoir vu une dernière fois la belle selkie s’éloigner, il avait du rendre des comptes à ses supérieurs. Bien évidemment, il avait été mis sous bonne garde à l’hôpital. Personne n’avait pu l’approcher, pas même le fidèle Spencer qui avait essayé tant bien que mal de sauver la peau de son chef.
A son réveil, son premier reflex fut de demander Sora mais la présence du commissaire près de lui le fit rester mutique.
- Quel putain de merdier vous avez foutu Wells..
- Salut patron.
- Putain de putain.. je comprends rien. J’ai les patrons du dessus qui demandent des comptes Thomas. Ils veulent des réponses. C’est quoi ce putain de merdier ?
Ça oui, il allait devoir en donner des réponses. Thomas avait toujours été un sujet sensible pour les supérieurs du commissaire, du fait du passé de son père. Fils d’un flic ripou et ayant lui-même fait de la prison pour vol, il n’était pas digne de confiance. Aussi, sa pseudo fuite avec une jeune femme ayant volé tout un tas d’½uvres d’art n’allait en rien arranger son dossier. Mais comme toujours, il ne réagissait pas. Il se disait qu’il aurait la punition qu’il mérite, tout simplement.
Après quelques semaines de rémission, il fut entraîné devant un tribunal disciplinaire pour être jugé de sa conduite. Son avocate lui avait conseillé de se porter non coupable, mais le mensonge ne faisait pas parti de Thomas. Alors il se présenta devant le juge des affaires policière et argua sa défense :
- Je ne faisais qu’infiltrer votre éminence.
- Alors que vous avez toujours refusé faire parti de ces opérations voilà que soudainement, de vous-même, sans l’accord de vos supérieurs, vous vous lancez dans une mission d’infiltration ? Messieurs les jurés cela n’a aucun sens !
- C’est que vous ne connaissez pas le terrain Monsieur le procureur.
Plusieurs voulaient voir sa tête coupé mais beaucoup savaient aussi qu’il était un excellent élément et cela ne pouvait justifier une prison trop sévère. Le procès dura un mois entier où tout sa vie se vit être dépouillée. Mais Thomas ne se formalisait pas. Le plus important était qu’ils ne remontent pas jusqu’à Sora. Restant toujours très factuel et calme, cela lui valut de ne pas être trop lourdement chargé de sanctions. Il fut décidé, comme punition, qu’il serait missionné aux formations. Thomas ne prenait pas mal la sanction, c’en était une et il l’acceptait.
Aussi, il quitta le bureau des investigations et se rendit au sous-sol avec les autres formateurs pour s’occuper des nouvelles recrues. Les enquêtes lui manquaient mais ce n’était rien comparé à Sora. Thomas n’avait pas d’ami, aucun avec qui il se serait senti suffisamment proche pour parler de la jeune femme. Il y avait bien son grand-père mais ce dernier vivait en Ecosse et le blond n’avait pas le droit de quitter Londres pendant plusieurs mois. Il craignait que sa ligne sur écoute. Il n’avait rien, rien pour pouvoir parler d’elle ou même faire des recherches. Pas une photo, pas un artefact si ce n’est sa mémoire.
Un soir, alors qu’il avait bien bu, il se rendit chez son tatouer où il se fit ajouter derrière son oreille un petit oiseau représentant la jeune femme. L’avoir dans la peau, c’était tout ce qu’il lui restait.
Etait-elle en vie ? Etait-elle saine et sauve ? Heureuse ?
Mais sa famille voyait bien qu’il s’était rembruni et qu’il était beaucoup plus renfrogné qu’auparavant. Seulement, ils pensaient tous que c’était à cause de s’être fait rétrogradé. Et étant donné que Thomas ne parlait pas, ils se faisaient mille et un film sur les possibilités. En attendant, il faisait du sport, de la moto, s’occupait de ses neveux. Il avait repris la vie qu’il avait avant. Mais cette dernière n’avait pas le même goût qu’avant. Il subsistait toujours un arrière goût amer. Le manque d’une brune au sourire encore plus ardent que le soleil
immarcescible, Posté le dimanche 12 février 2023 20:47 Répondre
Ils venaient de reprendre la route quand visiblement ils avaient été interrompu. Sora avait l'air de vouloir s'ouvrir à Thomas mais il était incapable de reprendre cette potentielle discussion qu'il redoutait. Le moment de la séparation qui le renfrognait. Mais le plus difficile n'était pas de penser à cela puisque à cet instant précis, il ne faisait que penser au plan et à sauver Sora. Il était concentré, maîtrisé et loin du Thomas de l'après-midi, doux et serein. Il redevenait froid et distant. Non pas pour effrayer la jeune femme mais surtout pour rester le plus vigilant possible. La dernière heure qu'il resta en voiture le fit se tendre de plus belle surtout qu'en amont de la ville, il vit ds barrages routiers.
- Merde, sifflait-il entre ses dents.
Il changea alors de direction, l'air de rien et abandonna l'idée d'arriver dans la ville en voiture. Les barrages avaient été installé par le capitaine. Visiblement il ne lui avait pas fait confiance et ils devaient se douter de quelque chose. Il réfléchissait vite mais l'affolement de Sora à son côté l'empêchait de voir et faire les choses clairement. Soudain, lorsqu'ils furent loin du barrage, il bifurqua dans la forêt. Le chemin était chaotique et il roula ainsi quelques minutes avant de garer la voiture à l'écart de la route.
- On va devoir y aller à pieds. Le port n'est pas loin, à peine six kilomètres tu te sens prête à marcher un peu ?
Voyant qu'elle commençait à paniquer, il se douta qu'il devait être moins flic et plus "potentiel petit ami d'une braqueuse de bijoux". Posant ses deux mains sur ses joues, il déposa un baiser chaud et réconfortant sur ses lèvres en murmurant :
- Tout va bien se passer je te le promets. Six kilomètres.. C'est tout mais on ne doit pas tarder. Le pêcheur ne va pas attendre longtemps, ok ?
Il lui redonna un autre baiser avant de recharger son arme qui était derrière son dos. Une fois sortis de la voiture, il prit le sac de la brune en plus du sien pour qu'elle puisse avancer plus vite. Pour lui, ce n'était pas tant de poids que ça même si cela semblait contrarier la jeune femme. Il lui assura que tout allait bien et lui donna la direction de l'est, là où se trouvait les falaises et donc le fameux pêcheur. Ils marchèrent en bordure de forêt pendant un moment avant de traverser une route et un champ :
- Plus vite Sora. Ne regarde pas partout, concentre-toi.
Sa main agrippait la sienne et lui donnait un tempo plus intense. Le temps pressait et la pluie n'aidait en rien mais même s'il était dur avec elle, il finit par la conduire jusqu'à la plage où attendait le pêcheur :
- Bordel mais qu'est ce que vous foutez ! Ça fait une heure que je vous attends !
- Tout doux mon gars. On est là, tout va bien.
Thomas chargeait les sacs de Sora sur le bateau et sortait de sa poche arrière une enveloppe remplie d'argent. Cela eut le don de faire taire le marin qui répliqua qu'ils devaient partir dans une minute car la marée commençait déjà à s'échapper. Thomas le laissa donc aller dans son petit bateau de fortune et il sentit tout le poids de la séparation s'effondrer sur lui. Reprenant la brune contre lui, il posa son front contre le sien en sentant son coeur se serrer. Mais bordel de merde, qu'est ce que ça faisait mal.
- Tu ne m'oublies pas trop vite petit oiseau chantant qui prend son envol.. Promis ?
Ses lèvres lui donnaient de nouveau un baiser mais cette fois-ci plus intense, plus pressé et violent. Il ne savait même si c'était ses propres larmes ou celles de Sora qui coulaient entre leurs lèvres. La pluie gâchait les preuves.
- Fais attention à toi c'est compris ? Fais en sorte de trouver un endroit moyen pour aider la mémoire de tes ancêtres. Je suis certain qu'ils sont fiers de toi mais tu dois prendre soin de toi et vis. Vis Leannain.
Le marin hélait les deux amants qui n'arrivaient pas à se détacher de l'un et de l'autre. Thomas tenait toujours Sora accrochée à lui et l'accompagna dans l'eau jusqu'à ce qu'elle soit près de l'échelle pour grimper.
- Allez.. Il faut que tu y ailles.. Sora.. Soit raisonnable.
Au même moment, des coups de feu au loin retentir. La police les avaient trouvés. Avec violence, Thomas écarta Sora et la couvrit de son corps avant de sortir son arme et de répliquer. Il tira juste et toucha deux policiers, mais d'autres arrivaient. Le marin hurlait sur la jeune femme en lui disant qu'elle devait monter quand Thomas lui hurler de prendre le bateau :
- MONTE SUR CE PUTAIN DE BATEAU !
Cela eut au moins le mérite de la faire monter. Sortant en courant de l'eau, Thomas continua de viser avec justesse en évitant de tuer ses coéquipiers. Il faisait en sorte de les blesser uniquement. Il avait un plan derrière la tête, mais pour ça Sora devait partir. Touché à l'épaule, il tomba à la renverse et pesta contre la balle qui l'avait traversé visiblement. Il entendit le cri de la brune mais en retournant vit qu'elle était déjà loin ce qui le rassura. Elle allait rentrer chez elle, c'était le plus important. Sa mission était désormais terminée.
immarcescible, Posté le jeudi 09 février 2023 18:36 Répondre
C'était arrivé plus tôt que prévu mais Thomas n'était pas dupe. Goodwin était forcément derrière tout ça et il savait que ce ne serait qu'une question de temps avant que l'on fasse le lien entre Sora et lui. Il devait trouver une solution et vite. Mais déjà la brune s'était renfermée sur elle-même et venait à lui dire ce qu'il craignait le plus. Sans prendre la peine d'attendre qu'elle ouvre, il trafiqua aisément et rapidement la porte de la salle de bain pour entrer. Elle ne semblait pas vraiment surprise qu'il puisse faire une telle chose quand il venait s'asseoir à genoux devant elle pour prendre son visage entre ses mains :
- Ecoute moi bien Walker, dit-il de sa voix basse, tu vas faire exactement tout ce que je te dis et tu pourras rentrer chez toi sans encombre, d'accord ?
Il avait un plan. C'était risqué mais si ça fonctionnait, cela pouvait permettre à la jeune femme de sortir des radars de recherche des la police anglaise et donc de ne plus être inquiétée. Rapidement, il lui ordonna de faire sa valise. Dans la chambre, il s'assura qu'elle ne puisse pas s'échapper de la fenêtre ce qui frisait la paranoïa mais il savait qu'elle pourrait se faire la malle juste pour le protéger. N'aurait-il pas fait de même pour elle ? Très probablement. Sans attendre son reste, il redescendit dans la cuisine où son grand-père l'attendait avec de l'argent et un numéro de téléphone :
- Appelle Davis.. C'est un ami à moi qui travaille près de Dundee. Il a un bateau qui l'emmènera sans encombre jusqu'en Islande. De là, elle disparaîtra et elle pourra rentrer chez elle.
- Merci grand-père. Je suis désolé. J'aurais dû te dire que..
- Non. Il n'y a rien à pardonner mon garçon. Je suis content que tu m'aies fait confiance.
C'était sincère de la part du vieil homme qui tapota l'épaule de son petit fils. Une fois qu'il lui eut donné le papier, il alla dans le garage pour préparer la voiture qui permettra de conduire sans encombre et discrètement le couple jusqu'à la fameuse ville. Pendant ce temps, Thomas appela le fameux chef de la police pour ne pas éveiller les soupçons et les envoya dans une fausse piste :
- Comment pouvez-vous être certain qu'elle serait encore sur la frontière écossaise ?
- Parce qu'elle n'a pas pu louer de voiture à l'aéroport. Sinon nous aurions retrouvé sa trace grâce aux caméras et au permis. Elle doit faire du stop ou alors marcher pour se fondre le plus possible. Voire même disparaître.
- Une femme de quarante ans ? Vraiment Wells ?
- Vous vouliez mon avis Capitaine, je vous le donne.
- Mh.
Même s'il doutait un peu de la proposition de l'inspecteur, le Capitaine envoya ses troupes en direction de la frontière pour organiser des battues. Cela laissait au moins quarante huit heure au couple pour fuir la capitale et donc l'Ecosse. Peter avait été rejoint par Sora dans le garage à qui il lui montrait le fameux coffre de la voiture :
- Ma jolie, dit-il en claquant sa langue contre son palais, j'espère que tu as été contorsionniste dans une autre vie.
- C'est juste le temps que nous sortions de la ville, expliquait Thomas en rechargeant son arme et posant son sac de voyage sur le siège arrière de la voiture, une fois que nous serons loin de toute civilisation je te ferais sortir de là mais en attendant on ne doit pas prendre de risque.
Peter et Thomas voyaient bien que la jeune femme était sceptique de ce plan. Aussi, le grand-père préféra laisser les deux jeunes gens seuls pour aller leur faire des sandwiches. Le blond en profita pour venir caresser la joue de Sora et relever son regard vers le sien. Il était sérieux, impliqué et sûr de lui. Son assurance le rendait magnétique.
- Il faut que tu me fasses confiance cette fois-ci. Je sais que tu aimes faire les choses à ta manière et que tu ne veux pas qu'il m'arrive quelque chose. Je t'assure qu'il ne m'arrivera rien. Je connais le terrain, je connais les process. Tu dois me faire confiance. Je te jure que tout ira bien et que demain matin tu seras sur le bateau pour rentrer chez toi.
Avec douceur, il déposa un tendre baiser qui très vite se transforma en un baiser passionné et fougueux. Plaquant la brune contre la voiture, il se laissait une fois de plus aller à cet élan passionnel qui les guidait à chaque fois qu'ils se touchaient l'un et l'autre. Une fois qu'ils reprirent leur souffle et que son nez caressait le sien, il murmura :
- N'aie pas peur pour moi. Il ne m'arrivera rien. Je sais ce que je fais et non.. J'entends ton esprit mais non. Je ne sacrifie rien. Je fais ce qui est juste.
immarcescible, Posté le mardi 07 février 2023 20:21 Répondre
C'était bien la première fois qu'une femme le plaquait de la sorte contre un mur. Surpris, Thomas resta un instant en suspens avant de prendre de nouveau les devants. Les lèvres de Sora l'anesthésiait de nouveau. Elle savait comment le rendre fou de désir. Sans attendre, il la souleva aisément et enroula les jambes de la brune autour de ses hanches avant de la plaquer à son tour contre le mur. Il l'embrassait féroce, avec la même ardeur que lorsqu'ils étaient sur le sol quelques minutes plus tôt.
- Bordel.. Sora.. Tu.. Tu me rends fou..
Et c'était vrai. Jamais encore il n'avait été autant attiré par une jeune femme. Jamais encore il ne s'était donné de la sorte. Il relevait le haut de la brune agrippant de sa main libre son sein quand il mordait la lèvre de la brune en grognant d'excitation. Son bassin jouait contre celui de la brune, lui faisant ressentir cette bosse durcie qui ne demandait qu'à éclore. Ils se cherchaient l'un et l'autre, se marquaient. Comme pour s'assurer de ne jamais perdre en mémoire ce moment si particulier.
Une étrange sensation le guidait, celle d'un mouvement, d'une sensation, comme s'il avait déjà vécu ce moment mais différemment. Il n'était pas très ouvert à la spiritualité et même s'il avait écouté avec attention les ressentis de sa compagne en parlant de sa religion et des croyances de son peuple il ne s'était pas moqué. Jamais il n'aurait osé. Sans pouvoir se retenir plus longtemps, il retira le haut de la jeune femme qui rejoignit le sien sur le sol et descendit ses baisers sur son buste et rejoindre ses seins plantureux qu'il dévorait, mordillait, léchait.
Lorsqu'il fut suffisamment rassasié, il relâcha les jambes de la jeune femme et vint descendre son pantalon ainsi que le sien avant de la porter de nouveau. Blottis l'un contre l'autre, il la pénétra en la soulevant aisément. Ses cheveux la couvrait, aussi, il les agrippa d'une main ferme pour mieux venir embrasser et mordre son cou alors qu'il allait et venait en elle profondément, intensément. Peu importe que cette maison appartienne à quelqu'un. Peu importe que quelqu'un vienne. Pour rien au monde il ne se retirerait de la jeune femme dont les échos de ses gémissements le poussait à murmurer entre deux soupirs :
- Putain.. T'es.. Sora.. Tu es.. Tu es divine.. Mon.. Mon soleil..
Jamais encore Thomas ne s'était autant lâché de la sorte auprès de quelqu'un dans un tel moment de passion. Le sol de la maison était recouvert d'un épais manteau d'herbe. Tant pis s'ils étaient nu, il allongea la jeune femme sur le tas de vêtement qui était humide à cause de la pluie et reprit ses mouvements plus intensément. Mais cette fois-ci, ses lèvres étaient posées sur les siennes et il mêlait son souffle au sien. Ses mains avant agrippé sa crinière dans laquelle ses doigts s'emmêlaient et oui il gémissait encore et encore le prénom de la brune jusqu'à finalement jouir en même temps qu'elle. Effondré sur elle, il posait son front contre le sien et reprenait son souffle en caressant sa joue :
- Leannain, murmurait-il contre ses lèvres qu'il caressait des siennes, Leannain..
Il s'agissait d'un terme gaélique signifiant mon amoureuse. Naïvement, il se dit qu'elle avait beau être fille d'un écossais, cela ne voulait pas forcément dire qu'elle parlait le gaélique écossais. Aussi, il se laissa la surnommer ainsi avant de la contempler de ses yeux brillant. Elle grelottait, rien d'étonnant, il l'avait allongée à même le sol de la forêt. Se redressant, il vint s'asseoir et la prit à califourchon sur lui pour embrasser son cou, ses épaules et encore ses lèvres quand il la couvrait dans le plaid qu'il avait récupéré sur le sol.
- Je ne suis pas un homme qui croit en ce que.. en ce que tu crois Sora. Je suis pragmatique. Depuis toujours. Pourtant.. Pourtant depuis que je t'ai rencontré et bien je.. et bien je sens que quelque chose me pousse, me guide à te suivre et.. tu vas me prendre pour un idiot, oublie ce que je disais.
immarcescible, Posté le samedi 04 février 2023 10:38 Répondre
Thomas n'oserait jamais émettre un jugement sur la famille de Sora. Après tout, toutes les familles se ressemblent. Sans doute ses parents cherchaient-ils à la protéger de son tempérament très spontané et impulsif et à la fois, il comprenait qu'elle veuille s'émanciper d'une vie parfaitement bourgeoise qui ne correspondait pas à son tempérament. Car oui, il ne l'imaginait décidément pas comme une petite poupée docile. Quoi que, même s'il apprenait à la connaître un peu mieux chaque jours, il avait dû mal à croire que ce charmant petit bout de femme avait la capacité d'être aussi violente et hargneuse sur d'autres êtres humains. Mais pour le moment, il ne pouvait retenir un rire franc, sincère et amusé quand la brune arrivait sur lui pour le chatouiller. Depuis quand il n'avait pas ris de la sorte.
Allongée sur lui, elle le bloquait littéralement et il comprenait soudainement la force qu'elle avait. Pas étonnant qu'elle ai tout simplement pu contrôler et maîtriser ces hommes. Néanmoins, il fut quelque peu désarçonné par sa question. Son instinct aurait voulu répondre un non ferme mais ses sentiment eux étaient troublé. Il lui semblait bien qu'il n'avait jamais été amoureux, seulement, depuis sa rencontre avec Sora il doutait. Elle avait remué quelque chose chez lui qui n'avait jamais encore été touché. Il avait eu des compagnes, bien entendu, mais ça avait été des relations platonique et uniquement dédiée à la sexualité.
Avec douceur, il replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille de la jeune femme et poussa un profond soupir avant de répondre affirmativement. Même s'il n'avait aucune idée de ce qui se passerait à l'avenir, il ne pouvait s'empêcher de penser que dans une autre vie, dans un autre temps, il aurait profondément aimé Sora. Mais là, maintenant, il se refusait d'y penser et de l'imaginer car cela altérait encore plus son jugement :
- Oui. Et toi ?
C'était plus simple de dévier la conversation. Plus facile même. Mais il ne voulait pas entendre sa répondre. La simple idée de la savoir aimer quelqu'un d'autre que potentiellement lui, le rendait fou de rage. Alors que la pluie lentement cessait, il vint avec douceur plonger sa main dans la crinière de la jeune femme pour abaisser son visage contre le sien. Il la désirait, bien évidemment, mais c'était surtout ses lèvres qui lui manquait. Il lui donna un profond baiser et langoureux baiser quand sa main libre caressait sa hanche. Blotti l'un contre l'autre, cherchant leur souffle et taquinant la langue sensuelle de la brune, il poussait de doux soupir de contentement. Elle enflammait un feu torride en lui qui ne se tarissait jamais. Pourtant, ils furent rapidement à bout de souffle, même s'il venait à rouler sur le plaid et s'allonger sur elle.
Ses prunelles d'un bleu incendiaire la détaillait. Sa main caressait son visage quand son pour appuyait délicatement sur cette lèvre qu'il rêvait d'embrasser et de mordre encore :
- Je suis persuadé qu'ils savent que tu es parfaite Sora, murmurait-il d'une voix délicieusement douce, mais ils ont peur de ta liberté. Tu éveilles un souffle de vie que je n'ai jamais vu nulle part. Tu es scandaleusement belle, drôle, intelligente, brave, courageuse et indépendante. Tu te bats pour tes convictions. Ce sont des qualités qui effraient les gens. Et je mettrais ma main au feu qu'ils sont fiers de toi.
Elle semblait surprise, voire même ne pas croire ce en quoi il disait et pourtant. Sa main vint caresser sa joue alors qu'il redéposait un doux baiser sur ses lèvres. Un doux feulement s'échappait du colosse qui vint à murmurer contre ses lippes :
- Tu es parfaite. A mes yeux, tu es parfaite Sora Walker.
immarcescible, Posté le mardi 31 janvier 2023 18:53 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 31 janvier 2023 18:51 Répondre
Le petit tourbillon qu'est Sora Walker avait une fois encore surpris Thomas. Sans un mot, il l'avait serré contre lui toute la nuit sans avoir osé dire un mot. Pourquoi donc pleurait-elle ? Il n'avait jamais été doué pour réconforter les gens et encore moins pour être à l'écoute. Il vint donc resserrer ses bras sur elle et la laissa s'endormir contre lui quand il embrassa sa tempe. C'est pour cela qu'il ne se réveilla pas de suite. Il avait passé une partie de la nuit à la veillée. Son instinct d'inspecteur lui donnait envie de se renseigner, de trouver des réponses à ses questions mais il ne voulait surtout pas empiéter sur sa vie privée. Après tout, elle ne faisait plus partie d'une enquête.
Au petit matin, le soleil était de retour chez les Weils. Peter riait à gorge déployée quand Bagel était recouvert de boue. Une telle vitalité dès le matin surprenait Thomas qui avait pourtant vu la brune en mauvais état la veille. Mais il n'était pas en mesure de se poser des questions pour le moment. Non, son estomac grondait de faim et les pancakes étaient délicieusement tentant. Il mangeait comme un ogre ce qui faisait rire Peter.
- Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée, répliquait-il concernant la demande de la brune, on doit être discret Sora. Je te rappelle que tu es recherchée et que je suis censé ne pas être ici aujourd'hui.
- Vous n'avez qu'à aller sur la colline.. A la colline d'Arthur. Il n'y aura pas de caméra. Prenez la moto. Le temps va s'éclaircir.
Peter n'aidait pas Thomas ce qui le faisait grincer des dents. Mais en se tournant, lorsqu'il la bouille si adorable et si tendre de Sora il ne pu refuser. Levant les yeux au ciel, il céda donc sous le cri de victoire des deux nouveaux meilleurs amis et de l'aboiement de Bagel satisfait d'avoir eu le droit à son pancake.
La virée en moto se fit sous un auspice plus qu'agréable. En effet, les quelques rayons du soleil qui défilaient sur eux et la route donnait une fière allure à l'herbe d'un vert éclatant. Thomas allait plus vite à la demande de Sora, ce qui l'amusa. Elle n'avait décidément peur de rien. Ils arrivèrent aisément et rapidement sur la fameuse colline où ils pouvaient avoir une vue splendide sur la ville sans avoir besoin d'y être. Pour l'occasion, il avait prévu le plaid tartan de sa famille qu'il tenait sous son coude, et pendant qu'ils grimpaient la colline, il prit la main de la brune pour l'aider tout en lui demandant :
- Qu'est-ce que tu comptes faire en rentrant ? Dissimuler ces objets ? Tu sais que tu ne pourras pas les donner à un musée.
Une fois arrivés tous les deux en hauteur, il fut surpris de n'y voir personne. Il installa donc le plaid sur le sol et sortit de son sac à dos du thé dans un thermos. Assis, il servit Sora qu'il couvrait d'une autre couverture car le vent battait malgré tout et une légère pluie fine venait s'y ajouter.
- C'était tes parents au téléphone hier soir ? Ils ne sont pas d'accord avec ce que tu as fait ?
Ce n'était pas l'inspecteur qui parlait, juste l'ami, l'amant. Celui qui s'intéressait pour la jeune femme et qui s'inquiétait aussi de ce qui pouvait lui arriver. Pour qu'elle soit aussi mal hier cela ne voulait dire qu'une chose, cela s'était mal passé chez elle.
- Qu'est-ce qui t'attends là-bas ? Je veux dire.. Qu'est-ce que tu vas faire en arrivant.
immarcescible, Posté le samedi 28 janvier 2023 12:14 Répondre
Thomas se doutait bien qu'en venant chez son grand-père il y aurait des questions, des insinuations. En même temps, elle était la première femme qu'il amenait chez lui. Forcément que cela intriguait le vieil homme. Mais le blond ne réagissait pas. Il préférait contempler Sora qui éblouissait tout autour d'elle. Un soleil, voilà ce qu'elle était. Elle éblouissait n'importe quel dépotoir et n'importe quelle pièce de par son élégance et cette manière de voir le monde. Il s'était retenu tout l'après-midi dans le garage pour ne pas lui sauter dessus. D'abord parce qu'ils étaient chez son grand-père qui était curieux comme un diable et aussi parce qu'il aimait la simple présence de la jeune femme. Il avait restauré avec elle tout le reste de la journée la moto de son père qu'ils utiliseraient pour aller jusqu'aux Orcades. C'était un long trajet mais au moins, elle disparaitrait définitivement du paysage anglais. Et puis.. C'était aussi une manière pour lui de la garder près de lui, plus longtemps.
Après ce somptueux repas où il mangea comme un ogre, il débarrassa en compagnie de la brune. Son grand-père était partit se reposer dans le canapé et s'endormit aussitôt. La journée l'avait complètement épuisé avec tous ces rebondissements ce qui amusait le grand blond. Il faisait la vaisselle et Sora essuyait près de lui. Sans s'en rendre compte, ils cherchaient à garder le contact l'un à l'autre. Ainsi, par moment, il faisait en sorte que son bras touche le sien, que sa main effleure sa hanche. Tout était bon à humer son parfum dans son cou. Cruelle torture.
- Le plan est le suivant.. On va suivre la côte ouest en moto. On pourra avancer plus aisément et surtout, on passera incognito. De là, on remontera en direction d'Inverness. Si jamais on ne te trouvera pas de bateau en direction de la Norvège alors on ira aux Orcades où tu prendras le bateau pour l'Islande. De là, tu pourras prendre un avion pour NewYork.
Même si cela le contrariait plus qu'il ne l'aurait voulu, penser à ce moment où ils allaient se séparer, il savait qu'elle ne pouvait pas rester ici. Elle était en danger. Ils venaient de finir de ranger la vaisselle et il l'accompagna dans la chambre d'amis en lui ouvrant la penderie où se trouvaient des vêtements de sa soeur, de sa mère et de sa grand-mère.
- Prend ce qui te plaira. Je doute que tes robes soient pratique sur la moto, dit-il sans jugement, personne ne se rendra compte de leur absence.
La laissant se doucher tranquillement, il préféra descendre pour fumer. C'était mieux car il l'aurait prise sans ménagement contre la paroie de la douche. Il fuma deux cigarettes d'affilée avant de rentrer. La pluie était tenace et le vent froid. Le verglas n'était pas très loin. Une fois rentré, il vit son grand-père réveillé qui installait son lit dans la chambre du bas. Surpris, Thomas vint le rejoindre :
- Tu ne dors plus en haut, demandait-il en l'aidant à arranger la couette, les escaliers te font mal aux jambes ?
- Non mon garçon.. Dormir dans ce grand lit sans ta grand-mère me rendait fou. Je préfère venir ici.. Et puis c'est plus simple pour moi d'investir que le bas. J'ai tout à portée de main au moins.
- On pourrait te trouver..
- N'ose surtout pas dire de telles choses Thomas !
Il avait élevé la voix ce qui avait impressionné son petit-fils. Peter Weils avait beau avoir quatre-vingt ans, il n'en restait pas moins important et imposant pour Thomas. Il comprenait qu'il ne veuille pas quitter sa maison, son quartier mais cela l'ennuyait de le voir si loin du reste de sa famille. Pour ce soir, il ne dit rien, ne répliqua pas et se contenta donc de venir tapoter respectueusement son épaule avant de grimper à l'étage.
Arrivé devant la porte de Sora, il voulu toquer pour s'assurer que tout allait bien mais il l'entendit parler. La porte était entrouverte, aussi, il sentait dans le ton de sa voix qu'elle se disputait avec quelqu'un au téléphone et se demanda bien qui cela pouvait être. Se trouvant voyeur, il préféra rebrousser chemin plutôt que de rester dissimulé dans l'ombre et se rendit dans la chambre d'à côté. Allongé sur son lit, portant un bas de pyjama et un t-shirt simple, il tentait de lire. Mais il lui était difficile de se concentrer en sachant que Sora était près de lui. Devait-il la rejoindre ? Voudrait-elle dormir près de lui ? Et ces fameux regards dont parlait son grand-père.. Est-ce qu'il y aurait plus que cette attraction entre les deux ? Jamais encore il ne s'était posé ce genre de questions et jamais encore il n'avait ressentit ce sentiment si particulier et étrange. Surtout qu'il ne cessait de se demander, qu'est ce que je deviendrais quand Sora Walker aura disparu de ma vie ?
immarcescible, Posté le lundi 23 janvier 2023 20:24 Répondre
Alors que la route défilaient à toute vitesse, Thomas réfléchissait. Spencer avait sans aucun doute continué à enquêter. Il était trop honnête et pas assez malin pour avoir compris le petit jeu de Goodwin, car oui, il ne pouvait s'agir que du magnat pour avoir divulgué un portrait robot aussi reconnaissable à Sora. La nervosité de la jeune femme se ressentait mais il n'avait pas le temps de la réconforter. En effet, il devait réfléchir et vite. Néanmoins, sa main se posa sur la cuisse de la jeune avant de chercher la sienne. Leurs doigts entrelacés, il la serra un peu plus fort comme pour lui faire comprendre qu'il était là et qu'il ne la lâcherait pas.
Ils arrivèrent rapidement à Edimbourg. De là, il abandonna la voiture dans un parking sous-terrain et pris avec la jeune femme les transports en commun. Ils devaient disparaître et fausser les pistes. Heureusement, Sora avait encore quelques perruques dans sa valise. Il la laissa mettre la blonde et ne pu s'empêcher de sourire. Discrètement bien sûr, mais cette couleur l'amusait. Il lui indiqua qu'ils devaient se séparer un instant et lui donna une adresse précise où elle devrait le retrouver dans une heure. Pour le moment, il devait apparaitre mais seul dans une banque pour pouvoir prouver qu'il était à tel endroit à telle heure et qu'on ne remonte pas jusqu'à eux.
- Dans une heure à cette adresse. Compris, demandait-il alors qu'il posait ses mains sur ses joues et qu'il plongeait sur ses lèvres qu'il embrassait avec passion, dans une heure et ne sois pas en retard si tu ne veux pas m'entendre grogner.
C'est avec un goût amer qu'il la laissa partir dans l'autre direction de la sienne. Comme convenu, il se rendit à la banque et demanda au guichet un retrait d'argent. C'était innocent, à peine cinquante livres sterling. Mais au moins, si Spencer le cherchait et qu'il devait passer au détecteur de mensonge, il dirait la vérité. Puis, il prit le chemin de la petite maison où il devait retrouver Sora. C'était dans la banlieue de la ville, un tas de lotissements en petite briques parfaitement alignées. Après avoir changé de chemin à plusieurs reprises et s'être assuré que personne ne le suivait, il pu entrer dans la maison en question. Sans avoir besoin de frapper, il entra et ne pu que se sentir soulager de voir Sora attablée avec son grand-père qui lui racontait ses histoires de voyageurs hippie.
- Grand-père arrête donc tu radotes.
- Tommy ! Sale garnement ! Tu aurais pu prévenir avant de faire venir cette beauté chez moi ! Je ne suis même pas apprêté.
Thomas secouait la tête et alla dans le frigo se chercher une bière qu'il ouvrit rapidement avant de boire au goulot. Adossé au rebord de l'évier, il écoutait amusé Sora discuter avec son vieux grand-père dont il ne prenait pas assez de temps pour lui donner des nouvelles. Il se nommait Peter et était un ancien militaire qui avait été blessé. Sa jambe bionique faisait un étrange bruit quand il marchait, aussi, les jeunes du quartier l'appelait Robocop. Mais cela faisait rire le vieux monsieur qui faisait les yeux doux à sa nouvelle invitée :
- Jeune.. J'étais aussi beau et grand que ce petit voyou qui n'appelle jamais ! J'ai même eu une aventure avec Diana Ross..
- Grand-Père arrête, soupirait Thomas avant de quitter la pièce pour aller fumer, on t'as déjà dit qu'il s'agissait assurément d'une prostituée.
- Prostituée ou pas en tout cas elle adorait l'Ecosse après une nuit avec moi ! Et ne fume pas dans le salon !
Il arrivait justement à la porte fenêtre et venait d'allumer sa cigarette. L'air humide était plus violent arrivé ici car le vent y était pour beaucoup. Remontant le col de sa veste, il fumait rassuré de savoir Sora ici où ils seraient en sécurité pendant la nuit. Car oui, il avait bien prévu de ne pas rester ici et de l'emmener sur la côte où elle pourrait éventuellement prendre un bateau pour la Norvège et et ensuite rentrer chez elle. Pendant ce temps, Peter avait sortit son album photos et montrait fièrement à la belle jeune femme un Thomas bébé, petit et adolescent. L'esprit frondeur, le crâne rasé, et à la fois un regard si doux et enjoué quand il était bébé :
- Une vraie terreur depuis toujours.. Il est né avec deux semaines d'avance.. Le petit bougre. Il savait déjà ce qu'il voulait petit. Dommage que son Joe ai fait de la merde.
En voyant la moue surprise de Sora, il lui expliqua donc que Joe était le père de Thomas et qu'il avait été policier. Bavard comme il est, il ne pu s'empêcher de révéler :
- Il a mal tourné.. Il était flic et pour beaucoup c'était un ripou. Il avait tout pour réussir mon fils mais.. mais il a fallut qu'il fasse n'importe quoi. C'est pour ça que quand Thomas en sortant de prison a dit qu'il voulait rentrer dans la police, on était très surpris avec sa mère.
Mais au même moment, il du arrêter son histoire car Thomas rentrait dans la maison. Il avait froid et ses cheveux avaient quelques perles de pluie qui glissait sur son visage. Réchauffant ses mains en soufflant dessus, il vit que la tasse de thé de Sora était vide et lui en proposa une autre tout en se rendant à la bouilloire. Il fronça les sourcils en voyant les albums photos devant elle et ronchonna de nouveau :
- Arrête donc de l'embêter avec ces photos.. On partira demain. Tu as encore la moto de Joe ? Je vais aller la bricoler un peu dans le garage.
Il servait de l'eau à Sora et reposa la théière près d'elle avant de chercher dans le bac à clé celles qui l'intéressait. Sans attendre, il se rendit donc dans le garage et se mit tout simplement à bricoler quand le vieux monsieur rangeait ses albums :
- Il n'aime pas parler du passé.. Mais vous ma jolie ? Vous êtes sa jolie fiancée ? Dites-moi de quelle tribu viennent vos ancêtres. Je veux tout savoir !
immarcescible, Posté le dimanche 22 janvier 2023 12:38 Répondre
Il avait des difficultés à se dérider. Thomas n'avait jamais été un homme à être positif ou encore serein. Il connaissait le genre humain. Il en avait vu les pires sentiments et les pires actions de part son métier et son enfance. Aussi, cela lui sembla tellement logique que Sora aie pu s'enfuir qu'il n'avait pas envisagé la possibilité qu'elle soit juste parti chercher un petit déjeuner. Assis sur le banc bordant la route et attendant la dépanneuse il la vit grelotter. Quittant enfin son air renfrogné, il vint enlacer son buste et la couvrir de sa veste pour la réchauffer. Elle respirait tellement le soleil qu'il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle soit frigorifiée par l'humidité anglaise.
- De tous les tatouages que tu as je crois que c'est celui-ci mon préféré..
Frictionnant ses bras pour la réchauffer, il embrassa ensuite son front en la laissant se blottir contre lui. Sa question sur sa vocation de policier le laissait songeur. Jamais encore cela ne lui avait été posé. Cela semblait être tellement une évidence pour lui, depuis des années, qu'il ne s'était jamais posé la question.
- Je ne sais pas.. Peut-être, sans doute, ai-je voulu réparer les erreurs de mon père. Je voulais prouver à ma mère, à ma soeur, au monde entier que je n'étais pas comme lui et que.. et qu'il était encore possible de protéger les gens honnêtes qui n'avaient rien demandé.
Il sentait bien le regard de la brune sur lui et cela l'intimida. Jamais encore il n'avait dit ça à haute voix et à qui que ce soit. Sora semblait être un aimant à émotion qui le déstabilisait un peu. Souriant légèrement, gêné, il préféra changer de sujet pour ne pas la laisser entrapercevoir une faille bien plus profonde et violente qui la ferait définitivement fuir.
- Allons à l'intérieur de la voiture pour se réchauffer en attendant que la dépanneuse vienne.
Ils se rendirent donc dans la voiture qu'il avait emprunté au réceptionniste de l'hôtel et alluma le moteur. Le chauffage mit, il constata pourtant qu'elle avait encore froid. Il retira donc son pull et l'aida à l'enfiler et sourit en la voyant nager dedans et fit une blague sur le fait qu'elle soit minuscule avant de regarder à l'extérieur pour s'assurer que la dépanneuse n'allait pas tarder :
- Ainsi donc tes parents n'auraient pas accepté que tu deviennes tatoueuse ? Mais voleuse d'objets d'art est mieux ?
En reposant ses prunelles sur elle, il vit qu'elle faisait une petite moue embarrassée qui lui fit comprendre qu'ils n'étaient pas au courant. Sans doute n'étaient-ils absolument au courant d'où elle se trouvait. Il fit un "oh" de constatation et reprit sa contemplation de l'extérieur avant de se demander s'il devait continuer cette conversation qui risquait de terminer en interrogatoire. C'était le problème des flics d'ailleurs. Ils ne pouvaient pas s'empêcher de questionner les gens. Quoi que, pour l'instant, c'était surtout elle qui le questionnait. Alors, il détourna la conversation sur lui, juste pour ne pas gêner la jeune femme :
- Quand j'étais petit.. Je voulais avoir un bar-restaurant.
Enfin, un léger sourire détendu apparaissait sur ses lèvres suite à ce souvenir qui datait de très longtemps.
- Mon père nous avait emmené sur une petite île en Méditerranée. On avait logé dans un hôtel tout à fait charmant.. Quand eux allait à la plage toute la journée, moi j'observais les allées et venues des clients au bar, au restaurant, dans les chambres. Les habitués, ceux qui avaient des secrets, des amants, et les familles qui allaient bientôt disparaître car les vacances étaient terminées. Je trouvais ça génial. N'avoir jamais les mêmes journées, avoir des gens autour de soi qui sont heureux de venir te voir.. Et le soleil.. Manger sur la terrasse le soir les pieds dans le sable.
Repenser à ce souvenir lui donnait un sourire nostalgique de cette jeunesse qu'il avait oublié. Le tapotement de la pluie sur le pare-brise le ramena en Ecosse et le ramena à l'instant présent. Jetant un oeil à Sora, il sourit de nouveau, toujours un peu gêné et vint remonter le col du pull qu'elle portait pour s'assurer qu'elle n'avait pas froid.
- Ce n'est pas un rêve des plus fantastiques je sais. Parle-moi plutôt de ta passion des tatouages.. Ça vient de tes ancêtres ?
immarcescible, Posté le vendredi 20 janvier 2023 12:54 Répondre
Quel ravissant prénom se disait Thomas en contemplant la jolie brune qui poussait un nouveau cri de plaisir. Son sourire venait s'étendre et ses prunelles d'un bleu doux brillaient. Léchant ses doigts avec malice, il déposa de nouveau un baiser entre les seins de la jeune femme, remontant dans son cou et enfouissant son visage dans ce dernier. Il se sentait serein, apaisé. Il prenait un risque énorme, démesuré et pourtant.. Et pourtant jamais il ne s'était senti aussi déchargé de toute pression.
- J'ai peur que tu disparaisse de nouveau si je m'endors.
Pourtant, incapable de résister à cause de la fatigue et de l'effort, il vint s'endormir profondément, son corps enroulé autour de celui de la jeune femme non sans avoir pu s'empêcher de murmurer :
- Je t'interdis de t'enfuir.. Reste avec moi.
C'était spontané et le sommeil venant, il ne se rendit pas compte de sa demande. Toujours est-il que lorsqu'il se réveilla, il eut la désagréable surprise de constater qu'elle avait une fois de plus quitté leur lit. Inquiet, il se redressa vivement et la chercha du regard sans la trouver. Quel abruti se répétait-il. Elle avait filé, bien évidemment. Qu'est-ce qu'il lui avait prit de croire qu'elle serait là ? C'est une arnaqueuse, une voleuse professionnelle. Pourquoi lui avait-il fait confiance ? Sans attendre une minute de plus, il se rhabilla aussitôt et vérifia qu'elle n'ai rien oublié, un indice, quelque chose qui le mettrait sur la piste.
En sortant en trombe de la chambre, il se rendit compte qu'elle lui avait même pris la voiture. Fulminant de colère, il tapa dans le distributeur de soda qui fit tomber quelques cannettes au passage. Les ignorant, il préféra demander au gérant de l'hôtel s'ils avaient une voiture à lui louer. Une fois qu'il fut équipé, il partit en direction de Edimbourg, là où elle pourrait forcément prendre un avion. Il devait rouler vite pour pouvoir la prendre de vitesse. Il était hors de question qu'elle quitte le territoire, surtout si elle lui avait mentit. Et si elle n'était pas celle qu'elle lui avait prétendu être ? Comment avait-il pu être stupide de la sorte ?
Cela faisait une bonne vingtaine de minutes qu'il roulait lorsqu'il vit sur le bord de la route au loin, une voiture avec les clignotants. Il ralentit et cru à un rêve. Sora avait la tête dans le capot de la voiture de location, qui fumait. S'arrêtant à sa hauteur, il baissa la fenêtre et l'observa avec un regard noir qui voulait tout dire à la fois.
immarcescible, Posté le mardi 17 janvier 2023 19:45 Répondre
Cette sirène au cheveux brun l’hypnotisait. Elle l’avait fait replonger une fois encore dans un délire sensuel qui le surprenait. Jamais encore il n’avait vécu une telle intensité. L’un et l’autre se touchaient se caressaient sans pouvoir, visiblement, sans empêcher. Avoir une telle femme sur lui de la sorte ne pouvait pas le rentre insensible. Thomas vint lentement déposer des baiser sur le sommet de son crâne avant de contempler la fermeté si spectaculaire de ses seins :
- Je ne sais pas.. C’est la première fois de ma vie que je fais une telle chose. Je sentais bien, lors de notre rencontre, que tu ne me disais pas toute la vérité. Pourtant, ça ne m’a pas dérangé. Je sentais que la vérité était toute autre. Et je suis d’un naturel curieux.
Sans difficulté et la prenant un peu par surprise, il la retourna en travers du lit pour venir s’allonger contre elle. Ses doigts frôlaient son corps entier, passant de ses lèvres entrouverte à son cou, sa gorge, ses seins qui le rendait fou, son ventre et enfin la source du plaisir intense. Avec douceur, il se mit donc à la caresser sans la quitter des yeux. Il la désirait si ardemment et à la fois il devait répondre à ses questions. Après tout, elle lui avait dit toute la vérité :
- J’ai trente-cinq ans.. Et toi ? La vingtaine je dirais. Tu sembles bien jeune pour un vieil homme comme moi je me trompe ?
Il la caressait délicatement, avec douceur contrairement à tout à l’heure où ils avaient été l’un et l’autre beaucoup plus passionné et ardent :
- Je suis policier depuis que j’ai vingt deux ans. J’ai une mère, une soeur et deux neveux. Les jumeaux. Ma vie se résume à mon travail. Trouver des réponses aux questions, c’est mon métier. Jusqu’à.. Jusqu’à toi.. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi tu as fais ça et ce que ça implique.
Ses lèves s’étaient de nouveau penchés sur son sein dont la pointe dressé le narguait Il le suçotait, le mordillait délicatement tout en stimulant avec douceur sa boule sensible. Oui, il voulait comprendre et cet interrogatoire sensuel n’était pas pour lui déplaire :
- Mais je ne veux pas parler de ça.. Pas maintenant alors que j’ai encore envie de toi Sora.. Dis.. Ton prénom signifie quelque chose ? On m’a dit un jour que tous les prénom amérindiens avaient une histoire. C’est vrai ?
immarcescible, Posté le lundi 16 janvier 2023 22:56 Répondre
Avant même qu’il ne commence son enquête et son interrogatoire elle lui avoua tout. Ainsi donc, elle savait qu’il s’avait et elle ne faisait pas preuve de défiance à son égard. Ses années d’expérience à traquer et interroger les gens lui avaient appris comment les menteurs mentaient. Et puis, il avait son petit pouvoir secret. Sans retenue, elle lui présenta une photo de ses parents et d’elle. C’était impression de voir à quel point elle ressemblait à sa mère. Puis, elle sortie le fameux collier qui avait été dérobé à Lord Cunnington.
Difficile de croire que cette jeune femme plantureuse avait pu s’en prendre de la sorte à un homme et l’avait sauvagement attaqué.
Alors qu’elle s’attendait à ce qu’il la conduise au poste de police, il douta. Il doutait de tout car soudainement, le monde n’était plus aussi manichéen qu’il l’avait toujours appris. C’était toujours plus simple de considérer cela comme étant acquis. Et pourtant.. La vérité pouvait être tout autre. La route prenait deux branches distinctes, celle du centre ville et du poste de police ou la direction de l’Ecosse et de la fuite.
Il ne chercha même pas à lutter et appuya plus fermement sur l’accélérateur en direction de l’Ecosse.
Thomas n’avait pas dit un seul mot depuis qu’elle lui avait tout dévoilé. Non pas qu’il lui en voulait mais simplement parce qu’il réfléchissait. Il savait par où passer pour disparaître. Or, si c’était le cas, Spencer allait envoyer une troupe d’hommes à sa recherche. Il devait donc réfléchir et trouver un argument valable pour qu’il puisse disparaître de la sorte sans que cela éveille des soupçons.
- Sora.. C’est un bien plus beau prénom que Millie-Rose.. Il te va très bien, dit-il simplement de sa voix basse et chaude, Sora.. Sora.. Sora..
Il le répétait lentement, comme pour s’en imprégner. Ils roulèrent une bonne partie du reste de la journée pour finalement s’arrêter dans un petit motel étrange. Thomas paya en cash et demanda la clé de la chambre avant de rejoindre la brune. En ouvrant la porte de la chambre, il expliqua qu’ils était à une heure de la frontière écossaise mais qu’il avait besoin de dormir un peu.
- Ici, personne ne nous trouvera. Je dois juste couvrir mes arrières, je te laisse un instant d’accord ? Je ramènerais quelque chose à manger d’accord ?
Adossé à la rambarde de l’escalier, il expliquait à Spencer son incapacité à revenir au travail. Son acolyte était inquiet mais il le rassura aussitôt en lui expliquant qu’il s’agissait de papiers et de formalités administrative en Ecosse. Ainsi, il ne mentait pas vraiment.
- Mais tu ne sais pas quand tu reviens ?
- Bientôt je te le promets.
- Mais.. Mais.. Et l’enquête ?
- Laisse tomber. Le gars a déjà du se faire la malle. Il a eu une belle peur en se faisant à moitié prendre par Goodwin. Surveille les allées et venues à l’aéroport dans les prochaines heures.
La fausse piste était clairement une grave erreur mais Thomas s’en fichait. Il prit de quoi manger dans le distributeur et remonta dans la chambre. Sora prenait une douche, il alluma la télé. Les chips, les sandwich et ls soda se trouvaient sur la table. Assis sur le lit, il griffonnait sur son carnet pensif. Du moins, jusqu’à ce qu’elle sorte de la douche. Elle était ruisselante encore de l’eau chaude et ses cheveux brun tombaient en cascade dans son dos. Ce qu’elle était belle, malgré l’atroce lumière de cet hôtel miteux. Il la trouvait si belle qu’il n’arrivait pas à parler. Il la contemplait, la dévorait du regard en se sentant au bord de l’éblouissement.
immarcescible, Posté le lundi 16 janvier 2023 16:04 Répondre
Thomas était un homme de conscience. Aussi, les coïncidences, il n'y croyait pas vraiment. Lorsque Spencer lui dit qu'il n'existait aucune Millie-Rose Birkin négociante en whisky, il comprit que ce n'était pas un hasard si l'inconnue de la veille se trouvait à cette soirée. Il s'était laissé embobiné par la jeune femme et se sentait ridicule. Or, il n'avait rien, pas d'identité, rien qui puisse le ramener à elle. Comment savoir qui elle était et comment la retrouver. Il rentra chez lui et fouilla l'appartement à la recherche de quelque chose qu'elle aurait pu perdre lors de leurs ébats. A force de tout remuer, il trouva enfin quelque chose qui pourrait l'aiguiller. Il s'agissait d'un bracelet fait de perles qu'on aurait pu destiner à un enfant mais en y regardant de plus près on se rendait bien compte qu'il avait bien plus de valeur que ça. Notamment dans la manufacture des perles. Soudain, il eut un éclair. Elle allait fuir et il devait la retrouver.
Sans prendre le temps d'appeler ses hommes, il se contenta de se rendre à l'aéroport. Elle n'avait aucune idée d'où aller si ce n'est rentrer chez elle et le premier vol pour L.A. était dans une heure. Il arriva un peu avant l'heure et donna sa description aux hôtesses qui assuraient ne pas l'avoir vue. Il n'avait pas pu la manquer. Il rageait intérieurement. Alors qu'il allait abandonner et que le dernier embarquement allait se faire, il se trouva devant elle. Comme s'il s'agissait du destin.
Avait-elle compris qu'il savait ? Pourquoi semblait-elle si calme ? Habituellement, les suspects s'enfuient. Habituellement ils courent et une course poursuite s'enchaîne. Non, elle attendait patiemment en lui souriant.
- Tu allais partir en oubliant ça, répliqua-t-il en lui montrant le bracelet qu'il tenait entre ses doigts, je me suis dis que c'était sentimental..
D'un pas lent il s'avança vers elle et vint prendre sa main dans la sienne. Il glissait le bracelet autour de son poignet et sentit qu'elle entrelaçait ses doigts aux siens. Elle était si belle. Encore plus dans le clair de jour. Il était déstabilisé. Pourquoi faisait-elle ça ? Est-ce qu'elle était une voleuse ? Une arnaqueuse ? Est-ce que la nuit dernière avait été une folie ?
- Ne pars pas. Pas encore.
C'était un jeu dangereux auquel il jouait. Sa demande était un souffle, un murmure qui lui coûtait cher. Sa main libre vint se poser sur sa joue quand il s'approchait d'elle et qu'il posait son front contre le sien :
- Je ne sais pas qui tu es et je m'en fiche. Tu peux être n'importe qui. Tu peux avoir fait n'importe quoi mais reste. Reste encore un peu. Avec moi.
Toutes les règles, toutes les mesures qu'il avait toujours pris en étant inspecteur étaient entrain de voler en éclat. Il avait des certitudes auparavant mais toutes ses certitudes étaient en train de s'éclipser en même temps qu'il devait aussi avoir des réponses à ses questions. Qui était-elle et pourquoi avait-elle volé ces hommes. Pour ça, il devait continuer son enquête et l'entraîner dans un endroit où il saurait où elle est. Comme une enquête sous couverture. Alors, en jouant un peu autant qu'il le désirait ardemment, il posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser plus doux et tendre que la veille. Ses lèvres l'avait envouté, son corps entier l'appelait, mais le manque d'air le fit se stopper :
- Pars avec moi.. J'ai une maison en Ecosse. Viens avec moi. Abandonne tout et suis moi.
immarcescible, Posté le lundi 16 janvier 2023 13:00 Répondre
C'est le vide de son lit qui le réveilla. Thomas se redressa surpris de ne pas trouver la présence de la brune qui avait visiblement disparue. Avait-il rêvé ? Aucune trace d'elle. Pourtant, son délicieux parfume embaumait encore ses oreillers. La note qu'elle lui avait laissé le fit légèrement sourire. Légèrement car une part de lui était un peu déçu de la voir disparaître de la sorte. Peut-être auraient-il pu passer un peu plus de temps ensemble, et discuter. Le temps d'une nuit, il avait connu l'extase le plus complet. Il devait s'en satisfaire. Désormais que le soleil était levé, il devait se préparer car une nouvelle journée commençait.
Arrivé au poste, il commença à rédiger le rapport qu'il aurait du faire la veille. Il devait faire un rapport détaillé sur ce qu'il avait vu et analysé. Autant dire qu'il ne pensa pas à inclure Millie-Rose dedans. Pourtant, il repensa soudainement à la note laissée par la jeune femme avant de partir.
"S" ?
N'avait-elle pas dis qu'elle se nommait Millie-Rose ? Surpris, il repensait à la soirée et essayait de se souvenir quand est-ce qu'il lui aurait donné un surnom commençant par un S ou s'il ne s'était pas trompé sur le prénom. Un petit détail insignifiant, surtout pour une jeune femme avec qui il avait eu qu'une nuit de débauche torride et indécente mais.. mais pourtant il doutait. Qu'elle change de prénom en soit n'était pas si grave. Il arrivait à tout le monde de mentir pour ce type de détails. Peut-être était-elle mariée ? Peut-être n'avait-elle pas eu confiance en lui. Des questions qui le faisait néanmoins douter.
Il mordait son stylo, pensif et n'entendit pas ses collègues parce qu'il était dans ses pensées. Ils s'amusèrent à lui jeter des boulettes de papier pour le réveiller ce qui se passa. Agacé il leur renvoya en ronchonnant :
- Bande d'abrutis.. Je réfléchis..
- Ah ouais ? Elle s'appelle comment celle d'hier soir Tommy ?
Les sourcils froncés, il ne comprenait pas de quoi ils voulaient parler jusqu'à ce que Spencer vienne le voir pour lui dire qu'un énorme suçon était visible au niveau de son cou. Thomas soupirait en ronchonnant et le couvrit en remontant le col de sa veste en cuir avant de se lever pour aller se faire un café. Son acolyte le suivit et le regarda en souriant doucement, amusé :
- Qu'est-ce qui te fais rire ainsi O'Malley.
- Rien mais.. mais vous semblez bien pensif aujourd'hui chef.
- Je travaille sur l'enquête figure-toi.
- Mh, mh.
- Vous me faites chier avec vos allusions.
Spencer ne s'offusquait jamais des remarques de son acolyte et chef. Il le savait de bon coeur même s'il n'aimait pas les intrusions dans son intimité. Ils retournèrent par la suite au travail notamment pour enquêter sur la fameuse agression du Lord. Mais rien en mordit dans la journée. Ce n'est que dans la soirée qu'ils furent appelé concernant la tentative d'agression de Goodwin. Aussitôt, le couple d'inspecteur se rendirent sur les lieux du crime. La victime fut surprise de voir Thomas l'interroger puisqu'il le reconnut :
- Vous.. Vous êtes le gars d'hier avec la petite.. la petite salope qui m'a fait de l'oeil toute la soirée.
- Attention à vos mots M. Goodwin. Je peux vous arrêter pour injures.
- Sale petit fumier de merde !
Spencer du retenir James qui tentait de se jeter sur un Thomas qui ne réagissait pas. Rapidement, les autres policiers intervenaient aussi et restaient à proximité pour s'assurer que ça ne dégénère pas entre les deux. Surtout qu'ils connaissaient le tempérament de leur collègue qui pouvait être très calme mais très violent aussi quand il était piqué. James répondit aux questions mais sans trop coopérer. Pendant ce temps, Thomas faisait le tour de la pièce et observait les objets d'art et de collection qu'il possédait jusqu'à poser ses yeux sur un collier amérindien :
- Dites-moi.. M. Goodwin.. Vous vous intéressez à toutes formes d'art ?
- Celle qui rapporte.
- Mh.. Et celle des amérindiens ?
- Elle a une côte intéressante. Surtout en ce moment.
- Mais ce n'est pas sans danger n'est-ce pas ?
- Pourquoi dites-vous ça ?
- Figurez-vous que vous n'êtes pas le premier qu'on attaque de façon similaire. Et que nous pensons que quelqu'un en veux à votre collection.
- C'est impossible. Personne ne s'intéresse à ces breloques.
- Valeur sentimentale peut-être.. Chose dont vous manquez assurément.
- Vous me faites chier. Débarrassez le plancher. Je ferais venir le Juge Carlton et vous allez entendre parler de moi Weils, vous pouvez me croire.
- Ne faites pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir. J'ai horreur de ça.
Ils quittèrent donc le bureau sous un sourire sarcastique du blond sans s'être rendu compte qu'une petite sourie les avaient épiés. Alors qu'ils arrivaient à l'ascenseur, Thomas eu soudainement un éclair et revit la belle brune de sa nuit dernière. Il cru se souvenir d'un tatouage le long de son cou, derrière son oreille. Mais avait-il rêvé ? Est-ce qu'il était tellement devenu obsédé par la jeune femme qu'il cherchait n'importe quel prétexte pour pouvoir la revoir.
- Spencer.. Fais moi des recherches sur Millie-Rose Birkin.
- C'est la demoiselle d'hier soir ? Celle de ta nuit de folie.
- La ferme et cherche.
immarcescible, Posté le dimanche 15 janvier 2023 20:47 Répondre
La diablesse au dessus de lui n'a aucune retenue. Bordel ce qu'elle l'excitait avec ses doigts de fée. Et cette bouche.. Bon sang, Thomas doit se retenir de toutes ses forces pour ne pas exploser. Il veut que le plaisir dure, encore et encore. Le souffle court, il ne perd pas une miette de la déesse au dessus de lui qui s'empale lentement sur son membre. Poussant à son tour un soupir de plaisir, il enfouit son visage contre ses seins. Sa langue lèche sa peau, puis ses dents viennent enserrer une à une les pointes qui ne cessent de lui faire de l'oeil.
Pendant ce temps, son bassin danse en Millie-Rose. Ses yeux la contemple avidement d'un éclair de désir vaillant. Le souffle coupé, il ne cesse de la contempler jusqu'à ce qu'elle plonge de nouveau ses lèvres sur les siennes. Les mouvements sont d'abord lent, il sent bien qu'elle prend son temps, qu'elle s'y habitude quand il devient plus pressé. Ses mains agrippant ses fesses les malmène délicieusement alors qu'il murmure :
- Tu es belle.. Je n'ai.. Je n'ai jamais vue une femme aussi.. aussi belle..
N'y tenant plus, il vint renverser leurs positions. Si elle avait fait preuve de beaucoup de souplesse et de force, Thomas en avait aussi. Ce n'était pas rien ces fameux entrainement qu'il avait quotidiennement. Inspecteur ne voulait pas forcément dire boulot de bureau, bien au contraire. Il replongeait en Sora qui semblait s'être mieux habituée à lui. Elle était si étroite qu'il croyait devenir fou de plaisir. Ses mains agrippaient sa crinière qu'il serrait fermement entre ses doigts quand il mordait le cou de la brune en allant et venant en elle plus intensément, plus furieusement. Sa peau, son goût le rendait fou. Il la suçotait en y laissant même une légère marque quand son bassin se perdait en elle dans un délice sublime.
- Bon sang.. t'es.. t'es si étroite.. haaaan..
Ses lèvres revenaient aux siennes comme pour y chercher l'air qu'il lui manquait. Ils ne faisaient qu'un, se cherchant, se taquinant et se donnant impudiquement. C'était divin, intense et bouillant. Sa main venait de glisser le long de son corps pour maintenant le haut de la cuisse de la jeune femme contre sa hanche. Il s'y appuyait pour aller en elle, plus profondément. Mais alors que le plaisir allait venir, il se souvint soudainement ne pas s'être protégé. Ayant un éclair de conscience, il se retira juste à temps et s'allongea sur le côté du lit frustré. Il maudissait sa précipitation. Grimaçant et ayant quelque peu mal, il reprenait son souffle du mieux qu'il pu et sentit le regard de la brune sur lui. Il lui avoua, essoufflé et désolé :
- Je ne me suis pas protégé et.. je ne sais même pas si tu prends la pilule.. Je ne suis pas le meilleur des vendeurs de souvenirs anglais, désolé.
Il souriait doucement, taquin alors qu'il caressait le sein rebondit et ferme de la jeune femme qu'il rêvait de mordre de nouveau.
immarcescible, Posté le dimanche 15 janvier 2023 13:07 Répondre
Qui aurait pu croire qu'en allant enquêter ce soir il serait tomber dans les bras de cette succube sulfureuse. Sur le trajet elle l'avait cherché, l'avait excité à un point qu'il n'avait jamais connu jusqu'auparavant. Très vite en arrivant en bas de son immeuble il pu regoûter à ses lèvres chaude, sensuelle qui sentait si bon la bière. Cela l'amusa quelque peu car elles avaient ce goût si sucré et indescriptible. A peine avait-il garé la moto qu'il descendait et plaquait la brune contre la pierre froide de l'immeuble. Elle l'avait tant et tant excité sur la moto qu'il avait des difficultés à se dire qu'il allait devoir attendre de monter jusqu'à chez lui avant d'avoir un avant goût de l'américaine.
Il était passionné, torride contre la jeune femme. Ses lèvres dévoraient les siennes dans un baiser outrancièrement passionné quand ses mains descendaient le long de son buste jusqu'à ses fesses pour lui faire sentir son désir bien puissant. Ils se touchaient, se caressaient, se testaient et cela amusait Thomas surtout en entendant les gémissements étouffés de la brune. Si sa décence n'était pas apparue, il l'aurait prise là, maintenant, contre le mur. Sa main sur son sein rond et ferme le pressa délicatement quand l'autre venait agripper le tissu dissimulant son entrecuisse. Diable qu'il avait envie de l'arracher de sa poigne.
Mais une voiture passa à proximité et lui rappela qu'il serait plus confortable de la prendre chez lui. A regret, il du la lâcher. Prenant sa main dans la sienne, il lui fit grimper rapidement les marches de l'escalier en vieille tôle qui conduisait à son loft. C'était dans un entrepôt désaffecté qu'il louait cette immense pièce de soixante mètre carré où des tas de vieilleries lui servait de mobilier. Thomas n'a jamais été homme à s'intéresser au mobilier ou a la déco. Il récupérait toutes ces affaires quand il en avait vraiment besoin et c'était tout. En entrant, il alluma la lumière et lui dévoila son intérieur qui était somme tout celui d'un homme.
- Désolé pour le bazar.. Je n'avais pas prévu de rentrer chez moi avec une femme d'une telle sophistication.
Il retirait sa veste en cuir et fut aidé par la brune pour retirer sa chemise. Amusé par sa fougue et sa détermination, il reprit son visage en coupe pour lui redonner un baiser. Ses mains redescendaient le long de son corps si svelte et sensuel. Elle lui faisait penser à une flamme qui dansait. Elle l'enivrait. Il bénissait sa robe qui possédait un zip arrière qu'il baissa, ainsi, le tissu glissa sur le sol. Sa bouche quitta ses lèvres pour se perdre sur son sein qu'il embrassait, mordillait, dégustait avec plaisir. L'alcool le rendait plus loquace aussi :
- Ta peau.. Tu as un goût de.. de sucre..
Sans attendre plus longtemps, il fit en sorte que son soutien soit aussi au sol quand il la soulevait de nouveau avant de la conduire sur le lit où ils s'écrasèrent. Il était imposant, puissant au dessus d'elle mais cela ne semblait pas la déranger. Il continua sa rivière de baisers jusqu'à arriver sur son ventre et enfin ses cuisses brûlante. Ses dents retiraient son bas en dentelle. Arrivé à son pied, il pu contempler cette beauté sauvage qui le bouleversait :
- Tu es la plus belle femme que j'ai pu admirer de toute ma vie, murmurait-il ébahi par cette beauté, j'ai envie de toi..
Il léchait le mollet de la brune avant de redescendre entre ses cuisses et de la goûter. Elle était délicieuse et ses ronronnements ne faisaient qu'attiser une fois encore son excitation. Quand ses doigts remontaient de ses fesses qu'il soulevait jusqu'à ses seins qu'il torturait délicieusement, ses yeux ne la quittait pas. Il voulait la voir jouir, il voulait la contempler sous cet élan si passionnel et envoûtant qu'est l'amour avec un inconnu. Se donner ainsi était nouveau pour lui qui avait jusqu'à présent eu des rapports somme toute assez mécanique. Mais là, cette Millie-Rose le rendait fou. Pris dans le délire passionné, il ne fit pas plus attention que ça à ses tatouages. Il n'avait pas l'esprit en mode enquêteur. Il était là pour la voir jouir et lorsqu'elle atteignit cet extase, il se rendit compte que c'était le plus spectacle qu'il lui était donné de voir.
immarcescible, Posté le samedi 14 janvier 2023 11:01 Répondre
Elle le séduisait. C'était une certitude qui lui plaisait. Sa moue se détendait au fur et à mesure qu'il buvait avec elle. Mais Miss Birkin semblait très bien tenir l'alcool. En revanche, sa langue était plus sensuelle, plus torride et cela fit naître une tension d'excitation dans le corps de l'anglais. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas eu autant de désir pour une femme et voilà que cette inconnue débarquant de nulle part l'allumait sans aucune crainte. C'est ça, elle ne semblait pas avoir peur de lui. Il restait néanmoins sur ses gardes tout en évitant de parler de son métier. Être flic n'était pas le métier de rêve pour certaines femmes et celle-ci semblait avoir besoin d'encore un peu de mystère.
- Je n'ai jamais vu l'Amérique.. Mais il ne tient qu'à vous de m'en faire découvrir un peu.
Sans s'en rendre compte, il lui offrait son sourire de carnassier, celui si sexy et séduisant que bien souvent, toutes les femmes succombaient à ce moment là. Mais il ne se trouvait pas devant n'importe qu'elle jeune femme. Cette américaine aux souches écossaise semblait avoir plus d'un tour dans son sac et ne pas être crédule. Se rapprochant lentement de l'un et de l'autre, il se rendit compte de cela lorsqu'il pu avec son bras, frôler le dos nu de la jeune femme.
- Personne ne m'attend chez moi Miss Birkin. D'ailleurs.. Est-ce que vous avez un endroit où dormir cette nuit ? Je connais un appartement pas très loin qui pourrait vous accueillir jusqu'au lendemain. Il se dit même qu'il s'agit du meilleur lit de Londres.
Il était bien plus direct qu'en début de soirée. En même temps, ça faisait un moment qu'il n'avait pas passé un moment aussi simple, amusant et sensuel avec quelqu'un. Qu'est ce qu'il risquait de toute manière à coucher avec une jeune femme qu'il venait de rencontrer ? Rien. D'habitude, quand il levait des filles dans les bars c'était bien plus chaotique. Là, il sent bien qu'elle joue à un jeu. Son esprit d'inspecteur lui hurle de faire attention mais il n'arrivait pas à résister aux prunelles brillante de la jeune femme compressée dans une robe qu'il voulait arracher pour goûter à sa peau couleur caramel.
- Est-ce qu'une nouvelle aventure te tente ?
immarcescible, Posté le jeudi 12 janvier 2023 20:28 Répondre
Arrivé dans le bar, il la suivit au fond pour s'installer dans un coin un peu moins bondé. La virée en moto lui avait fait du bien. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parcouru la ville de la sorte, en pleine nuit et aussi bien accompagné. Pour la commande de Sora, il ne pu s'empêcher de sourire et eut une idée. Il se rendit donc au bar et commanda plusieurs pintes, les meilleurs qu'il connaissait et les ramena à table à l'aide d'un plateau tout en les présentant une à une :
- Nous avons de la Guinness, grande bière brune qui est très amer. De la IPA rousse qui a un haut degrés donc attention à ne pas en abuser, de la blonde classique mais légèrement fruitée et enfin une blanche pour les petits joueurs.
Il rendit le plateau au barman qui le salua chaleureusement. Visiblement, ils se connaissaient. C'était peut-être parce que Tommy était connu des nombreux bars à cause de son passé. Il lui rendit son salut mais ne s'attarda pas préférant se rendre auprès de la belle inconnue qu'il avait embarqué. Son portable sonnait. C'était Spencer qui lui précisait qu'il rentrait. Il lui souhaita une bonne nuit et vint enfin se poser près de la brune qui l'observait.
- C'est donc votre première fois à Londres, demandait-il en retirant sa veste dévoilant ainsi un buste puissamment musclé, j'espère que notre ville vous laissera un bon souvenir. Vous restez jusqu'à quand ?
Il bu dans une des Guinness qu'il avait apporté tout en portant son attention sur la jeune femme. Elle était belle. Terriblement belle. Le souvenir encore chaud de ses doigts s'agrippant à son buste lorsqu'il conduisait lui nouait le ventre. Oh que oui, cela l'avait fait fantasmé. Mais pour l'instant, il devait se concentrer sur cette conversation, sans imaginer les ongles de la brune s'agripper à sa peau.
immarcescible, Posté le mardi 10 janvier 2023 19:45 Répondre
James Goodwin. Sale pervers.. Tommy observait d'un oeil suspicieux le riche philanthrope bien connu de leurs services. Il était de ces hommes que tous les flics éthique haïssait. Fils à papa millionnaire qui abusait comme il souhaitait de son argent et de toute personne humaine dont il avait besoin ou qu'il désirait. Le fait que la jeune femme nommée Millie-Rose se présente ainsi à lui l'ennuyait. L'inquiétait même. Aussi, lorsqu'il vit que le brun devenait trop empressé, il ne pu s'empêcher de venir à leur rencontre. James semblait surpris, voire même choqué. Le blond n'eut même pas à parler, l'inconnue s'en chargea pour lui. Il n'eut qu'à poser sa main sur son bras et enlacer sa taille pour la ramener contre lui pour qu'enfin, le millionnaire prenne la fuite :
- Pas besoin d'être anglais pour être un goujat miss Birkin, répliquait-il en venant la relâcher, vous devriez faire attention à qui vous adressez la parole dans ce type de cercles. Certains sont tellement persuadés qu'on peut tout acheter qu'ils agissent bien souvent sans aucune impunité.
Son regard s'était fermé, ses yeux devinrent glacial. Il aurait pu écraser la tête de James une bonne fois pour toute mais ce n'était ni le moment ni le lieu pour une telle confrontation. Pour le moment, il ne cessait de froncer les sourcils à mesure qu'elle l'appelait Peter. Il n'aimait pas mentir. C'était plus fort que lui. Soupirant alors, il gratta l'arrière de sa nuque en avouant enfin :
- Je vous ai menti. Mon prénom est Thomas.. Thomas Wells. Je ne sais pas pourquoi j'ai menti c'était ridicule. J'en suis désolé.
Et c'était sincère. Le mensonge pour lui était quelque chose d'intolérable. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait refusé les missions sous couverture. Il était bien trop honnête et frontal pour pouvoir agir dans l'ombre tel un espion. Pour certains c'est une véritable horreur que de travailler avec lui. En effet, pour certain il était comme un détecteur à mensonge et un peu trop brute. Mais pour d'autres, c'était un vrai charme. Mais pour le moment, il renfila sa veste en cuir et proposa à la brune de la raccompagner.
Comme elle acceptait, non sans avoir hésité, il la conduisit galamment jusqu'à l'extérieur. En arrivant devant le Musée, il se rendit compte qu'il avait omis un détail. En effet, sa moto attendait patiemment son retour or il avait dit être le chauffeur d'une Lady. Arrivés devant l'enfin rutilant, il haussa les épaules en répliquant simplement :
- Et je ne suis pas chauffeur en effet. Je fais trop peur aux petites vieilles.
Cela fit naître un léger et indescriptible sourire sur la commissure de ses lèvres. Tendant un casque à la brune, il lui demanda si elle connaissait un peu Londres. Il était loin son intérêt pour l'enquête. Il savait qu'il n'obtiendrait rien ce soir et le sommeil allait bientôt le gagner. Voilà deux jours qu'il n'avait pas dormi. Mais la brune le dévisageait d'une manière assez équivoque. Cela l'amusait et lui redonnait un peu d'énergie. Le draguait-t-elle ?
- Je vous dépose à votre hôtel, demandait-il avant d'ajouter, ou vous voulez partir à l'aventure ?
Elle semblait si impulsive qu'il n'était pas improbable qu'elle le suive. Pour autant, Thomas eut un doute surtout en la voyant hésiter. Après tout, il lui avait mentit depuis le début de la soirée. Il serait donc normal qu'elle s'enfuit.
immarcescible, Posté le dimanche 08 janvier 2023 22:19 Répondre
Thomas avait un pouvoir secret. Il savait quand les gens lui mentait. C'était une étrange impression qui sommeillait au creux de son ventre et qui ne lui avait jamais fait défaut jusque là. Aussi, lorsque la belle brune se présenta à lui, il sut qu'elle disait faux. Pourtant, et parce qu'il était joueur, il ne releva pas et se contenta de noter le fameux nom dans un coin de son esprit. Elle avait une assurance certaine qu'elle ne dissimulait pas. Elle était venue pour quelque chose de précis et il avait hâte de voir ce qu'il en était. Lorsqu'elle le nomma Peter, il ne pu s'empêcher de jouer le jeu et lui répliqua par l'affirmative :
- Vous avez un sacré talent Millie-Rose, dit-il en appuyant sur le prénom, je me nomme Peter. Fort heureusement non, je ne fais pas parti de ce attroupement. Je ne suis qu'un simple chauffeur.. Celui de la riche Lady que vous voyez là.
Il mentait effrontément, mais c'était mieux pour sa couverture. Après tout, il n'avait pas encore envisagé que le serial-cambrioleur soit une femme. Car cela pouvait très bien être le cas. Buvant une nouvelle gorgée du délicieux breuvage, il s'étonna avec malice des connaissances de la brune pour le whisky. C'était un monde d'homme ce type de breuvage, il était donc rare que des femmes puisse s'y connaître. Elle l'intriguait, mais il ne savait pas pourquoi. Toujours est-il qu'elle dégageait un parfum si exotique et palpitant qu'il en serait presque capable d'oublier le pourquoi de sa présence ce soir.
- Si j'en crois le début de notre conversation vous êtes donc dans le whisky ? Négociante ? Et d'après votre accent vous venez d'Amérique je me trompe ?
Alors même qu'il finissait son verre, Spencer fit irruption dans la salle. Cherchant son acolyte du regard, Thomas ne perdit pas un instant et le rejoignit avant de s'excuser auprès de "Millie-Rose". Le jeu auquel il jouait avec la belle brune étrangère était surtout un jeu de séduction comme il le ferait avec n'importe quelle fille rencontrée au bar. Ce n'était pas parce qu'il était en mission qu'il ne pouvait pas admirer les belles créatures de la soirée :
- Patron nous avons du nouveau, expliquait l'inspecteur essoufflé, nous savons ce qui a été volé chez Lord Cunnington.
- Viens pas ici..
Il prit le brun par la manche et le conduit rapidement vers une alcôve plus tranquille où il était certain que personne ne les entendraient. Enfin seuls, Spencer lui expliqua que le collier provenait d'une antique légende amérindienne et qu'il aurait appartenu à une certaine Pocahontas.
- Quoi ? Comme le dessin animé ?
- Oui mais pas comme la version disney patron. Vous n'ouvrez donc jamais un livre ?
- La ferme et explique.
Spencer se mit donc à lui expliquer la fameuse histoire de Pocahontas qui avait disparu après son passage en Angleterre après s'être mariée à un certain Rolfe. Certains parlaient de voyage dans le temps et de kidnapping par un écossais médecin qui aurait fait des expériences sur elle. C'était invraissemblable et complètement incohérent pour Thomas qui était un homme pragmatique :
- Viens en au fait. Je ne suis pas ton gamin et tu vas pas me border non plus.
- Oui pardon.. Et bien pour les amérindiens ce collier a beaucoup de valeur et il se trouve qu'il y a un collectif qui a demandé sa restitution il y a quelques années ce qui a amené à des échanges un peu violent avec certains manifestants notamment une certaine Q'Orianka Powhatan.
- Un Powhatan ? Comme la légende de Pocahontas c'est ça ?
- Exactement ! Une de ses descendante visiblement.
- Et comment s'est fini l'histoire, s'impatientait Thomas qui sortait une cigarette pour la fumer, qu'est-ce qu'elle a fait cette Q' ?
- Elle a été arrêté pour avoir vandalisé la voiture du Lord mais elle a été sortie sous caution par un certain Henry Cavill procureur à la Cour de New-York à l'époque. On dirait que la justice et l'activisme faisaient bon ménage puisqu'ils se sont mariés et qu'ils vivent désormais en Californie.
- Tu penses qu'elle serait revenue au bout de.. de quasiment trente ans pour ce collier ?
- Non mais.. mais avouez que c'est suspect malgré tout.
- D'accord et l'empreinte ?
- Pas de correspondance avec ce que l'on connait déjà.
- Donc tu m'as juste fais venir pour ton histoire à dormir debout sur des petits indiens et d'un collier magique c'est ça ?
- Amérindien patron..
- Bordel O'Malley..
Thomas soupirait en écrasant son mégot de cigarette dans un verre tout près et vide, avant de se rendre dans la fameuse salle où les enchères débutaient. Debout dans un coin, les mais dans les poches de sa veste en cuir il observait l'assistance avec attention. Soudain, son regard se posa sur la nuque fine et délicate de la fameuse Millie-Rose. Il devait rester concentrer mais il ne pouvait s'empêcher de contempler la haute stature de la belle brune. Elle avait des allures de princesse. Persuadé qu'elle lui aurait rit au nez en lui disant une telle chose, il ne pu s'empêcher de penser à elle autrement que simplement assise.
Son délire sensuel aurait pu continuer mais la vente pris une tournure étrange. En effet, l'inconnue se rapprochait d'un homme qu'il connaissait bien puisqu'il s'agissait de James Goodwin qui surenchérissait sur des objets amérindiens, a priori sans grande valeur. Etait-elle une prostituée ? Toujours caché dans son coin, il observait la scène en se disant que peut-être, Millie-Rose avait plus à cacher qu'elle ne le disait.
immarcescible, Posté le dimanche 08 janvier 2023 18:16 Répondre
Il avait beau regarder la vidéo de surveillance mais rien ne lui paraissait louche. Pourtant, la personne qui avait pénétré l'appartement du Lord était forcément passé par l'ascenseur. Deux jours plus tard il était retourné sur les lieux du crime. Le Lord n'avait toujours pas surgit de son sommeil profond, aussi, Thomas devait trouver par lui-même des réponses à ses questions. Il avait sa hiérarchie sur le dos. Après tout, un Lord avait été attaqué !
En refaisant le tour de l'appartement, il ne vit aucune trace d'effraction. Or, sur la vidéo, on ne voyait pas le Lord arriver avec quelqu'un et encore moins rentrer chez lui avec une personne. C'était étrange. Revenant sur le balcon, il vint à se pencher sur la rambarde pour finalement découvrir un bout de tissu. Intrigué, il se pencha de nouveau et l'attrapa avec ses doigts ganté. Le tissu avait été arraché par la gouttière, autrement dis, quelqu'un était passé par cet endroit pour atterrir sur le balcon. Tout prenait sens.
Aussi, il se mit à chercher des comédiens ou des gens du cirque. La hauteur de l'appartement du Lord était conséquente. Hormis quelqu'un sachant escalader, aimant les sensations forte ou bien un trapéziste pourrait grimper à cette hauteur. Le tri serait rapidement fait car le profil devait correspondre à quelqu'un ayant un attrait pour les objets d'art, notamment, ceux qui étaient amérindiens. Pendant que ses collègues continuaient d'éplucher les dossiers et autres registres, Thomas lui devait continuer d'enquêter sur le terrain.
Il découvrit quelque chose d'intéressant. Tous les hommes qui avaient été cambriolés avaient tous parlé d'une jeune femme en particulier. Elle n'avait jamais les mêmes cheveux mais portait un étrange tatouage sous le lobe de l'oreille. Très discret. C'était un signe distinctif qui ne pouvait qu'attirer le blond mais qui ne voulait encore rien dire pour sa hiérarchie. Or, le dessin décrit ne ressemblait en rien avec ce qu'il aurait pu voir. Sans doute un vieux tatouage de beuverie ridicule. Donc, pour le moment, il gardait cette information pour lui surtout qu'il pouvait aussi s'agir d'une prostituée qui tournait dans le même milieu.
En parlant de femme, avant de se rendre au Gala donné au Musée d'histoire naturelle de Londres, il se rendit chez sa mère qui vivait à l'autre bout de la ville. Le coin pauvre et sale de Londres. Sa mère avait toujours travaillé très dur pour l'élever. Sa soeur et lui avaient grandis dans les bas quartiers de la ville quand leur père avait été tué dans une fusillade. Ce même père qui autrefois été un flic, un ripou, comme aimait tant le répéter sa soeur.
Cette dernière, Patti, vivait seule avec ses deux enfants dans un petit appartement sordide non loin de chez leur mère. Ses neveux étaient drôles, intelligents et bourré de talents à connerie. A à peine dix ans, ils avaient déjà réussi à se faire embarquer trois fois par des patrouilles pour trouble à l'ordre public. Heureusement que l'oncle Tommy passait régulièrement. Patti s'en sortait comme elle le pouvait après avoir enfin quitté son ex-mari un dealeur, drogué et toxico. Si leur mère les avaient hébergé un temps, Thomas réussit rapidement à lui trouver un emploi de réceptionniste dans un hôtel et un appartement non loin. Lui, il vivait tout près mais assez loin pour ne pas être vu lors de ses soirées solitaire.
- Tommy, hurlait sa mère lorsqu'il entrait, je t'ai déjà dis de ne pas fumer à la maison.
- Je sais mum. Désolé, désolé.
Il jetait en vitesse sa cigarette dehors sous l'oeil amusé de ses neveux qui jouaient avec des legos.
- Je venais juste pour m'assurer que vous aviez ce qu'il fallait pour ce soir.
- Mais oui ne t'en fais pas. Tout va bien. Va donc te coucher mon chéri tu as une mine qui fait peur.
- Impossible je travaille ce soir.
- Encore ? Mais où vas-tu cette fois-ci ?
- J'enquête sur des vols.. Je dois aller à une vente aux enchères.
- Wow ! Comme James Bond oncle Tommy.
Le blond souriait légèrement en acquiesçant avant de détruire la coupe de cheveux de son neveu pour le faire rager. Il resta un moment avec eux. Un moment simple et tranquille avant de se rendre à la fameuse vente aux enchères qui était donné. A cette dernière se trouvait des objets de valeurs qui provenait du XV siècle avec un tableau de Leonard de Vinci. Mais ce qui l'intéressait plutôt, c'était les objets amérindiens censé attirer, sans doute, son voleur. Aussi, il arriva tôt à la réception et se posta au bar. Attentif, il regarda tous les invités arriver un par un. C'est alors qu'une voix chantante et sensuelle lui parla.
Surpris, il détailla de haut en bas la jeune femme en se demandant bien par où elle était passée. Elle dut s'étonner de ne pas le voir répliquer à sa remarque aussi, il répondit un peu tardivement :
- Si vous me délivrez un secret, est-ce que je suis dans l'obligation de vous en donner un aussi ?
Elle semblait apprécier la répartie du blond puisqu'elle souriait, une lueur malicieuse et taquine dans le regard. La brune avait quelque chose d'impénétrable qui lui donna envie de la questionner comme s'il s'agissait d'un interrogatoire. Mais il savait se contenir, aussi, il demanda au serveur de lui ajouter une note d'eau gazeuse et goûta son verre avant de faire une légère moue surprise.
- Je ne sais pas si mes secrets pourront autant vous épater que ce que je viens de boire. Où avez-vous appris cela ? J'adore connaître les histoires des secrets.
immarcescible, Posté le dimanche 08 janvier 2023 17:52 Répondre
dotée de la sensualité de sa maman et du regard franc de son père.
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immarcescible, Posté le vendredi 04 août 2023 12:39 Répondre
Sur les conseils de la vieille dame, Thomas prit délicatement Sora dans ses bras pour l'installer dans leur lit. Le voyage du canapé à la chambre ne sembla pas l'éveiller et tant mieux. Il en profita pour lui retirer ses chaussures et son pantalon. Elle était en petite chemise et il apposa la couverture sur elle. Un instant, il resta devant elle à la regarder dormir. Elle semblait lutter contre des cauchemars et il voulut se pencher pour la réveiller mais la voix d'Aponi résonnait de nouveau dans sa tête. Il devait la laisser se reposer et ne pas intervenir. Quelle frustration.. Mais en même temps, il devait faire confiance à la vieille femme qui connaissait mieux que tout le monde les membres de la famille Walker. Il hésita encore un seconde avant de finalement sortir de la chambre.
Aponi avait investit la cuisine et s'affairait à préparer différentes mixtures étranges qui sentait assez fort. Thomas était un peu perturbé par tous ces chamboulements. A vrai dire, même s'il n'avait rien contre la grand-mère, il aurait espéré avoir une soirée avec Sora ou du moins retrouver un peu d'intimité. Alors qu'il y pensait secrètement, il entendit la vieille doucement rire en cassant des écorces dans son baume :
- Ne t'en fais pas Thomas Wells, je ne resterais pas longtemps auprès de vous.
- Oh.. Non, non ! Vous êtes la bienvenue m'dame. C'est juste que..
- Je sais, je sais mon garçon, dit-elle avec un sourire bienveillant, et ne t'en fais pas ma fille va bientôt se réveiller.
- Comment.. Comment le savez-vous ? Et.. Et.. Mais comment ça ?
Elle avait un sourire malicieux, mystérieux qui lui rappelait celui de Q'. Thomas ne la connaissait pas mais il se sentait quand même en confiance. Comme si.. Comme si une part de lui la connaissait déjà et qu'il était exactement là où il devait être. Son regard inquiet fixait la vieille femme qui continuait sa déambulation qui vint à lui expliquer :
- Q' souffre physiquement mais son esprit est bloqué. Elle cherche le bon chemin pour rejoindre les garçons et Sora. Henry ne s'est pas rendu au chevet de Q' si je ne m'abuse ?
- C'est exact..
- Il faut qu'ils se réunissent.. Et c'est pour ça que je suis là. Q' est venue à moi en rêve mais je devais attendre que Henry m'a appelé.
- Sora est vraiment remontée contre Henry.. Elle ne veut vraiment plus en entendre parler..
- Les enfants sont tristes et en colère. C'est normal mais ça passera.. Avec le temps.
Aponi avait réponse à tout. En vérité, elle lui faisait penser à cet étrange personnage mi-sorcière, mi-mage dans la Princesse et la Grenouille. Etrange dessin animé que Sora avait adoré regarder. Mama Odie..? Elle était aussi spectaculaire qu'elle. Si au début le blond était gêné, il en vint à bien apprécier la présence de la vieille femme qui était d'une énergie folle. Ils parlèrent un moment tous les deux jusqu'à ce qu'elle aille se coucher dans le petit bureau qui leur servirait désormais de chambre d'amis. Thomas lui, il ne dormit pas de la nuit et au petit matin il dû partir au travail. Une fois propre et changé, il se pencha sur le front de Sora et déposa un baiser en caressant son ventre. Il aurait aimé lui dire des mots doux mais il ne savait pas comment elle réagirait et visiblement, elle ne se réveillait pas à sa caresse. Il n'insista pas et après avoir fait du café et préparé des toasts pour Aponi il partit.
Lorsque Sora se réveilla, elle pu entendre le fracas de sa grand-mère dans la cuisine. Elle avait dévoré les toasts de Thomas et cherchait dans un des placards un tamis pour filtrer ses baumes. Il était certain que sa présence allait mettre beaucoup d'ambiance chez les Walker-Wells. Pendant ce temps, Thomas reprenait son masque d'indifférence et de froideur. Il se devait d'être toujours irréprochable au travail, ne rien laisser transparaître. Moins il mettait d'affect et plus il était respecté. Il bossait en ce moment sur des meurtres sordides de jeune filles qui sévissait à la frontière mexicaine. Il craignait avec ses collègues que ce soit un autre trafic sexuel ou pire, d'escalavagisme.
Travailler lui permettait de ne plus penser à Sora et tous les tragédies de la maison ou encore, de leur incapacité à communiquer ces derniers jours. Il souffrait encore de sa blessure au bras lors de l'attaque au hangar, c'était donc une équipe de jeunes recrues qui allait sur le terrain ce qui le frustrait. Il avait l'impression de botter en toucher et d'être vieux. Alors qu'il analysait des documents un appel de Kisos l'obligea à répondre. Se retirant avec discrétion de la salle de réunion, il répondit :
- Du nouveau, demandait-il abrupte.
- Mon père est à l'hôpital pour voir ma mère.. Sora va arriver dans peu de temps avec Aponi et j'ai peur d'une nouvelle crise. Tu veux bien venir ?
- Kisos écoute je ne sais pas..
- Arrête Wells. Tu es un membre de notre famille. J'ai besoin de toi.
- Je ne sais pas si Sora voudra de moi. On s'est disputé hier et.. et je crois qu'elle ne veut plus de moi.. qu'elle ne veut plus du bébé.
Kisos ne saait pas quoi répondre à une telle impression. Sa soeur vivait des moments trouble et compliqué. Devait-il en tenir rigueur ? Il suppliait malgré tout Thomas de venir pour l'aider à la faire sortir de la chambre si jamais il y avait une altercation avec Henry. Ce à quoi, l'anglais accepta. Henry était au chevet de sa femme, il était ému de la voir ainsi alitée et Thomas comprenait. Alors qu'il observait le couple réuni, il ne pu s'empêcher de penser à Sora et au bébé. Avaient-ils un avenir ensemble ? Est-ce qu'elle prenait peur ? Est-ce qu'elle doutait d'eux ? Il était perdu dans ses pensées, si bien qu'il n'entendit pas Aponi et Sora arriver jusqu'à ce que la vieille dame le bouscule gentiment.
Elle s'approchait de sa fille sans peine, non elle souriait. Aussitôt Henry se leva pour la saluer et elle lui fit signe de se rasseoir avant de poser ses mains sur le visage de son enfant puis son coeur. Elle murmurait des choses inintelligibles quand Henry observait tout avec une attention accrue. Mais où était Sora ? Thomas retourna dans le couloir et la vit, pensive en train de discuter avec son frère. Patiemment, Thomas attendait. Il ne voulait pas s'incruster une fois de plus dans sa famille. Il se sentait de trop. Voyant que tout se passait bien, il s'apprêtait donc à quitter l'hôpital.