immarcescible, Posté le mardi 28 décembre 2021 23:53 Répondre
Quoi qu'il en dise, quoi qu'il en pense, Anya avait de toute manière déjà prise sa décision. Garrett ruminait en silence et prenait son mal en patience. Le but n'étant pas qu'ils se disputent maintenant, ô non, il ne voulait pas attiser une crise qui, il le savait très bien, risquerait de se terminer en un drame émotionnel. Son épouse n'aurait certainement pas l'énergie pour cela il ne pouvait donc décemment pas lui infliger une telle chose. Soupirant lentement, il se contenta de relâcher la joue de la brune qu'il caressait pour se lever du lit. Il enfila un bas de pyjama ce qui signifiait qu'il était contrarié puis pris la direction de la cuisine. Mais avant, il se tourna vers elle :
- Je vais chercher un verre d'eau fraîche. Je reviens ne bouge pas..
Ce qu'il fit. Il alla dans la cuisine et remplit deux verres d'eau puis appela l'Université pour prévenir de son absence pour son cours de fin de journée. Hors de question de quitter Anya dans un tel état. Ce fut rapide et il remonta d'un pas tranquille jusqu'à la chambre. Elle attendait, patiente sur le bord du lit comme si il lui avait ordonné de ne pas bouger. Lui tendant son verre, il vint ensuite s'asseoir sur le petit sofa face au lit qui se trouvait au milieu de la pièce et bu une longue gorgée. Elle attendait visiblement une réponse de sa part :
- Que veux-tu que je réponde Anya ? Tu as déjà pris ta décision. Il s'agit de ton corps, je n'ai rien à redire dessus de toute manière.
Ce qui était vrai en plus. Qui était-il pour lui imposer ce que lui il désirait. Il se contenta simplement de venir finir son verre d'eau avant de se rasseoir sur le bord du lit près de la brune. Caressant de nouveau sa joue et replaçant sa mèche de cheveux derrière son oreille il soupirait doucement en la regardant avec douceur et inquiétude. La simple idée de perdre sa femme le tétanisait mais ça elle devait le savoir, le sentir, alors il n'en rajouta pas une couche. Le but était qu'elle devait se reposer.
- Nous allons aller voir le fameux docteur que ma mère nous recommande et nous aviserons sur ce qu'elle nous dis. Mais je te préviens Anya... Il est hors de question que tu joues avec ta vie juste pour un bébé on est d'accord ? Je.. Je n'accepterais pas de te perdre pour ça. Ce sera toujours toi que je ferais passer en premier. Je ne capitulerais jamais sur ça.
Sa voix était ferme et sincère. Même si l'idée d'un autre enfant n'était qu'une image lointaine et un projet très flou il n'en restait pas moins qu'il connaissait Anya qui donnerait sa vie pour cet autre enfant. Alors, sous couvert d'accepter ce qu'elle désirait, il n'empêche qu'il lui exprimait son refus total de faire un choix entre elle et "lui" si un malheur devait arriver. Prenant ses joues entre ses mains, il déposa un baiser sur ses lèvres et son front pendant que ses yeux d'un bleu inquisiteur la contemplait :
- Toi et moi jusqu'à la fin. Tu l'as promis.
immarcescible, Posté le lundi 27 décembre 2021 23:39 Répondre
Anya était littéralement tétanisée dans ses bras et Garrett n'avait aucune réponse objective. Son seul souhait était de garder son épouse en vie peu importe les éventuels bébés qu'elle désirait. Embrassant le sommet de son crâne et laissant le médecin sortir, il se contenta de la bercer contre lui un moment en réfléchissant. Il devait trouver une solution et vite. Il attendit simplement qu'elle se rendorme. La fatigue et les médicaments ne l'aidaient pas à rester suffisamment éveillée et c'était tant mieux. Le blond en profita pour s'extirper de la chambre et enfin rejoindre le médecin qui remplissait la feuille de soin.
- Je veux que mon épouse rentre chez nous docteur.
- Mais enfin Monsieur Hedlund vous savez aussi bien que moi que cela peut être dangereux.
- En effet. Mais les hôpitaux et mon épouse ça a toujours fait un million. Je ne peux pas la laisser dans un environnement qu'elle considère hostile.
Il lui expliqua brièvement la maladie de Charlie et à quel point Anya avait centré toute sa vie sur le monde hospitalier. Pour elle, il ne s'agissait pas d'un lieu serein où réfléchir d'une telle décision. Garrett marchanda et obtins de la ramener chez eux pour deux jours sous couvert qu'elle ne soit pas encore infectée.
- Si quoi que ce soit se passe bipez-moi. Je vous prendrais en urgence.
- Merci docteur. Merci infiniment.
Le transfert se fit tandis qu'Anya était encore shootée par les médicaments. Le blond s'était arrangé pour prévenir le coupe Cavill qui avait préparé la chambre à coucher des blackbird. Ils allaient pouvoir se reposer pendant que les autres s'occuperaient de Charlie. Il n'y avait pas plus heureuse puisqu'elle allait retrouver son Kisos qui arrivait à L.A. le jour même. En arrivant à la maison, Garrett portait son épouse dans ses bras. Il la sentit s'éveiller et il se contenta d'embrasser son front tout en la rassurant :
- Nous sommes rentrés mon amour. Dors, notre lit nos attend.
C'était le cas. Tout propre et tout frais, il la déposa dans des draps qui sentaient bon l'extérieur. La couvrant avec attention, il vint ensuite baisser les stores pour la protéger du soleil mais laissa les fenêtres ouvertes laissant passer une brise chaude et agréable. Le son des vagues au loin était apaisant. Le blond retira son pantalon et son t-shirt et alla prendre une rapide douche. Une fois fraichement lavé, il revint à Anya et s'assied sur le bord du lit en caressant de sa main fraiche son visage :
- Tu veux boire quelque chose ? Manger peut-être ? Ne t'en fais pas pour Petit Pois. Elle est avec les Cavill. Ils s'occupent d'elle avec Kisos.
immarcescible, Posté le lundi 27 décembre 2021 15:26 Répondre
"- Tu vas lui conseiller quoi ? Bien qu’on connaît le caractère entêté de ton épouse.. " demandait Q'Orianka à un Garrett complètement dépassé, déboussolé. Il ne tenait plus debout il devait impérativement s'asseoir, ce qu'il fit en se glisser sur le sol. Prenant sa tête entre ses mains, il savait qu'il allait devoir partir en croisade avec Anya. Complètement désarçonné alors qu'il aurait eu besoin de l'aide de son épouse. Sauf que non, c'était à lui de soutenir la brune encore alitée et sous perfusion. Heureusement, la présence des Cavill le réconforta un peu. C'était bon d'avoir des amis dans ces moments particulièrement sombre.
Incapable de répondre à la fameuse question de l'amérindienne il la laissa poser sa main réconfortante sur son épaule quand Henry restait pensif en se demandant ce qu'il pourrait bien faire pour sa part. Finalement, Garrett serra la main de Q'Orianka dans la sienne. Il devait trouver le courage de rejoindre la brune. La venue du docteur lui confirmant son réveil l'assura qu'il devait la retrouver :
- Pourriez-vous aller vous occuper de Charlie pendant que je suis ici ? Restaurez-vous à la maison. Faites comme chez vous d'accord ? Oliver le baby-sitter à école et je ne veux pas que Charlie se débrouille seule.
- Nous allons nous occuper d'elle mais tiens nous au courant des prochaines nouvelles s'il te plait.
- C'est promis, merci à vous deux.
La brune remettait son manteau sur ses épaules quand Henry venait spontanément enlacer son vieil ami-ennemi. C'était un gage de paix et d'amitié que Garrett apprécia. Il le remercia dans un chuchotement et les laissa ensuite quitter l'hôpital en leur confiant les clés de la maison. Les regardant partir, ce fut pour lui l'occasion de souffler encore un peu. Faisant les cent pas, il ne savait pas comment matérialiser les mots pour qu'Anya accepte ce qui était le plus judicieux. Mais son amie avait raison. Elle avait un tel caractère qu'il devait s'attendre à se heurter à un mur.
Lorsqu'il entra dans la chambre elle semblait encore dormir. Sans un bruit, il vint s'asseoir sur le fauteuil à côté d'elle et passa ses doigts sous la main de belle endormie. Il entrelaça ses doigts dans les siens et vint les porter à ses lèvres en fermant les yeux. Le souvenir si tragique et violent d'une Anya inconsciente, malade et mourante lui vint en mémoire et le fit trembler d'effroi. L'idée même de savoir qu'il pouvait la perdre alors qu'ils connaissaient enfin la paix et le bonheur lui donna un arrière goût d'horreur. Mais il fut tiré de ses songes en la sentant bouger.
Rapidement, il vint s'asseoir sur le bord du lit et caressa sa joue en la regardant s'éveiller lentement. Avec douceur, il lui offrit un tendre sourire avant de déposer des baisers légers comme des plumes sur ses yeux, son nez, son front et son menton :
- Debout marmotte. J'ai bien cru que tu allais hiberner, essayait-il de dire dans un petit sourire tendre et affectueux.
Mais Anya semblait un peu perdue. Il attendit donc qu'elle se soit redressée et un peu plus réveillée pour lui annoncer ce qui c'était passé. Il raconta tout ainsi ce que préconisais le médecin et voilà le moment le plus difficile de la conversation. Garrett continuait d'entrelacer fermement ses doigts aux siens alors qu'il la regardait dans les yeux. L'émotion était forte car il savait ce qu'il demandait à Anya, quel renoncement il l'obligeait à faire :
- Nous avons déjà trois magnifiques enfants Blackbird. Et si vraiment tu en veux un il y les mères porteuses ou l'adoption. Je.. Je ne veux pas te perdre à cause de cette obsession d'enfanter. Je t'en supplie, accepte l'opération. On aura tous les autres enfants que tu veux, même une ferme avec des animaux mais.. mais accepte. Je ne pourrais pas vivre en ayant peur de te faire l'amour si ça risque de te tuer.
immarcescible, Posté le dimanche 26 décembre 2021 23:00 Répondre
Anya lui murmurait les mots qu'il avait besoin d'entendre, ceux qui apaisaient son coeur et ses tourments. Enfouissant son visage dans son décolleté, il soupira de soulagement tout en enlaçant la brune qui continuait son petit haïtu sur son non-matérialisme. Comment pouvait-elle être si parfaite quand lui, l'avait conduite à des états si extrêmes et impossible. En relevant son visage vers elle et la contemplant, il se répéta une nouvelle fois qu'il avait beaucoup de chance.
Alors qu'il allait la caresser et lui proposer de retourner dans leur chambre pour conclure cette promesse il la vit s'enfuir. Elle avait quelque chose à avouer, il le vit sur son minois inquiet. Silencieux, il l'écouta avec intérêt jusqu'à hausser les sourcils de surprise. Ah ça oui il l'était.
- Anya.. Anya millionnaire grâce aux vignes, murmurait-il stupéfait en lisant les titres de propriétaires et autres actions qu'elle lui tendait, mais enfin mon amour c'est une idée brillante et fantastique pourquoi tu n'as rien dit plus tôt ?
Ses yeux brillaient d'une fierté immense alors qu'il revenait contempler la brune encore hésitante. Posant les papiers sur le sol pour mieux venir prendre son visage entre ses mains il embrassa rapidement ses lèvres, son menton, son nez en riant doucement :
- Mon épouse est une femme d'affaire reconnue et accomplie. Mon épouse me fait aussi des cachoteries. Aurais-tu autres chose à m'avouer tant qu'on y est ?
Il avait retrouvé sa bonne humeur, sa légèreté et sa douceur. Reprenant les précieux papiers, il les rangeaient méthodiquement avant de secouer négativement la tête lorsqu'elle lui demanda de signer les documents à New-York :
- Hors de question. Il s'agit de ton projet pas du mien.. Je veux que cela continue de t'appartenir Anya. C'est toi qui a travaillé dessus et ce ne serait pas juste que mon nom fasse partit de cela. Je ne suis pas d'accord..
Son sérieux revenait le temps d'un instant. Sa main caressait sa joue avec douceur tandis qu'il posait son index sur ses lèvres pour l'empêcher de parler :
- Non petite démone autoritaire. Le mérite te reviens entièrement.. Je suis tellement fier de toi. Je dois même avouer que ça m'excite d'être marié à une femme d'affaire aussi émérite.
Le sourire taquin et ses mains baladeuse vinrent confirmer ses propos. Le Garrett californien était de retour et comptait bien profiter de nouveau de la soirée pleine de promesse qui était prévue au départ.
immarcescible, Posté le dimanche 26 décembre 2021 00:20 Répondre
La rencontre avec les Cavill ne pouvait que dérider les Hedlund. Depuis que le passé avait été mis de côté entre le trio, tout se passait pour le mieux. A croire qu'il n'y avait jamais eu d'histoires malsaines et confondues entre tous. Garrett suivait d'un oeil distrait la fameuse soirée caritative. Il en avait tellement connu que cela ne l'intéressait plus tellement. Il laissait donc Anya miser sur certaines enchères comme il lui avait appris jusqu'à ce que cette dernière l'alerte sur la non présence de sous-vêtements.
Bien sûr, son esprit vagabondait déjà de mille scénarios pouvant éventuellement les faire disparaître mais Henry et Q'Orianka semblaient bien content de les avoir retrouvés. Le blond du prendre sur lui pendant que son épouse quelque peu éméchée s'amusait à caresser son pied tout en lui lançant des oeillades aguicheuse :
- Très bonne idée pour Edimbourg. Je pourrais continuer mes recherches pendant qu'on visitera les Highland. J'avais adoré voyager là-bas quand j'étais plus jeune.
Ils échangèrent avec Q'Orianka quelques emplacements qui avaient plutôt plu l'un à l'autre. Ils étaient proche mais amicalement. Garrett aimait sa douceur et sa culture perpétuée de la culture amérindienne. Elle avait quelque chose de touchant. Mais il semblait quelque peu surpris par la manière dont Henry semblait se tenir ce soir-là, uniquement préoccupé par son portable qui ne cessait de sonner.
- Cavill.. Tout va bien ? demandait Garrett en voyant les filles quitter un instant la table.
- Non rien ne va. Un petit connard prétentieux tout droit sortit des cuisses de sa mère tente de briguer mon siège de procureur.
- Ce n'est pas la première fois que tu te fais challenger.
- Sauf que cette fois c'est différent. Depuis que Q'Orianka et moi sommes mariés et bien.. et bien le gouvernement me reproche une telle union. Les activités de mon épouse et la restauration de la culture amérindienne dans le sillage des USA semble gêne le gouvernement. Je ne veux pas en parler car elle culpabilisera mais je ne veux pas non plus laisser une telle chose de faire. Je crois que nous allons devoir bientôt partir.
Garrett n'en revenait pas. Henry tout quitter pour les beaux yeux de sa chère et tendre. Jamais il ne l'aurait cru capable d'une telle chose. Fronçant les sourcils, il s'approcha de lui et lui assura son soutien :
- Et ta nomination pour être Juge à la Cour Suprême ?
- Ne m'en parle pas.. C'est impossible désormais. Je n'ai plus aucun recours.. Sauf que je ne sais pas comment je vais pouvoir subvenir aux besoins de ma famille. Je ne veux pas que mon épouse vive dans le dénuement total.
- Ne dis pas de bêtises. Tu sais bien qu'elle ne t'as pas épousé pour ça.
- Je le sais Hedlund. Mais.. Mais j'avais des aspirations quand même pour elle.
Bien sûr que Garrett comprenait. Si une telle chose lui arrivait il serait malheureux de devoir trainer Anya dans une telle situation. L'obliger à travailler pour payer les factures et abandonner la vie facile qu'ils avaient. Est-ce qu'il y arriverait ? Est-ce qu'elle le quitterait ? Cette question le hantait désormais. Et la soirée se déroula sans encombre, toujours accompagné de leur couple d'amis. Tard dans la soirée, Anya et Garrett rentrèrent. Il était dans ses pensées et pendant que son épouse renvoyait Oliver chez lui avec des sous, lui, alla boire un dernier verre dans le jardin en fumant. Il avait retiré sa veste de smoking et sa cravate tout en déboutonnant les premiers boutons de sa chemise. Les manches relevées sur ses avants-bras, il réfléchissait.
C'est alors qu'Anya arriva, le sortant de ses songes. La prenant sur ses genoux, il posa son verre sur le sol frais du jardin avant d'enfouir son visage dans son décolleté. Soupirant, il n'osait pas la toucher même si il sentait sous doigts l'intimité de son épouse dénudée :
- Je suis désolé mon amour mais j'ai des choses qui tournent dans ma tête.
Il lui expliqua donc la situation de Henry et même qu'il lui avait proposé de venir vivre en Californie histoire de se faire oublier de la "bonne société" new-yorkaise. Mais rien à faire, il avait décidé de partir vivre en Ecosse avec Q'Orianka. C'est alors que le blond releva enfin son regard vers son épouse :
- Est-ce que.. Est-ce que si nous n'avions plus d'argent tu m'en voudrais ? Tu me quitterais ? Je sais ô que combien tu n'es pas matérialiste mais.. mais notre vie serait totalement différente.
immarcescible, Posté le vendredi 24 décembre 2021 14:54 Répondre
L'exaspération du retard de son épouse s'apaisa rapidement en voyant tout ce qu'elle avait fait pour se rendre si divinement belle. Garrett ne pouvait s'empêcher d'admirer ses longues jambes si finement et délicatement mise en valeur par cette robe. Oh que oui, il lui pardonnerait bien toujours tout à cette succube démoniaque. Après l'avoir taquinée tout le long de la route ils arrivèrent enfin au gala. Il la sentait terriblement tendue à son bras. Connaissant la brune, il savait pertinemment qu'elle n'était pas à l'aise dans ce genre d'évènement. Aussi, posant une main réconfortant sur sa taille il l'attira près de lui. Embrassant chastement sa tempe il murmurait avec un sourire en coin :
- Si ça peut te détendre sache qu'en rentrant je te laisserais m'épiler le buste en échange de tout ce que tu as du subir aujourd'hui petite féministe.
Son sourire taquin lui donnait encore aujourd'hui une jeunesse à ses traits qui avaient un peu vieillit. Insouciant et amusé il suivait les invités jusqu'à la grande salle où le buffet les attendaient. Mais il fut stoppé dans son élan par le président de l'Université. Prenant au passage deux coupes, une pour lui et Anya il trinqua avec son nouveau patron. Mais la nouvelle surprenante du professeur particulier de son épouse ne le laissa pas de marbre.
- Excusez-moi mais.. mais vous doutez de mon éthique ? demandait-il tendu.
- Non, non, non bien sûr que non. Disons juste que si cela venait à se savoir certaines familles notamment de riches donateurs risqueraient certainement de mal voir cette.. cette.. cette relation.
Tendu, le blond vint se redresser ce qui le rendait pas grand et impressionnant. Ses épaules avaient pris en épaisseur depuis son retour de l'armée et il se sentait en pleine forme sous le soleil californien. Il allait attaquer mais fort heureusement, la présence de son épouse sut le canaliser :
- Sauf qu'en agissant ainsi de vous même vous signalez au reste du campus que je ne serais pas capable de faire la différence entre mon épouse et mes élèves. Ce qui n'est pas la meilleure solution et je sais que vous le savez.
- Hedlund écoutez nous parlerons plus tard des meilleurs solutions qui existent...
- Nous sommes d'accord qu'il ne s'agit ni du bon lieu, ni du bon moment. Bonne soirée Président.
Sans attendre sa réponse il entraina Anya autre part en inspirant profondément. Il devait calmer la furieuse colère qui s'emparait de lui surtout que ce n'était ni le lieu ni le moment. Enfin dans un endroit tranquille et calme il pu relâcher un peu la pression en pestant contre ce vieux rabougri :
- Sais-tu seulement que cet enfoiré se tape sa secrétaire depuis des années. Qui est-il pour venir me faire des leçons de morale franchement ?
Ah... Qu'il était excédé le blondinet en faisant les cent pas sur la terrasse extérieure où ils se trouvaient. S'appuyant finalement contre la rambarde qui donnait sur le jardin illuminé il croisa les bras. Il avait déjà finit son verre ce qui lui permettait d'avoir les mains libre. Détaillant la brune dont le regard était amusé il pesta gentiment contre elle, un sourire ironique sur les lèvres :
- Pourquoi ris-tu Blackbird ? Ça t'amuse de me voir tourmenté ?
Au même moment, alors qu'il l'attirait à elle, il eut la surprise de voir Cavill surgir des fourrés tout en tenant la main d'un Q'Orianka aux cheveux défait. Amusé, le blond fit une moue moqueuse tandis qu'il caressait le dos nu de son épouse :
- Alors Cavill ? Je ne te savais pas friand des aventures en plein air.
- Oh ! Hedlund ! Bon sang, que fais-tu là ?
- Je pourrais te demander la même chose vieille canaille, répliquait-il en riant et le saluant, Charlie ne fais que demander Kisos êtes-vous venu avec lui ? Je vais devoir avoir une conversation avec ce jeune homme qui ne répond pas aux lettres romantique de ma fille.
immarcescible, Posté le vendredi 24 décembre 2021 00:30 Répondre
Voilà un peu plus d'une semaine que la moitié de la famille Hedlund avait emménagé dans leur nouvelle maison à L.A.. Garrett s'était bien habitué aux nouveaux horaires de son travail ainsi que toutes les nouvelles fonctions qu'il allait occuper. En plus de donner des cours il devait bien entendu écrire des articles sur des sujets spécifiques. Tout cela en lien avec des centres de recherche de toute la côte ouest. Il était très emballé par son élection au labo de recherche du XIXe siècle et souhaitait étendre ses recherches sur un certain Gabriel Walker, médecin écossais qui avait romancé son histoire avec une amérindienne qui se serait prise pour Pocahontas. Pour beaucoup, il s'agissait d'une des patientes du médecin, folle, dont il se serait épris et défendu corps et âme. Il y avait quelque chose qui inévitablement lui rappeler son histoire avec Anya. Défendre l'amour corps et âme, que leur histoire traverse le temps.
Charlie avait aussi fait sa rentrée et elle adorait son école. Le matin elle avait cours et l'après-midi elle pratiquait son art ou faisait des sorties culturelles. La petite aimait tout particulièrement les sorties au musée et adorait offrir à ses parents différents sortes de dessins qu'elle avait pu faire durant ces journées. Oliver faisait partit du quotidien de la famille qui le gardait souvent à manger car il se retrouvait tout seul chez lui. Sa mère préférait sortir avec ses copines du club. Pendant ces moments privilégiés avec son baby-sitter, Petit Pois aimait laisser des photos de Pasha trainer même si des portraits de la famille se trouvaient partout.
Anya avait rendu la maison douce et accueillante. Garrett aimait rentrer tous les soirs et découvrir que la brune avait trouvé une nouvelle manière de décorer l'intérieur ou encore parce qu'elle avait décidé de changer les meubles de place. Ce soir là il était rentré plus tôt car il emmenait son épouse dîner pour une sorte de petit gala organisé par le doyen de l'Université.
- Anya ! Chérie.. Je suis rentrée. Tu es prête ? J'ai juste le temps de prendre une douche et ensuite on pars.
- Maman est partie chez la coiffeuse elle revient, répliquait Charlie en dessinant dans le salon.
Le blond venait embrasser sa fille en regardant avec intérêt ce qu'elle avait fait. Après lui avoir demandé brièvement sa journée il monta rapidement à l'étage se préparer. Finis les chemises hawaïenne et les tong, Garrett se préparait comme s'il s'agissait d'un gala new-yorkais. C'était une soirée assez chic à laquelle ils devaient assister. En redescendant il avait rasé sa barbe de près et coiffé ses cheveux en arrière. Avec son costume, il avait l'air d'un gangster des années 20. Charlie ne pouvait s'empêcher de rire en le voyant ainsi et lui fit la remarque :
- Tu pourrais être Al Capone !
- Mh.. Pas sûr que ta mère aime les voyous Petit Pois.
- Maman elle préfère les ours blond, répliquait la petit espiègle, et tu es son préféré je crois.
Oliver revenait du jardin où il avait eu un appel et saluait Garrett. Ce dernier lui rendit et lui expliqua ce qu'il pouvait faire à manger pour ce soir tout en vérifiant sa montre. Anya était en retard ce qui l'agaçait un peu.
immarcescible, Posté le vendredi 24 décembre 2021 00:16 Répondre
ohhhh... toutes ces images me parlent.
immarcescible, Posté le jeudi 23 décembre 2021 20:25 Répondre
- Putain.. Anya.. murmurait-il dans son poing.
Il en restait bouche bée. Son regard passant de son sexe à son visage jusqu'à revenir à son sexe, ne pouvant s’empêcher de sourire malicieusement. Lorsque ses yeux trouvent les siens, c’est pour lui lancer un défi qu'il était en mesure de relever à son plus grand plaisir. Il souriait en passant sa main dans la chevelure de la brune en se régalant d’avance. La manière qu'elle avait d'entrouvrir la bouche et mordre sa lèvre inférieure avant de passer la langue sur son membre puis ses dents.
Anya, séductrice démoniaque, avait-il envie de hurler de plaisir. Son sexe montrait son appréciation en durcissant encore plus. Elle tend les doigts pour le saisir ; et le poing du brun se refermait contre ses lèvres. Sa respiration était sifflante entre mes dents serrées et il ferma les yeux pour savourer cet instant.
- Comme ça.. oui..
Sa voix était rauque pendant qu'il la guidait d'une main ferme. Resserrant ses doigts autour de sa crinière il lui donnait tout simplement le rythme tant voulut tout en formulant à voix basse con contentement dans des soupirs de plaisir. La laissant continuer seule et toujours les yeux clos il se laissait abandonner à son rythme. Maîtresse de l'instant. C'était si fabuleux de la voir jouer ainsi avec lui malgré toutes ces années passées et prendre apparement autant de plaisir à le rendre fou. Soudain, il la sentit l'aspirer dans sa bouche. Sa langue le torturant :
- Ah mon dieu.. Anya.
Il la sentait le suçait plus fort et ses yeux pétillaient d'une malice certaine, quasiment de ruse. Voilà comment elle contrôlait, voilà ce qu'elle souhaitait, le rendre fou. Elle était si belle ainsi qu'il se sentit proche d'un orgasme fulgurant. Il s'enfonçait en elle, allait et venait regardant son membre disparaitre dans sa bouche puis reparaître. C'était plus qu'érotique tandis que les hommes essayaient des pantalons et autres chemises autour d'eux. Sur le point de jouir, il se retira juste à temps.
Entrouvrant les lèvres comme déçue, il la sentit respirer plus vite lorsqu'il la souleva contre la vitre de la cabine et la plaquer face au miroir. Attrapant son menton d'une main il la força à le regarder et l'embrasser avec passion. Ses autres doigts venaient effleurer son sexe quand son membre dressé se plaquait entre ses fesses. Il rendait hommage à son sexe qu'il pinçait et stimulait avec plaisir. Bouche contre peau, il murmurait d'un ton presse :
- Ne bouge pas.
Venant semer des baisers sur son cou, sa gorge, ses dents venaient ensuite mordre les replis de son cou. Il gémissait et et la laissait se cambrer et une fois qu'elle le supplia suffisament il plongea en elle.
- Putain.. Que c'est bon d'être en toi..
Grognait-il au creux de son oreille. Sa main remontait sur les lèvres de la brune l'empêchant de faire trop de bruit. Il commençait donc à bouger savourant la sensation d'être en elle, contre elle. Encore et encore de plus en plus, il se perds. Il veut la faire jouir une fois de plus, l'assouvir, la sentir heureuse. La sentant se crisper en gémissant contre sa main il murmurait :
- Jouis.. Jouis bébé, murmurait-il entre ses dents jusqu'à ce qu'enfin elle vienne, putain.. merci !
Se laissant enfin aller il explosa à son tour et s'effondra contre elle qui était bloquée contre le miroir et lui. Savourant sa douceur il enfouissait son visage dans sa crinière défaite. Inspirant profondément il se contente de la contempler grâce au miroir qui leur faisait face alors que sa main quitte son cul qu'il a serrer entre ses doigts tout le temps.
- Putain.. C'est toujours si bon.. Je peux t'entrainer dans les pires endroit tu me suis toujours..
Il se retira finalement d'elle ainsi que sa main bloquée entre les cuisses de la brune. Sa main recouverte de son humidité, il ne pu s'empêcher de la lécher avec un sourire en coin en s'asseyant sur le petit banc de la cabine tout en la contemplant se rhabiller.
immarcescible, Posté le mercredi 22 décembre 2021 15:20 Répondre
Comme Anya est perspicace se dit-il en souriant en coin. Elle se doutait parfaitement de l'état dans lequel devait se trouver Garrett après avoir visionné toutes ces photos d'elle dans des tenues si sexy. Il n'y avait pas mieux pour l'exciter et l'interdiction de la rejoindre dans la cabine avait forcément attisé encore plus son désir de lui faire l'amour. Et diable qu'il aimait les lieux improbable en compagnie de son épouse si intrépide. Caressant avec douceur le bas de son dos, il la laissait faire son choix avant de payer.
Rapidement ils se rendirent dans un boutique plus modeste mais il s'en fichait après tout. Lui s'achetait toujours des vêtements bon marché hormis ses costumes qui venaient de la marque de vêtement de sa soeur. Toujours est-il qu'ils se rendirent dans une petite boutique bondée de surfeurs qui cherchaient des articles de surf. Garrett tenait fermement la main d'Anya dans la sienne et l'entraînait jusqu'aux cabines. Son air déterminé lui donnait une allure sauvage et impénétrable. Au passage, il prit quelques chemises hawaïenne typique et un peu ringarde avant d'entrer dans une cabine qui venait de se libérer.
Enfin seuls, il plaquait la brune contre le miroir tout en laissant tomber les chemises sur le sol de la cabine. Ses lèvres venaient se poser avec ardeur contre celles d'Anya alors que son bassin se plaquait contre le sien. Son excitation était totale, surtout en ayant en tête cette fameuse tenue rouge sexy qu'elle avait porté devant lui quelques minutes plus tôt.
- Je déteste cette pétasse de vendeuse, murmurait-il contre ses lèvres qu'il mordillait en déboutonnant le pantalon qu'elle portait, j'ai tellement envie de toi..
Il finissait par faire tomber le pantalon de la jeune femme et plongea ses doigts en elle. La sentant déjà si humide, il ne pu s'empêcher de sourire en coin quand ses lèvres embrassaient son cou :
- Mh.. Anya.. Anya.. Qu'est ce qui t'as excité autant ? Tu es si brulante..
immarcescible, Posté le mercredi 22 décembre 2021 10:45 Répondre
Qu'est ce que Garrett pouvait détester les boutiques et les magasins. Il avait bien proposé de prendre un autre animal pour Charlie mais le regard négatif et noir de son épouse lui avait tout simplement retiré cette idée de l'esprit. Heureusement que son épouse avait compris qu'il n'était pas à l'aise dans ce genre de lieu et qu'elle n'avait pas cette passion dévorante pour les boutiques même si Lucrecia avait quand même donné à Anya le goût de la mode au fil des années. Le souvenir de la jeune étudiante aux habits informes lui revenait en tête et le fit sourire tandis qu'il attendait que la brune fasse ses essayages. Il était une chose certaine, il n'était pas tombé amoureux d'elle pour sa mise en valeur de ses formes.
Il avait choisit tout un tas de petites tenues et autres lingeries. Elles étaient pour la plupart en soie ou tout simplement transparente. Il aimait cette idée de la tenue sensuelle qui pouvait à peine dissimuler le corps volupté de son adorée. La vendeuse n'en revenait pas de voir un époux aussi précis sur le tissu qu'il désirait ainsi que les couleurs. Mais elle obéissait non sans une pointe de jalousie pour la jolie brune au regard d'acier. L'idée du parfum lui avait plu et Oliver aussi. Pendant qu'Anya se changeait dans la cabine, il y repensait :
- Ce gamin a l'air gentil. Mais je m'étonne qu'il se soit proposé pour un tel emploi.. C'est vrai, il doit avoir tout l'argent qu'il désire avec ses parents.. Pourquoi s'occuper de notre fille ? Tu ne trouves pas ça un peu louche ?
Le papa poule, le Garrett un peu encore et toujours traumatisé par l'humanité refaisait surface. Certaines choses ne pourraient pas se défaire aussi facilement. Voyant que la belle ne répliquait pas, il s'inquiéta et avança jusqu'à la cabine. Mais sur son chemin, il fut interrompu par la vendeuse qui ne voulait clairement pas qu'ils se rejoignent pour faire des cochonneries. Frustré et ennuyé, il se contenta donc de retourner s'asseoir et attendre sur le petit fauteuil.
- Cela dis, je suis d'accord pour Disney. Je connais quelqu'un qui travaille là-bas. On pourrait y dormir une nuit et profiter du parc dans la soirée où il n'y a plus grand monde qu'en dis-tu ?
immarcescible, Posté le mardi 21 décembre 2021 23:10 Répondre
La soirée se finissait sur une note beaucoup plus douce et c'était pour ravir le blond qui s'endormait à moitié en contemplant une Anya passionnée par sa lecture. Un sourire amusé et attendri était sur les lèvres de Garrett qui ne pouvait s'empêcher de trouver son épouse si belle et amusante avec ses nouvelles lunettes.
- J'ai hâte de te voir ressortir toutes tes recherches sur les amérindiens. Notamment sur cette Pocahontas. Savais-tu que Q'Orianka avait énormément de ressources sur le peuple des Powhatan ? Tu devrais l'appeler..
Il baillait et rapidement s'endormit non sans avoir posé sa main sur le ventre de la brune. Depuis toujours, il avait besoin de sentir son corps pour s'endormit. C'était une manière pour lui de se rassurer et de la sentir sous ses doigts encore palpitant. Au petit matin, il ouvrit les yeux en entendant au loin les vagues. Anya dormait toujours malgré sa promesse de se lever le plus tôt possible. La vision de la brune dormant profondément son livre sur le côté l'amusa. Il remonta le drap sur elle et rangea avec précaution le livre avant de se lever sans bruit.
C'était sa première matinée de libre. Il se fit donc un thé rapide et décida de prendre sa planche. Frankie à ses trousses, pendant que Napoléon se recouchait près d'Anya, il se rendit jusqu'à la plage sa planche sous le bras. Surfer au petit matin malgré l'eau un peu plus fraiche. Il n'y avait rien de mieux. Frankie attendait sur le bord de la plage et jappait en voyant son maître revenir.
Garrett resta dans l'eau une petite heure avant de rentrer. Frankie tournoyait sur le sable jouant avec un bernard-l'ermite qu'il avait trouvé. Son trophée dans la gueule il le rapporta à Napoléon qui attendait patiemment son maître au petit portillon de la maison. En arrivant recouvert de sable, le blond trouva une Anya encore ensommeillée mais s'appliquant à faire le petit déjeuner. Il posa sa planche contre le mur de la maison et entra pied nu et humide encore torse nu. Sans s'en rendre compte il mettait de l'eau partout ainsi que du sable.
- Bonjour marmotte historienne.. Bien dormi ?
Il se penchait sur elle et l'enlaçait malgré son corps frais ce qui l'amusa. Embrassant sa joue et son cou, il secoua sa crinière trempée pour l'embêter avant de s'asseoir sur le tabouret de la cuisine tout en dévorant avec un appétit féroce dans un pancake qu'elle avait préparé :
- Mh.. Je meurs de faim. Je mange et je me prépare. Ensuite on finis de vider les cartons et nous allons faire du shopping. Tu m'as promis des achats bien spécifique et il me tarde de les voir, annonçait-il avec son sourire en coin et malicieux.
immarcescible, Posté le mardi 21 décembre 2021 13:28 Répondre
La magie de la soirée fut rapidement interrompue par une Charlie malade et une Anya mère poule. Comment pourrait-il juger quand lui-même avait secrètement envoyé des hommes surveiller Jasmine ? Néanmoins, il ne cesserait jamais de s'étonner et même à l'avenir de l'inquiétude perpétuelle qu'aura Anya pour leurs enfants et spécialement Charlotte. Il éteignit simplement la télé et se servit un verre d'eau. Puis, profitant de la douceur de la soirée, il alla se poser sur le transat du jardin. Allumant une cigarette, il observait le ciel dépourvu de nuages et contempla les étoiles pensif. Quelle douceur de vie. C'était à croire qu'ils avaient vraiment touché le paradis. Garrett ne cessait toujours de s'étonner d'être aussi heureux et soudain la peur angoissante de voir ce bonheur disparaitre vint lui torturer l'estomac. Fumant silencieusement, il n'entendit pas son épouse revenir.
Sa déclaration lui donna un nouveau coup au ventre, lui qui commençait à redouter un malheur. Il l'écouta silencieux et vint simplement la prendre sur ses hanches. La brune assise sur ses cuisses à califourchon, en voila un tendre et sensuel spectacle. Sans un mot, il vint dénouer le haut de maillot de bain qu'elle portait avant de le jeter sur le sol.
Se redressant lentement, il vint enfouir son visage contre sa poitrine dénudée et l'embrassa tendrement. Ses mains caressaient son dos, ses fesses qu'il connaissait par coeur mais dont il ne se lassait toujours pas. Dont il ne pourrait jamais se lasser. Dans un mouvement lent et sensuel, Garrett fit l'amour tendrement à Anya ce soir là. La mélancolie et cette angoisse tortueuse du déclin de leur bonheur avait besoin d'un pansement et d'un médicament que la belle sut lui rendre.
A bout de souffle tous les deux, il la laissa se reposer sur lui quand il continuait à embrasser son cou et ses épaules. D'une voix groggy par le plaisir et l'orgasme, il murmurait tendrement :
- Je suis pire que toi tu sais. J'ai envoyé des hommes surveiller Jasmine.. Et il y a une patrouille qui surveille aussi Pasha. Alors désolé mon coeur mais je ne serais jamais celui qui te jugeras d'être une mère poule. Surtout avec la mauvaise santé qu'a pu avoir Petit Pois..
Relevant son regard vers la brune, il caressa sa joue avant de reprendre plus bas :
- J'ai si peur dès fois.. Peur que tout ne soit qu'un rêve.. Que je sois encore dans cette foutue cellule en Sibérie et d'avoir inventé tout ça.
immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 23:16 Répondre
Au même moment, suit à la description de la voisine, ils arrivaient dans la petite allée qui menait à la maison. De la petite télécommande il activait le portail qui les conduisait ensuite dans leur forteresse, leur lieu sûr, leur maison. Garrett ne pouvait s'empêcher de rire en lorgnant sur sa femme. Il ne peut s'empêcher de venir la taquiner en lui proposant alors de se servir de ce service pour gonfler sa poitrine.
- Eurk. Non maman pas de gros lolo. C'est moche !
- Je rigole Petit Pois. J'aime ta mère exactement comme elle. Si parfaite qu'elle n'a rien à changer.
Le blond lui souriait pour la rassurer et vint se pencher pour donner un rapide baiser dans son décolleté. Un clin d'oeil et il était déjà dehors à vider le coffre de la voiture. En effet, les filles avaient bien avancés dans le déballage des cartons et il s'en voulait d'avoir laissé toutes ces tâches. Il rangeait les courses et ordonna alors à Anya et Charlie d'allait se changer.
- C'est l'heure de la première séance de surf les filles. Donc au trot !
- Est-ce que Nana et Frankie peuvent venir ?
- Bien sur Petit Pois.
Comme convenu, Garrett fonçait jusqu'à la chambre après avoir finis de ranger les courses et se changea. Une fois son maillot de bain mis il glissa jusqu'au jardin où les deux têtes brunes l'attendait. Les planches étaient sorties et il en prit deux sous le bras pour commencer. Pas besoin de trois planches puisqu'il surferait avec Charlie sur la sienne. Sur la plage, il leur montra les mouvements de base. Charlie ne faisait que tomber mais Nana la soutenait en bonne nourrice qu'il était. Quand à Anya, il ne pouvait s'empêcher de toucher sa peau à moitié en souriant en coin. C'était une parfaite excuse pour la caresser discrètement.
- Je me demande comment vous allez payer votre professeur de surf Miss Hedlund. Je crains fort que vous soyez obligée de le suivre dans sa cabine tout à l'heure.
Taquin, il avait retrouvé son humeur légère. Après avoir montré les exercices de base, il leur appris à entretenir la planche notamment en installant la waxx. Une fois les bases apprises, il leur proposa un premier plongeon à l'eau. Nana et Frankie surveillaient les affaires quand Garrett avait posé Charlie sur la planche. Assise sur ses genoux, elle retenait son souffle. Aisément, le blond rama avec ses bras avec force et puissance et s'élancer une fois qu'une vague passa. Lui debout sur la planche et Charlie ne bougeant pas il l'entendit hurler de joie alors qu'ils traversaient le rouleau. C'était un début de soirée sensationnel à trois.
Ils restèrent ainsi à l'eau jusqu'à ce qu'une fois encore la petite fille claque des dents. Et puis, la mer avait creusé la faim de Garrett dont l'estomac grognait. Dans le jardin, il prenait une douche en retirant ainsi tout le sable. Alors qu'ils étaient enfin tranquilles, il repensa à l'idée de la nourrice-garçon et accepta :
- Je suis d'accord pour le voisin. Je te fais confiance de toute façon mais.. mais est-ce une volonté pour toi de ne pas avoir pris une jeune femme ? demandait-il inquisiteur en rinçant ses cheveux.
immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 19:52 Répondre
La Californie réussissait à Garrett, on ne pouvait pas le nier. Sa mine radieuse et son sourire craquant le rendait terriblement attractif pour toutes les autres personnes. Mais ce dernier les ignorait, trop heureux pour se concentrer sur les regards qui lui étaient portés. Naïvement, il se pensait trop vieux pour les jeunes demoiselles pour qui il enseignait. Il se croyait à l'abris du désir des autres femmes. À New-York c'était différent puisqu'il était bien connu par le monde de la nuit. Ici, il était anonyme même si certaines rumeurs circulaient déjà sur son compte, notamment qu'il avait été militaire.
Après une soirée doucereuse et une matinée sous les caresses attendrissante de son épouse Garrett avait rejoint l'université sans trop de peine. La promesse d'une soirée aussi douce et tranquille que la veille était dans son esprit.
Pour l'occasion et à la surprise de ses étudiants il avait décidé de faire cours en extérieur. Il expliquait qu'il trouvait dommage de s'enfermer quand de jolies journées comme celle-ci avait lieu. Ainsi, toute la journée il fit cours en extérieur. Il se forgeait sans le savoir une réputation d'enseignant préféré de l'Université. Il déjeuna avec ses collègues à la cafétéria parmi les élèves et il souriait toujours avec sa barbe de plusieurs jours. Son look décontracté avec sa chemise qui affinait sa silhouette et laissait deviner son buste le rendait absolument craquant.
En fin de journée, alors qu'il allait regagner sa voiture de location il fut arrêté par un groupe d'étudiantes qui lui posaient tout un tas de questions sur le cours. Il y répondit avec politesse jusqu'à ce qu'enfin il vit Anya et Charlie non loin. La petite souriait toute heureuse quand le regard menaçant et noir de son épouse le surpris. Il comprit rapidement que la petite cour de blondinettes autour de lui était certainement la cause de sa colère.
Il quitta donc le groupe en leur promettant de répondre à toutes leurs questions au prochain cours avant de rejoindre son épouse et Charlie. Cette dernière quitta la main de sa main pour courir à son père. Il la souleva dans les airs alors qu'elle riait aux éclats toute heureuse. Un baiser sur sa joue avant d'arriver jusqu'à Anya qui avait toujours les bras croisés et la mine renfrognée :
- Bonjour ma petite tempête, murmurait-il amusé en déposant un baiser sur sa tempe.
Garrett n'avait pas honte de Anya mais il restait toujours pudique en public. Mais surtout, il ne voulait pas que la jeune femme soit stigmatisée en entrant à l'Université à cause de leur mariage.
- Papa est-ce que l'on peut aller manger une glace ? Avec maman on a finit de préparer ma chambre.
- Vous êtes des championnes. Demain je ne travaille pas donc je pourrais vous aider à finir le reste d'accord ?
Il fit un clin d'oeil à Anya qui continuait de bouder. Il tenta de lui prendre la main mais Charlie fut plus rapide et prit celle de son père et de sa mère tout en marchant entre eux. Ils allèrent ainsi jusqu'au glacier du campus où ils prirent tous une glace. Charlie parlait de tout et de rien quand le blond faisait du pied à son épouse non réactive :
- Petit Pois.. Peux-tu aller me chercher une gaufre s'il te plaît. Avec le reste des sous prend-toi des bonbons si tu veux.
- Chouette !
La petite filait à toute allure jusqu'au vendeur de gaufres pendant que Garrett se penchait vers Anya dont il agrippait le menton entre ses doigts. Il avait pris son air plus sérieux et moins léger. Forçant la brune à le regarder il murmura :
- Il n'y a que toi petite tête de mule. Je me fiche tellement des autres Anya.. Comment peux-tu croire que je puisse regarder ces gamines quand j'ai trouvé mon paradis ?
immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 16:26 Répondre
Avant d'aller à la plage, Garrett avait retiré ses chaussures mais malgré tout il avait encore son costume. Assis dans le sable il se laisse rapidement rattrapé par une petite Charlie toute excitée. L'idée d'aller à Disneyland n'était pas nouvelle et cela faisait rire le blond qui embrassait les joues de sa petite fille. Pour l'amuser, il répondit aussitôt à sa question :
- J'ai terriblement peur des grand huit Petit Pois. Je ne sais pas si je pourrais y aller, mentait-il en faisait une mine effrayée.
- Mais.. Mais non.. Tu me charries ! Maman elle a dit que tu n'avais peur de rien.
Le blond ne pouvait s'empêcher de rire en voyant la petite brune froncer les sourcils comme le fait sa mère lorsqu'elle est contrariée. Il la chatouillait en lui confirmant qu'il adorait les manèges à sensation forte tout en ayant une préférence pour le manoir hanté. Un clin d'oeil vers son épouse et le voilà de nouveau enlacé par sa petite fille qu'il berçait contre lui. A voir les gens encore se baigner malgré l'heure tardive il se surprit à se dire qu'il était vraiment bien Repoussant gentiment Charlie, il vint retirer sa chemise sous l'oeil surpris d'Anya :
- J'ai eu envie de me baigner toute la journée. Qui m'accompagne ?
- Moi ! Moi ! Moi ! hurlait Charlie qui enlevait sa robe pour découvrir son maillot de bain tout neuf.
Tous les deux partirent en courant dans l'eau suivis de près par Frankie qui jappait. Garrett portait Charlie qu'il jetait avec précaution dans les vagues avant de faire signe à Anya de les rejoindre. Une fois tous les trois réunis dans l'eau ils jouèrent et ce jusqu'à ce que l'enfant claque des dents. Rentrant tous les trois, Garrett se proposa pour finir de ranger pendant que Anya s'occupe de préparer Charlie pour la nuit.
Une fois qu'il eut finis de ranger un peu les cartons il alla se doucher dans leur salle de bain privée et souris en voyant son épouse assise sur le bord du lit. Uniquement couvert d'une serviette sur les hanches, il s'approcha d'elle en caressant sa joue :
- Je vais nous faire une tisane, je reviens.
En effet, il revint peu de temps après avec leurs tisanes du soir. Il y avait quelques vieilles habitudes de New York qui ne les quittaient pas. Il rejoignit donc Anya qui était déjà couchée et il vint lui tendre sa tisane. Assis sur le lit, il retira son drap de bain qu'il jeta au pied du lit avant de s'enfouir dans les draps qui sentaient bon la lessive. Les fenêtres de la chambre donnaient sur le jardin. Une légère et douce brise s'infiltrait dans la chambre alors que Garrett soufflait sur sa tasse :
- Je t'aime Anya, murmurait-il tendrement, je t'aime et je suis heureux. Tellement heureux que je n'ai pas assez de mots pour le décrire. Jamais je n'aurais cru pouvoir être encore plus heureux que ça. Je me sens déchargé de tout et simplement heureux parce que tu es là. Je ne veux rien d'autre hormis continuer à avoir de douce journées comme celle-ci.
immarcescible, Posté le lundi 20 décembre 2021 11:38 Répondre
Rassasié, le blond venait de poser ses baguettes alors que Charlie partait déjà à l'aventure près de la plage accompagnée des chiens laissant ainsi ses parents un peu seul. Garrett venait se rapprocher d'Anya et lui donnait un tendre baiser sur les lèvres en se contenant malgré tout. La petite pouvait revenir à n'importe quel moment après tout. Buvant son verre de vin, il acquiesce en hochant de la tête positivement :
- Je trouve que c'est une bonne idée. Ça te laisse le temps de t'habituer à cette nouvelle vie californienne. Profite de ce petit mois de vacances pour te reposer et prendre un peu le soleil.. Même si j'aime ta peau de porcelaine, il est vrai que tu semble avoir un peu de mal à prendre le soleil.
Il se moquait gentiment quand lui avait déjà la peau tannée par le soleil. Mais rapidement, le sujet de Charlie revint et le transport pour l'école aussi. Garrett craignait que son épouse n'arrive pas à couper le cordon. Comment aurait-elle pu avec tous les traumas qu'ils avaient subis ? Il n'empêche qu'il devait la rassurer plutôt que d'aller dans son sens. Alors qu'il se levait pour débarrasser, il embrassait une nouvelle fois son épaule en faisant le tour de l'îlot :
- Chérie, je pense qu'il serait judicieux de la laisser aller à l'école seule. Peut-être commencer par l'emmener au bus mais tu dois lâcher un peu prise et lui faire confiance. Tu l'as très bien élevée et elle sait parfaitement ce qu'elle fait.
En disant cela, il espérait la rassurer un peu. Finissant de jeter les déchets, il revint à sa brune qu'il enlaçait. Embrassant une nouvelle fois son cou, il lui murmurait des mots charmants à l'oreille pour la faire sourire un peu :
- Et puis cela nous laissera aussi un peu de temps le matin pour d'autres activités..
Mais même si il la faisait sourire il vit bien qu'elle était angoissée. Les enfants partaient et il ne restait que Charlie. Cette appréhension que le temps passait trop vite ennuyait Garrett qui avait encore tant de choses à partager avec eux, mais il ne voulait pas que cette soirée se passe sous un mauvais signe, aussi, il tenta de relativiser :
- Jasmine reviendra vite tu verras et Pasha crois-moi que Charlie le harcèle assez pour qu'il nous rejoigne en lui envoyant des photos de surfeurs. Maintenant, si ça peut te rassurer nous pourrions prendre une nourrice, une baby-sitter pour Petit Pois. Comme ça, il y aura quelqu'un pour la ramener de l'école et lui faire faire ses devoirs, qu'en penses-tu ?
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 22:19 Répondre
Garrett ne peut qu'être touché et heureux de savoir que son épouse veut le suivre. Tels deux inséparables, rien ne pourra plus jamais les séparer et encore moins un déménagement. Il la remerciait d'un doux regard avant de finalement la suivre jusqu'à cette petite plage. C'était un endroit parfait, un endroit où ils allaient pouvoir revivre sereinement et sur des bonnes bases. Anya rayonnait et semblait si heureuse que le blond n'avait rien d'autre à dire. Son coeur était suffisamment débordant d'amour si bien qu'en la contemplant il avait qu'il n'aurait rien pu dire d'autre si ce n'est qu'il était heureux.
L'aventure californienne des Blackbird avait eu un goût de jeunesse retrouvé pour les deux. Mais le retour à la réalité n'atteignait pas leur petit nuage. Il semblait à Garrett qu'ils n'avaient jamais été si heureux. Si léger, insouciant et tranquille.
Le départ de Jazz avait été difficile pour Garrett mais il avait promis de ne rien dire ni de chercher à la retenir. Il était bien évident qu'il n'avait pas envie de voir son aîné, son petit trésor partir en Europe de l'Est. Comme Anya, le souvenir de la Russie et encore plus de la Sibérie le perturbait encore. Mais il avait mis quelques hommes derrière elle de sorte à ce qu'elle soit discrètement suivie. C'était une manière pour lui de se rassurer. Ils l'avaient couverte de baisers et de câlins et Charlie de dessins. Pasha plus discret l'avait simplement enlacé malgré l'émotion qui l'avait gagné.
Toute la famille s'était réunie pour le départ et enfin les préparatifs avaient commencé pour la Californie. Comme convenu, une semaine plus tard ils se trouvaient dans leur nouvelle maison. Garrett avait fait le nécessaire pour que le gros de leurs affaires arrivent pour la première semaine ce qui fut fait. Le lundi, alors qu'il donnait son premier cours, Anya recevait toutes leurs affaires.
Ils avaient passé la nuit avec Charlie en mode camping dans le jardin. Cette petite avait d'ailleurs hurlé de joie en parcourant toute la maison qui lui plaisait. Nana et Frankie quant à eux avaient déjà investis les lieux et semblaient parfaitement s'épanouir sous ce nouveau climat.
Garrett avait été quelque peu nerveux de cette rentrée. Cela faisait bien des années maintenant qu'il n'avait pas enseigné et il avait confié sa crainte à son épouse. Heureusement, de ses mains et de ses mots elle avait sut le rassurer. Et c'est vêtu d'un simple costume et de son sac de cours qu'il partit après un dernier baiser pour son épouse. Mais c'était comme le vélo, il n'avait rien perdu de sa superbe et de sa passion. Il donna ses cours avec plaisir et les élèves lui rendirent. Il rentra dans la soirée à la maison et fut accueillit par Nana et Frankie. Les saluant, il remarqua q'ils étaient recouverts de sable ce qui l'amusa :
- Je vois qu'on s'est bien amusé mes petits pirates..
Il entra dans la maison qui avait déjà pris vie et forme avec tous les meubles. Les filles étaient dans les cartons et il apportait à manger. Levant la poche remplie de nourriture japonaise il souriait aux filles qui faisait certainement une pause dans le jardin. En effet, elles étaient installée sur l'herbe et si belles dans le couché de soleil :
- Excusez-moi mesdames mais je ramène le dîner. Est-ce que manger en ma compagnie vous conviendrait-il ?
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 19:19 Répondre
Alors qu'il dévorait les restes du petit-déjeuner, Garrett expliqua à Anya qu'il avait bel et bien le poste. Or, il omis de lui dire qu'il devrait être effectif la semaine qui allait suivre. Pour le moment, il aimait juste voir son Anya souriante douce et sensuelle. C'était la plus belle des visions. Une fois prête, ils purent enfin partir pour la maison. Elle correspondait en tout point à ce qu'ils avaient pu voir dans la vidéo et même en mieux. Le blond laissait son épouse faire son petit tour quand lui écoutait l'agent immobilier.
Les papiers en main, il rejoignit Anya jusque dans la chambre et ne pu s'empêcher de sourire, amusé, en l'entendant évoquer le dressing. Il lui répliqua que sa soeur serait ravie de venir le remplir quand lui profiterait déjà du petit chemin privé qui menait à la plage :
- Tu devrais venir voir. C'est un charmant petit chemin sous les pins qui donne accès à une partie de la plage.
Il caressait la joue de la belle brune et déposait un tendre baiser sur ses lèvres avant de lui tendre les papiers en signe de contentement :
- J'ai déjà signé, il ne manque plus que la tienne..
Lui donnant les papiers il la laissa signer pendant qu'il ouvrait le fenêtre de la chambre qu'ils occuperaient. Ils étaient assez haut pour avoir une vue imprenable sur l'océan par dessus la petite forêt qui les protégeaient de la plage. Assis sur le matelas, il gardait les mains dans ses poches en observant Anya finir de signer :
- Au fait.. Je dois prendre mon poste la semaine prochaine. Je sais que ça fait un peu tôt donc.. donc je te laisserais prendre le temps de faire tes adieux à tout le monde et tu me rejoindras quand tu seras prête. J'investirais la maison en attendant les meubles.. Ne t'en fais pas de toute façon je me contente de pas grand chose. J'ai l'habitude la vie à la dure.
Il la laissait venir à lui en la prenant entre ses cuisses. Embrassant son ventre, il remonte ses prunelles d'un bleu brillant vers elle, D'une voix douce et tendre il répliquait :
- Je sens que nous allons être heureux ici.. J'en suis persuadé.
immarcescible, Posté le dimanche 19 décembre 2021 13:39 Répondre
Ecroulé à même le matelas, Garrett ne peut plus bouger. En vrai, il ne veut plus bouger. La sensation troublante et exquise de l'orgasme le pousse à vouloir rester enivré. Il lui semblait qu'ils n'avaient jamais l'un et l'autre autant donné en si peu de temps. Tout son corps restait cloué sur le matelas et seule sa tête se tourna vers la brune alanguie au dessus de lui. Il ne pouvait s'empêcher de sourire, un sourire tendre et sensuel. Pourtant, sans qu'il ne le commande, sa main vint lentement et tendrement caresser le dos de son épouse. Il retirait son épaisse chevelure brune de sa peau pour mieux la caresser alors qu'il embrassait son front encore humide de transpiration :
- Je ne sais pas si je suis épaté de voir à quel point je te fais de l'effet lorsque tu es enivrée ou le fait que je sois encore capable de tenir après tous tes désirs.
Il riait de bonne humeur et d'amusement. Ô oui, la Californie semblait leur allait à la perfection se disait-il en contemplant la mine rougie par l'effort d'Anya. Ses yeux brillaient encore d'une malice sensuelle qui le faisait frissonner mais il était incapable de pouvoir assurer un autre round. Alors, il oublia les portables et se contenta, avec le peu de force qu'il lui restait, de rouler sur le lit de sorte à les enrouler dans le fin drap immaculé. Allongé en cuillère, l'un contre l'autre il embrassait son cou tendrement en murmurant :
- Jamais je n'aurais cru cela possible mais je tombe encore plus amoureux de toi Anya. Chaque jours.. J'aime me rendre compte que je ne te connais pas totalement et que tu me réserves des surprises si fulgurantes.
La chaleur le poussait finalement à quitter le lit, non sans difficulté mais tout de même. Il se dirigeait simplement vers la douche ayant besoin de se rafraichir après de tels ébats féroces. Sous l'eau fraiche, il soupire d'apaisement jusqu'à sentir le corps encore brûlant d'Anya. Ils se douchèrent mutuellement mais chastement. C'est une fois retournés au lit, allongé l'un en face de l'autre qu'il vint poser son front contre le sien. Les yeux clos, il marmonnait dans un demi-sommeil les vers de Lamartine :
- Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille / Ma voix murmurerait tout bas à son oreille / Des soupirs, des accords / Aussi purs que l'extase où son regard me plonge / Aussi doux que le son que nous apporte un songe / Des ineffables bords ! / Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! / Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière / Ma vie et ton amour ! / Ton regard languissant est plus cher à mon âme / Que le premier rayon de la céleste flamme / Aux yeux privés du jour.
Peu de temps après, il s'endormit profondément et ce pour toute la nuit.
Ce fut son réveil qui lui fit ouvrir les yeux. Grognant doucement et courbaturé de la veille il ne pu s'empêcher de maudire son portable sonnant. D'un geste instinctif il l'éteignit. En se retournant, il vit la brune dormir profondément ce qui le fit sourire. Embrassant tendrement son épaule il fit attention à ne pas la réveiller lorsqu'il se leva. Il fit son sport du matin ; pompes, squats et quelques autres mouvements pour la cardio. Par la suite, il prit donc une autre douche et vint ensuite s'habiller d'un costume assez simple mais tout de même professionnel composé d'une chemise blanche et un ensemble de couleur bleu marine. Ses cheveux étaient la seule marque de "folie" puisqu'ils étaient encore en pétard mais impossible de les dompter.
Il vérifia que Anya dormait toujours et caressa sa joue avant d'embrasser ses lèvres en lui murmurant un tendre bonjour. Mais elle semblait encore trop endormie pour pouvoir se lever. Alors, il partit non sans lui laisser un mot doux sur la table de nuit ainsi qu'un petit déjeuner apporté par le room-service.
Sur le petit mot était de noté :
"Un doux réveil pour mon petit soleil Anyafornien. Repose-toi bien, nous avons la visite pour 11h. Ensuite nous irons pique-niquer à la plage donc préparer ton maillot de bain... ou pas.
xoxo G."
Pour se rendre à son entretien il prit une voiture de location de l'hôtel. Il s'y rendit assez rapidement et fut reçut par le doyen de l'Université. L'entretien se fit parfaitement et Garrett en ressortit bien évidement avec le poste. Il devait commencer la semaine qui allait suivre ce qui en timing restait serré mais rien n'était impossible pour lui. Il rentrait rapidement à l'hôtel accompagné d'un bouquet de fleurs. Il entrait dans la chambre et appelait la brune :
- Anya ? C'est moi.. Je suis rentré.
immarcescible, Posté le samedi 18 décembre 2021 16:55 Répondre
La route n'aura pas diminué l'avide de son épouse. Et c'était tant mieux car Garrett n'avait aucunement envie de s'endormir en ce début de soirée. Dans l'ascenseur, ils durent se contenter de quelques caresses rapide car rapidement stoppé par cette fichue caméra. Mais cela n'enlevait en rien le désir du blond et encore moins à celui d'Anya qui lui proposait une chose tout à fait surprenante.
Ils entraient dans la chambre et il mettait bien en place sur la poignée extérieure le panneau "ne pas déranger". En se retournant, la brune était déjà et ses cheveux ébouriffés le faisait sourire. Bon sang ce qu'elle était belle se disait-il.
Sans attendre, il retirait donc sa chemise dont il restait peu de boutons et la jeta sur le sol. Rapidement nu, il vint à elle en passant ses doigts sur ses doigts aux pointes dressées. Son sourire ne quittait ni ses lèvres, ni ses yeux. Simplement bien, heureux et amusé encore une fois par l'ardeur de sa Selkie. Il se penchait finalement sur ses lèvres pour lui donner un baiser un peu plus doux et sensuel alors que ses doigts pressaient ses pointes.
Mais l'impatience de la brune lui fit comprendre qu'elle attendait une réponse. Aussi, il ne la fit pas attendre longtemps mais préféra récupérer son portable de sa poche qu'il posa en mode vidéo. Revenant vers la jeune femme, il vint prendre en bouche son sein dont il tirait et mordillait avec désir sa pointe :
- Gémis bébé.. Tu es si belle quand tu gémis..
Il fit en sorte d'être dos à la caméra quand elle lui faisait face. Ses mains caressaient son dos puis ses fesses alors qu'il s'agenouillait de sorte à poser sa bouche sur le haut de ses cuisses. Sans attendre, sa langue et ses lèvres exerçaient des pressions rapide et intense pour la préparer de nouveau. Mais il n'avait pas à attendre longtemps, elle était encore trempée ce qui le ravit.
Alors, sans perdre un instant il la souleva dans ses bras. Son membre fièrement dressé grâce à la caresse de l'ascenseur et de la sensualité de son épouse il ne peut plus tenir. Allongeant Anya sur le dos sur leur lit d'une nuit il revint embrasser ses seins tout en s'enfonçant en elle d'un profond et intense mouvement de bassin. Sans douceur, il allait et venait en elle profondément, intensément, sauvagement. Ses lèvres parcouraient sa gorge, son cou et enfin ses lèvres quand ses mains tiraient sur sa crinière. Son bassin puissant la clouait sur le matelas. Elle ne pouvait plus bouger, soumise uniquement à sa passion dévorante :
- Putain.. Anya.. Touche-moi.. grognait-il.
immarcescible, Posté le jeudi 16 décembre 2021 20:34 Répondre
Anya s'exécute à tout ce que lui ordonne son époux. Lui en profite pour l'admirer, son corps, ses formes si sensuelles si bien faites. Son regard la détaille encore alors qu'il peut admirer les marques de ses doigts sur son petit cul qu'il a fessé. Il se place rapidement contre elle et alors qu'il pénètre le plus délicatement possible son anneau de chair, il en profite pour lui mettre une belle claque sur chacune de ses fesses. Ses gémissements le font sourire et il recommence en bougeant lentement son bassin contre son petit cul cambré. Il la sent tressaillir, et il en profite pour faire basculer sa tête en arrière grâce à sa main ferme qui agrippe sa chevelure défaite. Garrett venait basculer le corps d'Anya contre le sien et vient caresser sa voluptueuse poitrine en la massant et pinçant ses pointes durcies. Il veut encore la faire languir, la rendre plus excitée. Les yeux fermés, il se mord la lèvre avant de descendre sa main sur son sexe dans lequel il plonge deux doigts alors que son pouce caresser lentement son clitoris :
- Putain.. Anya.. Tu es brûlante..
Gémissait-il en mordant son cou cette fois-ci. La sentant se crisper et se tendre du fait de la position peu favorable de la voiture dans laquelle ils se trouvaient ils du abandonner et la laisser retomber en avant sur le siège. Néanmoins, ses doigts ne quittaient pas son sexe alors qu'il continuaient à aller et venir en elle. Elle semblait vouloir s'écrouler au sol au fur et à mesure qu'il la touchait et qu'il allait en elle. Bordel ce qu'il aimait savoir qu'il la rendait si folle. Garrett sentait que la brune refermait ses cuisses sur sa main alors il insista et alla plus vite. Il gémissait de manière plus sonore et saccadée alors qu'elle inondait sa main :
- Bébé.. Je vais venir.. Putain.. Bébé ! Oui !
Il pouvait sentir l'étroitesse de la jeune femme autour de son sexe gonflé qui ne demandait qu'à venir. Le blonde se sentait parfaitement glisser en elle et alors qu'il la caresse frénétiquement par devant, il ne pouvait en être autrement et il la sentit prête à jouir. Il accéléra alors, accédant à ses requêtes suppliantes et sensuelles ce qui le faisait accentuer ses cris de plaisir. Ses mouvements devenaient de plus en plus saccadés la plaquant littéralement contre la banquette arrière alors que ses doigts allaient à vive allure. Sa main bloquée entre les cuisses de la brune, il devenait presque son objet sexuel en la sentant faire. De son autre main libre, il s'agrippa à son petit cul sentit la boule chaude du plaisir l'envahir pour de bon :
- Anya ! Jouis ! ordonnait-il en poussant un cris de plaisir qui résonnait dans la forêt.
Au même moment en effet, il jouissait en elle en répétant inlassablement des gros mots de contentement et un rire épuisé. Il savoure ce moment de plénitude, surtout en voyant la brune le rejoindre simultanément dans cette luxure si sensuelle et obscène mais qu'importe. Il se retirait délicatement avant de tomber sur le côté. Il récupérait néanmoins son épouse ivre sur lui sans pouvoir s'empêcher de rire. Son état cotonneux l'enivrait à son tour et embrassant le cou et l'épaule en sueur d'Anya il la garda assise mais dos à lui. Ses bras l'enlaçait, ses mains la caressait. Après la sauvagerie, venait la tendre douceur de Hedlund qui murmurait au creux de son oreille en léchant ses doigts :
- Je crois que la Californie nous réussit très bien en effet..
immarcescible, Posté le mercredi 15 décembre 2021 13:53 Répondre
Anya saoule. Anya chaude comme la braise. Une Anya débridée. De tous ses souvenirs, il semblait bel et bien à Garrett n’avoir jamais vu son épouse dans un tel état. Sans qu’il s’y attende, elle enfouissait la main de son époux entre ses cuisses. Les yeux écarquillés alors qu’il refermait sa portière se portèrent sur la brune qui le fusillait d’un regard empli d’un désir intenable. Elle était déjà bien brûlante et humide ce qui l’excita automatiquement.
Malgré tout, il regardait partout autour d’eux. Il y avait du monde qui quittait la fête foraine, il ne pourrait pas la caresser comme il le voudrait. Pourtant, ses doigts ne quittaient pas ses cuisses. Ils venaient même s’enfoncer en elle avec douceur pendant que son pouce caressait sa boule de chair ronde et déjà bien durcie :
- Ô Anya.. Tu es une bombe entrain d’éclater entre mes doigts. Il faut que je t’emmène à un autre endroit où on va être arrêté pour exhibition tu en as conscience ?
Il s’était penché sur ses lèvres qu’il avait effleuré du bout de sa langue. Le désir lui mordait le ventre et il se sentait à l’écart dans son pantalon. Bordel, il l’aurait pris dans l’instant si lui n’avait pas autant bu qu’elle. Gardant ses doigts en elle, il vint encore la caresser un instant avant de finalement les retirer d’un mouvement rapide. Léchant ses doigts, il démarra au quart de tour. Il ne connaissait pas encore le coin mais il avait vu sur le chemin une petit alcôve tranquille dans les bois non loin. Il y conduit donc avec prudence tout en regardant la route :
- Retire ta robe, ordonnait-il sur un ton empressé, je te veux nue pour quand je m’arrêterais.
Et c’était vrai qu’il l’était. Ils arrivèrent rapidement dans ce fameux petit chemin. Sur la route, elle avait déjà déboutonné son pantalon quand lui venait sortir son membre bien redressé. Récupérant la brune sur ses cuisses, il n’attendit pas et la pénétra vivement. Les seins nues de la belle se balançaient devant son visage. Il ne pouvait s’empêcher de jouer avec eux, les laper, les mordiller, les sucer, les embrasser pendant que ses mains malmenait son petit cul cambré.
Ce qu’elle était si excitante à se déhancher ainsi sur son membre. Ce qu’elle était belle en se libérant de la sorte. Une transe singulière les faisaient danser l’un sur l’autre et Garrett gémissait en embrassant son cou :
- Putain.. Anya.. Continue.. Bordel.. Je.. Je t’aime..
Comme toujours lorsqu’il était excité et qu’il prenait son pied, Garrett était bavard. L’une de ses mains vint titiller de nouveau la boule sensible de la brune quand, lui joueur, vint lentement enfoncer deux de ses doigts dans l’anneau de chair de la brune. Puisqu’elle voulait jouer, ils allaient jouer c’était certain.
- Je vais te prendre ici bébé.. Tu es d’accord ? gémissait-il en la faisant lentement ralentir les mouvements pour mieux embrasser ses lèvres entrouvertes, bordel j’ai tellement envie de te faire jouir de partout démone..
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 22:32 Répondre
Ces lunettes..
Pourquoi elles m'excitent ?
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 22:31 Répondre
Le jeu entre les deux mariés commençait vraiment à faire rire Garrett. Les deux ensemble étaient de vrais gamins. C’était ce qu’il aimait, n’avoir plus d’âge et se laisser aller. Ce début de vacances ne pouvait que mieux débuter. Ils mangèrent avec plaisir et le blond fut heureux de voir que son épouse aimait le sandwich de homard. Ils avaient un peu bu mais pas trop de sorte à avoir encore les idées claires. Puis, il la laissa l’entrainer jusqu’à la fête foraine, ça leur avait toujours réussit jusqu’à présent donc ça l’amusait de se rendre dans un tel endroit :
- Et bien sachez petit oiseau de nuit que je suis un homme assez simple mais avec des goûts particulier. Cela va sans doute vous choquer mais je n’ai aucun défaut. Je suis d’une perfection absolue. J’ai pour projet de faire l’amour à mon épouse tous les jours. Oh oui, je ne vous avais sans doute pas dis que j’étais marié. Elle est belle, douce, sensuelle. Elle a tout pour elle. Mes plaisirs ? C’est justement elle. Me fondre en elle et lui faire l’amour.
Il souriait amusé en voyant que ses joues rougissaient de plaisir. Il vint embrasser son cou tendrement tout en avançant jusqu’au premier stand de tir. Le souvenir d’eux deux se défiant à New York lors de leur premier week-end en amoureux lui revint. Il donna des sous au forain pour eux deux et se mit à viser parfaitement. Merci l’armée, se disait-il en silence. Evidemment, ils gagnèrent tous les deux mais à la fin, Garrett choisit une peluche qui plairait à Charlie.
- Mes projets ? Mh.. Et bien j’ai l’intention d’enseigner, d’écrire et de profiter simplement du soleil. Mais sans doute suis-je trop planplan pour vous ?
Le blond venait enlacer la hanche de son épouse en posant ses lèvres sur sa tempe avec douceur. Blottis l’un contre l’autre, ils avançaient tout en mangeant les fameux chichis qu’ils avaient acheté. Garrett était rassasié et heureusement qu’ils marchaient un peu sinon il aurait eu mal au ventre. La fête foraine était tumultueuse et pleine de monde. Garrett ne pouvait s’empêcher de parler, il était plein de vie :
- C’est quand même amusant qu’on soit dans une fête foraine alors que notre premier rendez-vous en amoureux à New-York était à Coney Island. Les coïncidences.. Sont marrantes, non ?
Dans leur petite marche, il cherchait une maison fantôme mais c’était vain. En Californie, la chaleur du jour venait rapidement à disparaître lorsque la nuit tombait aussi, lorsqu’il Anya frissonner, il lui fit enfiler le gilet qu’il portait. Sa main frictionnait son bras tandis qu’il lui proposait un tour de grande roue. Une fois en haut, et après avoir finis les churros, il lui décrivit les étoiles dans le ciel en inventant des noms d’étoiles avec des histoires basées sur eux. Jetant un coup d’oeil sur elle, il prit plaisir à la contempler si radieuse :
- On va être heureux ici. Je le sens.. Au plus profond de moi. Tu me trouves ridicule n’est-ce pas ? Je devrais le dire à mon prochain rencard ça, que ma femme me trouve nian nian parfois.
immarcescible, Posté le mardi 14 décembre 2021 16:13 Répondre
La soirée n’aurait rien de guindé, ça non. Garrett était beaucoup trop dans un mood décontracté pour s’ennuyer dans des endroits où l’étiquette était d’usage. Il préférait se rendre et emmener son épouse dans une petite gargotte près de l’océan. Mais pour y aller, il réserva une voiture de location prêtée par l’hôtel. Se tournant vers Anya alors qu’ils quittaient la chambre il ne pu s’empêcher de poser une main sur sa hanche. Embrassant au passage sa tempe, il murmurait avec douceur :
- Ne t’en fais pas. Pasha va vite s’ennuyer de nous et préférer les surfers de Californie. Petit Pois a eu raison de lui dire ça.. Elle est aussi maligne que sa mère en ce qui concerne les attentes des hommes. Ce qui devrait d’ailleurs m’inquiéter vu son jeune âge.
Son air doux et léger le rendait plus que séduisant. Ses mèches blondes se balançaient négligemment sur ses yeux alors qu’il enfouissait sa main libre dans sa poche et que l’autre caressait la hanche d’Anya. Arrivé en bas à la réception il demanda les clés de la voiture. Il s’agissait d’une petite jeep au toit décapotable qui les attendaient à l’entrée.
Rapidement en route, il sortit un peu du centre pour se rendre sur les hauteurs de L.A. non loin d’où se trouverait leur futur maison. Là, il connaissait un petit restaurant de plage tranquille où dans son souvenir ils servaient de délicieux homards :
- Il va falloir t’habituer à un Garrett relax bébé. Je crains fort que tu t’ennuies du Garrett névrosé et new-yorkais.
Il lui souriait, taquin alors qu’il posait sa main sur son genoux en conduisant. Le soleil était encore haut dans le ciel malgré l’heure tardive. Garrett roulait le long de la côte où les plages étaient bondées de monde et l’océan de surfers. Ils arrivèrent une petite demi-heure plus tard. Le restaurant était une sorte de petite paillote typique du sud d’où sortait une délicieuse odeur de frites. Le ventre du blond gargouillait ce qui était révélateur de sa faim :
- Je meurs de faim..
Rentrant tous les deux, ils furent accueillis par une charmante petite dame qui les salua gentiment. Installés sur une table tranquille sur la terrasse, ils avaient une magnifique vue sur la plage et le futur coucher du soleil :
- Vers quelle heure doit-il se coucher ? demandait le blond
- Dans une petite heure en principe. Vous allez voir, il n’y a rien de plus beau à L.A. Nous avons la plus belle vue de toute la ville !
Accordant un clin d’oeil à Anya il lui souriait doucement satisfait de l’adresse où ils se trouvaient. Il lui expliquait avoir déjà mangé ici il y a plusieurs années et qu’il avait adoré leur sandwich au homard. C’était tranquille, posé, sans chichis. Une douce ambiance les enveloppait et leur donnait des allures de vacances. Il passa commande d’une bouteille de vin et du fameux sandwich avant de laisser son épouse commander et une fois seuls, se pencha vers elle pour replacer sa mèche de cheveux rebelles derrière son oreille :
- Tu es si belle, murmurait-il tendrement, j’ai l’impression d’être à un premier rencard. Tiens, et si nous jouions ce soir. Imaginons que ce soit notre premier rencard. On en a jamais eu..
Il était vraiment tout autre dans cette ville. Ou était-ce le bonheur de l’avoir retrouvé ? Lui-même ne saurait le dire :
- Je suis père de famille et je suis à la recherche d’un travail. Je sors de l’armée après des années de services. Je suis un bon partit car je suis drôle et extrêmement séduisant.
immarcescible, Posté le lundi 13 décembre 2021 22:57 Répondre
La fameuse lettre de motivation. Bien sûr que Garrett était perdu. Comment pouvait-il justifier toutes ces années sans avoir enseigné. Toutes ces années où il avait assassiné sans vergogne et où il s’était fait passé pour mort. Des années où la déontologie et la morale ne faisaient pas partie de son quotidien. Plus il écrivait et plus il se disait qu’il s’agissait d’une mauvaise idée. Mais son bel oiseau de nuit vint à la rescousse sans qu’il le demande. Elle devait sentir son blocage. Pendant qu’elle lisait sa lettre, il en profitait pour caresser sa nuque et tendrement embrasser celle-ci. Il souriait doucement, attendri par la jeune femme en se souvenant d’elle étudiante :
- J’avais bien compris que tu me cherchais. Et tu savais pertinemment que je répondais en conséquence c’est pour ça que je t’énervais aussi.. Concernant l’université, je suis persuadé qu’ils te prendront. Ton dossier est excellent tu n’as aucun soucis à te faire.
Il finit par rédiger la fameuse lettre en compagnie d’Anya. Encore une fois, elle était d’une aide tout à fait exemplaire lorsqu’il s’agissait de le rendre propre et net sur papier. Une fois qu’ils jugèrent la lettre satisfaisante, ils se mirent à évoquer toutes les choses qu’ils avaient envie de faire à L.A.. Garrett en faisait même une liste :
- Surfer, faire du roller, pique-niquer au Griffith Observatoire, visiter les studios Universal, faire un bain de minuit avec toi et nu c’est une condition non négociable ça.
Détendu, tranquille et taquin, Garrett abordait déjà la « coolitude » californienne. Ils arrivèrent à L.A. en fin de journée. La chaleur était écrasante mais une légère brise permettait de souffler par moment. Pour la soirée, il avait réservé un bel hôtel en bord de mer assez chic. Il avait besoin d’un peu de confort et d’une nuit tranquille avant son entretien et de prendre la route pour la visite de la maison. La chambre était littéralement une suite dans laquelle ils posèrent les valises.
Faisant le tour de la chambre, il acquiesça satisfait et donna un pourboire au groom avant de revenir vers son épouse que le groom avait salué de « Madame Hedlund ». Cela avait tellement faitt plaisir au blond qu’il lui avait donné un autre pourboire. Rejoignant la jeune femme il lui donna un coup de hanche avant s’adosser à la rambarde du balcon :
- Ce soir on va dîner et se promener un peu en ville ? Histoire de faire un peu les touristes, qu’en dis-tu ? Je ne dois pas me coucher tard, mon entretien est tôt demain et dans la foulée on ira visiter la maison.
immarcescible, Posté le lundi 13 décembre 2021 18:25 Répondre
Garrett ne pouvait que s’exécuter sous les ordres d’une Anya fébrile de plaisir. Sentant le contact de ses mains sur son dos et de ses ongles s’agrippant il ne pu s’empêcher de se dire qu’il était encore plus excité. Cette sensation exquise et ce plaisir immense qu’il ressentait à la contempler de la sorte. Bon sang, il ne pouvait plus réprimer ses gémissements de satisfactions en sentant ses mains sur expertes courir sur lui. En sentant son gland s’enfoncer en elle il ne pu s’empêcher de la prendre plus fougueusement. Elle descendait de plus en plus vite et se donnait du plaisir alors qu’il ne pouvait se retenir de la contempler. Ses lèvres venaient s’abreuver au creux de ses seins pour mordiller la pointe tendue qui le narguait.
Ce plaisir amplement partagé va prendre une tournure de plus en plus intense. Garrett était excité de la voir ainsi si belle et libre de désir. Diablement excitante cette vision de la brune qui se perdait dans ses mouvements de bassin et son jeu d’étroitesse. Son pouce venait effleurer son clitoris encore sensible et il la vit s’arcquer encore plus ce qui ce qui le fit sourire. Ô ce petit cris si sensuel qu’elle pousse toujours lorsqu’il la caresse ainsi. Rapidement, la position deviens trop frustrante et Garrett ne peu s’empêcher de la basculer vers lui. Ni une ni deux, il emprisonne ses tétons dans sa bouche et les laissent parfaitement rouler entre ses lèvres.
Les titillant de sa langue et en même temps agrippant son cul cambré il l’immobilise pour mieux lui donner des mouvements e bassins plus rapides et prononcés. Quittant ses seins pour ses lèvres, il l’embrasse et simultanément entremêle sa langue à la sienne. Ses mouvements étaient intense tant il la pénétrait avec ardeur claquant leurs bassins. Mais la nature lui rappelle qu’il est faible et il sent bien qu’il va vite venir alors il ralentit jusqu’à se stopper. Le regard d’Anya le fait rire de nouveau puisqu’elle l’observe avec une noirceur frustrée :
- Te rendre folle bébé.. Te faire hurler de plaisir tellement je t’aurais frustré est bien plus marrant tout fin de compte.
Il lui souriait toujours et après quelques secondes il se retire totalement d’elle. Son membre est bien tendu et il sens qu’il n’est pas loin de jouir. Il la retourne contre le bureau et la positionne comme elle l’avait fait pour lui quelques minutes auparavant. Caressant sa fesse il vint ensuite la claquer fermement en souriant toujours et mordant sa nuque, son cou pendant que son autre main caresse à nouveau son sexe trempé :
- Ô Anya.. Tu es entrain de tremper mon bureau tu le sais ça ?
Il se jouait d’elle et il aimait ça. Il vint la pénétrer de nouveau en s’enfonçant profondément ce qui lui fait pousser un râle de plaisir. Ses mains cramponnent fermement ses hanches alors qu’il contemple la croupe de son épouse si sensuellement dessinée. L’envie le prend de venir stimuler de nouveau sa boule de plaisir encore sensible il le sent bien mais qu’importe, il va venir et vite et il veut qu’elle jouisse avec lui. La vitesse s’accélère donc, ses coups de reins s’intensifient et ses doigts se resserrent de plus en plus sur ses fesses quand il ne claque pas cette dernière. Son corps se lâche et la puissance et l’intensité du moment arrivent finalement à le faire atteindre la jouissance. Tremblant, et secoué il vint refermer et pincer délicatement le clitoris de la brune avant de se pencher pour embrasser de nouveau son cou et son épouse en murmurant :
- Putain.. Anya.. Tu me tues.. Tu me tues de plaisir tu le sais ça ? Il n’y a que toi pour me faire cet effet bébé.. Que toi..
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 22:47 Répondre
Bon.. Là, Garrett ne s’était absolument pas attendu à une telle chose. Le corps renversé sur le bureau, les fesses à l’air et Anya le fessant le choqua un peu, il n’allait pas mentir. Un peu gêné, il ne répliqua pas, craignant de la vexer pourtant, lorsqu’il se retrouva la tête entre ses cuisses, les mains croisées dans le dos, il ne pu s’empêcher de rire. Sa langue parcourait l’intimité chaude et humide de son épouse mais il ne pouvait contrôler le rire qui lui montait :
- Pardon.. Pardon mon coeur.. Je.. Tu m’as.. Tu m’as fessé.. Vraiment ?
Retombé sur son fauteuil, face à elle, il ne pouvait s’empêcher de rire en frottant son visage de ses deux mains. Il était vrai que son fantasme pouvait paraître particulier pour la brune et en plus elle semblait s’en donner à coeur joie mais le coup de la claque sur ses fesses l’avait tellement pris au dépourvu qu’il ne pouvait s’empêcher de rire.
Mais rapidement, il vint se calmer. La peur de l’avoir contrariée ou blessée lui rappela qu’il devait se mesurer. Mordant sa lèvre, il revint écarter les jambes de la jeune femme pour y déposer de tendre baisers sur son genoux et l’intérieur de sa cuisse :
- Pardonne-moi, je ne m’étais absolument pas attendu à une telle chose. Je suis juste.. juste surpris..
Relevant sa mine amusée et ses yeux brillant vers elle il s’excusait sincèrement alors qu’il continuait ses tendres baisers. Il était étonné et tendrement amusé de voir qu’après toutes ces années ils avaient encore une complicité tendre et amusante. Avec personne d’autre Garrett aurait pu faire une telle chose et il n’y avait qu’Anya pour le faire rire de la sorte.
Avec plus de sérieux et de mesure, il se mit donc à l’embrasser, la dévorer en caressant ses cuisses, ses fesses. Comme il le murmurait entre deux baisers, c’était elle son fantasme. Rien de plus ni de moi. Il la désirait sous toutes les formes et dans toutes les positions. Il n’avait envie de rien d’autre sur terre. Sa langue faisait donc le contour sensuel de son intimité avant de s’attarder plus férocement sur sa boule de chair sensible. Il la cherchait, la découvrait et s’amusait avec elle jusqu’à ce qu’il sente les jambes de la brune se tendre et trembler. Il le savait lorsqu’elle était sur le point de venir alors il insista et ne la lâcha pas tant qu’elle ne lui avait pas donné ce qu’il était venu chercher, un orgasme.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 21:24 Répondre
L’air mutin et charnelle de son épouse le rendait fou. Mais surtout, elle agissait parfaitement comme il l’avait fantasmé. Une Anya qui savait parfaitement quoi faire selon ses propres désirs. Très vite donc, il se retrouvait obligé de rédiger au dessus de son bureau mais comment se concentrer quand la brune s’activait parfaitement sur son membre si docile. Se redressant, il avait difficilement du mal à se concentrer alors qu’elle s’appliquait soigneusement à le rendre fou. Très vite, il vint noter deux trois choses sur une feuille. Près à se sentir venir, il la vit changer de technique juste pour le frustrer. Riant doucement, il mordait sa lèvre et tentait de s’appliquer avec un peu plus de raison à ce fameux poème. Autant jouer le jeu jusqu’au bout.
Tremblant, au bord de l’extase, il ne pu s’empêcher d’agripper la crinière brune de la jeune femme lorsqu’elle creusait ses joues en le prenant en bouche. Poussant un râle de plaisir certain, il sentait qu’il allait venir et c’est ce qu’il advint alors qu’il prononçait le poème rapidement rédigé :
- Oh putain Anya.. tu.. tu.. tu me baises continûment avec ta langue ton regard, avec tes mots avec ta présence. nous nous transmutons.. nous.. nous nous sommes aussi doux et chauds et tremblants qu’un.. qu’un nouveau papillon d’or.. Bordel de merde.. je.. l’énergie… indescriptible.. presque insupportable.. oh oui.. la nuit parfois je vois nos corps luire et ma langue te parcourir..
A bout de souffle, il s’écroulait sur le fauteuil sur lequel il était installé. Sa peau frissonnait alors qu’il caressait avec plus de douceur la crinière de la jeune femme. Son petit jeu l’avait finement amusé et il avait soudainement très très hâte de voir ce qu’elle lui réservait pour la suite. Avec le peu de force qu’il lui restait il l’attira à califourchon sur lui. Son visage entre ses seins, il les lécha sensuellement en caressant ses fesses. Son membre encore dressé et bien humide de ses caresses se frotter à son intimité ce qui le faisait ronronner d’excitation :
- Tu es une inspiration.. Petite démone.. Sorcière envoûtante.. murmurait-il en pressant ses dents sur sa pointe durcie.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 19:07 Répondre
Garrett s’était laissé entraîné jusqu’à son bureau. Au moins, ils y seraient plus tranquille que dans la chambre où les chambres pouvaient les entendre. La porte fermée, il se laissait choir sur sa chaise de bureau quand Anya se dénudait totalement devant lui. Comment ne pas résister, comme ne pas la désirer. Son souffle se bloquait dans sa gorge alors que son corps réagissait instinctivement à sa beauté, ses caresses. Et puis cette question..
Un sourire faible sur les lèvres il fermait les yeux. Ses dents mordaient sa lèvre inférieure alors qu’il la laissait totalement faire. Là, c’était elle qui le dominait et il devait bien avouer que ça l’excitait plus que de raison. Le souvenir de ce fantasme qu’il avait brièvement évoqué lui revint en tête.
Ouvrant donc les yeux, il vint retirer son pull et déboutonner son jean avant de retirer toutes les couches de vêtements qu’il portait. Nu devant elle, il la laissait contempler son corps redevenir vigoureux et puissant grâce à la reprise du sport et tout ce qu’il mangeait. Relevant la brune, il vint la poser sur le bureau et se blottir entre ses cuisses alors qu’il l’embrassait avec déraison et passion. L’une de ses mains caressaient son sein quand l’autre se posait sur ses fesses. Son membre dressé lui, caressait son sexe déjà humide.
Il avait envie de la goûter, ce qu’il fit en descendant ses lèvres sur ses seins dont il pinçait délicatement les pointes. Ses mains massaient ses fesses et en continuant de descendre, il posa ses lèvres sur la peau fine et chaude de sa cuisse avant de rejoindre son sexe :
- Tu te souviens de ce fantasme ? Toi me dominant dans un bureau ? Je te laisse libre de tout cette nuit.. Je serais ton objet mon amour.
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 16:27 Répondre
Blottie l’un contre l’autre, un verre de vin à la maison et devant la cheminée, Garrett souriait en gardant précieusement contre lui son trésor. Il préférait caresser de son nez la peau fine de son cou en humant son parfum qui le faisait toujours chavirer. Son corps se détendait et son âme se reposait auprès d’elle. Il se sentait heureux, apaisé, serein. La soirée avait été si douce et tous ces projets qui allaient poindre le jour l’excitait, c’était bien vrai. Anya savait lire en lui comme dans un livre ouvert.
La Californie, un renouveau pour eux deux où personne ne viendrait plus jamais les ennuyer avec leur passé. C’était le rêve et c’était ce qu’il lui répondit.
Mais avant tout, il fut rassuré de l’entendre dire qu’elle voulait garder leur maison. C’était un léger poids qui se retirait de ses épaules alors qu’Anya revenait sur ses mots. Il est vrai que cette maison avait connu beaucoup de joie et de bonheur et que c’était aussi celle où les enfants avaient grandis. Il ne voulait pas se débarrasser d’un tel lieu, il était trop important pour lui.
- Merci, répondit-il tendrement, merci d’avoir compris à quel point elle était importante pour moi cette maison. Pour nous. Tu sais, même si nous allons vivre en Californie je ne peux m’empêcher de penser qu’on finira nos vieux jours ensemble ici. Grisonnant, nous baladant, faisant du bateau, te faisant encore l’amour dans le jardin. Les enfants viendraient nous voir les week-end et les vacances de Noël. J’aime cette maison parce qu’elle a toujours été pour moi un refuge, le rêve que j’avais autrefois de nous ici heureux. Je veux me souvenir uniquement de ces pensées là..
Ses yeux brillaient d’une douceur certaine alors qu’il continuait de l’enlacer. Il en profitait pour déposer de tendre et chaud baisers sur la peau de son cou qu’il avait dégagé de sa crinière brune. Un sourire en coin lui venait sur les lèvres alors qu’il remontait le bout de son nez contre la mâchoire de la jeune femme :
- Concernant le départ pour la Californie, je me suis dis que nous pourrions y aller en éclaireur quelques jours avant de faire venir Charlie et Maggie. J’achèterais une moto et.. on longerait la côte..
Au même moment, il avait reposé son verre sur le sol pour mieux caresser les hanches d’Anya qui se trouvait près de lui. Embrassant sa mâchoire et mordillant son lobe d’oreille, il reprit d’une voix douce et chaude :
- Je nous vois bien vivre quelques jours comme des hippies qu’en penses-tu ? Nu, faisant l’amour seuls au monde..
immarcescible, Posté le dimanche 12 décembre 2021 12:01 Répondre
C’était pour ce sourire que Garrett se battait encore et toujours pour Anya. C’était pour cette joie qui s’écoulait de sa bien-aimée qu’il persisterait jusqu’à sa mort. Son but à atteindre ne serait jamais pleinement satisfait car il ne pourra jamais s’habituer à cette joie qui se lisait sur son visage. La maison lui plaisait mais il lui proposa, avant de signer, d’aller quand même la visiter. C’est ainsi qu’il lui annonça que le départ se fera sans doute plus tôt que prévu puisqu’il avait pris des billets pour dans quelques jours.
Mais pas le temps de parler de cela car Charlie appelait déjà ses parents dans le salon pour la fameuse surprise à laquelle Garrett ne s’attendait pas. Frankie, le petit bulldog était le nouveau membre de la maison et fit sourire le blond. Le chiot se trainait sur ses grosses patines tandis que Nana l’observait d’un oeil intrigué. Mais toujours aussi bienveillant, il le poussait délicatement de son museau pour le faire avancer.
- Vous avez peur que je puisse m’ennuyer ? Mais je ne m’ennuie jamais avec vous. En tout cas, je vais lui apprendre le surf.
Il riait doucement en venant s’asseoir sur le sol pour prendre cette petite boule de poil un peu craintive devant son nouveau maître. Garrett caressait délicatement ses petits bourrelets amusé avant de répliquer de nouveau :
- Oui Nana, il sera beaucoup plus simple de mettre Frankie sur une planche de surf que toi mon gros balourd.
Sans oublier leur premier chien, il lui déposa un baiser sur la truffe ce qui fit rire Charlotte :
- Eurk. Et après tu mets ta langue dans la bouche de maman, papa ! C’est dégoûtant.
- Tu sauras Petit Pois que rien ne fera reculer ta mère lorsqu’il s’agit de m’embrasser.
Taquin, il regardait sa douce Anya près de lui et pris son poignet dans la main pour y déposer un tendre poignet. Cela tombait bien que ce soit le moment des cadeaux car Garrett en avait un pour son épouse. Il vint donc sortir de sa poche de pantalon petit écrin qu’il lui tendit. L’intérieur contenait une bague sertie d’un diamant noir. Charlotte se jetait sur sa mère pour admirer la bague quand les deux autres dévoraient les gâteaux et les chocolat chaud de leur père.
- Oh.. Mais pourquoi noire papa ? Elle est.. Etrange non ?
- Je l’ai trouvé lors de ma mission en Europe il y a quelques années. Elle a appartenu à une duchesse écossaise du XIXe siècle très importante au cours de l’histoire et qui apporta le droit de vote aux femmes. Il y a beaucoup de légendes sur cette duchesse. Elle était forte, puissante, aimée de tous et surtout, le grand amour d’un militaire américain. Ils se sont aimés malgré tous les défis que la vie leur avait mis sur le chemin. Je trouvais que cette bague me rappelait votre mère. Je voulais à tout prix la retrouver pendant cette période donc ça été pour moi une manière de me raccrocher à vous tous et à elle.
- Ça dit pas pourquoi c’est noire, grogne l’enfant.
- Parce que votre mère n’est pas comme les autres. Comme cette pierre, comme l’histoire de cette bague. J’espère qu’elle te plaira mon amour.
Jasmine venait finalement se lever pour regarder la bague et souriait doucement. Pasha suivit ensuite le mouvement et riait en charriant son père :
- Tu as beau avoir des cheveux blanc tu sais comment faire avec les femmes.
- Détrompe-toi. Ta mère arrive encore à me surprendre et me retourner le cerveau.
L’ambiance à la maison était douce, chaleureuse. C’était comme toutes ces années passées loin les uns des autres s’effaçaient. Comme si ils avaient tourné une page et qu’enfin ils avançaient. Chacun ayant plus ou moins vaincus leurs démons ils prenaient plaisir et force entre eux. Un vrai clan à les voir de l’extérieur. Pour le dîner, Garrett avait rapporté de la nourriture japonaise de son restaurant préféré new-yorkais. Ils dînèrent donc assis sur le sol près du sapin dans la plus grande des simplicités.
Puis, vint le moment de l’ouverture des cadeaux. Garrett avait prévu d’offrir à Jasmine un petit présent pour son voyage en Europe. La jeune fille avait voulu payer elle-même ses billets pour se prouver à elle-même qu’elle y arriverait sans l’argent de son père. Mais le père poule avait prévu une surprise pour elle. Il lui offrait son sac à dos et un journal vierge pour qu’elle écrive toutes ses aventures ainsi qu’un carnet rempli de timbres :
- Tu devras nous envoyer des lettres et des cartes. C’est un ordre.
- Mais il y en a au moins pour cinq années de timbres papa !
- Je peux t’en offrir encore si tu veux.
La jeune fille riait tandis qu’elle levait les yeux au ciel. Pasha reçut de son père ses gants de boxe pour qu’il s’y remette ainsi qu’une planche de surf qu’il avait dissimulé derrière le sapin. Il lui précisa que ce serait pour quand il viendrait les rejoindre à L.A.. Et enfin, Charlie reçut une petite surprise particulière qui allait faire hurler Anya il le savait. L’enfant avait une mine perplexe et déçue en voyant juste une enveloppe pour elle. Mais en ouvrant, il s’agissait de la photo d’un poulain :
- C’est.. C’est.. Une photo ?
- Oui mais sur la photo se trouve ton futur poulain Petit Pois.
La petite fille poussa un cri de joie qu’elle seule savait faire avant de sauter de joie autour de sa famille.
- Je vais avoir un bébé licoooorne !
- Non, non, non Charlie. C’est un poulain.
- NON C’EST UNE FUTURE LICOOOOORNE !
Le regard désolé du blond vers Anya lui faisait comprendre qu’il avait en effet peut-être fait une autre bêtise comme avec le lama.
bague : https://static.diamondsbyme.com/lsjqb/product/3251831453-CHANTELLE-RINGS-1.A-SI.B-SI.C-SI.D-BD-RND.E-DI-RND-V0.JPG
immarcescible, Posté le vendredi 10 décembre 2021 23:03 Répondre
L’instant retrouvaille avec la famille tourne vite court. La présence de sa mère trouble Garrett qui ne sait pas quoi dire. Le silence est sa seule réponse en soit. La seule chose qui lui venait à l’esprit était des reproches, d’odieux et tristes reproches qu’il ne pouvait pas lui hurler au visage. Il savait qu’ils seraient bien trop virulent pour elle et qu’elle s’enfuirait au loin. Or, la réaction des enfants lui confirma qu’ils avaient encore besoin d’elle. Il ne pouvait donc pas leur refuser la présence de cette grand-mère si longtemps perdue de vue.
Il la laissa donc parler mais son esprit était ailleurs. Son seul souhait était de rentrer chez eux et de chercher la perle rare à LA. Dans l’avion, il avait déjà contacté la meilleure agence d’immobilier et il entendait son portable sonner dans sa poche. Certainement quelques offres qui devaient arriver, mais les remords de sa mère avaient besoin de tomber dans une oreille attentive, alors il prit sur lui.
Etrangement, il ne ressentait rien de plus. Ni colère, ni honte, ni douleur. Il se fichait simplement de la voir. Ce qui comptait pour lui maintenant c’était sa famille retrouvée. Le reste, n’avait plus d’importance.
- C’est à ma femme que tu dois encore et encore des excuses. Elle a une grandeur d’âme assez puissante pour te pardonner et je la salue pour cela. Tu pourras voir les enfants, ils t’aiment et ils ont besoin de toi. Mais dis-toi que tu as définitivement perdu ton fils. Jamais je ne pourrais te pardonner. Tu n’existes plus pour moi.
Ce fut bref mais assez cinglant. Nate se tendait, il savait que son fils pouvait faire pire et il s’y attendait. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne répliqua rien d’autre. Il s’excusa et se leva pour feuilleter les mails qu’il avait reçu ainsi que les nombreuses propositions de maison. L’une d’elle attira son oeil.
Il souriait. Il avait trouvé LA maison qu’il leur fallait. Il envoya donc une option pour la maison et eu très hâte de pouvoir retrouver Anya pour lui en parler. Impossible pour lui de rester chez ses parents. Il partait en direction du centre-ville pour faire quelques achats et commencer les préparatifs du déménagement. Préférant ensuite entrer en taxi, il fut rapidement à la maison de campagne devant laquelle il resta un moment.
Une étrange impression le guidait. L’idée d’abandonner cette maison qu’il avait construit de ses propres mains pour Anya le troublait un peu mais il ne voulait pas se laisser gagner par l’émotion. Ce n’était qu’une maison après tout. Même si ils étaient en Mars, il décida de mettre en place toutes les lumières dont Anya raffolait. Il mit tout l’après-midi pour les installer mais les sourires satisfait et surpris du reste de la famille lorsqu’ils arrivèrent dans la soirée lui confirma qu’il avait eu raison :
- Les chocolat chaud son prêt et la cheminée allumées ! Dépêchez-vous à rentrer.
Un sourire en coin les accueillait alors qu’il ouvrait en grand la porte de la maison avant d’accueillir une Anya aux joues rougies par le froid. Il la reçut contre lui et embrassa ses lèvres avec douceur en murmurant :
- Je crois que j’ai trouvé notre maison Blackbird.. Tu veux la voir ?
Pourquoi lui poser une telle question. Il la conduisit jusqu’à son bureau et l’installa devant l’ordinateur avant de lui présenter la dite maison. Debout derrière elle, il attendait patiemment.
Maison : https://www.youtube.com/watch?v=9KapEXWynrA
immarcescible, Posté le jeudi 09 décembre 2021 19:02 Répondre
Le repas était tellement délicieux que Garrett n’avait pas remarqué la mine silencieuse et rembrunie de sa fille aînée. Pourtant, lorsque la mini-bombe Jazzy explosa, il resta choqué et sans voix. Tenant sa fourchette en l’air et restant bouche bée, il la regardait quitter la table pour se rendre dans sa chambre en furie.
Le regard du blond déviait vers Anya qui semblait désabusée pendant que Charlie en profitait pour piquer les pommes de terres de l’assiette de sa s½ur. Pasha était tout aussi consterné que son père qui en venait a reposer sa fourchette. Il vint donc essuyer son menton et soupira lentement avant de se lever de table :
- Veuillez m’excusez, murmurait-il en reposant sa serviette sur le coin de la table, et ne mangez pas le reste des cookies compris ?
Il avait dit cette dernière phrase sous un faux air menaçant. Mais le moment était venu pour lui de regagner son sérieux et d’être dans de bonnes dispositions pour régler au mieux la crise « grossesse de Jasmine ». Toquant à la porte, il entendit uniquement un soupir agacé. Malgré tout, il ouvrit. La jeune fille était assise sur le sol à regarder des photos d’elle enfant avec son père lors de leur première visite sur l’île. C’était pour elle en partie qu’il l’avait acheté ce petit bout de cailloux.
Elle semblait surprise de voir son père ouvrir la porte. La blond ne bougea cependant pas et resta assise à sa place près de laquelle Garrett vint la rejoindre. Il regardait les photos avec elle et ne pu s’empêcher de sourire amusé en voyant celle où Jasmine dormait en enlaçant un pot de glace au chocolat :
- Les crises que tu pouvais faire lorsque tu voulais de la glace. Je la faisais venir exprès en hélicoptère pour toi tu te rends compte ?
Mais la jeune fille ne souriait pas, elle regardait simplement la photo avec cet air perdu et nostalgique. Alors, Garrett reprit et commenta toutes les photos en expliquant une petite anecdote à chaque fois. Il se souvenait de tout. Finalement, la blonde vint se rapprocher de son père et lorsqu’elle fut assez proche, il l’enlaça.
- Tu veux en parler ? C’est du sérieux avec cet homme ?
Ouch, comme c’était difficile pour lui d’aborder un tel sujet. Il ne pouvait s’empêcher de regarder le ventre de sa fille et une espèce de peur le paralysa. Non, non. Il ne voulait pas qu’elle fasse cette bêtise. Elle était trop jeune pour ça.
- Je ne sais pas. Il est gentil..
- C’est déjà un bon point en effet, répondit sarcastique le blond, mais encore ?
- Il est marié et il a déjà deux enfants avec son épouse.
- Oh Jazz…
- Non, non, non je sais ce que tu vas me dire. STOP !
Elle se levait complètement tremblante et déstabilisée. Faisant les cent pas devant son père elle se sentait perdue et inquiète de ne pas savoir si elle était vraiment enceinte. Là, elle prenait conscience de ce qui se passerait si jamais une telle chose arriverait :
- Je ne pense pas l’aimer. J’ai.. Je ne sais même pas ce que c’est puisque j’ai cru aimer Jackson pendant des années et que c’était réciproque mais j’ai l’impression de ne mériter que ça. Les pots cassés et les désirs des hommes qui sont frustrés et manipulateurs. Qu’est ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi je fais ça ?
Soudain, dans le bleu de ses yeux intense, Garrett reconnut les mêmes failles et les mêmes inquiétudes que celles de Elena. Se redressant rapidement, il revint prendre Jasmine contre lui en embrassant sa tempe. Nombre de fois où ils s’étaient disputés autrefois et où elle lui avait dit ces choses dont il se moquait. Il devait s’occuper de sa fille, l’aider à s’affirmer et avoir une meilleure opinion d’elle-même. Prenant son visage entre ses mains, il l’observa :
- Tu mérites bien mieux que tout ça. Et oui, je ne suis peut-être pas objectif pour toi mais n’importe quelle personne censée tu diras la même chose. Jasmine Hedlund, tu mérites une vie de bonheur, de joie, de folies et d’extravagances. Et.. Et un homme comme ça ne mérite même pas ton attention. Quand à ce potentiel futur enfant je.. je serais mal placé pour te dire quoi faire. En revanche, tu dois savoir qu’avoir un enfant c’est un investissement à temps plein. C’est.. C’est la plus belle des choses au monde comme la pire des contraintes. Je ne veux pas que tu te réveilles un matin en te demandant « et si… ». Tu dois bien peser le pour et le contre et savoir si c’est le bon moment pour toi et pour ce petit truc.
Il espérait que ses mots l’aiderait, qu’elle comprendrait qu’il y avait de grands enjeux à cet instant précis et qu’elle devait mesurer les conséquences de ses actes. Au fond de lui, il aurait voulu lui hurler de ne pas garder cet enfant, que c’était injuste de lui faire subir une vie non désirée par un père absent et menteur. Mais c’était sa décision après tout. Caressant ses joues, il reprit d’une manière moins solennelle :
- Dans tous les cas, ta mère et moi nous te soutiendront. Toujours.. Et nous t’aimons. De tout notre coeur.
- Moi aussi je vous aimes et je suis désolée de vous décevoir.
- Jamais tu ne nous décevras. Jamais..
Il la serrait fort contre lui en soupirant doucement lorsqu’il la sentit pleurer dans ses bras. Au coin de la porte, Charlie apparaissait. Elle tenait de sa main libre l’assiette où se trouvait deux cookies. Garrett souriait et vint lui dire d’approcher. N’aimant pas voir sa grande soeur dans un tel état elle vint rapidement à elle pour l’enlacer à son tour et lui proposer un gâteau :
- Le sucre ça résout tous les problèmes. Et c’est vrai. C’est Maggie qui l’a dis et Maggie dit toujours la vérité.
immarcescible, Posté le mardi 07 décembre 2021 20:18 Répondre
Charlie était véritablement d’une curiosité à toute épreuve et Garrett aimait ça. La maman pour qu’est Anya faisait terriblement rire le blond qui les observaient en silence tout en dirigeant le bateau. Qu’est ce que son voilier lui manquait se disait-il. C’est avec douceur qu’il les conduisaient jusqu’au petit banc de sable où se trouvait toute une famille de tortue.
Heureusement qu’Anya maintenait Charlie sur la barque qui aurait pu tanguer et tous les faire chavirer tant l’excitation de la jeune fille était intense. Les filles contemplaient, photographiaient, et Pasha se rapprochait de son père qui le recevait près de lui avec un sourire léger :
- Je ne sais pas. Tu pourrais surfer, rencontrer de nouvelles personnes et tout recommencer. Tu es à un an de l’Université peut-être que tu pourrais te découvrir une nouvelle passion. Le skate, le vélo, le roller, la rondo.. Que sais-je, il y a tout un tas d’activités et puis. C’est le soleil aussi. Adieu l’hiver.
Voyant qu’il avait du mal à convaincre son fils Garrett sut qu’il devait trouver d’autres arguments. Passant doucement sa main sur la nuque de l’adolescent, il lui souris doucement :
- La vie n’est jamais toute tracée tu sais. Si j’avais écouté la vie et mes apprends je serais aujourd’hui avocat et marié à une blonde alcoolique. Et regarde la vie que j’ai eu.. La vie qui m’attend encore. Laisse-toi aller, suis le mouvement ou pas mais ne te met pas de barrières, jamais.
Les filles avaient finis leur tour d’inspection du banc de tortues. Garrett reprit donc le chemin vers la maison puisque la marée commençait à se retirer et que le soleil était puissant. Pendant qu’ils étaient sur la route du retour il vit le regard perdu de son fils. Il sut qu’il devait le rassurer aussi, il lui proposa autre chose :
- Tu as le droit aussi de rester à NY tu sais. Ce n’est pas parce que tu n’es plus avec Mike que tu dois quitter cette ville. Maggie sera heureuse de t’avoir. Je pense qu’elle serait capable de nous rejoindre si personne ne vient avec elle.
Il souriait doucement amusé en pensant à ce petit bout de vieille femme qui tenait le coup malgré toutes ces années passées. Il se promit de passer le plus de temps possible avec elle lorsqu’ils seraient rentrés. Il l’avait trop longtemps oublié et elle, si gentille, n’avait rien osé lui dire. Voyant que Pasha se détendait un peu, Garrett sut qu’il avait eu raison de lui proposer aussi cette alternative. Après tout, le changement pouvait être effrayant. Sauf quand on s’appelait Charlotte et qu’on savait parfaitement négocier.
Arrivé à la maison, il faisait trop chaud pour rester dehors, aussi, Garrett proposa de se mettre au frais dans la maison et prépara des glaces à l’eau pour tout le monde ainsi qu’un moment au frais dans le salon :
- Je veux que tout le monde prenne le temps de véritablement lire pendant au moins une heure. Ensuite, en récompense, vous aurez une glace et une autre surprise que je garde secrète pour le moment d’accord ?
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 21:25 Répondre
La douceur de cette nuit de noce avait été un moment de pure bonheur et de plaisir intense pour Garrett. Dormant encore profondément lorsqu’Anya se leva il fut réveillé peu de temps après par le reniflement de Nana près de lui. Cela le fit sourire car il avait d’accord que c’était son épouse. Se levant, il enfila son bas de pyjama ainsi qu’une chemise pour couvrir son buste afin d’être le plus décent possible. Ses cheveux étaient en bataille et bien trop long. Ce serait la chose la plus importante de la journée après celle d’avoir embrassé Anya.
Arrivant dans la cuisine, il sentit l’odeur de brûlé et les filles pouffer de rire en parlant de garçon. Garrett grimaçait en entendant ça et ignora donc les propos de sa famille préférant embrasser la tempe de son épouse en caressant discrètement ses fesses et le front de Jasmine avant de prendre la tasse de thé prête :
- En parlant de ça, je t’ai réservé un billet pour dans trois jours. Je crois qu’il est temps que nous rentrions. Andreï s’est réveillé de son coma. Le temps de profiter d’une dernière journée et nous rentrons.
Garrett savait qu’il serait important pour son épouse de voir son père après ce qu’il avait subit. Il avait eu la bonne nouvelle la veille par un télégramme envoyé par Alek depuis NY. Garder cette information avait été un peu laborieuse pour le blond car il voulait avant tout qu’Anya se concentre encore un peu sur elle et sur eux avant d’envisager un retour. Mais désormais qu’ils étaient à nouveau mariés et que l’école devait reprendre pour Pasha et Charlie il était temps de rentrer. Buvant sa tisane, il picora un peu de brioche en observant sa fille si grande et si belle près de son épouse charismatique :
- Aujourd’hui on va profiter d’une sortie en mer tous ensemble. Est-ce que vous aimeriez aller voir des tortues de mer ?
Charlie arrivait au même moment et poussa un cri de joie à l’idée d’une telle expédition. Elle sautillait partout en suppliant sa mère de dire oui alors que Jasmine riait amusée en voyant sa petite soeur diva faire. Pasha venait de se lever à son tour et se demandait ce qui se passait. Ce fut la plus grande qui lui expliqua ainsi que leur départ pour le lendemain ce qui ne semblait pas le ravir plus que cela.
- Tu ne veux pas rejoindre Mike ? demandait le père de famille.
- J’ai bien peur que ce soit définitivement finis entre nous. Il a dit je cite « tu as trop de choses à régler pour pouvoir t’investir dans une vraie relation ».
Jasmine caressait la nuque de Pasha en l’enlaçant triste pour lui. La nouvelle de cette rupture sonnait un peu le glas de la douceur du matin post-lune de miel. Garrett relevait son regard vers Anya la laissant s’occuper de leur fils alors qu’il se contentait simplement de sortir une autre tasse mais pour faire couler le café d’Anya. Charlie était monté sur les genoux de son frère et lui faisait un câlin comme toutes les autres femmes de la famille. Garrett se joignit alors à tout le monde quand Nana jappait, mécontent de ne pas être enlacé sans doute :
- Viens avec nous en Californie, proposait Charlie avec innocence, les surfeurs sont tous canons tu oublieras vite Mike.
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 18:08 Répondre
La vision surprenante de la belle brune au dessus de lui et des fesses si divinement cambrée le fit bander d’une manière déraisonner. Il était clair que cette nuit de noce, la seconde, allait être le moment de se dépasser une nouvelle fois ce qui n’était pas pour déplaire au blond. Caressant les fesses d’Anya, il vint les attirer vers son visage et là, lentement, laissa sa langue caresser son anneau de chair. Il savait que cela allait très certainement la surprendre et après tout, pourquoi pas. Plus rien ne les retenaient ni même les empêchaient de toutes formes de caresses.
Avec douceur, sa main s’infiltra et là, il caressait son clitoris qu’il sentait déjà bien gonflé. Quel plaisir de pouvoir sentir la jeune femme être encore attirée par lui et prendre autant de plaisir à le caresser et être caressée. Le blond sentait les lèvres de la brune s’activer avec un plaisir insondable qui ne pouvait que le faire chavirer. Des râles de plaisir s’échappaient d’entre ses lèvres alors qu’il ne lésinait par ses propres caresses.
Ses doigts venaient caresser plus rapidement le clitoris de la jeune femme tout en la pénétrant en même temps. A bout de souffle, il mordit la peau délicate du cul de son épouse avant de la faire cesser tout mouvement. Il était trop excité et il sentait qu’il allait venir si elle continuait. N’y tenant plus, il vint rapidement se redresser, et assis, laissa Anya dos à lui avant de la pénétrer. Son cul cambré ne laissait pas beaucoup de place aux mouvements, alors, il se mit à genoux et pu ainsi, mieux bouger en elle :
- Oh putain.. Anya.. Je pourrais mourir de plaisir à être en toi.. Tu le sais ça ?
Ses dents mordaient avec un plaisir évident la peau de son cou alors que ses mains se posaient simultanément sur son clitoris de nouveau et son sein qu’il malmenait. Le souffle lui manquait mais il s’en fichait. Le dos d’Anya blotti contre son buste il caressait les formes sensuelles de son épouse en allant et venant en elle avec plus de passion et de vigueur. Il avait toujours peur de l’effrayer, surtout après ce qu’elle avait vécu, alors il se maîtrisait, du mieux qu’il pouvait.
immarcescible, Posté le dimanche 05 décembre 2021 13:46 Répondre
La vision si sensuelle de cette Anya nue dans l’eau sombre fit instinctivement bander Garrett. Ne perdant pas un instant il se rua après elle dans l’eau en jetant son bas de maillot de bain sur le sable humide. Plongeant, il la rejoint où elle a encore pieds ce qui le fait rire. La prenant contre lui il s’assura qu’elle enroule ses jambes autour de ses hanches pour l’entraîner ainsi plus loin. Bien entendu, il ne pouvait s’empêcher de déposer de tendres baisers sur son cou, son épaule jusqu’à remonter à ses lèvres. Là, sous la lune pleine et brillante il s’amusa à murmurer contre les lèvres de la jeune femme la chanson de Dean Martin, Blue Moon :
- Blue moon, you saw me standing alone. Without a dream in my heart, without a love of my own. Blue moon, you knew just what I was there for. You heard me saying a prayer for someone I really could care for. And then there suddenly appeared before me. The only one my arms could ever hold. I heard somebody whisper please adore me. When I looked to the moon it turned to gold. Blue moon, now I'm no longer alone. Without a dream in my heart without a love of my own..
Le visage d’Anya était éclairé par cette lune intense. Garrett pouvait contempler ses prunelles briller dans la nuit et l’éclat de son sourire l’éblouir. Caressant son dos et ses fesses, il lui fit sentir son membre redressé entre ses cuisses alors qu’il murmurait d’une voix chaude et sensuelle :
- J’ai tellement envie de toi Anya.. Ne me quitte plus jamais. Mon coeur ne le supporterais plus. Je suis trop vieux pour souffrir ainsi.
La soulevant aisément de l’eau il la garda contre lui. Il se dirigea vers un petit coin qu’il avait installé un peu plus dans la soirée mais qui était à l’écart de la maison. Il ne voulait pas que les enfants puissent les entendre et l’idée de faire l’amour à Anya sur la plage dans une petite alcôve était plus romantique.
En effet, à l’abris de la maison qu’ils pouvaient quand même voir, ils se trouvaient entourés de racines profondes d’arbres tropicaux. Un long plaid avait été déposé et quelques bougies continuaient encore d’éclairer ce petit cocon. Dissimulée dans un seau à glaces, du champagne. Il déposa une Anya nue sur le plaid alors qu’il l’embrassait langoureusement, passionnément. Ses mains caressaient ses courbes et lâchèrent un instant son corps. Redressé, au dessus d’elle, il la contempla avec un désir non dissimulé.
Il se pencha sur ses seins dont les pointes dressées l’aguichait. Après les avoir suçoté, dévoré avec un plaisir évident il passa sa main entre ses cuisses et avec toute la douceur du monde la caressa en la contemplant :
- Dis moi comment te toucher mon amour, ma déesse, mon rêve.. J’ai tellement envie de toi.. de te faire jouir Anya..
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 22:28 Répondre
Resplendissante dans la lumière nocturne, Garrett contemplait son épouse, son âme soeur, sa meilleure amie, son souffle. Un sourire émerveillé se logeait sur ses lèvres alors que ses yeux exprimaient une douceur et un amour intense. Les enfants avaient parfaitement travaillés pendant leur absence créant un véritable cocon qu’il était heureux de partager avec eux. Leurs petits témoin les observaient avec une douceur et un amour certain mais c’était rien comparé à la passion qui guidait le blond à cet instant précis.
Comme la dernière fois, Anya se jeta à son cou et lui donna un profond et langoureux baiser qu’il lui rendit en enlaçant son dos. Les enfants riaient en applaudissant et jetant les fameux confettis. Cette liesse qui les entouraient ne pouvait pas le rendre plus heureux :
- Je t’aime Blackbird. Je t’aime comme un fou, murmurait-il contre les lèvres de la brune sans pour autant la lâcher.
Pourtant, les enfants les firent se détacher un instant le temps d’un câlin groupé. Jasmine était émue alors que Charlie ne pouvait s’empêcher de sauter sur place et de danser en réclamant maintenant la nourriture. Pasha venait plus modestement saluer ses parents. Il était toujours sur une forme de réserve particulière lorsqu’il s’agissait des effusions de sentiments. Avec douceur, Garrett embrassa son front et le suivit dans la cuisine pendant que les filles complimentaient leur mère.
Arrivés dans la cuisine, les garçons finirent de cuire les sandwichs grillés au fromage et servirent dus jus en boisson. Le repas était plus que modeste mais Garrett n’avait pas voulu quelque chose de guindé. Il voulait juste être réunis avec sa famille, c’était tout ce qu’il lui importait.
Ils mangèrent sur le sable chaud. Un feu de camp avait été préparé et au dessert, les chamallows sur des pics furent de sortie. Garrett avait laissé Anya s’installer entre ses cuisses. Il la protégeait de son corps en humant par moment sa crinière dont il aimait tant le parfum. Discrètement, il caressait sa nuque sur laquelle il déposait un baiser bien souvent. La satisfaction de la savoir de nouveau son épouse lui donnait cette crampe de bonheur au ventre.
A un moment donné, Jasmine décida de prendre la guitare. Accompagnée de Charlie qui chantait la fameuse berceuse écrite par Garrett lors de sa première mission ( https://www.youtube.com/watch?v=KXaJLP_Uv6Q&list=OLAK5uy_lrwzosNiacaiaDxd2AFiWiZxe6uVhDvpg&index=6 ). Ce dernier proposa une danse à Anya. Ainsi, sur le bord de la plage, dans le sable, il la fit danser en la tenant contre lui. Son front posé contre le sien, il lui souriait en dansant tendrement, lentement. Rien ne pouvait plus les séparer, rien ne pouvait plus les déloger de ce bonheur retrouvé. Garrett était dans son paradis dans les bras d’Anya. Il n’attendait rien d’autre de la vie.
- Je tombe amoureux de toi tous les jours Anya Hedlund. Tu es la seule personne au monde à pouvoir comprendre chaque mot qui sort de ma bouche, chaque émotion que mon corps ressent, chaque larmes qui coule sur mes joues. Je ne sais même pas si c'est possible d'avoir l'impression de ne faire qu'un avec une personne à ce point la. Tout ce que je sais, c'est qu'après tout ce qu'il s'est passé entre nous, autour de nous, à 10 000 kilomètres de nous : tu es la personne la plus magique à mes yeux.
Il n’avait pas eu le temps de faire son discours au moment de la cérémonie improvisée. Aussi, là, dans leur bulle dansante, il se mit à lui déclamer sa flamme sans pouvoir s’arrêter. Il souriait, tendrement alors que ses yeux pétillant d’amour brillaient :
- Quand je souris c'est parce que tu souris. Quand tu pleures c'est parce que je pleure. Merci de supporter mes colères, mes crises de nerfs, mes décisions impulsives. Merci de suivre ce que personne ne prendrait le risque de suivre, de comprendre ce que personne ne peut comprendre. Merci de t'être accrochée malgré tout ce qu'il y a de plus sombre et contradictoire en moi. Je sais que je ne suis pas facile à vivre et pourtant quand on passe une heure loin l'une de l'autre c'est insupportable pour nous. Je suppose que c'est ce que font et ressentent toutes les personnes qui s'aiment, mais nous c'est tellement plus que ça.. Merci de m'avoir apprit toutes ces belles choses sur la vie. Merci de m’avoir enseigné l'amour. Merci de m’avoir dessiné une autre vision de la vie. Et merci de m'avoir pris dans tes bras quand je n'avais plus d'autres endroits où me réfugier.
D’un ton plus bas, alors que son nez caressait le sien et qu’il fermait les yeux un instant, il reprit sans relâcher son étreinte :
- Ces dernières années m'auront apprit beaucoup sur toi, sur moi, sur nous. Il n'y avait que tes mots, mais aussi tes silences pour calmer le tourbillon de ma vie. Merci de comprendre et d'accepter toutes mes erreurs. Merci de me sauver la vie. Je t’aime tellement Anya.. Et ces mots ne seront jamais encore assez fort.
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 17:15 Répondre
Anya ne se doutait de rien ce qui ne pouvait que satisfaire un certain petit Garrett. Son sourire en coin pourtant aurait pu l’alerter mais non. Comme prévu, ils mangèrent le fameux poisson avec une merveilleuse sauce préparée par la brune suivie de jeux de société, d’un film et d’un moment tendre et torride pour eux dans leur chambre. Mais nous étions désormais le lendemain et Garrett avait trouvé le prétexte le plus fabuleux pour envoyer Jasmine et Pasha accompagner Laos le gardien de l’île. Ils étaient partis au petite matin pour faire les fameuses courses pour la soirée. Pendant ce temps, le blond avait organisé une journée à trois avec juste Charlie ce qui n’était pas pour lui déplaire.
- On va toujours être aussi heureux en Californie ? demandait-elle naïvement.
- Je l’espère bien Petit Pois. Je l’espère bien.
Plus tard dans la journée, Garrett avait mis la petite fille au courant de la fameuse surprise qu’ils prévoyaient pour leur mère et cela l’avait bien évidemment ravie. L’après-midi était avancé et le blond savait que les enfants allaient bientôt rentrer. Il fallait donc qu’il prévoit une diversion pour Anya. Elle était assise sur le canapé à lire tranquille et il vint l’embêter en embrassant son cou, son épaule et abaissant la bretelle de son maillot en murmurant d’une voix chaude et câline :
- Est-ce que tu veux bien m’accompagner à la cascade ? J’aimerais bien te faire l’amour là-haut, dans l’eau chaude.
Au loin, le bateau qui ramenait les enfants apparaissait. Cela voulait dire qu’il n’avait que dix minutes pour éloigner la brune de la maison. Charlie allait sur le ponton pour aider son frère et sa soeur suivie de Nana quand Garrett arrivait finalement à décider sa future épouse.
S’enfuyant comme des ados, il courut avec elle jusqu’aux hauteurs où se trouvait la cascade. Il avait retrouvé son air espiègle et léger d’avant son retour post-mortem. Il était insouciant, tranquille et si excité par la prochaine surprise qu’il préparait. Lorsqu’ils arrivèrent en haut, il fit tomber son short de bain et plongea dans l’eau chaude du petit lac.
- Viens si tu oses, taquinait-il la brune en remontant à la surface, à moins que tu aies trop peur ?
C’était si amusant de la voir hésiter et de le fusiller gentiment du regard. Ce qu’elle pouvait être intrépide sa tendre fiancée. Nageant, chahutant, se caressant, ils passèrent un bon moment blotti l’un contre l’autre en se cherchant si bien qu’ils ne virent pas le soleil se coucher. C’est dans une nuit particulièrement étoilée qu’il rentrèrent à la maison uniquement éclairée de bougies.
Dans le petit jardin extérieur, entouré de diverses plantes tropicales, les enfants avaient installés tout un tas de bougies. Des petites loupiotes éclairaient divinement la maison lui donnant un air beaucoup plus intimiste. Le bruits des vagues sur l’eau et Jasmine jouant du piano sacralisait le moment. Garrett enlaçait par derrière Anya et embrassait son cou en murmurant tendrement :
- Surprise Blackbird..
Les enfants riaient tous habillés de merveilleuses tenues pour l’occasion. Le blond avait laissé sa carte à Jasmine qui avait fait des folies mais il s’en fichait. Contournant le corps d’Anya, il vint s’agenouiller et prendre le petit écrin que lui avait donné Charlie. Il l’ouvrait et laissait apparaître la fameuse bague qu’il lui avait acheté des années plus tôt :
- Anya Siminiov.. Acceptes-tu de m’épouser ce soir, sur notre îlot de bonheur en compagnie de nos adorables enfants. Acceptes-tu de te relancer dans une aventure ennuyante, sans surprise mais pleine de tendresse auprès d’un homme qui t’aime comme un fou, éperdument depuis plus d’une dizaine d’années. Anya, je ne peux pas vivre une seconde de plus sans être ton époux. Acceptes-tu de me faire le plus grand honneur qu’il soit sur terre et pur l’éternité ?
immarcescible, Posté le samedi 04 décembre 2021 12:11 Répondre
A bout de souffle, voilà ce qu’il était. A bout de souffle mais heureux. Son Anya était de retour, vive, sensuelle et confiante. Là, sous l’éclat torride du soleil il reprenait son souffle en caressant son dos et sa nuque. Un baiser sur son front trempé de sueur et un sourire. Et quel sourire. La proposition de la brune ne pouvait que le satisfaire. Elle le prenait de court mais ce n’était pas grave. Il avait déjà une idée bien précise de ce qu’il désirait et elle aussi semblait parfaitement à l’aise avec ce qu’il désirait. Ne bougeant pas, il resta tranquillement sous elle tout en relevant son menton pour déposer un baiser sur ses lèvres :
- Je le veux Miss Siminiov. Qu’il me tarde de réparer cette injustice et de me présenter comme ton époux.
Blottis l’un contre l’autre encore un moment, il sentit le besoin quand même d’aller se rafraichir. Délicatement, il vint reposer Anya sur le côté du plaid et se leva pour aller jusqu’à l’eau nu. Le bonheur simple de pouvoir être en tenue d’Adam sans regard indiscret, caché du reste du monde. Il se tourna pour sourire à Anya encore alanguie sur le plaid. Il lui fit donc signe de le rejoindre avant de plonger dans l’océan.
Nageant un instant seul il fut rapidement rattrapé par la brune sensuelle. Cela le faisait tendrement sourire. La récupérant contre lui, Garrett s’amusa à prendre la jeune femme contre lui en enroulant ses jambes à ses hanches tandis qu’il embrassait tendrement son cou :
- On va se trouver une belle petite maison sur un bord de plage loin de tout et de tout le monde. Je pourrais te faire l’amour sur la plage à l’abris des regards et on fera des feux de camp. On va être heureux Anya, je te le promet.
C’était plus qu’une promesse, c’était un serment. Après un moment passé langoureusement attaché l’un à l’autre ils remontèrent jusqu’au banc de sable pour remettre leur maillot. La marée descendait, ils devaient vite rentrer. Juste à temps puisque les enfants avaient commencé à s’inquiéter. Garrett les rassura vite en leur montrant le tas de poisson récolté.
- Papa ! Tes tresses ! bougonnait Charlie mécontente.
- Je sais Petit Pois mais je dois vraiment couper mes cheveux.
- Pourquoi ça ?
Jasmine se demandait bien ce qui allait pousser son père à se couper les cheveux. Tandis que les filles s’occupaient du poisson, il vint regarder Anya comme pour savoir si il devait annoncer la nouvelle. Inspirant, il reprit donc en souriant :
- Nous allons déménager en Californie.
Un silence étrange répondit à l’annonce du blond. Garrett craignait d’avoir choquer ses enfants mais ce fut le contraire. Pasha demandait déjà à rester chez Maggie comme il l’avait prémédité et Jasmine trouvait que c’était une bonne idée. Il n’y avait que Charlie qui se mit à pleurer à chaude larmes en étendant cette nouvelle.
- Non, non, non ! Et moi ? Mon amoureux Kisos ? Comment allons-nous faire ?
- Oh.. Petit Pois, on verra souvent les Cavill ne t’en fais pas. Ils pourront venir nous voir en vacances et nous ferons pareil en montant à NY le plus souvent possible. Tu ne veux pas d’une maison auprès de l’océan ? Surfer ?
La petite courait jusque dans sa chambre en pleurant. C’était comme si son monde s’effondrait alors que Garrett avait espéré l’inverse. Etait-ce trop égoïste de lui infliger une telle chose surtout après tout ce qu’elle avait vécu ces dernières années ? Il doutait désormais. Il laissa donc Anya gérer la situation ce qui lui permit d’annoncer discrètement son idée secrète :
- Votre mère et moi allons nous marier. Jasmine tu pourrais nous marier. On va faire ça juste entre nous et lui préparer une jolie cérémonie surprise pour demain soir qu’en pensez-vous ? Au clair de lune, avec des bougies partout. Juste nous cinq.
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 23:04 Répondre
Toucher, caresser la peau d’Anya c’est comme avoir un contact avec le paradis pour Garrett. Il voyait bien les frissons qu’il lui procurait et il aimait savoir qu’elle les avaient toujours malgré toutes ces années. Flatté, heureux, il entendait ce qu’elle lui demandait et ça le comblait. Une fois nu et son membre dressé dans sa main si douce il ne pu réprimer un long soupire de plaisir. Mordant sa lèvre et fermant les yeux pour savourer cette caresse au soleil, il profitait tout en se concentrant pour ne pas lui sauter dessus :
- Oh.. Anya.. gémissait-il tremblant en agrippant le plaid d’une main quand l’autre tirait sur le haut de maillot de bain de la brune.
Au dessus de lui, les seins nu, il la contemplait sans vergogne. Ses yeux d’un bleu tendre se transformaient en un bleu électrique, impatient. Délicatement, il vint retourner la charmante créature qui l’envoûtait de ses caresses. Comment ne pas l’être devant elle ? A genoux au dessus d’elle, il passait délicatement ses doigts sur ses lèvres puis les descendaient le long de son cou et effleurant ses pointes dressées. Diable qu’il voulait les dévorer. Puis, toujours aussi lentement, il vint finalement effleurer son sexe par dessus le tissu de son maillot de bain :
- Anya.. Anya.. Anya.. Je suis fou de toi depuis tant d’années. Pas une femme ne m’a jamais obsédé hormis toi. Tu m’as ensorcelé, disséqué, vidé, revigoré, aimé. Ô tendre et sulfureuse selkie.. Tu sais faire de moi un homme heureux.
En effet, en récitant ces fameux vers, Garrett avait posé ses lèvres sur le ventre de la jeune femme jusqu’à descendre entre ses cuisses. Là, avec douceur, il les embrassa. Jouant un peu avec elle, il voulait la faire languir, aussi, ses dents vinrent agripper le lien de son maillot de bain et lentement tirer dessus. Une fois nue devant lui, il ne pu s’empêcher de caresser ses cuisses et ses fesse qu’il soulevait légèrement pour les caresser avant de laisser sa langue faire le contour sensuel de son intimité.
Il la caressa ainsi un moment, le temps de la faire gémir suffisamment et de la sentir prête aussi. Lorsqu’il sentit que sa langue la conduisait à cet état orgasmique si particulier, il inséra délicatement deux de ses doigts qu’il laissait aller et venir. Si belle lorsqu’elle se donnait ainsi. Il avait l’impression d’être le soleil, subjugué par cette sirène aux pouvoirs si particulier. Lorsqu’il la vit jouir, il remonta ses lèvres à ses seins qu’il suçota le temps qu’elle reprenne pied.
- Tu es si belle quand tu jouis Anya.. Tu as ce quelque chose d’insondable. Tu semble si libre, si heureuse.. Je t’aime petit oiseau de nuit..
Tendre murmure qu’il répétait contre ses lèvres qu’il embrassait. Soulevant de nouveau sa cuisse contre sa hanche, il se hissa délicatement jusqu’à lentement venir en elle. Il profitait de cette transe orgasmique pour la pénétrer alors que les doigts de sa main libre venait s’agripper à sa crinière. Se sentir de nouveau en elle, si étroite et brûlante le faisait gémir :
- Bon sang.. Mon amour.. Ma déraison.. Je t’aime tellement.. Gémis.. Anya.. Je t’en supplie.. Il n’y a que nous.. Gémis..
Ses mouvements se faisaient terriblement lent pour commencer. Il voulait s’assurer de ne pas la brusquer, de ne pas l’effrayer. Il se contenait du mieux qu’il pouvait étant donné l’excitation qu’il ressentait et surtout le désir qu’il avait pour elle. Le souffle court, son front se posait contre le sien alors qu’il gémissait plus fort et que son corps se cambrait contre le sien allant et venant à un rythme qu’il espérait raisonnable pour elle :
- Tu es à moi.. Mon amour..
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 21:20 Répondre
Quelle surprise d’entendre la réponse favorable d’Anya. Garrett s’était persuadé qu’elle refuserait de peur de s’éloigner encore plus de sa famille. Mais non. Ils étaient vraiment sur le point de prendre un nouveau départ. Il ne pouvait s’empêcher de sourire amusé suite à la taquinerie de la brune et il aurait voulu lui répondre qu’elle avait tout faux car il était vraiment excellent à ce sport là mais elle le prit au dépourvu lorsqu’elle lui donna ce baiser tendre et chaste.
Ne bougeant plus, il l’observait juste avec cet air surpris et incompréhensible. Il n’osait pas la toucher, de peur de l’affoler ou même de l’offusquer. Il craignait qu’elle lui en veuille si il la désirait et son deuxième baiser eut pour effet de l’exciter. Tous ces mois de manque, toutes ces nuits dernières à dormir contre elle sans la toucher avaient eu raison de lui. Une main douce et prudente vint se poser sur la hanche de la jeune femme, caressant sa peau nue. Mais rapidement la brune cessa tout contact. Le rouge à ses joues le surprenait, n’avait-elle plus de désir pour lui ?
- Je.. Anya.. J’ai encore toujours envie de toi, je veux dire.. Regarde mon corps. Je ne t’en veux pas de ce qui c’est passé. J’en veux à Héra aux hommes, au monde entier, à moi-même. Je n’ai pas su te protéger. A cause de moi tu as du t’infliger une nouvelle fois une violence irréparable.
Il s’approchait d’elle, rompant ses promesses de ne pas s’approcher d’elle sans son consentement. Il se retenait depuis tant de semaines qu’il ne tenait plus. Prenant simplement ses mains dans les siennes, en tailleur face à elle, il embrassa ses poignets. C’était encore aujourd’hui et pour toujours le symbole d’un moment chaste, tendre et particulier entre eux deux.
- Mais je comprendrais que toi, tu ne veuilles plus que je te touche et que tu ne me désires plus. Ton corps a tellement été traumatisé.. Je.. Je ne t’en voudrais jamais d’une telle chose Anya. Je saurais être patient et si le sexe ne doit plus faire partie de notre vie alors soit.
C’était loin d’être un sacrifice pour lui. Il n’allait pas mentir, bien sûr qu’il aimait le sexe. Mais il aimait Anya encore plus que tout. Caressant sa joue et lui souriant tendrement, il vient reprendre aussitôt après :
- Parce que je t’aime bien plus que le sexe. T’avoir dans ma vie est déjà le plus beau des cadeaux Blackbird.
immarcescible, Posté le jeudi 02 décembre 2021 16:38 Répondre
Vêtu de cette espèce coiffure de tresses Garrett avait une tête qui le faisait rire. La photo était en effet assez comique, et il les laissa en place pour faire plaisir aux filles mais avec Pasha ils avaient convenu de se couper les cheveux dans la soirée. De plus, la barbe du blond était beaucoup trop épaisse et grande. Il avait une tête de naufragé. Le moment était venu d’aller pêcher et enfin depuis deux semaines, il se retrouvait enfin seul avec son ex-épouse. Les enfants avaient particulièrement été présent et le reste du temps Anya restait seule pour se reposer.
Il donnait le nécessaire de pêche pour la jeune femme avant de partir à l’aventure. Et quelle aventure ils allaient avoir. Se retrouvant sur le petit bateau de pêche, ils observaient l’un et l’autre le large. Enfin assez proche des coraux, Garrett donna ses dernières indication :
- Tu me suis surtout et tu ne vas pas t’éloigner du bateau. Le courant reste fort, je ne veux pas te perdre de vue d’accord ?
Il vérifia que le tuba et le masque de la jeune femme était suffisamment bien placé et enfin, plongea avec elle en tenant le harpon. Ils nagèrent ainsi un bon moment mais comme promis, Anya récupéra le plus de poissons. Heureusement Garrett n’était pas mauvais joueur et il la félicita alors qu’elle posait les poissons blessés dans un seau rempli d’eau :
- Je ne te connaissais pas ce talent Blackbird. J’aime savoir que je ne sais pas encore tout de toi finalement.
Un doux sourire sur ses lèvres et le voilà retirant son masque qu’il posait dans un coin du bateau. Maintenant qu’ils s’étaient assuré un bon repas pour le soir, il lui proposa une balade autour de l’île mais en bateau. Jamais encore il ne l’avait emmené faire une telle promenade. De là, ils tombaient sur des petites criques un peu à l’écart et impossible d’accès à pied. La végétation était toute en hauteur et une petite cascade glissait jusque dans l’océan. Un petit banc de sable ornait le tout et Garrett en profita pour amarrer le bateau. Descendant, il lui montra les dessins étranges qu’il y avait sur la paroi rocheuse :
- Quand j’étais en Ecosse, j’ai trouvé un jour une espèce de cenote avec les mêmes dessins. Aujourd’hui encore, même les grands spécialistes ignorent ce que ça signifie.
Discrètement, il sortit du bateau une petite glacière et proposa à la brune un rafraîchissement. A croire qu’il avait tout prévu. S’asseyant sur le plaid qu’il avait déposé sur le sable, il se mit à l’ombre sous l’abris des grand bananiers et il observait l’océan à perte de vue :
- J’ai l’Université de Long Beach en Californie qui m’a contacté.. Ils souhaiteraient m’embaucher en tant qu’enseignant de lettres et d’histoire des arts. Je voulais t’en parler avant mais je voulais être certain de ma proposition.
Il reposait son regard sur la jeune femme qu’il laissait venir vers lui. Allongé sur le côté, il hésitait à poursuivre mais elle le laissait parler donc autant continuer :
- Tu as dis la dernière fois que tu voulais tout recommencer. Je suis pour.. Alors partons au soleil. Jasmine va faire son road-trip en Europe et Pasha pourrait finir son année auprès de Mike chez Maggie. Il y a d’excellentes écoles d’art pour Charlie. Une petite maison sur le bord de la plage.. Loin de la ville. Je t’apprendrais à surfer. Il ferait toujours beau et chaud.
L’idée lui plaisait terriblement mais il avait besoin de savoir ce qu’en pensait Anya car cela la ferait perdre sa famille de vue un certain temps même si ils pouvaient voyager aisément. Se redressant donc sur un coude, il reprit :
- Tu pourrais continuer d’étudier et.. et les vacances on rentrerait à New-York retrouver tout le monde qu’en dis-tu ?
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 21:12 Répondre
La chasse au trésor se terminait inévitablement sur la découverte du coffre par Charlie avec l’aide de Pasha qui eut la victoire modeste. Petit Pois se jetait sur le fameux coffre qui contenait tout un tas de biscuits et des accessoires de peinture ainsi qu’une photo de famille cinq années avant le fameux drame qui les avaient tous séparés. Garrett avait du faire avec les moyens du bord mais cela semblait satisfaire l’enfant qui vint enlacer son père.
La portant dans ses bras malgré qu’elle soit grande désormais il embrassa sa joue tandis qu’elle enlaçait sa nuque. Jasmine et Pasha attaquaient déjà le petit trésor gustatif ce qui fit rager la dernière qui se jeta sur eux en grognant.
- MES GATEAUX BANDE DE VORACES !
Cela fit rire le blond qui voyait alors les enfants partager le fameux butin. S’approchant d’Anya qui portait cette étrange robe, il posa sa main avec douceur sur sa nuque pour la masser délicatement. C’était ce qu’il faisait pour la détendre lorsqu’il la voyait anxieuse et il lui semblait que c’était le cas :
- Est-ce que tu veux que je te ramène à la villa ? Je reviendrais pour les enfants après. Je les emmènerais à la source et à la cascade. Tu te souviens ?
Il lui offrait un sourire doux et nostalgique. En même temps, se retrouver ici était pour lui l’opportunité d’être détendu, plus serein. Il connaissait le lieu comme sa poche et il le savait parfaitement protégé et puis, il avait retrouvé tout le monde. Que demander de plus ?
- Papa j’emmène tout le monde à la cascade. Ne t’occupe pas de nous !
- Oui ! Moi je suis Jasmine comme ça on aura plus de gâteaux pour nous.
Charlie était vraiment très intelligente et savait y faire. Pasha suivait donc le mouvement en tenant le fameux petit coffre entre ses mains pendant que sa petite soeur suivait le rythme en gambadant. Cela permettait aux adultes d’avoir un moment pour eux seuls. Garrett repris le sens inverse de la route qui conduisait à la maison et se mit à lui raconter l’histoire de l’île :
- Savais-tu qu’il existait une légende sur cet endroit. On dit que l’île a été créé à partir de rien et que c’est une sirène exilée qui est venue s’y échouer. Un jour, un marin perdu en mer apparu sur les côtes. La sirène le sauva et fit en sorte de le guérir. Bien entendu, ils tombèrent amoureux mais la sirène ne pouvait pas se donner à un humain c’était interdit. Pourtant, de leur amour naquit cette luxuriante île. Mais elle attira les regards et tous les pirates sont venus pour y accoster. Ils tuèrent le fameux marin mais ne retrouvèrent jamais la sirène. Elle avait disparue abandonnant son île mais la maudissant. Seuls ceux ayant connu un véritable amour pouvait venir s’y réfugier. A l’époque, pour moi, c’était Jasmine. Mais jamais l’île ne m’a repoussé..
Ils arrivaient enfin à la maison et Garrett avait porté Anya sur son dos qu’il avait sentie faible. Pieds nu, il marchait sur le sable chaud avant de retourner à l’intérieur où l’air était un peu plus frais. La déposant sur le canapé, il se dirigea ensuite vers la cuisine pour leur servir deux thé glacés avant de revenir à elle. Il bu cul sec sa boisson et lui retira son t-shirt :
- Je vais me baigner un peu mais après je veux qu’on parle de la maison de la campagne. Je suis un peu triste que tu veuilles la vendre..
Il se pencha sur la jeune femme et déposa un tendre baiser sur son front. Il n’osait pas encore toucher ses lèvres ou son corps sans son consentement. Reposant le verre, il courut vers l’extérieur et plongea dans l’eau transparente pour nager un peu. Il n’y resta pas si longtemps que cela. Il avait bien trop chaud au soleil et il espérait que les enfants se protégeaient bien en haut à la source. Ressortant quelques minutes plus tard, il revint vers Anya toujours alanguie sur le canapé.
Ruissellant d’eau de mer et couvert de sable il lui sourit en secouant sa crinière trop longue avant d’attraper une serviette de plage qui traînait :
- Alors.. Dis moi pourquoi la vendre ? Tu ne l’aimes pas ?
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 15:14 Répondre
Rassuré par les mots d’Anya, Garrett se sentait quand même mal à l’idée de devoir vendre la maison de campagne. Il l’avait quand construit de ses propres mains juste pour la jeune femme et il lui semblait ne pas avoir que des mauvais souvenirs de cette maison. Mais si c’était ce qu’elle voulait, alors il l’acceptait. Il embrassait tendrement son cou avant de murmurer :
- Tu ne trouve pas que je suis trop vieux pour ce bébé ? Pour l’instant, tu vas te concentrer sur tes études et je vais prendre le poste d’enseignant à Columbia. Je pense qu’on devrait faire les choses petit à petit.. Ne pas se presser.
Entourant le corps de la jeune femme de ses deux bras, il la serra simplement contre lui jusqu’à finalement s’endormir ainsi. Cela faisait une éternité qu’il n’avait dormi autant et aussi profondément. Ce fut Nana qui vint le réveiller au petit matin puisqu’il avait faim. Quittant donc le lit et le corps chaud d’Anya il se dirigea dans la cuisine pour le nourrir avant de se mettre à préparer une salade de fruits et sortir des biscuits pour le petit déjeuner.
Encore seul, il profita du calme ambiant de la maison pour se promener sur le sable. Il était encore tôt, il n’allait pas réveiller toute la maison. Assis sur le sable, il se remit à jouer un peu de guitare en chantonnant en attendant que tous se réveillent. Finalement, ce fut Jasmine qui vint le rejoindre. Assise près de son père, elle regardait l’horizon pensive :
- J’ai envie de partir une fois qu’on sera à New York.
- Et que comptes-tu faire des tes études ? Ton inscription dans cette école de cinéma ?
- Honnêtement papa je n’en peux plus de tout ça. J’ai pris sur moi tous ces mois mais je suis au bout du rouleau.
Ils parlèrent longuement tous les deux jusqu’à ce que Garrett enlacer les épaules de son enfant avant de la tenir contre lui. Il tenait à coeur d’être un père attentif et il entendait les peurs de la jeune femme. Elle allait avoir dix-huit ans et rêvait d’autre chose ce qu’il pouvait comprendre :
- Tu pourrais commencer par l’Europe, proposait-il, je connais encore quelques personnes là-bas et j’ai un appartement à Paris.
- Où est-ce que tu n’as pas d’appartement ?
La jeune femme le taquinait et cela ému le père de famille. En observant la belle jeune femme qu’elle était maintenant il ne pu s’empêcher d’embrasser son front en la serrant contre lui. Ils se remémoraient les moments passés tous les deux sur cette île et décidèrent d’organiser une autre chasse au trésor pour Charlie.
Ils venaient de terminer leur petite chasse au trésor lorsque tout le reste de la famille finit enfin par se réveiller. Les deux blonds avaient le même sourire espiègle aux lèvres ce qui attisa la curiosité de Charlie qui buvait son thé glacé. Garrett expliqua alors qu’un trésor avait été dissimulé sur l’île et qu’il fallait absolument le retrouver. Cela ne pu que faire réagir positivement Charlie qui courut à sa chambre pour se changer. Pasha riait doucement en voyant son intrépide petite soeur partir se préparer à cette nouvelle aventure :
- Vous avez mis du chocolat dans le coffre ? demandait-il.
- Encore mieux. Mais on ne te dit rien car tu dois aussi participer.
Les deux Hedlund riaient en choeur en se tapant dans la main fiers de leur surprise. Garrett laissa Anya venir vers lui et pris discrètement sa main dans la sienne en lui souhaitant un bon jour. Se penchant sur sa tempe, il l’embrassait avec douceur :
- Tu te sens assez en forme pour nous suivre dans ce périple ?
immarcescible, Posté le mercredi 01 décembre 2021 10:12 Répondre
Allongés l’un en face de l’autre, Garrett écoutait une Anya apaisée. Une Anya qui se sentait libérée d’un poids qu’elle n’aurait jamais du porter. Posant son front contre le sien, le blond en profita pour fermer les yeux et expirer lentement. Tous les deux blottis sous le léger drap, il se sentait en sécurité, rassuré. La sensation de sa main sur sa joue le faisait chavirer.
Toutes ces semaines de doutes, de dépression à revoir encore et encore cette scène où elle le quittait venait s’effacer pour ne laisser que ce moment si particulièrement touchant. Lorsqu’elle posa enfin sa question il ne pu s’empêcher de réouvrir les yeux et la regarder avec stupeur. Comment pouvait-elle lui demander une telle chose. Cela lui semblait si limpide :
- Je n’ai voulu que ça toute ma vie Anya. Vivre le plus simplement et le plus tranquillement dans tes bras et autour de nos enfants. Je ne demandais rien de plus à la vie. Me réveiller chaque matin à tes côtés et m’endormir dans tes bras. Te couvrir de baisers sans culpabiliser et te faire rire, oh oui.. te faire rire mon amour. Je veux juste voyager, travailler, te faire l’amour, jouer avec les enfants et vivre sereinement.
Au delà de cette douce déclaration et même si la question d’Anya l’avait surpris il se disait qu’il devait lui poser en retour. Car après tout, peut-être qu’elle n’avait aucune idée de ce que elle, elle voulait. De plus, les projets de Garrett semblait complètement moins passionnés que ceux que pourrait encore vivre la jeune femme :
- Je suis désolé mais je vieillis beaucoup trop avec toutes ces histoires Anya. Je vais devenir un vrai pantouflard. Toi tu es encore jeune, tu.. tu pourrais encore tout recommencer. Sortir avec tes amies, finir tes études et te trouver un nouveau mari qui aurait une vie normale.
Cette hypothèse le terrifiait et le renvoyait à ces vieilles inquiétudes du début de leur histoire. C’était en cela que Garrett se disait qu’ils avaient passé un cap. Il avait l’impression d’être redevenu celui d’une dizaine d’années en arrière. Mais surtout, il se souvenait avoir assassiné devant elle. Il craignait qu’elle ai peur de lui désormais en l’ayant vu à l’oeuvre dans le pire de tout. Inspirant profondément cette fois-ci, il se rapprocha pour caresser sa joue tandis qu’il la contemplait malgré l’obscurité :
- Je comprendrais que tu veuilles ta liberté. Je ne t’importunerais plus, je te l’ai promis la dernière fois lorsque tu es partie. Je ne t’en voudrais pas surtout après ce que j’ai fais devant toi l’autre soir.
immarcescible, Posté le mardi 30 novembre 2021 21:05 Répondre
Pour te mettre dans l'ambiance !
https://anthemmagazine.com/wp-content/uploads/garrett4.jpg
https://giveintogarrett.tumblr.com/post/623947842594193408/garrett-looking-better-than-ever-in-dirt-music
https://64.media.tumblr.com/30474e5eff71926752941a0f9026a30d/b7faafd90c350a55-aa/s400x600/afe3dd3c17fa05138a2d64784c574458ede4b9a8.gifv
https://tenor.com/view/garrett-hedlund-gif-22596080
immarcescible, Posté le mardi 30 novembre 2021 20:20 Répondre
Il ne s’était pas attendu à une telle réaction de la part d’Anya. Si les enfants s’étaient jetés dans ses bras, la brune s’était littéralement effondrée. Garrett prenait soudainement conscience de l’Enfer qu’elle venait de retraverser et la culpabilité, sentiment si familier le rongea de plus bel. Après avoir passé un moment en tête-à-tête avec les enfants, il les rassura en leur confiant que Héra était désormais morte et que tout son réseau clandestin était désormais démantelé. Plus personne ne risquait rien désormais puisqu’il avait tué la tête du serpent. Mais comment inspirer confiance aux enfants et à Anya après toutes ces mésaventures.
Il répondait à chaque fois que le temps ferait son oeuvre et la patience. Il l’était toujours quand il s’agissait de ses enfants et de son ex-épouse. Le temps était doux. Heureusement cette brise iodée laissait un peu d’air et le silence ambiant de la forêt tropicale laissait place à la douceur de vivre. Jasmine qui avait encore quelques souvenirs de l’île demanda l’autorisation à son père d’emmener Charlie et Nana se promener. Comment lui refuser ?
Pasha décida de les suivre et de quitter enfin sa chambre. Sa conversation avec son père semblait l’avoir tranquillisé même si il resterait à jamais traumatisé de cette autre expérience.
Garrett avait finis par rejoindre Anya. S’asseyant sur le bord du lit, il ne s’attendait pas à ce qu’elle pleure autant en lui annonçant cette violente culpabilité. Plongeant sous la couette avec elle, il la pris dans ses bras. Ses doigts essuyait ses larmes qui ne cessaient de couler tandis qu’il tentait de ne pas l’interrompre. Il devait la laisser parler, la laisser se déverser. C’est lorsqu’elle eut besoin de reprendre son souffle, qu’il pu répondre. Un sanglot dans la voix, il caressait les joues de la jeune femme en tentant de ne pas perdre toute contenance :
- Tu n’as rien, absolument rien à te reprocher tu m’entends ? Je t’interdis formellement de dire de telles choses. C’est Héra la seule et unique responsable. Personne d’autre. Tu as été tellement courageuse. C’est moi qui te demande pardon.. Seigneur.. Anya.. J’ai cru devenir fou toutes ces semaines sans comprendre. Je sais que tu n’as jamais voulu ça. Mais maintenant c’est finis, je te le jure.. Nous sommes en sécurité. Tous ensemble. Tu m’entends ? C’est finis, je te le promet.
Le blond déposait de tendre baisers sur le front et les yeux de la jeune femme. Il se refusait à une quelconque intimité avec elle tant qu’elle ne lui aurait pas demandé. Et de toute manière, étaient-ils toujours un couple ? Pourraient-ils le redevenir avec ce qu’elle avait vu, subis. Jamais elle ne l’avait vu aussi mécanique que l’autre soir. Aussi froid et insensible, capable de tuer d’un tel sang-froid. C’était une chose de savoir mais une autre que de voir.
Il finit par la bercer la laissant se calmer et s’endormir. Le repos, voilà ce qu’il lui fallait. Finalement, il quitta le lit préférant aller finir le repas du soir. Pour ça, il prit son tuba et son masque et plongeant dans l’océan pour pêcher du poisson. Lorsqu’il revint, Nana l’attendait sur le bord de la plage. Charlie faisait des roues sur le sable et Jasmine relisait certains carnets qu’elle avait écrit enfant. Pasha, tournait en rond. En sortant de l’eau, Garrett montra les poissons aux filles qui les regardèrent avec surprise :
- C’est toi qui a pêché tout ça ? demandait Charlie incrédule.
- Oui et on va les manger sur la broche grâce au feu de bois qu’on va faire sur la plage.
Charlie ne pouvait s’empêcher de sourire en tapotant dans ses mains. Elle se proposa d’emmener les poissons dans la cuisine ce qui permit à Garrett de s’approcher de Pasha. Il lui montra du doigt un petit secrétaire dans la chambre d’amis et lui expliqua :
- Tu as un portable GPS dedans. Personne ne pourra nous localiser mais tu peux appeler Mike si le coeur t’en dis.
- Je ne sais pas.. J’ai littéralement disparu de la surface de la terre pour lui. Il va m’en vouloir.
- Peut-être. Mais si tu n’essaies pas tu ne sauras jamais.
Cela semblait décider le jeune homme qui s’exila dans la chambre un moment. Pendant ce temps, avec l’aide des filles, Garrett prépara le poisson. Il leur expliqua que lors de sa première mission il était au Fidji et c’est comme ça qui mangeait les poissons :
- C’est pour ça que tu ne manges plus de sushis ? Trop de poisson cru ?
- Exactement Petit Pois. Exactement. Le poisson cru est bon mais c’est dangereux et plein de maladie. Et on ne veux pas être malade n’est-ce pas ?
- Ah ça. Surtout qu’on t’as retrouvé.
- Et on ne se quittera plus jamais.
Le blond souriait en confirmant ce que venait de dire la petite mais Jasmine ricochait avec une autre question :
- Jusqu’à quand on restera là ?
- Je ne sais pas. Tout dépendra de votre mère et de son état. On a le temps de pouvoir cicatriser ici. De se retrouver aussi, répondait-il.
Le repas enfin prêt, il laissa les filles aller réveiller leur mère. Il finissait pendant ce temps de poser sur le sable les petits coussins et alluma le grand feu. La nuit était douce et le ciel peuplé d’une multitude d’étoiles. Pasha avait faim et ça tombait bien, Garrett avait fait du riz et les filles ramassés des fruits. La venue d’Anya fit plaisir au blond qui lui pris la main en l’entrainant près du feu réconfortant. Réunis tous les quatre, il s’entait bien que tous étaient épuisés alors, il fit en sorte de ne pas trop tarder la soirée.
Après un repas fort goûteux, Charlie insista pour qu’il chante. Elle avait trouvé sa guitare dans la chambre de Jasmine. Il s’éxécuta donc ( https://www.youtube.com/watch?v=5vO9qp9cx4Q ) et sous le regard émerveillé de ses filles il ne pu s’empêcher de sentir un profond soulagement et une reconnaissance certaine. L’émotion le gagnait et heureusement, la chanson se terminait. En se relevant, il dissimula son trouble et vint simplement prendre les quatre amours de sa vie dans ses bras sans un mot.
Les enfants couchés, dorlotés, embrassés, Garrett rejoignit Anya dans leur chambre. Il avait du sable partout sur le corps et il en mettait partout. Prenant un oreiller, sur le lit, il la salua :
- Je vais dormir sur le canapé, si tu as besoin de quoi que ce soit je suis à côté d’accord ? Je pense que je vais lire un peu en attendant.
immarcescible, Posté le mardi 30 novembre 2021 14:28 Répondre
Epiant chacun de ses mouvements, Garrett ne bougeait pas. La rouquine finissait de préparer le repas de la soirée alors que le blond buvait d’un calme tranquille son verre de vin. Il avait tenu à la voir spécifiquement ce soir là pour essayer d’obtenir le plus d’informations possible avant son départ pour le Canada. Il avait envoyé en éclaireur Alek pour contrôler le terrain. Ils devaient s’assurer que Anya n’était pas mise en surveillance pour intervenir et pour ça, Alek était le meilleur pour dénicher les traqueurs.
Héra semblait ne se douter de rien mais ça, Garrett ne pouvait pas s’en assurer. Il revoyait Maggie avec son visage décontenancé et blême alors qu’il rentrait chez elle. Il revoyait la mine d’Anya, fermée et déterminée avant son départ. Il n’y avait plus aucun doute, Héra contrôlait tout mais jusqu’où ? Il avait appelé son parrain à la retraite qui avait encore quelques amis haut placé et il lui avait confirmé ce qu’il craignait le plus.
La rousse avait orchestré toute sa vie pour faire entrer Garrett dans les rangs de l’armée, par n’importe quel moyen, jusqu’à rendre folle Elena et faire croire à la mort de Jasmine. En lisant les rapports, il avait cru devenir fou. Alors oui, il devait être très prudent, si prudent qu’il jouait la comédie depuis deux jours malgré le dégoût certain qu’il avait pour elle.
- Eh soldat. Tu sembles ailleurs, réveille-toi.
- Pardon je pensais juste à mes enfants. J’espère qu’ils vont bien, mentait-il, je pense essayer un détective privé pour les retrouver.
- Je peux essayer de t’en trouver un. Tu sais que tout savoir des choses est mon métier.
Elle souriait, vraiment détendue en venant boire dans le verre de vin de son nouvel amant. N’importe quel homme aurait pu tomber dans le panneau de cette semaine. Tel un caméléon venimeux, elle savait parfaitement se fondre dans n’importe quel décor et s’assurer une survie certaine. Alors, Garrett devait absolument tuer le moteur de toute l’opération. C’est-à-dire elle. Il avait interdit à Alek de le faire lui-même. Cela aurait très bien pu lui valoir l’exclusion du sol américain et le blond le refusait. Andreï qui était plongé dans le coma avait besoin de ses deux enfants. Peu importe que lui aille en prison du moment que toute sa famille s’en sorte.
Il sentit son portable vibrer et il vit le message d’Alek qu’il regarda discrètement. Il s’agit d’une formule composée d’un code secret inventé entre les deux. Il écrivait simplement qu’ils avaient trouvé le service de sécurité travaillant pour Héra et qu’ils attendaient ses ordres.
Revenant à elle, il posait sa main sur sa hanche en embrassant son épaule, son cou, cherchant à la rendre vulnérable ce qui se passait lorsqu’il la touchait. Il sentait bien qu’elle laissait toutes ses barrières tomber. Continuant ses caresses alors qu’elle protestait faussement, en agrippant la chevelure du blond, il vint lui agripper la gorge la serrant légèrement puis de plus en plus fort jusqu’à ce qu’elle étouffe et tente de se débattre :
- Ga.. Ga.. Garrett ! Aaa… Arrête !
- Dis-moi où est ma famille Héra.
- Qu.. Quoi ? Mais.. Garr..
- La ferme. Tu me poursuis depuis toutes ces années et tu t’en ai pris à ma famille un nombre incalculable de fois. Maintenant c’est finis. Et tu sais comment ça va se finir. Tu le sais.
Etrangement, son voile de peur se transformant en un rire étrange et déstabilisant. Garrett n’attendit pas une seconde de plus et lui déboita la nuque d’un coup ferme mais rapide. Son corps sans vie s’écrasait au sol alors qu’il soupirait. Reprenant son portable alors qu’il sortait de la maison qu’il venait de joncher d’essence, il appela directement son beau-frère.
- Je suis là dans deux heures, retrouve-moi à l’aérodrome.
Avant de partir, il mit comme promis les dossiers traitant de sa famille et autres caisses de recherches militaires et de stratégie dans sa voiture avant de mettre le feu. Il n’y avait pas mieux que le feu pour faire disparaître toute trace d’ADN et des nuisibles comme Héra.
Comme promis deux heures plus tard, grâce à son hélicoptère, il se trouvait près du Canada. Alek était venu le chercher et il ne leur restait qu’une heure de voiture. C’est dans un fourgon blindé qu’il s’équipa en compagnie des garçons qui attendaient patiemment. Le bulgare regardait l’oeil concentré du blond et lui demandait :
- Tu l’as tué ?
- Oui. Elle brûle encore avec le reste de sa maison.
- Quel est le plan maintenant ?
Le plan était simple, il s’agissait ni plus ni moins que d’une exfiltration tout en assassinant les sbires de Héra. Alek lui annonçait qu’il n’y en avait que deux ce qui serait un jeu d’enfant mais qu’il y avait aussi quelques civils payés par grosse sommes qui risquaient d’intervenir. Ils n’avaient pas liste officielle aussi ils devaient procéder avec prudence. Finissant de charger son arme, Garrett inspira profondément. L’impression de revivre ce qui c’était passé en Russie le tétanisait. Mais à cette époque, il n’y avait qu’Anya sur qui il devait se concentrer et il avait plus de moyens. Il devait reprendre son masque de froideur et il se répétait inlassablement qu’il était en mission. Il ne devait pas penser aux enfants. Il devait rester concentré.
Une fois arrivé dans la petite ville, il s’étonna qu’elle soit si tranquille. Peut-être que les sbires avaient été mis au courant de la mort de leur patronne. Toujours est-il que Garrett observa avec ses jumelles de loin le motel et vit la bouille de Charlie par le fenêtre serrant contre elle Nana. Son coeur se serra et ses mains tremblaient :
- Ça va aller ? demandait Alek inquiet.
- Oui, j’ai juste vu Charlie. Ne me couvre en aucun cas, tu couvres les enfants en priorité compris ?
- Oui chef.
C’est à deux heures précises qu’ils lancèrent la mission. Anya et les enfants semblaient endormis et c’était tout ce qu’ils attendaient. Ainsi, les sbires seraient moins méfiant. Dans la nuit pesante, ils avancèrent et avec leurs silencieux tirèrent avec précision sur les deux gardes de surveillance ordonné par Héra. Il ne restait que les sbires à trouver et c’était le plus délicat. Garrett avait ordonné aucun quartier. Toute personne debout pouvait être une potentielle cible alors aucun risque.
Ils avançaient avec prudence et alors qu’ils arrivaient près de la porte, un homme passait de l’autre côté de la passerelle. Garrett vit l’arme qu’il tenait et resta en position. Il devait s’assurer qu’il n’allait pas dans la chambre mais il allait bien. Alors, vérifiant qu’il était seul, il le mit en joug et tira alors qu’il ouvrait la porte de la chambre. Juste à temps, il le retint et entra dans la miteuse chambre dans laquelle dormait sa famille. Charlie et Jasmine dormait profondément quand Pasha et Anya ne semblait pas être présente.
Il vit sur le sol un modeste piège surement créé par les enfants et Nana se redresser et le reconnaître. Il lui fit signe de ne faire aucun bruit mais soudain, un tir frôla sa tête alors que la balle s’enfonçait dans la porte. Les filles se redressèrent et hurlèrent de terreur mais Nana vint sur le lit les protéger. Alek avait ordre de s’occuper d’elle quand Spence et Matt devait maîtriser Pasha. Quand à Garrett, il devait trouver Anya. Rapidement, Pasha sortit de la salle de bain armé d’une batte de base-ball. Mais il reconnut rapidement son père son arme à la main :
- Pasha couche-toi ! ordonnait-il en hurlant alors qu’une autre déflagration les visaient.
Juste à temps, le jeune homme réactif rampa près de son père qui le protégeait du mieux qu’il pouvait.
- Où est ta mère ? demandait-il d’une voix puissante.
- Elle est partie avec un client.. Sous le pont je crois..
C’était trop pour Garrett qui sentait ses nerfs près à céder. Les filles avaient suivies Alek sans soucis mais Pasha et lui se trouvaient être la cible parfaite des sbires. Le blond ordonna à son fils de ne pas bouger. Il rampa jusque’à l’entrée et rechargeant son arme visa sur le toit où se trouvait le tireur. En deux coups, il l’eut et le fit tomber. Mais ce n’était pas finis. Un homme lui tomba dessus et tenta de l’étrangler. Garrett, toujours aussi agile réussit aisément à le maîtriser et en se relevant tira deux balles dans sa tête. Pasha se tenait à l’entrée, tremblant de peur.
- Viens, il faut vite y aller.
Sans douceur ni compréhension, le blond récupéra son fils par le bras et le traina hors de la chambre d’hôtel. Sur le chemin ils croisèrent une autre personne que Garrett abattait d’un coup de fusil sans le moindre remord. Les filles étaient au bout de la rue et se jetèrent dans les bras de leur père en pleurant et tremblant :
- C’est finis mes amours. Je suis là. Suivez-moi Alek. Il va vous conduire en sécurité je vous le promet.
- Papa, je ne veux pas te quitter, hurlait Charlie en s’accrochant à lui.
Jasmine tenait son frère dans ses bras en essayant de contrôler ses crises de larmes. Mais rien n’y faisait, les filles étaient traumatisées. Garrett embrassa leur front un à un tout en reprenant son souffle :
- Suivez Alek. Je vais chercher votre mère. C’est bientôt finis, je vous le jure.
Malgré eux, ils suivirent Alek qui les conduisait dans le fourgon blindé qui partait sans Garrett. C’était le plan convenu mais il manquait Anya. Alors, se mettant à courir et se remémorant le plan de la ville , le militaire se rua jusqu’au fameux pont. Dès qu’il croisait quelqu’un, il l’abattait. C’est lorsqu’il arriva vers le pont qu’il se dit qu’il devait faire attention. Il y avait forcément quelqu’un qui surveillerait Anya. Il fit le tour, consciencieusement mais ne trouva rien n’y personne. Il comprit alors que l’agent de surveillance n’était autre que le lien d’Anya.
Il arriva près de la voiture et entendit des râles et des pleurs. Son sang bouillonnait mais il ne devait pas agir impulsivement. Il n’y avait aucun doute sur ce qui se passait dans cette voiture. Avançant avec précaution il attendit un moment avant de finalement ouvrir la portière et tenir en joug le violeur de sa femme :
- Relève-toi. Maintenant.
L’homme en question, il le reconnaissait. Il s’agissait d’un homme de Héra avec qui il avait parcouru la Bulgarie la première fois qu’ils avaient été cherché Anya. Garrett devait prendre sur lui. Un coup d’oeil lui suffit à se rendre compte que c’était bien Anya sous lui et tremblante de peur. Il aurait voulu hurler mais il devait s’assurer qu’il avait bien tuer cet enfoiré. Lui donnant un coup de crosse en plein visage il le laissa trébucher sur le sol. Jetant son arme près de la voiture, il se jeta sur l’agresseur et frappa son visage contre les cailloux frais puisque la rivière glissait paisiblement malgré l’horreur de la scène. Toute sa colère, toute sa frustration, toute sa douleur. Garrett la déchargeait sur cet homme dont il écrasait le visage contre les cailloux jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle.
Les mains en sang, le souffle coupé par l’effort de l’avoir tué de sang-froid, il sentit toutes ses forces le quitter. En se retournant, il vit Anya tentait vainement de cacher son corps. Pudique dans un tel moment, c’était si dérisoire. Vite, il devait la rassurer et oublier toute sa fatigue et son décollement. Venant à elle rapidement, il la prit dans ses bras avant qu’elle ne défaille :
- Les enfants sont en sécurité. Tout va bien, je suis là. Héra ne nous fera plus de mal je te le jure.
Il n’en disait pas plus. Il remettait Anya dans la voiture et repris son arme avant de rejoindre les enfants et Alek au lieu de rendez-vous. Ils n’avaient plus beaucoup de temps avant que la police canadienne débarque. Il n’arrivait pas à parler pour le moment. Il s’était contenté de donner à la brune sa veste et conduisait avec une vitesse contrôlée :
- Ton père va bien, avouait-il à demi-mot se doutant qu’elle était au courant, il est dans un coma profond mais il va bien.
Ce fut la seule chose qu’il put dire puisqu’ils arrivaient près d’un jet. Les enfants étaient tous dedans ainsi que Nana. Les instructions avaient été donné pour qu’ils partent aussitôt que Anya soit arrivée peu importe la mort de Garrett ou non. Rapidement, sans qu’elle s’en aperçoive, il l’avait sédaté pour qu’elle s’endorme. Il était plus facile pour lui de la transporter ainsi. Portant la brune incapable de faire tout mouvement, il grimpa rapidement avec elle dans les bras avant de la déposer sur la banquette du petit salon principal près des enfants avant de retourner voir Alek.
Il était recouvert de sang et il craignait que cette vision effraie les enfants aussi, il avait demandé à son beau-frère de les endormir aussi avec un sédatif. Ce qui fut fait. Donnant les dernières instructions et s’assurant tous étaient rentrés, il entra dans l’avion et décolla.
Le voyage dura toute la nuit et il lui fallut beaucoup de courage et d’énergie pour tenir mais enfin, ils étaient arrivés. Garrett avait emmené toute la famille sur son île au Brésil. Les filles dormaient dans l’ancienne chambre de Jasmine quand Pasha occupait la chambre d’ami. Tous dormaient profondément. Il avait installé Anya dans leur chambre après avoir lavé son corps et lui avoir mis une tenue plus douce et décontractée.
Le sédatif devait durer 48h aussi, il avait en attendant jardiné, rangé, cuisiné. Il avait été cherché du bois pour faire un feu de camp sur la plage lorsque tout le monde serait réveillé ce qui allait bientôt se passer. C’est en revenant de sa quête de bois flotté qu’il découvrit toute la famille debout et confuse sur la terrasse :
- Vous êtes enfin debout, disait-il sur un ton plus doux et léger, j’ai bien cru que j’allais devoir utiliser une corne de brume pour vous réveiller.
Le soleil était brûlant mais une douce brise enveloppait l'île et rendait l'extérieur plus agréable. Le paysage n'avait pas changé, il était toujours aussi luxuriant et paradisiaque. L'eau cristalline brillait et Nana galopait derrière Garrett ravi de voir tout le monde éveillé. Il se dirigea derechef vers Charlie qu'il couvrit de lèches et autres bisous tandis que le blond posait le bois sur le sable chaud. Torse-nu, uniquement vêtu de son maillot de bain il avançait vers toute la famille qui semblait encore sonnée.
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 21:38 Répondre
Abandonné devant la maison qu’il avait construite pour elle, Garrett ne ressentait qu’un florilège de peine et de désespoir. Des larmes qu’il n’avait pas eu depuis des années lui montait et qu’il ne pouvait contrôler. Une maison parfaite pour un Noël gâché, pour un avenir inconnu. Si il avait eu suffisamment de courage il se serait tiré une balle dans la foulée. Mais il fonça directement chez Andreï pour être finalement reçu comme un malfrat de la pire espèce. Lui qui l’avait toujours soutenu le repoussait de la pire des manières.
Abandonné, démuni, seul, il retourna là où il savait qu’on voulait bien de lui. Maggie le reçut contre elle alors qu’il s’écroulait désespéré. Elle ne l’avait vu dans cet état qu’une seule fois et c’était pour la présupposée mort de Jasmine.
La vieille femme n’aurait jamais revoir son protégé, celui qu’elle considérait comme son fils de nouveau dans un état si catatonique. Elle qui ne se mêlait de rien ne pu s’empêcher d’essayer d’appeler Anya et les enfants en vain. Elle aussi ne comprenait pas que la jeune femme les éjecte ainsi de sa vie. C’était trop violent pour que ce soit logique.
Mais les jours et les semaines passèrent et toujours aucune nouvelles d’Anya. Garrett n’avait pas pris le poste à l’Université. A quoi bon s’investir dans un monde qui aurait convaincu à Anya ? Non, il devait se l’ôter définitivement de l’esprit. Disparue avec ses enfants. Leurs enfants qui lui manquait viscéralement. Il avait fait appel à un avocat qui avait en vain commencé des recherches. C’était une situation à le rendre fou. Mais il se concentrait sur son nouveau poste au sein de l’armée.
Désormais, il travaillait sur la base à New-York et s’occupait des groupes stratégiques en aéronautique. Froid, distant, il avait juste laissé Héra se rapprocher de lui. Après tout, il n’avait qu’elle qui faisait preuve d’une certaine forme de stabilité. Et puis se tourner vers la rouquine était une sorte de facilité c’était certain.
Cela faisait un peu plus d’un mois et tous les efforts qu’avait pu faire Garrett lors de son retour du monde des morts avaient totalement disparu. Désormais ne restait qu’un homme froid, insensible. Il était devenu ce monstre robotique qu’il avait toujours craint. Après avoir cherché partout une trace d’Anya et se rendant compte qu’elle ne voulait pas être retrouvée il comprit qu’il devait abandonner. Elle lui avait tout retiré et il la détestait pour ça. En lui retirant toute chance d’avoir une explication ainsi que ses enfants qui étaient montés sciemment dans cette voiture il ne pouvait plus rien. Même eux ne voulaient plus de lui. Que pouvait-il faire ?
Pourtant, il reçut un appel d’Andreï.
Un matin qu’il se levait d’une nuit débridée dans les bras d’Héra avec qui il espérait définitivement oublier Anya il répondit. Une part de lui espérait qu’il aurait des nouvelles de la brune et des enfants. Il se donnèrent rendez-vous et sans en parler à la rouquine se rendit dans l’après-midi au fameux restaurant.
Les débris de verre sur le sol craquaient alors qu’il marchait dessus. Livide, il regardait autour de lui, son arme à la maison cherchant autour que personne ne soit encore sur place. Etait-ce la pègre bulgare ? Soudain, dans un coin, il vit le corps criblé d’Andreï :
- Merde.. Andreï !
Se jetant sur lui, il vint rapidement constater les blessures qui étaient mortelles mais un souffle sommeillait quand même. Appelant de son portable de fonction une aide médicale au plus vite, il comprima la plaie du mieux qu’il pu en lui parlant :
- Interdiction de partir tu m’entends ? Anya ne te le pardonnera pas et encore moins Alek. On tient le coup, allez !
Heureusement, grâce à ses contacts, le bulgare fut rapidement envoyé aux soins intensifs mais Garrett refusa de les suivre. Il devait retrouver Tamara. La police était sur les lieux mais il continuait à faire son tour. C’est dans la chambre froide, frigorifiée qu’il la vit. Rapidement, il rangea son arme et vint à elle. Il lui parla en bulgare en la serrant contre lui avant de l’enrouler dans sa veste para-militaire :
- Ne t’en fais pas. Andreï est partit en soin. Dis-moi tout ce que tu as vu. Tu es en sécurité ici ne t’en fais pas.
La blonde tremblait de peur et de froid. Incapable de parler elle se contentait de pleurer et d’appeler Andreï dans sa langue natale. La soulevant, il vint donc la poser dans sa voiture en lui promettant qu’elle et son époux étaient en sécurité. Tandis qu’il laissait la police faire son travail, il appela Alek qui a son grand étonnement répondit :
- Quoi Hedlund ? T’as pas bientôt finis de me faire chier ?
- Alek pas le temps de t’expliquer. Ton père est en soin intensif on a essayé de l’assassiner. Je suis avec Tamara qui est en plein choc je l’emmène chez Maggie. Je crois que ça a un lien avec Anya car ton père m’avait demandé de venir. Il y a quelque chose qui cloche.
- Quoi ? Mais ?? Mais comment il va ? Putain de merde. Je te retrouve à la base !
- D’accord, rendez-vous dans trente-minutes.
Comme convenu, ponctuel qu’il est, il retrouva Alek qui entrait fou de rage et d’inquiétude pour son père. Garrett avait réunis Matt et Spencer deux de ses amis qui travaillaient pour le gouvernement mais qui étaient des hackers très doué. Il demandait aux deux de retracer les appels et les lieux où pourraient être Anya et les enfants et pendant qu’ils cherchaient il expliquait la situation à son beau-frère :
- Ton père aurait contacté la pègre bulgare ces derniers temps ?
- Bien sur pour retrouver Anya mais ils sont en très bon terme je ne vois pas pourquoi ils s’attaqueraient à lui. Tu le connais, il n’agit plus aussi bêtement qu’avant.
- Je sens que tout est lié.
- Astor ?
- Impossible, tu l’as bien vu mourir sous mes mains.
- Qu’est ce qui ferait le plus peur à Anya alors ?
C’est que Garrett n’en n’avait aucune idée. Au même moment, Héra entrait dans le bureau du blond et venait le saluer en embrassant ses lèvres devant le reste de l’équipe surprise. Elle inspectait autour d’elle sans vraiment comprendre ce qui se passait vraisemblablement :
- Que se passe-t-il ici ? Pourquoi Spence et Matt sont ici ?
- On a tenté d’assassiner Andreï et je pense que tout est lié à Anya. Je dois impérativement la retrouver pour comprendre ce qui se passe. Ça ne peut pas être Astor, c’est impossible et toute la branche a été démantelée.
- Mais enfin Garrett. Peut-être qu’il n’y a rien à comprendre et qu’elle agit simplement comme une femme incapable de reconnaître ta vraie valeur. Elle a osé kidnapper tes enfants enfin !
- Faites attention à ce que vous dites colonnelle..
Garrett eu juste le temps de retenir un Alek en furie surtout lorsqu’on attaquait Anya. Mais le blond ne voulait pas croire à cette fameuse théorie que lui lançait son amante. C’était impossible qu’une telle chose se produise. Jamais Anya ne lui aurait retiré les enfants, surtout qu’ils étaient partis tous les trois de leur plein grès :
- Non, c’est impossible. Je la connais, jamais elle ne ferait ça sciemment. On a du la menacer.. Mais qui et pourquoi ?
- Il faut que tu arrêtes de croire que ton ex-femme est encore amoureuse de toi Garrett. Tu n’es pas Orbeli et elle n’est pas ton oeuvre d’art. Maintenant tourne la page et occupe-toi plutôt des gangs slaves qui sévissent encore en Europe. On a besoin de tes talents là-bas. C’est un ordre soldat.
Soudain, le blond eut un flash. Il se souvenait de cette histoire d’Orbeli. Il en avait parlé à Anya pendant leur lune de miel et déjà à ce moment là il avait sentit qu’ils étaient épiés mais il était persuadé que c’était la mafia russe. Comment Héra pouvait-elle connaître cette référence ? Comment pouvait-elle savoir une telle chose alors qu’il n’avait pas encore été recruté par les forces spéciales ? Cela voulait dire qu’il avait déjà été pisté, surveillé. Et si tout cela faisait partit d’un plan. Alek vit l’oeil sombre de son ami et il comprit que quelque chose se tramait. La rousse quitta la pièce sans un mot de plus persuadé d’avoir mouché le blond, mais c’était l’inverse. Elle venait de dévoiler un petit indice qui allait finalement tout chambouler puisque résonnait dans son esprit :
« Souviens-toi d’Orbeli. Le conservateur du musée de l’Ermitage à St Petersbourg avait retiré en toute hâte toutes les oeuvres du musée pour les protéger du fléau de la guerre. Il a du les cacher le plus loin possible des hommes pour s’assurer qu’ils seraient en sécurité. »
C’était donc ça. Héra avait menacé Anya, mais comment ? Pourquoi ? Il devait le découvrir mais s’assurer qu’il ne serait pas suivi et mis sur écoute. Faisant signe à Alek comme ils faisaient en prison, ils parlèrent en langage des signes et se donnèrent rendez-vous à l’extérieur le loin possible de toute civilisation sans risquer de se faire écouter :
- Héra ? Mais pourquoi ?
- Parce qu’elle n’est pas vraiment Héra en vérité.. Elle fait partie de mon passé et je crois qu’encore une fois il fait surface.
Alek n’en pouvait plus de toutes ces histoires. Ce qui lu importait c’était de retrouver sa soeur et de sauver son père. Aussi, Garrett avait une idée :
- Tu vas partir avec un escadron que j’aurais choisi. Vous serez en mission non-officielle donc si ça tourne mal, tant pis pour vous. En attendant, je m’occuperais de Héra. Tu pars demain soir, pas de temps à perdre.
- Marché conclu.
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 15:38 Répondre
Il aurait préféré garder près de lui Anya mais il devait surtout s’assurer de l’état d’Alek. Il fallait dire qu’il l’avait bel et bien amoché. Son nez ne cessait de pisser du sang et malgré le rouleau de sopalin qu’il vidait, rien ne semblait faire taire le saignement. Mais ses mots le blessèrent encore plus. Ainsi, c’était la fin de leur amitié. Le bulgare ne voulait plus qu’il approche sa soeur mais c’était mission impossible.
Garrett voulait en parler avec Anya mais il lui avait dit d’aller en cours. Est-ce qu’elle était déjà arrivée ? Impossible, cela faisait à peine quinze minutes qu’elle était partie. Sans plus hésiter, il essaya donc de l’appeler. Cela répondit mais un grésillement particulier l’empêchait d’entendre ce qu’elle disait :
- Anya ? Anya..? Je ne t’entends pas. Anya ?
Rien. La communication était coupée. La tempête et le métro ne devait certainement pas aider à ce que la transmission se passe au mieux. Refroidis, il soupira en rangeant un peu le désordre qu’ils avaient mis et vint se remettre à préparer son entretient pour le lendemain.
C’était le début d’après-midi quand la maîtresse de Charlie appela le père de famille. Occupé à écrire, il ne vit pas de suite l’appel mais la rappela une petite heure plus tard :
- Oui, Miss Mapple ? Ici Garrett Hedlund.
- Oh ! Monsieur Hedlund. Est-ce que Charlotte est avec vous ?
- Non, pourquoi le serait-elle ?
Le blond se tendait en reposant son stylo sur le coin de son carnet en écoutant alors l’institutrice évoquer Anya venant chercher leur enfant et récupérer le dossier scolaire :
- Vous êtes au courant de ce changement d’école soudain ?
- Je.. Euh.. Non.. Je vous rappelle Miss Mapple.
- Attendez pouvez-vous..
Il raccrocha sans perdre un instant et rappela Anya. Mais il tombait encore une fois sur la messagerie. Jasmine aussi ainsi que Pasha. Sans perdre un instant, il prit la route jusqu’à Monroe. Un horrible pressentiment le prenait au ventre et il craignait de découvrir le départ d’Anya. Mais il n’y avait rien ni personne dans sa maison. Alors il fonça à celle de campagne et il les trouva tous. Charlie était la voiture la tête baissé triste à tenir Nana contre elle.
Garrett sortait de la voiture livide. Sans arrêter le moteur il sortit donc de la voiture et vit Anya sortir de la maison avec une valise dans la main :
- Mais enfin qu’est ce qui se passe Anya ? Qu’est ce que c’est que cette histoire avec Charlie et son école ?
Mais la brune l’ignorait totalement en lui passant devant comme si il était un fantôme. Pasha et Jasmine se tendirent en voyant leur père et baissèrent à leur tour leur tête en posant les dernières valises dans le coffre de la voiture qu’Anya fermait. Il croyait devenir fou en les voyant faire. Agrippant fermement le poignet de la brune, il le regardait hagard les yeux humide :
- Putain de merde Anya qu’est-ce qui se passe ?! Tu m’en veux pour Alek ? J’irais m’excuser je te le promet ! Je.. Je.. Non ne pars pas. Ne fais pas ça. On va arranger les choses je te le jure. J’ai quitté l’armée tu sais. C’est vous maintenant, que vous. Mais ne fais pas ça, ne pars pas. Anya mon amour s’il te plait. Tu ne peux pas faire ça. Pas.. Pas après cette nuit..
Il versait une larme de désespoir en voyant qu’elle était distante, glaciale et lointaine. Elle était loin la Anya doucereuse et sensuelle de la veille et de ce matin. Garrett ne comprenait plus rien. Il était perdu et complètement brisé. Au loin, il entendait Charlie pleurer et il aurait aimé aller la consoler mais Pasha fermait la porte derrière lui sans un mot ou un regard pour son père :
- Je.. Je n’ai aucune raison de vivre sans vous Anya. Je ne vais pas pouvoir continuer si tu fais ça. Je t’en supplie, regarde-moi. Parle-moi. Je ferais tout ce que tu voudras. J’arrêterais de prendre toute la couette la nuit, de manger tous tes gâteaux en cachette oui parce que c’était moi, de te faire l’amour si tu n’en a plus du tout envie, nous resterons amis si c’est ce que tu veux, je ne te poursuivrais plus, j’enlèverais toutes les armes de la maison on ne parlera plus de l’armée, plus jamais s’il te plaît.. Explique-moi..
immarcescible, Posté le lundi 29 novembre 2021 09:14 Répondre
L’envie et le désir n’avaient jamais quitté Garrett. Avoir son Anya sur lui l’embrassant langoureusement, sensuellement, sauvagement avait de quoi le rendre fou de joie. Et c’était le cas. Ses mains n’auraient jamais assez de temps pour caresser son corps, ses lèvres ne seraient jamais rassasiées des siennes et encore moins du goût de sa peau. La brune se déhanchait, ayant visiblement retrouvé son ardeur sensuelle qu’elle croyait avoir perdu.
Il en venait même à se demander si elle n’avait pas mentit juste pour le faire réagir. Mais ses pensées étaient toutes autres puisque ses lèvres venaient s’occuper exclusivement de ses seins pendant que ses mains claquaient délicatement ses fesses cambrées.
Le fait qu’elle lui rapporte ce souvenir et ce fantasme le fit sourire en coin. C’est à ce moment précis qu’il se rendit compte que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas souris ou même ris, et qu’il n’y avait qu’en sa présence qu’il y arrivait le mieux. Alors qu’elle continuait de l’allumer à la perfection, il ne put s’empêcher de passer ses doigts sur son sexe trempé avant de les remonter à ses lèvres pour la goûter :
- Tu as si bon goût.. je vais passer ma journée à te dévorer Anya donc ce fantasme de domination attendra.
Il ne croyait pas si bien dire. Renversant la brune sur le canapé, il vint rapidement enfouir son visage entre ses cuisses pour la dévorer comme il l’avait promis. Maintenant fermement ses hanches entre ses mains, il l’observait onduler son bassin sous sa bouche quémandeuse et une langue impétueuse. Il ne s’arrêtait pas, ne lui donnait aucun moment de répit alors que ses maman remontaient à ses seins qu’il pressait plus fermement. Toujours le désir de laisser sa marque sur son corps, dans ses souvenirs.
Soudain, alors qu’il allait donner l’assaut final de ses caresses il vit la porte d’entrée s’ouvrir laissant apparaître un Alek complètement sidéré. Il poussa un cri de consternation à voir son ami la visage entre les cuisses de sa s½ur. Et il y avait de quoi. Les vêtements éparses, leurs corps nus. Il se cachait les yeux pour se retirer cette vision d’horreur en insultant Garrett et lui ordonnant de lâcher sa s½ur :
- Enfoire de merde Hedlund ! T’avais promis de plus toucher ma s½ur ! J’vais te casser la gueule une fois que tu auras mis un caleçon crois-moi ! Et toi Anya rhabille toi correctement bordel de merde !
Rapidement, Garrett se rhabilla. Il couvrit Anya d’un plaid et resta derrière elle en mettant’son pantalon pour couvrir le gros de son intimité :
- Eh ! T’es chez moi j’te rappel alors détends-toi.
- Me détendre alors que tu bouffes la.. la.. merde ! Je t’interdis de toucher à elle de nouveau tu m’entends ?
- Arrête de dire des conneries. Anya est assez grande pour savoir ce qu’elle fait Alek et on a pas besoin de toi pour se dire les choses.
Le bulgare vit son ami rhabillé. Il put enfin le pousser fermement encore en colère de son comportement mais Garrett ne bougeait pas. Il ne lui faisait pas peur. Se trouvant face à un mur, Alek regarda Anya qui finissait de se rhabiller et la gronda comme une enfant :
- Tu as cours non ? A peine il te fais les yeux doux et que tu sèches juste pour qu’il te baise !? Mais putain t’as quoi dans la tête ? T’as déjà oublié toutes les saloperies qu’il t’as fait ?
- Alex stop, tentait de calmer un Garrett au bord de la crise de nerf, arrête ça de suite.
- Non ! Ma s½ur va encore foutre sa vie en l’air a cause de toi alors je le refuse ! Va tringler une autre petasse dans un bar comme tu sais si bien le faire mais fous la paix à Anya c’est un ordre. Sale vicelard pedophile va !
C’était de trop pour le blond qui sans pouvoir se retenir mis un coup au visage de son ami. Ce dernier ne s’y attendant pas se retrouva renversé sur le canapé. Garrett n’avait aucun remord à ce moment là mais sentit qu’il avait perdu le contrôle et c’était mauvais, très mauvais. Secouant sa main car elle le coup avait été puissant, il constata que Alek saignait du nez. Jetant un coup d’½il sur Anya, il la regarda malgré tout désolé :
- Je crois que tu devrais y aller. Alek a raison. Tu as cours.. Je t’appellerais une fois que je l’aurais soigné.
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 21:01 Répondre
Une nuit passée dans les bras d’Anya, il n’y avait rien de mieux. Un sommeil de plomb, sans cauchemars ni insomnie. Voilà pourquoi il se leva aussi tard à la suite de la brune. Les sous-entendus des enfants le fit légèrement sourire, car il ne savait pas vraiment à quoi s’en tenir sur sa relation avec leur mère. Etaient-ils de nouveau ensemble ? Est-ce qu’ils formaient de nouveau un couple soudés ? Ou est-ce que ce n’était qu’un coup d’un soir pour la rassurer ?
Mille questions auxquelles il n’avait aucune réponse encore. Mais sortant de sa torpeur suite à la question de la jeune femme, il secoua la tête :
- Je vais vous ramener à New-York. Si on reste ici on risque de se laisser entourer par la neige et ne plus pouvoir ressortir.
Ce qui était un fait nettement avéré car la neige ne cessait de tomber. Alors, les enfants montèrent faire leurs valises pendant que les adultes restaient tous les deux ensemble. Garrett en profita pour se rapprocher d’Anya qui finissait son café :
- Je dois finir un chapitre que je dois envoyer à mon éditeur. Et puis.. Je dois préparer mon entretien de demain. Je ne voudrais pas risquer de perdre cette opportunité d’enseigner de nouveau.. Surtout auprès de toi..
Finissait-il par avouer. Avec douceur, ses doigts rencontraient ceux d’Anya mais il fut rapidement coupé dans son élan par le retour de Charlie et de Nana qui étaient déjà prêt à partir :
- Papa ! Je suis prête on peut y aller. Mais je veux voir Maggie. Elle a promit de me donner la recette des sablés de Noël.
- Et moi je vais boire un starbuck avec des copines.
En somme, Garrett ramenait les enfants à New York pour qu’ils ressortent voir leurs amis ce qui le vexait un peu. Néanmoins, il se tourna légèrement vers Anya et profita de l’inattention des enfants pour murmurer à son encontre :
- Suis-moi jusque chez moi. J’ai envie de te prouver à quel point ton corps a encore envie de sexe. Je suis persuadé que je vais réussir à faire tremper ta culotte si tu me laisses faire.
- Papa vite ! Je ne veux pas manquer le dernier métro.
- Voilà, voilà, j’arrive.
Il offrait un sourire en coin à la brune qu’il voyait hésiter mais pas si longtemps que cela puisqu’ils finirent tous dans la voiture après avoir bien fermé la maison. Le voyage pour le centre ville fut laborieux mais Garrett contrôlait la situation. Après avoir déposé tout le monde aux endroit stratégique, il ne restait plus qu’eux deux dans la voiture.
En arrivant à la maison qu’ils occupaient des années de cela, il se jeta littéralement sur elle en embrassant son cou et sa nuque alors qu’il plaquait son buste contre le dos de la jeune femme. Ses mains pressaient ses seins arrondis dans ce haut trop moulant qui l’avait excité tout le trajet tout en pressant son bassin et son membre durcit entre ses fesses :
- Tu sais.. Je pense qu’on ne devrait pas parler de nous.. Enfin.. oui, de nous aux enfants.. Laissons faire les choses qu’en penses-tu ? Bon sang.. Ce que j’ai envie de toi..
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 18:46 Répondre
La divine et si imprévisible Anya était entrain d’éclore telle une fleur au printemps. Si belle lorsqu’elle se perdait dans ce dédale de plaisir intense, si singulière en citant Nabokov et sa Lolita. Garrett ne pouvait que fondre lorsque la jeune femme se donnait avec tant d’ardeur jusqu’au point de jouissance ultime. Allongés l’un contre l’autre sur le fameux tapis, il ne pu s’empêcher de caresser sa nuque et d’embrasser son front. Il avait envie de parler, de lui murmurer toutes les choses si tendre qu’il n’avait pas pu dire durant tous ces mois mais la venue de Charlie les prit par surprise.
Rapidement, ils durent se rhabiller ce qui mit totalement fin à l’élan de plaisir si spontané qu’ils avaient eu. Totalement refroidis, il craignait la réaction d’Anya et il avait raison surtout lorsqu’il la vit devenir si rouge et lui tourner le dos. Regrettait-elle ? Il ne pouvait pas le savoir car Charlie semblait vraiment vouloir son verre d’eau puisqu’elle attendait les bras croisés en haut des escaliers :
- On arrive Petit Pois. Va dans ton lit.
- Mais je veux pas voir vos fesses moi.
- Ne t’en fais pas on portera nos habits. Allez, file !
La remarque de la petite fille le fit rire alors qu’il reboutonnait son jean avant de se baisser pour mettre son t-shirt. Une fois totalement vêtu, il se dirigea vers la cuisine pour remplir le fameux verre d’eau avant de revenir au salon.
- Je vais lui apporter. Je.. Je reviens..
Ce qu’il fit. Il monta et trouva une Charlie qui dessinait dans son carnet de dessins. Levant un oeil lorsque son père entra elle fit une petite moue un peu agacée comme si elle aurait préféré que ce soit sa mère. Garrett s’asseyait sur le bord du lit en venant recoiffer ses cheveux long après avoir posé le verre sur la table de chevet de l’enfant :
- Vous faisiez des câlins de grands ?
- Mh.. Oui. Je t’ai promis de ne jamais te mentir donc oui. Ta maman et moi faisions des câlins de grands.
- Mais je crois qu’il n’y avait que les gens mariés qui pouvaient le faire.
- Disons que parfois, quand on est vraiment amoureux on ne peux s’en empêcher.
- Donc tu es toujours amoureux de maman ?!
La petite se redressait dans son lit tellement heureuse qu’elle renversa un peu d’eau sur le sol. Garrett rattrapa le verre avant de le reposer et souriait doucement à Charlie qu’il recouchait dans son lit :
- Toute ma vie j’aimerais ta mère Petit Pois. Elle est l’amour de ma vie.. Mais.. Mais disons que c’est compliqué entre nous. Et que.. Et qu’on doit apprendre à se connaître avant d’éventuellement recommencer quoi que ce soit.
- Pasha a raison. Vous êtes pas simple.
- Peut-être mais rien n’est simple dans la vie ma chérie.
Après avoir bordé la petite, il vérifia que les grand dormaient bien ce qui était le cas. Descendant tranquillement les escaliers, il trouva Anya assise sur le canapé a attendre vraisemblablement son retour. Les mains dans les poches, il se postait face à elle en souriant légèrement. Il se sentait un peu gêné suite à la scène qui venait de se passer et il se doutait bien qu’ils devaient en parler. Alors, il s’asseyant près d’elle sur le canapé en regardant devant lui :
- Je suis désolé.. Je n’aurais pas du te sauter dessus de la sorte. Ça m’a fait mal quand tu as cru que tu avais un soucis. Parce que tu en as aucun Anya. C’est juste qu’il faut que tu te fasses confiance voilà tout. Par contre, je veux que tu me donnes l’adresse de ce connard qui ne t’as pas rendu ta robe. Je veux m’occuper de lui personnellement en le foutant à poil dans sa rue. On verra si il recommencera une telle chose.
Il espérait voir le sourire de la brune s’afficher mais il ne voyait pas à cause de l’obscurité de la pièce. Alors, il se contenta de prendre sa main dans la sienne comme pour essayer de la réveiller un peu de sa torpeur :
- Je ne veux pas que cela complique encore plus notre relation. Je suis tellement heureux de t’avoir retrouvé que je ne veux rien gaché. J’espère qu’il n’est pas trop tard..
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 14:33 Répondre
Elle ne le repoussait pas. Le souvenir encore si vivace de leur première fois refaisait surface et il la sentait perdue malgré quelle lui rende ses baisers. Le jeu des caresses et des baisers semblaient la calmer et révéler chez elle un désir qu’elle avait dissimulé pendant des mois. Que lui aussi avait dissimulé pendant des mois. Ces actes si mécanique n’avaient pas réussis à faire taire le désir qu’il ressentait pour la jeune femme puisqu’il n’y avait qu’elle et ce depuis ce fameux soir au manoir.
La tension érotique qui sommeillait entre eux était toujours aussi intense, sensuelle et particulière. Le blond ne pouvait s’empêcher de la caresser, de la baiser avec douceur et patience comme pour réveiller en elle la jeune femme déterminée qu’elle savait être. Lorsqu’enfin elle lui prononça les fameux mots qu’il n’aurait jamais cru réentendre, il ne pu se retenir. Il souleva la brune pour l’installer à même le tapis du salon. Tous les deux enlacés devant la cheminée, il s’allongeait sur elle en la couvrant de son corps.
Sa main venait soulever sa cuisse et alors, lentement, tendrement se perdit en elle. Des flashs d’elle plus jeune et de cette fameuse nuit lui revenait en tête et son corps s’emballait. Mordant sa lèvre, il cherchait à étouffer ses gémissements de plaisir alors que leurs corps se retrouvaient dans un mouvement de vas et viens langoureux et tendrement :
- Anya, murmurait-il dans un souffle contre ses lèvres, j’ai besoin de sentir tes mains.. Touche-moi..
Si Anya semblait être plus détendue, Garrett lui se sentait nerveux. Il craignait qu’elle regrettait pire, quelle ne retrouve pas cette forme de plaisir si particulier qui les liaient toujours autrefois. Son front posé contre le sien, ses lèvres cherchant les siennes, il vint agripper sa chevelure qu’il caressait alors que son bassin bougeait en rythme avec le sien :
- Mon amour.. Ma fée.. Ma sorcière.. Anya.. Bon sang..
En intensifiant lentement ses mouvements, il vint tout simplement tirer sur sa chevelure en arrière pour mieux cambrer la jeune femme et embrasser son cou. Il le mordillait délicatement alors qu’il sentait les jambes de la brune l’emprisonner. C’était plus torride que jamais, cette Anya langoureuse qui se perdait sur ce tapis familial du salon. Rien n’avait plus d’importance au fur et à mesure que Garrett se perdait en elle. Pourtant, lorsqu’il sentit le plaisir poindre le bout de son nez il se stoppa.
Se retirant, il vint embrasser son corps tremblant jusqu’à descendre entre ses cuisses. Sa langue fit le contour sensuel de son sexe qu’il embrassait et dévorait avec plaisir. Ce qu’elle était belle à s’offrir de la sorte. Jouant avec elle un moment, il stoppa une nouvelle fois la machine lorsqu’il la sentit se tendre. Alors, il vint tout simplement s’asseoir en lotus et la repris sur lui de sorte qu’elle soit à califourchon. Une fois qu’il la pénétra de nouveau, il posa ses mains sur ses fesses et là, la laissa conduire elle-même tandis qu’il mordillait la pointe tendue de son sein :
- Tu sais comment faire mon amour.. Anya.. Vas-y.. Tu es si parfaite.. Si belle.. Ma lumière.. Mon souffle..
immarcescible, Posté le dimanche 28 novembre 2021 09:31 Répondre
Ce qu’avouait l’ex-épouse de Garrett aurait du le choquer, le rassurer ou même le désarçonné. Mais il n’en n’était rien en vérité. Il avait surtout mal pour la jeune femme qui s’était construit un rempart tel qu’elle ne se laissait plus le droit aux caresses et à la possibilité d’aimer. Est-ce qu’elle ressentirait la même chose si c’était avec lui. Il ne pu s’empêcher de sourire, amusé, lorsqu’elle se compara aux vieux qui bandent mou. L’image était quand même comique si on y pensait bien. Mais lorsqu’elle évoqua sa honte, il redevint sérieux jusqu’à sa fameuse question qui acheva la brune.
Garrett mordait sa lèvre inférieure. Il devait chercher quelque chose à dire, à faire qui puisse redonner confiance en la jeune femme. Finissant son whisky cul sec qui lui avait échauffé un peu les esprits, il se leva en retirant le plaid qui couvrait Anya.
Debout, face à elle, il vint retirer son pull et son t-shirt en même temps, le laissant ainsi torse-nu devant elle. Voyant qu’elle se tendait, ne comprenant pas ce qu’il faisait, il vint s’approcher d’elle en s’agenouillant entre ses cuisses. D’une main ferme, il la plaqua contre lui de sorte que son nez caresse le sien. Délicatement, ses lèvres frôlaient les siennes alors que les mains du blond s’infiltraient sous le haut de la jeune femme pour caresser sa peau frissonnante. Bon sang ce qu’il la désirait :
- Tu es loin d’être vieille Anya.. Ton corps est toujours aussi beau, aussi excitant voire même de plus en plus je trouve.
C’était une manière comme une autre de vouloir l’aider à gagner en confiance même si la finalité était de se rapprocher encore plus d’elle. Il venait enlacer ses hanches des jambes de la jeune femme alors que ses mains avaient déboutonner la chemise qu’elle portait. Se trouvant elle aussi le buste nu devant lui, il ne pu s’empêcher de goûter à sa peau si fraichement lavée.
Ses lèvres glissaient sensuellement, tendrement de son cou jusqu’à sa poitrine. Il murmurait entre chaque baisers le prénom de la jeune femme alors que sa langue arrivait rapidement à enserrer la pointe durcie de son téton. Ses mains caressaient son dos, et le haut de ses fesses en plaquant son bassin contre le sien. Ce qu’elle lui avait manqué gémissait-il le téton durcit entre ses dents.
Se redressant un instant, il vint lui offrir un baiser langoureux, passionné alors que ses mains la resserrait une fois de plus contre lui :
- Anya.. J’ai envie de toi, uniquement de toi, murmurait-il en ouvrant les yeux pour mieux la contempler.
Il était dans l’attente, espérant qu’elle aussi le désirait et que son blocage n’était finalement que cela. Le fait qu’elle ne désirait que lui, et aussi égoïste soit-il, Garrett aimait cette idée. Avec douceur, ses mains continuèrent de caresser le dos nu de la jeune femme alors que ses lèvres hésitaient encore à l’embrasser. Il voulait son accord alors qu’ils étaient blottis à moitié nus, l’un contre l’autre.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 22:07 Répondre
Anya, Anya, Anya. Sa question le surprenait. Ecarquillant des yeux, il l'observait sans comprendre. Non, elle la gênait. Parler de toutes ces femmes en présence de son amour de toujours le mettait mal à l’aise. Non pas que ce soit de la culpabilité mais disons que son esprit aurait préféré autre chose comme question ou comme dénouement à ce qu’il venait de confier. Mais voilà que la brune évoquait les relations variées qu’il avait pu avoir avec toutes ces femmes depuis quelques semaines. Ô Anya, se murmurait-il en soupirant lentement. Ils s’étaient jurés une honnêteté sans faille, alors il répondit le plus simplement du monde :
- Je.. Oui, forcément j’ai pris du plaisir mais pas comme tu l’entends pour toi. J’ai pris du plaisir parce que j’étais saoul. Parce que je me croyais au dessus de tout et plus malin que les autres. C’était un plaisir mécanique. Rien à voir quand lorsque je te fais l’amour Anya. Faisais, pardon..
Se redressant sur le canapé il vint s’asseoir en tailleur tout en gardant cette distance avec la brune. Il voulait pas lui imposer un quelconque toucher de peur de la voir déguerpir sur le champ. Mais il continua à lui expliquer surtout en voyant sa mine incompréhensible :
- Anya.. Quand nous faisons l’amour ce n’est pas un besoin physique que je satisfait. Non, bien sur que non. Il s’agit de mon âme et de tous les sentiments que j’éprouve pour toi qui surgissent. Toutes les autres disons que.. ce n’est juste qu’un palliatif. Une sorte de besoin ridicule et non nécessaire pour tronquer mon ennui et assouvir un désir que je sais qui ne pourra être satisfait. C’est un besoin primaire et complètement dénué de sens.
A voir le visage de la jeune femme, il sut qu’il devait lui apporter plus d’éclaircissement et il s’attela après avoir bu une gorgée de whisky. C’était troublant d’évoquer la sensation qu’il éprouvait lorsqu’il désirait et qu’il faisait l’amour à Anya mais sans doute comprendrait-elle mieux si il était plus précis :
- Quand je te touche, j’ai mon corps qui est en transe. Je serais capable de perdre la tête tellement tu renverses toutes mes croyances. C’est un tout. Tes lèvres, tes gémissements, tes regards, tes doigts qui s’agrippent à moi, ton corps se plaquant au mien. Anya, j’en ai des frissons rien que d’y penser. Jamais je ne me lasserais de cette sensation et je sais que toi non plus.. J’ai vu ton regard tout à l’heure lorsque j’ai retiré la mousse de ta lèvre. Ne crains rien, je ne te toucherais plus. Je l’ai promis. Mais c’est indéniable ce qu’il existe entre nous et ça depuis toujours. Tu ne peux pas le nier. Maintenant, toutes ces autres femmes n’ont été qu’un moyen minable pour essayer de t’oublier et de faire passer mon ennui. Même si oui, un plan à trois, je ne vais pas le nier, restait très excitant.
Il relevait son regard bleuté sur la jeune femme et il la trouva si belle qu’il eut envie de se jeter sur elle. Peut-être qu’elle l’aurait repoussé et ça aurait été tant mieux mais il ne voulut pas essayer. Il préférait penser qu’elle ne voulait pas et c’était peut-être mieux pour eux finalement. Ils étaient amis pour les enfants. Il valait mieux le rester. Restant à sa place, il se contenta de baisser les yeux pour regarder sa boisson :
- Pourquoi est-ce que tu me poses cette question ? Pourquoi est-ce que c’est si important pour toi de savoir ?
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 19:37 Répondre
Anya le fuyait, c’était clair. Mais il ne savait pas pourquoi ce qui l’ennuyait. Alors qu’ils avaient retrouvé un peu de douceur à se côtoyer ces dernières heures il voyait qu’elle n’arrivait pas à rester à coter de lui ce qui le frustrait. Mais il acceptait. Il devait prendre son mal en patience et ne pas insister.
Profitant qu’elle soit sous la douche, il vint aider Charlie pour ses devoirs tout en cherchant une voiture à acheter pour Jasmine. Lorsqu’il eut trouvé la perle rare, il l’envoya en photo à Anya.
Puis, vint le moment de dîner. Les enfants venaient se mettre à table mais il voyait bien que la brune tardait un peu. Alors, n’y voyant rien de mal. Il entra dans la salle de bain du bas et vint se poster devant le rideau qui la couvrait :
- Anya.. Le diner est prêt et les enfants sont déjà attablés, tu en as pour longtemps ?
Il la laissa ensuite en paix même si l’ombre du corps nu de son ex-femme dans le rideau attisant un désir qu’il devait obligatoirement dissimuler dorénavant. Se retrouvant à table avec les enfants, il attendit la venue de la brune qui ne tarda pas. Chacun se servit à son tour, et alors que Charlie demandait à son père de souffler sur ses pâtes elle demanda :
- Tu veux quoi au Père Noël papa ? Toi aussi tu as le droit d’avoir un cadeau tu sais.
- Je sais mon Petit Pois. Ecoute, je ne sais pas trop.. Je vais faire une liste et je te la donnerais pour que tu l’envoies au Père Noël d’accord ?
Cette idée semblait plaire à la petite fille alors que le père de famille se retenait de dire qu’il voulait simplement retrouver sa famille et effacer ces cinq années de folie. Il mangeait avec un appétit toujours gargantuesque. Toutes ces années de guerre l’avait comme affamé pour l’éternité, aussi, il ne pu s’empêcher de finir le plat de pâtes préparé par Anya sous le regard amusé des enfants :
- Tu ne sais pas te faire à manger papa ? On dirait que tu n’as pas mangé depuis des semaines, remarquait Jasmine amusée.
- Tu devrais venir dîner de temps en temps à la maison. La cuisine de maman doit certainement te manquer.
Les deux grands souriaient, malin, entre eux ce qui fit rire Garrett. Il posait un regard interrogateur sur la brune avant de secouer la tête :
- Chercher un sapin dans les bois ça affame. D’ailleurs, reste-t-il des gaufres ou est-ce que je dois en faire ?
Finalement, ils refirent des gaufres à quatre pendant qu’Anya se reposait un peu. C’était un ordre de Garrett et des enfants. A croire qu’il n’y avait eu aucun divorce, aucune guerre entre les deux et qu’ils vivaient une soirée simple mais douce en famille. Il aimait cette sensation et il s’y accrochait comme s’il s’agissait d’un rêve de Noël qu’il ne pouvait s’empêcher de ressasser. Après avoir regardé un film tous ensemble, comme c’était la tradition, les adultes allèrent coucher Charlie suivi de près par Jasmine et Pasha.
Une fois tout le monde dans sa chambre et au lit, il ne restait que les adultes qui descendaient se poser devant la télévision. Garrett avait servis deux bon whisky pour Anya et lui. Il restait près d’elle mais à une distance raisonnable. La maison était tranquille, le feu de cheminée agréablement réconfortant crépitait alors que le vent faisait tambouriner contre les hautes fenêtres les branches des arbres. Sous le plaid chaud, Garrett trinquait avec la brune avant d’avouer :
- Je peux te confier ma liste de Noël ? Je crains que Charlie ne comprenne pas trop mais.. mais ce que j’aimerais pour Noël c’est ça.. Cette soirée.. Pour toutes les autres soirées de mon existence, murmurait-il tendrement, à la différence que je te tiendrais dans mes bras. Que je te ferais l’amour devant la cheminée et que je ne te quitterais plus jamais.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 14:23 Répondre
La révélation d’Anya concernant son statut d’étudiante l’avait surpris. Il craignait qu’elle croit qu’il la stalk alors que ce n’était qu’un pur hasard. Surpris, il comprit qu’elle ne le voyait pas de la sorte, surtout avec ce petit sourire. Ainsi, elle ne semblait pas lui en vouloir ce qui le rassurait. Et puis, de toute manière, il n’avait pas encore accepté. De retour enfin à la maison, ils purent se réchauffer en buvant un chocolat chaud et pour Garrett, en se goinfrant de gaufres.
La vision de la brune et de cette moustache donna à Garrett l’envie de se pencher pour la lécher. Mais c’est un désir qui resterait uniquement un fantasme. Se maîtrisant qu’à moitié cela dis, il ne pu s’empêcher d’essuyer cette dernière de son pouce avant de le lécher. Malgré lui, ses yeux exprimaient un désir sourd mais féroce.
- Allons mettre les guirlandes oui.
Elle était troublée. Il l’avait vu dans son regard. Ses joues rougissante et son bégaiement. Il avait l’impression de la revoir étudiante et cela le fit sourire. Il la suivit donc d’un pas tranquille jusqu’à l’extérieur et l’aida à finir les décorations extérieures. Mais le temps était de plus en plus violent. Alors qu’ils étaient sur le toit et qu’il voyait l’échelle bouger un peu trop, il décida de la faire descendre :
- Une tempête va arriver. Anya descend de suite !
Il ne se répéta pas et ils rentrèrent juste à temps. La tempête était en effet déclarée mais les illuminations toutes installées. Enfin rentrés au chaud et à l’intérieur, il se réfugia devant la cheminée où les filles vinrent l’aider à retirer son bonnet et son manteau. Alors qu’il réchauffait ses mains devant la cheminée, il vit Charlie assise à côté de lui qui l’observait :
- Pourquoi me regardes-tu de la sorte Petit Pois ?
- Parce que la dernière fois qu’on a fêté Noël ensemble tu es mort le lendemain. Tu ne vas pas mourir à nouveau n’est-ce pas ?
Le silence régna un moment dans le salon. Tout le monde semblait observait un Garrett un peu décontenancé. Caressant la joue de la petite fille, il pencha son visage vers elle comme pour effacer toute trace de peur et d’inquiétude :
- Ça n’arrivera pas mon coeur et tu sais pourquoi ? Parce que je ne partirais pas le lendemain. On restera tous ensemble ici.. Comme les autres années. Je te le promets.
Elle se fit à la promesse de son père car elle savait qu’il tenait toujours parole. Se jetant dans ses bras, il l’enlaça tendrement avant de jeter un coup d’oeil à Anya qui semblait soudainement vouloir fuir la scène qui se jouait sous ses yeux.
Etant donné l’heure tardive, et la tempête qui se jouait autour de la maison, Garrett décida qu’il resterait cette nuit-ci à la maison avec tout le monde. Il s’approchait donc de la brune qui cuisinait seule. S’approchant d’elle, il lui demanda donc :
- Ça t’ennuie si je reste dormir ici cette nuit ? J’irais dans le bateau ne t’en fais pas. Il y a toujours le poêle. Et.. Et pour Columbia ? Est-ce que j’annule l’entretien ? Je comprendrais que cela te gêne ne t’en fais pas..
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:44 Répondre
Là-haut dans les cieux, je marche marche sur les étoiles pour te retrouver sur la lune.
immarcescible, Posté le samedi 27 novembre 2021 12:40 Répondre
La proposition d’Anya concernant Noël ne pouvait que ravir notre blond préféré qui trépignait secrètement d’impatience. Oui, d’impatience. L’idée de passer Noël en famille voulait bel et bien dire que la brune lui faisait de nouveau confiance et qu’elle était prête à aller de l’avant. Ce qu’il aimait encore plus cette nouvelle Anya qui se dévoilait bienveillante, douce et enjouée.
Etait-ce les fêtes ou simplement le fait qu’ils aient parlé ? Il n’en n’avait aucune idée, toujours est-il qu’il répondit un « oui » franc et sonore qui le fit rire aussi.
Ils étaient à la recherche du sapin parfait pour la maison. Cela faisait des années qu’ils n’avaient pas passé Noël ensemble et le dernier avait été quelque peu catastrophique. Alors Garrett voulait que celui-ci soit parfait. Alors qu’ils marchaient dans la neige de plus en plus épaisse, il vint donner un coup de main à la jeune femme pour marcher :
- Tu sais j’ai contacté l’Université de Columbia. Celle pour laquelle j’ai écris quelques articles il y a plusieurs années de ça. Figure-toi qu’une ancienne camarade d’école y travaille et cherche un nouvel enseignant en littérature européenne. Etant donné que j’avais rédigé un mémoire de recherche sur Jack Kerouac et les influences européennes dans la littérature américaine, elle s’est dite intéressée par mon profil.
Il voyait bien le regard surpris de la jeune femme et il ne pu s’empêcher de sourire. Bien sûr, il n’avait pas encore officiellement quitté l’armée, car c’était un pas très, trop important pour lui à passer encore. Comme une bouée de secours se répétait-il souvent mais au regard d’Anya qui se profilait sur lui il compris qu’il avait éveillé son intérêt lorsqu’il apporta la nouvelle de l’université :
- J’ai un entretien dans deux jours. Ce serait pour un poste de quelques mois pour commencer et ensuite, pourquoi pas, une titularisation. Mais je.. Mais je voulais t’en parler avant d’accepter quoi que ce soit.
Au détour du chemin qu’ils avaient pris, il remarqua le sapin parfait. Garni de toutes ses épines et aussi haut qu’il le fallait pour la maison Garrett se disait que c’était celui-là qu’il fallait. Il fit signe à Anya qu’il avait trouvé et il la conduisit devant :
- Il est parfait ! Donne-moi la hache chérie.
Il ne se rendit pas compte qu’il lui avait donné un surnom affectueux. Tout ce qu’il savait, c’était qu’ils avaient trouvé LE sapin de leur premier Noël réunis. Récupérant l’outil, il se mit à taper avec force et vigueur dans le tronc de l’arbre jusqu’à ce qu’il tombe sur le sol. Garrett eut une petite peine en le voyant à terre malgré tout :
- Je culpabilise un peu quand même de l’avoir assassiné de la sorte. Il aurait été mieux ici non ?
immarcescible, Posté le vendredi 26 novembre 2021 14:35 Répondre
Noël arrivant, Garrett voulait croire qu’il y avait une possibilité de rédemption. Mais c’était sans compter sur les remarques détestables d’Alek. A croire que son arrivée à New York l’avait rendu vénale et ignoble. Des défauts que jusque là, le blond n’avait jamais remarqué. Mais comment en parler à Anya. Ils venaient de réapprendre à se parler ce n’était donc pas le moment pour lui d’évoquer le frère disparu qui foutait littéralement la merde entre les deux. Heureusement que sa soeur était d’une aide salutaire et qu’elle le poussait encore et toujours à ne pas abandonner la bataille « Blackbird » comme elle aimait le proclamer.
Le lendemain, comme promis, il se rendit à la maison de campagne. Il attendit patiemment que tout le monde arriva et en profita pour allumer le feu de cheminée du salon. Ainsi, lorsqu’ils arrivèrent, la douce chaleur du foyer faisait naître un sentiment de pure joie. Noël, la neige, tout lui rappelait à quel point il faisait bon de vivre ici et à quel point cela lui manquait.
En voyant le travail titanesque que lui réservait Anya il ne pu s’empêcher de sourire. Il espérait secrètement que ce serait une parfaite excuse pour rester le plus longtemps possible avec eux. Ce qui n’était pas pour lui déplaire. L’évocation du sapin pour Noël lui fit plaisir. Les enfants se mettaient enfin à les aider un peu. Mais Garrett vit le regard gêné de la jeune femme. Sans doute n’avait-elle aucunement envie de passer encore du temps seule à seule avec lui.
Alors, il vint proposer une autre solution tandis qu’il finissait d’enrouler les guirlandes de Noël sur son coude :
- Nous finissons la façade nord et ensuite nous irons tous ensemble couper un arbre dans le forêt.
- Mais on a pas le droit de faire ça ! s’insurgeait Charlie.
- Petit Pois, tous les arbres de cette forêt nous appartiennent.
L’enfant semblait surprise de ce qui lui rapportait son père et elle en conclu qu’il devait être un riche Roi pour posséder une forêt entière. Le regard entendu avec les enfants lui confirma que c’était une idée brillante puisqu’ils iraient le chercher tous ensemble dans la forêt.
- Lorsque j’étais enfant on faisait toujours ça avec vos grands-parents. On choisissait le pas beau et le plus haut des arbres et on le coupait avant de le ramener à la maison tout en chantant des chansons de Noël.
- Papa, quand est-ce qu’on va revoir mamie ?
Le blond ne savait pas quoi répondre à sa fille qui attendait visiblement une réponse. Son refus de voir sa mère ne devait contraindre les enfants. Mais pourtant, elle semblait avoir complètement disparue de la circulation depuis l’annonce du retour de Garrett ce qui l’inquiétait comme le déboussolé. Jetant un regard vers Anya, il cherchait la bonne réponse :
- Je ne sais pas. Bientôt peut-être..
immarcescible, Posté le vendredi 26 novembre 2021 10:39 Répondre
Comment annoncer ça à Anya ?
Garrett avançait en direction de la patinoire, ses patins sur l’épaule en essayant de construire au mieux le récit qu’il devait lui raconter. Il n’avait pas appelé la brune de toute la semaine car il craignait de lui raconter cela par téléphone et elle avait clairement dis qu’ils devaient prendre du recul sur eux. L’embourber dans ses vieilles histoires d’adolescent ne l’aiderait pas à y voir plus clair ou encore à lui refaire confiance.
De sa main libre il tenait un sac avec un Thermos de chocolat chaud et des pâtisseries que Maggie avait préparée pour l’occasion. C’était tou ce qu’il fallait pour un parfait pique-nique de Noël. Comme convenu, il rejoignait toute la famille au parc et le retrouva devant la patinoire qui venait d’être installée. En le voyant, Charlie poussa un cris de joie et comme à son habitude se rua dans les bras de son père. Il la reçut tendrement en embrassant sa joue gelée :
- Papa tu es venu ! C’est une superbe surprise ! s’exclamait-elle.
- Je ne manquerais pour rien au monde tes pas sur la glace Petit Pois.
Après avoir embrassé les grands, il vint se poster face à Anya. L’envie de l’embrasser torturait toujours son estomac mais il se retenait et lui donna un simple mais tendre « bonjour ».
- J’ai ramené le goûter, dit-il en montrant le sac rempli de victuailles, il y a même un plaid. Je sais que tu es frileuse.
C’était toujours aussi déstabilisant que de se trouver près d’elle sans pouvoir exprimer ce qu’il ressentait ou agir naturellement. C’était la première fois de leur relation qu’ils se tenaient autant à l’écart l’un de l’autre tout en continuant de se côtoyer.
Une fois tous préparés pour aller sur la glace ils se lancèrent. Garrett passait un moment avec Charlie en la conduisant avec une rapidité mesurée sur la glace quand Pasha poussait Jasmine qui ne voulait pas quitter le bord. Ils firent le tour plusieurs fois jusqu’à ce que Charlie demande à son frère et sa soeur de la pousser. Chacun tenant sa main ils firent un tour juste tous les trois laissant enfin leurs parents seuls. Garrett patinait près d’Anya tout en se retenant de lui proposer sa main :
- Ta semaine ? La fac..? Tout se passe bien ?
Il ne voulait pas encore parler de l’histoire avec Shawn et Giulia. Non, il voulait profiter de ce moment encore simple et doux qui ne viendrait pas entacher leur future relation. Ils continuèrent à patiner de la sorte jusqu’à ce que le froid les engourdissent vraiment. Ils sortirent donc de la piste et virent se caler près d’un feu de bois près la patinoire. Les plaids de sortis et les chocolat n’étaient pas de trop.
Le blond écoutait leurs enfants parler de tout et de rien comme si il n’y avait jamais eu de séparation. A ce moment précis, Garrett sentit une chaleur de douceur et de bonheur l’envahir. C’était eux qui le rendait heureux, et un regard vers Anya lui confirma qu’elle était elle aussi la source de ce bonheur. Ils goûtèrent dans la joie sans se douter un instant que les sombre épreuves de la vie les attendaient dans un coin bien dissimulé.
Les enfants décidèrent de retourner patiner et Garrett sut que c’était le moment d’évoquer la fameuse histoire qui lui maintenait le bide dans un état lamentable :
- Anya.. Il faut qu’on parle de ce qui c’est passé l’autre jour avec Shawn et.. et sa mère.
Il la sentit se tendre et il sut qu’elle avait raison. Car pour l’instant, ce n’était pas ça le pire dans l’histoire :
- Nous nous sommes retrouvés devant chez elle mais j’avais déjà une impression de déjà vu. Je.. Je sais que tu ne vas pas me croire et que tu vas complètement me haïr mais je te jure que je n’en savais absolument rien, tu dois me croire. Giulia est Héra. Héra est Giuilia. C’est aussi la mère de Shawn.
Voyant la mine circonspecte de son ex-compagne, il prit une ample inspiration en grattant nerveusement sa nuque. Pourquoi son passé refaisait-il surface avec tant de violence :
- Tu te souviens ? Je t’avais dis qu’elle était idéaliste. Révolutionnaire. Après la naissance de Shawn elle a décidé de tout quitter pour se donner corps et âme à l’armée et au gouvernement. Je.. Je.. Elle a tué Giulia pour créer Héra. Je ne l’ai pas reconnue car elle a fait de la chirurgie esthétique pour dissimuler sa véritable identité et au fil de ses missions pour pouvoir être plus invisible. Je.. Je suis complètement paumé. J’ai l’impression de n’avoir jamais fait de choix et d’avoir été manipulé, car elle m’a avoué que c’était elle qui avait exigé mon retour dans l’armée après l’épisode de la Russie. J’aurais pu ne jamais retourner sur le terrain en contrepartie. Mais elle voulait se rapprocher de moi..
Il n’osait pas regarder Anya. Il se contentait seulement de contempler leurs enfants jouant et riant tous les trois ensemble. Mike venait de rejoindre la joyeuse troupe suite au coup de téléphone de Pasha ce qui fit sourire Garrett.
- Je vous aimes tellement que je ne supporte pas l’idée de vous faire autant souffrir. J’ai l’impression d’avoir tout gâché, d’avoir été manipulé depuis le début. Je croyais que j’étais maudit mais Héra m’a avoué qu’ils avaient tout fait pour m’éloigner le plus possible de vous. Faire de moi une machine.. Anya, répond-moi franchement, c’est ce que je suis devenu ? Un être mécanique et sans coeur ? Pour toi aussi..?
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 23:21 Répondre
Le blond ne supportait pas cette distance qu’elle instillait entre eux mais soit. Il devait s’y faire. La sentant si tendue, il n’eut d’autre choix que de lui rendre ses mains. C’était un crève-coeur que de devoir garder cette distance avec elle alors que tout son être hurlait une seule et même chose : elle. Quel abruti il avait pu faire à écouter et se laisser entraîner par Alek. Il n’allait pas mentir, c’était aussi la facilité que de s’être embarqué dans de telles péripéties. Mais ce qui l’inquiétait désormais, c’était l’infime espoir qu’il lui restait à sauver son mariage avec Anya.
Malgré tout, une part de lui semblait déçu. Il aurait aimé qu’elle soit plus douce avec lui. Quelle comprenne qu’il ai été induit en erreur. Non, elle lui demandait de la transparence malgré son manque de confiance. Et c’était ce qui lui faisait le plus de mal :
- Mais.. Je ne t’ai jamais trompé Anya. Tu sembles essayer de te servir de ce doute pour pouvoir affirmer ton manque de confiance mais tu le sais. Tu sais que je ne t’ai jamais trompée. Tu sais que j’ai toujours été honnête avec toi. Même ces quatre années où je suis partit je n’ai pas touché ou même regardé une seule autre femme. Il n’y a que toi depuis le début. Ces dernières semaines ce n’est qu’un Garrett abjecte qui a essayé de prendre le même chemin désuet qu’il avait pris plus jeune.
Non pas qu’il cherchait à se justifier une nouvelle fois, mais il lui semblait important qu’elle sache qu’il ne l’aurait jamais trompée sciemment et que toutes ces coucheries n’étaient qu’un palliatif au manque d’elle et cette blessure béante qui était impossible à cicatriser :
- Je te laisserais du temps. Mais je veux que tu me promettes de ne pas croire ton frère. Il essaie de nous séparer Anya. Il ne veut pas qu’on se remette ensemble. Je te demande de m’appeler moi. On s’est toujours juré d’avoir des secrets mais jamais de mensonges. Et je respecterais toujours ma promesse.
Son ton était plus ferme, sérieux. Même si il ne repartait pas dans les bras d’Anya, il voulait au moins renouer le contact, le lien. C’était important pour lui que de savoir qu’ils se faisaient confiance. Le blond se levait un peu perturbé par cet entretien alors qu’il coupait son portable qui ne cessait de sonner. C’était encore Shawn :
- Ce gars n’arrête pas de me harceler je n’en peux plus. Quand est-ce qu’il comprendra que je ne veux pas lui parler ?
Lisant le sms qu’il venait de lui envoyer, il blêmit surpris :
- Il aurait retrouvé Giulia.. Je.. Je vais devoir y aller Anya.. Tu m’excuses ?
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 21:16 Répondre
Après le discours flamboyant d’Anya, Garrett sentit son coeur flancher. Au delà de la culpabilité qu’il ressentait, d’avoir blessé la jeune femme avec une histoire complètement grotesque, il semblait comprendre quelque chose qui ne lui avait pas semblé si limpide que cela les dernières fois où ils s’étaient vus.
Inspirant profondément, il posa alors la question à laquelle il ne croyait plus depuis des semaines. Posant son regard sur elle, une lueur vive d’espoir fit son apparition dans ses prunelles d’un bleu intense :
- Parce que.. Parce que tu veux toujours de moi ? Depuis le début ?
En posant cette question il redevenait le Garrett qu’Anya avait connu mais avec une particularité certaine. Il semblait plus jeune et plus sensible. S’approchant d’elle, il ne pu s’empêcher de hocher de la tête en l’entendant lui proposer la fameuse sortie du dimanche. C’était un engagement qui lui permettrait de ne plus sortir les samedi et de ne surtout plus perdre espoir. Anya l’avait ravivé en lui disant qu’il lui manquait aussi.
Ainsi, tout n’était pas encore finis ? Il devait s’en assurer et pour cela, même si elle l’avait repoussé quelques minutes plus tôt, il reprit ses mains dans les siennes et s’approcha d’elle en détruisant toutes les règles de sécurité qu’ils avaient mis auparavant en place.
- Anya.. Réponds-moi sincèrement. Tu crois encore en nous ? Tu.. Tu nous envisages toujours un avenir ? Est-ce que.. Est-ce que tu m'aimes encore ?
immarcescible, Posté le jeudi 25 novembre 2021 18:49 Répondre
Midi sur sa montre mais d’Anya à l’horizon. Il devait être patient. Elle allait arriver. Elle avait promis. Malgré tout, le blond avait des doutes concernant sa venue. Après tout, il avait interrompu sa soirée et ils s’étaient disputés sur le trottoir. Il devait lâcher mais il n’y arrivait pas. Comment le pourrait-il alors qu’il savait pertinemment que l’un et l’autre étaient conseillés par des personnes qui accentuaient leurs travers.
Assis sur le petit banc qui venait d’être installé, il tapotait nerveusement du pied en attendant toujours. Lorsqu’elle arriva, il se leva aussitôt et voulu lui sourire mais elle attaquait derechef. Il l’écoutait donc, sans un mot même si il avait envie de la faire taire. Une fois qu’elle eut finis, il pu enfin lui proposer de s’asseoir, ce qu’ils firent tout en gardant une distance de sécurité :
- Je ne sais pas ce qui me désole le plus, le fait que tu préfères encore et toujours croire ton frère qui profite la situation pour encore plus nous séparer ou de croire que je suis un homme heureux et satisfait en agissant de la sorte. Enfin.. Anya.. Tu me connais par cour. Tu me connais mieux que quiconque.
Un rire nerveux s’échappait de ses lèvres alors qu’il frottait sa nuque, comme toujours, lorsqu’il se sentait dépassé ou mal à l’aise. Il regardait autour d’eux et le vent frais de l’hiver qui installait un climat de plus en plus glacial. Mais c’était le début de la neige, des fêtes de fin d’années. Il n’y avait rien de mieux au monde. Habituellement..
- Tu as tort sur toute la ligne quand tu dis que tu ne me rendais pas heureux Anya. Tu m’as toujours rendu heureux et.. et satisfait. Je n’ai jamais autant pris de plaisir avec une femme qu’avec toi et ne lève pas les yeux au ciel. Je sais que tu vas me détester mais.. mais je cherche à tout prix à t’oublier de la plus vile des manières. C’est tellement plus facile de passer mes soirées à picoler plutôt que de penser sans cesse à toi et de rédiger de multiples messages que je ne t’enverrais jamais.
Elle ne réagissait plus, sans doute étant vraiment entrain de l’écouter pour une fois ce qui lui permit de lui dire véritablement ce qu’il avait sur le coeur :
- Quand les enfants sont là tout va bien. J’écris, je travaille et je m’occupe d’eux. Mais quand ils sont avec toi vous me manquez. Je tourne en rond. Je remet tout en question et je pense à vous, au fait que tu me manques. Mais pas que sexuellement. Anya, je te jure que j’ai toujours autant envie de toi mais.. mais non, ce qui me manque le plus c’est ta présence, ton écoute, tes encouragements, ton sourire. Je me sens comme un déchet sans vous, sans aucune importance, sans rien.
Doucement, sans arrière pensée, il vint simplement prendre sa main dans la sienne comme pour essayer de renouer un lien avec elle :
- Tu m’as tout offert et j’ai tout bousillé il y a quatre ans. Je dois vivre avec ce regret énorme sur les épaules. Mais nous nous étions promis de rester soudés. Je.. Je suis désolé que tu aies vu cette scène affligeante du moi-démoniaque. Tu n’avais pas à la voir. Je m’en veux sincèrement.. J’ai.. J’ai vraiment honte. Mais je t’en supplie, ne te compare pas à elles. Tu es au dessus de tout ça Anya. Tu as toujours été mon paradis, alors ne t’abaisse pas à mes enfers.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 22:40 Répondre
Pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas obéir à ce qu’elle lui avait demandé ? Peut-être parce qu’il avait besoin de se justifier auprès d’elle, encore et toujours. Parce qu’au fond de lui, il aurait aimé qu’elle le sauve de ses démons qui le faisait perdre pied. Il ne pensait déjà plus à toutes ces autres femmes puisqu’il n’y en avait qu’une qui occupait son esprit.
Engoncé dans son costume, il prenait le temps de l’écouter en restant en apparence pas touché par ses mots alors qu’en vérité, il se sentait mal :
- Je voulais juste m’assurer que tu ailles bien. Et.. Et je voulais parler avec toi. Tu me refuses toute discussion depuis l’incident de l’autre jour.
Voyant qu’elle allait repartir et très certainement l’insulter, il s’approcha pour lui poser sa main sur sa bouche pour lui faire comprendre qu’elle devait l’écouter juste un instant :
- Ce n’est ni le lieu, ni le moment je te l’accorde. C’est pour ça que je ne suis pas venu te déranger en te voyant avec tes amies mais.. mais j’ai vraiment besoin qu’on parle Anya. S’il te plaît. Accorde moi demain un moment. Dans un lieu neutre. Où tu pourras partir quand tu le veux. C’est tout ce que je te demande.
Ses yeux exprimaient une sincérité qu’elle seule ne pouvait que connaître. Il la relâcha doucement en sentant les regards autour d’eux et il se sentit mal. L’envie de rentrer et de se coucher pour oublier cette soirée lui vint et il se dit que c’est ce qu’il ferait :
- Je te laisse tranquille. Je te promets de ne plus te suivre. Demain à Central Park. Sous l’arbre, tu te souviens ?
Il s’agissait de l’arbre où ils s’étaient retrouvés après le fameux gala des années plus tôt. Non pas qu’il aie envie d’un pélerinage, il voulait juste qu’ils se retrouvent à un endroit précis. Entendant Binki et Millie faire signe à Anya pour s’assurer qu’elle allait bien il insista :
- Va les rejoindre. Va t’amuser, mais fais attention. Si jamais il y a quoi que ce soit.. Appel-moi. Je viendrais. Peu importe où et l’heure.
L’envie de lui déposer un baiser sur le front où n’importe où sur son corps lui vint à l’esprit mais il résista. Tournant simplement le dos, il partit dans la direction opposée, le dos voûté, jusqu’à chez lui. Marcher lui ferait du bien avant de rentrer comme pour essayer de contrer ce démon infâme qui lui susurrait à l’oreille de s’oublier dans les bras d’une autre.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 20:46 Répondre
Jamais encore Garrett n’avait pu dévoiler son autre aspect. Celui qu’il avait toujours dissimulé. Celui qu’il avait toujours pris soin de ne pas exposer pour ne pas choquer Anya. Mais ne l’ayant plus dans sa vie et ce nouveau système de garde qui fonctionnait parfaitement depuis plus d’un mois lui permettait au mieux de jouer avec ce côté Mr Hyde. Une semaine il était le papa parfait et attentif pour ses enfants quand l’autre il se roulait ni plus ni moins dans la fange. Alek était un parfait moteur pour ces semaines là et les deux acolytes se servaient mutuellement de l’un et de l’autre savourant les rencontres éphémères dans les multiples bars auquel Garrett avait toujours eu accès.
Et quelles nuits il passait. C’était les excès habituels, sexe, alcool, monde de la nuit. Il lui semblait revivre sa jeunesse si ce n’est qu’il était plus vieux que les demoiselles avec lesquelles il couchait. Il ne rappelait jamais et se protégeait toujours. Oublier tout. Jusqu’à son rire, ses soupirs, ses yeux, le goût de ses lèvres. Tout était bon pour oublier Anya Siminiov, la sorcière aux yeux de jais qui l’avait envouté pour l’éternité.
Tout pris une nouvelle tournure lorsqu’un matin il entendit le bruit sourd de Charlie et d’Anya à la porte de sa chambre. Se redressant d’un sein bien rond, il fut surpris de voir les filles sur le pas de la porte. Se redressant rapidement, il grognait en se demandant bien ce qu’elles faisaient là si tôt. Il ne devait récupérer Charlie que dans la soirée. Le temps qu’il descende, elles étaient déjà partie et un juron lui vint aux lèvres.
Le regard dégoûté de la jeune femme le poursuivit toute la journée et le fit culpabiliser plus qu’il ne l’aurait voulu. Il tenta de l’appeler mais comme prévu elle refusa de lui répondre. Cela l’énervait encore plus. Il tenta alors avec Alek mais lui aussi n’avait pas de nouvelles. Alors, il tenta le tout pour le tout avec Q’Orianka. Sans lui expliquer, il lui demanda simplement de s’assurer que la brune se portait bien. Il ne voulait pas qu’elle fasse de bêtise. Malgré qu’ils soient divorcés, il gardait toujours un oeil sur elle.
Une semaine était passée et il n’eut toujours pas de nouvelles d’elle. Il perdait patience, surtout en sachant par son beau-frère qu’elle sortait. Ce n’était définitivement pas la Anya qu’il connaissait. Etant libre ce soir là, il se mit en tête d’aller la chercher, pour discuter.
Sans qu’il lui ai dit, il avait mis des traceurs GPS sur les portables de toute la famille. Il n’avait jamais eu à les utiliser mais cette fois-ci, il dérogea à la règle et se rendit dans le fameux bar-scène de musique où elle se trouvait. Pour l’occasion, quelques amis à lui de l’armée l’accompagnait. Il passerait ainsi plus inaperçu du moins autour de ses camarades. C’était ce qu’il espérait.
En arrivant, il la chercha du regard. Il devait discuter avec elle, impérativement. Et alors qu’il posait enfin ses yeux sur elle, il se dirigea directement à sa rencontre. Se stoppant dans sa marche, il vit qu’elle semblait mal à l’aise, voire même terrifiée par le lieu et il se souvint donc de ce qu’elle avait dit. Elle avait besoin de souffler, de vivre, d’être dans une bulle sereine. C’était la première fois qu’Anya faisait une telle chose finalement. Sortir avec ses copines. Alors, il s’effaça simplement et se contenta de se dissimuler dans le foule juste pour l’observer.
C’était une manière pour lui de s’assurer que rien ne lui arrive. En parfait militaire, il se conduisait comme en mission. Se fondant parfaitement dans la masse, il faisait en sorte de ne pas être vu et cela fonctionna puisqu’il la vit s’amuser comme jamais. Elle semblait si jeune, si libre, déchaînée. Il souriait, aimant voir cette Anya explosive et volcanique. C’était une autre facette de sa personnalité qu’il aimait découvrir. Ignorant les nombreux appels de Alek, il se contentait de regarder son ex-femme s’amuser tout en refusant les dragues intempestives des filles se collant à lui.
Il était déjà bien tard et les garçons étaient partis. Garrett n’avait pas bougé de sa planque et il suivait les allers et venues d’Anya. Il avait été difficile pour lui de la voir danser avec un garçon qui avait posé ses mains sur son corps. Ce corps qu’il connaissait par coeur. Prenant son mal en patience, il du se contenir pour ne pas intervenir. Pourtant, lorsqu’il vit le gars insister et malgré les multiples refus d’Anya le rembarrer il ne pu se retenir.
Se levant, il traversa la foule et se planta devant le gars en question après l’avoir poussé contre le mur :
- Oh ! T’es qui toi ! T’es malade !
- Je crois que la dame a dit non. Tu ne comprends pas quand on te parle ?
- Mais tu te prends pour qui. T’es pas son mec à ce que je sache ! Et cette pétasse m’allume depuis le début de la soirée je vais pas laisser le plat refroidir.
Cela fit encore plus rugir Garrett ce que le pauvre gars ne pouvait pas comprendre. Un coup de poing rapide heurta son visage et fit tomber aussi sec le dragueur trop collant sur le sol. Il vit la mine d’Anya et il sut qu’il allait devoir se justifier. Prenant son poignet dans sa main, il la tira vers la sortie en ignorant ses multiples insultes. Finalement, il la porta sur son épaule sous le regard incrédule de tous les autres danseurs de la salle :
- Arrête de gesticuler Anya, soupirait-il en la déposant sur le sol de l’extérieur, ne me dis pas que tu voulais vraiment rentrer avec ce pauvre type ! Je t’ai vu lui dire non toute la soirée.
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 14:32 Répondre
Vivre sans Anya c’était comme avoir perdu quelque chose de puissant et d’insondable. Vivre sans Anya avait plongé Garrett dans une profonde tristesse, une profonde colère. Vivre sans elle c’était comme se rendre compte qu’il lui manquait quelque chose d’irremplaçable. Il était où le temps où ils s’aimaient passionnément ? Où tout était pardonnable et où ils s’étaient jurés à la vie, à la mort une éternité d’amour. Mais l’été était fini. Venait désormais l’hiver sombre et chaotique. Dans ce nouvel univers apparaissait les enfants qui l’aidaient du mieux qu’ils pouvaient. Jasmine était redevenue studieuse en vue de rentrer dans une école de cinéma, Pasha s’ouvrait à son père sur ses soucis avec Mike tout en continuant l’entraînement de boxe et Charlie lui parlait de tout et de rien.
Il aimait ses enfants. C’était pour eux qu’il ne perdait pas pied. Pendant l’absence d’Anya, lorsqu’elle partie pour l’Italie, il s’arrangea pour être le plus présent possible pour les enfants. Ils voyaient bien que leur père s’investissait tant uniquement pour ne pas avoir à penser, et c’était le cas. Car, penser, c’était revivre la scène abominable de l’avion et les mots déchirants d’Anya à son encombre. Autrement dis, le blond essayait par tous les moyens de compenser le trauma qu’il avait infligé à ses enfants pendant quatre années.
L’avocat avait été appelé et Garrett avait fait en sorte qu’un contrat soit rédigé concernant la garde des enfants et les biens qu’il avait en commun avec Anya. Il savait pertinemment qu’elle ne voudrait jamais de son argent alors il lui légua à elle et aux enfants la maison de la forêt. Il n’arrivait pas à retourner là-bas. Il avait essayé mais c’était trop dur. Cette maison c’était leur refuge, leur paradis autrefois. Maintenant il n’était qu’une illusion du passé, un passé qu’il devait oublier.
Mais il y avait bien une chose sur laquelle Anya avait eu raison. Garrett ne tourna pas le dos à l’armée. Aussi insidieux que ce soit, il se sentit tellement seul qu’uniquement l’armée semblait être en mesure de lui donner ce qu’il cherchait tant. Un endroit où il se trouverait en sécurité et chez lui. Il avait eu néanmoins une longue discussion à ce sujet avec Pasha.
- Mais papa.. Tu m’as dis que je devais faire mes choix. Et je veux entrer dans l’armée !
- Pasha. As-tu vu à quoi ça nous a conduit avec ta mère ? Ça a détruit notre couple. Est-ce que c’est ce que tu veux pour toi et Mike ?
- Mike ne sera peut-être pas l’unique amour de ma vie.
- C’est vrai. Mais est-ce que l’armée vaut vraiment le coup de tout perdre autour de toi ? J’ai la chance d’avoir pu me construire avant d’être démobilisé. Mais tu n’auras peut-être pas cette chance.
Le jeune homme avait promis d’y réfléchir et quelques jours plus tard, après une longue discussion avec Mike, il accepta de revenir sur sa décision de stage. Il informa sa mère qu’il attendrait d’avoir finis ses études avant d’engager, possiblement, un engagement au sein de l’armée. C’était une petite bataille que Garrett était heureux d’avoir gagné. Secrètement, il avait essayé d’envoyer un message à Anya. Mais ses mots persistaient dans son esprit, alors il s’abstint. Pourtant, il appela sa soeur qui répondit à demi-mot, gênée.
- Tu veux de ses nouvelles n’est-ce pas ?
- Comment elle va ? demandait-il en soupirant.
- On dirait qu’elle décuve d’une mauvaise gueule de bois de plusieurs années. Ça va s’arranger tu verras. Je vais la remettre en forme et quand elle rentrera tout va redevenir comme avant.
- C’est ça le problème Lu’. Rien ne pourra jamais plus redevenir comme avant. Nous avons trop changé.
- Quel gâchis. Et toi ? Comment tu vas ?
- Tu te souviens de l’allure du Grinch ? Et bien c’est moi. En plus vieux, fatigué et désespéré.
- Tu l’aimes encore ?
- Bien sûr qu’elle question. J’aimerais toute ma vie Anya mais..
- Mais ? demandait-elle en entendant son long silence.
- .. mais je suis amoureux d’une Anya qui n’existe plus désormais. Je dois me résigner.
Pendant toutes ces semaines d’absences, Garrett avait refusé de répondre à Shawn. Ce dernier n’avait pas tenu ses engagements envers son père biologique et si il y avait bien quelque chose que détestait ce dernier c’était le mensonge. Ignorant ses messages, il avait du avoir à faire au jeune homme un jour qu’il sortait de la boutique d’antiquité de Q’Orianka.
- Garrett, eh. Je suis désolé j’ai du te pister un peu mais tu sembles ignorer mes appels et mes sms.
- Il ne semble pas. Tu as tout à fait raison.
- Je ne comprends pas. Aurais-je fait quelque chose de mal ?
Le regard que le blond lança à son fils biologique fit frémir l’épouse de Henry qui appela rapidement son ami pour regarder un objet qui n’avait pas une réelle valeur. Mais c’était juste pour le détourner de la fâcheuse question puisqu’elle était au courant de l’affaire. Ils s’étaient beaucoup rapprochés depuis qu’ils travaillaient ensemble sur le livre qu’il rédigé. Ainsi, se rapprochant de la jeune femme il sut qu’il devait canaliser ses émotions et répondit cinglant :
- Ecoute, tu as ta famille et tu m’as rencontré. Rien ne nous oblige à nous rencontrer Shawn. J’ai justement ma famille qui implose et je dois me concentrer sur elle. Bon courage dans tes recherches pour retrouver Giulia.
C’était ainsi qu’il n’avait vu pour la dernière fois son fils caché. Mais il n’avait pas finis son tour des reproches. Alek, qui vivait encore chez lui, avait eu le droit à la fureur de Hedlund. Pas manqué, en rentrant de New York après son retour de Bulgarie ils échangèrent vivement sur le mensonge proféré du bulgare. Garrett n’avait pas compris l’intention du jeune homme jusqu’à ce qu’il s’écrie :
- Parce que tu n’es pas encore revenu du goulag Hedlund !
- Quoi ? Comment ça ?
- Tu agis comme si tu risquais à tout moment de repartir. C’est pour ça que tu continues d’aller à Phoenix. C’est pour ça que tu veux encore travailler avec l’armée et le gouvernement. Et même si tu as dis non à Anya, je sais que si ils te demandent de repartir tu le feras. Et je.. Et je viens de retrouver ma soeur. Je ne veux pas la voir souffrir encore plus qu’elle n’a pu souffert.
Garrett avait pardonné à son ami, même si il avait la rancune facile. La preuve, il avait bien pardonné à Henry.
Anya était rentrée. Garrett déposait les enfants devant la maison de Monroe. Sortant de la voiture, il aidait Charlie à descendre alors qu’elle courait accompagnée de Nana jusqu’à sa mère. Se jetant dans ses bras, elle pleurait de joie même si elle lui en voulait un peu. Jasmine embrassait son père quand Pasha lui faisait un check. C’était un déchirement certain pour le père de voir sa famille le quitter ainsi. Tous réunis autour d’Anya, il n’avait qu’une envie, les rejoindre mais le regard sombre de son ex-compagne lui fit comprendre qu’il n’y avait plus de retour. Et ça depuis sa résurrection mystérieuse. Ils n’avaient fait que de s’illusionner tout ce temps.
La saluant simplement, il vint s’approcher juste pour donner le sac de Charlie. Les enfants rentrèrent dans la maison pour laisser un peu d’intimité à leurs parents alors que le blond n’osait pas regarder Anya. De sa voix basse et calme, il demanda :
- J’espère que tu as eu un bon vol et que tu as pu profiter de l’accueil de Lucrecia. Même si je me doute qu’elle a du s’amuser avec toi. Euh.. Voilà les affaires de Charlie. Elle continue ses cauchemars donc je lui chante des chansons ou je lui lis des histoires. Je suis certain que tu sauras trouver une parade. Et.. Et l’avocat m’a dit que tu n’avais toujours pas fait de retour concernant les papiers de garde. Il faudrait les signer pour être que tout soit en règle.
Il levait enfin son regard vers la jeune femme et la trouva changée. Son teint hâlé lui allait bien, mais ses yeux exprimaient une douleur qu’il lui claquait le visage. Il en était totalement responsable. Inspirant profondément, il se retint de se jeter à ses pieds et lui souhaita une bonne soirée avant de faire signe de la main aux enfants pour partir.
Alek avait décidé de « fêter » le retour du célibataire Garrett Hedlund sur le marché. Loin de lui l’envie de sortir ou même de rencontrer du monde, le blond s’était quand même laissé entrainer par son ami en ville. Assis à un bar, il l’aidait à draguer certaines jeune femme impressionnée par la carrure athlétique du bulgare et son accent si « exotique ». De toute façon, il aurait déprimé à rester seul chez lui, sans les enfants. Sans eux, sans Anya, il n’avait aucune raison de ne pas céder à ses vieux démon.
Au loin, de l’autre côté du bar, une blonde lui faisait de l’oeil. Il se souvenait d’elle, il s’agissait d’une ancienne de ses élèves de l’université. Il la salua et elle s’approcha. Ils parlèrent toute la soirée de l’université, des cours et des autres enseignants. Garrett ne pensait à rien pendant qu’il buvait et qu’il écoutait la blonde le draguer. Bien sûr que ça le flattait. Bien sûr qu’une pointe de désir surgissait. Son démon lointain surgissait enfin et sa conscience se retrouvait noyée par un dédale de vieux sentiments. Alors qu’elle posait sa main sur la cuisse de son ancien professeur, il sut comment se terminerait la soirée. Et que les ennuis allaient commencer…
immarcescible, Posté le mercredi 24 novembre 2021 10:01 Répondre
Au delà de la colère qu’il avait jamais il n’aurait pu croire qu’il aurait changé de sentiments aussi vite. Il avait tellement de ressentiment envers Anya qu’il en avait oublié que peut-être elle pourrait elle aussi souffrir. Ainsi donc, elle mettait fin à tout, à leur histoire à toute possibilité de réconciliation. Ses mots le heurtait car lui avait toujours l’intention de se battre et encore une fois, il se sentait abandonné par la jeune femme pour une raison complètement stupide et dérisoire.
L’avion décollait. Il du s’asseoir face à elle mais était incapable de parler pour le moment. Que dire de toute manière ? Il aurait voulu lui hurler dessus, lui reprocher tout et rien mais il n’y arrivait pas. C’est lorsqu’il pensa aux enfants qu’il soupira en prenant son visage entre ses mains :
- Bordel.. Anya..
Frottant son visage, il vint par la suite poser son regard perdu sur la jeune femme. Mordant sa lèvre, comme pour contrôler son prochain débit de parole, il vint conclure à tout ça :
- Tu préfères croire un homme avec lequel tu as juste couché une semaine et un frère que tu viens de retrouver depuis quelques mois que moi. Ton époux, celui avec qui tu as vécu plus de temps que tous les autres. Je ne sais pas pourquoi ils t’ont dis ça mais je n’ai pas une nouvelle « poule ».
C’était parti. Il avait eu le temps de digérer mais malgré ça, il essayait de rester le plus courtois possible, le plus poser. Cela dis, c’était impossible quand il prenait conscience du drame qui se jouait et des conséquences que cela allait avoir :
- Quelques jours avant tout ça je te faisais l’amour Anya ! Tu crois franchement que je serais capable d’une telle chose ? Tu crois vraiment, qu’après tout ce que l’on a vécu je me taperais une autre femme ? Que tu puisses encore croire ça après toutes ces années c’est pire qu’une insulte, c’est une gifle. Et j’en ai marre moi aussi. Marre que tu ne me fasses pas confiance, marre de ton impulsivité maladive, de tes frasques. Tu as vu où je suis obligé de venir te chercher ? Mais bon sang tu sais que les enfants et moi-même t’attendons la boule au ventre depuis deux semaines sans savoir où tu es ?!
Le ton commençait à monter et même si elle l’ignorait il ne pouvait s’empêcher de continuer. La peur de ces derniers jours l’avait finalement conduit à tout refouler pour ne pas déborder sur les enfants déjà complètement perdus :
- Tu ne veux plus rien ? Très bien. Mais tu as des responsabilités envers nos enfants. Tu ne veux plus de moi, que je te laisse en paix, soit. Je te laisserais en paix désormais. En revanche, les enfants n’y sont pour rien et c’est injuste que tu leur fasse payer ça. Charlie pleure tous les soirs et elle en proie à des terreurs nocturnes comme moi. Elle est persuadée que tu l’as abandonnée Anya !
Il devait vite se reprendre car son but n’était pas de faire culpabiliser Anya. Se levant, il fit les cent pas comme toujours lorsqu’il était contrarié et rêvait d’une cigarette pour apaiser son sentiment de douleur. Prenant une ample inspiration, les mains sur les hanches, il reprit :
- Je vais te laisser tranquille comme tu le demande. Je ne te contacterais que pour les enfants. Si tu as besoin de temps pour toi ce que je comprends tu n’auras qu’à me le dire. Lorsque nous serons arrivés à New-York j’appellerais un avocat pour qu’on établisse une garde partagée.
Son ton était sérieux et plus du tout contraint. Après tout, il ne faisait que de respecter le choix de la jeune femme. Malgré tout, la déception et la douleur se lisait sur ses traits. Il ne pu rester plus longtemps près d’elle. Il devait sortir faire quelque chose mais impossible dans ce si petit avion. Pourtant, il se réfugia dans la chambre du fond et s’y enferma le temps de se retrouver seul un instant. Assis sur le bord du lit, il laissait la colère se détacher de lui quand la tristesse survenait. Ses yeux piqués de larmes le consternait. Depuis son retour, son corps exprimait parfois ce qu’il n’arrivait pas à dire de vive voix. Là, la séparation brutale qu’il vivait avec Anya l’anéantissait plus qu’il aurait voulu l’admettre. Mais c’était ainsi et il se résignait à pouvoir un jour revivre avec l’amour de sa vie.
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 20:56 Répondre
Héra était sur le point de partir. Ils avaient parlé de tout et de rien, mais aussi de Shawn. La militaire semblait véritablement intéressée par cette histoire mais Garrett ne se méfiait pas. De toute manière, il savait pertinemment qu’elle n’avait qu’à faire des recherches sur lui pour tout savoir. Pourtant, elle faisait l’effort de l’interroger de vraiment s’intéresser. Depuis son retour à vie civile, elle seule arrivait à comprendre ses doutes et ses réflexions sur l’armée. Il ne pouvait jamais en parler à Anya car il savait pertinemment comment elle allait réagir. Mais là, il savait qu’il devait lui parler et regardant vite fait son téléphone, s’étonna de ne toujours pas avoir de ses nouvelles.
Il raccompagnait son amie sur le perron de la maison lorsque la voiture de la brune déboula sans prévenir. Surpris, Garrett restait un moment sans bouger surtout en voyant les filles sortirent de la voiture. Anya ne descendait pas et alors qu’il allait venir à elle, elle partit furieusement en voiture :
- Il s’agit de ta femme ? demandait Héra en balançant sa crinière rousse.
- Oui. Mais c’est la tempête comme dirait son frère. Les filles, qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi cette histoire de vacances ?
Mais les filles n’en savaient pas plus malheureusement. Elles expliquèrent que leur mère était venue les chercher et puis plus rien, si ce n’est qu’elle était furieuse. Alek arrivait et l’idée d’une soirée pizza plu à Charlie. Jasmine restait inquiète pour sa mère d’autant plus qu’elle lui envoyait une ribambelle de messages qui restaient sans réponse. Tout comme pour Garrett qui passa sa soirée sur son portable dans l’attente d’un signe d’Anya justifiant son départ si précipité.
Et ce fut ainsi pendant deux longues semaines. Deux semaines pendant lesquelles il tenta par tous les moyens de joindre Anya. Sa colère était telle qu’il avait promis à Alek de ne pas hurler quand elle reviendrait. Si elle revenait. Pendant tout ce temps, il s’était occupé au mieux des enfants mais Charlie faisait tous les jours d’atroces cauchemars. Dans ses cauchemars, sa mère mourrait et son père disparaissait. Alors, toutes les nuits, elle dormait près de son père qui avait installé un matelas près de son lit. Parfois, Jasmine prenait le relais pour que son père dorme dans sa chambre. Mais chaque nuits, l’enfant hurlait de terreur.
Personne n’osait parler d’Anya à la maison de peur de voir leur père se transformer en boule de colère. Il n’y avait qu’Alek qui sifflotait chaque jours et qui chaque soirs sortait. New York était un paradis pour lui. Le monde de la nuit n’attendait que lui comme il aimait à le dire. Mais Garrett ne s’occupait pas de lui et encore moins de Shawn qui avait essayé de l’appeler à quelques reprises. Il n’avait strictement pas le temps et l’énergie pour ça. Aussi violent soit-il, le blond voulait se concentrer sur sa vraie famille.
Sa seule consolation était les moments de pause avec Héra. Plusieurs fois dans la semaine elle était venue boire un café avec lui. Il n’arrivait plus à écrire tant la disparition d’Anya l’inquiétait mais la rousse essayait tant bien que mal de l’aider. Garrett se sentait touché par cette sollicitude. Il n’y voyait rien de mal puisqu’ils ne faisaient que de parler.
Pourtant, il y eut une fois où alors qu’elle partait, elle déposa sur le coin de ses lèvres un baiser. Surpris, il essaya d’y voir une certaine maladresse, pourtant, son regard suggérait autre chose. Garrett ne la revit pas pendant plusieurs jours et il se sentit mal une nuit de rêver d’elle à moitié nue tandis qu’il la caressait. Se réveillant en sursaut, il se rendit compte que son esprit avait fait un étrange amalgame entre elle et Giulia.
Deux semaines et rien, aucune nouvelles.
N’y tenant plus il contacta ses amis au haut commandement mais compliqué pour eux de localiser son portable puisqu’elle l’avait éteint. Même Andreï n’avait aucune idée d’où elle était. Ce n’était pas normal. Pourtant, elle fit soudainement surface lorsque l’un de ses amis tapa dans le moteur de recherche « Anya Siminiov ». Tous avaient cherché à Hedlund. Ainsi, les recherches prirent une autre tournure et ils la trouvèrent.
- En Bulgarie ?! Mais bordel de merde c’est quoi cette histoire qu’est ce qu’elle fait là-bas ?
- D’après le rapport il est dit que « A la date du 12 décembre…., Madame A. Siminiov est venue agresser le Général Blackwood en stipulant qu’ils avaient envoyé son mari à la mort. » Ils évoquent des cas de violence physique et une demande d’extradition pour la Bulgarie. Elle se trouve actuellement dans une résidence surveillée à Sofia.
- Putain.. Anya.. soupirait le blond.
Deux heures plus tard, il se trouvait à bord de son jet en direction de la Bulgarie. Cela lui prit un peu moins d’une journée avant de la retrouver. La résidence était sous haute sécurité et il du amadouer comme il pouvait les gardes. Heureusement qu’il avait encore des amis haut-placé. Ainsi, il demanda à ce que la jeune femme soit transférée à l’aéroport. De là, elle n’aurait plus d’autres choix que de rentrer avec lui.
Lorsqu’il la vit enfin arriver, il soupira. Elle semblait être dans une fureur aussi similaire que la dernière qu’il la vit. Même si il était extrêmement soulagé, il ne comprenait toujours pas ce qui lui avait fait perdre ainsi la tête. Descendant de l’avion, il s’avança vers elle :
- Je ne sais pas quelle crise tu nous fais mais les enfants et moi-même nous te cherchons depuis deux semaines Anya. Il est temps de rentrer maintenant. On parlera de ça dans l’avion.
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 18:34 Répondre
Le fait de ne pas avoir de « véritables » nouvelles d’Anya contrariait grandement le blond. En effet, il n’aimait pas quand elle se refermait ainsi sur elle, de sorte à provoquer une distance entre eux. Cela lui semblait ridicule et pire que tout, le message de Pasha finit par lui confirmer que le soucis était bel et bien toujours l’armée. Mais il n’avait pas le temps de penser à cela pour le moment.
Non, là, il devait faire face à un jeune homme qui se présentait comme son enfant. Non, qui était son enfant. Mais quel trouble il avait en se présentant devant lui. Si lui semblait gêné, Garrett lui, se sentait perdu :
- Tu as le sourire de ta mère, murmurait-il dans un souffle.
Cela fit encore plus sourire Shawn qui venait finalement saluer celui qui était son géniteur. Ils firent quelques pas mais comme toujours lorsque Garrett était stressé, il du s’arrêter à un vendeur de hot dog pour dévorer quelque chose. C’était mieux que fumer d’après Maggie. Shawn lui parlait de lui, de sa vie, de comment il avait retrouvé sa trace et pourquoi il le faisait :
- C’est quand moi et Anya on s’est connus et qu’elle m’a parlé de sa propre adoption que j’ai compris que je devais trouver qui vous étiez.. Toi et ma mère. Et voilà une chose de fait !
- Je ne sais pas où se trouve ta mère biologique Shawn.
Il devait vite parler d’autre chose car la vision d’Anya nue dans les bras de son fils lui redonnait la nausée. Non, ne pas y penser Hedlund. Ne pas y penser ! Mais comment ne pas y penser quand il ne cessait de parler d’elle et de la chance qu’il avait eu de la rencontrer s’en était trop pour le blond qui vint s’asseoir sur un banc exaspéré.
- Elle était comment ?
- Qui donc ?
- Ma mère…
Garrett soupirait doucement et passa ses mains sur son visage. Le souvenir de Guilia était plus vivant que jamais depuis ces derniers jours et c’était même étrange. Comme si elle ne l’avait jamais réellement quitté mais qu’elle l’observait de loin. C’était une sensation étrange :
- Elle avait beaucoup d’humour. Un regard à glacer le sang.. Mais elle quand elle riait, il y avait toujours quelque chose d’assez spécial qui se passait. Elle était idéaliste. Elle croyait dur comme fer au changement. Une vraie tête de mule.
Cela faisait rire Shawn qui essayait de mettre un visage sur toutes ces qualités et défauts que lui décrivait son père. Mais qu’elle étrange rencontre il se passait entre les deux car Garrett mettait énormément de distance avec lui. Il ne voulait pas s’investir. Pour lui, c’était trop tard, et pire que tout, il ne pouvait pas supporter de savoir que son fils avait posé ses mains sur Anya. C’était inconcevable :
- Tu sais, je ne cherche rien qui puisse provenir de toi. Je veux dire, matériellement. Je veux juste apprendre à te connaître.
- D’accord.. Mais en contrepartie je te demanderais de ne pas approcher ma femme.
- Oh.. Euh.. Tu es au courant ?
- Oui, et je dois t’avouer que j’aurais préféré que cette information ne me revienne pas aux oreilles honnêtement. Donc, si jamais tu veux qu’on se revoit d’accord. Mais tu ne dois plus jamais voir ou parler à Anya. C’est compris ?
Oh.. Garrett jaloux le retour. Shawn acquiesçait seulement et le blond pensait que cette histoire s’arrêterait là, mais pas vraiment. Alors qu’ils se quittaient, le jeune homme décida d’appeler Anya pour la prévenir de ce que venait de lui dire son père biologique. Il y avait forcément un désir de vengeance puisque ce père lui prenait la femme qu’il désirait plus que tout et il comptait bien mettre son grain de sel pour la voir revenir à lui.
Pendant ce temps au détour d’une rue, Garrett croisa Héra qui semblait tout aussi surprise que lui. La militaire avait en réalité suivie le blond lors de sa rencontre avec Shawn avait écouté au loin la conversation. Mais le militaire, confiant, n’avait rien remarqué. Alors qu’ils discutaient, il lui proposa donc d’aller boire un verre chez lui sans se douter qu’Alek y serait et enverrait un sms à Pasha pour confirmer qu’il avait gagné son pari. En effet, les deux avaient pariés que Garrett reverrait Héra et Pasha venant de perdre devait une bouteille de gin à son oncle.
immarcescible, Posté le mardi 23 novembre 2021 14:26 Répondre
La tornade Anya était de retour et ce n’était absolument pas le moment. Cela décourageait déjà Garrett de discuter de ce sujet concernant l’armée avec elle. Pasha avait mis littéralement les pieds dans le plat ce qui le fit soupirer en l’entendant parler du stage de deux semaines pour les prochaines vacances. Il laissa la brune volcanique se rendre furieusement dans sa chambre alors qu’il s’approchait de son fils. Posant une main sur son épaule, il secoua légèrement la tête embêté :
- Je t’avais dis que je lui en parlerais. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit de lancer cette bombe là Pasha.
L’adolescent se rendait bien compte que son père avait parfaitement raison pour une fois et il ne chercha pas à essayer de le contredire. Reprenant son sac, il alla jusqu’à la voiture après avoir écouté les conseils de son père. Garrett montait quand même et toqua doucement à la porte. Il n’entrait pas, voulant laisser un peu d’intimité à Anya, mais dis simplement à travers la porte :
- J’emmène Pasha chez moi pour ce soir. Je le ramènerais demain après mon.. tu sais.. le rendez-vous. Bonne nuit Anya.
Il attendit un instant qu’elle ouvre la porte et qu’elle lui parle mais c’était vain. Elle devait vraiment être plus que furieuse. Alors, il reprit la route avec Pasha. En rentrant, Alek fut surpris de voir son neveu mais en voyant les têtes des deux blond il ne pu s’empêcher de rire en fermant son magasine :
- Ah ! Il semblerait que la furie anyesque aie encore fait des ravages. Alors p’tit gars, prêt à une fête démentielle ce soir ?
- Laisse-le tranquille Alek. Pasha doit se concentrer sur ses devoirs et son combat de dimanche. Donc pas de sortie.
Pasha n’avait pu répliquer et de toute manière, il ne savait plus trop quoi penser. Sur la route, il avait annoncé à Mike ses futurs projets ce qui leur avait valu une dispute par sms. Sa mère, Mike. Le jeune homme était perdu. Il préféra monter dans sa chambre et y reste toute la soirée. Pendant ce temps, Garrett fumait dans le jardin. Non pas qu’il se désintéressé de son fils mais il ne cessait de penser à cet autre fils qu’il avait.
Shawn… Shawn et Guilia. Guilia. Repenser à elle faisait remonter des souvenirs auquel le blond n’avait pas repensé depuis des années. Les premiers émois amoureux, les premières fois tout court. Il se sentait nauséeux et il aurait aimé appeler Anya pour en parler avec elle mais il savait qu’elle refuserait toute discussion à cause de cette histoire avec Pasha.
Pourtant, il avait besoin d’elle. Alors il tenta de l’appeler, mais il tomba sur son répondeur. Soupirant, il se résout à laisser un message vocal :
- Eh.. C’est moi. Ecoute, je.. je suis désolé pour Pasha. Je ne pensais pas que l’emmener raviverait sa flamme pour l’armée. Pour l’instant il ne s’agit que d’un stage Anya. Rien qu’un stage. Je t’appelais surtout pour.. pour l’autre sujet. Je veux bien le rencontre demain à Central Park. Tu peux lui donner l’heure et le lieu de rencontre ? Je me sens tellement bouleversé, mal. Je ne sais pas quoi lui dire. Anya.. J’ai besoin de toi. Rappelle-moi s’il te plaît.
Mais Anya ne répondait pas ce qui frustrait le blond. Passant une bonne partie de la soirée dans le jardin il n’entendit pas Alek sortir. C’est lorsqu’il commença à faire froid et que Pasha vint le rejoindre qu’il sortit de sa torpeur :
- Je croyais que tu dormais.
- Non, je n’y arrive pas. Mike et moi on s’est disputés.. Pour le stage.
- Oh.. Il semblerait que le monde veuille nous faire la gueule ce soir.
L’adolescent venait s’asseoir près de son père, complètement dépité ce qui était plus que compréhensible. Il regardait son père fumer alors que lui-même détestait ça. Il soupirait en regardant devant lui, triste :
- L’armée me donne l’impression d’être en mesure de protéger tout le monde mais moi aussi.
- Comment ça ? demandait Garrett en posant un oeil sur son fils.
- Enfant je n’ai pas pu me sauver et.. et je me souviendrais toujours de toi et de tes hommes ouvrant le cachot où je me trouvais. Tu nous a sauvé. Tu semblais n’avoir peur de rien. C’est ce que je veux être mais.. mais j’ai tout le temps peur.
- Oh Pasha. Tu te trompes.. J’ai tout le temps peur pour vous.
- Mais tu arrives à surmonter ça et.. et tu arrives à te détacher de tellement de choses. Je t’ai vu sur la base. Tu es dans ton élément.
- Mais ce n’est pas le tien. Tu persistes à croire qu’on va venir te rechercher c’est ça ?
- J’en suis persuadé. Dès fois je me réveille et j’ai l’impression que tout ça n’a été qu’un rêve mais qu’en fait je suis toujours là-bas, bloqué.
Comme il comprenait. Garrett vint poser une main sur la joue de son fils pour le rassurer et alors qu’il s’était juré de ne jamais en parler, il lui raconta ses quatre années et toute ses détention. Sa peur, la misère, sa colère, les troubles post-traumatiques, l’insécurité. Pasha écoutait, patient et attentif. Il n’avait jamais pensé à toutes ces choses.
- L’armée te donne l’illusion que tu contrôles tout et que tu as du pouvoir mais c’est faux. Je ne suis et je n’ai été qu’un pion. C’est pour ça que ta mère est aussi furieuse.
- Elle m’en voudra vraiment si je m’engage.
- Je ne sais pas. Peut-être un peu au début.. Elle aura toujours cette peur de revivre ce que je lui ai fait subir. Et ce sera pire si c’est son enfant.
- Mais je ne veux pas faire des choix qui la conviendront elle. Je veux que ça me plaise.
Garrett lui accorda que c’était une bonne réflexion mais il lui rappela tous les sacrifices que cela devait créer si il se lançait dedans. Enfin les deux avaient eu une vraie discussion et le père se sentait proche de son enfant. Même si Pasha n’était pas de son sang, il était pour lui son fils le plus légitime ce qui le perturbait en pensant à Shawn. Soupirant doucement, il embrassa sa tempe et lui ordonna d’aller se coucher :
- Demain matin six heures entraînement soldat.
Cela fit rire Pasha qui grimpa quatre à quatre les marches de l’escalier jusqu’à sa chambre. Même si il n’avait pas pris de décision, il se sentait plus léger d’avoir parler à son père. Ce dernier, pendant ce temps, allait rentrer lorsqu’il vit un appel de Héra. Surpris, il répondit :
- Hedlund. Comment se passe le retour ? Pasha est toujours opérationnel pour un engagement.
- Arrête de faire du recrutement. Il est encore jeune et il sait que tu lui as mis de la poudre aux yeux.
- Mais c’est comme ça que fonctionne les hommes. Ils aiment qu’on leur en mette plein la vue.
Cela fit rire Garrett qui venait fermer la porte derrière lui. Il était vrai qu’à son âge il avait lui aussi été aveuglé par toutes ces manigances certaine. Mais avec le recul, il savait que cela ne valait plus le coup. Du moins, pas avec le talent que possédait son fils.
- Tu n’appelais pas que pour ça n’est-ce pas ?
- Non. En effet. Je suis à New York demain. Dispo pour un déjeuner ?
- J’aurais adoré mais j’ai.. j’ai un truc un peu bizarre à faire.
- C’est-à-dire ? Tu actives ma curiosité.
- Fouineuse. Un homme prétend être mon fils et je dois le rencontrer demain.
- ….
- Héra ?
- Je.. D’accord. Et bien ta vie semble pleine de rebondissements Hedlund. Pire qu’un feuilleton de vieille ménagères.
- Je ne te le fais pas dire.
Il lui demanda ce qu’il devait faire et le jeune femme lui conseilla simplement de se présenter. Que les choses se feraient d’elle-même. Cela le rassura un peu. Après un nouveau silence gênant, il proposa :
- Un brunch, dimanche matin ?
- Rendez-vous pris.
- Super, et ne t’attends pas à ce que je ramène mon fils.
- Comme si je n’avais que lui sous le coude.
Ils parlèrent encore un peu avant de finalement prendre congés de l’un et de l’autre. Avant de se coucher, Garrett vérifia que Anya lui ai répondu mais rien. Il commença à écrire un message qu’il envoya peu de temps après espérant une réponse de sa part :
« Je sais que tu es en colère et je suis encore désolé. J’ai longuement parlé avec Pasha et je lui ai raconté ma vision du terrain. Il semblerait que cela le fasse réfléchir. J’espère que cela ne lui donnera pas envie de s’engager. Bonne nuit Blackbird ».
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 22:15 Répondre
Garrett était persuadé d’avoir tout entendu. Il était persuadé d’avoir tout vécu. Mais finalement, il ne savait rien. Son air était celui de quelqu’un qui n’avait aucune conscience de ce qui se passait. Un enfant.. Un enfant de Giulia. Lui, avoir un enfant.. Avec elle. Son souffle lui manquait tandis qu’il sentait la main d’Anya sur son corps. Il était trop choqué pour dire quoi que ce soit et quand il voulut demander le test ADN, Anya lui confirma le résultat. Il avait un fils.. Il ne se remettait pas de cette nouvelle si improbable.
- J’ai un fils, murmurait-il complètement sonné, Giulia et moi avons un fils.
Il vint se lever comme pour s’assurer qu’il ne rêvait pas. Ouvrant le frigo de la brune, il sortit une bouteille de vin avant de se servir un verre. Il le bu cul sec avant de soupirer avec une mine sceptique :
- Il me faut plus fort, maintenant.
Son ton était incisif et il vit Anya courir. Heureusement, elle avait sa bouteille de whisky préféré et il s’en servit un verre cul sec de nouveau. C’était comme une dose d’adrénaline ce nectar enivré. S’appuyant contre l’ilôt, il inspira profondément :
- Je dois retrouver Giulia. Je.. Je ne comprends pas.. Pourquoi a-t-elle fait ça ? C’est insensé.. Ce serait pour ça qu’elle aurait disparue finalement ?
Mille questions lui venaient en tête auxquelles il ne pouvait pas répondre encore. Un fils. Il l’imaginait blond, aux yeux bleu. Mais soudain, lui revint l’histoire du journal. Shawn. Le fameux Shawn ? Il regardait Anya et comprit mieux pourquoi elle se tenait prête à bondir et le rassurer. Elle avait eu une liaison avec lui. Son estomac voulait rendre l’alcool ingurgité trop rapidement mais il tenait bon :
- Putain de merde.. Tu.. Oh bordel.. Anya c’est pas possible. Non, non, non.
Il comprenait mieux sa mine inquiète, douloureuse. Comment ne pas en être autrement ? Sa femme avait couché avec son fils. C’était une histoire digne de la mythologie grecque qui lui donnait des maux de tête. S’asseyant sur le canapé lourdement, il prit sa tête entre ses mains pour pouvoir faire le vide. Mais une seule chose lui venait, c’était celle de retrouver cette petite amie adolescente et comprendre le pourquoi du comment.
Frottant son visage de ses larges main, il soupirait en fermant les yeux. Il ne voulait pas penser à Anya et ce garçon qui voulait le rencontrer. A quoi bon ? Est-ce que cela changerait-il quelque chose ? Surtout en sachant qu’il avait couché avec son épouse. Soupirant, il articula enfin une phrase nette et sans gros mots :
- Je vais le rencontrer. Même si je ne sais pas quoi lui dire. Mais je dois surtout retrouver Giulia. Elle me doit des explications. Je ne.. Je ne peux pas laisser ça comme ça. Qu’en penses-tu ?
Même si il savait qu’il ferait cela, il ne pouvait pas s’empêcher de demander conseil à Anya. Elle était son phare, son roc, sa bouée. Il avait toujours besoin d’elle auprès de lui. Relevant son regard vers elle, il la contemplait, suppliant, ayant besoin de son soutien et de ses conseils.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 20:38 Répondre
Deux jours de folie pendant lesquelles Pasha s’était définitivement décidé à intégrer l’armée. Garrett n’avait rien prévu de cela et il s’inquiétait désormais de la tête d’Anya quand leur fils annoncerait finalement la grande nouvelle, celle de s’engager pour ses dix-huit ans. Son père avait tenté, modestement, de ne pas penser à cela. Les conditions que cela impliquait ainsi que les fameux sacrifices mais Pasha ne voyait rien de tout cela pour le moment. Il ne voyait que l’ordre, la tenue, la puissance, le sentiment d’être un héros. Que des sentiments que Garrett ne pouvait que comprendre ayant ressentit les mêmes à son âge.
Ils dormirent dans un appartement que Garrett utilisait lors de ses venues. C’était sommaire mais suffisant pour dormir. Héra l’avait rejoint une soirée alors qu’ils mangeaient avec les gars de sa section. Ils avaient longuement discuté ensemble jusqu’à ce que son fils méfiant vienne s’interposer :
- Papa. Nous partons tôt demain matin il est temps d’aller nous coucher.
L’oeil de son fils lui fit comprendre qu’il s’inquiétait et il se doutait bien de quoi. La proximité qu’il avait avec Héra ne voulait pas forcément dire qu’il la désirait et c’était ce qu’il essayait de faire comprendre à son fils alors qu’ils rentraient :
- Je m’en fous de vos histoires de cul à maman et toi. Je ne veux juste pas la voir pleurer à nouveau à cause de toi, c’est tout.
Deux journées fantastique disparue à cause de cette simple discussion avec une autre femme. Garrett était dépité. Pourtant, le lendemain, le jeune homme semblait redevenu plus détendu. Ils ne parlèrent plus de ce moment et partirent en direction de la maison. L’argent facilitait ses déplacement, il devait bien l’avouer. Le blond conduisait le jet jusqu’à NY et ils arrivèrent en fin de journée chez Anya.
La maison semblait calme et alors qu’il posait le sac de Pasha sur le sol de la cuisine il vit ce dernier se réfugier dans sa chambre pour téléphoner à Mike. Grinçant des dents, il comprit qu’il devrait annoncer à Anya la fameuse nouvelle de son stage de deux semaines dans l’armée aux vacances prochaines. Mais elle l’observait étrangement, un sourire faible, le même que lorsqu’elle devait lui annoncer quelque chose de gênant. Une bêtise.
Tendu, il s’approchait d’elle après avoir éludé sa question sur Pasha. Il la connaissait trop bien pour savoir qu’elle lui cachait quelque chose qu’il n’allait très certainement pas apprécier. Arrivé à sa hauteur, il releva son menton vers son visage, les sourcils froncés :
- Dis-moi ce qui se passe. Jackson est revenu ? Il a essayé de revoir Jazz ? Je te promet de ne pas m’énerver mais dis-moi la vérité.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 15:39 Répondre
Il avait attendu toute la soirée que la jeune femme lui réponde. Un peu déçu de cette réponse succincte, il se disait finalement que c’était peut-être mieux en effet. Le sommeil le gagna peu de temps après et il dormit si profondément qu’il n’entendit pas Alek rentrer avec ses nouvelles copines du moment. Ce n’est qu’au petit matin qu’il vit le chantier laissé par son beau-frère. Agacé, il s’arrangea à faire le plus de bruit possible afin de le réveiller le plus méchamment possible. Faisant mixer quelques fruits, il s’amusa à le revoir se redresser violemment :
- BONJOUUUUUR ! s’amusait-il à hurler pour tenter de couvrir le bruit du mixeur.
- Merde ! Hedlund ! Tu fais chier !
Le bulgare jeta sur le sol de la cuisine un coussin avant de se remettre à grogner de nouveau. Cela faisait rire de nouveau le blond qui vint ramasser le coussin pour le relancer sur son beau-frère, mais on sonnait à la porte. Allant ouvrir, il souriait doucement en voyant Pasha qui lui donna une accolade à laquelle il ne s’attendait pas. Mais lui rendit, réconforté. C’était déjà un premier pas mine de rien.
Anya apparaissait derrière leur fils et diable ce qu’elle était belle, se disait-il. Torse nu, uniquement vêtu de son bas de jogging qui tombait négligemment sur ses hanches qui dévoilait un V parfaitement dessiné il lui souriait :
- Bien dormi ? demandait-il un sourire en coin.
Au même moment, les deux blondes d’Alek sortirent de la maison. Elles avaient un air un peu pitoyable avec leur maquillages coulé et leur tenue désuètes. C’était des jeunes femmes étudiante très certainement au vu de leur jeunesse. Garrett les salua poliment alors qu’elles passaient près d’eux. L’une d’elle répliqua même :
- A la prochaine !
- Ouais à la prochaine, répondait-il en levant les yeux au ciel, Alek prépare-toi on pars dans 20 min !
- Merde Hedlund tu fais chier à la fin, grognait-il en se levant, oh.. Bonjour сестра !
Cela faisait sourire Garrett qui proposait à la brune d’entrer un moment. C’était le vrai bordel. Ils devaient joncher entre les bouteilles et les vêtements d’Alek sur le sol désignant totalement la soirée débridée qu’il avait eu la veille. Pasha trouvait un soutien-gorge sur la chaise du salon et montrait une mine dégoûtée :
- Eurk. C’est tellement écoeurant des seins franchement.
- Ne dis pas ça. Le principal c’est que chacun trouve son compte lorsqu’il s’agit de sexe Pasha.
- Quand même.. Moi je trouva ça bizarre.
L’idée de passer quelques jours avec Pasha ravissait Garrett. Il se voyait déjà lui montrer tout un tas de chose et surtout, le présenter à toute la brigade. Se retournant vers Anya, il posa une main sur sa hanche discrètement en lui proposant à boire avant de préciser :
- Nous serons de retour dans deux jours. Je te ramènerais le grand ne t’en fais pas. C’est juste histoire de faire quelques transcriptions et d’essayer des nouveaux jouets conçus par des ingénieurs. Vraiment rien de bien dangereux promis.
- Et on aura même le droit de conduire le tank si on réussit les premiers tests, expliquait Alek en descendant avec son sac de voyage qu’il lançait dans l’entrée, au lieu d’essayer de séduire ma soeur va donc prendre ta douche Hedlund.
- C’est vrai. Pardonne-moi mais je dois aller me préparer. Je t’envoie un message quand nous sommes arrivés promis.
Il déposait un baiser sur le front de la jeune femme en caressant sa hanche avant de disparaître à l’étage pour se laver. Pasha consultait son téléphone quand Alek regardait sa soeur en riant :
- Tu baves un peu Aneshka.
immarcescible, Posté le lundi 22 novembre 2021 10:33 Répondre
Elle avait toujours le don de savoir le faire sourire. Il aurait aimé plongé à nouveau ses lèvres sur les siennes mais il devait avant tout se résigner, ne plus céder à cette tentation si intense. Ils finirent par se lâcher finalement la main en arrivant sur le perron de la petite maison d’Anya. Il est vrai qu’elle était adorable, mais jamais il n’aurait cru la voir vivre dans un tel quartier et un tel lieu. Qu’importe, elle semblait apaisée et c’était tout ce qui lui importait.
En entrant, ils purent voir les grands regarder un film avec leur oncle. Tout semblait s’être bien passé même si Garrett regardait suspicieux Alek. Charlie dormait sur le petit sofa roulée en boule près de Nana qui veillait sur elle. Ils avaient le même âge désormais et ils étaient toujours aussi proche.
Garrett allait repartir en disant bonne nuit aux enfants mais Pasha le fuyait déjà. C’était sans compter sur Anya qui cherchait à bien faire même si le blond était toujours dévasté par le comportement de son fils. Ses mots le rassurèrent à moitié et il se contenta de hocher de la tête alors qu’il continuait à s’excuser :
- Tu veux bien m’emmener avec toi demain à Ph½nix ? Je n’ai pas cours. Ce serait l’occasion..
Il est vrai qu’il n’avait pas prévu Anya mais il repartait de nouveau là-bas pour faire quelques essais d’armes. Il observait la brune du coin de l’½il connaissant parfaitement la haine qu’elle portait pour l’armée :
- J’en parle avec ta mère Pasha.
- Bien, bonne nuit !
Jasmine le suivait de près en s’amusant doucement de voir que sa mère avait mal remis sa robe qui était à l’envers. Mais elle ne fit pas de commentaires, se contentant seulement d’embrasser la joue de ses parents et de monter en portant Charlie qui dormait comme un bébé.
Alek souriait en coin amusé tout en curant ses dents avec un cure-dent ce qui exaspérait toujours Garrett. Le brun pris sa veste et salua sa s½ur pour rejoindre la voiture de son ami. Depuis plusieurs semaines, le blond l’hébergeait. Il avait été difficile pour Alek de vivre chez son père qui ne comprenait pas le mode de vie de son fils. Surtout, il avait du mal à s’intégrer socialement et avait tendance à replonger dans de vieux travers comme le monde de la nuit ou encore la drogue et l’alcool.
Garrett ne partageait pas ce mode de vie préférant ne pas retomber dans ses anciens vieux démons. Il restait clean et loin de tout ça même si certaines nuits il préférait largement oublier le visage d’Anya qui le hantait.
De nouveau seuls, il vint prendre discrètement la main de la jeune femme dans la sienne et y déposer de nouveau un baiser sur son poignet :
- Je te laisse réfléchir pour Pasha. Je ne pars que demain vers midi. D’ici là, passe une douce soirée Blackbird.
Il offrait un sourire sensuel et tendre alors que sa voix de velours essayait malgré lui de la séduire. Le supplice de la quitter si frémissante le torturait mais Alek s’impatientait et klaxonnait :
- Oh Hedlund ! Lâche-ma s½ur et ramène moi en ville ! J’ai des filles qui m’attendent !
- Désolé, répliqua le blond, je t’envoie un message quand je suis arrivé d’accord ? Bonne nuit.
Il rejoignait rapidement Le Brun en lui offrant un regard noir qui le faisait rire. Comme si il avait peur de lui s’amusait-il a répliquer alors que Garrett démarrait. Il roula en écoutant toutes les sordides histoires de cul qu’il avait avec les nanas qu’il rencontrait en boîte. Cela aurait fait rire le blond des années auparavant mais il ne s’imaginait pas faire l’amour à une autre femme qu’Anya. C’était donc compliqué pour lui de s’imaginer une telle chose.
- Allez viens avec moi, demandait Alek, on va s’éclater. Je suis certain qu’elles se jetteront toutes sur toi.
- Non merci. Je dois me coucher tôt et toi aussi.. on pars tôt demain.
- Tu ne serais pas pressé de rejoindre Hera ?
- Ne dis pas de bêtises. Allez, va te bourrer la gueule au lieu de dire n’importe quoi. Et ne raconte pas ce genre de choses a Anya !
- Pourquoi ? Elle serait jalouse ?
Il n’avait pas conscience a quel point elle pourrait l’être en effet et Garrett voulait épargner à Anya des histoires complètement fausses. Mais il connaissait Alek et il savait qu’il s’amuserait à le taquiner à son grand désespoir. En rentrant, il prit son téléphone et envoya un sms à la brune. Il tenait dans sa main sa culotte déchirée qu’il n’avait pas vu jusqu’à présent et écrivit amusé :
- « Que suis-je censé faire des lambeaux de ta culotte ? Si c’est un message subliminal pour que je t’en achète d’autres je peux. C’est une activité qui me ferait plus que plaisir d’ailleurs. Comment veux-tu que je dorme maintenant que j’ai ces images dans la tête ?! Je vais devoir me soulager tout seul, tu en as conscience ? »
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 22:17 Répondre
Comme si les menaces de Kate pouvaient effrayer Garrett. Il lui aurait bien ris au nez mais il n’avait aucun sentiment pour la brune qui quittait la maison en pestant. Se tournant vers son père il sentit le désarroi dans lequel il devait être. C’était bien la première fois qu’il le voyait dans cet état et son aveu concernant le manque qu’il ressentait pour sa mère le surprenait. Du moins, l’attristait.
Cela faisait maintenant un peu plus de cinq mois qu’il était revenu et il n’avait toujours pas eu de nouvelles de sa mère. Bien sûr, il n’en prenait pas et n’en voulait pas. Catherine était devenue un sujet sensible dont personne ne parlait à la maison.
Anya le regarda du coin de l’oeil et il se souvint de ce qu’elle lui avait proposé. Il aurait peut-être du la rappeler, pour son père et enterrer la hache de guerre mais il ne s’en sentait pas capable. Pourtant, il vint s’approcher de Nathanaël et s’asseoir face à lui :
- Appelle maman. Je suis persuadé que tu lui manque aussi…
- Mais je ne peux pas pour Anya et toi. Ce qu’elle a fait a complètement anéanti notre famille.
- Elle était malheureuse. Et quand on est aussi dévasté qu’elle l’était on fait des choses sacrément stupide. Noël approche. Peut-être que tu pourrais la rejoindre ?
Le père remerciait le fils quand ce dernier se disait que sa mère lui manquait aussi. Mais la souffrance qu’elle avait causé ne lui donnait absolument pas envie de faire un pas vers elle. La rancune était encore beaucoup trop tenace. Ils restèrent avec son père encore un moment avant de prendre congé. Les deux Hedlund étaient rabibochés et c’était tout ce qui importait.
Garrett conduisait pour ramener Anya chez elle. Il était tard et les enfants devaient très certainement se demander ce qu’ils faisaient. Il voyait déjà les regards de suspicion de Jasmine et Charlie ce qui l’inquiétait un peu :
- Pasha t’as un peu parlé ? Je.. Je n’arrive vraiment pas à dénouer le problème. Je suis allé à ses entraînements, ses matchs mais il m’ignore toujours. Ça me fait tellement mal tu sais.
Alors qu’il se confiait, il sentit la main réconfortante d’Anya sur sa nuque. Cela le rassura un moment. Néanmoins, alors qu’ils arrivaient dans la petite rue tranquille où vivait Anya, il s’arrêta un peu avant la maison pour aborder un autre sujet. Se tournant vers elle, il reprenait d’une voix plus ferme :
- Il faudrait peut-être qu’on parle de ce qui c’est passé à l’hôtel non ? Non pas que je regrette, mais.. mais les couples séparés ne devraient logiquement pas agir de la sorte. Ce qui me tue parce que j’ai envie d’y voir un signe mais.. mais je constate bien que même si tu me manques Anya, tu t’en sors terriblement bien depuis plusieurs mois. Et je ne veux pas t’enlever ça.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 20:16 Répondre
Un sourire quelque peu amusé s’était formé sur les lèvres du blond lorsqu’il vit Anya sortir sans mesure Kate. Bien sûr, il gardait quand même un oeil sur sa droite qui pouvait partir à tout instant mais elle sut se mesurer et claquer la porte à l’horrible belle-mère. S’approchant doucement d’elle, il ne s’attendait pas à ce qu’elle prenne les devants de la sorte. Un peu déboussolé, il ne sut pas quoi dire ou faire lorsqu’il la vit se dénuder de la sorte et plonger sa main dans son bas de dentelle. Il bandait comme un fou à ses mots, lui qui avait du se masturber comme un adolescent tous les soirs pendant toutes ces semaines comprenait ce qu’elle ressentait :
- Ah.. Anya.. Bordel..
Ses doigts s’enfonçaient en elle sans douceur. Il ne pouvait pas y en avoir étant donné l’excitation sauvage qu’il ressentait depuis le début de la journée. Non, depuis toujours. Son poignet exerçait des mouvements rapide alors que de son autre main, il changeait leur position. Venant sur elle, ses lèvres impitoyables s’acharnaient à l’embrasser avec une ardeur quasi animale. Elle avait réveillé le Garrett intense, intrépide et fougueux. Par moment, ses dents prenaient le relais quand sa langue ne pouvait soutenir le rythme de la brune.
Rapidement et avec son aide, il fut nu. Il lui retira aussi son bas qu’il déchira sans ménagement d’une poignée ferme. Elle était trempée en effet, et il n’eut pas besoin de la préparer. C’est alors qu’il s’allongea sur elle et dans un profond et intense mouvement de bassin s’enfonça en elle :
- Putain de merde.. Anya.. gémissait-il contre ses lèvres.
Ses mains agrippaient sa crinière d’ébène dans laquelle il s’accrochait alors que son bassin bougeait en elle, féroce, intense, sans ménagement. Son corps se tendait d’un désir impérieux qu’il n’avait jamais eu pour quiconque. Non, il était au nirvana en tenant Anya ainsi dans ses bras. Mordant son cou, sa mâchoire, sa lèvre, il la sentait devenir de plus en plus étroite et le plaisir bientôt le submerger mais il ne voulait pas s’arrêter, impossible.
Alors, il se retira d’elle. Il lut la surprise sur son visage ce qui le fit sourire. La retournant avec aisance il se pencha sur son cou en frottant son membre entre ses fesses :
- J’ai envie de te prendre.. Tout le temps.. Tu hantes tous mes fantasmes, murmurait-il au creux de son oreille.
De ses mains expertes, il caressait la poitrine bombée de la jeune femme en pinçant délicatement ses tétons durcit. Elle était à sa merci, il la possédait entièrement. Rapidement, ses lèvres descendirent jusqu’à son petit cul cambré qu’il mordillait avant d’enfouir sa langue sur son anneau de chair qu’il sentait déjà bien humide. Cela l’amusait de la voir ainsi, tremblante de ses caresses. Il accentuait la pression de ses doigts sur ses pointes durcies avant d’enfouir sa langue en elle. Ce fut rapide, mais suffisant pour qu’il la sente trembler d’une excitation certaine.
Se redressant, il claqua fermement son petit cul et vint s’enfoncer en elle de nouveau. La redressant en agrippant sa crinière, il plaqua sa main contre sa gorge pour mieux embrasser ses lèvres alors que son autre main activait son clitoris :
- C’est toi mon BDSM.. Toi mon fantasme.. Toi mon souffle.. Bordel.. T’es brûlante.. Si étroite.. Anya.. Merde.. Oui !
C’était si intense qu’il sentait son coeur littéralement exploser. Mais qu’importe, il continuait à une vitesse dingue serrant un peu la gorge de la jeune femme alors que son bassin claquait contre le cul de la jeune femme. Si intense qu’il sentit le plaisir monter et jouissait enfin en elle avant de s’écrouler sur le côté du lit. Tremblante, en sueur, il gardait les yeux clos tout gardant ses bras autour d’Anya qu’il sentait elle aussi tremblante. A bout de souffle, il murmurait de sa voix rauque post-sexe :
- Tu es une bombe.. Tu es une bombe qui a explosé entre mes doigts..
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 18:37 Répondre
Etait-ce une véritable bonne idée ? Il ne savait pas mais à voir l’air enjoué d’Anya, et la possibilité d’ouvrir les yeux à son père il ne pu s’empêcher d’acquiescer. Il laissa donc son ex-compagne envoyer le fameux sms et lui donner rendez-vous dans une chambre d’hôtel sur la cinquième avenue, celui de son défunt grand-père. Garrett conduisait avec prudence à cause du verglas.
Une fois arrivés, ils entrèrent directement dans un parking souterrain et rejoignirent l’ascenseur privé. Il possédait une carte qui lui permettait d’entrer comme bon lui semblait.
Ah.. Ces ascenseurs. Garrett sentait la tension fascinante et excitante du sexe grimper en lui. Regardant droit devant lui, il serrait ses doigts autour de ceux d’Anya alors que de nouveaux flashs lui venait en tête. Mais l’ascenseur s’ouvrait au moment où il allait parler.
Tenant toujours sa main, ils ressemblaient tous les deux à des espions en mission. C’était complètement enfantin mais il ne pouvait s’empêcher de jouer le jeu, excité à l’idée de passer du temps avec Anya et de piéger Kate. Il y avait une partie de lui qui était extrêmement touchée de voir son ex-compagne aussi attachée à son père. Cela prouvait bien qu’ils formaient malgré tout une vraie famille.
Arrivés devant la chambre, Anya pouvait reconnaitre celle qu’ils avaient occupés après une soirée sensuelle de débauche. Garrett ferma la porte derrière elle et vint s’approcher de la fenêtre pour regarder la rue qui défilait sous ses yeux :
- Comment veux-tu qu’on procède ? Je la laisse me draguer et tu filmes ?
Le piège se resserrait et Kate toquait à la porte. Garrett aida Anya à se cacher le plus discrètement possible dans le placard avant qu’il n’aille ouvrir la porte de la chambre. Inspirant profondément, il devait prendre sur lui pour ne pas se faire griller :
- G., je dois t’avouer que ton sms m’a quelque peu rendue perplexe, avouait la jeune femme en entrant dans la chambre.
- Je pense qu’il faut que l’on discute de mon père et de.. et de nous.
Sur le coin de la chambre se trouvait un sac à glaçon contenant du champagne. Kate s’approchait et venait ouvrir la bouteille en souriant satisfaite avant de servir deux coupes avant d’en tendre une à son Garrett :
- Ton père m’a dit que vous vous étiez disputés. Mais pas pourquoi. Aurais-tu oser me vendre ?
- Non, j’ai juste voulu le tenir au courant de ce que tu cherches à faire.
- Et à ton avis, qu’est ce que je cherche à faire bébé ?
Elle venait s’asseoir sur le bord du lit et relever sa jupe dévoilant une lingerie fine et très sexy. Garrett soupirait doucement avant de poser sa coupe sur le meuble télé tout en venant vers elle :
- Je ne veux pas que tu épouses mon père si c’est juste pour que je te saute Kate. Il mérite mieux que cela. C’est injuste envers lui.
- Mais ton père y trouve son compte avec moi ne t’en fais pas. Maintenant, c’est moi qui désire quelque chose de particulier.. Tu te souviens de ces journées chaude d’été où tu ne pouvais pas t’empêcher de me prendre partout.. Même dans les boutiques.. Tu ne voudrais pas revivre ça ?
- Non, pas vraiment. J’ai quelqu’un dans ma vie à vrai dire et tu le sais.
- Ahahah, la petite dinde d’Anya. Quelle empotée franchement ? Qu’est ce que tu peux bien lui trouver ? C’est une gamine sérieusement.
Là, Garrett voyait rouge. Il ne supportait décidément pas qu’on attaque Anya. Agrippant Kate par le bras, il la releva furieux avant d’énoncer d’une voix dure et ferme :
- Ne dis plus jamais une telle chose de ma femme tu m’entends ? Jamais. Ou je serais capable de faire de ta vie un véritable enfer et tu le sais.
Au même moment, la brune se jeta à son cou et embrassa Garrett furieusement. Il tentait tant bien que mal de la repousser mais elle s’accrochait à lui comme une sangsue. Malheureusement, il du se faire plus ferme et il la repoussa assez violemment pour qu’elle retombe sur le lit :
- Tu veux du sexe sauvage, hein ? Ça me va. Défoule-toi sur moi. Je n’attends que ça depuis que je t’ai revu.
Garrett était dégoûté. Il espérait qu’Anya allait bientôt sortir car il était à deux doigt de virer la brune de la chambre d’hôtel pour de bon mais sans diplomatie tant elle le répugnait.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 15:01 Répondre
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 15:00 Répondre
Ce baiser échangé de manière imprévue dans le petit placard de la chaudière avait échauffé les désirs multiples de Garrett pour son ex-femme. Comment ne pas l’être de toute manière ? Avant de se rendre au restaurant, il était repassé à la maison de campagne pour se doucher et se changer. En revenant chercher Anya, il ne s’était pas attendu à la voir aussi belle et pomponnée. Les enfants les regardaient avec ce sourire en coin amusé quand lui ne rêvait que d’une chose, celle d’enfouir son visage dans son décolleté.
Nerveux, il lui souriait doucement avant de donner un coup bien placé dans les côtes d’Alek. Cela fit bien rire Jasmine qui prenait discrètement des photos de sa mère et de son père. Sans le savoir, les deux étaient le sujet favori de l’adolescente qu’elle comptait présenter à sa future exposition.
- Tu es très belle, murmurait le blond en embrassant délicatement le poignet de la jeune femme.
Ils partirent après avoir donné les dernières consignes à Alek et aux enfants. Dans la voiture, le silence était pesant. Garrett n’avait que des images d’Anya langoureuse qui gémissait dans son esprit et son désir cherchait par n’importe quel moyen de trouver une astuce pour embrasser la brune. Quel détraqué lui murmurait sa conscience.
Il essaya donc de parler de tout et de rien, notamment en replaçant à nouveau le nouveau métier de la brune. Il voulait tout savoir alors il lui posait de multiples questions sur tout et n’importe quoi vraiment intéressé par ce qu’elle faisait.
Il roula tellement vite qu’ils arrivèrent rapidement à New York. Le voiturier récupéra la voiture et Garrett fit le tour pour ouvrir à Anya. Les Cavill étaient déjà arrivés et avaient commandé à boire. En voyant le couple Hedlund-Siminiov, ils se levèrent et le saluèrent chaleureusement. Un repas à quatre, jamais le blond aurait cru que cela aurait été possible. Après avoir tiré la chaise à Anya, il s’installa à ses côtés.
- C’est tellement gentil à vous d’avoir accepté ce repas, remerciait Q’Orianka en posant une main sur la cuisse de son époux, Henry m’a tellement parlé de vous. Je suis contente de voir que le passé a pu être dépassé.
- Merci à toi de l’avoir proposé, répondit Garrett en faisant signe au serveur de servir la même chose que les nouveaux époux à lui et Anya, et de ton aide pour les recherches que j’entame. Je t’avouerais que je n’y serais jamais arrivé sans toi.
Henry semblait quelque peu gêné, surtout en se retrouvant devant Anya mais quand il regardait son épouse on sentait bien qu’il l’aimait d’une passion intense et particulière. Elle semblait si petite à côté de lui que cette dysémétrie amusait Garrett. Il posait nonchalamment son bras contre celui d’Anya. Les deux aimants.
Et la soirée continua ainsi, doucement, tranquillement. Des souvenirs d’université avec les garçons, chacun prenant soin de ne pas évoquer Elena, et enfin les projets de Henry postulant pour être juge à la Cour Suprême :
- Et toi Hedlund ? Tu en es où ?
- Je fais du consulting pour l’armée et j’écris. Je n’avais jamais rien demandé de plus tu sais. Et puis quand j’ai les enfants je fais le plus possible des activités avec eux.
- Alors c’est vrai ce que me racontais ton père.. Votre séparation ? Kate était bouleversée l’autre jour lorsque je l’ai croisé. Ça ne te fais pas bizarre d’ailleurs qu’elle sorte avec ton père ? Tu avais eu une histoire avec elle il me semble non ?
Garrett se tendait en entendant Henry déballer cette vieille histoire surtout qu’il n’en n’avait toujours pas parlé à Anya. Du coin de l’oeil, il la sentit se tendre alors qu’il soupirait doucement et secouait la tête :
- Q’Orianka, tu apprendras que ton époux n’est pas toujours très délicat.
- Oh mais je l’avais remarqué ne t’en fais pas. Disons que je saurais m’accommoder de ses défauts si lui s’accommode des miens.
Elle offrait un sourire complice à son époux avant de reprendre sa main dans la sienne. Le repas était délicieux mais Garrett craignait le retour en compagnie d’Anya. En effet, même si ils avaient passé une douce soirée, il sentait bien qu’elle allait lui poser des questions et qu’il n’aurait pas d’autre choix que d’y répondre. Pourtant, elle restait silencieuse dans la voiture. Si bien qu’il n’eut d’autre choix que de lui expliquer tant cela le ruminait :
- J’ai eu une liaison avec elle quand j’étais plus jeune oui. Elle sort avec mon père juste pour me faire du rendre dedans mais je l’ai remise à sa place aussitôt. Sauf que pour se venger, elle a décidé de séduire mon père et de se faire mettre la bague au doigt. J’en ai parlé à mon père mais… mais il persiste à croire que c’est faux. C’est pour ça qu’on ne se parle plus.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 12:08 Répondre
Pocahontas se trouvait devant Philippe sans savoir quoi lui répondre. La violence de la scène qui s’était profilée devant elle lui avait donné la nausée. Mais rien ne sortait. Pas un son, pas une émotion. Elle était juste choquée, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Les mots de Mary avaient quelque peu éclairé ce qu’elle imaginait mais pas à ce point là, pas dans ce sens là. En fait, une part d’elle trouvait injuste que Gabriel et la vieille femme fasse de telles reproches à Philippe et cela faisait naître une colère noire en elle. Mais elle ne devait pas exploser, elle savait que cela pourrait nuire à son couple avec Gabriel et c’est là qu’elle se rendit compte qu’il y avait un problème.
Prenant dans ses mains celles de Philippe, elle s’excusa faiblement pour le comportement de son époux et lui demanda de partir quelque jours. Heureusement qu’il était d’une grande compréhension et qu’il ne chercha pas à s’imposer :
- Tu as fais ton choix petite fleur ?
- Je n’ai pas de choix à faire Nayoti. Ma vie est auprès de Gabriel, c’est à nous de construire notre vie et notre couple. Je ne resterais pas bloquée ici puisque j’ai trouvé celui qui me donne envie de rester. Même si il est « spécial » comme tu dis je l’aime de tout mon être. En effet, par moment ce n’est pas facile. Mais ce n’est rien comparé aux autres moments de bonheur que nous vivons.
- Matoaka, soupirait-il attendri, tu as toujours été d’une sagesse et d’une douceur qui m’impressionne.
Elle lui souriait avec douceur même si quelques larmes s’échappaient de ses lèvres. Lui donnant une rapide accolade, elle le laissa partir enrouler son tipi. Kisos réapparaissait à ce moment là et il sentait que sa mère était triste. L’enlaçant tendrement lui aussi, il cherchait son regard du sien en essayant de l’apaiser comme à son habitude :
- Ma’ pourquoi oncle Nashoba et papa se détestent-ils ?
- Dès fois les adultes ne savent pas s’exprimer mon chéri. Alors ils veulent frapper. Mais c’est pire que tout.. Ne jamais faire ça tu m’entends ? La violence est le pire des poisons. Cela ne fait pas de toi un homme, jamais.
- Alors ils sont quoi Duda et Nashoba ?
- Des êtres stupides.
Cela inquiétait Kisos qui ne voyait pas son père et son oncle de la sorte. Mais il faisait suffisamment confiance en sa mère pour se dire qu’elle avait raison. Au même moment, ils virent Nashoba sortir de la maison avec son package sur le dos. Cela acheva la jeune femme qui laissa des larmes couler sur ses joues. Son frère venait l’enlacer en embrassant son front. Sa colère ne redescendait pas et il savait qu’il devait repartir :
- Tu suis Philippe, demandait-elle en larmes, dis-moi que je te reverrais je t’en supplie.
- Je ne sais pas Matoaka. Honnêtement je ne sais pas. Tant que ma colère ne sera pas partie je ne pourrais revenir.
- Pourquoi est-ce que ça doit se finir comme ça ? Pourquoi ?
Elle pleurait en baissant son visage ce qui anéantissait le petit Kisos. Il prit les devants et décida d’aller chercher son père. Il toquait à la porte et le suppliait d’ouvrir en expliquant que sa mère pleurait alors que Nashoba partait avec Philippe. Pendant ce temps, le frère de Pcoahontas la regardait dans les yeux et essuyant ses larmes :
- Viens avec nous, proposait-il, partons d’ici. Tu sais que nous n’appartiendrons jamais à ce monde. Rentrons chez nous.
- Mais Nashoba, c’est Gabriel mon foyer. C’est lui mon chez moi. Je ne pourrais pas le laisser tu sais aussi bien que moi que j’en mourrais.
Il ne le savait que trop bien. Embrassant le front de sa soeur, il l’enlaça une dernière fois avant de rejoindre Philippe qui avait déjà réunis ses affaires. Les deux lui firent un signe de la main qui était celui du au revoir en amérindien qu’elle leur rendit. Pocahontas attendit de ne plus les voir avant de s’effondrer sur le petit banc de l’entrée de la maison. Mary arrivait et voyait la peine de la jeune femme. Doucement, elle s’installa près d’elle et l’enlaça. Ayant besoin d’attention, la brune se laissait blottir contre la vieille femme qui caressait sa chevelure d’ébène détachée. Elle pleura un moment, avant d’essuyer ses yeux et de se redresser. Sora lui donnait de léger coup dans le ventre comme pour la réveiller :
- Mary, puis-je te demander d’emmener Kisos se promener. J’ai bien peur que nous ayons une discussion assez vive avec Gabriel.
- Mon enfant il n’est pas mauvais tu le sais bien. C’est ce Philippe ce fautif ne le laisse pas vous séparer.
- Je ne laisserais rien n’y personne ne nous séparer Mary. Si jamais cela devait arriver c’est qu’il aura franchit un fossé que je ne pourrais pas combler.
La vieille femme soupirait. Les deux têtes de mules qu’ils étaient allait donner une dispute légendaire qu’il valait mieux que Kisos ne voit et n’entende pas. Mary appela Kisos qui surgissait aussitôt. Elle lui expliqua qu’ils allaient faire une longue balade pour récupérer des champignons mais le garçon ne voulait pas partir :
- Duda ne veut pas m’ouvrir, ça m’inquiète.
- J’y vais mon chéri ne t’en fais pas.
Elle attendit que les deux soient partis avant de rentrer dans la maison. Le calme soudain était étrange après tous ces cris et toutes ces larmes. Elle se rafraichissait un peu le visage et passa une main dans sa crinière qu’elle rejetait en arrière. Buvant une tasse de thé, elle se donna un peu de courage et alla dans la chambre qu’elle occupait avec Gabriel. Elle le voyait nerveux, tapant du pied, cherchant sans doute à se calmer. Alors, avec douceur, elle claqua la porte derrière elle et se présenta devant lui :
- Ils sont partis, murmura dans un faible soupir, et ils m’ont demandé de les accompagner. Comme tu le vois, j’ai refusé et je sais déjà que tu vas m’offrir ton sourire sarcastique et mauvais que tu peux dores et déjà ravalé. J’ai refusé parce qu’en dépit de tout je t’aime et que je t’ai juré de me battre à tes côtés jusqu’à ce que la mort nous sépare. Mais.. Mais je veux retrouver l’homme que j’ai épousé. Pas celui que j’ai pu voir dans la cour.
Quelques larmes glissaient le long de ses joues alors qu’elle tentait de maîtriser au mieux sa colère et son désarroi :
- Je suis déçue. Jamais je ne t’aurais cru capable de faire ça.. de me faire ça. Depuis longtemps je n’avais pas parlé ma langue. Depuis des années je n’avais pas revu un visage familier de ma vie d’avant et j’ai l’impression que cela m’est interdit désormais. Je ne te demande pas de vivre dans un tipi Gabriel ou encore moins de vivre selon les usages de mon peuple. J’ai l’impression de perdre ce que je suis parce que j’ai peur que ma différence t’attire encore des ennuis. Tu ne peux pas tout contrôler, Kisos et moi y compris. Être un couple c’est faire des concessions, et j’aurais sincèrement aimé que tu prennes sur toi à cause de cette jalousie maladive que tu as, cette peur abominable que je puisse t’abandonner et ne plus t’aimer.
Sa voix tremblait sous le choc encore de la violence qu’elle avait eu sous les yeux une demie-heure plus tôt. Tremblante, elle devait faire le tour de la pièce pour se calmer avant de finalement se tenir contre le rebord de la fenêtre :
- Je ne sais pas, je ne sais plus quoi faire pour que tu comprennes que c’est toi que j’aime. Que ton fils t’aime et t’admire comme personne d’autre au monde. A nous repousser comme tu le fais tu finiras véritablement par nous faire fuir. C’est que tu me connais très mal si tu penses que tu ne nous rend pas heureux, et ça me blesse tellement. Parce que au fond, je m’en fiche de ne pas avoir de tipi, ni même d’avoir d’accolade généreuse. C’est toi que je veux, mon époux, l’homme léger, tendre, drôle, qui nous protège. Pas cette ombre de peur, de colère et de violence. C’est mon Isha que je veux retrouver. Alors si il est encore là laisse le revenir je t’en supplie. Je t’en supplie…
Voyant son silence et le mutisme profond dans lequel il était engagé, elle comprit qu’elle n’arriverait pas à le ramener à elle. Acquiesçant et pleurant à la fois, elle préféra sortir en sentant sa colère venir. Jusqu’à présent elle s’était maîtrisée et elle avait su rester douce, mais elle ne pouvait plus se contenir. Elle devait partir, prendre l’air ce qu’elle fit en agrippant son châle et sortant par la porte de derrière. Peut-être qu’ils avaient tous raison et que leur différences allaient finalement les détruire ?
Pocahontas marchait le long de la côte. Le vent faisait disparaître les quelques larmes qui coulaient encore sur ses joues. Grelottant de froid, elle ne pouvait se résoudre à rentrer. L’atmosphère de la maison était trop pesante pour qu’elle y reste. Finalement, en se retournant, elle vit que Gabriel l’avait suivit. Le regardant surpris, elle ne pu s’empêcher d’exploser en voyant sa mine sombre :
- Je ne sais plus quoi te dire, je ne sais plus quoi faire Gabriel. Tu es si loin de moi que j’ai l’impression de me noyer en essayant de venir te chercher. Je n’ai pas le courage de crier ni même de te reprocher quoi que ce soit. Si tu es si malheureux alors pars, parce que je n’en ferais rien. Je resterais ici, pour te prouver que tu as eu tort de croire tout ça. Parce que je n’abandonne jamais ceux que j’aime Gabriel Walker. Parce que je me suis donnée à toi entièrement et sans concessions. Parce que tu es l’être que j’aime le plus au monde. Alors va, pars ! Pars te rendre compte que tu as agis impulsivement et stupidement. Et que c’est en étant comme ça que tu me fais souffrir.
immarcescible, Posté le dimanche 21 novembre 2021 12:08 Répondre
L’idée d’Anya de passer ensemble des week-end avec les enfants était une bonne idée. Garrett ne pouvait s’empêcher d’acquiescer et donc d’approuver cette proposition. Ce serait l’occasion de rester uni et de peut-être renouer les liens avec les enfants et eux. D’autant plus que de savoir qu’elle quittait définitivement la maison pour Monroe lui donnait une parfaite excuse pour pouvoir la revoir rapidement. Il était clair qu’il n’avait pas envie de ne plus voir Anya. Elle était son souffle de vie malgré la séparation. La seule en qui il avait véritablement confiance et foi. Déposant un baiser sur sa tempe, il répondait :
- Je te laisserais ma veste si tu le désires.. A condition que tu me promettes de m’appeler si il y a quoi que ce soit. Je ne veux pas que tu crois que je ne suis plus là pour toi, bien au contraire. J’ai besoin de te savoir en sécurité pour vivre.
Le blond n’osait pas dire que lors de ses multiples rangements il était retombé sur les vieux journaux intimes d’Anya. Non, il ne voulait pas ressasser le passé mais il voulait s’assurer que la brune serait toujours consciente de sa grande valeur pour lui. Ils étaient vraiment dans une position qu’aucun ex ne devrait avoir mais ils s’en fichaient bien tous les deux. Tenant la jeune femme dans ses bras, il se sentit enfin trouver un peu le sommeil qui lui manquait depuis plus d’une semaine et s’endormit ainsi.
Plusieurs semaines étaient passés depuis cette fameuse soirée. Garrett avait ramené les enfants à Anya et aujourd’hui avec Alexeï, ils allaient emménager la jeune femme dans sa nouvelle maison à Monroe. C’était la première fois qu’elle faisait un achat pour elle et Garrett ne pouvait pas s’empêcher de la féliciter, heureux qu’elle ai trouvé quelque chose pour elle uniquement. Les enfants adoraient aussi cette maison. Tout semblait bien se passer.
Leur système de couper la semaine en deux avait plutôt bien marché. Les semaines étaient moins longues pour les enfants et cela permettait aux parents de se voir un peu plus régulièrement même si c’était de manière informelle. Néanmoins, Garrett n’avait toujours pas réussit à oublier Anya. Tous les jours, il trouvait le moyen de lui envoyer un message, de savoir comment elle allait ou de parler des enfants juste pour prendre des nouvelles.
D’extérieur ils ressemblaient à de vieux amis qui partageaient un secret. Les enfantas avaient bien compris que leur parents s’aimaient toujours et ils favorisaient les rencontres le plus possible. Du moins, surtout les filles. Pasha gardait une certaine animosité envers son père qui avait conduit ce dernier à le laisser passer la semaine avec sa mère entièrement et de venir uniquement le week-end le voir. C’était une torture pour le père de famille qui avait toujours aimé passer du temps avec son fils.
En ce jour d’emménagement, Garrett finissait d’installer des étagères au mur de la cuisine. Alexeï apprenait à Pasha à monter des meubles dans la chambre d’Anya alors que les filles rangeaient leur chambre. Se pensant seul, Garrett retirait sa chemise pour se retrouver en t-shirt. Avec le temps qu’il avait et les quelques aller-retours à la base de Phoenix, il avait repris du poids et des muscles. Malgré son âge avancé, il s’entretenait terriblement bien mais ses vêtements devenaient un peu trop petit ce qui lui valait d’avoir ce jour-ci un t-shirt trop moulant.
Le regard d’Anya le surpris et l’amusa. Il claqua des doigts pour la réveiller et s’approcha d’elle en lui montrant la boîte à outils :
- Que regardes-tu comme ça, demandait-il complice, parce que tu as un petit filet de bave sur le coin de la lèvre Blakcbird.
Il se moquait gentiment d’elle en venant se servir un verre d’eau. Puis, il eut l’idée de lui proposer comment faire fonctionner la chaudière. Il voulait qu’elle soit le plus indépendante possible :
- Je te montre mais si tu as besoin d’aide n’hésite pas à m’appeler d’accord ?
Après lui avoir montré comment cela fonctionnait, il se rendit compte qu’ils étaient dans un endroit assez exigu et qu’il pouvait aisément poser un baiser sur son front. L’envie ne lui manquait pas mais il se retint en se décalant doucement de la jeune femme :
- Parle-moi un peu de la bibliothèque ça te plait toujours autant ? Jasmine me disait l’autre jour qu’ils t’avaient proposé un poste un peu plus avancé. D’ailleurs, pourrais-tu relire mon premier chapitre ? Si tu as un peu de temps.. Je te l’ai envoyé dans la nuit.
Bien entendu il parlait du premier chapitre du livre qu’il avait commencé à rédiger quelques semaines plus tôt. C’était devenu un projet qui lui tenait à coeur depuis qu’il avait fait examiné la fameuse cabane dans la forêt près de la maison de campagne. Il s’avérait qu’elle avait appartenu à un certain Philippe qui avait connu les Powhatan puisque son journal évoquait les coutumes et les rituels ancien de ce peuple amérindien :
- J’ai prévu de dîner avec Henry et Q’Orianka ce soir d’ailleurs. Cela te dirais de m’accompagner ? Ils seraient heureux de te voir.
immarcescible, Posté le samedi 20 novembre 2021 13:32 Répondre
Tout ce qu’avait craint Garrett s’avérait se créer. Ils s’engueulaient pour un rien et cela l’énervait encore plus. Soupirant doucement, il la laissa rejoindre le canapé et se sentit mal de ne pas avoir été plus compréhensif avec cette histoire de sortie en boîte. Le blond soupirait et secouait la tête légèrement avant d’hésiter. Hésiter n’était plus d’actualité. N’y tenant plus, il savait qu’il devait tout simplement la rassurer car le doute et la peine allaient sinon la tuer à petit feu et il ne voulait absolument pas qu’une telle chose arrive.
Il la suivit donc d’un pas tranquille et vint retirer ses chaussures en arrivant devant l’épais canapé. Sans demander son accord, il soulève le gros plaid et s’installer derrière elle en l’enlaçant. Garrett tendre était de retour. Il la sentait se tendre, prête à lui mettre, très certainement, un coup dans les parties. Mais son bassin vint la bloquer de sorte que ses bras la tenait près de lui. Embrassant sa tempe, il soupirait en posant sa joue contre le haut de sa tête :
- Je suis désolé pour ma maladresse du bar et des bouteilles. Mais comment peux-tu croire une seconde que je veuille draguer d’autres femmes Anya ? Pendant quatre années j’aurais largement pu le faire sans que jamais tu ne le saches et pourtant rien. Je suis bien trop amoureux de toi, encore, pour pouvoir faire une telle chose.
Le blond riait doucement non pas que la situation soit drôle, mais en pensant au véritable motif de sa présence auprès d’elle. Délicatement, il venait faire en sorte que Anya soit face à lui. Front contre front, il caressait son nez du sien en chuchotant :
- Regarde, j’ai trouvé le pire des prétextes juste pour venir te voir. Les filles vont certainement hurler en voyant que Nana n’est plus à la maison demain matin mais je m’en fiche. Je devais impérativement te voir. Et.. Et je crois que tu devrais garder les enfants toutes les semaines.
La tristesse s’emparait du blond alors qu’il soupirait. L’avouer à Anya était comme se l’avouer à lui-même. Elle seule le connaissait véritablement pour savoir le faire dire les choses, ce qu’il fit :
- Les filles ne cessent de te réclamer et Pasha refuse toujours de me parler. Ils ne sont pas heureux loin de toi et comment puis-je les blâmer ? Je ressens la même chose. En plus, une maison d’édition m’a contacté pour mon travail sur les Powhatan. Je pense l’accepter.. Et.. Et l’armée m’a demandé de traduire certains messages suspect. Je devrais aller quelques jours à Phoenix dans une garnison.
Voilà qu’il balançait tout ce qu’il avait retenu pendant des jours sans savoir à qui en parler. Car, il n’y avait qu’en Anya qu’il avait suffisamment confiance. Mordant sa lèvre, il continuait de se confier avant d’avouer :
- Je sais que tu vas me détester mais l’armée me manque.. Et j’aimerais y garder un pied. Faire du consulting par exemple. Je ne ferais plus de terrain je te le promet. Héra ne me laissera pas non plus y retourner tant que je n’aurais pas passé certains tests que je me refuse à faire. Qu’en penses-tu ?
Au delà de son désir pour la jeune femme, il avait surtout besoin de sa meilleure amie. Parce que c’était ce qu’était Anya pour lui. La seule personne qui le connaisse assez bien pour savoir ce qui était bon pour lui. Il lui avait évoqué les quelques séances chez la psy mais n’avait pas continué car il ne l’aimait vraiment pas. Blottis, l’un contre l’autre, il savourait la présence du corps d’Anya contre le sien, et se laissait à caresser sa nuque avec douceur :
- Blackbird ? Tu dors..? demandait-il en n’ayant aucune réponse.
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 22:53 Répondre
Il ne fallait pas croire que Garrett tournait la page et que l’envie d’aller en boite de nuit l’attrayait plus que cela, mais l’insistance d’Alex ne lui avait pas tant laissé de choix. Même si le jeune homme avait beaucoup fait la fête, il n’en restait pas moins qu’il voulait découvrir le monde de la nuit américain qu’il avait pu voir que dans les films. Sa curiosité le conduirait plus tard à de sérieux problèmes qu’on découvrira dans quelque temps. Mais pour l’instant, Garrett voyait surtout l’opportunité pour lui de garder une soirée de plus ses enfants ce qui lui convenait.
Récupérant le verre de whisky qu’Anya lui tendait et la remercia. Elle liquidait littéralement son verre ce qui le surpris. Fronçant les sourcils, il se demandait si il y avait un problème mais craignait que cela engendre une dispute. Non, Garrett n’avait pas envie de se disputer avec Anya et surtout pas ce soir. Il avait des questions bien précises en tête sur les enfants mais son oeil vit les cadavres de bouteille dans un coin de la cuisine. Reposant son verre sans y toucher, il vint s’asseoir devant elle :
- Anya. Est-ce que ça va ? J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de bouteilles alors à moins que tu fasses fêtes, ce que je souhaite, il y a un problème non ?
La brune restait silencieuse, elle ne voulait décidément pas parler ce qui l’exaspérait. Il vint se lever et il sortit toutes les bouteilles de leur cachette et les exposa devant la jeune femme avec un air de déception certaine :
- Mais enfin à quoi tu joues Anya ?! Ça va être ça une semaine sur deux ? Tu ne peux agir comme ça ce n’est pas possible. J’ai besoin de savoir que tu vas bien. J’ai besoin de te faire confiance tu comprends ça ? Tu n’es plus une adolescente que je peux sauver. Bordel de merde..
Il se rendait compte qu’il était dur avec elle mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Soupirant, il vint simplement ranger les bouteilles pour ne pas qu’elles trainent encore longtemps sur le comptoir et avoua agacé et sur un ton un peu moralisateur :
- Moi non plus je ne m’en sors pas sans toi. Je ne dors plus depuis une bonne semaine et demie. Je ne fais que de penser à toi. Je commence tout un tas de sms sans jamais oser te les envoyer. Je n’arrive pas à vivre sans toi Anya mais je ne me laisse pas aller comme ça.
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 20:22 Répondre
C’est le coeur lourd qu’il raccompagna Anya jusqu’à la porte. Il la regardait partir alors que son âme entière hurlait de terreur et d’appréhension. Il aurait voulu qu’elle reste, que tout ça ne se soit jamais produit. Que la vie reprenne un cours normal. Mais ce n’était pas le cas. Ça ne le serait jamais finalement. Fermant la porte derrière lui, il vit Jasmine entrain de faire les crêpes alors que Charlie s’était installée sur le petit tabouret près de sa soeur. Les deux étaient inséparables et il aimait les voir ainsi. Souriant tendrement, il vint les rejoindre pour partager un moment avec elles. Il leur demanda comment c’était passé la semaine et elles expliquèrent vaguement ce qu’elles avaient fait :
- Tu sais… Ecole, boulot, dodo.
- Oui et quelques balade avec Nana et maman aussi.
Les filles semblaient s’être mise d’accord sur ce qu’il fallait dire ou non ce qui amusa leur père. Remplissant une assiette de crêpes, il monta avec jusqu’à la chambre de Pasha. Il s’était arrangé à cloisonner le dortoir pour qu’ils aient chacun un peu d’intimité. Toquant, il n’entendit rien ce qui l’agaça. Il entra quand même et posa l’assiette sur le bureau. Mais le garçon lui tourna le dos alors Garrett n’insista pas. Il préférait redescendre et suivre les filles qui mangeait avec appétit devant un film de Noël.
Se joignant à elle, ils passèrent ainsi tout le début de soirée ensemble à rire et manger. Pasha ne descendit pas de la soirée ce qui attrista Garrett. S’étant gavés de crêpes et ayant bien regardé tous les films possibles de Noël, il ordonna aux filles d’aller se coucher tôt. Le lendemain, elles avaient cours. Après les avoir couchés, il se demanda si il devait retourner voir Pasha. Mais il n’avait pas envie de se prendre un nouveau vent. Alors, il rebroussa chemin et alla dans son bureau pour travailler.
En effet, toutes les nuits il écrivait sur tout et n’importe quoi. Il avait toujours été le plus prolifique la nuit alors tous les soirs il s’y mettait, sa cigarette entre les lèvres et son whisky à proximité. Pourtant, ce soir là, il rêvait. Il s’imaginait rédiger sur son ordinateur et Anya surgir de nulle part. Elle aurait été nue, et il lui aurait fait l’amour sur son bureau. Le fantasme était net et clair, sa verge bien dressée. Il venait à rapidement changer le cours de ses pensées et se mit donc à rédiger.
Ses recherches sur les amérindiens avaient bien progressé et il en était assez satisfait. Il avait même pris rendez-vous avec cette Q’Orianka pour quelle lui parle de ses origines et de son peuple. Il avait hâte d’entamer ce travail d’investigations. Nana venait lui tenir compagnie, sans doute Charlie avait pris toute la place dans le lit ce qui fit sourire Garrett. Caressant la tête de l’animal, il ne pu s’empêcher de penser à Anya qui était seule à la maison. Cette image le désola quelque peu.
Alors, comme à son habitude, spontanément, il appela Maggie. Elle vint garder les enfants qui dormaient pendant que Garrett faisait la route jusqu’à la maison de campagne accompagné de Nana. L’animal semblait content de se dire qu’il s’agissait d’une balade. Il arriva une petite heure plus tard à la maison qui était toute allumée. Descendant, il laissa Nana courir jusqu’à la porte d’entrée qu’il ouvrit. Garrett n’osait pas rentrer, il ne voulait pas envahir la nouvelle bulle qu’Anya essayait de se créer. Pourtant, il n’entendit que la musique et ne la vit pas.
Inquiet, il s’avança et la chercha en l’appelant. C’est dans le jardin d’hiver qu’il la trouva, recroquevillée sur elle-même. Cette image le tua de l’intérieur. Toquant fermement à la porte, il la vit sursauter et s’excusa avant d’inventer un mensonge :
- Je ne peux pas garder Nana à la maison je suis désolé. Mais il a trop l’habitude de la campagne. Il n’est pas heureux à New-York.
En vérité, il ne voulait surtout pas qu’Anya reste seule. Il se disait qu’elle serait au moins accompagnée de cet adorable boule de poils qu’elle aimait tant. Caressant la tête de l’animal qui se jetait sur sa maîtresse, Garrett souriait :
- Il ne peut pas vivre sans toi lui aussi. Je.. Je voulais te remercier pour ton aide avec Pasha. Je suis content de voir qu’on forme toujours une bonne équipe tu sais.
Venant s’installer face à elle, il ne pu s’empêcher de venir effleurer son pied de ses doigts. L’électricité certaine qui palpitait entre leurs deux corps le fit frissonner et il du se retenir avant de reprendre :
- Je dois voir Alex vendredi soir. Pourrais-tu reprendre les enfant plus tôt ? Je crains que ton frère veuille découvrir le monde de la nuit new-yorkaise, avouait-il avec un rire amusé, je ne voudrais pas qu’il ramène une fille devant les enfants. Je crois qu’ils sont assez perturbés comme ça.
immarcescible, Posté le vendredi 19 novembre 2021 10:32 Répondre
Autrefois il l’aurait retenue. Autrefois il aurait cherché à la faire changer d’avis, la rassurer, nier tout ce qu’elle venait de dire. Autrefois, il aurait tout simplement changé d’avis et aurait abandonné l’idée de se séparer. Mais ce soir-là, il n’arrivait pas à se lever pour la rejoindre. Il n’arrivait pas à nier ce qu’elle disait. Les limbes engloutissante de la peur et du ressentiment l’entourait tant et si bien qu’il n’arrivait plus à se montrer combattif. Il ne dormit pas de la nuit et c’était tant mieux car cela lui permit de ranger le hangar suffisamment pour ne pas avoir à penser ou rêver.
Le lendemain matin, il eut le temps de préparer le petit déjeuner. Tous mangèrent ensemble. Les enfants observaient leurs parents persuadés qu’ils s’étaient rabibochés dans la nuit mais il n’en n’était rien. Garrett partit dans la matinée. Il devait impérativement voir son père. Cela conduisit bien évidemment à une horrible dispute entre eux deux. Nathanaël ne comprenait pas que son fils se sépare d’Anya et lui reprocha son inflexibilité quand Garrett lui expliquait, sans mâcher ses mots, qu’il était le dindon de la farce avec Kate. Finalement, il rentra à la maison du centre ville de New-York et se remit à la remettre en état.
Il avait envoyé un sms à Anya lui précisant qu’il allait faire les travaux nécessaires pour une semaine avant de pouvoir accueillir les enfants. Et c’est ce qu’il fit. Une semaine à repeindre et refaire la salle de bain tout en rafraichissant un peu la maison et les meubles qui avaient mal vieillis. Quatre années sans être habitée, la maison avait besoin qu’on s’occupe d’elle. Comme convenu, le dimanche qui suivis il accueillit les enfants et Anya.
Il avait tellement travaillé cette semaine là qu’il n’avait pas eu beaucoup de temps pour penser à eux. En vrai, il s’était gavé de travail pour justement ne pas céder à la tentation la plus folle en se jetant dans les bras de la brune. Lorsqu’il la vit hésiter à rentrer, il vint à elle les mains dans les poches. Avec toute la nourriture qu’il emmagasinait et les travaux manuels sportifs, il avait retrouvé une petite épaisseur musculaire. S’approchant d’elle, il lui offrit un doux sourire :
- J’espère que ça été cette semaine et qu’ils n’ont pas trop été chiant. Tu as pu trouver un travail ? Une maison ? Tu sais.. Tu peux garder celle de campagne. Elle est à nous deux. Rien ne t’empêche d’y vivre avec les enfants. Je te l’ai construite pour toi.
C’était étrange de parler de tout cela alors qu’il ressentait ce lien invisible qui l’aimanté toujours à elle. L’envie de plonger sa main dans sa crinière et de lui donner un baiser intense contre sa voiture lui vint mais il se résignait et se retenait en gardant ses mains dans ses poches de jean :
- Tu.. Tu veux entrer un moment ? J’ai fais de la pâte à crêpes. Je me suis dis que ça ferait plaisir aux enfants. Comme ça tu pourras me donner les dernières nouvelles les concernant.
Où était-ce un prétexte pour pouvoir passer un peu plus de temps avec elle aussi ? L’excuse des enfants était parfaite. Il la fit entrer même si il la vit hésiter. Faisant attention à ne pas la toucher, il vint simplement refermer la porte derrière avant de recevoir une Charlie folle de joie de le revoir :
- On vivra ici quand sera chez toi papa ?
- Oui j’ai même réussit à venir à bout des ronces dans le jardin. On va pouvoir aller regarder les étoiles cette nuit.
Charlie embrassait la joue barbue de son père avant de se défaire de son étreinte pour courir dans le jardin. Il avait fait venir des jardiniers car il n’arrivait pas à dompter les hautes herbes. De toute manière, il n’avait plus que ça la main verte. Le blond avait néanmoins fait installé une balançoire et une petite serre où Charlie pourrait poser des pots de fleurs comme elle aimait le faire.
Arrivés dans la cuisine, il servit un thé à Anya ainsi qu’à Pasha et Jasmine qui étaient sur leur portable. Claquant des doigts, il essayait d’attirer leur attention :
- Alors ? Que me racontez-vous de beau ? Comment c’est passé votre semaine ? J’ai prévu pleins de choses pour ce soir.
- Je ne peux pas ce soir, expliquait Pasha sans lever son nez du téléphone, je dois voir Mike et quelques amis. On a une soirée.
- Ah bon ? Très bien, tu aurais pu me prévenir quand même Pasha. Demain en revanche, on reprend les entraînements de boxe.
Garrett essayait surtout de ne pas lâcher. Comme lui avait dit Anya, il devait perséverer et ne pas prendre pour lui le refus de son fils à ne pas vouloir passer du temps avec lui. Pourtant, il sentait bien que Pasha s’éloignait de plus en plus :
- Tu n’as plus à t’embêter avec ça je reprends les cours en club. Et je ne pense pas rentrer ce soir. Je dormirais chez Mike.
- Pourquoi es-tu venu ici alors ? répondait cinglant le père.
- Parce que c’est maman qui m’a obligé. Pour être honnête, je n’avais aucune envie de venir te voir.
Pasha regardait son père dans les yeux, frondeur. Jasmine releva son visage vers son père en se tendant. La tension était palpable entre les deux hommes. Garrett prenait sur lui, inspirant profondément et essayant de ne pas s’emporter. Il devait rester calme, serein. Mais c’était difficile avec ce regard que lui lançait Pasha, comme le défiant :
- Alors non seulement tu vas rester, mon garçon, mais puisque tu te conduis comme un enfant tu vas être puni de sortie.
- Oui c’est ça, ricanait Pasha en faisant le malin.
Jasmine venait rapidement se détacher de la scène préférant rejoindre très discrètement Charlie qui jouait avec une balle qu’elle venait de trouver dans le jardin. Garrett se tendait de plus belle et ne lâchait pas du regard son fils. Son profil militaire ressortait et il devait le contrer pour ne pas exploser. C’était difficile de ne pas s’en prendre à un ado rebelle. Finalement, il s’approcha de son fils et se placer face à lui :
- Tu peux me croire Pasha. Tu veux jouer au con on va y jouer. Mais je t’assure que tu vas tout perdre, je suis gagnant toute catégorie.
- J’aimerais bien voir ça en effet, murmurait le garçon en se plaçant face à son père le poing tendu.
immarcescible, Posté le jeudi 18 novembre 2021 21:21 Répondre
Les mots de réconfort d’Anya lui permette de mieux reconsidérer les choses. Il est vrai que si Pasha demande à retourner à l’école cela reste plus que positif pour lui et Garrett se sentait plus confiant pour lui. Sa réussite scolaire et sociale dépendait justement de son assiduité et de ses futures relations. Il se détendait à l’idée de ne plus avoir le fil tendu du scolaire avec lui.
Finalement, cela le rassurait. Mais très vite, il fut absorbé par autre chose. La tenue d’Anya le laissait songeur et l’amusait quelque peu. Amusé, il lui promit de ne pas la juger alors qu’il ne pouvait s’empêcher de rire avec elle lorsqu’elle évoqua le choix de leur fille.
Il allait répliquer lorsqu’elle le taquina sur son éventuel boxer mais elle souleva la couette pour le découvrir nu. Sa mine rougissante le faisait encore plus rire et accompagné de ses bras, il se laissait s’allonger sur la jeune femme un sourire amusé sur les lèvres. Son nez frôlait le sien alors que ses cheveux pendaient sur les siens. Il mourrait d’envie de l’embrasser, de la caresser, de refouler tout ce qu’ils s’étaient dis à Aspen pour ne vivre que dans la plénitude de leur amour, jusqu’à ce qu’elle lui dise ces fameux mots.
Se redressant, il coinça ses cheveux derrière son oreille et la regarda avec cette même douceur, cette même intensité que lorsqu’il l’avait rencontré. Ses mains venaient caresser sa crinière alors qu’il mordait sa lèvre en reprenant après elle :
- Parce que tu crois que je sais comment je vais faire sans toi ? Anya, je n’arrête pas de me dire que je ne peux pas vivre sans toi et que c’est une torture qu’on s’inflige mais.. mais à chaque fois que je veux refaire machine arrière je te revois allongée sur le sol de la salle bain baignant dans ton sang.
C’était la première fois qu’il évoquait aussi clairement les ravages de cette scène qu’il avait eu sous les yeux. Fermant ceci un instant, il essayait de se concentrer pour ne pas que son cerveau s’emballe et que son stress post-traumatique prenne le dessus. Inspirant profondément, il sentait que son corps et son esprit étaient mis à rude épreuve et sans qu’il puisse se retenir, il laissa quelques larmes couler le long de ses joues. Elle tombaient sur le visage d’Anya, ce qui lui fit dire avec terreur :
- J’ai cru t’avoir perdu Anya. J’ai eu si peur tu ne te rends pas compte. Tu es la deuxième femme qui partage ma vie qui fait une telle chose.
L’image d’Elena lui revenait en tête. Elle qui s’égorgeait devant lui lors de leur lune de miel près du cottage. Puis, l’image d’Anya livide encore une fois sur le sol lui revenait. Tout s’emmêlait. Il se sentait perdu, tétanisé :
- Je t’en veux. Je t’en veux de t’avoir infligé ça.. Après tout ce que nous avons vécu tu m’as lâchement abandonné, avouait-il en venant s’asseoir sur le bord de la couchette en prenant son visage entre ses mains, j’ai l’impression de tout faire de travers. J’ai l’impression de t’avoir empêché d’être vraiment heureuse, de te laisser t’épanouir.
Il venait enfin relever son visage ruisselant de larmes vers elle en se tournant sur le côté. Garrett se sentait anéanti, perdu et complètement harassé par la fatigue et la culpabilité :
- Je t’aime tellement Anya. Là, je n’ai qu’une envie, c’est de te ramener chez nous et dire aux enfants qu’on leur a fait une mauvaise blague et ne plus reparler de tout ça. Mais je ne peux pas. Parce que même si je t’aime je sais que ça ne pourra plus suffire désormais. J’avais tendance à nous idéaliser.. Mais jamais un amour ne devrait pousser l’autre à tout quitter comme tu l’as fais. Jamais. Je préfère ne plus t’avoir dans ma vie mais que tu sois en vie.. Je ne pourrais jamais me résoudre à te voir disparaître de la sorte. Si le prix à payer c’est de ne plus être ton partenaire alors soit. Je l’accepte.
immarcescible, Posté le mercredi 17 novembre 2021 23:53 Répondre
Garrett avait oublié son portable dans le salon de la maison. Loin d’être un grand as des nouvelles technologies, il n’avait pas d’attrait particulier pour le téléphone. Il était encore un gars de la vieille époque à préférer communiquer de vive voix ou encore par écrit. Ne trouvant pas le sommeil, il tenta de faire des pompes. Voyant que cela ne le fatiguait pas, il décida de se mettre à lire quelques livres qui trainaient dans la cabine. Mais le sommeil ne venait pas.
Il n’avait qu’une envie, rejoindre Anya dans leur lit. Il se demandait ce qu’elle pouvait porter et comment elle se sentait. Son membre s’éveillait ce qui était une très mauvaise idée. Il devait rapidement s’enlever de la tête qu’il pourrait aisément rejoindre la jeune femme, prétextant un froid trop conséquent dans la cabine mais ni elle ni lui se seraient convaincant.
Reprenant sa lecture, il se plongea avec attention et fascination dans la lecture de son ouvrage sur la spiritualité des amérindiens. Il se passionnait de plus en plus pour cette culture perdue et dévastée par l’arrivée des colons. Cela lui retournait l’estomac de lire tous les récits de ce peuple opprimé qui croyait en des vertus juste.
La porte de la cabine s’ouvrit et il eut la surprise de voir Anya arriver. Se redressant sur son coude, torse-nu, il la regardait surpris. Heureusement que la couette dissimulait le reste de sa nudité. L’aveu de la jeune femme le fit sourire tendrement. Lui tendant sa main, il l’invita à venir le rejoindre. Ils avaient vécu tellement de temps ensemble. Il n’y avait rien de mal à dormir encore une fois l’un contre l’autre. C’était de vieilles habitudes qui allaient rapidement disparaître se disait-il en venant se blottir contre elle.
Postant son buste contre le bus de la belle brune, il s’arrangea pour s’enrouler dans la couette pour ne pas qu’elle sente son bas nu. Embrassant son cou et sa tempe, il l’enlaça tendrement tout en laissant son corps se caler contre le sien. Elle sentait le vin, les chips et le chocolat ce qui le fit rire :
- Ça fait longtemps que tu tournes en rond comme ça Blackbird ? Tu sens bon le sucre et le salé. Moi non plus je ne peux pas dormir sans tes bras près de moi.
Se penchant sur sa joue, il l’embrassa avant de la serrer plus étroitement contre lui. Il vint lui parler de sa dernière lecture et lui exprimait son souhait de reprendre l’écriture pour finir son roman-documentaire sur les Powhatan :
- Ils avaient une culture riche et fascinante. Je suis persuadé que je pourrais faire écho à l’éco-féminisme et toute autre sorte de spiritualité écologique. Je sens que c’est le mieux pour moi. Surtout que je vais devoir trouver une occupation puisque Pasha ne veut plus de mon aide.
Il avait sortit cela sans se rendre compte que cela pouvait paraître ridicule que son fils préfère l’école qu’à suivre des cours avec lui. Soupirant doucement, il vint s’allonger sur le dos pour regarder le plafond qu’il avait peint pendant leur lune de miel d’un ciel étoilé :
- Ne te méprend pas, je ne lui en veux pas du tout c’est juste que.. Je sais qu’il m’en veut profondément. J’ai bien vu tout à l’heure avec ses questions qu’il me jugeait. Je ne pensais juste pas qu’il agirait de la sorte. Je suis déçu de son comportement envers toi, envers moi. Je ne sais pas comment renouer le dialogue avec lui Anya. Je suis complètement perdu..
Tournant son visage vers elle, il vint poser son front contre le sien en fermant un instant les yeux comme pour chercher l’inspiration à son problème. D’une voix douce, il murmurait à son encontre :
- Que devrais-je faire ? demandait-il
immarcescible, Posté le mercredi 17 novembre 2021 15:09 Répondre
Tenant fermement Charlie par le poignet, Garrett n’avait pas pu retenir Anya et Pasha qui s’étaient enfoncés sciemment dans les bois. Les filles avaient peur et venaient se cajoler. Au bout d’un moment, perdant patience, le blond décida de poursuivre sa compagne et son fils. L’anxiété de les voir disparaître lui avait donné l’impulsion nécessaire à les rejoindre dans les bois mais malheureusement dans la direction opposée. Il avait beau les appeler, rien ne lui répondait. Paniqué, il rejoignit le petit chemin où se trouvaient les filles terrorisée par la nuit qui les entouraient :
- Ils sont revenus ? demandait Garrett à ses filles qui répondirent négativement.
Nerveux, il allait repartir lorsqu’ils surgirent finalement des bois accompagnés de Nana satisfait et de sa proie. Un sentiment de soulagement envahissait ses traits tirés par la peur. Le blond faisait un grand pas jusqu’à Anya et la pris dans ses bras en lui rappelant de ne plus jamais faire ça :
- C’est dangereux de partir comme ça dans les bois Anya bordel. Tu ne les connais pas et tu peux facilement te perdre tu le sais bien en plus.
Comme par automatisme, il déposa un long baiser sur son front que les enfants s’amusèrent à relever. Se détachant à regret de la brune, il sut qu’il avait été trop loin. Mais comment faire dans leur situation ? Eux, si tactile habituellement. Sur le chemin du retour, il ignora les commentaires taquin de leurs enfants qui marchaient devant alors qu’il écoutait le récit d’Anya sur le fameux journal et la nouvelle compagne de Henry.
L’idée de se remettre à écrire lui était revenu lors du trajet pour rentrer. Il ne put qu’acquiescer à cette idée et alors qu’ils arrivaient à la maison, il accepta de prendre le numéro de la jeune femme en question que son ex-compagne lui confiait :
- Il est vrai qu’entre les cours que j’avais prévu de donner à Pasha j’avais pensé me remettre, peut-être, à écrire.
- Oh, papa. Ça tombe bien que tu en parles à maman. Je pense me réinscrire à l’école.
Garrett se tournait vers son fils, surpris. Non pas qu’il était vexé, mais il appréciait ces moments privilégiés avec lui. Se servant une tisane que Jasmine venait de faire chauffer, il acquiesça simplement alors en toussotant un peu gêné :
- C’est.. C’est super Pasha. Je présume que Mike va aller dans cette école aussi, non ?
- Oui c’est à Monroe là où maman veut habiter. Donc ce sera plus simple pour toi comme ça.
- Plus simple ? Comment ça ? demandait perplexe le père de famille.
- Bah pour éviter que je fasse des aller-retours. On se verra de temps en temps le week-end du coup.
C’était comme un coup porté à la tête. Garrett n’aurait jamais cru cela de Pasha mais il semblait avoir la mesquinerie de lui faire payer la décision que ses parents avaient prise. Il prenait en quelque sorte parti pour sa mère comme si il existait une guerre entre eux. Fairplay, le blond ravala sa peine et resta stoïque même si il sentait les regards de toutes les filles sur lui :
- On fera ce qu’il y a de mieux pour toi Pasha. C’est tout ce qui compte.
Il vint se tourner et prendre sa tasse pour la boire sur le canapé. Charlie le rejoignit pour lui montrer son carnet de dessins, profitant de l’isolement de son père pour l’avoir à elle seule. Jasmine pendant ce temps, restait près de sa mère et demandait beaucoup d’attentions comme des câlins par exemple. Elle n’avait jamais été vraiment démonstrative mais la nouvelle de la tentative de suicide d’Anya lui avait rappelé le suicide de sa mère biologique. Elle ne voulait pas revenir ça :
- Tu m’accorderas un peu de temps pour aller faire du shopping dans la semaine, demandait-elle timidement, j’ai trouvé un petit travail chez un photographe à Greenwich. J’aimerais bien continuer d’y aller après les cours ça ne t’ennuie pas ?
La soirée se passait tranquillement. Après la balade, Charlie proposa un jeu de société qu’ils firent assis en tailleur sur le sol du salon. C’était comme si rien n’était terminé, comme si Anya et Garrett n’avait pas annoncé leur séparation. Pourtant, quand vint l’heure du coucher, l’un et l’autre se regardèrent avec gêne. Finalement, Garrett pris les devants :
- Je vais aller dormir sur le voilier ne t’en fais pas. Demain je rentre à New-York et j’emménage en ville. Tu gardes la maison jusqu’à ce que tu trouves autre chose d’accord ?
Le blond venait s’approcher d’elle et embrasser son front avec douceur. Les enfants étaient montés se coucher, mais Charlie observait discrètement la scène tendre de ses parents se disant bonne nuit. En effet, Garrett ne pouvait s’empêcher de déposer un autre baiser sur le nez de la jeune femme puis un autre sur ses lèvres, chaste :
- Bonne nuit Blackbird, murmurait-il avant de disparaître vers le hangar pour y passer la nuit.
Il alluma un petit feu dans le poêle du voilier. Il en profita pour faire un peu de rangement et enfin, se posa dans la couchette. Il faisait terriblement bon dans la cabine mais il n’arrivait pas à dormir. Il réfléchissait, pensait. Songeur, il ne pouvait s’empêcher de spéculer sur ce livre qu’il avait commencer à écrire avant son départ. Il replaçait tous les détails comme pour se remémorer ses vieilles recherches. L’idée d’écrire était revenue, il se disait que c’était sans aucun doute le moment de se relancer.
immarcescible, Posté le mardi 16 novembre 2021 12:06 Répondre
Non loin de lui de vouloir se désintéresser de la scène qui se profilait sous ses yeux, mais Garrett aurait préféré dîner avant d’avoir la fameuse discussion. Tout se passa à une vitesse à laquelle il ne pouvait réagir. Anya gérait tout, toute seule et se fit amocher par les reproches des enfants, comme si elle était l’unique responsable. Le plus dur vient lorsque Charlie s’attaqua à elle si méchamment qu’il ne la reconnut pas. Les sourcils froncés, il laissa la petite monter et vit Pasha faire le tour de la table pour finalement rejoindre ses soeurs. Seule le claquement de la porte de leur salle de jeux résonna ce qui fit soupirer longuement le père de famille.
Il abandonna donc son assiette et vint vers Anya qu’il enlaça en s’asseyant à ses côtés. Sa main caressait sa nuque puis sa joue alors qu’il posait sa tempe contre la sienne en murmurant :
- Ils sont juste en colère. Je vais aller leur parler mais ne crois pas ce qu’ils ont dit. Ils t’aiment Blackbird. Ils t’aiment tellement qu’ils ont peur pour toi.. C’est violent pour eux tu sais.
Sans vouloir excuser leur enfant, il voulait surtout que sa compagne ne culpabilise pas comme elle avait l’habitude de le faire. Il embrassait sa tempe et sa joue, se retenant de tout son corps pour ne pas l’embrasser sur les lèvres. Quelle torture, se disait-il avant de finalement se lever :
- Eh.. S’il te plait. Ne mange pas toutes les lasagnes. J’ai vraiment très faim, murmurait-il avec un ton tendre qui se voulait léger.
Tranquillement, Garrett monta à l’étage et toqua à la porte. Les trois répondirent en ch½ur un « NON ! » sonore qui le fit malgré tout sourire. Il entra quand même et les trouva tous les trois sur le lit. Jasmine et Charlie s’enlaçaient quand Pasha s’était recroquevillé sur lui-même. Ils se doutaient que c’était leur père et ils le fusillaient du regard avec mille questions à poser. Tranquillement, Garrett fermait la porte derrière lui et prenait la chaise d’un des bureaux pour s’asseoir dessus. Il avait terriblement envie d’une cigarette à ce moment précis :
- Bien. Je vais vous expliquer ce qui se passe sans que vous m’interrompiez. Ensuite, vous pourrait poser vos questions, d’accord ?
Le blond avait pris sa posture calme mais ferme de militaire qui impressionnait toujours les enfants et commença le fameux récit :
- Depuis mon retour, votre mère et moi avons agit de manière impulsive comme si rien ne s’était passé pendant quatre ans. Or, nous avons tous les deux soufferts de différentes manières. Comme vous. Toutes ces histoires qui se sont passés comme celle de votre mère avec.. avec Jackson, marmonnait-il avec difficulté, et Jasmine m’ont conduit à perdre toute forme de raison. N’est-ce pas Jazzy ?
L’adolescente hochait de la tête en frissonnant de terreur rien qu’en repensant à cette scène monstrueuse où son père allait tuer le médecin sous ses yeux. Garrett reprit donc toujours de sa voix basse mais calme :
- J’ai énormément de choses à régler, socialement et psychologiquement. Mais votre mère aussi.. Pendant des années nous avons cru que notre histoire pourrait défier tous les problèmes mais là nous n’y arrivons plus. Le geste.. Le geste désespéré de votre mère était un appel au secours qui m’a effrayé et je sais aujourd’hui que je ne pourrais pas l’aider. Vous savez, on s’aime plus que de raison. Mais justement, on s’aime tellement qu’on en oublie les autres et vous. Et c’est quelque chose qu’on ne peux pas contrôler.
N’y tenant plus, il sortit de sa poche de jean un paquet de cigarettes. Se levant, il se dirigea vers la fenêtre et leur fit signe de ne rien dire à leur mère ce qui les fit légèrement sourire. Exhalant la fumée, il se sentit mieux et reprit :
- La passion a quelque chose de si attrayant qu’on en oublie qu’elle ne peut pas toujours suffire. Je ferais toujours tout ce qui est en mon pouvoir pour aider, sauver et contenter votre mère mais là, je ne suis plus en mesure de le faire. C’est à elle de se découvrir. C’est à elle désormais de vivre pour elle et non pas pour moi vous comprenez ? Je l’aime tellement que je ne peux pas la laisser continuer à être ce qu’elle ne peut pas être à cause de moi.
- Mais papa.. Maman t’aime plus que tout plus que la raison même, répliquait Pasha perdu, ça ne suffit pas ?
- Je l’aime de la même manière Pasha. Me séparer sciemment de votre mère est la chose la plus difficile qui va m’être possible de faire. Mais je lui dois sa liberté pour qu’elle se retrouve. Je lui dois d’être heureuse.
Jasmine secouait la tête en soupirant exaspérée. Charlie essayait de comprendre mais du haut de ses huit ans c’était quand même compliqué, alors écoutait avec sérieux sans poser de question à l’inverse de sa soeur :
- Mais vous vous compliquez les choses ma parole. Elle t’aime, tu l’aimes. Où est le problème ?
- Le problème Jasmine c’est que je n’ai pas pu sauver votre mère l’autre jour et que.. et que je ne peux pas continuer à avoir sans cesse peur pour elle. Je risque de tout faire pour la protéger mais de la mauvaise manière ce qui conduira à encore plus de disputes et encore plus de reproches.
- L’amour devrait suffire, jugeait Pasha.
- Sauf qu’aimer ce n’est jamais tout rose, répliquait aussitôt Garrett qui sentait son exaspération poindre le bout de son nez, aimer Pasha c’est faire des concessions, accepter l’autre et non pas le dominer en le protégeant. Aimer c’est des actes pas qu’un simple sentiment comme dans Moulin Rouge. Votre mère est la femme la plus courageuse que je connaisse mais elle a tout sacrifié à cause de moi. Saviez-vous qu’elle avait abandonné toutes ses chances d’avoir une vie calme et tranquille avec un travail assuré en tant qu’avocate juste pour moi ? Vous ne savez rien de ce qu’est un sacrifice quand on aime quelqu’un. D’ailleurs, c’en est jamais réellement un mais il faut pouvoir abandonner ce en quoi on croit pour pouvoir se donner à quelqu’un. Aujourd’hui, je renonce à ne plus pouvoir chérir votre mère tous les jours pour qu’elle puisse se retrouver. Ça ne fait pas de nous des personnes égoïstes, juste des personnes censées.
Les enfants se sentaient mal d’avoir aussi mal jugé leur mère. Néanmoins, les filles pleuraient en pensant qu’elles n’allaient plus voir leur père. Garrett se rapprochait du bord du lit et les enlaça pour leur donner un câlin. Seul Pasha restait fermé pour le moment :
- Je vous aime et nous ne serons plus séparés. Je vais continuer à vivre à New York dans notre vieille maison du centre-ville. Pasha et moi nous verrons tous les jours pour ses cours et les filles vous viendrez quand vous voulez. Votre mère a prévu de trouver du travail en périphérie de la ville pour retrouver un peu de plaisir à la campagne mais sinon rien ne changera je vous le promet.
- Sauf que nous serons plus une famille, pleurait Charlie.
- Si mais une famille différente. Nous continuerons à faire Noël et toutes les fêtes ensemble. Notre séparation avec votre mère ne veut pas dire que nous ne sommes plus unis. Je vous le promet.
Après un moment, ils descendirent tous les trois. Avant cela, Garrett avait ordonné à ce qu’ils s’excusent tous auprès d’Anya qui se trouvait toujours à table. Charlie vint se jeter dans ses bras en lui demandant des pardons multiples tout en lui donnant une carte avec un dessin qu’elle avait fait d’elle et sa mère enlacées. Jasmine tenait la main de sa mère quand Pasha venait chastement embrasser son front. Le blond se remit à table et toucha ses lasagnes qui étaient tièdes, peu importe, il avait faim :
- Maintenant, je mange. Ensuite, nous irons faire une balade ensemble. D’accord ?
immarcescible, Posté le lundi 15 novembre 2021 22:13 Répondre
Même si il l’avait voulu, ils étaient arrivés assez rapidement à New York. Impossible de garder pour lui ces quelques larmes de tristesse. Anya les avaient sentis et il avait vu, lui aussi, ses yeux rougis. En sortant du jet, Garrett appela son père et lui demanda d’emmener les enfants à la maison de campagne. Il lui expliqua qu’Anya avait un entretien auquel il l’emmenait et qu’ils rentraient après ça. Il en profita au passage pour glisser insidieusement qu’il devait le voir dès le lendemain pour parler de Kate :
- Oh, je suis sûr que Anya t’as annoncé que je m’apprête à la demander en mariage ?
- Oui et c’est justement ça dont on doit parler papa.
- Tu me fais vraiment une crise comme si tu avais quinze ans ?
- On en parle demain je te dois te laisser.
Il se disait qu’il n’aurait pas du aborder le sujet maintenant. Garrett se rendait compte qu’il l’avait peut-être mis en rogne et cela l’agaçait. Il n’y avait rien de pire que de commence à débattre avec son père lorsqu’il était mécontent. Mais pour l’instant, il rejoignant Anya dans sa fameuse mustang réparée et la laissa conduire jusqu’à son fameux rendez-vous gynécologique. Il lui promit de rester dans la voiture patiemment et lui présenta un livre qu’il sortait de sa petite valise avant de se mettre à lire.
Garrett profita de ce moment pour lire mais de multiples choses lui venaient en tête, aussi, il se mit donc à écrire dans ce même livre. Des petits poèmes et des haïkus en t’autre. Il ne vit pas le temps passer et sursauta lorsque la brune ressurgit. Il lui demanda si tout allait bien et la laissa les conduire jusqu’à la maison de campagne tout en jetant par moment des coups d’oeil sur elle :
- J’étais sincère l’autre jour quand je disais que je voulais qu’on forme une équipe pour les enfants. Je ne veux pas qu’on se dispute à cause d’eux. Je serais toujours ton allié.
Pendant ce temps, Nathanaël faisait suffisamment confiance aux enfants pour les laisser seul. Et puis, il avait cette conversation dans la tête avec son fils qui le faisait ruminer. Pasha et Jasmine décidèrent de faire tout un repas pour leurs parents quand Charlie confectionnait une immense banderole de bienvenue accompagnée des pâtes de Nana.
- Attention Charlie tu mets de la peinture sur le parquet !
- Oh ça va. C’est que de la peinture, ruminait-elle en levant les yeux au ciel, vous avez finis les lasagnes ?
- Oui il nous reste plus que les crêpes. Viens donc nous aider.
Pasha soulevait la petite qui lui sautait dans les bras pour l’asseoir sur l’ilôt de la cuisine. Pendant ces quelques semaines d’incertitudes ils s’étaient encore plus rapprochés les un des autres comme poussé par la fatalité qu’ils ne pouvaient compter que sur eux trois. Leurs parents étant trop sentimentalement instable pour qu’ils puissent compter sur eux.
Jasmine avait pris les deux autres à bras le corps mais parfaitement ; la culpabilité la poussait à vouloir tout faire au mieux pour sa mère. Charlie aimait sa grande soeur et l’admirait mais sa mère lui manquait. Quant à Pasha, il s’était une fois de plus renfermé sur lui-même. Tous portaient en quelque sorte le fardeau d’être persuadé d’avoir fait plonger leurs parents dans le vide.
Ce fut Nana qui entendit la voiture dans l’allée. Il reconnaissait le bruit particulier des pneus de la mustang sur les graviers. Charlie sauta de l’îlot et ordonna à son frère de l’aider à mettre la banderole au dessus de la baie qui donnait sur le jardin d’hiver. Une fois fait, ils attendirent patiemment que leurs parents rentrent, mais en les voyant, ils se jetèrent sur eux en pleurant et criant de joie.
Le couple se fit rapidement enlacer par leurs enfants qui les saluaient avec joie et effusion. Garrett se sentait étrangement heureux d’être rentré malgré tout. Ces petites têtes lui avait considérablement manqué il n’allait pas le nier. Portant Charlie qui cachait son visage dans son cou, il embrassa la tempe de Jasmine qui pleurait de soulagement avant de se blottir contre sa mère. Pasha, pendant ce temps, restait derrière Anya qu’il enlaçait silencieusement comme pétrifié à l’idée d’avoir pu perdre sa mère :
- Vous ne nous quittez plus papa. Promet-le, pleurait Charlie.
- Nous ne partirons plus jamais sans vous Petit Pois je te le promet.
En voyant tout le festin, Garrett sentit son estomac grogner de faim. Il s’approcha donc et huma avec plaisir ce festin qui était si bien dressé à table :
- Vous avez fait tout ça pour nous ? demandait-il émerveillé.
- C’est Jazz et Pasha les chefs. Moi j’ai fais la banderole, tu aimes ?
- Elle est très réussie et belle. Tu ne trouves pas Anya ?
Difficile de l’appeler par son prénom. Se retournant vers elle, il lui offrit un léger sourire triste qui ne pouvait pas dissimuler la douleur de devoir être si distant d’elle. Mais ça, les enfants ne l’avaient pas encore remarqué. Pour l’instant, c’était le moment de dîner.
immarcescible, Posté le lundi 15 novembre 2021 19:01 Répondre
La soirée avait été douce, tranquille, ponctuée de vomi, d’Exorciste et de tendre caresses. C’est ainsi que s’endormit le blond, blotti contre la poitrine si douce et chaude de sa tendre Anya. Ses rêves avaient été peuplé de cauchemars, pour le moins, tous assez étranges qui lui avait valu de ne pas véritablement se reposer pendant ce sommeil. Mais le réveil était doux, tendre. Les mains de la brune cherchaient à le faire sortir de sa rêverie ce qui le gênait.
Il savait pertinemment que c’était leur dernier réveil à deux. Et le temps tournait, tournait. Il finit par aller prendre une douche rapide et revint à elle nue pour déposer un langoureux baiser sur ses lèvres. La quittant une fois pour toute, il s’habilla et laissa ses cheveux tremper encore son t-shirt alors qu’il mettait son pull. Peu importe ses cheveux mouillés et le froid, il était prêt.
Il reprirent la voiture mais Garrett ne parlait pas. Il était pris comme dans un souhait mutique à ne pas oser faire la discussion. En vérité, il n’avait qu’une chose en tête, la kidnapper une bonne fois pour toute et s’enfuir à l’autre bout du monde là où personne ne les retrouveraient. Mais il ne pouvait pas. Il pensait aussi aux enfants qui les attendaient sans savoir quelles seraient cette fameuse nouvelle qu’Anya leur avait annoncé.
Quittant la route principale par!s être sortit du Colorado, il se dirigea simplement vers un petit aérodrome. Pour venir jusqu’à Aspen, il avait pris le jet de son père pour gagner ainsi trois bonne heures de route. Ainsi, en deux heures, ils seraient à New-York. Voyant la mine surprise la belle brune, il haussa les épaules :
- Il faut bien dépenser un peu de sous de temps en temps.
Arrivés sur le tarmac se tenait une jeune hôtesse qui les attendaient avec un sourire de façade. Garrett prenait les bagages et faisait signe à Anya de le suivre tandis qu’il saluait l’hôtesse et grimpait les petites marches. Il rangea les sacs dans les placards prévus à cet effet et se tourna ensuite vers sa compagne :
- Installe-toi, commande du champagne. Repose-toi..
Déposant un baiser sur le front de la jeune femme, il se dirigea ensuite vers le cockpit et ordonna à l’hôtesse de tout fermer. Ils décollaient dans deux minutes. Il se dirigeait vers la cabine de pilotage et laissa la porte se fermer derrière lui. Le petit avion venait à décoller mais Garrett ne revenait pas. Alors qu’ils étaient en l’air, sa voix résonna dans le petit haut-parleur :
- Nous sommes en altitude tu peux te détacher Blackbird, dit-il.
C’était lui qui pilotait l’avion avec une précision et une concentration telle qu’il n’avait pas entendu Anya arriver. Il se retourna surpris et lui demanda si tout allait bien :
- Tu peux demander ce que tu veux à Natalie ne t’en fais pas. On a tout à bord, expliquait-il en retirant ses lunettes de soleil pour la regarder, tout va bien ? Tu sembles être patraque..
immarcescible, Posté le dimanche 14 novembre 2021 19:33 Répondre
Ils était obsédés l’un par l’autre c’était indéniable. Leurs caresses, leurs regards, leurs désirs. Garrett ne voulait pas penser qu’ils allaient être séparés le lendemain. Pour le moment, il ne voulait qu’une chose, passer la soirée auprès d’Anya et lui faire l’amour, encore et encore jusqu’à ne plus avoir de force. De toute manière ses multiples mouvements sur sa verge le faisait trembler de plaisir et gémir plus fort. Mais quelle frustrations en entendant la porte toquer. Il l’ignorait en gardant obstinément Anya sur lui, mais le deuxième tambourinement excéda la brune qui se jeta sur la porte.
Il est vrai que le bout de pizza lui donnait envie, mais la nudité de la jeune femme ne fit qu’accentuer une autre faim bien plus vorace. Il la reçut avec un plaisir certain avant d’enfouir son visage entre ses seins. Mais ça, c’était avant que le lit mécanique ne les rendent fou. Que ce soit elle ou lui, impossible de le faire cesser. Pris dans une crise de rire avec elle, il préféra quitter le lit-coeur et porter Anya jusqu’au tapis du salon pour s’asseoir dessus. A califourchon sur lui, il la contemplait d’un oeil amusé et excité, son bassin se frottant au sien :
- Tu t’en souviendras de cette nuit n’est-ce pas, s’amusait-il à plaisanter tandis qu’il la pénétrait lentement, haaaan Anya… Jamais je ne pourrais t’oublier tu le sais ça ?
Ses lèvres profitaient qu’elle penche la tête pour embrasser son cou et le mordiller. Avec délectasse, ses dents laissèrent une marque bien visible de son passage sur la peau fine de la jeune femme alors que ses mains caressaient avec fermeté ses fesses cambrées. Garrett effectuait des mouvements de bassin profond mais lent, il voulait savourer, contempler et jouer toute la nuit. Donner tout à Anya maintenant en reviendrait à tout capoter.
Alors ses caresses étaient douces, sensuelles. Il lui faisait littéralement l’amour, assis en position lotus. Il aimait entendre ses râles de plaisir, sentir son corps frissonner à chacune de ses caresses et finalement embrasser encore et encore ses lèvres essoufflées :
- Bon sang ce que je t’aime, murmurait-il dans un souffle spontané, je n’aime que toi depuis toujours.. Bordel Anya.. Regarde ce que tu me fais…
Ses mouvements prirent une intensité plus rapide alors qu’elle l’accompagnait dans ses mouvements qu’elle rendait plus intense en resserrant son propre sexe. Garrett était fou de désir. Il jouissait en elle peu de temps après, et s’assura de son plaisir à elle aussi en stimulant son clitoris. Engourdis tous les deux par le plaisir, il la gardait précieusement contre lui en embrassant son cou et léchant la fine sueur de sa peau. Les yeux clos, il savourait ce doux sentiment cotonneux de l’orgasme et continua ses caresses en posant son dos contre le bas du canapé :
- Tu sais ce que je fantasmais à cette fameuse époque ? Je fantasmais sur toi qui me dominait entièrement. Je.. Je.. Non, ne ris pas s’il te plait mais.. Je t’imaginais souvent me dominant comme si tu étais ma geôlière. Tu me trouve ridicule hein. Je savais que je n’aurais pas du te le dire..
Il riait doucement, gêné d’avoir avouer ce petit fantasme qu’il avait eu lorsqu’ils s’étaient rencontré et qu’il n’avait jamais osé avouer. Embrassant sa joue et sa tempe, il la gardait toujours contre lui en caressant sa nuque :
- Tu n’as pas honte de te moquer des vieux fantasmes d’un vieil homme Blackbird ?
immarcescible, Posté le dimanche 14 novembre 2021 15:58 Répondre
Elle avait raison. Vivre l’un à côté de l’autre les pousseraient encore plus à se voir en secret et ne pas permettre à Anya de se retrouver. Il acquiesça donc à cette idée et lui promit de trouver rapidement un logement. En rentrant, il irait vivre avec Maggie lui laissant la maison du centre ville qu’ils vendraient par la suite. Sa tête se retrouvait ensuite sur le haut de ses cuisses. Sa main ne pouvait s’empêcher de caresser sa peau nue sous le peignoir, mais se contentait d’effleurer le haut de son genoux. Il avait besoin de parler avant de lui faire l’amour.
L’évocation de ce souvenir le faisait sourire. Il relevait même son visage pour la regarder amusé. Secouant la tête, il lui signifiait qu’elle se trompait et lui expliqua :
- On s’était déjà embrassé Anya. J’avais fuis cette soirée là à New-York parce que j’avais tellement envie de t’embrasser de nouveau que je savais que je t’inviterais chez moi.
Il voyait sa mine surprise et il insista en précisant que ce soir là il aurait pu coucher une jeune femme à NY, mais qu’il s’y était refusé préférant rentrer avec le désir anyesque chevillé au corps. Il riait en lui affirmant qu’il avait raison et lui prouva :
- Le lendemain après que tu aies dormi chez moi tu as pris une douche et nous nous sommes retrouvés sur mon canapé. C’est là que je n’ai pas tenu et que je me suis jeté sur toi.
Il se relevait tout en laissant sa main remonter lentement entre les cuisses de la jeune femme. Sa voix basse de velours, sexy qu’il avait toujours lorsqu’il voulait la séduire était de mise tandis qu’il se pressait contre elle en effleurant ses lèvres des siennes :
- Je me souviens du goût de tes lèvres. Tu avais une fougue à laquelle je ne m’étais pas attendu.. Tu étais si belle avec tes yeux brillant et tes lèvres rougies par tes multiples coup de dents..
Ses doigts rencontraient son sexe sous ses cuisses qui s’entrouvaient délicatement. Il la caressait avec douceur, tout en embrassant sa mâchoire, son cou tout en murmurant toujours de sa voix rauque :
- Alors comme ça tu voulais me séduire ? Mais savais-tu que tu avais déjà conquis mon coeur et mon âme Blakcbird ? Ce que je pouvais fantasmer sur toi. Je m’en voulais tellement mais je ne pouvais pas m’empêcher de trouver tous les prétextes à te garder près de moi tu sais. J’avais peur de passer pour un fou furieux, pire, un malade mental.
duluoz, Posté le dimanche 14 novembre 2021 15:57 Répondre
Le quatrième jour avait arriver et Pocahontas ne cessait de tourner en rond. Pour contrer son ennui, elle avait comme promis, fait chaque jour un cake au caramel pour Gabriel persuadé que cela allait le faire revenir. Elle avait interdit à quiconque d’y toucher sous peine de subir son courroux légendaire ce qui en avait persuadé plus d’un de ne pas y toucher. Les gâteaux attendaient, tout comme Pocahontas qui passait son temps à regarder par la fenêtre anxieuse.
Anya avait voulu envoyer de l’aide à Gabriel puisqu’elle n’était pas au courant du voyage dans le temps. C’est alors que l’amérindienne lui expliqua tout, leur rencontre avec Gabriel et les pierres, le voyage dans le temps. Tout s’éclaircissait dans l’esprit de la jeune femme qui comprenait mieux l’obsession de son ex-époux à vouloir retrouver une épouse disparue au quatre coins du monde :
- Et là, il est retourné voir ton frère au XVIIe siècle ? demandait-elle sidérée.
Pocahontas acquiesçait en se tordant les mains. Elle n’en disait pas plus sur les voyages qu’ils avaient pu faire et le pourquoi du comment. De toute manière, Anya ne voulait pas en savoir plus. Mais il était clair que son regard et sa vision sur les deux époux avait considérablement changé désormais. Elle se sentait plus proche d’eux. Alors qu’elle allait poser une autre question, Kisos arriva en hurlant et courant. Garrett qui était non loin se précipita à sa suite avec Nashoba et allèrent jusqu’à la plage.
De tout son coeur, l’amérindienne souhaitait que ce soit Gabriel. Son coeur allait exploser lorsqu’elle vit soutenu par les deux autres géant de la famille. Elle se jeta près de lui et les aida à le poser sur leur lit :
- Isha.. Mon amour.. Tu es rentré.. Mon dieu.. Tu n’as rien ? Tu n’es pas blessé ?
Quelques larmes de joies s’échappaient de ses yeux quand elle palpait tout son corps pour s’assurer qu’il n’avait rien. Une fois qu’elle fut rassurée, elle vint prendre son visage entre ses mains et le couvrir de baisers. Les retrouvailles avec son amour était amusante pour ceux qui les observaient. Pocahontas malmenait d’amour son grand et bel écossais qui se laissait invariablement faire. Kisos rejoignait son père sur le lit à la suite de sa mère et embrassa sa joue aussi :
- Duda il était temps que tu rentres parce que Maa’ elle a fait pleins de cake au caramel mais on a pas le droit d’y toucher.
- Ton père doit se reposer Kisos, rétorquait Nashoba pour calmer le garçon.
- Mais après je dois faire plein de choses avec Duda. Pêcher, planter encore des arbres et il doit m’apprendre à porter le kilt.
Cela fit rire tout le monde qui décidèrent de laisser les deux amoureux ensemble. Kisos les quitta aussi, se laissant happer par Nashoba qui lui proposait de tirer à l’arc ce qui ne pouvait que plaire à l’enfant. Enfin seuls, Pocahontas pu vérifier à nouveau qu’il n’avait rien de cassé ou de blessé et se leva pour aller chercher une bassin d’eau. Elle frottait délicatement le savon au jasmin qu’il aimait tant et essuyait la crasse qu’il avait sur le corps après avoir retiré sa chemise :
- J’ai eu si peur que tu ne reviennes pas. J’ai eu si peur Isha.. Il faut qu'on arrête définitivement ces voyages dans le temps. On fera attention à tout désormais mais plus de voyages, jamais.
duluoz, Posté le dimanche 14 novembre 2021 15:56 Répondre
Elle avait raison. Vivre l’un à côté de l’autre les pousseraient encore plus à se voir en secret et ne pas permettre à Anya de se retrouver. Il acquiesça donc à cette idée et lui promit de trouver rapidement un logement. En rentrant, il irait vivre avec Maggie lui laissant la maison du centre ville qu’ils vendraient par la suite. Sa tête se retrouvait ensuite sur le haut de ses cuisses. Sa main ne pouvait s’empêcher de caresser sa peau nue sous le peignoir, mais se contentait d’effleurer le haut de son genoux. Il avait besoin de parler avant de lui faire l’amour.
L’évocation de ce souvenir le faisait sourire. Il relevait même son visage pour la regarder amusé. Secouant la tête, il lui signifiait qu’elle se trompait et lui expliqua :
- On s’était déjà embrassé Anya. J’avais fuis cette soirée là à New-York parce que j’avais tellement envie de t’embrasser de nouveau que je savais que je t’inviterais chez moi.
Il voyait sa mine surprise et il insista en précisant que ce soir là il aurait pu coucher une jeune femme à NY, mais qu’il s’y était refusé préférant rentrer avec le désir anyesque chevillé au corps. Il riait en lui affirmant qu’il avait raison et lui prouva :
- Le lendemain après que tu aies dormi chez moi tu as pris une douche et nous nous sommes retrouvés sur mon canapé. C’est là que je n’ai pas tenu et que je me suis jeté sur toi.
Il se relevait tout en laissant sa main remonter lentement entre les cuisses de la jeune femme. Sa voix basse de velours, sexy qu’il avait toujours lorsqu’il voulait la séduire était de mise tandis qu’il se pressait contre elle en effleurant ses lèvres des siennes :
- Je me souviens du goût de tes lèvres. Tu avais une fougue à laquelle je ne m’étais pas attendu.. Tu étais si belle avec tes yeux brillant et tes lèvres rougies par tes multiples coup de dents..
Ses doigts rencontraient son sexe sous ses cuisses qui s’entrouvaient délicatement. Il la caressait avec douceur, tout en embrassant sa mâchoire, son cou tout en murmurant toujours de sa voix rauque :
- Alors comme ça tu voulais me séduire ? Mais savais-tu que tu avais déjà conquis mon coeur et mon âme Blakcbird ? Ce que je pouvais fantasmer sur toi. Je m’en voulais tellement mais je ne pouvais pas m’empêcher de trouver tous les prétextes à te garder près de moi tu sais. J’avais peur de passer pour un fou furieux, pire, un malade mental.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 22:10 Répondre
Le bain, lieu de toutes les douceurs les recevaient une fois de plus. Garrett n’avait pas pu s’empêcher de la rejoindre dans l’eau chaude de ce bain relaxant, toujours aussi happé par les contours sensuels de la jeune femme. Comment résister à une telle femme ? Il n’en savait rien et il se fichait du pourquoi du comment. C’était d’être avec encore quelques heures qui comptait. Il embrassait tendrement son cou en l’écoutant évoquer leurs noms qu’elle avait lié pour les enfants et il trouvait cela touchant. Il lui dit en embrassant sa tempe alors que ses mains caressaient ses hanches et ses cuisses.
Pourtant, il se stoppa lorsqu’elle évoqua Kate. Son père l’avait demandé en mariage alors qu’elle ne cherchait qu’à se faire sauter par Garrett. Il comprenait ce qu’elle cherchait. Elle voulait l’argent, la renommée et en plus le fils. Soupirant, il se demandait bien si il devait en parler à Anya. Il savait pertinemment comme elle allait réagir et il craignait que toute la vérité vienne blesser son père. Son père qui avait été si attentionné et patient avec eux. Garrett était perdu. Restant silencieux un moment, il vit le regard d’Anya se poser sur lui. Elle voulait savoir. Elle savait qu’il y avait quelque chose :
- Mon père ne doit pas l’épouser. Je.. Je ne peux pas te dire pourquoi pour le moment mais tu dois me faire confiance. Kate ne doit pas épouser mon père. Tu as raison quand tu dis qu’elle veut profiter de lui. Cette sangsue est partout tout le temps. Demain à la première heure je vais le voir.
Il rageait contre lui-même et son père qui était visiblement pas capable de se rendre compte que Kate se servait de lui. Garrett devait ranger son frein avant de vraiment attiser la curiosité d’Anya. Il prit une gorgée de champagne et tendit ensuite la bouteille à la jeune femme avant de finalement sortir du bain. L’eau était froide, il préférait donc s’envelopper d’un des épais peignoir de la chambre.
Cela dis, quelque chose lui revenait en esprit. L’idée qu’Anya attende peut-être de se remarier avec lui. Au fond de lui, jamais il ne pourrait épouser une autre femme. Cela a été et sera toujours Anya. Pourquoi s’infliger tout ça puisque tout semblait allait pour le mieux.
Impulsivement, il allait se retourner et dire simplement à la jeune femme que cette séparation était une erreur. Qu’il voulait juste vivre avec elle des moments comme ils venaient de vivre, la retrouver. C’était tout ce qu’il désirait. Et au moment où il se retourna il vit ses poignets encore enflés par la blessure qu’elle s’était infligée et il se figea. Il resta silencieux, revoyant le corps sans vie d’Anya et la colère, la peur qui l’avait assaillit à ce moment là.
Il lui assura qu’il allait bien et se dirigea, l’air mutique, jusqu’à la chambre en virant les ballons et autres roses du lit. Une fois débarrassé de toutes ces fioritures. Il vint s’allonger. Garrett attendit qu’elle vienne le rejoindre et lorsque ce fut fait, il se blottissait contre elle. Il aimait la tenir dans ses bras, enfouir son visage dans son cou où son parfum sommeillait toujours :
- J’ai cette boule dans le ventre. La même que pour le Brésil. Même si je sais que je te verrais, ça me semble pas naturel.. Et pour toi ?
Puis, laissant un soupir s’échapper, il vint une autre fois embrasser son épaule avec douceur avant de reprendre :
- Comment veux-tu qu’on annonce cela aux enfants ? A la maison ? Au glacier ?
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 17:23 Répondre
Le départ ne se fit pas avec une joie certaine mais ils partirent quand même. Sur la route, Anya appela les enfants. Elle semblait bouleversée et toute la douceur de leur bulle venait de se désintégrer comme par magie au plus grand désespoir de Garrett. Mais il ne disait rien. Il conduisait simplement avec prudence tant la route était verglacée. Lorsqu’elle eut finis ses appels, elle commençait à se flageller au grand dam du blond. Ils n’étaient pas encore à la maison, alors qu’il s’octroya le droit de poser sa main sur sa cuisse pour récupérer sa main. Il la serrait dans la sienne pour amener son poignet à ses lèvres où il déposait un tendre baiser :
- Ils ne t’en veulent pas Anya. Ils sont inquiet pour toi. Ils t’aiment tellement qu’ils n’imaginent pas leur vie sans toi. Tu es leur roc, leur pilier.
Il tentait tant bien que mal de la rassurer mais il sentait bien qu’elle était difficilement ouverte à cette idée. Mais il ne lâchait rien. Tandis qu’ils traversaient la vallée ils purent contempler un paysage de montagne enneigé. Ils étaient vraiment dans le fin fond du monde ce qui apaisé étrangement Garrett. Ils ne parlèrent pas tant que cela dans la voiture mais restèrent liés en se tenant par la main. Comme si leurs corps ne voulaient, à aucun moment, se trouver séparer.
Ils s’arrêtèrent pour une pause pipi et le remplissage de la voiture de location. Garrett en profita pour acheter des choses à grignoter qu’il piochait sur les jambes de la brune :
- Bah quoi, disait-il en voyant sa mine amusée, la route ça me creuse.
Il lui raconta alors un épisode de ces quatre dernières années où il avait fait un détour monstre pour manger un fameux biscuit qu’il avait adoré en Pologne. Ses coéquipiers avaient cru mourir trois fois tant ils avaient été exposé à n’importe quoi pour un biscuit. Ils arrivèrent finalement dans la soirée au fameux manoir. Publicité mensongère se disait Garrett qui trouvait le château rutilant de beauté comparé à celui du film. En effet, il y avait des fleurs partout et des gens aussi. Tout le monde semblait heureux comme une rue des Desperate Housewife. Il regardait Anya en coin, un peu déçu et marmonna un sourire en coin :
- Je trouve que ça, ça fait vraiment peur. Pas toi ?
En effet, c’était comme si ils avaient remonté le temps dans les années 50. Les femmes étaient toutes pompés comme des barbies et les hommes semblaient imbus de leurs personnes. Garrett hésitait à rester mais il était déjà tard et il rêvait d’un bain :
- On prend une chambre et room-service. D’accord ? suppliait-il la brune en sortant la valise du coffre.
Il arrivait à la réception, et demandait donc une chambre. La réceptionniste souriait tellement que Garrett avait l’impression que sa bouche allait exploser. Elle cherchait une chambre donc mais précisa qu’il ne restait qu’une suite royale pour lune de miel. Le blond regarda en coin Anya qui observait un peu plus loin les gens. Il mordit sa lèvre et accepta la suite. Ils montèrent accompagnés d’un groom qui les regardaient en souriant en coin. Lui savait que la chambre était pour les jeunes mariés. Mais Garrett ignorait son air un peu bêta espérant qu’ils n’en n’avaient pas trop fait dans la chambre.
Mais quelle surprise en ouvrant la porte. Des coeurs partout, des fleurs, du champagne, des fraises, des ballons, un lit en forme de coeur. Cette chambre puait l’amour des jeunes mariés prépubères. Garrett soupirait et remercia le groom en lui donnant un discret pourboire avant de voir la figure choquée d’Anya :
- Ils n’avaient pas d’autres chambres et j’ai vraiment besoin d’un bain, dit-il désolé en posant les valises sur le canapé.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 15:57 Répondre
La nuit fut douce et plus reposante que la précédente. Ils avaient divinement fait l’amour, s’étaient ouvert l’un à l’autre dans cette solide bulle qu’ils avaient construit. Il sentit qu’Anya bougeait sous lui, cela le réveilla. Quelle vision lorsqu’il se retourna sur ce corps nu qui s’étirait. D’ailleurs, il n’y avait pas que la brune qui s’étirait. Son propre corps se réveillait devant cette beauté que la lumière du jour baignait. Pour plus tard les pancakes se disait-il alors qu’il la laissait l’entraîner contre la baie. C’était un plaisir matinal drôle et excitant qui entraina une fois de plus Garrett à faire l’amour à Anya mais sur le bureau de son adolescence.
Ils avaient décidé d’un commun accord de ne pas prendre de douche ensemble. Sinon ils auraient encore fait l’amour. Comme si ils cherchaient eux-même à trouver toutes les excuses pour se toucher et ne pas quitter la maison. Garrett prit donc une douche froide pour calmer ses désirs et se dirigea ensuite vers la cuisine. La neige avait fondu, il le constatait dans le salon puisqu’ils pouvaient voir la terrasse extérieur. Cela le dépita. Jamais il n’aurait voulu quitter le chalet. Il se mit pourtant à faire des pancakes et le café de la belle.
La table mise, les pancakes quasiment prêt, il l’entendit arriver et vit son sourire si lumineux l’accueillir. Il ne pouvait s’empêcher de lui rendre aussi. Délicatement, il l’attira contre lui et lui donna un profond et langoureux baiser avant de mordiller sa lèvre :
- Si seulement tu étais comestible. Je pourrais te manger.. Te dévorer, s’amusait-il à plaisanter tout en caressant instinctivement les fesses fermes de la jeune femme.
Il lui présenta la table et la laissa s’installer avant de venir manger face à elle. Le silence les accompagnaient, parce qu’ils étaient l’un comme l’autre dépité par l’idée de partir. Dépité de se dire qu’ils avaient connu une journée d’exception la veille mais qu’il fallait déjà partir. Garrett aurait voulu proposer à Anya de rester une journée de plus et de profiter du sauna ou de la piscine en bas du chalet, mais cela n’était pas vraiment honnête. L’un comme l’autre savaient qu’ils devait renter à un moment donné. Finissant son assiette et son thé, il se pencha vers elle :
- Tu veux prendre la route maintenant, demandait-il d’une voix plus douce, on peut prendre la route et faire la moitié du chemin. Je connais un chic petit hôtel à quatre heures de route. Je sais que tu es friande d’endroit insolites. Cet endroit aurait servis de décor pour le manoir de la famille Addams.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 14:01 Répondre
C’était étrange. Garrett semblait retrouver sa légèreté enfermé dans le coin du monde le plus haut et reculé d’Amérique. Là, dans ce lit d’adolescent, il prenait le temps et le plaisir de rire et de ne penser à rien d’autre qu’à combler Anya et savourer le moment avec elle. C’était de vraie retrouvailles. Comme si c’était encore hier leur fameuse expédition en moto. Ils étaient simplement libre et heureux d’être ensemble.
Il lui raconta qu’il avait été un vrai bad boy au lycée en effet. Toutes les filles le voulait et il adorait entretenir le mystère sur lui. Il lui avoua qu’il avait adoré ça adolescent, être sous l’attention de tous, car oui, même certains garçons le désirait :
- J’avais un super ami, Adrian, il voulait toujours qu’on aille jouer à la console chez lui. Un jour j’ai accepté car je n’avais pas entraînement. Sauf qu’en arrivant chez lui, il s’est mis nu et s’est jeté sur moi. J’étais pétrifié ! Non pas que je sois homophobe mais parce que je ne m’y attendais absolument pas.
Il voyait la mine circonspecte de la brune et cela le fit doucement rire. Il expliqua donc sa gêne et comment il avait gérer la situation qui semblait rocambolesque :
- Je ne l’ai pas repoussé violemment mais suffisamment pour lui demander ce qui se passait. En fait, je n’avais pas compris qu’il m’envoyait des signes. Donc, pour lui, j’étais un gay refoulé. Il avait voulu qu’on tente mais honnêtement, ça ne m’attirait pas. Je ne le désirais vraiment pas du tout.
Il riait en repensant à sa tête et sa mine si déstabilisée lorsqu’il avait mangé avec ses parents ce soir-là. Lucrecia s’était moquée de lui dans la soirée quand il lui raconta et c’était sûrement la même chose avec Anya désormais. Il lui fit promettre de ne jamais le dire à Pasha de peur que lui aussi se moque. Mais finalement, ce fut la brune qui le stupéfia :
- Petite délinquante ! Tu te rends compte que j’ai collé ces garçons alors qu’ils étaient innocent. Anya !
L’humeur était douce et chaleureuse dans cette chambre. Jamais il n’aurait voulu en partir et c’était vrai. Il se revoyait encore au Brésil pour leur lune de miel et se disait qu’il la kidnapperait bien pour lui faire l’amour tous les jours et la voir rire de la sorte. Mais les désirs de la brune était autre, et ils étaient parfaitement réels. Cette idée le fit rire aussi et il lui vint une idée. Quittant le petit lit qu’ils occupaient, il se leva pour se rendre vers le dressing où il prit une paire de chaussettes qu’il mit à ses pieds. Voyant l’air surpris d’Anya, il précisa :
- Je me met dans la peau d’un ado de quinze ans blackbird.
Son sourire taquin s’affichait sur ses lèvres alors qu’il revenait sur le lit pour contempler la brune allongée dans ce petit lit. Allongé face à elle, ses doigts venaient délicatement caresser son visage puis son corps de long en large. C’est avec émotion qu’il murmura :
- Je t’aurais regardé avec un désir inouï Anya. Car tu es la plus belle femme qu’il m’est été donné de rencontrer au monde. Quand tu me regardes de la sorte et que tes lèvres sont entrouverte j’ai envie de hurler au monde que je te désire. J’aurais passé un sacré moment à te caresser, t’embrasser, te désirer. J’aurais pris mon temps comme là..
En effet. Ses gestes étaient doux, tendre, moins assuré car il hésitait par moment à lui dire certains mots. Pourtant, lorsqu’il l’entendit gémir à ses caresses, et imaginer qu’ils puissent être deux ados se découvrant cela lui fit dépasser toutes ses barrières :
- Bon sang Anya je t’aime tellement.. Je t’aurais déclamé des poèmes encore plus ridiculement romantique que j’ai pu dire. Mon amour..
Il se penchait sur ses lèvres qu’il embrassait passionnément, où sa langue s’enroulait autour de la sienne d’un ballet langoureux. Ses mains continuaient de la caresser, de la serrer contre lui alors qu’il maintenait ses cuisses contre ses hanches. Son membre dressé caressait son sexe trempé. Ils étaient fiévreux de désir, d’amour et de passion. A bout de souffle, il vint donc s’allonger au dessus de la brune et enfouir ses mains dans sa crinière qu’il tirait légèrement en arrière pour embrasser son cou, sa gorge et exercer quelques suçons. Dans un balancement de hanche impérieux mais tendre, il s’enfonça en elle ce qui eut pour effet de le faire gémir contre les lèvres d’Anya.
« Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;
Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;
Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l'amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :
Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !
Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour. »
Récitait-il entre ses gémissements de plus en plus plaintif. Ses mouvements étaient plutôt tendre mais il allait et venaient malgré tout intensément, profondément en elle tout en laissant des râles de plaisir s'échapper d'entre ses lèvres qui embrassaient les siennes. Ses doigts tiraient lentement sur sa crinière ce qui lui permettait de l’embrasser et de poser son visage contre le sien. Ils ne formaient qu’un. Ce n’étais pas maladroit comme une première fois. C’était aussi parfait que l’aurait écrit un roman d’amour dans lequel les deux héros se livraient entièrement l’un à l’autre. Il s’emparait d’elle comme d’une bouée de sauvetage, lui offrant en retour un roc. Le plaisir grimpait, fulgurant, intense. Il se sentait puissant, fort, désir et aimé. Il va et viens sans s’arrêter et alors que ses gémissements résonnent toujours plus fort avec les siens, il se perd en elle et jouis.
Ses lèvres plaquées sur le siennes, en sueur, haletant, il s’immobilise avant de s’écrouler sur elle tremblant de plaisir et la tenant fermement contre lui. Sa voix rauque chuchotait son prénom qu’il prononçait avec cet accent bulgare qu’il avait appris durant quatre années. Il lui murmurait encore et encore son prénom comme une prière tendre et respectueuse. Son corps était complètement lessivé par ces trois round si puissant. Mais qu’importe, il tenait entre ses mains le trésor de sa vie.
immarcescible, Posté le samedi 13 novembre 2021 01:05 Répondre
Ce qu’il aimait le plus quand ils finissaient de faire l’amour c’était le moment de pure plénitude et de tendresse qu’ils partageaient toujours. Blottis l’un contre l’autre, ils savouraient simplement le fait d’être ensemble. Les yeux clos, Garrett savourait la sensation si douce et particulière de la tenir sur lui. Il avait comme oublier le plaisir si évident qu’ils avaient toujours lorsqu’il se désinhibait totalement. Un léger sourire s’affichait sur ses lèvres quand il sentit la brune se soulevait et le quitter.
Sa chaleur lui manquait déjà mais il n’en dit rien. Il se contenta de se rasseoir plus confortablement sur le lit et sortit de son tiroir de la table de chevet un petit pochon d’herbe qu’il vint rouler, comme pendant son adolescence.
Anya revenait alors avec la fameuse photo de la jeune femme du pont dont il lui avait parlé quelques semaines plus tôt. Cela le faisait légèrement rire. Alors qu’il léchait la fine feuille de son pétard, il vint ensuite le rouler avec dextérité avant de le porter à ses lèvres. Finalement, il l’alluma et se rallongea en passant un bras derrière sa tête :
- C’est la première fille qui m’a déniaisé. Bien évidemment qu’elle était un cadeau du ciel pour moi à cette époque. Mais je peux t’assurer avec le recul que c’était bien dramatique pour une première fois.
Il avait écouté le récit d’Anya concernant son premier amour et il trouva cela touchant. La voyant revenir, il vint donc l’attirer contre lui. Déposant un baiser sur son front il souriait en imaginant Anya vivre au Mexique. Il voyait déjà son teint tané par le soleil et ses cheveux brillant. Elle aurait eu des enfants avec la même teinte de cheveux que Charlie et des yeux noirs comme les siens. Même dans ses fantasmes, c’était toujours Anya qu’il voyait. Tirant longuement sur son pétard il se détendait lentement :
- Tu sais que ma première fois j’avais gardé mes chaussettes. C’était chez elle et c’était très maladroit. J’ai été effroyablement mauvais. Je n’ai jamais pu me racheter auprès d’elle la pauvre.. Elle doit encore croire que je suis un piètre amant.
Garrett était détendu par l’herbe mais aussi par le vin et la présence d’Anya. Ses doigts caressaient de haut en bas son dos alors qu’il expirait la fumée avant de se pencher à nouveau sur le front de la brune pour y déposer un baiser :
- Comment imaginais-tu ta vie future adolescente, demandait-il simplement avant de reprendre, moi j’étais très basique pour être tout à fait honnête. J’imaginais une femme aussi sexy que toi. J’imaginais qu’on ferait l’amour tout le temps et qu’elle me supplierait de continuer sans arrêt tout en proclamant partout que j’étais un Dieu du sexe. Je dois t’avouer que j’étais un vrai obsédé à cette époque, avoua-t-il dans un rire et tirant une nouvelle latte, quoi que je le suis toujours avec toi.
Il lorgnait la poitrine découverte d’Anya et vint se pencher pour y déposer un baiser. Son baiser vint lentement et sensuelle dévier sur son sein et sa pointe durcie qu’il mordillait délicatement :
- Tu es ma femme chocolat Anya. Je te dévorerais sans aucune crise de foi tu le sais ça ?
La faim commençait à le tenailler de nouveau alors qu’il planait quelque peu. Ses muscles étaient détendus et son esprit apaisé. Jetant son mégot dans un cendrier sous le lit qu’il avait retiré peu de temps auparavant, il revint par la suite sur la jeune femme en la clouant sur le lit de son corps entier. Son nez caressait le sien alors que ses yeux la contemplait avec adoration :
- Dis-moi des choses sur toi que personne ne sait.
immarcescible, Posté le vendredi 12 novembre 2021 11:14 Répondre
Assis sur ce lit qui avait accueillit ses premiers désirs et réveils matinaux particulier, il ne pouvait que sourire en voyant la brune langoureuse jouer avec son corps. Anya savait parfaitement comment allumer cette étincelle chez lui. Elle savait à la perfection comment le rendre fou de plaisir et c'est ce qu'elle faisait en s'occupant de son membre redressé. Le frisson de plaisir qui parcourait son échine le faisait légèrement trembler alors qu'il souriait en coin. Ô que oui l'adolescent avait rêvé d'une telle scène et d'une telle femme, se disait-il silencieusement en agrippant la chevelure brune. Léchant ses lèvres souriante, il inspirait profondément en accompagnant de sa main les mouvements de tête de la brune.
- L'adolescent serait fou bébé.. Il te baiserais certainement partout dans cette chambre sans retenue.
Et c'est ce qu'il vint faire. Alors qu'il sentait le tremblement si particulier et la chaleur singulière de l'orgasme venir, il arrêta Anya. La soulevant, il vint simplement la positionner dos à lui en profitant pour embrasser et mordre son cou si tendu par le plaisir. Ses mains en profitaient pour tirer délicatement sur ses pointes et descendre ensuite entre ses cuisses qu'il venait écarter d'une main ferme. La laissant s'appuyer au bas du lit, il cambra son petit cul contre son bassin et vint la pénétrer ainsi d'un puissant mouvement de bassin. Un râle de plaisir s'échappait près de l'oreille d'Anya alors que Garrett appuyait pas fermement sur sa boule de plaisir si tendue :
- Putain.. Anya...
Il la sentait toujours si étroite et humide. C'était un vrai bonheur que de plonger en elle. Le souffle court, il remontait sa main libre pour la poser sur la gorge de la jeune femme et tourner son visage près du sien. Il l'embrassait langoureusement, passionnément en laissant sa langue ne plus lâcher la sienne. Tremblant de plaisir, il débutait des mouvements de bassin pour le moins très puissant. Comme il lui avait dit en bas, il allait et venait en elle avec ardeur tandis que ses doigts activaient son clitoris et son autre main serrait délicatement sa gorge :
- Haaaan bordel.. Je passerais ma vie en toi.. A te faire mouiller de la sorte.. Tu le sais ça ?
C'était des mots crus, terriblement gênant qu'il n'aurait jamais oser dire auparavant. Mais l'effet du vin et le désir si fulgurant qui les prenaient tous les deux à être coupé du monde doublé de l'interdit qu'ils s'étaient instauré, il ne tenait plus. Le souffle court, il mordait sa lèvre puis son cou et sentit la chaleur de son bas ventre se former. Proche de la jouissance, il vint cependant cesser tout mouvement pour finalement se concentrer uniquement sur Anya. La retournant, il la souleva et sans ménagement la porta pour l'installer contre la baie vitrée. Furieusement, il la pénétra de nouveau et pu avec plaisir l'embrasser en massant ses fesses. C'était intense, sauvage. Garrett ne tenait plus. A bout de souffle, il sentit le moment venir et dans un cri de plaisir, jouissait enfin en elle sans pour autant cesser ses mouvements de suite. Non, il cessa lentement profitant de ce moment de plénitude et s'assurant qu'elle avait elle aussi pris du plaisir pour lécher et embrasser sa gorge humide.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 23:19 Répondre
Comme toujours, l'union divine de leurs corps les portaient à ce sentiment si parfait de la jouissance. C'était toujours aussi fulgurant et intense. Rien n'y personne ne pouvait leur retirer ce plaisir dont il ne se sentait absolument pas coupable. Pas maintenant, non, il voulait savoir et même recommencer sans jamais s'arrêter. Mais il dégrisa très rapidement lorsqu'elle évoqua son désir insatiable pour lui. En effet, vivre ensemble ne serait sans doute pas une bonne idée. Parce que lui aussi serait bien incapable de se contenir en la sachant si proche de lui.
Allongés l'un à côté de l'autre, reprenant leur souffle, il mit un moment avant d'acquiescer. Mais ne se laissant pas aller, il vint quand même se redresser et la contempler nue et sensuelle devant le feu. Ses doigts caressèrent sa cuisse et son ventre tout en effleurant sa boule de chair qu'il n'avait pas eu le temps de caresser tant il avait été trop occuper à claquer son petit cul :
- Pour l'instant, on est complètement à l'écart du monde. J'ai pas envie de penser à ça en fait. Surtout quand je sais que je bande à chacun de tes mouvements et de tes regards Anya..
Il venait se pencher sur sein dont il léchait délicatement la fine perler de sueur. Il ne savait absolument pas quand la neige allait finalement fondre et ils restaient l'un et l'autre dans cette immense maison seuls avec ce désir sauvage qui ne disparaissait pas malgré les "bonnes résolutions". Sa langue fit le tour de son mamelon dressé et en mordit délicatement la pointe alors que ses doigts massaient son clitoris qu'il sentait se gonfler :
- Ok, c'est non pour la maison en commun. Mais ne parlons pas de ça maintenant tu veux bien.. Pas quand j'ai ton corps qui m'appelle Anya.. Pas quand il me crie de le caresser. Pas quand je vois tes yeux qui me supplie de te faire l'amour encore et encore.
Lentement, il s'était redressé et il était revenu prendre en otage les lèvres de la brune dans les siennes. Comme si il se sentait débarrassé de toute inibitions. Garrett se permettait ce qu'il n'osait jamais faire auparavant avec Anya de peur de la choquer. Son désir était vorace, intense et alors qu'il l'embrassait, il plongeait ses doigts en elle tout en appuyant sur sa boule de désir. Ses dents mordillaient sa lèvre et il souriait :
- J'ai envie de te baiser comme sur mon bureau. J'ai envie de te prendre comme dans cette fameuse ruelle sombre. Mon dieu, ta peau, tes râles, le goût de ton corps Anya.. Je ne peux pas rester enfermé avec toi sans te toucher c'est impossible. J'en deviendrais fou.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 22:34 Répondre
Tel un brasier qui s'enflammait lors d'une canicule d'été, Garrett se laissait envelopper dans la sensualité provocante d'Anya. A califourchon sur lui et les seins nu, il ne pouvait pas résister. Malgré toute les bonnes volontés du monde. Sa conscience disparaissait totalement pour ne laisser que le désir sauvage et indomptable qui les prenaient toujours lorsqu'ils s'effleuraient. Les bras du blond vinrent enlacer la jeune femme alors qu'il lui rendait son baiser avec une ardeur certaine. Sa langue s'enroulait autour de la sienne, la tirait avant que ses dents viennent à son tour mordre cette lèvre qui l'obsédait. Sans perdre un instant, comme si le moment allait se briser, son corps pris les devants et il la renversa sur le tapis duveteux.
La cheminée n'était rien en terme de chaleur comparée à celle de leurs deux corps. Il y avait une urgence dans ce désir spontané qu'ils ne pouvaient pas stopper. C'était essentiel. Alors, Garrett vint se redresser juste le temps d'un moment et avec l'aide d'Anya il se mit nu devant elle et fit de même avec elle. Bloqué tous les deux dans un pays de neige, ils n'avaient de compte à rendre à personne après tout. Le vin aidant, il se lâcha totalement en venant prendre ses seins entre ses mains qu'il pressait et dévorait tout en descendant sa main entre ses cuisses. Elle était brulante, comme lui. Pas de temps pour les préliminaires, il devait s'unir à elle. La rejoindre dans cette fièvre insolente qui les prenait.
Comme il le faisait déjà avant, il enfouit ses mains dans la crinière de la jeune femme et s'enfonça en elle d'un mouvement de bassin puissant. Ses lèvres contre celle d'Anya, il poussa un râle de plaisir en murmurant son prénom. Le souffle court, il débuta une série de mouvements intense et passionné tout en remontant, de sa main libre, la cuisse de la jeune femme contre sa hanche :
- Anya.. Mon amour.. murmurait-il contre ses lèvres qu'il embrassait avec déraison.
Lié à elle à nouveau, il se sentait chez lui, entouré de ses bras, de ses baisers, de son ardeur. Elle le comblait depuis toujours, c'était ainsi depuis toujours. Pourquoi tout modifier. Mais l'alcool ne le faisait pas raisonner avec justesse. Il agissait par instinct, par désir. C'est demain qu'il s'en voudrait. Pour le moment, ses mains la caressaient, ses lèvres la dévorait et son bassin allait et venait avec cette ardeur toujours plus intense.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 21:45 Répondre
Elle avait comprit. Elle l'a vu. Garrett avait honte et c'était bien la première fois d'ailleurs qu'il avait honte de la désirer. Bordel, mais qu'est-ce qu'ils s'infligeaient encore alors qu'ils se désiraient encore l'un et l'autre. Une part de son égo espérait qu'Anya soit gênée parce qu'elle le désirait elle-aussi et non pas qu'elle soit juste gênée de le voir bander. Bordel, bordel, gémissait-il intérieurement. Le pire c'est qu'il ne se voyait pas se masturber comme un adolescent dans les toilettes. Il avait bien trop honte pour ça.
Soupirant, il passa ses mains dans sa crinière espérant qu'une sorte de providence lui vienne en aide car il ne débandait toujours pas. Pourtant, il l'entendait bouger en haut et elle n'allait pas tarder à revenir. Vite, il pensa aux choses les moins sexy de l'univers comme de la neige, comme un nuage, comme un citron et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il se sente plus à l'aise pour bouger.
Enfin, elle apparut et sa tenue le fit doucement sourire. Ce vieux t-shirt qui lui avait appartenu et ce jogging informe sans doute pour dissimuler ses formes. Elle avait tout prévu et faisait tout pour ne pas le mettre à l'aise. Il vint se lever en repoussa la feuille vierge tout en s'avançant vers elle pour lui tendre un blouson de neige :
- Oui, elle a laissé des affaires. Je t'en donnerais en rentrant tu seras sans doute plus à l'aise dedans. Mais je te préviens.. Ce sont des vêtements fait par et pour Lucrecia. Avec son style bien à elle. Tu te souviens ?
C'était fascinant de voir qu'ils n'avaient rien perdu de leur complicité. Il pensait bien évidemment à leur lune de miel et à toutes les tenues extravagante et sexy que sa soeur avait enfouit sans le consentement d'Anya dans sa valise. Il vint arranger la capuche sur le visage de la belle brune et ne pu s'empêcher de déposer un baiser sur son nez comme au bon vieux temps :
- Oh.. Désolé. Vieux réflexe..
Il s'excusa aussitôt et rapidement se dirigea vers la patère pour prendre son manteau. Une fois tous les deux équipés, ils sortirent enfin dans la neige. Finalement, le froid lui coupa toute ardeur ce qui l'arrangea. Ils marchaient tranquillement dans la neige épaisse et montèrent la petite pente sur laquelle ils dominaient toute la vallée. La vue était exceptionnelle de là-haut et le calme fulgurant. Plus ils montaient, moins ils avaient d'air. C'était parfait, cela leur évitait de parler. Une fois en haut, il vint s'asseoir sur un petit banc prévu à cet effet il expliqua à Anya quels étaient les villages qu'ils pouvaient voir et d'autres anecdotes amusante de son enfance.
En fait, ils passèrent la journée à l'extérieur, marchant, parlant de tout et de rien mais surtout pas d'eux. Essentiellement les enfants. Ils n'avaient pas encore abordé le sujet épineux Jasmine. Ils passaient juste un bon moment et c'était agréable. Sur la route, ils croisèrent une petite échoppe dans laquelle il lui offrit un chocolat chaud. Ils parlèrent avec le vendeur qui leur offrait de quoi faire ce qu'en France ils appellent une "raclette". Garrett s'amusait à le répéter avec son petit accent ce qui le rendait assez pédant, mais il s'en fichait, il aimait juste voir Anya rire de la sorte, sans retenue.
Ils rentrèrent à la nuit tombée les bras chargés pour cette fameuse raclette et du vin. A la maison, ils fuirent cuire les patates et préparèrent la machine. Garrett ne pouvait pas être plus heureux et mangeait avec un appétit féroce. Ils mangeaient, buvaient, riaient. Ils passaient une soirée qui d'extérieur n'était absolument pas annonciatrice d'un éventuel divorce. En fin de soirée, ils se retrouvaient à nouveau tous les deux devant la cheminée à boire du vin. Un peu éméché, juste un chouilla, Garrett ne se rendait pas compte qu'il se rapprochait d'Anya alors qu'il lui rapportait un vieux souvenir du lycée où ils s'étaient rencontrés. Il évoquait une des enseignantes qu'elle avait et qui l'avait dragué :
- Je te jure ! Elle me mettait des petits mots dans mon casier et elle m'a mis des mots sur ma voiture. Franchement, elle me faisait peur à force. Tout le monde n'arrêtait pas de dire en plus qu'elle avait de la prison. Si, si, si tu ne le savais pas ? Mon dieu.. Comme j'avais peur de rentrer sur le parking dès fois et qu'elle m'attende dans la voiture.
Il riait, décontracté. Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvé juste tous les deux loin du monde et des autres. Il ne pensait même plus à la veille. Là, il contemplait avec des yeux amoureux et plein de désir la jeune femme qui se tenait près de lui. Sans qu'il ne se contrôle il reprit en caressant délicatement la joue d'Anya :
- Pendant ce temps là je ne pensais qu'à une petite brunette au regard frondeur, murmurait-il d'une voix chaude et basse de séducteur, tu te souviens de cette fameuse heure de colle ?
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 20:33 Répondre
Sa conscience le rabrouait de la plus mauvaise des manières. Elle se moquait littéralement de lui alors qu'Anya semblait sincèrement surprise de sa proposition. Quel imbécile il faisait décidément. Comment pouvait-il proposer une telle chose à la jeune femme qui pensait vraisemblablement, déjà, à une rencontre avec quelqu'un d'autre. Il souffrait encore et doutait même quelque peu de sa décision de rompre définitivement avec elle et elle évoquait déjà une nouvelle compagne pour lui. Il se sentait terriblement minable et ridicule tandis qu'elle lui promettait de réfléchir à la question.
Aurait-elle déjà tourné la page ? Non.. Il voyait bien que son corps réagissait. Aimanté l'un à l'autre depuis toujours, il vit d'un coup d'oeil sa peau frissonner. Elle y pensait elle aussi à ce goût singulier de l'interdit qui les avaient toujours envoûtés. Garrett n'avait qu'a se pencher un tout petit peu et il lui ferait l'amour, là, sur ce canapé et ils reprendraient de plus bel, ne se quittant plus du moins.. du moins..
Il s'était enflammé comme un ado et il sentait la source de son désir s'élever dans son pantalon. Gêné, il toussotait avant de se relever pour tenter de dissimuler cette bosse. Les images sensuelles d'une Anya gémissante arrivaient en flash dans son esprit alors qu'il avait tout fait pour mettre de la distance. Décidément, elle avait raison. Cette idée de maison le ferait flancher. Il irait forcément la rejoindre et toutes leurs résolutions tomberaient à l'eau définitivement. Il se devait d'être sérieux. Aussi, assis loin d'elle, derrière l'îlot, il vint noter deux trois règles auxquels il fallait qu'ils s'accordent :
- Pourquoi pas l'appartement dans le même immeuble. C'est une meilleure idée. On ne sera pas tenté comme ça de.. de se voir et de déranger l'autre dans son intimité. De vrais murs nous séparerons.
Malgré tout, il voulait revenir sur cette histoire qu'il pourrait avoir avec une autre femme et répliqua aussitôt la dessus sur un ton ferme :
- Je n'envisage absolument pas de refaire ma vie Anya. On ne se sépare pas pour que je puisse rencontrer quelqu'un d'autre. Je te l'ai toujours dit, c'est toi et personne d'autre. Si vraiment je devais rencontrer quelqu'un elle sera toujours après toi. Tu es la mère de nos enfants. La femme la plus importante de ma vie. Personne ne surpassera jamais ça.
"Bordel Hedlund, mais tu fous quoi là avec tes putains de déclaration d'amour ?!", sa conscience le fustigeait du regard dépitée de le voir dire de telles choses. Mais c'était une vérité qu'il ne pouvait nier tentait-il de se défendre. Néanmoins, il se remit à écrire sur sa feuille et énoncer deux trois petites choses comme :
- Noël va approcher. Je suis pour qu'on le passe tous ensemble. J'ai toujours beaucoup aimé ta famille et la mienne t'adore. Je ne veux pas les priver et nous priver de ces douces réunions si cela ne t'ennuie pas. Ensuite, je veux vraiment qu'on soit une équipe pour les enfants, je crains qu'ils tentent d'abuser de la situation en nous retournant le cerveau. Donc dès qu'on a un doute, on se contacte. Qu'en penses-tu ?
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 16:58 Répondre
Charlie, son Petit Pois. Une vive émotion lui venait à l'estomac en pensant alors à la petite fille cherchant elle aussi le Père Noël. Que d'années perdues où il ne l'avait pas vue grandir. Il esquissa un doux sourire pour ne pas laisser transparaître sa douleur même si elle était là, dans son coeur béant d'où giclait sans contenue son sang. Il regardait les photos avec ce léger sourire et pensa qu'Anya avait raison. Le dire aux enfants allait être une sacrée épreuve. Il craignait leur réaction. L'idée même d'ailleurs de la garde risquait sans doute d'être compliquée. Aussi, il lui vint une idée :
- Que dis-tu si.. On pourrait acheter une grande maison qu'on couperait en deux partie et demie. Tu aurais une partie pour toi et moi la mienne et les enfants seraient au milieu. Ils seraient notre lien. Comme ça, pas de changements de maison, ni même de trajets. Les enfants seraient tous les jours avec nous. Je sais que.. Je sais que ça peut paraître bizarre comme proposition mais.. mais on n'a jamais été un couple classique. Pourquoi pas un divorce étrange ?
Il regardait la brune cherchant bien ce qu'elle pouvait de cette idée. Sans s'en rendre compte, il cherchait malgré tout à garder le lien, rester auprès de Anya. C'était aussi une manière pour lui de se rassurer sans doute. Se rassurer qu'elle aille bien. Garder un oeil sur elle. Il hésitait maintenant et il craignait qu'elle l'envoie chier avec son idée parfaitement étrange alors il secoua la tête en riant nerveusement et bu à sa tasse avant de répliquer :
- C'était étrange comme idée excuse-moi. C'est juste que ça me parait tellement improbable encore de vivre sans toi.. Sans te voir.. Sans te... Sans te toucher.
Au même moment, son genoux avait touché le sien. Il la regardait dans les yeux avec cette lueur de tristesse et de désir enflammé. Bordel, sa conscience s'était tout simplement noyée dans ce désir profondément violent et intense qu'il avait toujours eu pour Anya. Insubmersible désir qui s'échauffait bien souvent lorsqu'ils étaient à proximité :
- C'est une mauvaise idée ? demandait-il en espérant secrètement qu'elle dise oui à cette idée.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 15:11 Répondre
"A quoi t'attendais-tu Hedlund, franchement ?", soupirait sarcastiquement sa conscience. Il regardait Anya monter se coucher alors qu'il n'avait qu'une envie, la retenir et abandonner cette stupide idée de séparation définitive. Toute sa force le contenait malgré lui sur place pour ne pas faire un seul mouvement qui détruise la bonne action qu'ils essayaient de mettre en place. Non, c'était finis. Il devait lui laisser sa liberté une bonne fois pour toute. C'était d'ailleurs la première fois qu'ils étaient aussi d'accord sur un sujet. Jamais encore ils n'avaient réussit à s'accorder à cette vitesse. C'était sans aucun doute la meilleure des solutions. Mais alors pourquoi il avait l'impression de suffoquer et de devenir fou ? Il ne pouvait décemment pas rester au chalet.
Il mit ses chaussures, sa veste et il partit dans la neige pour marcher et se défouler. Après une bonne après-midi de marche il revint frigorifié. Il était tellement fatigué qu'il espérait trouver le sommeil plus vite ainsi. En revenant, il vit le feu éteint malgré les quelques braises et qu'Anya n'était pas descendue. Il relança un feu, bu un autre thé et monta à l'étage. Il voulait juste s'assurer qu'elle allait bien. Il allait toquer à sa chambre mais il l'entendit pleurer. Son coeur se serra. L'envie de la consoler et de se rétracter revenait. Pourtant, il ne céda pas. Il ne frappa pas et retourna dans sa chambre où il ne trouva finalement pas le sommeil.
Le lendemain, lorsqu'il descendit, il fut surpris de voir Anya déjà debout. Elle mangeait un peu sur le canapé ce qui lui fit plaisir. Apparement la neige n'avait pas encore bougé. Ils allaient devoir encore rester une journée enfermé ensemble. Néanmoins, elle lui adressa la parole. Il avait bien cru qu'elle l'ignorerait encore tout le séjour mais finalement, elle aussi devait avoir besoin de discuter un peu. Il se fit réchauffer un thé et vint à elle :
- Oui en effet, répondait-il machinalement, elle tient bien cette année.
Parler de la pluie et du beau temps. Il n'y avait rien de pire et de plus gênant au monde. Garrett vint s'asseoir au bout du canapé sur le côté. Il fixait sa tasse fumante en se demandant bien ce qu'il pouvait dire pour rompre ce silence gênant. Finalement, il toussota quelque peu et brisa la glace :
- Quand j'étais petit on faisait Noël ici. J'adorais cette période.. Le sapin, le chocolat chaud, les décorations, les cadeaux, les chants et la nourriture.. C'était une période magique. Un soir de Noël, j'ai tenté de kidnapper le Père Noël. J'avais mis des attrapes souries partout sur le sol et une corde pour l'attraper au lasso. J'avais beaucoup regardé de western avec mon grand-père à ce moment là.
Il souriait doucement en repensant à ces souvenirs si particulièrement cher à son coeur. Il soufflait un peu sur sa tasse avant de boire une gorgée et de reprendre :
- Bref, alors que tout le monde était couché j'ai pu mettre mon plan en route. Je suis descendu et j'ai mis en place tous mes pièges. Il ne restait plus qu'à attendre. J'ai attendu longtemps jusqu'à ce que mon père se prenne tous les pièges sur les pieds. Il saignait tellement qu'on a du l'emmener à l'hôpital, expliquait-il avec un petit rire, je me souviens avoir même grondé mon père car j'étais persuadé que le Père Noël m'aurait oublié à cause de ça.. Mais pas du tout..
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 14:37 Répondre
Finalement, ils étaient apparement tous les deux d'accord. Garrett sentit non pas un poids l'emprisonner mais un soulagement étrange. Non pas qu'il désirait plus que tout la quitter, bien au contraire, mais juste qu'elle entendait ce qu'il ressentait et qu'elle ne faisait pas la sourde oreille. Malgré tout, son coeur était brisé, saignant de partout et n'importe comment, comme si il avait été transpercé de plusieurs coups de couteaux. Il tentait tant bien que mal de dissimuler ses yeux larmoyants mais il n'y arrivait pas. Une larme coula sur sa joue qu'il écrasa vivement avant de nouer ses mains entre elles. Il n'osait pas la regarder même si elle était de dos :
- Le problème c'est que la neige a recouvert tout le chemin. Il faut attendre qu'elle fonde et.. et il n'y a pas de réseau. Je crois qu'on va être bloqué un petit moment ici.
Comme lorsqu'ils étaient au Brésil, le sentiment violent de la séparation ne pouvait pas encore se concrétiser. Bloqués par la neige, ils allaient devoir passer encore un moment ensemble ce qui dans l'esprit de Garrett signifier de ne pas la supplier de le reprendre. Il vint donc se lever et se diriger vers la cuisine pour réchauffer les plats qu'il lui avait préparé :
- Tu dois manger et prendre tes médicaments, viens.. Je t'ai fais des croque-fromages et un peu de soupe.
Voyant qu'elle refusait obstinément de manger, il revint vers elle et délicatement pris sa main dans la sienne. Elle ne le repoussait pas encore ce qui semblait être un bon signe et l'accompagna à table. Il lui servit un verre d'eau et lui tendit les aliments réchauffés avant de lui-même se servir un thé :
- Tu veux qu'on aille se balader un peu dans la neige ? Sortir nous ferait du bien.. On pourrait commencer à évoquer comment tu veux qu'on s'organise. Pour.. Pour les enfants.
immarcescible, Posté le jeudi 11 novembre 2021 09:30 Répondre
Il l'avait laissé se rapprocher de lui. C'était une petite victoire en soi, surtout avec la terrible dispute qu'ils avaient eu. Mais Garrett ne cessait de voir dans son esprit les poignets troués d'Anya dans son esprit. Il entendait ce qu'elle disait et cela lui faisait du bien. Mais ce n'était pas suffisant, surtout qu'il continuait de revoir encore et encore la jeune femme baignant dans son sang. Il referma ses doigts autour des siens et vint à son tour déposer un baiser mais sur sa tempe. Il ne pouvait pas s'approcher des épais pansement qui entouraient ses poignets. Soupirant lentement, il ferma les yeux et cherchait la solution à tous leur problèmes. Mais une seule chose lui venait à l'esprit :
- J'aime que tu me fasses de telles listes. Cela me permet de mieux visualiser ce que tu ressens. Mais Anya... Ça n'explique toujours pas ton acte d'une semaine. Tu.. Tu..
Un sanglot bloquait sa voix. Les images horrifiante de la brune inconsciente et se vidant de son sang sous ses yeux le torturait. Il avait vu des horreurs mais celle-ci en était bien l'une des pires. Il regardait leur mains soudées, accrochées l'une à l'autre en sentant des larmes piquer ses yeux :
- Tu dis souvent depuis mon retour que tu as encore l'image de moi me faisant tirer dessus et qu'elle t'as torturé. C'est la même chose pour moi aujourd'hui avec toi. Sauf que.. Sauf que tu as voulu te donner la mort. A cause de moi. Et non, ne dis pas le contraire. J'ai été odieux avec toi alors que ce n'était pas mérité. J'étais tellement en colère que j'ai utilisé tes doutes pour mieux t'atteindre. C'était monstrueux de ma part et ça a conduit à ce que tu t'infliges ça.
Fermant les yeux, il secouait lentement la tête comme pour s'empêcher de revoir ces images éparses du corps livide et cadavérique de sa compagne entre ses bras. La transe, la peur, et tout ce sang. Il ne s'en remettait pas. Les lèvres blêmes, il retenait d'étranges éventuels sanglots avant de reprendre. Il stoppait la parole d'Anya qui allait réagir mais il reprit :
- J'ai cru que tu étais morte. J'ai cru que tu m'avais abandonné de la plus vile des manières Anya et une partie de moi t'en veux comme jamais je t'en ai voulu. Sauf que j'ai peur maintenant. Peur que si je dis quelque chose qui te contrarie tu en viennes à refaire ça. Parce que je pense aux enfants certes mais aussi à moi. Tu as voulu te suicider.. Tu as voulu tout quitter au lieu de continuer à te battre avec moi. Et je.. je sais que je ne devrais pas te dire tout ça mais j'ai peur de ne pas pouvoir continuer..
Il ouvrait enfin les yeux vers elle. Sa main libre venait se poser sur sa joue comme pour réchauffer un peu sa mine qui semblait si froide et éteinte. Garrett avait les yeux qui brillaient de larmes et il sentait son coeur se briser suite aux mots qu'il allait énoncer. Jamais il n'aurait cru être capable de dire une telle chose :
- Peut-être que c'est moi la source de ton problème Anya. Pendant des années je t'ai laissé croire que tu étais une source d'ennuis parce que ça me rassurait. Je me sentais déjà terriblement coupable de te voler ta jeunesse, donc il était plus aisé pour moi de te laisser t'en vouloir pour quelque chose mais au fond, véritablement, c'est moi qui t'ai proposé cette vie de folie avec une ex-femme psychologiquement instable et un entourage problématique. Moi dont le passé ressurgit sans cesse, notamment en Bulgarie. C'est moi qui ai plongé notre famille dans le deuil à cause de l'armée, je.. tout ça pour dire que mon père à raison en disant que notre amour est puissant, fort, mais j'ai peur qu'il ne suffise plus maintenant. Peut-être.. Peut-être que ce serait l'occasion pour toi de reprendre un envol Anya. De vivre pour toi sans attendre mon approbation. Je dois vraiment l'évoquer maintenant.. mais.. peut-être que nous devrions arrêter.
immarcescible, Posté le mercredi 10 novembre 2021 19:28 Répondre
Clairement, lorsqu'il l'entendit évoquer avec soubresaut de nouveau reproches Garrett cru qu'il allait s'énerver. Autrefois, il l'aurait rassuré, l'aurait cajolé mais il n'était plus en mesure de le faire. C'était comme si il devait lui prouver sans cesse que son amour était inconditionnel et véritable. Il prit sur lui, inspirant profondément prêt malgré tout à répliquer sèchement jusqu'à sa dernière demande. Anya avait besoin d'une réponse, d'une vraie réponse et il ne pouvait pas s'empêcher de hurler intérieurement. Mais il resta calme. Debout face à elle, il la regarda simplement dans les yeux, sans peine ni même colère. Il la regarda avec une douceur inextinguible, encore prêt à essayer d'arranger les choses :
- Anya. Je.. Je t'aime c'est tout. Ce que tu me demandes n'a absolument aucun sens. C'est comme me demander pourquoi je respire. C'est me demander pourquoi le ciel est bleu ou pourquoi le feu brûle. Tu es mon évidence depuis toujours. Et tu la seras toujours. Il y a des sentiments qui ne s'expliquent pas et t'avoir comme compagne est tout ce que j'attends de la vie. Te rendre heureuse l'est tout autant mais..
Il n'y arrivait clairement plus. Lentement, il vint faire les cent pas avant de venir s'échoir sur le canapé. Prenant son visage entre ses mains il mit un moment avant de répondre. Il devait peser ses mots craignant qu'Anya lui fasse une nouvelle crise suicidaire. Elle était encore faible émotionnellement. Etait-ce une bonne idée cette discussion alors qu'elle venait de s'éveiller ? Aucune idée. Mais de toute manière il était lancé :
- Je ne t'ai jamais lâché parce que c'est ce que l'on fait quand on aime quelqu'un Anya. On veut son bonheur, sa protection. J'ai agis égoïstement ces quatre dernières années en me faisant passer pour mort et j'en suis désolé. Mais maintenant je suis de retour et.. et j'ai l'impression que tout ce que nous avions construit avant mon départ s'effondre. Anya. Je ne peux pas continuer à passer ma vie à devoir toujours répondre à cette question. Je ne dis pas que tu m'es acquise, absolument pas. J'aimerais juste que tu prennes conscience de ta valeur, de tout ce que j'aime chez toi et l'accepter. Pourquoi toi, pourquoi toi tu ne peux pas accepter que je t'aime ?
C'était douloureux que de mettre des mots sur ses propres doutes. Il vivait perpétuellement ce cauchemar dans lequel Anya lui en voulait éternellement de ne pas l'avoir assez chérie et aimée et c'était cette sensation qu'elle lui donnait lorsqu'elle lui posait cette question. L'impression de ne jamais en faire assez pour qu'elle se rende compte à quel point il l'aimait :
- Je n'ai jamais eu pitié de toi. Je n'ai jamais considéré que tu étais un boulet. Je n'ai jamais vu en toi quelqu'un qui détruisait ma vie.. Anya, ce sont les autres qui nous mettent des bâtons dans les roues et tu réutilises tout ça pour te discréditer et argumenter sur une valeur de ta personne que je n'ai pas du tout. Tu n'es pas un objet. Ce n'est pas parce qu'on se dispute que je te déteste. On peut tout surmonter mais tu dois cesser de me poser ce genre de question. Ce n'est plus possible..
Faisant une pause, il vint alors lui demander simplement :
- Toi, dis-moi. Si tu penses sincèrement ce que tu dis, pourquoi tu restes avec moi ?
immarcescible, Posté le mardi 09 novembre 2021 18:22 Répondre
Garrett avait trouvé que l'idée de son père n'était pas si mauvaise que cela. S'exiler tous les deux et mettre des mots sur tout ce qu'ils avaient violemment échangé ces derniers jours devait être éliminé une bonne fois pour toute. Mais quelle douleur de voir l'amour de sa vie dans cet état végétatif. Il refusa net la demande express des médecins à la faire internet. Anya n'était pas folle et il le savait. C'était un délire insensé ce qu'elle avait fait mais pas de là à l'enfermer. Jamais il ne pourrait se pardonner une telle chose. Sans rien dire, il profita qu'elle soit sous médicaments pour dormir pour la faire sortir de l'hôpital. Autant dire que c'était une des activités de son métier de militaire, aussi, ex-filtrer Anya était relativement quelque chose de simple à proportion.
Il roulait dans la fameuse mustang réparée de la jeune femme qui dormait confortablement installée sur la banquette avant. Il roula ainsi un sacré bout de temps, s'arrêtant juste quelques minutes pour s'assoupir avant de repartir. Lorsqu'ils arrivèrent, il porta à nouveau la brune toujours endormie. Il avait fait en sorte de lui donner suffisamment de calmants pour qu'elle ne se réveille pas. La déposant sur le lit de sa chambre d'adolescent il la regarda un moment. Ses yeux se dirigèrent jusqu'à ses poignet et son ventre se serra. Il préféra donc sortir de la chambre pour aller couper du bois et allumer la cheminée.
Le temps qu'elle dorme, il avait allumé un feu dans le salon et préparé un dîner simple mais efficace. Des croque-fromages comme lors de leur première nuit au cottage. Buvant une soupe en attendant qu'elle arrive, il lisait assis sur le canapé près du feu. La neige tombait délicatement vers l'extérieur ce qui donnait une allure quasi féérique au chalet. En parlant de lui, il était bien évidemment constitué de lourd rondin de bois. Nathanaël avait toujours aimé la montagne et la neige. Noël se faisait souvent ici, aussi, il avait tenu à ce que ce lieu soit un Noël perpétuel. Délicatement sculpté dans le bois on pouvait admirer de magnifiques frises qui ondulait au dessus des têtes. De larges baies vitrées donnaient une vue panoramique sur la vallée et la chaîne des montagnes si immense.
Un craquement dans l'escalier fit relever la tête de Garrett. Anya était debout. Il vint refermer son livre tout en prenant le temps auparavant de marquer la page. Posant l'ouvrage sur le canapé, il se leva lentement les mains dans les poches l'air quelque peu penaud. Il voyait bien à l'air de la brune qu'elle était troublée ne sachant pas où elle se trouvait :
- Je t'ai "ex-filtrée" comme on dirait dans le métier. Mon père avait raison.. Un peu d'isolement nous fera du bien sans doute.
Voyant qu'elle ne répondait pas et qu'elle restait statique, il comprit qu'elle ne voulait pas lui parler. Passant, comme toujours lorsqu'il était nerveux, sa main sur sa nuque il soupirait doucement. Malgré tout il s'avança vers la cuisine et lui montra d'une main le repas prêt et encore chaud ainsi qu'une grosse enveloppe remplie de divers papiers :
- Les enfants t'ont écrits des mots.. Charlie des dessins.. Ils voulaient que tu saches qu'ils t'aiment et que tu leur manque.
Il déposa à nouveau l'enveloppe sur le coin de l'îlot et vint enfouir ses mains dans les poches de son jean. Il devait trouver quelque chose à dire mais il ne savait pas quoi. Déviant son regard d'elle qui semblait étrangère à tout ce qui se passait il se disait que c'était sans doute une stupide idée que de l'avoir emmené ici. D'avoir écouté son père :
- Tu.. Tu n'es pas obligée de me parler ne t'en fais pas. Je vais te laisser dîner.. D'accord ? J'ai fais avec les moyens du bord. Demain j'irais faire des courses.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 22:20 Répondre
Le cliquetis du couteau n'avait pas fait tiquer Garrett. Il était bien incapable de penser à quoi que ce soit surtout après cette violente déferlante qu'il venait de déblatérer. Finalement, il s'en voulait car il ne pensait pas certaine chose mais pourtant c'était dit. Ou du moins, c'était dès choses qu'il n'avait pas su exprimer jusqu'à présent et voilà qu'elles déboulaient sans véritable ordre ou tout simplement sens. La culpabilité rongeait son esprit et défonçait à coup de crosse la colère et la violence qui l'avait pris quelques minutes plus tôt. Il se retourna pour s'excuser auprès d'Anya mais elle avait disparu. Tout simplement.
Comme elle lui avait déjà dit et fait, elle se considérait parfaitement comme le poison de son existence. Il devait la retenir, discuter et s'excuser mais elle n'était plus là. Un violent coup à l'estomac le prit lorsqu'il comprit que quelque clochait. En effet en s'approchant il vit les gouttes de sang joncher le sol et se diriger vers la salle de bain. Pris d'une mauvaise impression, il accourut aussitôt et constata que la porte était fermée :
- Anya. Ouvre cette porte maintenant, ordonnait-il d'une voix inquiète mais ferme, maintenant j'ai dis !
Mais elle ne répondait pas et la porte ne s'ouvrait pas. D'un violent coup d'épaule il tenta de l'ouvrir de force mais la porte ne cédait pas. Soudainement pris de panique il sentait qu'il devait la défoncer avec une puissance certaine. Sans se retenir, il poussa avec son pied et son corps en entier mais rien ne bougeait. Alors, il monta en courant dans le jardin et pris une hache qui trainait dans la verrière. Sans attendre il redescendit et enfonça la lame fine dans le bois massif de cette porte. En une dizaine de coup il arrivait enfin à pousser le meuble qui lui obstruait la porte et eut l'horreur de découvrir Anya gisant dans son sang :
- Putain de merde Anya ! hurlait-il.
Se penchant sur elle il tremblait en ne sachant pas quoi faire. Sa capacité à gérer une telle situation et son flegme militaire avaient disparu. Paniqué, il posait ses mains sur les visage de la brune qu'il ramenait contre lui alors qu'il ne cessait de l'appeler en lui répétant qu'elle était stupide. Rapidement, il vint nouer ses poignets grâce à deux draps de bain et la souleva. La route vers les urgences se fit avec une vitesse folle. Le taxi roulait désespérément à travers les allées du centre pour finalement arriver avec un temps record à l'hôpital. Anya fut prise en charge et Garrett resta seul couvert de sang dans la salle d'attente. Elle avait perdu beaucoup de sang et les médecins étaient pessimistes sur son éventuel réveil. Garrett avait appelé son père et pour la première devant lui avait pleuré au téléphone :
- J'ai tout gâché papa.. C'est de ma faute tout ça.. J'ai été odieux avec elle.. J'ai.. Bordel.. Qu'est ce que j'ai fais ?
Son père confia les enfants à Maggie qui avait été bouleversée de la nouvelle. Il avait ramené des vêtements propre à son fils lui qui était tombé dans les bras. Sans Anya, Garrett se sentait comme une âme isolée et sans but. Comment avait-elle pu agir de la sorte ? Comment avait-elle pu oublier ce qu'il ressentirait devant cet acte désespéré. Il resta deux jours entier à l'hôpital à attendre son réveil. Il dormait près d'elle, caressait sa main de la sienne et lui faisait la lecture. Lorsqu'enfin elle ouvrit les yeux il fixait le sol d'un air terrifié.
Le léger mouvement qu'elle fit suffit à ce qu'il se redresse. Rapidement sur ses deux pieds il s'approcha d'elle et caressa sa joue avec douceur. Ses yeux étaient plus que cernés et la douleur doublé du désespoir se lisaient sur ses traits. Prenant ses mains dans les siennes, des larmes embuaient ses yeux alors qu'il murmurait :
- Anya.. Mon amour.. Tu es réveillée.. J'ai cru devenir fou.. Mon amour..
Les médecins arrivaient et ils demandèrent à Garrett de sortir. C'est à contre coeur qu'il obéit et au moment où il se dirigeait vers la machine à café il vit Héra au loin qui lui souriait. Ainsi donc ils l'attendaient alors qu'il vivait le moment le plus critique avec Anya. S'approchant d'elle il fit non de la tête :
- Pas maintenant.. Par pitié pas maintenant. Ma famille a besoin de moi plus que tout.
- Je ne venais pas pour ça Hedlund. Mais pour t'apporter mon soutien, notre soutien..
Il savait pertinemment ce que cela voulait dire mais pour le moment, il reçut avec plaisir un peu de soutien en effet. Il n'avait pas osé mentir aux enfants. Il leur avait avoué que leur mère avait eu un coup difficile et n'avait pas su comment trouver les bonnes solutions pour s'en sortir. Jasmine était choquée quand Pasha pleurait. Charlie ne comprenait pas et c'était tant mieux même si elle s'était renfermée sur elle-même. Lorsque Garrett revint voir Anya elle semblait plus éveillée. Il s'approcha d'elle lentement et vint s'asseoir sur le petit fauteuil à côté. Il caressait sa joue, ses cheveux et la contemplait avec cet air si triste. Embrassant son poignet meurtri, il laissa un soupir de décollement s'échapper de ses lèvres :
- Ça ne peut pas continuer Anya.. Je ne peux pas continuer à te laisser t'infliger ça. Tu vas rentrer à la maison, avec nos enfants qui t'attendent. Parce qu'ils ont besoin de toi. Ils n'attendent que toi. J'ai été odieux et je ne pensais pas ce que j'ai dit pour Jasmine. La colère m'a complètement abruti.. Je sais que tu ne me pardonneras pas et je l'accepte mais.. mais n'abandonne pas pour eux. Si je ne dois plus avoir ton affection soit, mais eux ne l'ont pas mérité. Tu es leur mère, leur mentor, leur pilier, le mien aussi.
Relevant ses prunelles rougies par les larmes il reprit d'une voix plus basse :
- Je vais te laisser ta liberté Anya. Tu as le droit de vivre heureuse sans avoir à subir un passé chaotique et passionnel. Crois-moi, c'est la pire des choses que j'ai pu faire dans mon existence mais je dois le faire pour toi, pour nous. On ne peut pas continuer ainsi. Tu m'en veux trop et.. et je ne suis plus celui que tu as aimé.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 21:07 Répondre
La bombe était lancée et l'un comme l'autre n'arrivait pas à trouver le bouton "STOP" nécessaire à éviter l'horrible dispute qui se profilait. Garrett restait statique alors qu'il n'avait qu'une envie, se jeter sur Anya pour la faire se taire. L'instabilité de ses émotions ne lui permettait pas d'être dès plus apte à se contrôler, mais la brune non plus apparemment. Sans crier gare, il jeta violemment à son tour le vase qui se trouvait sur le bar. Poussant un cri de rage il s'approcha avec une rapidité folle jusqu'à elle et la plaqua contre le mur dans lequel il enfonçait son poing.
Son visage était déformé par la colère. Les mots tranchants de la brune le taillait encore plus vivement que ce qu'il avait subit lors de toutes ses tortures. Mais elle ne sourcillait pas, nullement effrayée par le monstre qui se présentait devant elle. Respirant fort, il la fixait avec une lueur de folie dans le regard comme si il allait perdre pied et ce fut le cas :
- Pourtant tu as bien profité pendant mon absence Aneschka. Tu aimais ça que Jackson soit derrière ton cul avoue-le ! Ou encore ce Shawn.. En quoi ce serait finalement dérangeant que je re-disparaisse puisque touuuuus tes prétendants sont encore là collé à ton cul Anya ! Oui ! Ils veulent tous te baiser de toute manière ! Moi y compris non ?
Poussant un autre soupir de rage il se détacha d'elle et lui retira vivement la bouteille des mains pour l'envoyer voler à l'extérieur avant de revenir jusqu'à elle sans oser la toucher. Il pointait seulement son doigt menaçant vers elle les traits tirés tel un démon en pleine explosion :
- Comment oses-tu comparer ce que nous avons vécu avec ce que Jasmine à subit avec cet homme, aboyait-il en ressortant ce qu'elle avait dit dans le cabinet de son père, je t'ai forcé moi aussi c'est ça ?! Je suis un porc de la pire espèce ?? Je t'ai forcé avoue-le maintenant. Mais je te rassure, rien ne te retiens désormais alors va vivre ta vie avec ces abrutis qui t'ont baisé pendant toutes ses années où je me battais pour toi !
Les reproches fusaient, la mauvaise foi aussi. Garrett était incapable de se retenir. Tout sortait de manière confuse et violente. Il en voulait à la terre entière et à Anya plus précisément. Le fait qu'elle lui ai mentit et qu'elle ai comparé leur relation avec celle de Jackson et Jazz était insupportable pour lui qui avait toujours crains de forcer la jeune femme :
- Tu crois que j'aurais pas préféré ne pas souffrir de la sorte ? Ne pas être mutilé Anya ? Bordel de merde on dirait que ça été une putain de partie de plaisir pour moi ces quatre dernières années ! Mais j'étais sur le front ! Tu entends ça ? Sur le front ! A tuer chaque jours sans me soucier que chacun pouvait avoir une famille ! J'ai tué pour toi. J'ai tué pour sauver notre famille ! Et quand je reviens je me rends compte que ma femme me ment alors que ma fille est en danger ! TU as laissé entrainer ce prédateur dans notre famille ! TU n'as pas pris soin de Jasmine !
Il prenait conscience qu'il avait été beaucoup trop loin mais c'était trop tard. Donnant plusieurs coups dans le marbre du plateau de travail il poussait un autre cri de rage. Sa main était en sang, son corps lessivé. Il en voulait à la terre entière et à lui-même bien évidemment. Mais sa colère contre Anya était toujours aussi vive aussi :
- Comment peux-tu encore me regarder dans les yeux et me dire que tu m'as pleuré alors que tu considères que je ressemble à Jackson ? Je m'étais attendu à tous les reproches du monde mais jamais celui-là Anya. Tu m'as tué d'un coup dans le dos. Tu n'as pas le droit de dire de telles choses parce que moi je t'aime. Je t'aime depuis toujours et réduire notre histoire à ce que eux vivent n'est pas digne de ce que je pensais être unique.
Déçu, il préféra simplement lui tourner le dos en passant ses mains dans sa crinière blonde. Tremblant encore de colère il tentait de se calmer en inspirant profondément mais il savait que la tempête allait à nouveau se lever et qu'il devait s'armer de courage et de fureur pour y répondre. De dos, ses épaules affaissées révélaient une peine incommensurable, une douleur que même ses cicatrices ne sauraient jamais dévoiler. Mais c'était ainsi, il était une fêlure humaine désormais.
immarcescible, Posté le lundi 08 novembre 2021 19:09 Répondre
Cela devait sûrement être la fatigue. Oui, oui, c'était assurément ça. Anya n'avait pas pu comparer leur histoire à l'abus qu'avait subit leur fille. Livide, il ne parla pas lors de ce fameux entretien avec son père. Il en était tout bonnement incapable. De toute manière, Nath savait parfaitement comment fonctionnait son fils, comme d'habitude, il avait agit avec son impulsion quasi meurtrière. Ce n'était assurément pas la première fois qu'il réagissait ainsi, il saurait trouver les mots juste pour le sauver. Néanmoins, il avait la curiosité de vouloir savoir qui était la jeune femme avec qui il parlait au poste :
- Elle est avocate ? Je ne l'ai jamais vue dans la profession.
- Normal elle n'est pas avocate. C'est Héra. Ma chargée de mission.. C'est elle qui m'a recruté. Elle était mon intermédiaire avec l'armée.
- Mais.. Mais.. Comment savait elle que..
- Ils savent où je suis et avec qui. Il vaut mieux qu'ils sachent où se trouvent leurs éléments quand ils auront besoin d'eux non ?
La réplique cinglante de Garrett fit moucher son père qui ne savait quoi répliquer. Froid, distant et complètement inaccessible, il regardait par la fenêtre pensif. La déception de savoir que Jackson était toujours en vie était un poison qui parcourait ses veines, même si les mots d'Anya l'avait aussi profondément blessé. Son père lui promit d'établir au plus vite un procès verbal et de les rappeler dès qu'il y aurait du nouveau. Il était fier de savoir que Cavill allait les aider ce qui faciliterait sans aucun doute la tâche du procès.
Ils sortirent du bâtiment mais Garrett n'avait toujours pas décoché un mot ou même un regard à Anya. Une voiture les attendaient pour les ramener à la maison en centre-ville. Elle avait été commandée par Nathanaël qui n'avait pas le temps de les ramener. De mauvaise grâce, il monta dans la voiture suivi de près par la brune. Ils roulèrent dans un silence pesant mais le blond ne pouvait pas exploser. Il craignait que cela ne vienne tout simplement signer la fin de leur histoire. Pourtant, lorsqu'ils arrivèrent, il constata qu'il n'y avait qu'eux deux. Il s'extirpa de la main tendue d'Anya pour chercher Jasmine mais aucun des enfants n'étaient présent. Lorsqu'il redescendit, il vit que la brune attendait patiemment en bas. Il passa près d'elle et ne pu s'empêcher de dire :
- Ainsi tu savais mais tu ne m'as rien dit, demandait-il d'un calme très inquiétant, tu savais ce que cet enfoiré faisait à notre fille et tu as gardé ça pour toi comme si il s'agissait d'un petit secret de lycéenne sans conséquence ? Tu as conscience de ce qui va se passer Anya ? Parce que je vais le tuer.
Voyant qu'elle devenait livide il vint lui faire face. Sa rage était encore contenue mais c'était sans doute bien pire. Son calme était troublant et lui donnait une allure de fou furieux. Ses cernes et la fatigue n'arrangeait rien mais se rapprochant d'elle il se posta devant la jeune femme sans baisser les yeux et serrant les poings :
- Je vais le tuer de mes propres mains.
immarcescible, Posté le dimanche 07 novembre 2021 19:39 Répondre
Heureusement que Pasha était là pour tenir compagnie à son père pendant le déjeuner. Cela évita au blond de se tourmenter sur la non-réponse d'Anya. Le jeune homme se confia à Garrett sur sa crainte que les parents de Mike ne veuillent pas qu'il suive les cours avec lui. C'était tout à fait compréhensible après tout et c'était ce qu'essayait de faire comprendre Garrett à son fils :
- Ça peut effrayer tu sais l'école à la maison. Il sont certainement en train de chercher à savoir si je suis au niveau et que leur enfant étudiera avec soin. C'est d'une grande importance pour des parents Pasha. Ne crois pas que la décision de m'occuper de ta scolarité soit si facile que ça.
Voyant la mine surprise de son fils, Garrett se doutait bien qu'il devait être plus précis. Ils débarrassaient alors la table, tout en laissant le couvert restant d'Anya. Alors qu'ils faisaient la vaisselle, le blond reprit :
- J'aurais préféré, honnêtement, que tu retournes à l'école et que tu aies une scolarité "normale". Oui, oui, "normale". J'ai peur que cela te pousse à t'exclure encore plus de la société finalement.
- Mais je ne suis pas associable Papa !
- Je le sais bien fiston. Je dis juste que les choix que nous faisons avec ta mère sont toujours discutable mais nous nous efforçons de toujours faire ce qu'il y a de mieux pour vous trois.
- Et.. Et te faire passer pour mort ça l'été ? La meilleure solution ? demandait-il avec hésitation.
Garrett ne s'était pas attendu à ce que Pasha lui demande cela. Surpris, il s'arrêta un instant de frotter l'assiette qu'il lavait pour poser un regard sur son fils qui se sentait terriblement gêné. Le soucis n'était pas la question mais plutôt la réponse que devrait donner le blond. Car lui même n'en n'avait aucune idée. Le militaire en lui hurlait qu'il avait raison quand le professeur de littérature restait recroquevillé dans un coin, honteux. Il du laisser un soupir s'échapper et s'appuyer contre l'évier pour pouvoir trouver la bonne réponse à la question de son fils.
- Pardon papa, je.. je ne voulais pas t'énerver, s'excusait aussitôt l'adolescent.
- Non Pasha. Je ne suis pas en colère. Je cherche la réponse à ta question voilà tout.
Relevant son regard vers lui, il se rendit compte qu'il valait mieux être honnête et cela semblait suffire à son fils qui acquiesça simplement. Ils étaient dans le hangar à s'entrainer sur les droites de Pasha quand Garrett eut le fameux appel d'Anya. Il quittait le sac de sable et laissait son fils continuer de frapper pour répondre. Sonné, il n'eut pas le temps de demander de quoi il en retournait. Anya avait déjà raccroché.
- Pasha ton cours est annulé pour aujourd'hui. Prend vite une douche je t'emmène chez Maggie.
Il n'eut pas besoin de s'expliquer. Au vu du ton de son père, Pasha su qu'il devait obéir. En dix minutes ils étaient la voiture et ils partaient en direction de New York. Il le déposa comme prévu chez Maggie et demanda à celui-ci d'aller chercher ses soeurs et de ne surtout pas les inquiéter :
- Depuis que tu es revenu on a le droit à des rebondissements digne d'une télénovela. On avait plus l'habitude tu sais, répliqua le jeune homme pour essayer de détendre son père.
Il ne pu lui offrir qu'un pauvre sourire avant de foncer à Manhattan où se trouvait le bureau de son père. Rien n'avait changé dans ses vieux locaux qu'il avait connu étant jeune. Il trouva aisément Nathanaël qui cajolait sa nouvelle compagne. Garrett eut un haut le coeur en les voyant ainsi à sa tripoter. Il demanda sans détour à ce que Cathy sorte ce qui la fit rager. Mais il s'en fichait. Il n'avait pas le temps de se préoccuper de sa belle-mère. Claquant la porte derrière elle, il se dirigea vers son père :
- Anya est en prison. Je ne sais pas pourquoi mais on doit la sortir de suite.
- Quoi ? Mais.. Qu'est ce qui c'est passé ? demandait le vieil avocat.
- Je ne sais pas je te dis ! Trouve moi la réponse et vite avant que je ne fasse tous les commissariat de cette putain de ville !
Il devenait fou de rage. Garrett avait besoin de réponses à ses questions et qu'on lui obéisse. Le militaire était de retour ce qui devrait l'inquiéter mais impossible sans Anya pour le temporiser. Très vite, Nathanaël fut réactif et appela directement ses contacts au tribunal. Un procureur lui apporta la réponse avec la plainte de Jackson. Garrett riait mauvais en apprenant le contenu de la plainte. Il ne voulait pas s'attarder sur le fait qu'elle ai été avec lui ce midi. Non, non, elle ne l'avait pas trompé. Elle le haïssait. Mais alors pourquoi l'avait-elle retrouvé ? Tout se mélangeait dans sa tête, il avait l'impression de devenir fou.
- Anya fréquente toujours Jackson ? se demandait Nathanaël.
- Non, non, non, et non.. Elle l'a quitté. Elle le hait.. Jamais elle ne ferait ça. Il y a autre chose.
Il quitta simplement le bureau pour se rendre là où il aurait des réponses. A l'hôpital on lui annonça que le docteur Avery n'était pas disponible aujourd'hui à cause d'une agression qu'il avait subit. Garrett ne savait pas quoi faire, ni où aller. Anya ne pouvait pas sortir puisqu'il n'y avait eu aucune caution de préconisée. Il devait redoubler d'ingéniosité. Cependant, il fut stoppé dans ses pensées lorsqu'il eut Pasha au téléphone :
- Je n'ai pas le temps que se passe-t-il ? rugissait le blond.
- Désolé Papa mais quand Jazz à sut que maman était en prison elle a appelé son ex-petit-copain et elle a disparu. Je pensais que tu aurais aimé le savoir.
- Bordel de merde comme si j'avais besoin de ça maintenant ! Tu sais où elle est ?
- Non mais je sais qu'elle le retrouvait souvent au MoMa.
- Ok j'y fonce mais ne la prévient pas d'accord ?
Il devait gérer une chose à la fois. Son père lui assurait être sur la bonne voie pour demander à ce que sa belle-fille soit libérée sous-caution, notamment avec l'aide de Cavill, ce qui permettait à Garrett de retrouver Jasmine et de s'occuper de ce petit connard d'ex petit-copain. Il se souvenait de la première fois où il avait emmené la petite blonde dans ce fameux musée. Elle avait adoré une toile d'Hilma af Klint et avait promis de se battre pour que les femmes artistes soient plus exposées. Qu'il avait aimé voir son sourire et ses yeux pétiller de mille feux lorsqu'elle contemplait les oeuvres multiples. Tandis qu'il retraçait ces vieux chemins il tourna en direction de l'aile féministe. Il ne fut pas surpris de l'y retrouver. Elle contemplait un Georgia O'Keefe ce qui laissa un doux sourire se former sur les lèvres du père. Au fond, sa petite fille n'avait peut-être pas tant changé que ça.
Mais très vite, ses pensées dévièrent. Sans qu'il puisse comprendre sur le moment il vit venir Avery près d'elle et poser une main trop familière sur le bas de son dos. Son sang se glaça tout simplement. Jasmine ne le repoussait pas. Au contraire, elle le regardait avec des yeux chargés d'adoration quand lui n'exprimait qu'un orgueil vomissant. Garrett se sentit avancer mais il ne contrôlait plus rien.
Tout lui venait par bribes.
Avery sur le sol qu'il maintenait en lui tenant la gorge entre ses deux mains puissantes.
Les cris d'horreur de Jazz qui résonnaient.
Les yeux injectés de sang du docteur qui le suppliait de cesser.
Il s'entendait dire d'une voix laconique et froide : "je vais te tuer. je vais te tuer. je vais te tuer".
Les gars de la sécurité qui tentaient d'extraire Garrett du corps quasi sans vie du médecin.
Il vint finalement le lâcher après avoir reçu un coup derrière la nuque. Tout ce dont il se souvenait c'était les cris et les pleurs de Jasmine quand il se faisait maîtriser sur le sol. Son seul regret fut de ne pas l'avoir tué. Retourner en prison ne fut pas si dramatique que cela. Sa cellule à Manhattan était nettement plus accueillante qu'en Sibérie. Assis sur sa couche, il attendit deux jours avant qu'on puisse le relâcher. Il n'avait aucune idée de si Anya allait bien. De toute façon, il était incapable de penser à cela. Tout retournait dans sa tête mais rien n'arrivait à trouver sens. Quel était ce lien entre Anya-Jackson-Jasmine. Il ne comprenait pas. Finalement, on vint le libérer. Mais ce n'était pas la personne à laquelle il s'attendait.
Héra.
Elle l'attendait patiemment, toujours aussi impeccablement bien habillée et tirée à quatre épingles. Garrett la regardait de son regard noir quand elle lui souriait toujours de cette manière si insolente. Il vint face à elle et lui faisait face. La jeune femme rousse faisait quasiment la même taille que le blond ce qui la rendait si fascinante et intrigante. Ses prunelles grises et glaciales observait avec minutie le prisonnier quand sa langue claquait son palais d'un air satisfait :
- Alors Hedlund. La cellule vous manquez tant que cela ? demandait-elle de sa voix de velours.
- Que me voulez-vous ?
- Grincheux à ce que je vois. Vous ne remerciez pas celle qui vous délivre ? Seriez-vous macho à ce point ?
Elle souriait, satisfaite de la situation. Mais ce n'était pas le cas de Garrett dont le sujet A-J-J, ne cessait de retourner son esprit. Il n'avait qu'une envie, se doucher et avoir des réponses. Voyant qu'il ne répondait pas, elle leva les yeux au ciel et laissa ses lèvres éclatantes d'un rouge intense répondre elle-même :
- Nous avons toujours à l'oeil et il nous semblait que vous aviez besoin d'aide. Nous avons à coeur de toujours aider ceux qui ont soutenu et se sont battus pour leur pays avec autant de vigueur que vous.
- Je vous ai demandé de me foutre la paix Héra. Vraiment.
Elle se rapprocha de lui, assez pour plaquer sa joue contre la sienne et murmurer au creux de son oreille comme s'il s'agissait d'une menace :
- Jamais Garrett, disait-elle en utilisant son prénom pour la première fois, je ne vous lâcherais pas comme ça et vous savez que je tiens toujours mes promesses moi aussi.
Le blond ne bougeait pas comprenant qu'il s'agissait plus qu'une réelle menace. Il la laissa faire un mouvement en arrière alors qu'elle souriait toujours insolemment. Remettant ses gants en cuir, elle fit un tour sur elle-même et passa près d'Anya qui se trouvait tout près. Elle la salua d'un hochement de tête tout en continuant son chemin vers l'extérieur. Garrett regardait la brune, le regard noir. Il ne savait plus quoi penser et trop de choses tournait dans son esprit. Derrière Anya arrivait Nathanaël qui souriait soulagé en voyant son fils dehors :
- Je venais de faire sortir Anya mais je vois que tu as réussis à trouver un moyen de sortir aussi, comment ? demandait-il.
immarcescible, Posté le dimanche 07 novembre 2021 16:16 Répondre
Le réveil sans la présence d'Anya était toujours un cauchemar pour lui. Il se réveillait en sursaut en la cherchant partout dans le lit. C'était une blessure de ces quatre dernières années qui ne faiblirait jamais sans aucun doute. Se redressant, il entendit du mouvement et il comprit donc qu'ils étaient tous réveillés. Il prit donc une rapide douche et s'habilla modestement comme à son habitude avant de les rejoindre. Ils avaient préparé une partie du petit déjeuner mais Garrett se dirigea de suite vers Anya pour l'enlacer et lui donner un tendre baiser sur le coin de sa tempe.
Il aurait voulu lui dire de ne plus jamais quitter leur lit de la sorte mais il n'eut pas le temps. Les enfants et la jeune femme étaient plein d'énergie malgré le drame qu'il y avait eu la veille. Il lui semblait qu'il n'y avait que lui qui ne remontait pas cette pente. Encore abasourdi il restait au bas à regarder tout le monde d'un air indéchiffrable. Finalement, il acquiesça lorsque la brune évoqua le déroulé de sa journée. Elle avait déjà tout décidé et il sentait qu'il ne fallait qu'il insiste :
- Nous avons du travail avec Pasha en effet, répondit-il simplement en s'asseyant à table, il y a beaucoup de manque d'un point de vue syntaxique. Je pense que tu réfléchis trop en russe et pas assez en anglais. Mais c'est un petit soucis qu'on va régler rapidement. Ta mère avait le même..
Charlie venait s'asseoir près de son père et picorait sa nourriture. Il semblait qu'elle était mécontente de ne pas avoir son père pour elle seule comme Pasha. Aussi, elle boudait. Jasmine restait proche de sa mère l'aidant à tout faire. Garrett passait donc une main sur la nuque de la plus petite essayant d'avoir son attention mais elle refusait obstinément de le regarder sa moue triste. Il lui vint donc une idée, celle de lui faire un tour de magie. Extirpant une petite pièce de son oreille cela fit rire l'enfant qui ne s'y attendait pas :
- Papa ! Comment tu fais ça ?? hurlait-elle en se redressant sur sa chaise.
Le blond esquissait un doux sourire en haussant les épaules. Il lui expliquait qu'il ne pouvait pas lui donner ses tours de magie sinon elle n'existerait plus :
- Quoi donc papa ?
- Et bien la magie Petit Pois.
- Mais je pourrais devenir une apprentie magicienne !
- C'est vrai. Tu as conscience que c'est un travail très difficile ? Que des secrets et que des manigances à créer.
L'enfant réfléchissait à ce que lui disait son père et jugea qu'elle préférait être peintre finalement. Garrett se remit à lui faire un tour en faisant disparaître la pièce de sa main ce qui la fit rire de plus belle. Après avoir pris un petit déjeuner sous le rire amusé de Charlie, chacun partit pour ses occupations. Mais le militaire ne pu s'empêcher de retenir un instant la brune contre lui pour caresser son visage inquiet. A l'abris du regard des enfants, il chuchotait :
- Tu m'appelles si il y a quoi que ce soit tu m'entends ? Rentre vite à la maison s'il te plaît.
Déposant un autre baiser sur ses lèvres, plus pressant, inquiet, il vint à la lâcher à regret. Pasha l'attendait tranquillement dans le salon avec toute ses affaires d'école. Garrett le regarda un instant et vint lui faire signe de le rejoindre dans son bureau. Ils l'aménagèrent de sorte que Pasha puisse avoir lui aussi un bureau pour étudier convenablement. Ils travaillèrent ensuite toute la matinée sans s'arrêter. Son père lui donna des exercices divers dans toutes les matières de sciences humaines et le prévint que le lendemain serait réservé aux sciences :
- Nous travaillerons les études intellectuelles le matin. Mais l'après-midi tu auras deux heures de sport ou deux heures où nous irons à Manhattan faire des sorties culturelles. Aujourd'hui on va revoir ta droite à la boxe.
Le midi arrivait. Garrett vint donc préparer le déjeuner pendant que Pasha finissait de rédiger ses fiches. Le blond s'inquiétait de n'avoir aucune nouvelles de Anya et il vint donc l'appeler.
immarcescible, Posté le samedi 06 novembre 2021 15:07 Répondre
Comment est-ce que cela pouvait-il être rien ? Avec quel calme olympien arrivait-elle à le rassurer alors que lui-même paniqué. Elle semblait sereine malgré la douleur qui semblait s'étendre dans tout son corps. Il se résigna à la laisser seule après avoir remis "en quelque sorte" la fameuse porte qu'il avait défoncé. Les enfants étaient venu à lui mais il ne savait pas quoi leur dire. Finalement, il n'eut pas à réfléchir longtemps, cela s'était sans aucun doute déjà produit bien avant. La douleur de savoir qu'ils avaient déjà vu leur mère dans cet état s'épanouissait chez lui aussi. Jasmine eut la délicatesse de s'occuper de Charlie, mais Garrett devait lui aussi s'occuper des enfants ; il aurait bien été capable de retourner dans son bureau et de liquider sa bouteille de whisky. Charlie ne parlait pas mais restée blottie contre son père. Comme avant, il lui récita quelques poèmes et lui conta quelques petites histoires jusqu'à ce qu'elle s'endorme dans ses bras.
Il regardait longuement le Petit Pois qui dormait profondément dans ses bras. Un soupir de tristesse s'échappait de ses lèvres alors qu'il la serrait plus fort contre lui tout en déposant un baiser sur son front. Le besoin de les protéger tous était vital alors pourquoi n'y arrivait-il pas ? Perdu dans ses songes, il en oublia Anya qui venait de quitter la salle de bain. Après être passer s'assurer que Jasmine et Pasha allaient bien, il fit un détour par son bureau. Il l'avait quelque peu réaménagé suite à son retour et cherchait cette fameuse bouteille. Dissimulée derrière un pan de livres, il s'en servit un verre qu'il bu cul sec. Après hésitation, il en bu deux autres à la suite. Le liquide ambré venait d'adoucir l'atroce sensation de crainte qu'il avait à imaginer Anya dans une telle douleur.
Enfin, grâce à son whisky, il trouva le courage nécessaire pour remonter. Elle venait de finir de se changer et portait un vieux jogging usé. Qu'importe sa tenue, il la trouvait toujours aussi belle et digne. Après hésitation et seulement parce qu'elle lui avait demandé, il vint s'allonger sur le lit en la prenant dans ses bras. L'enlaçant de tout son corps, il la tenait fermement contre son buste en essayant de trouver les mots adéquat à une telle situation. Une main dans sa crinière qu'il caresse et l'autre dans son dos, il laisse ses lèvres embrasser avec douceur son front comme il le faisait plus tôt pour Charlie :
- Je t'en supplie, murmurait-il d'une voix rauque à cause de l'émotion, ne t'excuse pas Anya. Jamais pour ça.. Comment pourrais-je t'en vouloir ? Jamais, jamais, jamais je ne t'en voudrais. C'est moi qui suis désolé. J'aime.. J'aime..
Comment lui dire ce qu'il aimerait quand lui-même ne sais pas ce qu'il désire. Il soupirait en fermant les yeux, cherchant ses mots. Finalement, il reposa ses prunelles adoucies sur le visage larmoyant de sa bien-aimée en remontant sa main sur sa joue qu'il caressait comme s'il s'agissait d'un petit animal blessé et sans défense :
- J'aime déjà notre vie comme elle est et avec les enfants que nous avons déjà. Avoir un autre enfant était le projet d'Anya et Garrett du passé. Maintenant après ces quatre années je ne veux qu'une chose, toi en bonne santé. On n'a jamais rien prémédité tous les deux, Charlie, Pasha, le retour de Jasmine.. Peut-être qu'un jour nous serons encore surpris par ce que nous réserve la vie d'accord ?
Il lui offrait un sourire plein de douceur. Garrett ne voulait surtout pas qu'elle culpabilise. Il voulait qu'elle sache à quel point il l'aimait et que ce triste épisode ne soit plus qu'un souvenir demain. Posant une main sur son ventre qu'il caressait il déposait en même temps un baiser chaste sur ses lèvres :
- Et puis quand on y pense, Jasmine et Pasha vont dans un an ou deux aller à l'université. Il n'y aura que Charlie. Peut-être que ce sera pour nous l'occasion de prendre vraiment du temps, que pour nous deux tu ne crois pas ? Partir à moto. Me refaire droguer par des herbes amérindiennes, disait-il en riant doucement, te faire l'amour sur la plage ou encore partir sur notre île au Brésil, faire le tour du monde.
Les souvenirs si tendre qu'il remémorait lui redonnait envie de sourire. Il espérait que ce serait la même chose pour elle. Mais surtout, il reprit un air sérieux en reposant sa main sur sa joue avec douceur tout en plongeant ses iris d'un bleu intense dans les siennes :
- Le plus important c'est toi Anya. Jamais je ne te mettrais une telle pression sur les épaules, je te le promet.
immarcescible, Posté le mercredi 03 novembre 2021 08:53 Répondre
La venue de Pasha avec son devoir ravi Garrett. Il avait quelque peu honte de ne pas avoir pris le temps de s’occuper de lui depuis qu’ils étaient rentrés. Le jeune homme lui donnait son devoir, mais le blond préférait savoir ce qu’en avait pensé son fils. Ce dernier avait été agréablement surpris de la plume de l’autrice. Ils parlaient l’un et l’autre de l’½uvre et c’était la première fois depuis “l’incident” qu’ils avaient une aussi longue conversation. Après avoir parlé un moment de littérature, Pasha vint se rapprocher de son père en demandant gêné :
- Pourquoi tu m’ignores papa ?
- Tu le sais très bien pourquoi.. ne me demande pas.
- Je me suis excusé auprès de maman et.. et je ne l’aurais jamais fait.
- Mais tu en a eu l’intention et c’est ça le problème. Cette violence que tu as su gérer à ce moment précis pourra très bien ressortir à un moment inopportun.
Pasha comprenait ce que voulait dire son père. Il était que sa colère le laissait souvent s’emporter de la sorte et qu’il avait plus ou moins réussi à la canaliser jusqu’à présent. Jusqu’à quand se disait-il soudainement :
- Je suis déçu. Je pensais que tu saurais trouver une alternative à ta souffrance. Voilà pourquoi je t’ignore
C’était plus clair pour le jeune homme, mais c’était surtout plus douloureux. Son père si bienveillant était implacable et cela le torturait. Il baissait la tête, prêt à fuir tant il avait honte mais Garrett le retint en posant sa main sur son poignet. D’une voix plus douce, patiente, il reprit :
- Tu es plus fort que tout ça Pasha et j’ai confiance en toi.
- J’ai merdé.. je ne voulais pas vraiment, pleurait enfin le jeune homme, je ne voulais vraiment pas lui faire du mal.
- Je sais mon grand je le sais.
Garrett vint le prendre dans ses bras. Il le berçait comme lorsqu’il était enfant. Sa douceur était revenue sans qu’il ne le calcule. La tension de toute cette ignorance depuis quelque jours s’échappait enfin. Le père et le fils s’étaient retrouvés :
- On est une famille et on s’abandonne jamais tu le sais ça, murmurait-il en relevant le visage de Pasha face au sien, et je ne te lâcherais jamais.
Après avoir repris leurs esprits et autres émotions, ils se sourirent avec affection. Rangeant leurs affaires, Pasha monta par la suite et vit les fameuses traînées de sang qui menaient à la salle de bain. Blême, il se tourna vers le bord de l’escalier en appelant son père paniqué :
- Papa ! Papa ! hurlait-il.
La voix de son fils lui fit comprendre que quelque chose de grave arrivait. Sans attendre, il lâcha les bûches pour la cheminée et monta en vitesse grand V. Arrivé en haut, il vit les fameuses gouttes de sang et devint aussi blême que son fils. Tambourinant à la porte, il appelait Anya. Mais elle n’ouvrait pas et il n’entendait rien :
- Pasha pousse toi je vais enfoncer la porte..
Charlie sortait au même moment de la chambre accompagné de Jasmine. Elle comprit rapidement qu’elle devait éloigner sa petite s½ur de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Pasha les poussait aussi vers la chambre de la blonde tandis que d’un coup puissant, Garrett enfonçait la porte fermée à double tour.
Son c½ur ne fit qu’un tour lorsqu’il vit Anya recroquevillée sous le jet d’eau à pleurer. Sans chercher à se déshabiller, il courut jusqu’à elle et prit son visage entre ses mains pour comprendre ce qui se passait. C’était pire qu’une inquiétude, c’était une peur viscérale que de la voir ainsi. Le souffle court, il la regardait en essayant de comprendre :
- Mon amour, que se passe-t-il ? Que s’est-il passé ? D’où vient ce sang !? Tu es blessée ? Anya !
immarcescible, Posté le mardi 02 novembre 2021 07:55 Répondre
Anya qui lui sourit gentiment, Jasmine qui se jette dans ses bras, Garrett sentait étrangement que les deux femmes lui dissimulaient quelque chose. Mais pour ce soir, il se contenterait de ce qu'elle lui donnerait. Sa tension s'apaisait au moment où il tint sa fille ainée dans ses bras. Caressant ses cheveux et embrassant son front, il la serra contre lui comme pour apaiser les craintes et les douleurs qu'elle ressentait de ce chagrin d'amour avant qu'elle finisse par le quitter. Attaché près de l'îlot, il se mit à aider Anya pour le repas du soir. Ils ne parleraient plus de l'armée avant un moment, et tant mieux. Car au fond de lui, il savait que si l'armée le rappelait, il irait. S'occupant des patates, il grimaça lorsque la brune évoqua la vie sexuelle de leur fille :
- Anya ! Bon dieu ! Arrête, se plaignait-il en imaginant les saintes horreurs que sa fille pouvait faire avec ce garçon, ne me dis plus jamais des choses comme ça. Sauf si tu veux que je retrouve ce petit merdeux pour lui faire la peau.
Son air menaçant avant malgré tout une lueur amusée. Ils y étaient à ce fameux moment où leurs enfants s'épanouissaient et se cherchaient. Il revoyait Anya si jeune et ingénue qui se découvraient dans ses bras autrefois et un frisson le parcouru en évoquant ses souvenirs mentalement. Il se remit à la tache laborieuse des patates mais repris malgré tout :
- J'ai vu que tu avais retrouvé cette complicité avec ton frère. Je ne l'avais jamais encore vu autant sourire. Cela se voit que vous étiez lié. J'ai terriblement hâte de vous voir à l'oeuvre car selon lui, tu étais la première à braver le danger pour contrer l'injustice.. Justicière Anechka, se moquait-il gentiment en retrouvant un peu de sa douceur d'esprit.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 23:29 Répondre
Au moins voilà que c'était désormais clair. Anya était définitivement contre un éventuel retour de Garrett dans l'armée. Heureusement que personne ne l'avait alors rappelé et qu'il lui avait promis de le laisser tranquille un moment. Mais il le savait, il le pressentait qu'ils n'en aurait pas finis avec lui, du moins pas encore. Son regard était noir à lui aussi, surtout avec les menaces que proférait Anya. Il n'y répondait pas. Ce n'était pas le lieu ni le moment et elle sut se reprendre d'elle-même. Il était déjà si en colère depuis sa rencontre avec Cathy une heure plus tôt, il ne lui aurait pas fallu longtemps pour vriller une nouvelle fois.
Il la laissa simplement rentrer et en profita pour fumer une autre cigarette seul dehors avant de rentrer. Mais l'heure était déjà venue. Ils rentrèrent tous ensemble jusqu'à la maison. Charlie était totalement charmée par son oncle qui lui avait promis de lui montrer comment on tirait à l'arc. Pasha était sur son portable quand Jasmine semblait soucieuse. Son père le remarqua et ne pu s'empêcher de demander la raison à Anya une fois qu'ils furent rentrés. Il la rejoignait dans la cuisine et discrètement lui posa la question. Mais elle le fuyait. Soupirant, il la rattrapa et la regarda dans les yeux tandis qu'elle tentait de se défaire de sa présence :
- Anya arrête. Je sais que tu m'en veux pour l'armée mais là il s'agit de notre fille. Tu sais quelque chose que j'ignore ?
Exaspéré, il voulut tout mettre en l'air mais il se contrôlait comme il pouvait pour ne pas tout jeter. Sa main tremblait tandis qu'il s'écartait pour se rendre dans le jardin fumer. Pasha au loin s'entrainait comme son père lui avait conseillé sur son sac de sable. Charlie était dans la cabane à chanter dessiner. Tout semblait normal, comme si il n'était jamais partit finalement. Fumant assis sur les marches de la terrasse, il tentait de faire le vide dans sa tête pour ne pas laisser ses idées noires revenir. Nana venait même lui tenir compagnie ce qui lui permit de décompresser, une main dans son pelage.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 23:03 Répondre
Pris entre deux feux, le blond ne savait pas vraiment comment réagir. Il connaissait à la perfection son épouse et réciproquement. Il ne pourrait pas lui mentir, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse. Il préférait ne pas répondre mais Anya insistait. Il ne pourrait pas se résoudre à empêcher cette conversation et Alek comprit sa bourde. Le regard noir de son beau-frère lui suffit à comprendre qu'il l'avait mis dans de mauvais draps. Garrett se contenta donc dans un premier temps de répondre à Anya simplement :
- C'est sa vie Blackbird cela ne nous concerne en rien. Ton frère est assez grand pour savoir ce qui est bon pour lui ou non. C'est un homme libre..
Mais il sentait qu'elle n'était pas satisfaite de sa réponse. Son regard lui disait bien plus qu'il n'aurait voulu savoir. Sa réponse ne le faisait pas se mouiller mais il allait donner malgré lui toutes les bonnes raison de rejoindre l'armée. Jetant un coup d'½il sur Alek, il lui fit comprendre qu'il était temps pour lu de les quitter un moment. Se retrouvant seul avec la brune, il devait s'expliquer rapidement avant qu'elle même ne parte en vrille :
- Anya écoute-moi.. Alek est capable de prendre ses propres décisions. L'armée n'est pas toute rose je te l'accorde mais cela lui permettrait de mettre le pied à l'étrier. Il a de nombreuses compétences qui seraient utiles pour notre pays. Des compétences que seule l'armée saura mettre en valeur d'ailleurs.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 22:09 Répondre
Si il s'était attendu à une telle crise d'Anya, certainement pas. Il était persuadé qu'elle était aussi sensible à cause de la venue de son frère et non de son aller-retour à la base. Inquiet, il ne percevait pas au départ la détresse de sa compagne. La mine d'Andreï et de Tamara n'était rien comparé à la sienne. La berçant du mieux qu'il put il ne pouvait décemment pas lui promettre une telle chose car il savait que l'armée le rappellerait à un moment donné et que cela donnerait à une guerre historique entre les deux. Mais ce n'était ni le moment ni le lieu de démarrer une telle dispute d'autant plus que Alexeï entrait après son père et qu'il découvrait cette fameuse grande soeur qui paraissait si petite près de Garrett. Posant une main réconfortante sur son dos, il la laissa se diriger vers lui et reste modestement en retrait même si Andreï le remerciait une fois de plus.
Mais Garrett n'y était pour rien de tout ça. Il se sentait même étrangement de trop devant cette scène de famille si touchante. Il prit la décision d'aller aider Tamara qui s'affairait à ce que tout soit prêt pour les retrouvailles de cette famille perdue depuis si longtemps. Le blond voulait s'assurer qu'elle allait bien, posant une main réconfortante sur son bras il lui proposa son aide ce qu'elle accepta touchée. L'un et l'autre mirent la table pendant qu'Alexeï laissait son père lui faire faire le tour du propriétaire suivi de sa soeur. Il avait son oeil qui pétillait d'une joie insolente alors qu'il taquinait déjà sa soeur discrètement :
- Hedlund me disait que tu étais une épouse-ourse mais je crois qu'il aurait du te comparer à une lionne Anechka.
Garrett observait les trois Siminiov faire le tour du propriétaire. Réunis, ils formaient une famille désormais. Il avait hâte que les enfants puissent aussi le rencontrer. C'était comme un rêve qu'il n'avait jamais osé espérer rêver, tous les revoir et partager tous ces nouveaux moments avec eux. Finalement, ils se mirent à table. Alexeï taquinait Anya que le blond observait avec attention. Sa franche timidité avait laissé place à une complicité certaine. Discrètement, il caressait de temps à autre sa nuque ou sa cuisse comme pour lui signaler qu'il était toujours là. C'était un toc nerveux qu'il avait depuis son retour. Comme si il devait toujours lui rappeler qu'il était là et qu'elle l'oublie.
A la fin du repas, Garrett était rassasié. Il écoutait d'une oreille distraite les aventures de son beau-frère qu'il connaissait déjà mais qu'il racontait à sa famille. Sentant le désarroi de sa compagne, il avait passé sa main près de la sienne comme pour lui assurer de son soutien. Il était presque 15h et cela allait être l'heure d'aller chercher les enfants :
- Je vous laisse. Je dois jouer au taxi.. Je reviens dans une petite heure.
Il embrassait la tempe d'Anya avant de saluer le reste de la famille et de partir chercher les enfants à la sortie des cours. Il venait de récupérer les filles et passait prendre Pasha qui sauta rapidement dans le van avec ses soeurs. Mais Garrett fut surpris par Cathy qui vint le retenir un moment :
- Eh.. G. je suis contente de pouvoir t'avoir quelques minutes.
- Que me veux-tu Cathy ? demandait-il agacé et pressé.
- Je voulais savoir si tu pouvais garder pour toi ce qui c'était passé entre nous. Ton père ne sait rien.
- Encore heureux.
- J'ai été longtemps éprise de toi mais c'est finis tu sais..
- Pourquoi me dis-tu tout ça ? soupirait-il en pressant ses tempes de ses pouces.
Elle souriait en coin et se contenta de lui faire un clin d'½il en frôlant sa main de la sienne. Garrett retira vivement sa main et lui lança un regard noir :
- Parce que je suis ici tous les après-midi et seule. Je me souviens que tu aimes toujours autant les tenues en cuir n'est-ce pas ?
Garrett ne répliquait pas. Il se contenta de fermer les yeux et de lui tourner le dos rapidement pour retourner au van et rentrer enfin. Silencieux tout le trajet, il écoutait Pasha raconter à ses soeurs sa matinée ce qui eut l'effet de vouloir convertir les filles au même régime que leur frère.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 20:52 Répondre
Heureusement qu'Anya lui avait donné les clés sinon il l'aurait prise dans le jardin. La vision de son corps si tentant en petite soubrette avait fait naître de nouveau un désir toujours présent quand il s'agissait de sa compagne. Reprenant la route, il restait silencieux même si elle était pipelette. Il craignait de voir la réaction lorsqu'elle comprendrait où ils se rendaient. Finalement, il n'eut pas à attendre longtemps surtout lorsqu'il ne prit pas la destination de l'aéroport international.
Sonné par l'arrêt brutal de la voiture il regarda furieux Anya qui tremblait comme une feuille. Il s'apprêtait à lui hurler dessus mais il se rendit compte de la terreur qui la tenaillait encore rien qu'à l'idée de retourner là-bas. Il posa une main réconfortante sur sa joue et inspira avec elle pour lui faire prendre un rythme cardiaque normal. Les yeux clos, il prenait le temps nécessaire pour la faire revenir à lui et en une fois que ce fut fais, il reprit d'une voix basse :
- Je vais appeler ton père. Il va venir te chercher d'accord ? Andreï va comprendre et ça me permettra de préparer ton frère à la joie qui va habiter votre père lorsqu'il verra sa famille réunie.
Il embrassait avec douceur ses lèvres comme pour l'apaiser de sa tendresse. Caressant toujours ses joues, il s'assura qu'elle soit d'accord avant d'appeler son beau-père qui comprit aussitôt. Ils n'attendirent pas longtemps puisqu'il était sur la route et tout prêt. Une fois à leur hauteur, Garrett aida Anya à grimper et vint lui donner un profond baiser pour la rassurer. Un sourire sur ses lèvres qui se voulait confiant :
- Je suis là dans une petite heure et nous mangerons tous ensemble un bon ragoût de Tamara, d'accord ?
Refermant la porte derrière Anya il la regarda partir avec son père jusqu'à ce que la voiture disparaisse. Une fois fait, il reprit la voiture et conduisit jusqu'à l'aéroport. Alexeï était déjà sur le tarmac et son air tourmenté amusé quelque peu son beau-frère. L'un et l'autre se tombèrent dans les bras heureux de se revoir. Ils se comprenaient, ils étaient soudés :
- Tu m'avais dis que toute ma famille serait là à m'attendre Hedlund, taquinait le Siminiov en grimpant dans la voiture.
- Je sais mais cet endroit rappelle de mauvais souvenir à ta soeur. Elle a fait demi-tour avec Andreï. Ils nous attendent avec un repas gargantuesque chez eux.
Sur la route, ils parlèrent des examens que l'armée avait donné à Alexeï et d'une proposition singulière. Il rejoindrait les rangs des SEAL comme Garrett quelques années plus tôt. Il n'avait pas encore accepté souhaitant en parler avec ce dernier. Le blond n'était pas le meilleur à pouvoir l'aider car il s'agissait d'une sacrée opportunité qu'il ne pouvait malheureusement pas refuser et de l'autre, il entendait la voix accusatrice et violente d'Anya le suppliant de le retenir :
- La décision t'appartiens. Mais peut-être voudrais-tu aussi profiter un peu de ta famille non ?
- J'ai peur de me retrouver devant des inconnus Garrett. Et si je ne ressens rien. Et si eux ne ressentent rien ?
- Crois-moi, tu es attendu comme le Messie. Anya est vraiment émue à l'idée de te revoir.
Ils arrivèrent une petite heure après, comme promis. Sortant tous les deux de la voiture, Alexeï observait le restaurant de son père sans vraiment se rendre compte. Pourtant ce dernier sortit essoufflé et les yeux larmoyants en parlant bulgare à son fils qu'il interpellait. Garrett leur laissait l'intimité nécessaire cherchant Anya qu'il trouva dissimulée près du bar. Il lui souriait et vint la prendre dans ses bras. Déposant un baiser sur le sommet de son crâne il la berçait tendrement :
- Il est là et il est aussi anxieux que toi Blackbird.. Il n'attends que toi.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 18:29 Répondre
L'image d'une Anya bibliothécaire lui donna enfin un sourire, le premier en cette matinée. Venant pencher son visage sur le côté, il offrit ce sourire si unique à Anya avant de déposer un baiser sur sa tempe. Ses mains caressaient les siennes avant qu'il vienne se lever. Tout allait reprendre ici, une nouvelle vie à laquelle il avait tant espéré et tout cela accompagné de sa famille. Mais pour l'instant, l'image si sensuelle et fantasmatique de la jeune femme en bibliothécaire faisait naître cette fois-ci un doux rire ce qui lui devait d'avouer à la brune le pourquoi du comment :
- Sans doute vas-tu me prendre pour un fou mais.. mais par moment, lorsque tu m'avais quitté après le Brésil, je t'imaginais bibliothécaire. Je te retrouvais dans l'une d'elle dans mes fantasmes. Et.. Ô Anya, si tu savais à quel point je prenais mon pieds en t'imaginant jouir à travers toutes ces étagères de livres. Si jamais tu trouves un tel travail crois-moi que je ne quitterais jamais ton petit cul.
Il souriait de ses dents blanche tout en enlaçant la jeune femme de sorte qu'elle soit contre lui. Caressant sa joue et remettant en place une mèche de ses cheveux il déposait un baiser sur le haut de son nez, sa joue et enfin sa bouche. La contemplant de son air plus fanfaron et amusé, il reprit :
- Concernant le ménage, nous viendront tous t'aider demain. Nous ferons ça en famille, un point c'est tout.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:38 Répondre
Les sentiments de quatre années passées loin de toi.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:21 Répondre
Après les premiers rendez-vous de fait, ils leur restait un moment de tranquillité avant de rejoindre Andreï à l'aérodrome. Garrett n'avait pas encore avoué à Anya qu'il s'agissait du dernier lieu où elle l'avait vu gisant dans son sang. Ce n'était pas le moment d'autant plus qu'elle ne cessait de sourire comme heureuse de sa victoire sur le directeur de l'école de Pasha. Même lui avait retrouvé le sourire quand son père ne lui avait toujours accordé aucun sourire ou regard. Il était beaucoup trop en colère encore contre lui mais il ne négligeait pas pour autant son éducation. Arrivés devant la maison qu'ils avaient occupé dans New-York une petite année, il l'observait avec une petite nostalgie.
Finalement, ils entrèrent. La poussière était la maitresse de ce lieu si atypique qui avait accueillit amour et crises. Il se souvenait encore de la sévère dispute qu'il avait eu avec Anya au sujet de la voisine et cela lui rappela un frisson de tristesse même si ils s'étaient réconciliés sauvage sur le sofa. Passant un doigt sur la cheminée, il constatait l'épaisse poussière alors que la brune se confondait encore en excuse :
- Pourquoi ne pas avoir vendu ? Tu aurais pu acheter un lieu pour toi et les enfants.. Un nouveau lieu.
Il revenait vers elle et pris sa main dans la sienne avant de la conduire dans le petit jardin qui avait bien poussé. Les herbes hautes lui donnait des allures des jardin féérique et sauvage. Cela plaisait au blond qui entrainait la brune dans le fond de ce dernier pour constater l'état du petit cabanon. Il y avait un peu de travail mais la maison restait malgré tout habitable :
- Nous devrions revenir ici en semaine. Ce sera plus simple pour les enfants. Je leur donnerais cours le matin et l'après-midi je leur ferait faire du sport ou des visites culturelles. Je ne veux pas les déstabiliser encore plus.. Avec mon retour et toutes ces crises je suis persuadé de les avoir à nouveau traumatisé.
La culpabilité de cette vérité l'atteignait plus qu'il ne voulait l'avouer. Garrett se mettait à lui énoncer les nombreux aménagements qu'il allait faire pour que la maison corresponde au mieux aux allers et venues des enfants de sorte qu'ils puissent étudier au mieux et que eux deux puissent faire l'amour sans être entendu, ce qui lui valut un sourire amusé. Il était fier d'avoir réussi à se tenir avec le directeur de l'école de Pasha même si il avait été plus que clair avec lui. S'asseyant sur la petite balançoire qu'il avait construit des années auparavant pour Charlie, il attira Anya entre ses cuisses et caressa ses hanches puis ses fesses en relevant son visage vers elle :
- Je ne t'ai pas fait trop honte j'espère tout à l'heure ? Mais je t'assure qu'il va morfler. Il va plonger.
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 17:00 Répondre
immarcescible, Posté le lundi 01 novembre 2021 13:45 Répondre
Après cette douce nuit ponctuée de tendre et langoureux soupirs de plaisir, Garrett se réveilla seul dans son lit. L'odeur si agréable des gaufres lui parvint et réveilla son estomac d'ogre. Prenant une douche rapide et s'habillant d'un simple jean et d'une chemise qu'il rentrait à l'intérieur, il descendit par la suite rejoindre la petite famille. Sa tendre Charlie finissait de tout mettre en place pour le petit déjeuner quand tout le reste de la famille mangeait. Jasmine le saluait comme le reste des filles mais Pasha gardait obstinément son nez dans son bol de chocolat chaud. Son père ne répliqua pas, se contentant de remercier la dernière et d'embrasser sa tempe lorsqu'elle lui servit cette assiette richement remplie qu'il dévora.
Le programme était simple et Garrett allait s'y conformer. En revanche, l'attitude de Pasha commençait sérieusement à l'inquiéter. Il était passé d'une mine obstinément insolente à une profonde crainte. Alors que tous se préparaient, il attendait lui en bas lisant son journal.
Le retour d'Anya vêtue d'un costume si strict le fit quelque peu sourire. Elle était en pleine émulation, pleine d'énergie et cela le ravit. Les dernières semaines lui avait tant coûté émotionnellement qu'il était rassuré de savoir qu'elle avait retrouvé un entrain certain :
- Je viens avec toi voir le Directeur. Nous irons aux rendez-vous ensemble. Je n'ai pas très envie d'aller chez mon père.
La vraie raison ? Ô que non, il n'allait pas lui donner. La présence nouvelle de sa nouvelle belle-mère, Cathy. Un flash lui parvint de lui jeune s'amusant plus que de raison avec la femme qui partage la vie de son père. Pourquoi fallait-il qu'il soit toujours torturé par son passé. Mais il ne voulait pas y penser. Il devait se concentrer sur son fils qui avait besoin d'aide.
Il fit rapidement descendre tout le monde en empruntant sa voix de militaire qui fit rire toute la joyeuse troupe. Lorsque tout le monde fut installé dans la voiture, il conduisit jusqu'à New York et y déposa Jasmine et Charlie pour ensuite se diriger vers l'école de Pasha. Personne ne parlait dans la voiture. Garrett ignorant toujours son fils pour le moment. Malgré tout, il effleura de ses doigts la main d'Anya par moment. Arrivés, ils se dirigèrent tous les trois dans le bureau du Directeur. La secrétaire semblait surprise de voir un homme au côté d'Anya ce qui ne perturba pas moins le blond immense à ses côtés.
Durant tout l'entretien, Garrett resta silencieux. Il laissait Anya défendre leur fils avec persévérance. Elle était divine avec son majeur dressé devant ce Directeur impotent qui avait la même allure que celle du village où avait grandit Anya. Un nouveau flash lui vint. Il se revoyait treize ans plus tôt essayant de convaincre le directeur du danger dans lequel se trouvait son épouse. Il se souvenait de ce sourire indolent et de sa non réactivité. Pendant qu'Anya s'époumonait, il vint se redresser ce qui inquiéta Pasha près à intervenir. Posant sa main sur la sienne, il vint doucement lui demander de s'asseoir et de son ton beaucoup trop calme, il fixa le Directeur :
- Voilà ce que l'on va faire. Vous allez me donner une feuille vierge et un stylo. Je retire mon fils d'un endroit où sa sécurité est en danger, puis, je vais porter plainte contre vous. N'essayez même pas de répondre Monsieur car je suis en capacité de me lever et de vous enfoncer au plus profond de votre anus votre trophée de meilleur directeur que vous avez reçu un siècle plus tôt.
Le Directeur balbutiait, surpris. Il ne s'attendait certainement pas à une tel revirement de situation et osa répliquer :
- Vous êtes complètement fou. Votre fils ne pourra jamais trouver un autre établissement en cours d'années.
- Je vous trouve bien soucieux soudainement de la qualité d'éducation de mon enfant alors qu'il subit brimades et harcèlements depuis des mois.
Garrett récupérait de force une feuille et écrivit une note stipulant qu'il retirait Pasha de l'école. Il la signa et fit signer la feuille à Anya. Profitant de son occupation et de sa position au dessus du bureau, il agrippa le col du directeur pour le ramener vers lui d'un mouvement rapide :
- Je vous jure de faire basculer votre école dans le néant. Et croyez-moi, je tiens toujours mes promesses.
Relâchant le directeur qui basculait sur sa chaise, il fit signe à Pasha et Anya de le suivre sans un mot. Arrivés tous les trois dans la voiture, Garrett boucla sa ceinture et conduisit en direction de chez Maggy :
- A partir de demain je te donnerais moi-même les cours à la maison. Si Mike veut se joindre à nous il est le bienvenu. Ce matin tu iras chez Maggy. Tu me liras les chapitres 5,6,7 et 9 de Betty de Typhany McDaniels avant de m'en faire une fiche de lecture et une dissertation sur la question suivante, "En quoi le personnage de Betty éclaire-t-il l'innocence perdue d'une amérique torturée ?".
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 23:21 Répondre
Garrett se doutait bien que tout ces souvenirs étaient très certainement difficile pour Anya. Jamais encore il n'avait osé lui poser des questions sur son enfance. Il lui avait toujours laissé cette partie d'elle secrète, enfermée. Il ne savait pas ce qu'il y découvrirait tant cette boite de Pandore gardait précieusement des souvenirs sacrés et sensible pour son épouse. Mais là, avec la venue d'Alexeï, il s'étonnait de la voir si sensible et pourtant la première à en parler. Il suivait donc le fil tranquillement, l'écoutant et répondant à ses questions jusqu'à ce que finalement, elle en vienne à sa propre mère. Il était vrai que jusqu'à présent, il n'avait pas encore parlé d'elle. Pas qu'il était en colère, oh que non, c'était même très simple pour lui :
- Tu n'as aucun soucis à te faire Blackbird. J'ai fais le deuil de ma mère le jour où elle t'as dépossédé de nos biens et manigancé contre notre mariage. Tu auras beau dire mais la césure c'est faite lorsqu'elle t'as insulté chez nous.
Il était sévère dans ses propos et sa mine sombre était revenue. Les délices de l'amour avaient laissés place à une rancune bien tenace de la part du blond pour sa mère. Garrett était ainsi, passionnés et sans demi-mesure. Il voyait bien qu'Anya allait vouloir le faire changer d'avis mais rien ne l'en changerais. Il posait son index sur les lèvres de la jeune femme et vint la faire taire d'un baiser. Caressant ses hanches et son dos, il l'attirait de sorte à venir s'allonger sur elle :
- Ne dis plus rien. Je veux retrouver la douceur qui habite notre lit bien réchauffé, d'accord ?
Voyant qu'elle ruminait quelque peu, il ne pu s'empêcher de venir la couvrir de baisers en insistant bien sur certaines parties de son corps notamment son cou et le creux de ses seins en passant ainsi sa tête sous la couette. Garrett venait descendre délicatement ensuite le long de son ventre et enfouissait son visage entre ses cuisses pour découvrir son pubis de baisers alors que ses doigts caressaient son clitoris :
- Dissimulé sous un épais duvet je me livre à la terrible des caresses mon amour... Celle qui provoque de douce lamentations..
Un sourire mutin se formait sur ses lèvres. C'était le Garrett taquin, tendre et amusant qui se dissimulait sous cette couette, comme un manteau qui le cachait de ses odieux souvenirs et de ses traumas.
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 19:19 Répondre
Hagard, haletant, Garrett soupire de plaisir en se cambrant contre la belle Anya tout aussi sensuelle que d'habitude. Il prenait le temps de caresser son dos avec douceur après avoir écarté les mèches de ses cheveux long. Il aimait embrasser son front, sa tempe en la tenant fermement contre lui après avoir fait l'amour. L'un contre l'autre, ils veillaient sur l'un sur l'autre. Avec douceur, il continuait ses caresses tout en écoutant ses questions sur Alek. Cela le rassurait de savoir qu'elle était heureuse de le revoir. Il n'osait imaginer la pression étrange qu'elle devait ressentir mais là, elle exprimait enfin de la joie à l'idée de le revoir. Continuant ses caresses et reprenant un souffle normal, il lui répondit d'une voix douce et basse :
- C'était un hasard phénoménal Anya. Je ne pourrais pas expliquer.. Ce sont ses yeux qui m'ont fait penser à toi. Ce regard si intense, si particulier me rappelait le tien lorsque je t'ai trouvé près des poubelles du lycée. Je me suis souvenu alors de ton frère. Il ne voulait pas me donner son identité, il n'osait pas le donner puisqu'il était là incognito. Lui aussi se cachait d'Astor. Mais je ne lui ai pas donné le choix, je dois te l'avouer, je ne l'ai pas ménagé au début. On a même été en isolement.
Reparler de tout ça ne lui faisait pas aussi mal qu'il l'aurait cru. Après tout, c'était un bon souvenir après tout ce dédale d'horreur qu'ils avaient vécu. Caressant la nuque d'Anya, il reprit en soupirant doucement :
- Il était emprisonné depuis déjà trois ans et il avait survécu tant bien que mal. Il ne cessait de poser des questions sur toi mais au départ j'étais réticent. Je n'avais jamais parlé de toi à qui que ce soit de toi.. J'avais trop peur qu'ils s'en servent contre moi. Mais Alek était sincère. Il voulait savoir qui vous étiez et où vous étiez. Il a grandit en Angleterre dans une famille assez pauvre avant de tomber dans un banditisme malsain, mais je crois qu'il préférera tout te raconter à son arrivée.
Doucement, il vint bouger de sorte à ce qu'ils soient tous les deux confortablement installés sur leur matelas. Il garda Anya sur lui et la couvrit d'un épais drap. Ses lèvres continuèrent d'embrasser le sommet de son crâne alors qu'il humait son parfum avec un plaisir évident :
- Il m'a raconté que son plus vieux souvenir était toi. Tu avais l'esprit frondeur et tu te battais avec des garçons de votre village qui avaient volé votre chèvre. Alek m'a même dit que tu avais collé un poing à l'un des garçons parce qu'il avait osé insulter ton père. Ça ne pouvait être que toi quand il me racontait tout ses souvenirs.
Un sourire attendri se formait sur son visage alors qu'il cherchait du regard Anya qu'il sentit se redresser sur lui. Avec douceur, il calait une mèche de ses cheveux derrière son oreille et vint la contempler. Son coeur palpitait toujours lorsqu'elle le regardait ainsi. Il se sentait à la maison, à sa place :
- Ma petite tempête au regard sombre..
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 17:47 Répondre
Il ne maîtrisait plus rien lorsque la main d'Anya vint s'emparer de son membre. A que non, il ne maîtrisait plus rien. Le souffle coupé, il renversait sa tête en arrière en laissant le plaisir s'infiltrait au creux de ses os, dans ses vaisseaux sanguins. Il se sentait si désiré qu'il ne pouvait que gémir, que frémir. Se cambrant contre la main précieuse de sa belle, il la laissait le contrôler avant de d'enfouir mon membre entre ses lèvres. Il du mettre une main contre ses lèvres de peur de crier de plaisir. La sensation si particulière et délicate de la bouche d'Anya sur son sexe l'avait toujours rendu fou. Comme si il n'y avait eu qu'elle pour savoir comment le caresser.
Jouant de sa langue, de ses joues creuses ou encore de ses mains, il aurait été capable de jouir dans sa bouche. Mais il voulait encore faire durer ce plaisir, ne jamais cesser de lui donner cette sensation de plénitude intense. Aussi, poussant des râles de plaisir dans sa main, il la laissa faire avant de finalement changer leurs positions. Il devait lui donner l'assaut final, il devait la conduire avec lui dans ce moment de grâce où l'un et l'autre s'agripperaient à leurs corps.
La relevant rapidement, il la plaça dos à lui en cuillère. Allongés en travers du lit, il vint légèrement soulever son petit cul cambré et la pénétra d'un puissant mouvement de bassin. Sa main gauche se réfugia entre ses cuisses pour caresser son bouton de plaisir quand l'autre se posait sur sa gorge de sorte à poser sa joue contre la sienne et de l'embrasser pour couvrir leurs grognements de plaisir. Entre deux baisers, alors qu'il allait et venait en elle furieusement, il murmurait contre ses lèvres :
- Il n'y a qu'en toi que je veux m'enfouir Anya.. Bordel.. Que pour toi que je bande.. Tu me rends fou.. Depuis toujours. j'ai toujours envie de toi.. De t'aimer, te caresser, te baiser.. Haaaan oui, te baiser mon amour..
Les mots cru s'échappaient d'entre ses lèvres sans qu'il ne se rende compte. Tremblant de plaisir, il venait en elle plus intensément, la malmenant sans délicatesse. Ils étaient l'un et l'autre au bord de ce gouffre nommé plaisir. Rien ne devait plus jamais les séparer et tant mieux. Son épiderme tressautait à chaque décharges de plaisir qu'il ressentait et tandis qu'il jouissait à l'unisson avec elle, ses doigts continuaient leur délicieux chemin sur son clitoris quand il étouffait son cri de plaisir contre les lèvres de la brune. Essouflé, épuisé, il cessait après quelques instants ses mouvements avant de s'écrouler contre elle. Marqués par leurs baisers, leurs caresses, il sentait son corps engourdi par l'intensité du moment. Il aimait voir Anya ruisselante de sueur, ses lèvres entrouvertes et ses yeux clos lorsqu'elle jouissait. Des rougeurs apparaissait toujours sur ses pommettes quand c'était le cas. Sa chevelure d'ébène caressait son visage et il aimait y enfouir son nez. Léchant son cou en sueur, il huma son parfum si délicat sans se retirer d'elle pour le moment alors que ses mains caressaient délicatement son corps :
- Pardonne mes mots crus. J'ai toujours peur de t'effrayer avec mon désir..
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 15:36 Répondre
Ce râle de plaisir grave et bas qui s'échappait de sa gorge lui donnait une allure plus bestiale. Garrett ne pouvait s'en empêcher surtout avec une Anya sur lui qui se déhanchait. Le souffle court, il la laissait se cambrer attirant sa poitrine contre son visage pour mieux l'embrasser, la dévorer. En effet, sa pointe durcie trouvait refuge contre les lèvres du blond suivie par ses dents affutées qui tyrannisait ce bout de peau si particulièrement sensible chez la brune. Sentant qu'il ne pouvait pas bouger en elle comme il le souhaitait, il n'attendit pas plus. Le besoin pressant de lui redonner et de la combler aussi férocement qu'il l'aimait le prenait.
Dans un mouvement aisé, il la souleva et sortit de la baignoire. Comme autrefois, il vint la porter sans se défaire de son étreinte. Lentement, malgré un soubresaut certain, il la plaqua sur leur lit qui avait abrité tant de leurs ébats des années auparavant. Fort heureusement, la porte de leur chambre était close.
- Je t'aime tellement.. Bordel...
En effet, pour stimuler au mieux la jeune femme, il s'était retiré d'elle pour mieux la pénétrer de nouveau. Il jouait à ce petit jeu un moment avec elle avant de finalement reprendre un rythme de vas et viens soutenu. Ses lèvres se plaquaient contre son cou et comme elle auparavant, vint marquer sa peau si délicate. Ses mains prenaient appuie au dessus de sa tête tandis qu'il allait et venait en elle plus furieusement. Haletant, il fermait les yeux cette fois-ci sentant son corps pressé de ce désir si lancinant qui le prenait lorsqu'elle était près de lui. Son bassin claquait contre le sien et leurs gémissements emplissait la pièce si silencieuse tout ce temps :
- Anya.. Anya.. Bon sang.. Anya...
Gémissait-il à chaque mouvements comme elle l'avait supplié quelques temps plus tôt. Sans pouvoir se retenir, il posa une main habile sur la cuisse de sa brune et la remonta le long de sa cuisse pour mieux aller et venir en elle. Il la clouait totalement contre le matelas. C'était un sexe plus intense, plus profond qui le possédait pendant que son front se posait contre celui d'Anya. Leurs lèvres se cherchaient encore et toujours. Leurs souffles se coupaient mais qu'importe, ils étaient liés, l'un à l'autre se possédant mutuellement. Il aimait sentir qu'elle le touchait de la sorte. Il aimait savoir qu'il était le seul qui lui faisait cet effet. Il jouissait en elle de se sentir si aimé et puissant lorsqu'il la touchait.
Son corps était parcouru d'un frisson particulier lorsqu'il arrivait à ce paroxysme mais cette fois-ci, il ne se sentait pas encore totalement groggy. Non. Il la voulait, encore, toujours. Alors, changeant de nouveau leurs positions, il vint simplement la laisser le chevaucher. Se positionnant comme dans le bain, il vint s'asseoir de sorte à revenir enfouir son visage dans sa poitrine. Ses bras l'enlaçait alors que ses mains caressaient ses fesses qu'il vint claquer avec un sourire en coin :
- Tu m'envoûtes de tes soupires sorcière..
immarcescible, Posté le dimanche 31 octobre 2021 13:20 Répondre
Ses excuses ne lui faisait pas grand chose. En fait, il se rendait compte qu'il n'y avait rien à excuser. Anya le croyait mort. Il aurait été purement égoïste si il avait véritablement osé faire une crise à la jeune femme. Ce qui le tuait et ce qu'il ruminait c'était d'avoir pu être aussi absent pour l'armée. Mais heureusement, elle ne lui avait pas totalement tout pris puisque sa famille voulait encore bien de lui. Enfouissant son visage dans son cou, il la couvrait de tendre baisers en laissant ses mains caresser sa peau de soie :
- Enlève toi ça de la tête Anya. Je ne t'en veux pas même si oui, je ressens une certaine forme de jalousie. Je ne t'en voudrais jamais. Tu as fais ce que tu jugeais le meilleur pour toi..
Au fond de lui, il savait pourtant que si il devait voir ce "Shawn" il le tuerait sur place pour avoir désiré sa femme. Ses bras possessifs vinrent l'enlacer plus fermement alors qu'il caressait son nez du sien en lui offrant quelques nouveaux baisers. Son envie d'elle était là, présent, palpable alors qu'il descendait sa main entre ses cuisses délicatement. Ses dents enserraient sa lèvre inférieure et la torturait doucement. Avec douceur, ses yeux contemplait la figure si tendre et admirable d'Anya :
- Rappelle-toi.. C'est le présent qui m'intéresse mon amour. Et maintenant, j'ai envie de te faire l'amour. J'ai envie que tu jouisses de mes doigts, de mes lèvres, de mon sexe. Je veux effacer toute trace de culpabilité de ton corps et de ton esprit.
Ses lèvres tombaient lentement vers le cou et la gorge de la jeune femme tandis qu'une de ses mains remontaient le long de son dos pour rejoindre son sein. Il le caressait délicatement tout en faisant rouler entre ses doigts la pointe durcie. Enivré de vin et enivré d'Anya, Garrett était au paradis. L'eau du bain bascula sur le sol lorsque le blond prit Anya sur ses cuisses. A califourchon sur lui, il plaquait fermement son bassin contre le sien pour lui faire sentir la fermeté de son désir entre ses cuisses. Se caressant mutuellement l'un et l'autre, il posait finalement ses deux mains sur ses fesses en reposant ses lèvres contre les siennes.
Un baiser langoureux, plus passionné d'où s'échappaient quelques soupirs d'excitation fidèles au blond. Sa langue s'enroulait autour de la sienne, la maintenant, la tirant, la suçotant avant de reprendre un peu de souffle contre sa gorge découverte qu'il mordillait :
- Anya, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. A-nyy-a : le bout de ta langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre mes dents. A. Nyy. Aa. Le matin, tu es A, simplement A, avec ton mètre quarante-six et ton unique chaussette. Tu es Anya en pantalon. Tu es Blackbird à l'école. Tu es mon amour sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Anya.
Récitait-il entre chaque baisers qu'il lui donnait. Lentement, alors que son membre s'était calfeutré entre les cuisses de la jeune femme, il la souleva aisément avant de s'introduire en elle. Reprenant doucement son souffle, il la contemplait les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes. Ses mains agrippaient fermement son petit cul cambré et alors, dans un mouvement si reconnaissable, il allait et venait en elle malgré l'eau du bain qui débordait :
- Touche-moi. J'en ai besoin, murmurait-il entre deux soupirs, agrippe-toi à moi. Je veux sentir tes doigts envahir ma peau. Tes soupirs consoler mon âme. Anya. Fais de moi ce que tu veux, je suis à toi comme tu es à moi.
immarcescible, Posté le samedi 30 octobre 2021 23:11 Répondre
Anya dans le bain, Garrett reposait le journal intime où était retranscrit brièvement quatre années qu'il avait manqué. Si il avait compris le besoin de sa compagne à avoir besoin de contact physique, il tiquait quelque peu sur la nouvelle venue de ce Shawn. Et oui, il n'y avait pas plus jaloux que notre petit blond et toutes ces années loin d'Anya n'avait rien arrangé. Il refermait le journal qu'il venait ranger sur la petite coiffeuse à nouveau occupée de la brune. Il fit un tour de la pièce qu'il voyait chargée à nouveau de toutes ses affaires. Elle et les enfants avaient réinvestit cette maison si sombre et morte sans leur présence. Il entendait les quelques sons si familiers et ancien de cet endroit dans lequel il avait été si heureux.
Retirant sa chemise et son pantalon, il arriva dans la salle de bain où il vit Anya se prélassant dans le bain. Elle avait servis deux verres de vin et semblait l'attendre. Passant derrière elle, il posait ses mains sur ses épaules et vint délicatement la masser tout en déposant un baiser au creux de son cou :
- Les enfants semblent dormir. Du moins, je l'espère, étant donné ce que j'ai prévu de te faire.
Son sourire enjôleur ne pouvait pas se voir, mais il était certain qu'Anya savait qu'il souriait. Il vint délicatement embrasser sa tempe et se releva. Retirant son boxer devant elle, il ne tarda pas à la rejoindre dans le bain tout en prenant un verre de vin qu'il sirotait lentement. La vision si érotique de la jeune femme devant lui sous cette mousse de bain et son regard si enfiévré le faisait rêver :
- J'ai l'impression de rêver lorsque je te vois ainsi devant moi.
Et c'était vrai. Il en avait rêvé de toute son âme et de tout son corps d'un tel moment. Son visage se détendait comme rassuré de se savoir encore en vie et pas en plein délire. Non, il vivait vraiment ce moment en sa compagnie, près d'elle. Mais une ombre passa malgré tout dans son esprit. Ce Shawn et l'attitude de Pasha. Il devait exorciser ce moment si particulier :
- Anya.. Qui est ce Shawn ? C'est.. C'est vraiment une histoire terminée ?
Voyant qu'elle semblait surprise de l'évocation de ce nom, il prit les devant et lui raconta avoir trouvé son journal sous son oreiller. Il avait bien compris que quelqu'un l'avait mis dessous mais il voulait savoir pourquoi. Il ne se doutait absolument pas que c'était une attention bienveillante de Jasmine à la base. Comment pourrait-il le savoir puisqu'il avait interdit à ses enfants de lire leurs journaux. Il avait toujours voulu garder une part d'intimité et il avait toujours respecté celle des autres. Mais là, le nom et la relation de la brune avec cet autre homme le perturbait un peu. Elle avait eu du désir pour lui. Elle avait jouis et bêtement, pour lui, cela voulait dire qu'elle avait vraiment voulu de cet homme, qu'elle l'avait désiré :
- Je ne te blâmerais pas. Mais je.. je veux que tu saches que je ne serais pas en colère si jamais tu te rendais compte que tout était plus facile avec ce.. ce... ce jeune roquet, marmonnait-il finalement jaloux, je ne pourrais que m'incliner devant ce jeune blanc bec. Après tout, il pourrait t'offrir plus qu'un vieil homme usé, grincheux et aux cauchemars fréquent.
immarcescible, Posté le dimanche 24 octobre 2021 13:25 Répondre
Après avoir fait évacué la pièce de la cuisine, Anya essayait tant bien que mal de rationaliser Pasha. Mais sa fureur était telle que même sa propre mère ne pouvait le contenir. Au moment où Garrett vint mieux fermer la porte il entendit un bruit sourd derrière lui. Se retournant, il vit son fils vouloir lever sa main sur sa mère. Son sang ne fit qu’un tour. Il allait riposter mais la brune fut plus rapide que lui sans se laisser démonter. Blême, il observait la scène et le repentit de son fils mais n’en n’éprouvait pas moins une profonde colère et une déception sans pareille. Jamais il n’aurait cru cela de Pasha.
Anya ne semblait pas faire fît de ce qui venait de se passer ; du moins, en apparence, comme se doutait le militaire. Il la laissa quitter la pièce et se retrouva devant son fils qui baissait la tête, honteux. Il avait bien raison de l’être. Garrett restait statique et se concentrait pour ne pas se jeter sur lui pour lui donner la punition et la correction qu’il méritait. Un éclair de douleur lui venait au creux de l’estomac qui aurait pu consumer toute sa raison. Il aurait pu tuer Pasha pour avoir osé lever la maison sur sa mère mais la voix de la brune l’avait ramené sur terre. Elle s’était défendue et il n’avait pas agit. Il devait s’en tenir à ça.
- Papa.. Je suis vraiment désolé.. Tu sais que j’aime maman plus que tout.
Le petit garçon n’était plus. Il ne sommeillait qu’un homme en colère et blessé. Mais cela ne satisfaisait pas Garrett qui préféra simplement ignorer son fils. Il le laissa en plan dans la cuisine, incapable de venir le rassurer ou même le gronder. C’était impossible avec cette violence qui sommeillait en lui.
Il vint rejoindre Anya dans le salon et caressait distraitement la crinière brune de Charlie tout en faisant connaissance avec la nouvelle compagne du père de Garrett. Jasmine filmait Maggie tricoter comme pour se souvenir encore et toujours de la vieille femme que tout le monde aimait inconditionnellement :
- Nous allons rentrer Maggie-jolie. Les enfants ont des devoirs et je dois me coucher tôt pour mon test ADN avant d’aller chercher Alexeï à l’aéroport.
Les filles se redressaient surprise se demandant bien qui était cet Alexeï dont parlait leur père. Voyant leur mine questionneuse, il vint se poser un moment pour leur raconter, sans les détails sombre, sa rencontre avec leur oncle :
- Tu as sauvé le frère de maman ? s’enthousiasmait fièrement Charlie.
- Mais où va-t-il loger ? Grand-père Andreï est au courant ? demandait Jasmine.
Il répondit que rien n’avait encore été décidé et que tout dépendrait d’Alexeï. Au même moment, Pasha vint rejoindre la famille mais resta un peu à l’écart. Garrett continua simplement de l’ignorer alors que les filles prévoyaient déjà des petites surprises pour accueillir leur oncle inconnu. Elles se tournèrent vers leurs mères en demandant simultanément chacune à leur tours :
- On pourrait faire tous les gâteaux que l’on aime ?
- Lui faire un film sur toute votre vie ?
- Oh ! Et une pièce de théâtre avec un petit livret et des chansons !
- Doucement les filles, tentait de les calmer Garrett, votre oncle sera épuisé donc il lui faudra aussi du repos. En plus, il n’a pas vu votre mère et Andreï depuis des années. C’est beaucoup pour lui d’accord ?
Jasmine s’excusa pour son enthousiasme mais pas Charlie qui était heureuse d’avoir un nouveau membre dans sa famille. Garrett relevait son visage vers Anya et vint chercher sa main de la sienne en entrelaçant ses doigts aux siens. Déposant un baiser sur ses phalanges, il lui offrit un doux sourire avant de finalement se relever. En effet, Nathanaël était prêt à ramener les enfants à la maison :
- Mais moi je voulais faire de la moto avec toi ! se plaignit Charlie en voyant ses parents près de la moto.
Garrett regarda en coin Anya et vit qu’elle cédait à l’enfant. Criant de joie, elle tapotait dans ses mains tandis que sa mère l’habillait en conséquence tout en lui rappelant consciencieusement les règles lorsqu’on est en moto. Charlie écoutait avec attention et lui promit de bien tout suivre comme elle lui avait appris.
Finalement, Nathanaël laissa les clés de sa voiture de week-end à sa belle-fille déçu que son fils ne s’intéresse pas plus à sa nouvelle compagne. Si seulement il savait. Garrett avait obstinément refusé de regarder la nouvelle compagne de son père car elle était une ancienne amante. Son regard appuyé l’avait gêné et il espérait qu’Anya ne l’ai pas remarqué. Et puis, c’était beaucoup trop tôt pour le blond qui n’avait toujours pas revu sa mère et qui accusait encore le coup de toutes ses bassesses. Après un au revoir de la main, il quitta New-York en roulant avec attention devant Anya sachant que Charlotte se trouvait derrière lui.
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Pendant ce temps, dans la voiture. Jasmine écoutait sa musique en roulant discrètement ses cigarettes. L’obscurité lui permettait de le faire sans qu’Anya s’en rendre compte. Du moins, c’était ce qu’elle croyait. Pasha se trouvait à côté de sa mère. Il ne cessait de penser au regard froid et distant de son père ainsi que de son ignorance. Il vint lâcher quelques larmes de colère et de tristesse qu’il essuya aussitôt avant d’entamer ses excuses auprès de sa mère :
- Je ne voulais pas maman.. Je ne t’aurais jamais frappé tu dois me croire. Je m’en veux atrocement. Terriblement.. Je te jure que je ne recommencerais plus jamais. Je te demande pardon, s’excusa-t-il en sanglotant la tête baissé, j’ai cru que papa allait me tuer mais il n’en a rien fait. Pourquoi ? Je le mériterais tellement maman.. Je suis monstrueux.. Il devrait me frapper.
Au même moment, Jasmine avait retiré ses écouteurs et entendu la confession de son frère. Estomaquée par ses aveux, elle ne pu s’empêcher de répliquer :
- Il est déçu Pasha. Tu as osé t’en prendre à maman qui s’occupe de nous comme elle le peut depuis toutes ces années.
- Je crois que tu n’es pas la mieux placée pour me parler de gentillesse envers notre mère, cinglait Pasha amer.
- Je sais et j’essaie de me faire pardonner. Tu devrais lire leurs journaux intimes. Tu comprendrais mieux.
Le garçon regardait sa soeur estomaqué. Il avait toujours entendu leur père leur interdire de les lire aussi, il ne comprenait pas comment et pourquoi Jasmine avait osé bafouer cet interdit. En voyant le regard interdit de son frère et sans voir celui de sa mère, elle poursuivit :
- J’ai piqué tous vos journaux il y a quelques jours après.. après l’incident de la fête foraine. Je voulais me venger de lui mais.. mais finalement en les lisant je me suis rendue compte que papa écrivait beaucoup avant et c’est dommage qu’il ai arrêté.. Enfin bref il a toujours haï la violence. Mais ça c’est empiré avec ma « mort » présumée et la rencontre avec maman. C’est étrange mais.. mais tu dis toujours que c’est lui qui t’as sauvé alors qu’il dit l’inverse.
La jeune fille sortait donc le journal que son père avait rédigé lors de sa rencontre avec Anya et elle lu un passage qu’elle avait remarqué :
- Il a écrit ça après que tu aies quitté le cottage lorsqu’il t’avais trouvé près des poubelles à te faire tabasser, je cite : « Si le courage devait se mesurer je dirais qu’il est celui qui n’est pas hurlé et proclamé. Cette jeune femme, Anya, est la personne la plus courageuse qu’il m’ai été donné de rencontrer. Et pourtant, j’en ai connu des gars sur le front dont le courage était fulgurant. Sa détermination sans faille, son aplomb si particulier la rendent indéchiffrable et certainement plus intrigante que jamais. Elle ne demande aucune pitié et je la respecte pour cela ; il n’y a rien de pire qu’attiser ce sentiment. Enoncer la violence qu’encourage certains de ses camarades me donne la nausée. La facilité qu’ils ont a vouloir déshumaniser Anya me tue. Je ne supporte plus cette facilité à voir les autres s’en prendre si aisément à elle ou quiconque. Pourquoi est-ce que je me sens si responsable de la protéger ? Pourquoi est-ce que je veux la protéger à tout prix ? Je repense sans cesse à Jazz. La douleur de retrouver le corps d’Anya sans vie m’obsède. Je ne pourrais pas le supporter. Aussi infâme que les violences verbales sont notamment celles qui veulent attenter à la vie d’un autre. Je me sens chargé d’un devoir dans lequel je m’empiètre sans vergogne. Je ne lâcherais rien. Je rendrais coup par coup, sans aucune morale. »
Jasmine reposait le journal sur ses genoux en constatant que Pasha la regardait intrigué. Les mots de son père l’avait touché, mais surtout, il se rendait compte à quel point il avait mal jugé sa mère tout ce temps et que finalement, il ne l’a connaissait pas :
- Je.. Je ne savais pas tout ça maman. Je suis désolé.. Pourquoi tu ne nous a jamais raconté ça ?
- On ne sait absolument rien de vous, surenchérissait Jasmine, avec ce que je lis Papa a écrit des passages érotiques très gênant mais aussi des moments profondément violent. D’ailleurs, qu’est-ce qui c’est passé à Chicago ?
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 22:49 Répondre
La mine de Jasmine inquiétait son père. Il avait bien remarqué qu'elle vivait mal son adolescence et qu'elle se renfermait beaucoup sur elle-même. En y repensant, elle n'avait absolument rien de lui ou même d'Elena dans son caractère. Instinctivement, il aurait plutôt pensé à Anya ce qui le fit sourire doucement.
Avant que Charlie ne recrache son biscuit, il assura son aînée qu'il lui donnerait un coup de main pour ses devoirs et qu'ils remonteraient sa moyenne en un rien de temps. Les mots grossiers de la petite lui fit pousser un sourire amusé qu'il tentait de dissimuler derrière elle. Mais la maligne petite démone savait que cela faisait rire son père et elle fit ses petits yeux de démon qu'elle seule savait si bien faire. Garrett allait répliquer mais la venue de Pasha le fit se tendre. Jazz se levait après sa mère quand Charlie venait rapidement vers Maggie qui l'enlaçait.
Le jeune homme semblait nerveux et avait du mal à se contrôler. Anya était folle de rage, non pas contre son fils, mais contre les ordures qui avaient osé s'en prendre à lui. Il rejoignit rapidement les deux dans la cuisine mais resta à l'écart tout en écoutant malgré tout la conversation. Pasha évoquait donc des camarades de classe qui s'en prenaient à lui à cause de son coming out. Il subissait des brimades depuis plusieurs mois maintenant et c'était une des raisons pour lesquelles il s'était tourné vers la boxe :
- Ils étaient trop nombreux sur moi je n'ai rien pu faire.
- Pasha tu n'apprends pas la boxe pour contrer des abrutis sans cervelle. Elle est censée de donner la force et le courage de passer au dessus de tout ça, répliquait Jasmine qui apparaissait avec l'assiette de gâteaux préparées par Maggie qu'elle lui tendait.
- Plus facile à dire qu'à faire figure-toi. Mike n'ose rien dire et ils lui infligent bien pire qu'à moi. Je ne peux pas les laisser continuer de la sorte.
Ainsi, Garrett comprenait que cela durait depuis un certain moment. Ses poings se serraient. Après ce que son fils avait vécu il ne pouvait tolérer un tel déferlement de haine sur lui. Le souvenir de ce petit garçon recroquevillé sur lui-même criblé de coups et d'autres ignominie le tourmentait toujours. Le père se sentait complètement perdu. Sa conscience lui hurlait d'agir avec prévenance et discernement auprès de l'administration et de l'autre, son âme meurtrière, voulait commettre un vrai carnage à la sortie de l'école. Pourtant, sans qu'il se contrôle, la première solution s'échappa de ses lèvres avec assurance :
- Demain matin nous irons voir ton Directeur ta mère et moi. Si jamais il ne fait rien qui nous satisfasse on te changera d'école et nous porterons plainte. Il est hors de question que tu aies peur pour ta vie dans un établissement scolaire. C'est tout bonnement intolérable.
- Papa.. Je ne veux pas laisser Mike là-bas tout seul, soupirait Pasha en remerciant sa mère d'un baiser sur sa tempe, je continuerais de me battre si il le faut mais je dois être plus fort encore.
- On ne résout pas les problèmes en tapant plus fort Pasha.
- En les fuyant non plus.
Là, il marquait un point sur lequel Garrett ne trouvait rien à redire. Pourtant, il vint prendre le visage de son fils entre ses mains et regarda avec une colère sourdre ses marques de coups. Soupirant doucement il hésita avant de finalement dire :
- Je sais que tu es fort et indépendant. Mais tu restes mon fils. Je ne peux pas supporter de voir qu'ils te fassent du mal Pasha. Imagine ta mère..
Il jetait un coup d'oeil sur elle et en effet. Sa mine était si inquiète que Garrett vint la rejoindre en caressant sa joue pour la rassurer :
- Nous irons quand même voir le Directeur demain. Ta mère sait parfaitement défendre ses petits quand l'injustice règne. Crois-moi, elle est bien plus forte et tenace que tu ne le crois.
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 21:02 Répondre
La moue perplexe de Garrett concernant le déguisement de Joker sembla convaincre Anya qui proposa le déguisement parfait. Elle faisait toute une multitude de plans sur la comète toute heureuse à l'idée de créer cette fête et il ne voulait pas lui enlever cette joie. Après tout, cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu sourire et gesticuler de la sorte. Sa joie était finalement contagieuse même si l'idée de porter un déguisement refroidissais quelque peu le blond. Frottant sa barbe, il observait perplexe le costume avant de poser son attention sur Anya qui essayait différent chapeaux :
- Je ne te savais pas friandes de déguisements.
Il vint donc jouer le jeu avec elle. Un peu gauchement, il essaya à son tour des chapeaux et la laissa prendre des photos atrocement ridicule. Il n'avait pas envie de réfléchir. S'amuser de la sorte faisait malgré tout du bien. Ils prirent les déguisements, du moins, Garrett laissa Anya les payer puisqu'il n'avait toujours pas de papiers et prévint le vendeur qu'il viendrait les chercher dans quelques jours. Sortant tous les deux de la boutique, il vit que la brune textotait très certainement à Lucrecia pour l'organisation de la fête. Pas manqué, son portable ne faisait que vibrer dans sa poche.
"AHHHHHH ! SOIREE DEGUISEE POUR HALLOWEEN !"
"GARRY TU VAS DEVOIR TE DEGUISER, MUAHAHAHAH. ON TE LAISSE PAS LE CHOIX *rire de sorcière*"
"Dis à Anya que je suis toute excitée par cette soirée et je prévois d'inviter du monde chez vous. Il est grand temps de vous sociabiliser les deux petits vieux !"
Garrett soupirait en relevant ses yeux clair vers Anya qui semblait faussement désolée alors qu'il lui montrait les fameux messages. Il était temps pour eux de retourner chez son père. Là, Maggie les attendaient pour le thé. Elle ne pu s'empêcher d'enlacer encore et toujours Garrett avant d'embrasser les deux joues de la belle Anya à qui elle complimentait le si beau sourire. Attablé dans le petit boudoir, ils discutaient de la fameuse soirée et Maggie ne pu s'empêcher de rire en évoquant un vieux souvenir. Encore un ?
- Il avait organisé une fête sans prévenir ses parents. Penses-tu, il avait réussit à me faire aller chez ma soeur dans les Hamptons mais j'avais oublié mes cachets pour le coeur et il savait que c'était important. Il a donc tout abandonné pour me les apporter. Finalement, il a passé le week-end avec moi à jouer au scrabble et à tricoter. Il n'était vraiment pas doué pour la dernière activité. Bref, il avait oublié la fête. Son père a tellement hurlé au téléphone qu'il avait prévu de fuguer.
- Je ne faisais pas de tricot. Je tenais juste la laine, tentait-il de se défendre.
- C'est faux et j'ai toujours ta petite écharpe ! Pour preuve, je vais la chercher.
La vieille dame se hâta toute heureuse à l'idée d'aller chercher ce vestige du passé qui gênait Garrett. Au moment même où Maggie disparue, Jazz et Charlie surgissaient après cette journée de cours :
- Maman, Papa ! Vous êtes là !
immarcescible, Posté le jeudi 21 octobre 2021 14:37 Répondre
Les éclaircissements donnés par Henry avaient plus ou moins satisfait Garrett. Ils se quittèrent cordialement après une poignée de main que le militaire s'était sentit obligé de donné. Il était malgré tout dépité. Dans un mécanisme de réconfort, il plongea sa main dans celle d'Anya qui n'était désormais plus son épouse. Depuis qu'il était de retour, il avait tout fait pour écarter le souvenir douloureux de sa mère. Mais c'était trop. C'était la goutte d'eau. Le blond ne décolérait pas mais il le dissimulait surtout en voyant Anya exploser aussi fort. Toujours quand l'un était à l'extrême, l'autre gardait son sang-froid. Ils avaient toujours fonctionné de la sorte.
A nouveau ils se retrouvaient devant la moto. Garrett réfléchissait pendant qu'Anya pestait. Henry avait réussit à accélérer la procédure et il devrait se rendre demain au Centre Médical du secteur judiciaire pour sa fameuse prise d'ADN. Dans quelques jours tout serait terminé et il pourrait à nouveau être légalement "vivant". Il vint caresser les joues de la brune qui ne décolérait pas et il déposa un baiser sur ses lèvres pour la faire taire. Une fois qu'il eut son attention, il caressa ses joues en la regardant avec douceur, un pauvre sourire sur les lèvres :
- Je dois me changer les idées. Allons manger cette glace veux-tu ?
Après avoir grimpé une fois de plus sur la moto, ils partirent dans les rues de New York en direction du pont de Brooklyn. La glace en main, il marchait près d'elle en léchant avidement la glace qui fondait. Garrett se fichait qu'on soit au mois de novembre et que tout le monde gèle. Il en avait rêvé de cette glace :
- Enfant, quand je n'avais pas le moral, Maggy m'emmenait toujours ici et me payait une glace. Elle disait que d'un pont on pouvait mieux se rendre compte du chemin que l'on faisait. Entre deux mondes distinct il y a toujours quelque chose qui relie.
Il vint s'asseoir sur un banc libre et contempla l'Hudson qui coulait à leur pieds. Il finissait par croquer le cornet avec appétit. Il avait toujours cet appétit d'ogre de toute manière. Au passage, il racontait plein d'anecdotes sur lui enfant à Anya, comme pour se rassurer lui-même sur sa propre identité :
- Quand j'avais quinze ans, je suis venu ici avec une fille. Elle était très belle. J'avais le béguin pour elle alors qu'elle était nettement plus âgée que moi. Mais je l'ai embrassé malgré tout. C'est elle qui m'a appris plein de choses. Et puis un jour, elle a disparue. Ses parents ont déménagé et je ne l'ai plus jamais revue. Je venais ici en espérant, naïvement, qu'elle viendrait me rejoindre.
Il riait doucement à l'évocation de ce souvenir ridicule. Embrassant la tempe d'Anya, il vint vite la rassurer en précisant par la suite :
- J'ai vite appris qu'elle avait des troubles avec la drogue et qu'elle était en centre de désintoxication. Donc la page a été très vite tournée pour tout t'avouer et puis.. Et puis j'avais seize ans et toutes les filles me voulaient.
Voyant la moue blasée de la jeune il ne pu s'empêcher de sourire de nouveau en l'enlaçant et déposant un autre baiser sur ses lèvres malgré le chocolat qui se trouvait encore sur le coin de ses lèvres. Il vint par la suite y murmurer, taquin :
- Mais j'en attendais une autre.. Si je t'avais connu à cette âge là tu m'aurais détestée. J'étais effroyablement hautain et trop sûr de moi-même.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 21:39 Répondre
Anya la tenace. Anya l'intraitable.
Il n'avait pas mieux pour le défendre. La brune restait toujours aussi implacable lorsqu'il s'agissait de défier l'autorité. Garrett ne pouvait que sourire tendrement en la voyant si impressionnante malgré son mètre soixante-neuf. La secrétaire n'attendait pas et s'exécutait suite aux ordres donnés par la jeune femme et en effet, cela paya. Ils les firent attendre un moment dans le couloir avant d'être finalement reçu par un juge. En entrant dans le petit bureau, Garrett en profita pour caresser le bas de la brune et d'embrasser sa tempe en la remerciant dans un murmure.
Le juge se tirait littéralement les cheveux avec cette affaire même si du point de vue du blond c'était très simple. Il fallait seulement faire disparaitre la motion mort pour vivant :
- Mais ce n'est pas si simple Monsieur Hedlund. Il est assez rare de voir des personnes revenir subitement à la vie administrativement. En revanche, dans votre malheur, nous avons la chance d'avoir l'aide de l'armée qui a en effet remis en route certaines données. Notamment votre argent, vos titres de propriétés et vos autres biens. Néanmoins, et c'est là que cela semble délicat. Nous allons devoir vous demander de passer un test.. Pour.. Pour nous assurer que vous êtes bien.. Que vous êtes bien Monsieur Hedlund.
Garrett riait jaune alors qu'il regardait le juge en fronçant les sourcils. La main d'Anya se serrait autour de la sienne, sans doute pour qu'il ne perde pas son sang froid. Lentement, il s'approcha du bureau et posa ses mots d'une voix basse mais dangereuse :
- Vous sous-entendez que je vais devoir prouver qui je suis ? C'est ce que vous essayez de me dire ?
- Je sais que cela peut paraître incongru et très désobligeant mais le procureur a explicité cette demande tout particulièrement. Il semblerait qu'il soit un proche parent de votre ex-femme Madame Siminiov et qu'il veut la protéger.
Se redressant, le blond regardait surpris Anya sans comprendre de qui il parlait. Les deux en même temps demandèrent donc quel était le nom de ce fameux procureur :
- Et bien.. Monsieur Cavill. Henry Cavill, avoua-t-il dans un silence de plomb avant d'enchainer mal à l'aise, de plus votre mariage a été annulé il y a maintenant plusieurs mois étant donné vos fiançailles avec Monsieur Avery, Madame Siminiov. Je me vois contrains de vous affirmer que légalement, vous n'êtes plus mari et femme.
Garrett sortait de cet entretien dépité. Le rendez-vous pour prouver qui il était ne serait que dans une semaine. C'était insensé. Il retournait à la moto silencieux alors qu'il sentait Anya près de lui tout aussi tendue. Las, il se posa sur la moto et frotta son visage de ses deux mains :
- Il va falloir que tu me fasses réviser du coup. A moins que tu es des doutes sur qui je suis, essayait-il d'ironiser.
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 21:24 Répondre
Les deux ensembles c'est de la bombe o.o
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 20:33 Répondre
Se faire pomponner n'était finalement pas si désagréable que cela. Garrett souriait doucement, amusé, derrière le masque posé sur son visage. Il avait laissé Anya s'occuper de lui. Ce n'était pas surprenant pour lui de se rendre qu'elle aimait prendre soin de lui de la sorte, alors, il la laissait tout bonnement faire. Même si il se trouvait devant le miroir, il lui faisait totalement confiance sur la coupe de ses cheveux ou même de sa barbe. Lorsque vint le fameux chantage de la photo, il ne pu s'empêcher de rire amusé en passant sa main sous le peignoir de la jeune femme pour caresser son entrecuisse :
- Comme si je pouvais ne plus avoir envie de toi, petite sorcière.
Son désir était éternel pour le blond. Il n'y avait aucune vieillesse avec Anya. Elle était sa grenade éternelle, sa jouvence. Lorsqu'elle eut finit, il s'inspecta dans le miroir. Elle avait fait un travail extraordinaire. Ses cernes étaient moins gonflées, ses cheveux avaient gardés un peu de longueur et sa barbe était nette et parfaite. Il souriait doucement avant de se tourner vers elle son petit air taquin lui donnant une allure plus détendue :
- Je compte bien rémunérer ma coiffeuse personnelle maintenant.
En effet, il se leva simplement et retira le fameux peignoir de la jeune femme avant de la porter et la poser sur l'évier de la salle de bain. Avec douceur, il lui fit à nouveau l'amour. Ce n'était pas encore le temps de la passion sauvage des autres fois. Il préférait rester modéré pour ne pas vriller comme l'autre fois. Non, il lui faisait simplement l'amour, tendrement, sensuellement sur ce petit évier. Une fois à nouveau propre et habillé, il vint déposer un baiser sur son cou en lui proposant de l'emmener faire une balade à moto :
- Nous pourrions aller à New York manger une glace sur le pont de Brooklyn. J'ai besoin de prendre l'air un peu.. Et j'ai un rendez-vous au tribunal. Je dois me présenter pour affirmer que je suis bien vivant. Tu pourras en attester ?
En attendant qu'elle arrive, il sortit la moto et vérifia les niveaux. Elle était parfaite et opérationnelle. Il avait mit son blouson en cuir et son jean qui ceinturait parfaitement sa taille. On dirait qu'une semaine à manger le fameux régime Anya lui avait fait prendre un peu de poids. Il avait moins cet air émacié et sa barbe et ses cheveux proprement coupé lui donnait une fière allure. Assis sur la moto, il la faisait ronronner en attendant que la brune le rejoigne et une fois fais, il fait gronder le moteur :
- Prête pour la balade ma petite dealeuse de plante amérindienne ?
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 18:24 Répondre
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oupsie :$
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 17:25 Répondre
Un gémissement rauque s'échappe de sa gorge, en venant se retirer encore une fois, puis s'enfoncer à nouveau et il répète ce mouvement encore et encore lentement, volontairement - un rythme éprouvant, brutal, divin. Oh, elle est tellement magnifique - ses cheveux en bataille, ses seins audacieux pressé sous ses lèvres, son corps cambré contre le sien. Et soudain, c'est là, qui sort de nulle part, cette sensation, l'envie, le désir, l'électricité. Une sensation qui, si elle était perceptible, se matérialiserait en une aura d'un lumière intense entre et autour d'eux ; c'est tellement fort. Il entrouvre les lèvres en la regardant.
- Tu sens ça, souffle-t-il, oh Anya.. Tu sens ?
La passion et le désespoir de son baiser font écho à ses sentiments. Le désir explose dans son corps, toute la tension de toutes ses années cherchant une sortie, se pressant contre elle, en attendant plus. Ils ne sont que langues et souffle et mains et caresses et sensations douces, si douces. Sa main est sur sa hanche et, brusquement, il remonte son corps contre le sien et effleurent ses joues. La plaquant sur le canapé, il remonte ses mains encore jusqu'à sa crinière à laquelle il s'agrippe pour s'appuyer. S'enfonçant intensément, profondément en elle il laisse des râles de plaisir s'échapper d'entre ses lèvres qui embrassent les siennes :
- Comme tu es belle.. Mon amour.. Ma vie.. Ah !
Et il s'empare d'elle, comme s'il s'agissait de sa bouée, de son rocher. Attrapant sa jambe au-dessus du genou, il la remonte autour de sa taille pour mieux aller et venir en elle. Il le sens grimper ce désir, en elle. Ses lèvres cheminent sur sa gorge. Il se sens puissant, fort, désiré et aimé. Aimé par cette femme fascinante qu'il aime en retour de tout son c½ur. Il va et viens, encore plus fort, le souffle court, se perdant en elle comme elle se perd en lui.
Et il jouis fort, ses lèvres blotties contre les siennes. Il s'immobilise, la serre intensément et s'abandonne à son tour en chuchotant son prénom. Epuisé, calme à présent, il l'embrasse doucement et son souffle ralentit. Il la maintient contre lui, se blottissant contre son corps langoureux et brûlant, son front collé au sien. Son corps est comme en gelée, faible mais rassasié par cet orgasme alors qu'il s'effondre sur elle son visage contre ses seins. Haletant, son corps était en sueur. Il ne pouvait s'empêcher de trembler encore de plaisir en la sentant si nue et vulnérable sous lui. Lentement, il releva son visage vers le sien lorsqu'il l'entendit évoquer ce tendre souvenir. Cela le fit doucement sourire :
- J'étais un vrai diable. Tout était bon à ce que je fasse des bêtises. Une fois, j'ai teint le chat de Lucrecia.. Et j'ai accusé le chat lui-même. Une autre fois, je devais avoir huit ou neuf ans, je me vengeais de ma mère qui m'avait justement puni à cause d'une autre bêtises. J'avais remplacé ses amandes de dix heures par les biscuits pour le chat.
Il riait doucement à ce souvenir et expliqua bel et bien qu'il avait reçu une sacrée punition une fois de plus. Voir Anya sourire de la sorte, être si douce et détendue le rassurait. Non, le réconfortait. Il vint donc se redresser et se pencher sur ses lèvres pour y déposer un baiser mais sa barbe semblait encore la chatouiller :
- Je vais aller la couper un peu. Je ressemble à un clodo d'après ton assistante.. Et puis les cheveux aussi, un peu. Tu veux bien me le faire ?
immarcescible, Posté le mercredi 20 octobre 2021 14:43 Répondre
Un terrible frisson parcourait l'échine du blond. Les baisers chaud et sensuel d'Anya augmentait un désir qu'il avait trop longtemps contenu. Il ne pu s'empêcher de fermer les yeux en savourant la sensation exquise de la sentir le désirer. Parce que c'était ça, du désir qui palpitait entre eux. Même si il était invisible, l'un et l'autre le sentait jusqu'au bout de leurs doigts et orteils. C'était ce nectar puissant, non, ce psychotique qui avait déjà rendu fou Garrett autrefois. Ses mains passaient délicatement sur la nuque de la jeune femme alors qu'il mordait sa lèvre inférieure pour retenir un gémissement. Bordel, ce qu'elle savait faire avec son corps le rendait toujours dingue.
Sans pouvoir se retenir il vint retirer définitivement sa chemise. Torse nu, il plaqua son buste contre celui d'Anya qu'il avait contempler rapidement se dénuder aussi. Elle semblait avoir froid tandis qu'il la contemplait avec une ardeur furieuse et sauvage dans le regard. Quelques mèches blondes barraient son regard, il les repoussa d'un mouvement de tête pour mieux contempler la jeune femme aux seins nu qui lui faisait face :
- Oh, Anya, soufflait-il d'une voix rauque et basse chargée de désir.
Comment ne pouvait-elle pas voir qu'il l'aimait, se disait-il silencieusement. Inspirant brusquement, il l'attrapa contre lui de sorte à sentir sa peau brulante contre la sienne. Ses lèvres l'embrasse. Intensément, impitoyables, elles ne lâchait plus les siennes désormais. Ses mains de part et d'autre de son visage remontaient jusque dans sa chevelure qu'il tirait en arrière pendant que sa langue était insistante, convaincante et excitante. A bout de souffle, il se sentait ivre de désir et d'excitation. Sa sensualité le retournait tant il était passionné :
- Dis le encore, dis les mots, suppliait-il dans un souffle saccadé.
Ses yeux brûlaient d'une intensité certaine. Il avait de l'entendre dire à nouveau ces mots qui l'avaient une nouvelle fois bouleversé. Les mots d'amour passionnés qu'ils s'étaient interdit de dire à dire à voix haute pendant quatre ans. Mais là, il voulait les entendre dans ce moment intime de retrouvaille, dans ce lieu sacré qu'ils avaient occupés ensemble et dans lequel ils allaient à nouveau se construire. Sans plus de préambule, il se redressa pour retirer son jean et aidé de la brune. Les vêtements s'empilaient sur le parquet frais du jardin d'hiver. Son regard brillant contemplait la brune lascive qu'il caressait avec douceur.
Ses lèvres étaient descendues le long de sa poitrine bombée qu'il couvrait de baisers. Un petit arrêt sur ses pointes durcies lui rappela avec quel plaisir il les avait découvert la première fois.
Cette fois-ci, Garrett posait ses prunelles sur la brune avec cette fougue sensuelle, brûlante. Il parcourait la peau d'Anya sensuellement de sa bouche et de sa langue tout en la suçotant par moment :
- Tu es si belle, murmurait-t-il.
Délicatement, ses doigts tiraient sur ses pointes durcies et tandis qu'elles se durcissaient et s'étiraient sous ses caresses, il sentait lui-même cette excitation grandir entre ses cuisses. Ses lèvres cheminaient jusqu'à son ventre et descendaient sur l'intérieur de son aine. Sa bouche affamée descendait et remontait lentement jusqu'à effleurer son intimité qu'il sentait prête. Sa langue s'y perdait :
- Si tu te voyais..
Ô oui, il était captivé parce qu'il voyait. Il pourrait encore lui sauter dessus comme un sale bougre en manque mais il préférait venir la charmer, et goûter à ce corps qui avait peuplé tous ses rêves depuis presque une dizaine d'années. Le blond embrassait son pubis mais plongea très vite son visage entre ses cuisses pour venir se délecter de son intimité. Sa langue s'enroulait autour de sa boule de chair sensible et déjà gorgée de sang et venait aussi mimer une pénétration lorsqu'il descendit plus bas. Les mains de Garrett entouraient ses cuisses pour être certain qu'elle ne bougea pas et lui offrit ce qu'il souhaitait être un plaisir évident.
Lorsqu'il la vit à bout de souffle, cambrée contre lui, frissonnante et proche d'un plaisir qu'il reconnaissait, il se redressa simplement. Il avait soudainement peur de lui faire du mal, pire de mal la positionner. Remontant ses lèvres jusqu'aux siennes, il déposa de fougueux baisers sur son corps tremblant avant de murmurer contre les siennes :
- J'ai si peur de te faire du mal..
Il essayait d'être le prévenant possible suite à ce qui c'était passé la veille. Inspirant profondément, il garda son regard fixé à celui si confiant d'Anya et dans un mouvement leste et rapide, vint soulever aisément son bassin contre le sien. Son membre se plaquait entre ses cuisses et il sentait son gland grandit caresser la zone qu'il embrassait et dévorait quelques secondes plus tôt. Ses mains tenaient fermement ses hanches puis ses fesses qu'il caressait laissant son bassin se balancer lentement contre le sien alors qu'il la pénétrait enfin:
- Mon amour, je te veux. Je ne veux que toi bon sang..
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 23:11 Répondre
Si il y a bien une chose qu'il ne supportait pas c'était qu'elle se dénigre de la sorte. Son retour chamboulait une fois de plus tout ce qu'elle avait essayer de construire toutes ces années. Il la faisait, sans le vouloir, chanceler et douter d'elle-même. Prenant sa main dans la sienne, il la posa sur son coeur tout près de la cicatrice qui l'avait perforée. De son autre main libre, il relevait une nouvelle fois son visage face au sien pour qu'elle le regarde dans les yeux ce qu'elle fit. Ses lèvres sur sa peau le firent frissonner ce qui alluma ce feu en lui :
- Anya est-ce que tu me fais confiance ? Est-ce que.. Est-ce que je t'ai déjà mentis ?
Il ouvrait les yeux à nouveau en les replongeant vers les siens. Ses baisers l'avait fait frissonner. Le besoin de la sentir près de lui, de la caresser et de ses baisers l'enivrait perpétuellement. Besoin viscéral qu'il avait encore peur de laisser céder. La peur toujours de la faire souffrir et de ne pas pouvoir se contrôler. Mais Garrett était fort avec Anya. Il se sentait invincible :
- Je ne veux pas ressasser. Cela ne servirait à rien. Je veux juste me concentrer sur toi, sur les enfants. Toutes ces années, nous avons survécu. Nous sommes des survivants. Maintenant je veux de la douceur de vivre. Je veux profiter de ce temps qu'il nous reste.
Le fait qu'ils s'ouvrent ainsi l'un à l'autre laissait enfin place à la discussion. Garrett se laissait à lui parler de ses projets, de ce qu'il désirait vraiment. Il revenait petit à petit vers elle laissant le militaire sur le banc de touche. Enivré par les baisers de la jeune femme, il vint lui en rendre dans le cou, sur la gorge et enfin ses lèvres qu'il embrassait fébrilement avant de reprendre à moitié essoufflé :
- Peut-on se lancer vers autre chose ? Peut-on juste penser à nous et nous retrouver ? Je ne veux pas vivre dans un monde où tu ne serais pas mon amour. Je ne veux pas vivre avec cette douleur qui m'a assaillie hier soir. Je veux vivre avec toi, pour toi. Mais on doit avancer ensemble.
Se reculant d'elle un moment, il vint la contempler alors qu'il caressait ses joues puis ses hanches. Par ses mots, ses baisers et ses caresses, Garrett essayait de se soigner comme de la soigner aussi. Jusqu'à présent, il avait toujours plus ou moins réussis. C'était de vieux automatismes qu'il ne semblait pas avoir perdu et qui revenaient délicatement :
- Je ne suis pas l'homme parfait Anya. Je suis juste éperdument amoureux de toi depuis maintenant treize courte années.
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 20:45 Répondre
immarcescible, Posté le mardi 19 octobre 2021 12:28 Répondre
L'honnêteté d'Anya le rassure. Non pas qu'il en est jamais douté mais il préférait son aveu que de l'entendre dans la bouche de ce monstre odieux de médecin. Mais désormais, elle le fuyait. Il vint en silence se lever et la rejoindre. L'enlaçant par derrière, il embrassait son cou en entourant son buste autour de son corps frêle. Garrett enfouissait son visage contre sa peau en humant son parfum toujours aussi puissant et grisant. Il devait rapidement la rassurer, l'entourer de son amour comme elle le faisait depuis toujours avec lui. Car il ne lui en voulait pas pour tout ça. Il en voulait à Jackson qui avait profité de son épouse et de son veuvage pour mettre la main sur elle :
- Tu es la femme la plus forte que je connaisse et ne lève pas les yeux au ciel quand je dis ça.
Comme il la connaissait. Ses doigts vinrent capturer son menton pour tourner son visage vers le sien. Il la contemplait tendrement en embrassant le bout de son nez. Le Garrett tendre et réconfortant d'autrefois revenait lentement dans ce genre de moment, ceux où il pouvait protéger Anya et ses enfants. Il vint donc la rassurer tout en plantant ses iris dans les siens avec cette tendresse qui le caractérisait tant autrefois :
- Anya, tu es la personne la plus courageuse qu'il m'ai été donné de rencontrer. Tu es ma force. C'est toi qui m'a donné le courage de survivre. C'est toi encore qui me protège et me pousse à vivre. Mon amour, je suis désolé que tu aies du subir l'affront terrible de tous ces hommes. Tu n'es pas un bout de viande. Tu es une déesse au pays des horreurs humaines.
Délicatement, ses doigts caressèrent sa joue, son cou alors qu'il mourrait d'envie de déposer un baiser sur ses lèvres. Mais il était inspiré. Là, dans leur jardin d'hiver, celui qu'il avait confectionné pour son tendre amour, il lui comptait justement toute son affection démesurée. Cédant timidement à son désir, il déposa de tendre et légers baisers sur son cou, ses joues, son nez, ses paupières, ses lèvres.
- Je t'aime tellement.. J'ai passé quatre année à regarder devant moi mais je voyais toujours ton visage. Dans la foule, dans la nature, dans les trains, les bus. Je te voyais toujours mon amour. Dans tous les voyages, dans tous mes tourments tu étais là près de moi. Les saisons pouvaient passer mais je te voyais toujours et je te tenais dans mes bras. C'est toi et ta force qui m'ont sauvé Anya.. Ton amour, ta foi en moi, en nous. C'est toi toi qui nous a réunis, qui nous a sauvé. Mon amour, mon blackbird. Une vie ne suffirait pas à t'aimer, le sais-tu ?
Sa sincérité faisait rayonner son visage. Cela devait bien être la première fois depuis qu'il était revenu qu'il s'épanchait ainsi pour elle. Il se sentait en confiance, en sécurité. Il se sentait comme le devoir de lui rendre hommage. Non, c'était viscéral. Comme si le Garrett passé détruisait les barrières du Garrett présent pour venir rassurer son amour.
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 22:26 Répondre
"Anya sait toujours trouver les mots justes. Le geste m'a fait sourire tant c'était finalement ironique. Des années plus tôt je lui avais moi-même imposé cet exercice pour qu'elle puisse se défaire de ses démons mais aujourd'hui c'est l'inverse. Incapable de me contrôler, incapable de tout. Je profite d'écrire quelques lignes pendant qu'elle prépare le petit déjeuner. J'applique avec sérieux ce qu'elle désire même si je ne sais pas vraiment vers quoi commencer. Ces deux dernières années ont été atroces, certes. Mais mettre des mots sur ce que j'ai vécu serait officialisé mes cauchemars les plus effrayant. Or, je ne veux qu'une chose, oublier. Oublier jusqu'à mon propre prénom. Si je ne l'avais pas Elle et les enfants, j'aurais tout abandonné. Parfois, je me dis que ce serait sans doute bien mieux. Je regrette d'être rentré et d'avoir semé autant de désordre dans leur vie. Je regrette tant de chose.."
Garrett finit par poser son stylo sur le cahier. Il ne savait pas quoi d'autre noter sur le papier et sa main tremblait. Cela lui arrivait depuis quelque temps déjà. Le médecin avait diagnostiqué un trouble qu'il lui fallait surveiller. Sa main le démangeait aussi, il la secoua avant de fermer le carnet donné par Anya. Le rangeant dans le tiroir de sa table de chevet il prit la décision de s'habiller de ses vieux vêtements. Un jean simple et un pull de couleur sombre. Rejoignant la brune qui finissait de cuire les pancakes il aida à mettre le couvert avant de s'attabler :
- Tu.. Tu l'as aimé ? Jackson ? Est-ce que tu l'aimes toujours ?
La question était venue d'elle-même. Il n'avait pas prémédité ce moment. La spontanéité avec laquelle il s'était permis de poser cette question était parce qu'il avait un flash. D'elle et de lui s'unissant dans un mouvement sensuel. Cette image lui anima une profonde et sourde jalousie. Mais il prenait sur lui, se contentant de regarder son pancakes qu'il mangeait avec appétit. Voyant qu'elle ne répondait pas gênée, il reprit doucement :
- Je me doute que vous avez certainement fait.. fait, hésita-t-il avant de le dire avec une moue de dégoût, fait l'amour. Cela veut donc bien dire que tu as des sentiments pour lui non ?
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 18:50 Répondre
La douceur et la consilience d'Anya ne surprenait pas le militaire. Disons qu'il pensait qu'ils ne parlerait plus de cet affreux épisode de la veille. Gêné, il n'osait pas évoquer le sujet du viol dans la cellule. Il craignait de la choquer une fois de plus. Il craignait de lui donner encore plus envie de l'envoyer voir un psy. Chose qu'il refusait net. Pour lui, tout irait mieux dans un moment. Il devait juste apprendre à faire le tri. Impliquer une autre personne en revenait à avouer qu'il avait besoin d'aide. Or, toutes ces années, il avait appris qu'il devait se débrouiller seul. Son désir pour Anya était toujours présent mais il voyait qu'elle ne lâchait pas le morceau. Et diable qu'elle était têtue.
Garrett finissait par laisser un long soupir s'échapper d'entre ses lèvres en fermant les yeux. Posant son front contre celui de la jeune femme, il prenait un moment pour faire le tri dans ses pensées comme pour trouver le courage de mettre en mot ce qui l'avait blessé, torturé. L'eau chaude continuait de couler sur leur corps et cela le rassurait. Il n'avait jamais le droit aux douches là-bas. C'était donc la preuve qu'il était bien présent, à la maison et sécurité :
- Je ne sais pas comment commencer. Je ne sais même pas si je devrais tout simplement te le dire, avoua-t-il d'une voix basse, un soir les geôliers qui s'ennuyaient ont ramené une jeune femme dans ma cellule. Pourquoi la mienne ? J'en avais aucune idée. Toujours est-il qu'ils l'ont violé un à un à plusieurs devant moi. Sauf que.. Sauf qu'avant qu'ils n'arrivent, je pensais à toi. Je sais que.. Je sais que tu vas me prendre pour un fou mais.. Mais je te voyais et tu me parlais. Comme si tu avais été un fantôme.
Les yeux clos il inspirait profondément. Cela le touchait profondément de se dévoiler à Anya d'un événement si particulier. Prenant le savon, il se mit à frotter sa peau machinalement. C'était un gros problème depuis qu'il était revenu. Il prenait plusieurs douches par jour comme pour retirer toute cette crasse qu'il avait accumulé toutes ces années. Les odeurs, les poux, les tics. Il voulait s'en débarrassé comme si ils continuaient à le hanter :
- Je te parlais.. C'était mon refuge. Mon esprit avait réussit à créer une sorte de bulle de lieu saint. Mais ce soir là il fut totalement détruit. Je ne sais pas si c'est le froid ou la malnutrition mais en voyant cette fille, ses longs cheveux brun j'ai cru que c'était toi. Elle hurlait en parlant russe les suppliant d'arrêter mais il la tuait littéralement en la frappant et se déchargeant en elle. J'avais jamais rien vu d'aussi violent Anya je te jure et pourtant j'en ai vu des massacres. Mais là ce n'était pas la guerre, c'était vicieux, monstrueux. J'avais beau hurlé et tirer sur mes chaines rien n'y faisait. Je ne pouvais pas la sauver. J'étais persuadé que c'était toi. Ils t'avaient trouvés.. Je suis devenu fou. Mais eux riaient.. Ils riaient en gémissant comme des porcs.
C'était trop pour lui. Il du sortir de la douche. Sortant nu de la salle de bain, il faisait à nouveau les cent pas dans la chambre comme pour se débarrasser à nouveau de cet ignoble souvenir. Prenant rapidement une cigarette, il la fuma longuement avant d'expirer toute la nicotine. Tremblant, il reprenait en regardant le sol :
- Ils l'ont laissé devant moi pendant une semaine. Son cadavre resta une semaine devant moi et tu avais disparu. La bulle détruite, j'étais persuadé que c'était toi. Si ton âme ne me parlait plus c'était qu'il n'y avait qu'une raison. Ils t'avaient tué devant moi. Et je m'en voulais de ne pas t'avoir une fois de plus protégée. C'est à partir de là que j'ai recommencé à vouloir m'enfuir...
Assis sur le bord du lit, il jetait son mégot dans le cendrier caché sous le lit. Ses mains passaient dans sa crinière dorée où perlaient quelques cheveux blanc. Ses coudes sur ses cuisses, il se concentrait pour ne pas laisser sa folie reprendre le dessus. Non, il se maîtrisait bien étrangement :
- Hier soir j'ai.. j'ai mon esprit qui a pris peur. Je ne sais pas pourquoi mais je repensais à cette femme violée qui avait les même cheveux que toi et j'ai.. j'ai eu peur que mon désir ne veuille qu'une chose, t'assassiner. Parce que pendant quatre années je n'ai pas eu le droit d'avoir du désir Anya, je ne pouvais penser une seule fois à toi car la seule fois où je le fis j'ai cru avoir vu ton assassinat sous mes yeux. Tu.. Tu comprends ? J'ai.. J'ai cru t'avoir tué pour avoir osé penser à toi.
Ses yeux bleus ourlé de long cils revenaient se poser sur la brune. Il craignait désormais qu'elle veuille le fuir ce dont elle aurait totalement le droit. Passant une main sur sa barbe, il soupirait doucement en venant alors se redresser de sorte à être assis sur le bord du matelas :
- Ils ont souillés mon âme de pensées perverses et désastreuses Anya. Je ne pourrais pas supporter de te faire du mal. L'autre soir je t'ai violemment prise. Jamais encore je ne t'avais fais l'amour avec une telle colère. Je ne veux pas devenir cet homme qui abuse de toi, qui t'effraie. Je vois bien dans ton regard parfois que je te fais peur. Je ne veux pas de ça.. Je ne pourrais pas supporter cette image.
immarcescible, Posté le lundi 18 octobre 2021 08:52 Répondre
Autrefois, ce film était un navet pour Garrett. Ce triangle amoureux insupportable avec une Scarlett usurpatrice, un Ashley terne et barbant et un Rhett persuadé de pouvoir changer la femme qu’il aime avait toujours agacé le blond. Pourtant, Anya y trouvait quelque chose de romantique, d’apaisant puisqu’elle s’endormait presque devant. Mais le militaire regardait à nouveau ce film qui l’avait ennuyé des années auparavant. Il regardait avec plus d’attention la relation entre Scarlett et Rhett, l’obsession de la jeune femme pour Ashley qui reste malgré tout un incertain. Mais surtout, ce désir tout particulier qu’entretenait encore le Sud des Etats-Unis à vouloir vivre dans un passé révolu.
Etait-ce cela la morale de l’histoire ? Car cela résonnait étrangement avec ce que Garrett ressentait. Il devait se défaire de son passé pour avancer. Mais comment faire ? Comment se lancer dans quelque chose de nouveau lorsque sa cheville est toujours arpentée à un boulet et des chaînes. La métaphore était sans aucun doute usée mais pourtant, c’était ce qu’il ressentait.
Anya s’était finalement endormie contre son épaule. Garrett passa son bras sous la jeune femme et la tint contre lui alors qu’il regardait la seconde partie du film. Il était tard lorsqu’il finit le film, mais il décida de le relancer à nouveau. Il ne dormit pas de la nuit. C’est au petit matin, alors que le jour se levait qu’il porta la brune dans ses bras pour l’allonger sur le canapé plus confortablement. Posant un plaid sur son corps, il s’assura qu’elle soit bien installée et rangea le bazar de la veille sans bruit.
Puis, il eut besoin de courir. Alors il partit dans la forêt pour reprendre ses séances de sport d’avant. Cela lui avait manqué en prison de pouvoir bouger à sa guise. Il ne supportait pas de se sentir à l’étroit de tout. Et puis il devait reprendre une forme physique pour pouvoir aider Pasha à s’entraîner. Il courut ainsi pendant une heure. En revenant à la maison, il était essoufflé et tout transpirant. Il subissait la vieillesse et tous les manques qu’il avait pu avoir toutes ces années ce que son corps lui rappelait avec un plaisir malsain.
Entrant, il entendit qu’Anya était sous la douche. Buvant une longue gorgée de jus d’orange à même la bouteille rapidement pour ne pas qu’elle le voit faire, il monta ensuite rapidement à l’étage en retirant ses habits trempés de sueur. Déposant le tout dans la panière de linge sale, il vint par la suite entrer dans la douche pour la rejoindre. Il avait encore ses cernes sous les yeux mais il semblait plus apaisé qu’hier. Avec douceur, il posa ses mains sur les hanches de la jeune femme et déposa un baiser au creux de son cou tendrement :
- Bonjour Blackbird. Tu as bien dormi ?
Il demandait cela naturellement, comme si les démons de la veille s’étaient effacés. Mais ils restaient là, tapis dans l’ombre à attendre la moindre faiblesse, la moindre faille chez Garrett. Il écartait donc tranquillement les cheveux humides de son épouse et continuait d’embrasser son cou délicatement en caressant son ventre, ses cuisses :
- Je voulais m’excuser pour hier. Je n’ai pas pu t’offrir la cadeau de la buanderie..
En effet, sa main descendait entre ses cuisses et caressait son sexe par dessus l’eau chaude qui coulait. Délicatement, ses doigts la préparait, la caressait avec douceur alors qu’il remontait ses lèvres contre sa gorge et enfin ses lèvres. Son bassin se pressait contre ses fesses ce qui faisait se redresser son membre. Pendant ce temps, son autre main se posait sur sa pointe durcie qu’il étirait avec douceur comme pour faire venir lentement le plaisir qu’il s’apprêtait à lui offrir :
- J’aime t’entendre gémir sous mes caresses mon amour..
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 21:53 Répondre
Tel un pantin, Garrett se laissait habiller par les mains habiles d'Anya. L'air frais de la nuit lui venait au visage de plein fouet. Il n'avait pas besoin d'aller bien loin. Non, il avait juste besoin de sortir. S'assurer qu'il était libre. Le bras de la brune autour du sien, il avançait d'un pas lent et lourd. Le silence entre le couple n'emplissait pas la forêt qui était peuplée de différents sons d'animaux. Mais cela ne dérangeait pas le militaire qui continuait de faire le tri dans ses pensées.
Lentement, tout reprenait sa place. Les souvenirs vraiment vécu et ceux que son esprit avait voulu mettre en place pour le torturer. La patience de la brune le rassurait. Au bout de la promenade, ils se retrouvèrent à la pointe du lac. L'étendue et l'horizon du lac rassurèrent le blond. Inspirant profondément, il vint s'asseoir sur le petit banc qui dominait le lac. Las, il fermait un instant les yeux comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas en les réouvrant. Et c'était le cas :
- Parfois, commença-t-il, j'ai l'impression que mon esprit bug. Tout s'emmêle. Ce que nous avons vécu et ce qu'ils m'ont fait. Je ne veux pas t'en parler.. Ils t'ont salis là-bas. Je ne peux pas recommencer en te racontant tout.
Baissant son regard sur ses mains nouées, il prenait conscience qu'il devait relâcher la pression. Il tenait beaucoup trop de choses en suspend et il craignait de refaire une nouvelle crise de la sorte. Mais fallait-il encore qu'il prenne conscience qu'il avait besoin d'aide. En tournant son visage vers Anya, il vit qu'elle avait peur. Alors, avec douceur, il passa ses doigts nu sur sa joue fraiche et la contempla tristement :
- Te voilà doté d'un vieil époux qui perd la boule blackbird. Tu peux le dire si je te fais peur.. Tu.. Tu as le droit de ne pas vouloir affronter ça. Pas après tout ce que tu as toi-même vécu.
Il reposait son regard sur ses mains qu'il joignit sur ses cuisses comme résigné. Un hibou passait au dessus d'eux en chantant son "hou-hou" légendaire. Ils étaient bien pourtant là dans la nuit claire, dans leur forêt. Deux animaux sauvage qui se contentait de peu :
- Je comprendrais si tu partais. Pour toi et les enfants.
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 20:51 Répondre
Il n'avait plus de larmes en lui mais les mots d'Anya faisaient l'effet d'une bombe. Elle n'avait pas à se forcer, il sentait qu'elle était sincère. Ses mains n'étaient pas hésitantes, ses lèvres se scotchaient à son buste. Garrett était au nirvana. Elle seule savaient comment trouver les mots et comment le rassurer. Elle seule le connaissait. En la sentant venir sur son membre dressé par ses multiples caresses, il poussa un soupir de plaisir.
Comme l'autre soir, leur lit retrouvait la douceur et la sensualité de leurs ébats. Il n'y avait rien de mécanique ici, ni même de torride. Ce n'était que l'union parfaite de deux êtres en transes, dévorant l'un et l'autre du regard. Les lèvres entrouvertes, Garrett contemplait Anya qui bougeait à un rythme sensuel. Il du fermer les yeux un moment, les images de leur jeunesse lui revenait en tête. Cela révélait une grande sensibilité chez lui. Comme des flashs. Mais au moment même où il se laissait submerger par le plaisir d'être enfin uni à elle, tout se mélangea.
Il se voyait au dessus du cadavre de la fille violée de sa cellule. Il sentait à nouveau l'air putride de son corps en décomposition. Le rire d'Anya s'y mêlait et des cris encore des cris. Il essayait tant bien que mal de faire le tri mais il n'y arrivait plus et encore moins avec son épouse sur lui. Fermement, il du la stopper et il quitta le lit précipitamment. Prenant sa tête entre ses mains, il tentait de respirer mais il c'était comme si il faisait perdait pied. Son souffle s'accélérait et les images revenaient plus fortes, plus violentes encore :
- Non, non, non ! hurlait-il en tombant à genoux sur le sol.
Garrett se tapait littéralement la tête de ses propres mains comme pour s'extirper le mélange de souvenirs. Tout ce qu'il avait vécu, la joie, le bonheur, le désir, tout devenait sale et répugnant. C'était comme si il était à nouveau perdu :
- SORTEZ DE MA TÊTE !
Mais rien ne sortait. Les coups qu'il eut reçu, les insultes, les cris, la douleur, Anya en pleure appelant à l'aide. Il perdait pieds complètement déboussolé. C'est pourtant la sensation de sa main chaude sur son bras qui le ramena un peu au présent. A genoux sur le sol, il se rendait compte du poids de ses larmes sur ses joues. Il pleurait :
- Anya, appelait-il comme un aveugle cherchant sa vue, Anya ? Il faut te cacher. Ils vont revenir pour te faire du mal. Je ne pourrais pas t'aider.. Anya.. Tu dois te cacher.. Anya..
Pris d'un délire paranoïaque, il était incapable de se redresser. Pourtant, il sentait qu'elle était là près de lui. Il sentait le poids de son corps près du sien. Agrippant ses cheveux de ses doigts noués, il respirait toujours aussi fort comme si il avait couru un marathon.
immarcescible, Posté le dimanche 17 octobre 2021 18:42 Répondre
La bataille de mousse terminée il la laissait se blottir contre lui. Ses doigts caressaient délicatement son dos et sa nuque tandis que ses lèvres déposaient un tendre baiser sur le sommet de son crâne. La soirée était douce à ce moment précis et l'eau du bain devenait plus froide. Il soupira doucement en entendant Anya évoquer le boycott de la maison après son décès fictif, ce qu'il pouvait largement comprendre.
Embrassant une nouvelle fois son front, il vint simplement se lever du bain tout en la portant. Enroulés l'un et l'autre dans les grand draps de bain, il l'attira contre lui après avoir essoré ses cheveux. Ses mains se posaient sur ses joues alors qu'il embrassait à nouveau ses lèvres :
- Maintenant c'est finis et je ne passerais plus une nuit sans être près de toi.
Malgré qu'ils soient encore l'un et l'autre humide, il l'attira dans le lit. Il en profita au passage pour retirer le drap de bain qui la couvrait et assis sur le bord du matelas en profita pour la contempler nue devant lui. Ses doigts faisaient le contour sensuel et délicat de sa peau dont il avait oublié certaines formes. Un sentiment étrange l'empara alors qu'il sentait sa poitrine se compresser :
- Tu es si belle.. Je n'arrive toujours pas à croire que tu es là. Devant moi..
Il relevait son regard vers elle, brillant. Attirant à nouveau la jeune femme contre lui, il écarta simplement ses jambes en enfouissant son visage entre ses seins. Il les embrassait tendrement tout en passant ses mains sur son dos, ses fesses. Il embrassait sa peau, l'humait, la léchait délicatement. Relevant son visage vers elle, il s'excusa :
- Tu es si belle quand mon corps est une monstruosité Anya. J'ai si honte de te laisser un tel fardeau..
La honte le prenait en effet. Il n'aimait pas comparer les diverses beautés du monde mais pourtant, sa propre enveloppe était détruite de l'extérieur. Il craignait qu'elle soit rebutée par ces cicatrices qui lui donnaient une allure catastrophique. Il continuait de la caresser avec douceur profitant de la douceur de sa peau immaculée :
- Ta peau.. De la soie entre mes doigts.. Tes lèvres.. Anya.. J'ai peur de te demander de me toucher. Je ne veux pas que tu sois répugnée.
Le pire, et ça il ne voulait pas lui avouer, mais il souffrait à chaque mouvements de son t-shirt sur sa peau. Chaque caresses de la jeune femme ou baisers lui rappelait la douleur de l'impact contre sa peau. Frissonnant, il vint enfouir une fois de plus son visage contre son sein, non pas pour l'embrasser, juste se cacher.
immarcescible, Posté le samedi 16 octobre 2021 21:15 Répondre
Tel un somnambule il suivait sans rien dire Anya. Lorsqu'elle fit couler l'eau il resta tout aussi silencieux. Il avait une certaine pudeur à se mettre nu devant elle. Ses nombreuses cicatrices et son corps encore décharné par le manque de nourriture lui donnait un air décharné. Pudiquement donc, il se tourne pour ne pas qu'elle puisse le regarder avant de s'enfouir rapidement dans le bain.
Blottie contre lui entre ses jambes, Garrett en profitait pour passer l'éponge mousseuse sur le corps de la belle brune. Elle était si belle avec ses courbes sensuelle. Il en avait toujours tournis. Un baiser vint se poser sur sa tempe tandis qu'il la rassurait :
- Ne t'en fais pas pour ce soir. Tu as eu raison de défendre Pasha. J'aurais été là j'aurais dis la même chose que toi. En revanche, revenons un instant sur la perte de ton emploi.. Qu'est-ce que.. Qu'est-ce qui c'est passé ? Tu aimes ton travail.
Là, en effet, il ne comprenait pas. Continuant d'éponger le corps d'Anya, le militaire observait ses mimiques et sentit qu'elle lui cachait quelque chose. Mais encore une fois, sa conscience lui hurlait d'arrêter de croire que tout le monde complotait contre lui. C'était une fâcheuse habitude de sa part depuis toutes ces années. Il devait faire confiance. En fait, il avait une totale confiance en Anya. Il lui confiait sa vie sans hésiter :
- Je ne veux pas que mon retour te fasse perdre de vue tout ce qui a partagé ta vie pendant toutes ces années. Anya, ne fous pas tout en l'air pour moi. Tu sais, j'y ai pensé à cette histoire de voyage et je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Les enfants semblent attachés à cette maison, cette vie où ils ont leurs amis et leurs habitudes. Je ne veux pas qu'ils me détestent une fois de plus parce que je les arrachés à leur vie.
Avec douceur il venait caresser le ventre de la jeune femme avant de déposer un baiser dans le creux de son cou. Remontant par la suite ses lèvres, il soupirait doucement en embrassant une nouvelle fois sa tempe :
- Je ne peux pas tout bouleverser à nouveau. Je prendrais sur moi et j'attendrais que tu sois prête ainsi que les enfants pour partir. En plus, Alexeï va arriver. Il va avoir besoin de guide et de soutien.. Peut-être devrions-nous juste partir en vacances quelque temps pour commencer ?
immarcescible, Posté le samedi 16 octobre 2021 15:02 Répondre
L’attention portée que tout le monde portait au retour du militaire le gênait considérablement. Malgré tout, il trinquait et remerciait rapidement que tout le monde soit venu pour ce petit repas improvisé. Une fois que le repas fut terminé, Garrett alla s’isoler un moment sur la terrasse. Le plaisir de retrouver tout le monde était étrangement vite rattrapé par son sentiment d’oppression. Le bruit, les rires, la joie, tout lui rappelait avec violence le désespoir qui l’avait habité pendant quatre longues années. Il pensait à ses camarades encore là-bas et ceux qui n’avaient pas pu s’en sortir.
Fumant seul et tranquillement sur le balcon, il savourait le silence malgré le froid qui glaçait ses os. C’était étrange de se retrouver là. Alexeï arriverait dans quelques jours et ses projets de partir loin de New York un moment semblaient complètement impossible. Il devait penser à l’école des enfants. Leur vie ici. Jamais ils ne voudraient déménager. Et puis, qu’allait-il faire de sa vie désormais ? Tous étaient grands. Plus personne n’avait besoin de lui. Anya avait son travail (du moins, c’était ce qu’il pensait encore) elle ne pourrait donc pas être aussi disponible. Il se sentait étrangement désemparé comme si sa vie n’avait aucun avenir.
C’est la voix plus ferme et forte d’Anya qui le réveilla de ses pensées. De l’extérieur, elle semblait terriblement furieuse après son père. Voilà qu’il partait dix minutes et le monde semblait déjà tourner à l’envers. Rapidement, il rentrait et sentait la tension palpable entre les deux bulgares. Il n’eut pas à demander ce qui se passait, Charlie vint lui dire discrètement inquiète que la soirée vire au drame.
Pasha partait, mais Andreï restait et tombait dans un profond mutisme silencieux. Garrett vint simplement vers son fils et le salua en lui assurant que cela allait s’arranger. Il remercia chaleureusement Mike pour sa présence et les regarda partir. Retournant ensuite dans le salon, il sentait bel et bien qu’Anya était sur la défensive. Il passait derrière elle et venait délicatement caresser sa nuque pour lui rappeler de se détendre :
- Sachez que je ne chasse personne mais je suis épuisé et les enfants ont école demain. Je pense qu’il serait peut-être plus sage que tout le monde rentre après la tisane. Lucrecia, nous irons déjeuner demain d’accord ?
La blonde souriait à son frère et trouvait que c’était une bonne idée. Finalement, tout le monde se préparait pour aller partir lorsque Jasmine demanda à sa mère :
- Est-ce que nous pouvons aller dormir chez Maggy ? Je te promets de ne pas sortir mais vu que Pasha n’est pas là vous pourriez rester tranquillement tous les deux à la maison. Je m’occuperais de Charlie.
La petite suppliait sa mère en joignant ses mains le plus fort possible. Cela amusa Garrett qui accepta à condition que demain elles aillent bien toutes les deux à l’école. Il promit de venir les chercher le lendemain soir ce qui les fit sourire. C’était forcément la promesse d’une glace ou d’une autre surprise. Maggy était toute heureuse à l’idée d’avoir les filles pour la fin de soirée. Elles rentrèrent en compagnie de Nate qui se sentait mal d’avoir lancé une sujet aussi houleux. Il ne se doutait pas un instant de l’avis de Andreï sur l’homosexualité. S’avançant vers Anya, il prit ses mains dans les siennes en s’excusant :
- Je suis encore désolé ma belle. Je ne pensais pas que ce serait un sujet si compliqué pour ton père. Je ne referais pas la même erreur, je te le promet.
Après avoir embrassé sa joue et salué son fils, tous partirent. Il ne restait plus que les deux amants qui se regardaient. Garrett fermait la porte avec son pied et tapotait ses mains dans les siennes. Il était étrangement gêné. Il craignait qu’Anya ne veuille pas se retrouver qu’avec lui surtout après son hésitation de laisser partir les filles chez Maggy :
- Tu.. Tu veux aller prendre un bain ? Ou on peut regarder un film si tu veux.
immarcescible, Posté le vendredi 15 octobre 2021 19:43 Répondre
immarcescible, Posté le vendredi 15 octobre 2021 18:41 Répondre
Anya lui assurait qu'il n'y avait rien à craindre pour Jasmine, qu'il s'agissait d'un simple chagrin d'amour. Garrett ne cherchait pas plus loin. Il lui faisait une confiance totale. Déposant un tendre baiser sur ses lèvres, il se contenta de simplement acquiescer avant que Charlie ne viennent interrompre leur moment de tendresse. La jeune fille voulait regarder toutes les tenues qu'elle avait pu s'acheter. Sa curiosité en matière de shopping n'avait pas faiblit avec le temps, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle était toujours une terrible fashionista. Garrett devait donc regarder son amour quitter une nouvelle fois ses bras pour rejoindre leur enfant qui s'impatientait en déballant toutes les affaires du sac.
Pasha était partit téléphoner dans le jardin. Garrett se contentait de grignoter quelques gâteaux jusqu'à ce qu'un cri vienne le surprendre. Lucrecia était arrivée. La blonde poussait ses enfants et courut dans les bras de son frère sans la moindre hésitation. Il la recevait contre lui en faisant attention à ne pas tomber au passage. Lucrecia était comme Charlie, vive, espiègle et très théâtrale. Elle ne pouvait s'empêcher de pleurer en embrassant le visage de son frère et invoquant des divinités dont elle-même elle ne croyait pas :
- Tu es vivant ! VIVANT GARRETT ! hurlait-elle dans toute la maison.
César venait saluer Anya en s'excusant par avance de l'entrée de son épouse tandis que les enfants demandaient à Charlie si ils pouvaient jouer dans la salle de jeux. La petite les conduisit tandis que Pasha surgissait inquiété par tous ces cris. Il ne pu s'empêcher de rire amusé en voyant sa tante dans tous ses états. Seul Garrett subissait les étreintes trop émotives de sa soeur sans broncher :
- Abruti ! Goujat ! Imagine notre douleur ! Garrett ! Tu étais mort ! Tu vas finir par tous nous tuer à nous faire de telles frayeurs !
- Lu' s'il te plaît calme-toi..
Mais impossible de calmer la soeur du militaire qui pleurait et secouait son frère. Elle avait un peu vieillit ce qui fit quelque peu sourire Garrett. Sa soeur était toujours aussi belle malgré ses quelques rides aux coins des yeux. Il se contenta donc de l'enlacer et de simplement lui dire qu'elle lui avait manqué :
- Je t'aime grande-soeur.
C'était la première fois qu'il lui disait une telle chose et cela eut pour effet de la faire pleurer de plus belle en le tenant fermement contre elle. Ils restèrent un moment comme cela, à se sourire mutuellement et se chuchoter diverses petites choses qu'eux seuls savaient. Comme des secrets d'enfant. La soirée débutait sous une énergie folle. Nate et Maggy arrivèrent suivi de près par Andreï et Tamara. Toute la famille était réunie. Pasha vint voir son père et hésita longuement. Garrett se servait une bière et regarda du coin de l'oeil son fils qui semblait ne pas oser :
- Dis-moi tout..
- Je peux inviter Mike ? Je pense que.. Je pense que c'est le bon moment pour vous le présenter non ?
- Il est le bienvenu à la maison.
Pasha souriait de toutes ses dents heureux. Il n'avait aucune idée de ce qui c'était passé pour Jasmine et Garrett 'n'avait pas pensé à la maladresse que cela pourrait avoir. Jasmine était enfin descendue après que Charlie l'ai forcée à descendre. Elle restait près de sa mère qui semblait être la seule capable de la consoler. Cela faisait plaisir au militaire même si il aurait aimé en savoir plus sur cette histoire. Finalement, tout le monde mangeait et il semblait soudainement au blond que le temps s'était arrêté. C'était une réunion de famille ordinaire, comme celles d'avant, et cela le rassura un peu.
Assis dans un coin, il mangeait avec appétit son assiette lorsqu'il croisa le regard d'Anya. Elle l'observait étrangement et cela le surprit. Il n'eut pas besoin de faire un mouvement vers elle, rapidement elle apparut près de lui. Un sourire tendre apparut sur ses lèvres alors qu'il avait la bouche pleine :
- Tu t'ennuies Blackbird ? demandait-il.
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 23:02 Répondre
Sans savoir ni comment ni pourquoi, Garrett était malgré tout heureux de voir que le dialogue entre Jasmine et Anya revenait. Ainsi, la mère et la fille se retrouvaient enfin. Le père avait travaillé toute la matinée sur le bateau pendant que Charlie peignait divers motifs sur la calanque du bateau. Il lui avait laissé une liberté totale et il ne s’était pas trompé. Leur fille avait un réel talent pour la peinture et il ne pouvait que l’admirer. Ils observaient l’un à côté de l’autre la fresque qu’elle avait composé qui lui rappelait étrangement les motifs de Klimt :
- Tu devrais aimer ce peintre à mon avis, lui dit-il en se penchant sur certains détails, il avait une conception de la nature et des éléments qui se rapprochent de ton oeil.
- Donc tu aimes ? demandait l’enfant anxieuse.
Il souriait doucement et vint caresser sa petite tête en acquiesçant suite à sa question. Cela fit rugir de plaisir Charlie qui commença à danser sous le regard surpris de Pasha qui entrait dans la grange en posant son vélo :
- Qu’est-ce que l’on fête ?
Le jeune homme se mit à danser avec sa soeur sans savoir. Le patriarche expliqua simplement en montrant du doigt la fameuse fresque sur laquelle Pasha se pencha attentif avant de se laisser entrainer par Charlie pour une nouvelle danse. Elle voulait absolument qu’il lui fasse danser le rock’nroll. Garrett se servait une bière et les observait assis sur sa petite chaise tout en fumant sa cigarette.
Mais Charlie n’allait pas laisser son père en paix. Voyant qu’il ne voulait pas bouger même si ils dansaient déjà à deux, elle prit un pinceau remplis de peinture et en jeta sur son père en laissant son rire espiègle enchanter toute la grange. Papa grognon ronchonna et se mit en tête de lui rendre l’appareil en la tartinant de peinture sur le t-shirt :
- BATAILLE DE PEINTURE !
La bataille dura un moment pendant laquelle ils se retrouvèrent tous les trois couverts de couleurs multiples. Ils durent cesser en entendant le camion de déménagement arriver dans l’allée :
- Petit Pois, file te laver avant le déjeuner. Ta mère va définitivement m’assassiner si elle te vois dans cet état. Pasha, aide-moi à descendre tous les cartons.
A deux cela alla très vite. Ils réussirent à tout bien dispatcher dans les chambres respective de chacun et dans la grange le reste. Avec l’aide de son père, Pasha installa son matériel d’endurance pour la boxe :
- Après manger on ira faire quelques petits essais pour voir où se place ta droite et ta gauche d’accord ?
Après avoir accordé un temps à Charlie, il allait aussi en passer avec Pasha. C’était équitable. Ils attendaient patiemment l’arrivée d’Anya pour le déjeuner mais ils grignotaient quelques chips en secret. Finalement, elle leur posa un lapin. Garrett ne s’en offusquait pas mais le manque de son épouse se faisait à nouveau ressentir. Ils déjeunèrent d’une pizza et d’un gâteau au chocolat qu’ils firent rapidement tous les trois.
Charlie faisait ses devoirs sur la table du bateau pendant que Pasha tapait dans le sac de sable accroché au fond. Il frappait alors que son père l’observait d’un oeil attentif :
- Fais attention à ta feinte droite. Tu te laisses trop à découvert. Frappe ! Ne reste pas sur tes appuis. Sois toujours dans le mouvement. Ne jamais laisser un temps de repos à ton adversaire. Jamais !
Il était dur mais Pasha sentait une nette différence avec ses conseils. Son coach avait tendance à trop le materner suite aux demandes expressive d’Anya. Il ne voulait pas risquer de voir la mère tempêtueuse débouler pour ravager son club. Mais ça, Garrett ne le savait pas encore. Après la séance, il lui raconta quelques combats qu’il avait pu faire jeune pour gagner un peu d’argent :
- Mais.. Tu es riche papa, répliquait Pasha surpris.
- C’est l’argent de mon père Pasha. Je voulais gagner le mien.. Ne pas être dépendant de tout ça. Et puis je voulais me faire à mon nom. Qu’on me reconnaisse moi et pas ma famille.
- Oh.. Mais pourtant tu donnes tout ton argent à maman et à nous.
- C’est différent. Je ne veux pas acheter votre amour.
- Parce que grand-père t’as acheté ?
- Non, disons que pendant des années on ne se comprenait pas. Je me rebellais beaucoup. Un peu comme Jasmine. Je ne supportais rien, n’y personne et j’étais.. j’étais borderline. J’étais un danger pour moi et les autres. Et puis, Jasmine est arrivée.
Ils parlèrent ainsi un bon moment, de tout, de rien. Pasha se sentait plus proche de son père à cet instant précis alors qu’ils savouraient leur première bière à deux :
- Pas un mot à ta mère !
- Promis..
- Moi je le sais et je le dirais si vous ne me donnez pas ce que je veux.
Charlie les observait avec son petit air de démon. Cela fit rire Garrett qui accepta alors sa demande toute particulière qui allait très certainement faire enrager Anya. Mais ça, c’était encore une nouvelle surprise. Après les devoirs et la boxe, ils allèrent se préparer et accueillir les traiteurs pour le repas du soir. Une fois tout installés, ils attendaient patiemment assis sur le canapé en regardant une émission de jeunesse que Charlie adorait. Garrett s’ennuyait d’Anya et il lui envoya un message :
- « Je vais devoir retourner seul dans la buanderie ? J’ai besoin de ton aide. Tu me manques.»
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 18:55 Répondre
La frustration. Il avait oublié le sentiment si tragique de la frustration lorsque les enfants quémandaient leur attention. Le sexe dressé, Garrett du attendre un moment pour pouvoir sortir de la buanderie. Anya l'avait bien excité en l'attirant dans cet endroit exigu pour y faire l'amour. Il aurait voulu se caresser mais il s'interdit cette idée en sachant les enfants tout près dans la cuisine. Une fois calmé, il sortit l'air de rien et vint finir de presser les oranges dont la brune s'occupait. Pasha le fixait avec un rire amusé. Sa réplique le sidéra. Qu'est-ce qu'il sous entendait. Un peu surpris, Garrett apporta le pichet de jus d'orange et vint s'asseoir à sa place habituelle en fronçant les sourcils :
- Dis moi.. Aurais-tu sauté le pas avec Mike ?
- C'est très indiscret comme question papa.
- Je sais. Mais je veux être certain que tu es bien avec lui et que tu ne te forces en rien.
Pasha secouait la tête en prenant une mine un peu plus sérieuse. La question de l'intimité avait toujours été un sujet sensible avec le jeune homme, surtout après ce qu'il avait vécu enfant. Il savait que son père connaissait tout de ce monde ainsi que sa mère. Mais en parler était trop difficile pour lui et il était hors de question de se remémorer ce passé inquiétant et violent :
- Mike est doux, gentil, affectueux. Nous nous aimons sincèrement. On se cache au lycée pour ne pas devenir les têtes de turc et l'équipe de boxe ne comprendrait pas. Mais je suis heureux avec lui. J'ai l'impression de vivre une histoire d'amour rocambolesque comme.. comme maman et toi.
Le souvenir confus de son histoire avec Anya le faisait sourire. Il était vrai que malgré le secret, ils avaient connus des moments de bonheur assez intense. Il la revoyait l'ingénue qui se collait effrontément à lui dans cette bibliothèque gothique. Le souffle coupé par ce baiser si intense, improbable. L'excitation en la voyant venir en cours. Sa manière de l'exciter avec son effronterie. Ça oui, c'était un des bonheurs auquel il avait toujours tenu.
- Alors je suis heureux et rassuré..
- Merci Papa.
- Mais vous vous protégez au moins ?
- PAPA ! s'écriait le jeune homme gêné.
- Ok, ok, ok. J'arrête. Cela dis, j'ai hâte de rencontrer Mike.
Cela sembla faire plaisir au jeune homme qui offrit un sourire amusé à son vieux père. Les filles descendaient enfin. Jasmine semblait toujours soucieuse et cela contraria Garrett. Charlie quant à elle souriait en arborant les jolies tresses que sa mère avait faite. Tous réunis à table, ils purent commencer à manger avec un appétit évident :
- Papa j'ai des idées de dessins pour le bateau je pourrais y aller ?
- Oui bien sûr. J'ai quelques pièces à monter dessus, on ira après manger.
- J'aurais besoin d'aller en ville, est-ce que vous m'y autorisez ? demandait Jasmine sous l'oeil surpris de son frère et de sa soeur.
Garrett levait son regard vers Anya qui semblait hésiter. Mais il avait longuement parler avec Jasmine et il lui faisait confiance. Alors, il prit la décision pour deux et lui accorda une sortie en ville :
- En revanche, tu es rentrée pour 20h ce soir. Tante Lucrecia arrive avec Cesar et les enfants. Vos grand-parents seront présents aussi. J'aimerais que toute la famille soit réunie pour le barbecue que nous allons préparer.
- Un barbecue en novembre, s'étonnait Charlie en buvant son verre, pourquoi pas une fondue ?
- Parce que je rêve de griller de la viande sur mon barbecue depuis des années. Et pourquoi le froid devrait nous empêcher de ça.
Les enfants étaient plutôt d'accord avec cette idée et crièrent ensemble en imaginant leur père emmitouflés dans une doudoune à cuire de la viande. Ils se moquaient gentiment, mais cela ne dérangeait pas la patriarche qui mangeait avec appétit. En bout de table, il contemplait la brune qui semblait si soucieuse et ailleurs. Il craignait que la présence de toute sa famille la perturbe. Aussi, à la fin de ce petit déjeuner royal, il vint l'aider à essuyer la vaisselle :
- Cela t'ennuie de les revoir ? Mon père ? Maggy et ma soeur ? Je peux annuler si tu veux. Je ne veux rien t'obliger.
immarcescible, Posté le jeudi 14 octobre 2021 14:36 Répondre
Rassuré par l'appel qu'il avait passé, Garrett avait dormi une petite heure avant que les enfants ne se lèvent. C'était surtout Pasha le plus enthousiaste. L'appel de la nourriture faisait de lui un ours affamé ce qui l'amusait. Après avoir rangé le campement et tout remis convenablement en ordre ils rentrèrent à la maison. Sur le chemin, le militaire expliqua aux enfants qu'un ours avait élu domicile dans leur cabane pendant la nuit sous les yeux ébahis de leur mère. Charlie ne voulait qu'une chose adopter l'ours quand Pasha lui s'inquiétait de savoir leur mère seule avec cette bête sauvage près d'elle :
- Ne t'en fais pas. Elle est enfermée dans la maison avec Nana. Les ours attaquent uniquement lorsqu'ils se sentent en danger.
Jasmine restait quant à elle silencieuse en ne cessant de regarder son portable toutes les trente secondes. Garrett comprit qu'elle attendait des nouvelles de son petit copain. Si seulement il se doutait de qui c'était. Pendant que Pasha soulevait Charlie comme un sac de patate sur son épaule, le père se pencha sur son aîné pour jouer au curieux :
- Alors ? Ce garçon ? Quand est-ce que tu comptes nous le présenter ? Ta mère me dit que ça fait un moment vous deux.
- C'est encore tôt pourtant.. Il.. Il est timide, répliquait la blonde un peu mal à l'aise, et puis il a beaucoup de travail.
Garrett voyait dans le malaise de sa fille une pudeur adolescente qu'il comprenait. Il ne voulait pas être intrusif alors, il se contenta de questions superficielles notamment sur son métier :
- Il est plus âgé que toi si je comprends bien et il travaille ?
- Oui, avec les enfants..
Elle évoqua ses sentiments pour lui. Ils étaient fort et sincère et elle était persuadée que c'était réciproque ce qui étonna son père soudainement :
- Jazz, tu es persuadée de son affection pour toi ? Je ne comprends pas trop..
- Et bien il ne m'a jamais avoué qu'il m'aimait même si je l'ai fait.
- Oh.. Et ça fait un an que vous êtes ensemble ?
L'acquiescement de son enfant le rendait craintif. Il ne voulait pas voir le pire mais il craignait malgré tout qu'elle soit tombée sur un garçon peu clair et n'ayant pas envie de s'engager. Garrett se contenta de caresser sa nuque et d'embrasser sa tempe :
- Pour ce que ça vaut. Il ne t'aimeras jamais autant que moi..
- Papaaaaa, soupirait-elle en levant les yeux au ciel.
Ils arrivaient au bout d'une petite heure de marche à la maison. La terrasse était sans dessus dessous à cause de l'ours qui avait disparu au grand désarroi de Charlie. Les enfants avaient tous ramassé des fleurs sauvage pour Anya et les avaient constitués en un joli bouquet. Entrant dans la maison qui était merveilleusement chauffée, Pasha siffla de contentement en voyant la table si richement fournie :
- On va prendre une douche bien chaude avant de manger, ordonnait le père, je ne veux pas que vous tombiez en hypothermie !
Sans attendre leur reste, ils montèrent directement en laissant tout le packetage sur le sol du salon. Mais Garrett s'en fichait. Anya était là, souriant et si belle dans cette lumière du matin. Sans plus attendre, il vint à elle et lui donna un profond et langoureux baiser tout en la serrant contre lui fermement. Sans s'en rendre compte, il la bloqua contre le frigo alors que ses mains caressaient ses joues, ses hanches et ses fesses. A bout de souffle, il descendit ses lippes sur son cou avant de remonter à nouveau à ses lèvres :
- Bonjour Blackbird.. murmurait-il tendrement contre sa bouche entrouverte avant de laisser sa langue rejoindre la sienne.
Il profitait d'un moment de tranquilité avec elle pour seulement l'embrasser et la caresser. Mais le désir montait comme une flèche qu'il n'allait pas pouvoir contrôler si il continuait. Le bassin blotti contre le sien, il cessa rapidement son baiser en posant son front contre le sien :
- Je suis une torche humaine à tes côtés, dis-moi d'arrêter avant qu'ils n'arrivent.
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 21:29 Répondre
Même si l'idée de partir avec les enfants lui plaisait, Garrett était frustré de ne pas pouvoir passer une autre nuit auprès d'Anya. C'était viscéral ce besoin de la sentir contre lui. Un besoin qui allait de nouveau être frustré. La marche commençait dans un silence étrange. Jamais encore il n'avait vu les enfants si peu enclin au bavardages. Habituellement, ils étaient de tel moulin à parole qu'il devait faire le vide dans sa tête. Mais là, rien. Lui-même ne savait pas comment aller vers eux. Il craignait de les effrayer encore plus. Pasha venait marcher à ses côtés. Garrett en profita donc pour lui faire parler de ses cours de boxe et lui promit de l'entrainer si il le désirait. Le jeune homme ne pouvait qu'apprécier l'initiative de son père et lui proposa même de venir à l'un de ses combats.
Charlie s'était stoppée sur le chemin à cause d'un caillou dans la chaussure. Pasha rejoignait sa grande soeur quand Garrett restait près de l'enfant qui s'affolait encore effrayée par son père. Il n'eut pas besoin de faire un signe aux enfants. Ils avancèrent sans lui alors qu'il s'agenouillait devant l'enfant. Elle gardait obstinément le regard sur ses chaussures, inquiète et terrifiée que son père lui hurle dessus :
- Je suis désolé de ce que tu as vu tout à l'heure Petit Pois et de m'être énervé devant l'école.
- Je veux que maman soit là, balbutiait-elle les larmes aux yeux, je ne veux pas que tu t'énerves sur moi..
- Oh mon coeur non, non, non..
C'était un déchirement que de la voir aussi effrayée par lui. Soudainement, toute son humanité resurgissait et ne désirait qu'une chose, la consoler. Délicatement, il la prit dans ses bras. Mais l'enfant avait toujours peur et pleurait contre lui en se recroquevillant :
- Je t'aime, je vous aimes tous. Jamais je ne vous ferais du mal.
- Pourquoi tu as giflé Jazz alors ? Tu n'es pas mon papa. Jamais mon papa n'aurait fait ça !
- Charlie tu dois comprendre que je suis juste bouleversé par ce qu'as dis ta soeur et que.. et que parfois les adultes ne savent pas exprimer ce qu'ils ressentent.
L'enfant l'écoutait, elle était très empathique et capable d'une compréhension mature notamment en ayant en exemple son frère et sa soeur. Relevant son visage vers son père, elle l'écoutait donc attentivement présenter ses excuses et lui dire que ces quatre années l'avait changé, perturbé :
- Il y a dès fois comme un démon malveillant qui s'empare de moi et que j'ai du mal à contenir.
- On ne peut pas le tuer ?
- Si, avec le temps..
Posant ses menottes sur les joues barbues de son père elle l'observait finement comme lorsqu'elle était enfant. Cela troubla le blond qui posa un baiser sur son front :
- Je t'aime Petit Pois.
Elle souriait, rassurée. Lui donnant une accolade elle embrassait à son tour sa joue pour ensuite se plaindre qu'il piquait. Cela amusait Garrett qui souleva l'enfant pour rejoindre les deux grands. Ils avaient déjà décidés de l'emplacement de la nuit. Un peu en hauteur, Jasmine avait ramené un mini-télescope qu'elle avait construit avec Pasha pour admirer les étoiles. L'idée plu aux deux retardataires. Après avoir installé le campement, ils firent un feu devant lequel Garrett s'était blotti. Il racontait des histoires à voix hautes à Charlie qui l'écoutait blottie contre lui. Comme lorsqu'elle était bébé. Pasha lui faisait des ombres avec ses mains sur les armes tandis que Jasmine cherchait les étoiles :
- Là ! On a la ceinture d'Orion ! Charlie viens voir !
Tout le monde se rua dessus pour observer la fameuse chaîne d'étoiles comme un moment magique et imprévisible. Garrett sentait une douce chaleur envahir son coeur en voyant les enfants si proche des uns et des autres. Cela le rassurait de les voir se soutenir et être aussi enclin à partager encore des choses ensemble. Alors qu'ils mangeait avec appétit, Charlie demanda à son père où il avait voyagé pendant ces quatre années :
- J'ai beaucoup été en Europe. Paris, Milan, Florence, Berlin, Moscou, Budapest, Athènes..
- Tu as pu visiter les musées à Paris ? demandait innocemment Charlie.
- Charlie, il n'était pas en vacances là-bas.
Pasha n'avait pas tort, mais cela ne choquait pas Garrett que l'enfant pose la question. Il embrassa son front alors qu'elle tirait gentiment la langue à son frère :
- En effet, par contre j'ai fais parti d'un braquage..
- Quoi ? Mais lequel ? Raconte !
Il aurait définitivement du se taire. Il raconta donc brièvement le cambriolage d'une collection privée de tableaux qui appartenait à un méchant vendeur de drogue. Les enfants écoutaient sans en perdre une miette surpris et fasciné d'imaginer leur père en brigand international. A la fin, il expliqua qu'il avait rendu les tableaux aux véritables propriétaires ce qui amusa les enfants :
- Tu es Robin des Bois en somme !
Les enfants dormaient tous les trois ensemble paisiblement dans la tente. Garrett n'y arrivait pas. Il les observait assis sur un rondin de bois en fumant pensif. La pensée d'Anya seule à la maison le torturait. Aussi, il s'écarta un peu du feu et décida de l'appeler :
"C'est moi. Je pensais à toi et.. et j'ai soudainement eu peur que tu utilises tous les gadget de la table de nuit pendant mon absence ce qui ne serait pas fairplay de ta part."
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 19:35 Répondre
Il n'y avait pas grand chose à dire ou même protester. Anya avait pris la décision pour tout le monde, aussi Garrett obéissait. Il était vrai que l'idée de passer un moment privilégié avec les enfants lui ferait du bien et espérait que ce soit la même qu'avec eux. Il vint à toquer à la porte de la chambre de Jasmine. Sous la couette, elle refusait tout bonnement de le regarder ou même de lui parler. Pourtant, il se laissa asseoir sur le bord du lit. Sa main tapotait légèrement la couette comme pour se chercher un moyen de s'exprimer. Un léger soupir s'échappait de ses lèvres alors qu'il tirait sur la couette fermement :
- Jazz.. S'il te plaît.
- Dégage. Je ne veux pas te voir. Je te déteste.
- Je me déteste aussi tu sais.
La jeune fille ne répondait plus. Elle était persuadée que son père allait à nouveau l'engueuler ou lui faire la morale. Mais il n'en n'était rien. Une fois découverte, il posa ses iris de même couleur que les siens sur elle. La culpabilité se lisait sur son visage. Quant à elle, la colère et la déception se conjuguait à la perfection :
- Mon acte n'est pas excusable...
- Je te le confirme, je ne te pardonnerais jamais.
- En attendant, ton comportement auprès de ta mère l'est encore moins.
- Ce n'est pas ma mère, dit-elle avec un ton détaché froid et sec qui fit trembler Garrett, et elle ne le sera jamais. C'est à peine si elle sait s'occuper d'elle-même.
- Jasmine, ne recommence pas.
Elle sentait en effet qu'il valait mieux se taire. Son père se tendait après s'être redressé sur le lit. Le problème était qu'elle n'avait plus l'habitude des limites puisqu'Ana avait été trop dépassée pour pouvoir dire quoi que ce soit. Garrett venait frottait ses tempes et se dit qu'il devrait prendre un cachet pour pouvoir supporter cette nuit dans la forêt. Il posa ses yeux sur un vieux journal qu'il lui avait offert. Sans le lire, il le feuilleta juste. Mais Jasmine fut rapide et lui arracha des mains en s'asseyant près de lui :
- Arrête, c'est ma vie privée.
- Pardon je ne voulais pas être intrusif, dit-il simplement en la regardant en coin.
- Pourquoi tu ne nous as rien envoyé pendant toutes ces années ? demandait-elle enfin.
- Cela risquait de vous tuer.
- Maman était morte de l'intérieur tu sais. Elle nous abandonné ce fameux jour de Noël à boire comme elle à fait. J'avais si peur.. Heureusement que Pasha l'a sauvé. Sinon nous serions orphelins tous les trois. Dès fois, je me dis que ça aurait été plus simple sans nous pour elle.
- Ne dis pas de bêtises.
- Si. Tu aurais du voir ce qu'elle a du faire pour nous récupérer. Je lui en voulait parfois parce que j'avais l'impression qu'elle n'était pas assez forte.. Et puis Jackson est arrivé. Il l'a sauvé tu sais. Il n'est pas parfait mais il l'a sauvé malgré tout. Il nous a tous sauvé.
Garrett sentait son coeur se serrer avec l'évocation de ce fumier de médecin. Ô que oui il le haïssait. Il ne répondait donc pas, se contentant de regarder ailleurs pour ne pas laisser la colère s'épancher en lui :
- Je suis là maintenant.
- Oui mais pour combien de temps ? répliquait la blonde.
- Pour toujours Jazz. Je ne repartirais plus en mission. Je suis trop vieux et cassé pour ça.
- Et toi et maman ? Vous êtes à nouveau ensemble ? C'est du sérieux ?
- Ta mère et moi ça a toujours été du sérieux. Tu évoquais son jeune âge tout à l'heure mais à l'époque ça n'avait pas d'importance car nous savions que c'était sincère. C'était plus que tout le reste. Avant elle, jamais je n'avais été amoureux.
- Je sais, même pas de ma mère.
- Elle était mon amie. Pas mon âme soeur..
La jeune fille était encore en colère. Elle gardait obstinément les bras croisés contre son buste. Mais Garrett tenta une approche et vint l'enlacer d'un bras avant d'embrasser sa tempe. La tenant contre lui, elle en profita pour se blottir à nouveau et lâcher quelques larmes. Il s'excusa une nouvelle fois pour la gifle et elle répondit sincèrement :
- Je l'avais mérité. J'irais m'excuser auprès de maman..
- Merci.
Lorsqu'ils descendirent enfin, Pasha avait finis ses affaires et aidait Charlie à faire les siennes. La petite s'inquiétait toujours de la force de son père et s'en cachait. Garrett allait avoir une autre conversation à avoir ce soir. Alors qu'il était dans la cuisine à prendre un cachet, Jasmine s'approchait de sa mère en hésitant un moment. Elle prit délicatement sa main dans la sienne et s'excusa devant tout le monde :
- J'ai été odieuse, j'ai dis des choses qui étaient fausses. Pardonne-moi maman. Je ne recommencerais plus.. Tu veux bien me pardonner ?
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 18:45 Répondre
Il valait peut-être mieux en effet qu'Anya gère la crise de l'adolescente. Visiblement, Garrett était déconnecté de la réalité et des conséquences de ses gestes. Il prenait lentement conscience de la gifle magistrale qu'il avait pu infliger à son enfant, et bien sûr, il s'en voulait. Il avait accompagné Anya jusqu'à la maison mais l'avait laissé monter rejoindre Jazz pour discuter. En attendant, il s'était assis sur le canapé en soupirant et passant ses mains sur son visage. Un horrible mal de tête le prenait au même moment. Cela lui faisait souvent ce genre de chose quand il n'avait pas beaucoup dormi et qu'il s'était mis en colère. Et diable, il l'avait fait aujourd'hui.
La brune sortait rapidement de la chambre et semblait répondre à un appel. Garrett ne s'en souciait pas puisqu'il voyait Pasha venir s'installer près de lui. Visiblement, il voulait parler de ce qui s'était passé à la fête foraine même si son père n'avait pas forcément envie d'en parler. Mais il devait une explication. Le militaire se souvenait avoir toujours proscrit la violence au sein de leur maison et il avait rompu cette promesse sans se rendre compte des conséquences. Il hochait simplement de la tête avant d'avouer à Pasha :
- Je n'aurais pas du faire ça. Pendant quatre années j'ai du agir instinctivement dès que je me sentais en danger.
- Mais Jazz n'attaquerait jamais maman, répliquait le garçon surpris, elle l'aime c'est notre mère c'est juste qu'elle est follement amoureuse de son copain.
- Non Pasha. L'amour ne te fais pas agir de la sorte.. Jamais. Si elle était vraiment aimée par ce gamin elle serait bien plus heureuse.
Voyant que le jeune homme ne répondait pas, Garrett se disait qu'il avait compris. Mais il réfléchissait, pensait à ce que disait son père et ce que lui avait pu voir ou entendre. Il était vrai que sa soeur était discrète sur sa relation étrange et qu'il s'en était même inquiété à un moment. Pourtant, maintenant toute son attention allait sur son père qu'il trouvait un peu trop téméraire à vouloir donner des coups et des leçons :
- Tu sais papa on a tous souffert de ton absence. Je sais que tu as vécu pire mais.. mais on est encore tous chamboulé par ton retour. Jasmine se sent toujours à l'écart persuadée que maman n'a jamais réellement voulu d'elle.
- Pasha enfin, rassure-moi, tu ne crois pas ces sornettes.
- Non, non, non bien sûr que non. Mais.. Mais Jasmine a juste peur je pense d'être abandonnée. Et avec ta mort fictive, le fait qu'on ai été séparés de maman ça a déclenché tout ça chez elle.
C'était son enfant qui lui faisait prendre conscience de tout ce qu'il savait déjà. Frottant une nouvelle fois ses tempes de ses larges main, Garrett soupirait en fermant les yeux. Il se sentait capable d'aborder avec maturité certains sujets avec son fils. Cela avait toujours été :
- Je crois qu'une part de moi a du mal à me dire que toutes ces années sont passées. Je vous revois encore des enfants. Toi dansant partout, Charlie chantant à tue-tête et Jasmine nous filmant discrètement. Cette part de moi est blessée, recroquevillée. J'ai du la tuer pour pouvoir survivre toutes ces années. Je ne sais pas comment faire.. Je ne sais plus.
- Tu devrais peut-être parler ?
- Avec qui ?
- Un psy.. Nous ?
Garrett secouait la tête rien qu'à l'idée de parler à ses enfants. Il s'agissait de ses démons, de ses fantômes. Il vint enlacer son garçon en embrassant sa tempe pour le remercier de son attention. Il s'excusa auprès de lui et lui promit d'aller voir sa soeur. Mais en attendant, ils parlèrent tous les deux de tout et de rien, de Mike son petit ami et de ses nouvelles aspirations :
- Je voulais m'engager dans l'armée mais avec ton retour je remet tout en question.
- Le monde t'appartiens.. N'aie peur de rien. Mais en effet, je t'interdis l'armée.
Anya revenait enfin. Elle semblait soucieuse et il craignait que sa conversation avec Jasmine se soit ma passée. Il ne pensait pas du tout à cet appel qu'elle avait eu. Lui tendant sa main, il l'attira contre lui en embrassant sa tempe :
- Je vais aller discuter avec Jazz un peu. Peut-être que je devrais emmener les enfants chez Maggy ce soir, qu'en penses-tu ? Histoire de les laisser souffler surtout avec la nouvelle du déménagement.
- Quoi ? On pars ?? s'exclamait Pasha.
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 17:25 Répondre
" Tu te fous de moi Anya ? On en parle qu’à seize ans tu allais chez papa pour te faire sauter ? “
La violence intersidérale des mots de Jasmine font vriller Garrett. Anya a juste le temps d'écarter Charlie qu'il se tourne vers sa fille en lui mettant une claque sur la joue. Sans regret ni aucune honte, sa gifle vient mettre fin à la dispute qui s'était mise en place entre la mère et la fille. La blonde est choquée mais pas autant que les deux autres qui n'osent plus bouger. Le militaire était de nouveau de sortie. Agrippant fermement le bras de sa fille qu'il ramenait près de lui, il vint lui répéter furieusement mais sur un ton sec et bas :
- Je t'interdis d'insulter ta mère de la sorte. Tu m'entends ? Plus jamais je t'entends lui parler sur ce ton et avec une telle insolence Jasmine Hedlund. Je ne tolèrerais pas que sur mon toit on ose lui manquer de respect. Tu ne sais rien de notre histoire et si tu avais su quoi que ce soit, tu saurais que tu ne la traiterais pas de la sorte. Je t'interdis d'aller vivre chez ton grand-père. Désormais nous vivrons tous là où ta mère et moi nous l'aurons décidé.
Même si Jasmine pleurait en tenant sa joue de sa main tremblante, sans doute apeurée par le geste de son père, elle ne bronchait pas. Mais cela ne donnait aucun remord à Garrett. Il ne ressentait qu'une déception triste. Voyant qu'elle pleurait toujours et qu'elle était incapable de parler, il la lâcha. Elle fit un mouvement de recul malgré tout avant de s'échoir sur le sol. Pasha courait rapidement à elle pour s'assurer qu'elle allait bien mais elle refusait l'aide de qui que ce soit :
- Je te déteste, finissait-elle par hurler à son encontre, comment as-tu pu faire ça ?!
- Tu te plaignais que je sois parti quatre années et bien maintenant je suis de retour et tu obéiras.
Le temps n'était plus à la fête. Garrett se tournait et voyait la mine apeurée d'Anya mais cela ne le fit pas redevenir lui-même. Il préféra simplement annuler la fameuse petite soirée. Charlie pleurait en silence contre sa mère. En rentrant jusqu'à la voiture elle lui demanda faiblement :
- Maman.. Je veux papa. Il est où notre papa ?
Pendant ce temps, Garrett fumait une cigarette en faisant les cent pas. Il devait étouffer sa colère avant de reprendre la route. Tout le monde était retourné dans la voiture et il mit quelques minutes avant de les rejoindre. Les retrouvailles s'étaient avérées rude et loin de tout ce qu'il avait espéré. Il ne supportait toujours pas qu'on manque de respect à Anya. C'était pus fort que lui. Sur la route du retour, le silence faisait bloc dans la voiture. On entendait juste les quelques reniflement des filles qui se tenaient blotties l'une contre l'autre. Pasha lui, observait la route, pensif.
Plus ils avançaient sur le chemin de la maison et plus la conscience et la culpabilité de Garrett survenait. Il prenait lentement conscience de ce qu'il avait fait et cela le bouleversait. En arrivant, il se gara sur le côté de la maison. Les enfants descendirent en trombe alors que Nana les accueillaient heureux de les retrouver. Mais Garrett ne bougeait pas de la voiture. Il ferma simplement les yeux et inspira profondément. Il sentit qu'Anya restait près de lui, inerte. Il vint, hésitant, poser sa main sur la sienne comme pour chercher son attention :
- Je ne veux pas qu'on te parle comme ça. Tu ne dois pas la laisser agir de la sorte. Ce n'est pas la première fois qu'elle dit ça je présume ? demandait-il faiblement.
immarcescible, Posté le mercredi 13 octobre 2021 12:09 Répondre
Après avoir rangé toutes ses affaires sensible Garrett prenait avec plaisir le temps de voiture pour poser sa main sur celle d'Anya sur sa cuisse. Il en avait rêvé la fois où elle l'avait emmené avec les enfants chez Andreï. Là, il pouvait se le permettre sans avoir peur d'aucune répercussions. Il pouvait la toucher, la contempler, l'embrasser comme il le souhaitait. Elle l'avait choisis lui. Dans la voiture, la brune lui donna plus d'informations concernant les enfants et leur manières de vie.
Le militaire avait déjà remarqué certaines nouveauté concernant leurs caractères. Il était toujours aussi perturbé de voir Pasha aussi prompt à se défendre, lui qui était si menu et si craintif enfant. Jasmine ne l'étonnait guère, il se voyait en elle et après tout ce qu'elle avait vécu il ne pouvait que comprendre. Et sa Charlie, son Petit Pois.. Elle développait un univers qui ne cessait de l'étonner. Mais Anya avait eu la bonne décision en l'envoyant dans le privé ce qu'il finit par lui dire quand ils arrivèrent devant l'école.
L'impression qu'on l'observait n'était pas une simple idée de persécution. Son air frondeur et glacial répliquait à toutes ces têtes nouvelles qu'il devait reconnaître désormais et qui le dévisageait avec une surprise certaine. Tous se demandaient bien qui était ce blond étrange au regard d'acier. Loin d'être intimidé, il les défiait du regard sans aucune crainte.
La cloche de l'école sonnait enfin et il observait les enfants sortirent un à un à la recherche de Petit Pois. Elle était seule, mélancolique. Cela l'attristait, lui aimait tant la singularité de la jeune fille à être autrefois si extravertie. Soudain, son regard croisa le sien et il lui sembla qu'elle était surprise. Finalement, elle courut jusqu'à eux et se jeta dans ses bras. Sans difficulté, il la souleva et la serra contre lui en embrassant ses joues rebondies :
- Je me suis perdu sur la route. Maman m'a proposé de m'accompagner.. On voulait te faire une surprise.
Le père et la fille se ressemblait par leurs regards si expressif. Charlie glissait contre lui et il la reposa. Le manque de la porter comme avant se faisait ressentir. Mais il devait avancer, ne plus penser au passé. Charlie venait se tourner vers sa mère et lui donnait un tendre baiser sur la joue en se mettant sur la pointe des pieds :
- Maman ? C'est quoi cette surprise ? Jackson va venir nous rejoindre aussi ? demandait-elle innocemment.
Le nom de son rival faisait tendre le corps du blond. Une jalousie nette et profonde se profilait alors qu'il regardait Charlie demandait cela à Anya. Il voyait la gêne dans le regard de son épouse et il ne pu s'empêcher de répliquer :
- Jackson ne viendra pas Charlie. Nous reformons une famille.. Vous allez revenir à la maison.
L'enfant semblait comprendre à moitié ce que lui disait son père. Les sourcils froncés, elle se tourna malgré tout vers sa mère en demandant à nouveau :
- Ça veut dire plus de mariage ? On retourne vivre avec papa tous ensemble ?
C'en était trop pour Garrett qui préférait retourner à la voiture plutôt que d'entendre les questions de Charlie. C'était un affront pour lui, une claque. L'impression qu'ils s'étaient tous attachés à Jackson plus qu'à lui le blessait. Mais il ne dit rien. Il préféra remonter en voiture silencieusement, le regard immobile sur le volant. Lorsque les filles montèrent, il se mit à conduire sans décrocher un mot. Charlie comprenait qu'elle avait fait une bêtise mais se demandait bien quoi. Se mettant à griffonner son carnet, elle se renfermait sur elle-même comme le faisait son père. Arrivés devant le lycée de Jasmine et Pasha, Garrett resta dans la voiture laissant Anya sortir pour leur faire signe.
Les deux grands semblaient aussi surpris que Charlie en voyant leurs parents ensemble, mais ils eurent la bonne idée de ne rien demander. Ils vinrent simplement saluer leur père chaleureusement avant de demander où ils allaient :
- Nous nous sommes dis qu'il pourrait être sympa d'aller faire un tour à Coney Island. Qu'en pensez-vous ?
Les enfants poussèrent un cri de joie. L'idée d'aller au manège plutôt que faire ses devoirs plaisaient toujours bien évidemment. Garrett conduisait donc dans cette direction sans pour autant décrocher un mot. Pasha et Jasmine chuchotait avec Charlie à l'arrière en espérant que leur père n'entendrait rien. Mais il n'en était rien.
- Ils sont de retour ensemble ? demandait Jasmine.
- Cela t'étonne ? Tu as vu comment ils se dévorent du regard ?
- Mais papa ne semble pas heureux, reprenait Charlie, et Jackson ?
- On s'en fout de lui Charlie c'est qu'un sale type, s'énervait Pasha, maman ne restait qu'avec lui parce quelle n'aimait pas être seule.
- Tu n'es pas contente Petit Pois ?
Charlie regardait sa soeur en se demandant pourquoi elle ne l'était pas. Elle craignait surtout que son père ne réapparaisse jamais. Il semblait si différent de son souvenir, c'est ce qu'elle venait murmurer près de son oreille et Jasmine ne pouvait que comprendre :
- On change tous petite soeur mais je t'assure que c'est encore lui.
Arrivés au parc, Jasmine prévint aussitôt ses parents qu'elle ne serait pas présente ce soir. Garrett ne l'acceptait pas et vint lui dire qu'il était hors de question qu'elle parte :
- Surtout que ta mère a préparé un repas et un moment en famille particulier.
- Mais papa j'ai une vie maintenant et j'ai le droit de sortir.
- Tu as peut-être une vie mais je t'assure que tu n'auras pas le droit de sortir tant que je le déciderais. Demain tu as école et par respect pour ta mère tu ne sortiras pas.
- Mais.. Mais.. Mais..
- Fin de la discussion.
Ferme, il reprit sa marche vers le parc de jeux sous le regard médusé de ses enfants qui cherchaient le père si ouvert et tendre qu'ils avaient connus enfants.
duluoz, Posté le mardi 12 octobre 2021 22:43 Répondre
Allongés l’un contre l’autre dans l’herbe ils observaient le ciel exempt de nuage. Garrett sentait le poids de son alliance autour de son annulaire. C’était étrange comme sensation. Il en avait oublié sa présence. Comme un besoin irrévérencieux, comme pour se protéger, il vint agripper de sa main celle d’Anya.
Il la tenait fermement contre lui mais il était persuadé qu’il allait la perdre. Comme s’il s’agissait d’un rêve. Le regard dans le vague, il écoutait avec une attention certaine tous les projets que son épouse avait en tête. Autrefois il en aurait ris. Maintenant, il était effrayé par toutes ces choses qu’elle énonçait quand lui ne savait plus qui il était.
L’annonce de sa fausse couche finis par le faire flancher. Il posait un regard sur elle désolé. Et encore, le désolement ne suffirait jamais à cette nouvelle si affreuse. Comment aurait-il pu vivre en sachant qu’elle avait eu un enfant qu’il n’aurait pas connu. Son coeur semblait horriblement soulagé face à cette nouvelle même si au fond de lui il était dévasté. Ses bras venaient l’enlacer plus fermement avant que sa main ne se pose sur son ventre. Blottis l’un en face de l’autre, il embrassait son front et son nez frigorifié :
- Je suis désolé mon amour. Mais peut-être est-ce mieux dans un sens ? Je n’aurais pas supporté de savoir que je t’avais laissé seule avec un nouvel enfant. Mais si tu le désires on en aura d’autres comme on en avait parlé.
Une lueur d’humour et de taquinerie surgissait soudainement dans son esprit. Il se disait que cela ferait sans doute rire un peu Anya après cette terrible nouvelle :
- Ce sera la parfaite excuse pour te faire l’amour encore, encore et encore..
Il grelottait toujours de froid malgré le thé et le feu près d’eux. Finalement, il lui demanda pour rentrer ce qu’ils firent d’un pas un peu plus rapide. Arrivés à la maison, il monta prendre une douche brûlante et s’enroula dans un pull épais avant de redescendre rejoindre Anya.
Il la voyait lorgner sur quelques cartons qui lui appartenait et qui avait fait parti d’affaires qu’il avait accumulés les deux premières années. Il y avait des journaux, des cartes postales pour les enfants qu’il n’avait jamais envoyé, animaux taillés dans le bois et même quelques bijoux qu’il avait récupéré comme présents par certaines familles mafieuses. Mais surtout, il y avait tous ses rapports, tous les dossiers et toutes les stratégies contenant son enquête sur Astor.
Arrivé près d’elle sans bruit, il vint se pencher pour regarder ce que contenait l’un des cartons. Il prenait sans préméditation le lot de toutes les cartes postales pour les enfants qu’il avait assemblé grâce à un ruban :
- L’armée a déposé mes affaires.. C’était pour les enfants. Pendant longtemps j’ai hésité à envoyer des cartes postales. Sans rien dessus. Je me disais que peut-être tu comprendrais. Mais j’ai vite abandonné l’idée du coup. J’avais trop peur que ton âme d’aventurière te conduise à moi.
Il lui offrit un pauvre sourire sans joie avant de s’asseoir sur le sol pour trier toutes ses affaires. Il sortait quelques armes comme des poignards ou encore quelques fusils. Il les déchargeaient tous avant de ranger les balles dans une boîte prévue à cet effet. Il voyait alors Anya commencer à lire ses journaux. Il craignait de ce qu’elle apprendrait :
- Anya.. Ne lis pas ça. Je.. Je ne veux pas que tu penses certaine choses de moi.
immarcescible, Posté le mardi 12 octobre 2021 18:59 Répondre
Eteint, ailleurs, Garrett se laissait lentement décompresser le temps que la brune se prépare. Il n’avait aucune idée du temps qu’il avait pu passé assis de la sorte. Tout ce qu’il savait, c’était que son esprit était en pleine tornade. Il avait sa conscience bien dissimulée sous le robot qu’il était devenu, qui voulait surgir et le faire réfléchir aux conséquences de ses actes. Mais le blond était bel et bien incapable de se rebeller contre le soldat qu’il était devenu. C’était un instant primaire et bestial que de réagir de la sorte. Un instant devenu normal en quatre années.
Anya était de retour et semblait pensive, soucieuse. Etait-elle toujours sous l’emprise de ce Docteur ? Regrettait-elle le choix qu’elle avait fait de lui donner une autre chance ? Son oeil était suspicieux, inquiet. Mais rapidement elle détourna ses pensées en le rassurant. Son visage se perdait contre son cou et sous ses multiples et tendre baisers.
Lentement, mais surement, il revenait à lui. La patience et la douceur de la brune venait le rassurer et le ramener à un état quasi « normal ». Mais comment pouvait-il lui évoquer tout ce qu’il avait vu ? Entendu ? Subi ? C’était impossible. Il craignait qu’elle s’enfuisse en courant en connaissant la vérité. Le monstre qu’il était devenu. Il se contenta seulement de l’enlacer et d’enfouir son visage dans son cou comme s’il s’agissait d’un enfant qui avait fait une grosse bêtise :
- Garde moi toujours contre toi. Ne me laisse pas.. Jamais. Sans toi je ne suis rien, avouait-il enfin, je perds mon âme. Tu es mon âme Anya.. Tu n’es pas qu’une simple amourette de jeunesse ou toutes les choses affreuses qu’a pu dire cet enfoiré. Tu le sais n’est-ce pas ?
Il relevait ses prunelles inquiète vers elle alors qu’il caressait son dos doucement. Sa joue se posait entre ses seins alors qu’il citait quelques vers dont il se souvenait lui avoir déclamé lorsqu’ils étaient plus jeunes, notamment ceux de Nabokov concernant sa Lolita.
Le câlin dura un moment mais son ventre se mit à grogner. Il avait à nouveau faim. Garrett proposa alors à la brune d’aller pique-niquer dans les bois avant d’aller chercher les enfants à l’école. Il en profita pour appeler une société de déménagement pour que les affaires de toute sa famille reviennent à la maison. Une fois fait, il rejoignit la jeune femme dans la cuisine et pris le panier qu’elle avait préparé pour l’occasion.
Ils marchaient depuis un moment dans le silence paisible des bois. Il tenait toujours sa main dans la sienne en avançant à son rythme. Il lui semblait qu’elle ne voulait pas aller trop vite, aussi, il ralentit. Arrivé près de la jolie clairière où ils avaient fait l’amour une fois, il fit un feu. Il grelottait de froid malgré le soleil persistant. Assis près d’elle, lui raconta un bout de sa vie en Sibérie :
- Alexeï et moi vivions dans un goulag.. C’était de vieilles structures de l’ère soviétique. Je dormais à même le sol quand la paille était trop pourrie ou humide. Ou que les rats s’y trouvaient. J’avais froid. Tout le temps froid.. C’est pour ça que je ne veux plus vivre dans un endroit où le froid est présent.
Passant son bras autour d’elle, il sortit du panier peu de temps après le réchaud de thé pour en boire une gorgée. Il lui proposa et contempla les flammes hautes qui léchaient le bois mort :
- Parfois, dans la nuit, ils nous réveillaient pour qu’on aille dehors. On était à genoux dans la neige à -15 degrés. Le premier qui tombait se faisait descendre directement. J’ai longtemps hésité.. L’idée de fermer les yeux et de tout simplement dormir. Se sentir apaisé. Mais j’avais toujours la promesse de Charlie, Pasha, Jazz dans la tête. Et toi mon amour.. Ton regard me hantait. Je ne pouvais pas te décevoir à nouveau.
Il baissait la tête en repensant à cette douleur qui l’assaillait toujours lorsqu’il reparlait du passé. La crainte de se voir remplacer s’était avérée juste mais maintenant.. Il enfouissait profondément tous ses souvenirs comme pour se rassurer. Se persuader qu’il n’avait jamais vécu tout cela ce qui n’était pas forcément mieux.
immarcescible, Posté le mardi 12 octobre 2021 12:10 Répondre
Le frustration de se lever fut rapidement oubliée au profit de la joie de l'entendre dans la cuisine. Garrett se levait doucement, prenant son temps. Uniquement vêtu d'un bas de pyjama dans lequel il nageait encore et de sa veste sweat qu'il avait laissé entrouverte, il descendit la rejoindre. De dos, elle semblait sereine, moins préoccupée. Il n'avait pas le coeur à parler car il était bien trop heureux pour cela. La brune lui souriait, s'occupait de lui, semblait bien. Ils mangèrent l'un en face de l'autre en se dévorant du regard.
Il aimait l'entendre parler, faire des projets. Ses joues étaient rougies et ses yeux pétillant d'une malice et d'un bonheur certain. Cela finit de rassurer Garrett. Elle l'avait choisie lui. Il allait simplement lui dire qu'il l'aimait mais on tambourinait à la porte. Le regard d'Anya lui fit comprendre qui osait les déranger dans leur bulle de bonheur. Le blond allait se lever pour en découdre mais elle le suppliait de ne pas bouger. Malgré lui, il accepta et finis son assiette. Il avait promis de ne pas s'en mêler, alors il fit la vaisselle. Mais entre deux assiettes il ne pu s'empêcher d'entendre ce qu'il lui disait.
C'était trop pour lui. Arrivant sans bruit derrière Anya il posa une main sur son épaule comme pour la pousser délicatement de son passage. Sans qu'elle puisse lui résister, elle se trouva sur le côté alors qu'il faisait face au médecin qu'il regardait d'un air mauvais :
- Ici, tu es chez moi. Personne ne manque de respect à ma femme.
- Ton ex-femme blaireau, s'énervait Avery qui ne semblait pas avoir mesuré les conséquences de ses dires, remet-toi à la page abruti.
Il y eut juste le "non" hurlant d'Anya puis plus rien. Garrett tenait la gorge de son ennemi contre son bras et il serrait fort, plus que fort. Il entendait Anya lui hurler de cesser mais il n'y arrivait pas. C'était comme si son esprit hermétique lui susurrait à l'oreille de l'éliminer pour de bon. Il venait d'avoir une absence pendant laquelle ses vieux réflexes avaient repris le dessus. Sentant la brune en danger et lui aussi, il avait simplement agis comme il l'aurait fait habituellement pendant quatre années.
C'est le regard d'Anya qui lui fit lâcher Avery. Il toussait et cherchait avidement son souffle en rampant sur le sol comme un vers, mais Garrett n'en n'avait pas finis. Il agrippa son col et le traina à même le sol jusqu'à sa voiture :
- Dégage d'ici et que je ne te revois plus. La prochaine fois il n'y aura sans doute personne pour sauver ta peau p'tite merde.
Le relâchant sans douceur contre sa voiture, il revint ensuite tranquillement jusqu'à la maison où Anya n'avait pas bougé. Il prenait sa main et la reconduisait à l'intérieur tout en claquant la porte de son pied. De retour dans la cuisine, il prit une cigarette qu'il fuma aussitôt à l'intérieur. Aucune culpabilité ne s'affichait sur ses traits, ni aucun plaisir. Il était redevenu le robot mécanique qu'avait construit l'armée. D'un ton laconique, il reprit :
- Je vais appeler une société qui ira chercher tes affaires. Je ne veux plus que tu remettes les pieds chez lui ainsi que les enfants. C'est ici votre chez vous.
Voyant la mine d'Anya, il craignait soudainement qu'elle ai cru aux dires d'Avery. Avançant vers elle, il prit son poignet entre ses mains et la regarda avec un peu plus de chaleur et d'inquiétude surtout :
- Tu ne crois pas ce qu'il a dit j'espère ? Anya ? Réponds-moi. Tu crois ce qu'il a dit ?
immarcescible, Posté le lundi 11 octobre 2021 13:52 Répondre
Toutes ces nouvelles révélations ne l'aidait absolument pas à la repousser. Comment aurait-il pu quand sa passion pour cette femme ne s'éteignait jamais. Dans un mouvement rapide il se releva et pris la brune dans ses bras. Il en profitait pour lui donner un profond et tendre baiser tout en grimpant les marches malgré ses yeux clos. Arrivés dans la salle de bain il mit en route le pommeau de douche et entra avec elle. La déposant sur le sol humide il laissa avec plaisir l'eau chaude les recouvrir tandis qu'il la gardait obstinément contre lui. Ses mains caressaient son dos, sa nuque et redescendaient jusqu'à ses fesses alors qu'il embrassait sa tempe. Ils restèrent silencieux un moment dans cette position avant qu'elle ne prenne la décision de le laver.
Une fois tous les deux propres, il l'attira simplement jusqu'à leur lit. S'allongeant sous l'épaisse couette qu'Anya avait installé la semaine dernière il lui avouait que c'était la première qu'il s'y allongeait depuis son retour. Son corps s'enroulait contre celui de la brune. Ses mains continuaient de la caresser lentement et avec douceur.
Les prunelles azur s'étaient adoucies. Il n'y avait ni colère, ni déception, ni ressentiment, ni tristesse. Il était juste là avec elle à la contempler. Avec douceur, son nez caressait le sien tandis que ses jambes s'enroulaient autour des siennes pendant que son corps se blottissait contre le sien :
- Éperdu d’amour, / je touche de mon regard / l’astre éblouissant./ De mille saveurs,/ tes tendres et douces lèvres,/ ce baiser posé./ Des yeux qui se cherchent, /des mains douces qui s’effleurent, / des c½urs qui s’emballent, récitait-il tendrement ses lèvres contre celles d'Anya.
C'était leur manière comme toujours de s'exprimer l'un à l'autre. La littérature les avait toujours guidés pour s'exprimer au mieux. Garrett en profitait pour déposer des baisers légers comme des plumes sur la peau fine de son cou alors que ses mains caressaient son corps d'une sensualité particulière :
- Quand Alexeï sera arrivé nous partirons avec les enfants.. Je ne veux plus vivre dans un endroit où il fait froid. On recommencera tout. Juste nous cinq.. On s'enfuira tous ensemble.
C'était un homme plein d'espoir et de promesse qui se profilait contre Anya. Il s'enfouissait sous la couette en continuant sensuellement ses caresses sur le corps fascinant de son épouse. Ses mains continuaient de l'explorer alors que ses lèvres faisaient un léger détour sur ses pointes durcies qu'il redécouvrait avec un plaisir évident :
- Tu m'as pourchassé de ton regard Anya.. Tu m'as hanté toutes ces nuits où je rêvais de mourir. Tu as toujours été là, dans mes pensées. Je te demande pardon de ne rien t'avoir envoyé.. De ne pas t'avoir donné un quelconque signe d'espoir. Mon adorée.. murmurait-il avant d'embrasser son ventre et remonter jusqu'à ses lèvres en plantant ses yeux dans les siens, me pardonneras-tu un jour ?
Il avait planté ses doigts dans la crinière de velours de la brune. Ses yeux exprimaient une souffrance certaine qu'il ne pouvait dissimuler en sa présence. Sans s'en rendre compte, son bassin se pressait contre le sien alors qu'il embrassait son visage d'une multitude de baisers enflammés. C'était comme si son corps cherchait à se satisfaire de tant d'années de cure :
- Je t'aime.. Ma vie.. Mon amour.. Mon souffle..
Le blond ne s'arrêtait pas et venait tendrement embrasser son cou et remonter le long de son visage pour embrasser ses lèvres chaude et sensuelles à nouveau. Lentement alors, il la pénétra après l'avoir sentie humide. Un soupire de plaisir s'échappait d'entre ses lèvres alors qu'il s'appuyait délicatement sur ses coudes pour bouger lentement en elle. Il voulait lui donner sa douceur. Il n'y avait plus de précipitation ou encore de baise sauvage. Non, il la désirait autrement, cherchant sa douceur et sa tendresse :
- Anya.. Mon coeur.. gémissait-il contre ses lèvres en agrippant sa crinière.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 21:30 Répondre
Les bras, les caresses et la douceur d'Anya le ramènent petit à petit sur terre. Il n'est plus dans sa cellule enfermée avec le cadavre pourrissant de celle qu'il avait prise pour Anya. Non, il est rentré et sain et sauf. Son visage se cache contre la peau encore luisante de sueur de la jeune femme mais il s'en fiche. Il s'accroche à elle comme si c'était un noyé qui cherchait une bouée de secours et elle était là sa bouée. Patiente, douce, attentive. Mais ses derniers mots l'écorchèrent nous fois de plus. Relevant son visage vers le sien comme elle le demandait, il secouait la tête négativement. Ses yeux baignés de larmes cessèrent aussitôt tandis qu'il remontait ses mains sur le dos de son adorée :
- Ecoute-moi bien Anya Siminiov. Je ne changerais aucune des journées passées à t'attendre et te chercher. T'avoir dans ma vie est et sera toujours le plus beau cadeau qui m'a été fait. Quand comprendras-tu qu'il ne s'agit que de toi et toi seule. Mon amour.. Pour rien au monde je voudrais de ce que tu veux pour moi quand je ne veux que toi.
Garrett caressait à son tour le visage d'Anya tout en écartant les mèches brunes de son visage. Son coeur palpitait la chamade alors qu'il la sentait émue. Attirant son front contre le sien, il soupirait lentement en cherchant juste la proximité de son corps. Son désir n'avait pas disparu, il voulait simplement sentir sa présence contre la sienne. Reniflant, il vint caresser sa joue en plongeant son regard dans le sien comme pour la convaincre de ses mots :
- On a rien foiré.. On s'est juste.. On s'est juste perdu.. Mais je peux accepter que ta vie soit avec un autre Anya. C'est juste.. Bordel de merde, c'est tellement dur de l'imaginer là où je voudrais être. Tu es une survivante et je te dois tout.. Cette vie fabuleuse avec ces souvenirs précieux et ces enfants magnifiques. Mon amour, tu as fais des prouesses que je ne saurais qualifier. Ils t'aiment tellement et je les comprends car je ne vois que par toi Anya.
Il sentait son âme se détruire suite aux mots qu'il allait dire. Fermant les yeux, il prit une longue inspiration avant de lui dire ce qu'il avait sur le coeur. Déposant un baiser sur son épaule et son cou, il en profita pour humer son parfum si délicat qui l'avait toujours bouleversé après l'amour. Relevant ensuite son visage vers elle, il la contempla un moment :
- Tu as eu raison de dire que tu méritais du temps pour toi tout à l'heure. Jackson s'est bien occupé de toi pendant toutes ces années. Elles furent douce pour toi.. Nous.. Nous nous sommes trop passionnés. Regarde où ça nous mènent à chaque fois. Tu as le droit à de la tranquillité Anya. Je ne dois pas t'imposer les tourments qui m'envahissent.. Tu dois vivre ta vie avec quelqu'un d'équilibré qui saura être un socle ferme pour toi. Je crois bien n'y être jamais arrivé en treize années contrairement à cet abruti de docteur.
Il gardait malgré tout une haine viscérale pour lui. Néanmoins, il pensait au bien être et au bonheur d'Anya. Il revoyait cette photo de mariage où elle souriait et semblait si apaisée. C'était peut-être ça qu'il lui fallait :
- Je ne sais rien de l'amour hormis avec toi Blackbird. Mais j'ai peur de t'avoir conduit dans les pires tourments. Tu mérites toute la douceur du monde.. Reste avec moi ce soir. Une dernière nuit avant que je te rende ta liberté, suppliait-il en conversant la brune contre lui, une dernière nuit et je ne t'importunerais plus jamais.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 20:30 Répondre
S'écroulant sur le côté, à même le parquet, Garrett reprenait difficilement son souffle. Les yeux clos, il laissait le violent orgasme l'envahir une nouvelle fois alors qu'il suffoquait de chaleur. C'était bien la première fois qu'il prenait aussi violemment Anya et il s'inquiétait soudainement de lui avoir fait mal. Etrange situation. Ses derniers mots le raidirent aussitôt. Son esprit fit un horrible amalgame alors qu'elle cherchait vraisemblablement à plaisanter. Se redressant, il chercha hagard ses cigarettes comme tétanisé et perdu :
- Ne.. Ne dis pas ça je t'en supplie.. répondait-il en finissant par se relever.
Il se dirigeait vers le salon et tremblant de peur attrapait maladroitement une cigarette. Il du se rasseoir sur le sol et reprendre sa tête entre ses mains pour se calmer. Les images de cette femme que les geôliers avaient abusé et assassiné devant lui, lui revenait en mémoire. Soudainement, il eut comme un flash. Le fait de s'être acharné ainsi sur Anya lui donnait l'impression de lui avoir fait subir la même chose :
- Tu.. Tu devrais partir.. Pardonne-moi.. Je ne peux pas.. Je ne veux pas que tu dises ça. Je veux que tu restes parce que tu as envie d'être là avec moi.
C'était une soirée intense, chargée en souvenirs, ressentiments et émotions. Le blond fumait rapidement sa cigarette comme pour trouver le courage d'affronter ses vieux démons. Les cris de la jeune femme lui revenait en tête. Sa tête brune se secouant lorsque les geôliers la faisait tourner entre eux. Il avait envie de vomir en pensant qu'il avait fait la même chose à Anya l'amour de sa vie. Son esprit et sa conscience lui hurlait qu'il l'avait violé. Il devait s'éloigner d'elle, ses vices et autres tocs allaient la tuer, l'anéantir. Sa seule présence était entrain de la tuer. Elle qui avait refait sa vie.
Alors, pour la première fois depuis la naissance de Charlie, Garrett pleura. Il ne pouvait contenir ses larmes de peur et de colère confondue. Il venait de jeter son mégot terminé sur le sol et se tenait recroquevillé sur lui-même. Quel piètre spectacle pour ce père de famille que rien n'avait réussi à faire flancher toutes ces années :
- Je n'aurais pas du te faire du mal.. Pardonne-moi, répétait-il inlassablement comme s'il était fou, je ne voulais pas abuser de toi pardon..
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 17:48 Répondre
Elle prenait le parti de fuir ce qui exaspéra de plus belle Garrett. Dans la nuit elle disparaissait ce qui semblait invraisemblable. Un quart d'heure plus tôt ils se donnaient l'un à l'autre avec passion et ardeur. Remettant son pull il courut pied nu sur la route pour la retrouva, chose aisée tant elle ne cessait de pester en remontant la petite route de la colline. Son endurance revenait depuis qu'il avait reprit une activité physique bien contrôlée. Arrivée à ses côtés en un clin d'oeil il ne pu s'empêcher en la voyant lui montrer son doigt. Ce qu'il aurait aimé faire à ce doigt n'était pas du tout catholique. Il se plaça devant elle essoufflé :
- On a pas encore finis cette discussion, il est hors de question que tu partes ! rageait-il en l'empêchant de passer.
Encore une fois, Anya ne se laissait pas démonter et tentait de l'esquiver surtout en le tambourinant de coups. Mais elle ne comprenait pas qu'il n'allait pas bouger. Agrippant fermement ses poignets de ses deux mains, il plaça son front contre le sien en expirant plus fortement :
- Arrête de me frapper, ça suffit ! hurlait-il finalement.
Sans qu'elle s'y attende, il la souleva aisément pour la placer sur son épaule. Elle rugissait sur lui le griffant et le tapant mais il n'en n'avait que faire. Il avait reçu bien plus violent. Arrivé à la maison, il la déposa sans ménagement sur le canapé et du la retenir une nouvelle fois pour qu'elle ne parte pas. Une fois qu'il l'eut bloqué sous son corps, il se rendit compte de la proximité nouvelle de leurs visage. Sans lui demander son avis, il lui donna un baiser profond, quasi sauvage. Ce n'était pas le désir de la retrouver là, non, c'était celui de la posséder et de lui appartenir qui le motivait. Sans douceur il retirait son t-shirt à nouveau en grognant contre ses lèvres. Il les lui mordait avec empressement en agrippant ses seins nu :
- Tu es à moi Anya.. Tu es l'amour de ma vie.. Je suis jaloux à en crever tu entends ça ? Ça te fait plaisir ? Je ne suis qu'à toi depuis toujours. Bordel de merde.. Je te veux. J'ai besoin de toi.
Il avait réussi à se mettre nu lui aussi et alors qu'il était allongé au dessus d'elle, il plaqua ses mains au dessus de sa tête avant de s'enfoncer sans préléminaires. Le souffle court, ses prunelles l'observait avec une attention intense. Il ne la contemplait pas, non, il voulait s'aveugler de sa beauté, de son visage, de son corps. Ses mouvements de bassin étaient intense, furieux, saccadés alors qu'il appuyait sur ses mains :
- Putain.. Anya.. Mon amour.. Tu es à moi.. A moi..
Adieu la passion sensuelle et pressée du début de soirée. Non, c'était limite du sexe vengeur pour Garrett qui voulait laisser ses mots et ses doigts sur la peau de la brune tandis que ses lèvres cherchaient les siennes.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 16:11 Répondre
Les hurlements d'Anya sur lui n'arrangeait en rien les douloureux sentiments qu'il ressentait. La violence de ses mots, ses terribles reproches lui coupait le souffle. Il avait beau faire froid à l'extérieur, il bouillonnait d'une rage qu'il contenait depuis qu'il était de retour. Il tentait de l'esquiver mais elle ne cessait de revenir à lui encore et encore pour l'apostropher et le faire culpabiliser une nouvelle. Poussant un cri de rage, il tapa furieusement contre la table de salon de jardin qui vint légèrement s'affaisser sur la terrasse :
- Alors ça y est ! On y est ? Je savais bien qu'au fond de toi tu m'en voulais, que tu me ferais payer. Je n'ai pas assez payé cet amour que j'ai pour toi ? Bordel de merde Anya crois-tu que j'ai voulu ce silence et cette mort ? Regarde-moi ! M'as-tu vraiment regarder et vu ce que je suis devenu juste pour te retrouver ? Regarde ce que j'ai du traverser pour te rejoindre ! J'ai traversé un putain d'enfer pour toi et tu oses venir me reprocher d'être encore en vie ? Comment tu réagirais toi si tu te réveillais d'un affreux cauchemar de quatre années pour voir toute ta famille, la femme pour laquelle tu as donné ton sang et ton âme qui vivent parfaitement avec un autre ? COMMENT REAGIRAIS-TU ?? Dis le moi ! Je ne pensais pas que tu aurais la bassesse de comptabiliser la douleur des uns et des autres.
Sa main tremblait de nerf alors qu'il faisait les cent pas en s'éloignant d'elle. Il craignait que sa colère ne s'abatte sur elle alors qu'il était déjà entrain d'exploser. Prenant sa tête entre ses mains il sentait qu'il n'était plus en sécurité comme il avait pu l'être quelques minutes auparavant :
- Je fais tout pour te fuir depuis une semaine et tu te jettes sur moi ! Comment veux-tu que je réagisse quand je sais que ce soir et demain et toutes les autres semaines de ma putain de vie tu auras préférer le retrouver lui plutôt que moi ! Parce que c'est ce que tu allais faire n'est-ce pas ? Te coucher près de lui alors que je t'ai possédé ce soir ? Après tout ce que l'on a vécu ? Alors que tu sais pertinemment au fond de toi que c'est toi et moi depuis toujours ! Ta culpabilité je m'en bat les couilles. Oui je veux retrouver ma famille et ma femme. N'importe quel homme le voudrait après avoir subi ce que j'ai vécu. Et je m'en contrefous de ce que pense et ressens ce connard d'Avery ! Maintenant, je devrais m'excuser de t'être revenu c'est ça ? Je ne le ferais pas Anya, maintenant toi dis-le.. Dis-le que tu aurais préféré que je sois dans cette putain de tombe.
Il s'était arrêté, la regardant les yeux brouillés de larmes et de colère. Au fond de lui, il savait que c'était ce qu'elle pensait. D'une voix tremblante, la colère s'apaisant légèrement, il reprit sur un ton toujours plus sec et glacial :
- Dis-le Anya. Ce serait tellement plus simple que je sois mort. Tu n'aurais pas à ressasser tout ça n'est-ce pas ? Tu avais trouvé un équilibre auprès de cet enfoiré. Tu refaisais ta vie et je viens tout détruire. Et maintenant tu culpabilises parce que tu ne veux pas me faire de mal, ni à l'autre abruti. Mais quoi que tu fasses, quoi que tu dises quelqu'un aura mal de toute manière. Et comment veux-tu que je ne sois pas jaloux parce que oui je vais te l'avouer, une part égoïste de moi-même pensait que tu n'allais pas me remplacer. Que tu m'attendrais.. Imagine ma blessure en voyant cette putain de photo de merde dans ton bureau et les questions des enfants sur ma présence ou non à ton putain de mariage !
La colère était revenu et le voila à violemment s'en prendre à la table qu'il détruisait de ses mains.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 15:10 Répondre
L'humiliation était certaine surtout qu'elle ne se cachait pas vraiment pour lui répondre. Silencieux, il restait assis un moment sans oser la regarder. La vue de l'extérieur lui semblait étrangement plus intéressante. Ce coup de téléphone amena un coup de froid glacial entre les deux amants qui s'était sauvagement retrouvés quelques minutes plus tôt. Garrett avait besoin de prendre un peu de recul. Anya venait de dire qu'elle allait rentrer chez lui ce soir. Non, rectification, chez eux. C'était une blessure certaine pour le blond qui comprenait qu'il n'avait été qu'une passade soudaine. Il se redressait finalement à la recherche de son jean. Il l'enfila et se dirigea vers le frigo en ignorant le regard de son amante. Il n'en revenait pas de penser à ça. Anya était devenue son amante.
Prenant un verre, il hésita entre l'eau et un whisky. Finalement, il choisit la boisson forte qu'il bu d'une traite. Il ne regrettait rien si seulement il n'y avait pas eu ce coup de fil. Et pourquoi s'étaient-ils disputés ? Sa curiosité était certaine, il voulait en profiter pour mettre la pagaille entre eux mais ce n'était pas honnête. Enfin, il reposa son attention sur la brune qui semblait complètement perdue. Se resservant un verre qu'il bu aussitôt, comme pour se donner du courage, il dit la seule chose qu'il était nécessaire de dire :
- Ton fiancé te cherche partout, tu ferais peut-être mieux de rentrer.
Son ton était distant, sec. Il n'y avait plus de douceur soudainement, plus d'halètements, de caresses. Se servant un troisième verre, il revint dans le salon pour chercher ses cigarettes qu'il ne trouvait pas ce qui l'agaçait. Voyant qu'elle ne réagissait pas, il sentit sa frustration monter une fois de plus. La patience n'était plus l'une de ses qualités. Il renversa la chaise violemment sur le sol en poussant un cri de rage :
- Pourquoi tu es encore là ? Tu comptais bien partir non ? Il t'as rappelé à l'ordre alors vas-y ! Pars le retrouver, bordel de merde !
Cette violence soudaine faisait malheureusement partie de son seul moyen de communication. Il avait tellement refoulé tous ses sentiments pendant tant d'années qu'aujourd'hui cela explosait sans qu'il puisse se contrôler. Il cherchait toujours ses cigarettes en marmonnant :
- Mais où sont-elles ? Putain.. Pourquoi ? Pourquoi je ne les trouvent pas..
Finalement, enfin, il les trouva près de son blouson qu'Anya avait jeté sur le sol en le déshabillant. Les prenant d'une main ferme, il se dirigea ensuite vers la terrasse toujours torse nu malgré le froid qui était encore présent. Il en était quasiment immunisé désormais. Fumant assis sur les petites marches, il penchait la tête en se la frottant comme un enfant en pleine souffrance. Il avait cet excès de violence qui lui donnait envie de foncer à New York pour tuer de ses propres mains cet enfoiré d'Avery. Il avait pour cela tellement de scénarios qu'il craignait parfois de se laisser happer par l'un d'eux.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 14:37 Répondre
Après ce deuxième round tout aussi sportif, Garrett laissait Anya s'écrouler sur lui. En sueur tous les deux, il ne pouvait s'empêcher de lécher sa peau luisante en partant de son épaule jusqu'à son cou. Dégageant sa crinière brune pour mieux embrasser sa joue et sa tempe, il en profitait pour caresser de son autre main la chute de rein cambrée qu'elle avait. Les yeux mi-clos, il savourait cette sensation cotonneuse et particulière sensuelle dans laquelle il se trouvait. L'un et l'autre avaient retrouvé cette bulle si atypique dans laquelle ils se retrouvaient toujours. Ses mains remontaient délicatement le long de son dos alors qu'il embrassait son front. Entre deux soupirs encore de plaisir, il murmura après elle :
- Les bois ont toujours eu un effet aphrodisiaque sur toi.. Quand l'assumeras-tu enfin, nymphe des bois ?
Un doux sourire s'épanouissait sur ses lèvres alors qu'il penchait enfin son visage contre celui d'Anya pour lui donner un baiser plus tendre, sensuel. L'un et l'autre se caressaient, s'effleuraient comme si ils retrouvaient la vue. Le souffle coupé par les efforts successifs, il vint la contempler tendrement alors qu'elle gardait les yeux clos. Il aurait voulu que ce moment ne s'achève jamais. Naïvement, il était persuadé que ce moment n'était pas un coup de tête et qu'elle allait prendre la meilleure décision pour elle comme pour lui. Embrassant une nouvelle fois son épaule, il allait lui murmurer de rester auprès de lui cette nuit mais la sonnerie du portable d'Anya lui vint aux oreilles.
Le retour à la réalité. Il était tard et sa famille l'attendait certainement. Garrett ne bougeait pas mais gardait la brune contre lui pour s'assurait qu'elle ne partirait pas. Mais le portable sonnait encore et encore brisant définitivement la bulle si particulière qu'ils avaient créé. Comme malgré lui, il frotta son visage d'une main en soupirant après avoir vu son regard coupable :
- Vas-y.. Répond, dit-il simplement.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 13:52 Répondre
C'est une tempête qui s'abat sur Garrett Hedlund. La tempête Anya qui fougueuse et téméraire l'attrapait pour l'entraîner dans les abysses sensationnelles du plaisir. Il aurait du la repousser mais il ne le pouvait pas. Ses mains partirent à l'assaut de son corps en se posant sur ses fesses sur sa chute de reins. Cette hargne, cette passion qu'elle laissait éclater contre son corps avait quelque chose de terriblement divin. C'était comme si son corps explosait de milles sensations et de milles délices. Le blond se laissait malmenait. En fait, il ne contrôlait rien. Ni les baisers de la jeune femme, ni ses caresses. Penchant la tête sur le côté en sentant ses dents et ses lippes dans la zone sensible de son cou, il poussa un grognement de plaisir :
- Anya.. Att.. Bon sang...
Comment aurait-il pu la repousser alors qu'il n'attendait que ça depuis son arrivée ? Qu'il ne rêvait que de ça. Il pensait qu'elle avait repris ses esprits mais elle l'attirait à nouveau contre lui en passant sa main dans son boxer. Il ne pu réprimer un quelconque signe d'excitation ou même d'envie. Elle le tenait littéralement par les couilles. Ses mains remontaient le long de sa crinière alors qu'il lui rendait son baiser plus avidement. Mais le toussotement d'Andreï persistait ce qui vint les ramener à la réalité. A bout de souffle l'un et l'autre, ils s'observaient avec ce regard noir de désir. Anya était déterminée, il le voyait bien.
Comme pris d'un sortilège, Garrett la suivait sans dire un mot. Le regard sceptique de son ex-beau-père ne le faisait même pas sourciller. Il avait vécu trop d'années loin de tout et surtout d'elle pour avoir une quelconque morale. Non, il n'en n'avait plus désormais. C'était elle qu'il désirait. Un point c'est tout. Il monta après Anya sur la moto et partit dans un crissement de pneu en direction de la maison. Sur le trajet, il sentit les mains de la brune continuer de le chauffer. C'était volontaire, il le sentait bien. Sans doute craignait-elle qu'il ne la désire plus en arrivant ? Folie.
Ils arrivèrent rapidement. Il vint ranger la moto près de la terrasse. Sautant de l'engin, il retira ses gants qu'il jeta à terre pour prendre Anya dans ses bras. Ses jambes entouraient ses hanches ce qui lui permit de caresser ses fesses. Il faisait quasiment nuit. Seule les quelques lumières de la maison rappelait que quelqu'un vivait là. Il entra en poussant du pied la porte et vint poser la jeune femme sur l'immense table à manger. Sans douceur, il retira un à un tous les vêtements qu'elle portait tout en la laissant le déshabiller. Lorsqu'elle fut à demie nue, il vint embrasser et mordiller les pointes saillantes de sa poitrine en passant à son tour sa main entre ses cuisses. Elle était brûlante. Remontant ses mains sur son dos, il la maintenait assise sur la table avant de s'enfoncer en elle sans véritable douceur.
Il était trop pressé, trop excité pour réfléchir à quoi que ce soit. Ses mains remontaient à sa crinière qu'il agrippait fermement et il débuta une série de mouvements intense, implacable et sauvage. Ses gémissements rauques se perdaient contre le cou de la jeune femme qu'il avait dégagé en tirant en arrière sur sa crinière :
- Bordel.. Anya.. Mon amour.. gémissait-il comme cherchant encore et encore en elle la réponse à tous les maux qu'il ressentait.
Il avait été incapable de l'emmener dans leur chambre. C'était un besoin vital que de la prendre ici, dans leur maison mais la chambre restait encore le lieu interdit pour lui. Celui qu'il redoutait le plus. Sa peau électrisée semblait retrouver une vitalité qu'il ne pensait plus retrouver. Hagard, il relâcha un moment sa crinière pour caresser maladroitement son corps. Il était comme un drogué qui cherchait sa dope avec urgence. Au fond, il craignait qu'elle l'arrête et qu'elle l'abandonne. C'était sa manière de lui rappeler tout ce qui les avaient liés :
- Putain de merde.. Anya.. Haaaan...
Ses mains sur son corps, son souffle, son rythme saccadé accordé au sien. Il remontait ses lèvres contre les siennes dans un cri bestial vint se perdre en elle sereinement. Ils étaient là, l'un et l'autre se retrouvant comme ils l'auraient fait trois moi après son retour. Son front posé contre le sien, il reprenait son souffle en cessant lentement ses mouvements encore fébrile de cette passion violente qui les avaient pris. Ses lèvres continuaient d'embrasser les siennes. Ce ne serait jamais suffisante. Son goût de cannelle et de sucre sur les lèvres le rendait toujours aussi fou. Sa bestialité était alors lentement remplacée par de la douceur jusqu'à ce que son corps s'abatte contre le sien pour mieux le serrer.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 11:32 Répondre
Il y aurait encore mille choses que Garrett aurait voulu dire à Anya sur son frère mais Andreï était trop boulversé. Se laissant happer par les bras fort et puissant de son beau-père, le blond lui rendait son accolade quelque peu gêné. Il ne cessait de le remercier, de le porter aux nues ce qui était vraiment embarrassant pour le blond qui jetait un oeil sur la brune dont aucun mot ne sortait de ses lippes. Il ne pu la rejoindre à l'extérieur. C'était lorsqu'ils entendirent le bruit sourd de deux voitures se percutant qu'ils finirent par sortir. Anya était en rage et il savait pourquoi. Cette voiture c'était sa jeunesse, son premier symbole de liberté.
Sans se démonter, le blond fonça vers elle craignant qu'elle soit en danger devant l'homme qui allait lever la main sur elle. Livide, il allait détruire ce bonhomme qui osait faire une telle chose. Mais encore une fois, elle n'eut pas besoin de son aide pour se défendre. Fort heureusement, Andreï lui ordonna d'emmener la furie autre part pour gérer l'abruti ce qui permettait à Garrett de ne pas se défouler sur ce dernier.
Tenant fermement Anya dans ses bras il la conduisit sur le petit chemin dans la forêt qui donnait sur le restaurant. A l'écart de tout et de tout le monde, il la relâcha avant de finalement la reprendre dans ses bras lorsqu'elle tenta d'y retourner :
- Non, non, non Anya. Je crois que tu l'as assez bien amoché..
Il aurait voulu rire de tout cela. Avant, il l'aurait fait sans aucun doute. Mais là, il devait la calmer. Elle expulsait toute la colère et toutes les tensions qu'elle avait eu en pleine tronche depuis une semaine. Garrett se doutait bien qu'elle était déstabilisée. Avec douceur, il pris son visage entre ses mains et plongea son regard dans le sien comme pour la rappeler à lui et d'une voix ferme l'appela :
- Anya, stop ! Regarde-moi. Il faut que tu expulses tout ça. Parle-moi.. Dis moi ce que tu as sur le coeur parce que tu ne peux pas suréagir comme ça. Ce n'est que du matériel et je m'en occuperais de la voiture ne t'en fais pas. Mais tu dois parler.. Mon retour et celui de ton frère cela fait beaucoup en peu de temps..
Il la sentait se calmer tout doucement entre ses mains. Elle l'observait comme dans l'attente de quelque chose. Bon dieu, ses yeux si intense l'hypnotisait. Il devait se concentrer pour ne pas plonger ses lèvres sur les siennes, pour ne pas céder. Fermant les yeux, il posa son front contre le sien, son nez caressant le sien :
- Je suis désolé de tout ce que je te fais subir à nouveau..
La proximité de leurs corps le rendait moins nerveux mais attisait un désir et une passion qui ne demandait qu'à exploser. Il sentait qu'elle respirait plus fort et il aurait capable de céder à l'appel de ses lèvres mais Andreï les appela au loin ce qui le fit se reculer aussitôt :
- Je vais te ramener à New York en moto. Je reviendrais ici ensuite m'occuper de ta voiture.
C'était une terrible excuse juste pour la faire revenir, mais il ne voulait pas encore se l'avouer ou même lui avouer.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 00:51 Répondre
Revenir sur la journée ne serait pas forcément des plus intéressant. Garrett n'avait fait que restaurer encore et toujours le bateau. Il avait le projet de partir avec les enfants pour le Brésil, mais il lui restait encore à avertir Anya qui risquait certainement de refuser. Il s'y attendait du moins. Regardant l'heure sur sa montre, il sut qu'il était en retard. Il portait un jean bas qui tombait à la perfection sur ses hanches. Un t-shirt sale et délavé, des cheveux attaché négligemment sur le sommet de son crâne et une barbe de plusieurs jours qu'il n'avait pas tondu. Il avait cette allure de négligé sexy dont toutes les femmes étaient folles.
Tenant sa veste en cuir dans sa main libre il entrait enfin dans le restaurant d'Andreï. Il accepta une boisson mais préféra une tasse de thé en s'installant devant la brune qui semblait vouloir l'ignorer du regard ce qui le frustra une fois de plus. Mais Garrett ne dit rien. Ce n'était ni le lieu, ni le moment :
- Merci de m'accorder du temps, dit-il en regardant Andreï s'asseoir près de sa fille, je vous ai demandé de venir car j'ai quelque chose d'important vous annoncer. Je sais qu'encore une fois cela va vous paraitre insensée voire même improbable mais.. Mais en Sibérie j'ai fais une rencontre qui a bouleversé ma vie.
Le blond avait posé son regard sur Anya qui écoutait impassible. Pourtant, il lisait dans son regard une peur soudaine, une jalousie méfiante et une crainte sans précédent. Alors, il reprit, pour la rassurer une nouvelle fois :
- Dans mon malheur j'ai rencontré Alexeï.. Alexeï Siminiov. Et tu avais raison Anya, il est ton portrait craché.
- Tu.. Tu as trouvé Alexeï ? balbutiait Andreï les yeux larmoyant.
- Oui, il était lui aussi prisonnier d'Astor mais sous une autre identité. Après avoir travaillé pour l'armée britannique il s'est fait enrôler dans une cellule terroriste qui l'a vendu par la suite. Mais il vous expliquera tout cela beaucoup mieux que moi.
- Il.. Il est ici ? reprit aussitôt le bulgare.
- Non, il doit suivre une batterie de tests. Il sera là en fin de semaine. J'ai réussi à négocier son entrée sur le territoire américain avec une carte de séjour. Je dois aller le chercher à l'aéroport, souhaiteriez-vous m'accompagner ?
Devant le silence inquiétant des deux Siminiov, Garrett se mit à raconter leur rencontre et comment ils étaient devenus amis. Alexeï avait quelques souvenirs de sa famille et il se souvenait d'ailleurs de ce jour maudit où leur mère avait tenté de les vendre. Elle avait d'ailleurs réussit avec lui. Il avait eu une enfance heureuse à Londres jusqu'au jour il eut appris qu'il avait été acheté. C'était là qu'il avait mal tourné :
- Je l'ai reconnu à ses yeux, dit-il en se tournant vers Anya en prenant ses mains dans les siennes qu'il serrait délicatement, il a les mêmes que les tiens.
immarcescible, Posté le dimanche 10 octobre 2021 00:40 Répondre
A la lueur des étoiles
A la lumière du jour
Mon amour pour toi sommeille sans détour.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 19:57 Répondre
Ô mais il aurait pu être bien pire, se disait-il silencieusement alors qu'elle le fuyait du regard à nouveau. Il n'arrivait pas à déceler si c'était de la gêne, de la honte ou encore de la timidité. Toutes ces années avaient brouillé le radar de Garrett en ce qui concernait les émotions d'Anya. Il ne pouvait plus se fier à quoi que ce soit. De toute manière, elle changeait vite de sujet en évoquant les devoirs de Charlie. Il comprit rapidement qu'il s'agissait surtout pour elle d'une manière élégante de s'enfuir. Il ne la retenait pas. Il ne le pouvait pas c'était trop risqué. Mais il y eut cette petite décharge qui les lia l'un à l'autre le temps d'une seconde. C'était aussi foudroyant que dans son souvenir.
- Ô Anya pourquoi nous infliges-tu ça ? se murmurait-il à lui-même en la voyant s'éclipser rapidement.
Arrivés l'un et l'autre devant sa moto, il vint l'enjamber en souriant légèrement suite à ce vieux souvenir étrange. Il sortait les clés de son blouson de cuir frotta sa barbe de sa main libre avant de répliquer :
- J'ai toujours aussi peur de boire ce que tu me tends, plaisantait-il amusé, avoueras-tu enfin que tu avais fait exprès de me droguer ?
Enfin, il enjamba la moto avant de mettre les clés sur le contact. Il désirait plus que tout passer du temps encore et encore avec elle. Mais ce n'était pas raisonnable. Et elle lui avait promis de venir à sa rencontre avec Andreï. Il pensait à Alexeï qui allait certainement arriver très prochainement. Il voulait préparer les deux bulgares à cette arrivée si impromptue. Comme si son seul retour ne suffisait pas, il leur imposait celle du jumeau disparu :
- Je ne peux rien te dire sans ton père Blackbird.. J'ai bien trop peur que cela te bouleverse encore.
Voyant sa mine renfrognée, cela fit naître un autre léger sourire sur ses lèvres. Il s'approcha donc d'elle et appuya son pouce sur cette petite ride de contrariété qui poussait toujours entre ses deux sourcils et qu'il aimait embrasser autrefois. Diable qu'il avait envie de presser ses lèvres dessus :
- Demain dans la soirée ? Chez ton père ? Je vous dirais tout... Maintenant rentre. Petit Pois risque de déjà pencher sur son mini-théâtre interactif.
Démarrant enfin sa moto, il la regarda une dernière fois avant de partir. Il s'était accroché de toutes ses forces pour ne pas se jeter à son cou et lui donner ce baiser qui lui ravageait le coeur et l'âme. Au moment même où il quittait le trottoir sur sa moto qui ronronnait, une bande de jeunes femmes venaient rapidement admirer le motard s'enfuir. Elles étaient jeunes et semblaient friandes des hommes plus âgés. Les pauvres, elles s'extasiaient toutes sur lui sans le connaître et cela tout près d'Anya.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 17:47 Répondre
L'argent restera toujours une source de conflit entre les deux. Mais Garrett ne voulait plus en parler. L'idée d'un café lui plu et il décida de la suivre tout simplement. L'un et l'autre gardaient précieusement leurs mains loin de tout contact possible. C'était étrange que de marcher à ses côtés sans pouvoir la toucher. Simplement, il la laissa gérer les cafés. Vu la queue qui se trouvait, il décida d'aller au bureau de tabac le pas prés et de se prendre quelques paquets. Il était déjà à cours de cigarettes depuis son retour. Son médecin hurlerait en apprenant ça.
Peu importe, il en ressortit rapidement et vit Anya qui le cherchait. Elle semblait paniquée. Rapidement, il la rejoignit et s'installa face à elle après avoir écrasé son mégot dans le cendrier le plus proche.
La lumière si éclatante du soleil reflétait sur ses mèches brune. Elle étincelait de beauté à cet instant précis. Mais il gardait pour lui tout commentaires. Il craignait d'être inconvenant. Andreï avait dit qu'elle était heureuse et Charlie qu'ils allaient se marier, qu'elle avait déjà sa robe. Le mariage n'était dans pas très longtemps. Cette simple idée lui redonnait la nausée. Alors qu'il finissait de prendre une gorgée, il fut surpris du compliment d'Anya sur son visage. Il se trouvait repoussant depuis son retour, non pas qu'il se soit trouvé plus beau un autre jour mais là, il ne comprenait pas ce qu'elle pouvait bien lui trouver avec toutes ses cicatrices :
- Merci c'est gentil, dit-il simplement, même si je crois que tu es aveuglée par le soleil Blackbird.
Il était trop troublé pour laisser quoi que ce soit paraître. Baissant un moment les yeux, il vint joindre ses deux mains sur son gobelet. Tenir quelque chose l'empêchait de vouloir prendre ses mains dans les siennes. Il lui précisa tout ce qui c'était passé avec les enfants tout le week-end. Il lui parla du bateau, du camping et du visionnage des films ainsi que de la pièce de Charlie. Mais un autre sujet lui brûlait les lèvres :
- Mon arrivée pose des problèmes dans votre couple ?
C'était atroce que de parler de cela avec elle. Il n'en n'avait pas envie, mais ses cernes sous les yeux l'intriguait, l'inquiétait. Posant à nouveau ses prunelles inquisitrice sur son visage il essayait de rester le plus neutre possible. Est-ce qu'il était heureux de savoir que sa présence mettait possiblement à mal leur relation. BIEN SUR ! Son dieu intérieur ne pouvait que s'en féliciter en compagnie de son orgueil :
- Il a peut que je sois comme lui ? Un vautour guettant que sa proie soit seule et isolée pour la voler à un autre animal blessé ? rageait-il dans un murmure.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 17:14 Répondre
Comme pour conjurer l'absence qu'il avait fait subir aux enfants, Garrett s'en occupa le plus possible. Ils mangèrent tout et n'importe quoi. Regardèrent tous les films de Jasmine qu'ils commentèrent sous les yeux embués de leur père. Les filles chantèrent en utilisant sa vieille guitare et Pasha osa retenter quelques pas de danses. Ils dormirent tous ensemble à la belle étoile le samedi soir malgré le froid.
Garrett leur apprit à faire un feu, à chasser et se repérer grâce aux étoiles. Toutes les nuits, leur père les veillait en fumant. C'était comme si il était redevenu le chef de meute qu'il cherchait à tout prix à protéger. Il dormait peu ce qui creusait encore plus ses cernes. Mais il s'en fichait, il était juste heureux parmi eux.
Le dimanche, ils travaillèrent ensemble sur son bateau qui reprenait vie. Garrett promis aux enfants de les emmener pour les vacances au Brésil. Charlie et Pasha regardaient surpris Jasmine qui s'exaltait d'une telle nouvelle. Jamais encore ils ne l'avaient vue si expressive. Pendant ce fameux week-end, Garrett eut le temps de parler longuement avec Pasha, lui poser des questions sur Mike, ou encore sur son arrêt de la danse :
- Tu étais si doué pourquoi abandonner ?
- Parce que je voulais protéger notre famille. Je t'avais entendu dire au dernier Noël qu'ils allaient te tuer. Et je.. Et je ne voulais pas qu'ils viennent nous chercher maman et moi.
Sa peur était compréhensible, Garrett rassura son fils et lui assura que plus personne ne serait désormais en danger. Charlie restait encore et toujours la petite trouble fête. Son rire et sa joie enveloppait toujours tout le monde d'un tendre sentiment d'apaisement. Jasmine ne cessait de sourire en voyant la petite brunette reprendre ses petits spectacles d'enfant tout en créant des décors de théâtre qu'elle avait peint pendant que les garçons travaillaient sur le bateau :
- Tu pourrais y faire des dessins sur le bateau, proposât son père alors qu'il servait le repas du dimanche soir.
- J'avais oublié la tradition du croque-monsieur du dimanche soir.
Jasmine avait raison, c'était une vieille tradition lorsqu'elle était enfant et elle prenait plaisir à la faire découvrir au reste de la famille. Charlie tapotait ses mains heureuse de la proposition de son père auquel elle donnait un doux baiser. L'ambiance était douce chaleureuse même si il manquait une certaine personne. Ce fut Charlie qui brisa le silence avec son aplomb extraordinaire :
- Tu vas laisser maman avec Jack du coup ?
- Charlotte ! hurlèrent en choeur les deux autres.
- Petit Pois ce sont des questions de grand. Ta mère semble.. Elle semble heureuse avec cet homme. Beaucoup de choses ont changé depuis mon départ. C'est comme ça..
- Mais tu l'aimes plus ? demandait-elle à nouveau sous les regards horrifiés des deux autres.
Garrett souriait doucement et vint caresser sa joue avant de lui piquer un bout de son croque découpé :
- Je l'aimerais toujours, répondit-il tendrement, mais maintenant mange petite curieuse.
Lorsqu'il déposa tout le monde à l'école le lundi, il en profita pour ramener le pickup chez Andreï. Ils burent un café et il donna les clés du camion pour que son ex-beau-père les rende à Anya. Il rentra tranquillement à pieds et eut le droit au coup de téléphone du notaire. C'était un rendez-vous surprenant étant donné qu'il était rentré depuis uniquement quelques jours. Pourtant, il se rendit à ce fameux rendez-vous et en moto.
La colère le guidait en voyant Anya s'échapper du bureau. Elle savait pertinemment ce qu'elle allait lui dire sur ce foutu argent qu'elle n'avait pas touché et cela l'énervait. Sans qu'il puisse s'en empêcher, il se mit donc à la suivre d'un pas léger. Quasi invisible, elle sentit son coeur se serrer en la voyant entrer dans une librairie. Elle parcourait les rayons comme elle le faisait lorsqu'elle était adolescente chez lui. Un souvenir lui frappa l'esprit et cela l'ému. Mais tellement pris dans ses souvenirs, il ne se déroba pas lorsqu'elle fonça sur lui. De toute manière, il n'en n'avait pas envie :
- Et toi ? Tu ne devais pas utiliser cet argent pour vivre correctement ?
Ses yeux exprimaient une lueur étrange. C'était comme si il essayait de comprendre pourquoi elle n'avait pas voulu de cet argent. De son index, il baissa lentement les livres qu'elle tenait contre elle. Son oeil perplexe les identifia ce qui lui fit faire une légère moue :
- En quatre ans j'ai du manquer beaucoup de best-seller. Il va falloir que je m'y remette. J'ai demandé à ce que la moitié de tout ce qui était à moi soit transféré à ton nom. J'ai juste gardé la maison du lac si ça ne t'ennuie pas, ainsi que le voilier et ma moto. Le reste te servira si tu en as besoin.. On ne sait jamais de quoi la vie est faite.
Regardant sa montre, toujours celle qu'Anya lui avait offerte, il se dirigea vers la sortie. Les mains dans les poches, il ne supportait plus les endroits clos, sombre et étriqué. Prenant une ample inspiration il la sentit derrière lui. Jetant un coup d'oeil sur elle, il lui proposa :
- Mon père est au courant, Maggy aussi de mon retour. Lucrezia arrive ce soir. Tout le monde risque de vouloir que je fasse une fête pour mon retour. Accepterais-tu de venir ? Ce serait dans trois jours.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 15:41 Répondre
C'était une nouvelle claque pour Garrett que d'entendre tous ces mots. Il revoyait le sourire de cet autre homme tapi dans l'ombre qui avait su attendre le bon moment pour s'accaparer sa famille, son amour. Il restait mutique même lorsqu'Andreï repartit. Il n'avait pas eu le courage de lui parler d'Alexeï, il le ferait à un moment propice se dit-il. Mais la venue de Pasha lui changea les idées. La nouvelle de son coming-out ne fut pas une surprise ou du moins, il ne réagissait pas du tout négativement. Il vint simplement offrir un sourire à son garçon qui avait tant grandit et caressa sa nuque en le tenant contre lui :
- Tout ce qui m'importe dans ce monde c'est ton bonheur Pasha. Peu importe qui c'est.. Je veux juste te voir heureux. Et n'écoute pas ta mère, je n'ai jamais été un grand homme à femmes comme elle aime le dire à tout va.
C'était étrange de se dire qu'ils avaient le temps de tout désormais. Le temps de redécouvrir le passé et de construire le futur. Garrett se sentait apaisé au contact de ses enfants. Ils lui donnaient une raison toute particulière de continuer d'avancer et c'était le plus important. Après le repas, il remercia une nouvelle fois les Siminiov et les laissa l'enlacer une nouvelle fois. Ce n'est qu'une fois dans la voiture que Jasmine proposa ce qu'il avait eu envie de remettre à plus tard. Voir la maison où ils vivaient désormais et revoir son père. Mais il accepta :
- Préviens ta mère que nous passerons en début de soirée. Cela va être l'heure du thé, Maggy aura certainement préparé des biscuits. Quoi que je crois que Tamara a finis par me rassasier avec toutes ses pâtisseries.
Cela faisait rire les enfants qui repensaient à la tête de Tamara voyant Garrett toujours pas rassasié malgré tous les riche plats qu'elle avait préparé. Ils arrivèrent à New York qui était en pleine émulation. Garrett n'avait plus l'habitude du bruit, il était donc bien content de regagner Greenwich Village et de voir la maison de son enfance. Les enfants étaient excités par toute ces nouvelles et ils comptaient bien en faire une surprise de taille pour Maggy :
- Ne va pas sonner papa, demandait Jasmine, Maggy est vraiment vieille elle va sûrement faire une attaque en te voyant.
- Ou croire que tu es un fantôme ! proposait Charlie en palpant son père une nouvelle fois pour s'assurer qu'il était bien là.
Pasha riait en regardant son père avec cette moue qui disait "tu vois ce que je te disais, elles ne sont pas possible". Cela fit aussi sourire Garrett qui laissa donc les enfants faire. Restant caché derrière la porte, les trois chérubins sonnèrent à la porte. Maggy ouvrit bien entendu et poussa un cri de joie en les voyant :
- Entrez, entrez ! Vous arrivez à l'heure pour le thé et les biscuits mes agneaux !
La voix de la vieille femme ému Garrett qui n'osait pas bouger de sa place. Il craignait qu'elle se mette à hurler et pleurer. Il n'aurait pas pu supporter une nouvelle fois tant d'effusion de crises et de larmes. Pasha laissa la porte grande ouverte et cela permis au blond de tout entendre :
- Vous n'êtes pas à l'école aujourd'hui ? demandait la vieille femme.
- Non, non, Maggy, maman a trouvé une surprise surprenante à la maison du lac. C'était important pour nous de la voir.. Et on voulait aussi te la présenter.
La vieille femme s'étonnait d'une telle chose. Garrett entra après une longue inspiration et pu contempler de dos cette femme qui l'avait bordé, consolé et éduqué toutes ces années. Il craignait de l'effrayer. Sur le pas de la porte, il n'osait pas entrer mais les enfants lui faisaient signe de venir tout excités à l'idée que la surprise prenne enfin vie :
- Bonjour Maggy-jolie, dit-il en la surnommant de ce nom affectueux qu'il lui donnait enfant.
Elle avait un coeur de plomb car elle ne sourcilla pas. Se retournant lentement, elle laissa quelques larmes couler sur ses joues en portant ses mains au visage de Garrett. Elle pleurait sans effusion comme avait pu le faire Tamara qui était dans le surplus. Non, elle était modeste, douce et complètement chamboulée. Venant serrer ce petit garçon qui lui avait fait mille frayeurs en une vie, elle pleurait, pleurait :
- Quand cesseras-tu donc de me faire les pires frayeurs ?
- Jamais Maggy-jolie. Tu sais bien que je reviens toujours... répondait-il attendri.
Ils prirent le thé tous ensemble et s'amusèrent de cette Maggy qui ne semblait pas vieillir. Il y eut bien entendu une nouvelle effusion lorsque Nate rentra du travail. Pour le coup, il du s'accrocher à la rambarde de l'escalier après avoir entendu son fils parler dans le petit salon. Ce fut un après-midi doux, tranquille pendant lequel les enfants racontaient tout un tas de choses que Garrett apprenait. Puis, vint le moment où ils s'arrêtèrent devant l'immeuble où vivait désormais Anya.
Le blond ne sortait pas de la voiture et précisa aux enfants de faire vite ce que les grands comprirent. Regardant par la fenêtre, il tournait le dos volontairement à l'immeuble qui contenait les deux nouveaux amoureux. Il ne voulait pas s'en rajouter en imaginant leur maison et toutes ces choses si particulières qu'ils pouvaient y faire. Soudain, il entendit le petit toussotement de la brune. Se retournant, il vit qu'elle se trouvait sur les premières marches du bas de l'escalier et qu'elle l'observait. Il se décida donc à sortir du pick-up et s'approcha d'elle tout en restant à une distance relativement respectueuse :
- Je prends les enfants pour cette nuit. Etant donné que c'est vendredi demain, ça ne t'ennuie pas de les faire sécher à nouveau ? Je voudrais profiter un peu d'eux.. Promis, lundi je les ramènerait à l'école. De toute manière, j'ai un tas de rendez-vous lundi.. Il semblerait qu'il soit plus compliqué de faire revivre administrativement quelqu'un de mort depuis quatre ans, dit-il avec un léger rire gêné, enfin bref.. Les enfants t'enverront des nouvelles dans le week-end.
C'était atrocement gênant. Cette distance forcée, cette impression de ne pas être à l'aise. C'était trop pour lui. Il soupirait en fermant les yeux juste un instant et vint finir par dire :
- J'aurais juste besoin de te parler de quelque chose la semaine prochaine.. En présence de ton père.. Tu pourrais m'accorder un moment ?
- Anya chérie où as-tu mis mon après-rasage ? demandait une voix sortie de nulle part.
Garrett se tendait en voyant Avery devant l'entrée de la porte. Sans se dégonfler, le brun descendit les marches et vint donc saluer le blond comme si c'était la chose la plus normale du monde. Posant un bras autour des épaules d'Anya, il tendit la main en souriant :
- Garrett ! Ravi de vous voir à nouveau parmi nous. Les enfants sont dans un tel état d'excitation, on dirait que Noël est arrivé plus tôt que prévu.
Le silence et un mur de glace lui répondirent. Les yeux du blond s'étaient soudainement figés sur ce bras qui enlaçait son épouse. Inspirant profondément, mille images lui venait à l'instant en tête où il arrachait les yeux de ce médecin de pacotille ou encore en donnant à manger ses testicules à des lions. Impassible, Garrett ne répondait pas. Il se sentait en colère, humilié et blessé de la présence de cet homme. Se penchant sur le côté, il appela donc les enfants avant de dire à Anya :
- Nous devons y aller, nous avons prévu d'aller au cinéma ce soir. Bonne soirée.
Au même moment, tous les trois ils descendirent avec leurs sacs de voyages et accompagné de Nana qui suivait toujours le mouvement. Ils embrassèrent leur mère et saluèrent Jackson ce qui permit à Garrett d'en profiter pour disparaître dans le pickup.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 13:02 Répondre
Se retrouver tous ensemble dans la même voiture lui rappelait de doux souvenirs. Le temps de dix minutes, Garrett eut l’impression d’avoir remonté le temps. Charlie qui jacassait, Pasha et Jasmine jouant à des jeux secrets. La présence d’Anya près de lui conduisant méthodiquement. Mais il y avait un « mais ». Il ne pouvait pas poser sa main sur elle tant elle était désormais inaccessible.
Frustration qui ne fit que de se développer lorsqu’il vit la fameuse SUV devant le restaurant. La source de sa colère se développa en un rien de temps. Il n’avait pas envie de bouger de peur de se jeter sur lui et de lui exploser le visage.
Les enfants sortaient déjà de la voiture pour aller saluer l’homme qu’il haïssait le plus au monde. Celui qu’il enviait le plus au monde. Le regard désolé d’Anya ne suffisait pas. Pire, elle accouru jusqu’à lui pour lui parler. Il lisait sur les lèvres et son faux air de compréhension le raidit de plus belle. Lorsqu’il sortit enfin de la voiture, il fit ce qu’il semblait être juste. Il les ignora simplement. Les enfants accouraient déjà à l’intérieur du restaurant pour aller chercher Andreï surprit de les voir un jour de semaine ici.
Le vieil homme ne se remettait pas de la vision qu’il avait. Garrett entrait dans le restaurant, bouleversé de voir Anya disparaître avec cet autre homme. Cette image le bouleversait profondément. Ce qui devait être un moment de retrouvailles devenait un tragique retour à la réalité :
- Garrett ! Mon dieu ! hurlait Tamara tandis que son mari restait statique.
Le blond prenait son ex-belle-mère dans les bras en lui offrant un sourire attristé. Elle pleurait toutes les larmes de son corps en priant en bulgare. Il lui demanda avec douceur dans sa langue natale de se remettre et que tout allait bien. Andreï venait le prendre dans ses bras et le serrait fort comme s’il s’agissait de son fils. Garrett lui rendait l’accolade. Lui savait ce qu’il avait pu vivre :
- Jamais je n’aurais cru te revoir.. C’est un choc.. Où.. Où est Anya ? demandait-il.
- Oh, maman est repartie avec Jack.
- Quoi ? s’insurgeait le bulgare devant la réponse de Charlie qui picorait déjà les tapas du midi.
Garrett ne répliqua pas. Il en était incapable de toute manière. Les enfants demandèrent une table et Andreï ne refusa pas, jamais il ne leur refusait quoi que ce soit de toute manière. Installés à table, Garrett demanda plusieurs plats sous l’oeil amusé de ses enfants :
- Tu as toujours aussi faim papa ? demandait Charlie en mettant convenablement sa serviette sur ses cuisses.
- Je suis un ogre affamé depuis toujours Petit Pois.
- Papa, tu accepterais que l’on reste dormir ce soir ? On s’en fiche un peu des cours maintenant que tu es là. On a plein de choses à te montrer comme les vidéos de Jasmine..
- Si votre mère n’y voit pas d’inconvénients oui.
Il répondait simplement, sans réelle effusion. Non pas qu’il soit devenu un robot mais il avait gardé une certaine forme de réserve depuis ces quatre années. S’épencher n’était plus ce qui le caractérisait. Les enfants étaient un peu déçu mais ne le montrèrent pas. Ils étaient bien trop heureux de pouvoir déjeuner en compagnie de leur père.
Garrett découvrait toutes les nouvelles spécialités du restaurant des bulgares. A chaque nouveau plat, Tamara venait et ne pouvait s’empêcher de pleurer à chaude larmes. Cela agaçait quelque peu Garrett qui au bout du troisième plat s’excusa auprès des enfants pour aller fumer.
Le besoin de solitude et d’une cigarette était plus présent qu’il ne le croyait. Enfin seul, il huma l’odeur des bois qu’il aimait tant et inspira profondément le poison fumant. Andreï le rejoignit et fuma à ses côtés :
- Qu’est-ce qu’il s’est passé mon garçon ?
- Ce que je craignais le plus..
Il devait une nouvelle fois évoquer ce qui c’était passé. Mais ce qui était bien avec Andreï c’était qu’il n’avait pas besoin d’en dire beaucoup. Lui savait pertinemment de quoi il parlait. A la fin de son discours, Garrett demanda malgré lui :
- Elle.. Elle est heureuse avec lui ? Sincèrement..
C’était comme un appel à l’aide qu’il lançait à son ex-beau-père. Lui, ne lui mentirait jamais. Levant les yeux vers lui, il allait finir sa cigarette mais il attendait désespérément une réponse. Il n’allait pas mentir, bien sûr qu’il espérait qu’il lui dise ce qu’il voulait entendre. Mais il voulait surtout la vérité.
immarcescible, Posté le samedi 09 octobre 2021 07:36 Répondre
C'est silencieux qu'il les observait rompre le silence pesant de la maison. Les trois petits enfants devenu grand occupaient l'espace, le faisait vivre à nouveau. Garrett n'en n'avait jamais espéré autant. Anya s'était isolée pour ranger tout dans la cuisine, cela ennuyait le blond qui ne voulait pas qu'elle se sente obligée à quoi que ce soit mais les enfants le retenaient en otage assis sur le canapé. Charlie gardait obstinément ses bras autour de lui tandis que Jasmine et Pasha demandaient des explications claires.
Garrett resta en surface concernant ce qui c'était passé et expliqua simplement que suite à l'incident de l'aérodrome il était tombé une année dans le coma. Après cela, ils lui proposèrent de profiter de sa mort pour finir sa mission. Si Charlie se fichait du pourquoi et du comment de son absence, Jasmine n'était absolument pas contente du reste :
- Donc pendant tout ce temps tu étais vivant et tu aurais pu rentrer à la maison ?
- Jazz c'est plus compliqué que cela, tentait de minimiser le père en essayant d'attraper sa main dans la sienne, si j'avais pu bien sur que je serais revenu plus tôt.
- Et une carte ? Une lettre ? Non ?! C'est trop demandé ??!
La petite fille avait céder à une jeune femme pleine d'assurance qui s'exprimait beaucoup mieux. Garrett comprenait qu'elle réagisse ainsi, mais jamais il ne l'aurait cru capable de cela. Honnêtement, il pensait surtout qu'Anya aurait réagit de la sorte. Il n'eut pas le temps de se défendre que déjà elle repartait en se levant du canapé. Elle était littéralement en pleine crise de nerf, ses larmes tombant sans qu'elle puisse les contrôler :
- Pendant toutes ces années nous avons vécu avec la douleur de ta mort ! Maman a tout perdu à cause de toi et de ton égoïsme ! Même Pasha a tout abandonné pour te ressembler ! Mais tu n'es pas un héros, tu es un menteur ! MENTEUR ! Comment as-tu pu nous faire ça ?
Lorsqu'elle quitta le salon pour l'extérieur, Garrett n'avait toujours pas bougé. Charlie restait blottie contre lui, son visage caché entre ses mains. Le silence était à nouveau présent dans la maison mais là, il était sensible. Pasha posa une main sur l'épaule de son père désolé de la situation. C'est avec une grande et impressionnante maturité, comme lorsqu'il était enfant, qu'il tenta de rassurer son vieux père :
- Elle est bouleversée comme nous tous ne t'en fais pas, disait-il tout bas comme pour minimiser la scène qui venait de se produire, ça a été très dur pour nous tous. Ton retour fait juste ressurgir toutes ces années de deuil.
Garrett offrit un léger sourire contrit à Pasha et vint déposer un baiser sur le front de Charlie qui ne bougeait toujours pas. Elle restait recroquevillée contre son père. Nana vint faire la liaison et tapota la cuisse de l'enfant pour quémander son attention. Le blond cherchait désespérément Anya du regard. Il avait besoin de son aide. Mais elle était dehors à téléphoner. Soupirant doucement, il s'arracha du canapé en se dirigeant vers l'extérieur pour voir Jasmine sangloter assise en haut de la cabane qu'ils avaient construits ensemble autrefois. Toquant doucement au bois, il demanda :
- Je peux entrer ?
- Fais comme bon il te semble, après tout tu l'as fais pendant quatre années.
- Jazz, soupirait son père en grimpant pour la rejoindre.
Assis l'un à côté de l'autre, il la laissa pleurer avant de simplement enrouler ses épaules de son bras. Elle se blottissait d'elle-même contre lui, cherchant son affection. Elle s'excusait à moitié d'avoir hurlé devant tout le monde mais il lui rappela qu'elle avait raison :
- C'était égoïste je le sais. Mais dès fois dans la vie on fait des choix qui sur le moment nous paraissent juste et raisonné. Ma seule mission était de revenir à vous, quoi qu'il en coûte. C'était ça le plus important. Je ne pouvais pas faire autrement. Il m'a fallu traverser l'enfer pour vous retrouver et si c'était à refaire, je le ferais..
L'enfant qu'il tenait entre ses bras n'était plus une enfant justement. Il s'agissait d'une jeune femme. C'était un voyage dans le temps qu'il ne supportait pas. Pire, il étouffait dans cette cabane qui lui rappelait les murs épais et étroit de sa cellule. Il demanda à Jazz de sortir et ils vinrent rejoindre le salon où Charlie brossait Nana et Pasha les regardaient pensif. Le père et la fille étaient réconciliés même si la douleur de ce retour était aussi une joie certaine :
- Je ne partirais plus Petit Pois, précisa enfin le blond, je compte bien rester pour profiter de vous.
Anya n'était toujours pas rentrée. Son air à l'extérieur semblait soucieux et cela troubla Garrett. Il espérait qu'elle n'avait pas d'ennui. Les enfants virent le regard de leur père et ils se rappelèrent soudainement Jackson. Ils se sentaient mal à l'aise et Charlie se cru obliger de dire :
- Maman va devoir rendre sa jolie robe blanche.
- Charlotte ! hurlèrent en choeur Pasha et Jasmine.
- Ne vous inquiétez pas je suis déjà au courant pour votre mère et.. et c'est bien qu'elle ai rencontré quelqu'un qui.. enfin, bref, est-ce que cela vous dis d'aller faire une balade dans les bois ? Ensuite nous irons manger chez votre grand-père d'accord ?
Garrett faisait clairement l'autruche. Parler de sa relation avec leur mère était encore impossible car lui-même ne savait pas comment l'aborder. Tous soutirèrent à l'extérieur accompagné de Nana et marchèrent en direction de la forêt. Sur le chemin ils firent signe à Anya de les rejoindre. D'un pas tranquille, ils racontèrent tout à leur père. Leurs nouvelles passions, l'école, les amis. Il avait tant à amasser en information qu'il sentit le début d'un mal de tête. Mais il s'en fichait, il était juste heureux de les entendre sans croire à une hallucination. Peu de temps après, la brune vint enfin les rejoindre accompagnée de Nana qui ne la quittait pas :
- Tout va bien maman ? demandait Pasha toujours soucieux du bien être de sa mère.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 21:31 Répondre
Cela amuse quelque peu Garrett de la voir lui donner une liasse de billets. Terriblement obsolète entre ses doigts se disait-il alors qu'il aurait fait n'importe quoi quelques mois plus tôt pour pouvoir manger ne serait-ce qu'un bout de pain. Mais là, alors qu'il regardait les billets se frotter entre eux et la main d'Anya dans la sienne, il ne peut, non, il ne veut pas bouger.
Son souffle se coupe en sentant les lèvres de la jeune femme se poser sur sa joue, sur le coin de ses lèvres. Non, non, non, son corps va flancher si elle continue et il n'arrive pas à l'arrêter. Il ne le pourra jamais. Mais c'est si bon de sentir le souffle chaud de son haleine se mêler au sien. Ses lèvres sensuelle s'emparer des siennes. C'est comme retrouver goût à un ancien bonbon dont on avait oublié vaguement le goût et la texture. Le blond venait agripper sa joue de sa main libre alors que l'autre tenait fermement sa main.
Mais trop vite à son goût elle le relâcha. Elle le quittait déjà. Sa déception était nette lorsqu'elle le laissa ainsi seul dans le salon trop immense pour lui. Jusqu'au bout il espéra qu'elle fasse demi-tour et qu'elle se jette dans ses bras. Abandonnant tout pour le rejoindre lui. Le silence de la maison lui rappela sa propre solitude. Serrant l'argent qu'elle lui avait laissé, il vint le poser sur la table. Il avait besoin de marcher. C'est ainsi qu'il fit un tour dans le hangar. Il constatait que le temps avait fait un peu son oeuvre et il notait mentalement toutes les choses qu'il devrait réparer ou remplacer. Cela ne faisait rien. Au moins, ça l'occuperait.
Il redoutait toujours le moment du sommeil.
Aussi, il repoussait machinalement cet instant jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus. Après avoir travaillé un peu sur son bateau il alla faire un tour dans les bois. C'était étrange que d'entendre ces vieux sons qu'il avait oublié. Il y avait une sorte de pèlerinage à se balader de la sorte. Il réfléchissait, pensait. Il était très tard lorsqu'il arriva dans la chambre. Debout devant le lit qu'il lorgnait il n'arrivait pas à s'y coucher. C'était la première fois depuis des années qu'il allait dormir seul dans ce lit qui avait connu tant de soupirs, de tendresse et de passion. A peine fut-il couché qu'il laissa sa peine le prendre en grippe. Il du le quitter rapidement de peur de se voir pleurer.
Finalement, il dormit à l'extérieur dans son sac de couchage. Il se sentait plus serein dehors, comme si il avait la possibilité de s'enfuir. La maison lui rappelait trop de souvenirs. C'était trop étrange. Bien évidemment, il ne trouva le sommeil qu'une petite heure mais ce n'était pas grave. Il avait tout un tas de choses à faire. Après avoir mangé quelques gâteaux secs qui traînaient dans un placard et bu la brique de jus, il se attela à nettoyer toute la maison. Il voulait que tout soit prêt lorsque les enfants arriveraient. Il était encore tôt, il en profita donc pour ranger ensuite le jardin et sortir toutes les affaires de la terrasse comme les transats et la table de pique-nique.
Il n'avait toujours pas appelé qui que ce soit. De toute manière, il n'avait pas de téléphone et Anya avait du couper la ligne car aucune tonalité sonnait lorsqu'il décrochait. Il fumait assis sur la terrasse, fraîchement douché et fumant lorsqu'il entendit une voiture dans l'allée. Regardant la montre qu'Anya lui avait offert des années plus tôt, il constatait qu'il était dix heures piles. La porte de la maison s'ouvrait et il eut juste le temps de se retourner. Une petite fille aux yeux d'un bleu intense le regardait comme choquée persuadée d'avoir croisé un fantôme sans doute. Garrett reconnut Charlie et lui offrit un tendre sourire :
- Bonjour Petit Pois, voilà que tu as bien grandis.
Elle se mit à pleurer avant de courir et se jeter dans les bras de son père qui la recevait contre lui. Son nez s'enfouissait dans ses boucles brune qu'il avait toujours aimé et il eut l'impression de sentir son coeur se serrer de douleur en la sentant si grande dans ses bras. Soudain, deux autres hoquet de stupeur le ramena à la réalité. Jasmine et Pasha si grands. Garrett prenait comme un coup en plein visage le temps qui était passé. Il reposait délicatement Charlie sur le sol mais la gardait contre lui en avançant malgré tout vers les grands :
- Je suis désolé du retard de mon retour.. Je suis désolé, dit-il avec une émotion certaine.
Ses yeux étaient humide devant la beauté de leurs enfants. Il les laissa venir à lui et caressa leurs joues respectivement avant de venir les prendre tous les trois dans les bras laissant une larme discrète s'échapper de ses yeux :
- Je suis désolé, répétait-il à nouveau en les embrassant.
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 20:34 Répondre
Horrifié, voilà ce qu'il était. Horrifié de savoir que sa mère n'avait pas tenu parole. Horrifié de voir qu'Anya avait du subir toutes ces choses monstrueuses de sa propre famille. Elle avait été abandonnée et spoilée. Il n'osait imaginer ce qu'elle avait du affronter et la culpabilité de s'être laissé prendre par l'armée le tenaillait de plus belle. Il gardait toute sa rancune en lui, attendant avec une patience certaine le moment où il verrait sa mère. Mais pour le moment, c'était Anya qui l'intéressait.
Sa main toujours prisonnière de celle de la brune, il sentait cette fusion électrique l'envahir. Se levant doucement, il vint simplement l'enlacer comme pour s'excuser une nouvelle fois. Au fond, c'était surement aussi une excuse pour lui de s'approcher d'elle et de la sentir une nouvelle fois contre lui. Il l'enlaça un moment en silence. Puis, reposant ses mains sur ses joues, il déposa un tendre baiser sur son front avant de s'excuser :
- Je m'occuperais de ma mère très prochainement. Pardonne-moi de ce qu'elle a pu t'infliger. Je suis sincèrement désolé..
Il se recula finalement assez rapidement. Trop rapidement. Mais c'était jouer à un jeu trop dangereux d'être aussi tactile avec son ex-épouse surtout lorsqu'on a toujours des sentiments pour elle. Se rasseyant à sa place, il se remit à manger avant de regarder le verre de jus d'orange d'un oeil plus compréhensif. Voilà pourquoi il n'avait plus trouvé une seule goutte d'alcool depuis son retour :
- Et j'ai toujours été fier de toi Anya.. Depuis le premier jour où ton regard insolent m'a transpercé. Je n'ai jamais douté de toi. Jamais..
Son assiette était vide, mais il mourrait toujours de faim. Même si la nuit était tombée, il se sentait à l'étroit ici avec cette femme dont il crevait d'envie d'embrasser. Se levant pour faire la vaisselle, il lui assura qu'il pouvait s'en charger avant de finalement se tourner vers elle. Elle semblait aussi perdue que lui entre le désir de rester et celui de fuir certainement :
- Je pensais aller voir le bateau un peu.. Voir si j'ai quelques pièces à changer. Tu veux venir ?
Elle sembla hésiter, aussi, il s'avança en fronçant les sourcils se sentant idiot, comme un adolescent qui était déçu. Frottant sa nuque comme lorsqu'il était mal à l'aise, il lui coupa la parole en se dirigeant vers le canapé pour attraper son treillis de l'armée où son nom était marqué :
- Tu as raison, tu ferais mieux de rentrer. Il est déjà tard et ça fait beaucoup d'émotions pour ce soir.. On se verra demain de toute manière n'est-ce pas ?
C'était une question importante pour lui. Voir les enfants et Anya était malgré tout la seule chose pour laquelle il était resté en vie. Les mains dans les poches, il restait droit et fier devant elle dissimulant toutes ces émotions. Il ne voulait pas qu'elle ai pitié de lui, il ne le supporterait pas. Simplement, il vint alors la rassurer :
- Je t'ai promis que je ne fuirais pas. Ne sais-tu pas que je tiens toujours mes promesses ?
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 19:39 Répondre
L'image des enfants qu'il avait vu en photo dans le bureau d'Anya devenait plus vivante avec les descriptions qu'elle faisait d'eux. Son coeur se serrait en se rendant compte des âges et des différentes personnalités qui faisaient partit désormais de ses enfants. Il les avaient quitté alors qu'ils n'étaient que de simple bébés et désormais, ils étaient quasiment tous de jeunes adultes. Garrett se contrôlait pour ne pas pleurer ou même dire quoi que ce soit. Il profitait que la brune soit bavarde pour écouter tout ce qu'elle avait à dire.
Pendant ce temps, il dévorait avec un appétit sans faille le plat qu'elle lui avait préparé. Toutes ces années à souffrir de malnutrition avait rendu son corps et son estomac encore plus affamé qu'auparavant. Il mangeait avec appétit, non, il dévorait son assiette. Après quatre coup de fourchette il se réservait même. La vue du jus d'orange dans son verre le surprit, mais il ne répliqua pas. Buvant une gorgée, il reporta son attention sur la brune qui évoquait le divorce de ses parents :
- Mon père a divorcé à cause du procès qu'elle t'as fait ? demandait-il simplement.
Le regard surpris d'Anya lui confirma qu'il était temps qu'il lui avoua ses recherches. Il fit une pause dans sa mastication et s'essuya les lèvres avec la serviette qui trainait sur le côté de la table. Après avoir finit sa bouchée, il s'expliqua :
- Quand je suis retourné sur le terrain je ne pouvais m'empêcher de penser à vous. Je voulais m'assurer que vous alliez bien. J'ai donc fait appel à un hacker qui m'a expliqué que ma mère t'avais retiré la garde des enfants. Je ne savais pas pourquoi, ce n'était pas précisé. J'ai vite compris qu'elle t'avais fais vivre un enfer alors j'ai négocié pour que mes supérieurs mettent le nez dedans.
Il lui avouait donc avoir été courant de ces malheurs même si il n'en savait pas plus. Relevant son regard vers la brune, il chercha timidement sa main de la sienne en la prenant doucement. Un léger contact, nécessaire, comme pour se rappeler qu'il était bien vivant et désolé :
- Je suis désolé de ce qu'elle t'as fait vivre. Je m'occuperais d'elle plus tard je te le promet. Tout ce qui m'importe c'est de retrouver mes enfants et ma fem...
Il allait le dire le fameux mot qui brûlait ses lèvres. Mais Anya n'était plus sa femme. Etaient-ils divorcés ? Comment cela se règlerait cette histoire ? Il n'en n'avait aucune idée. Retirant lentement sa main de la sienne, il se remit simplement à manger pour finir son histoire :
- J'ai donc fait appel à mes supérieurs. Bien entendu, j'ai eu le droit à une série punitions particulière pour avoir désobéi. Jamais prouvé de ne faire aucune recherche et de ne pas entrer en contact avec vous. Mais je ne pouvais pas laisser les choses se faire.. Alors, j'ai essayé de t'aider, finit-il par avouer avant d'hésiter à poursuivre, veux-tu.. peux-tu m'expliquer ce qui c'est passé ?
immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 18:43 Répondre
La Anya de ses souvenirs refaisait lentement surface. La voilà désirant s'occuper de lui, s'assurer qu'il allait prendre soin de lui mais toujours sous ses ordres à elle. Il n'eut pas le temps de répliquer que déjà elle prenait ses affaires et les entrainait jusqu'à l'étage. Garrett soupirait en fermant un instant les yeux. Les souvenirs encore trop nombreux et intense de leur vie dans cette maison lui revenait. Il prit le temps de finir sa cigarette, sans doute pour se donner un courage. Lorsqu'il eut terminé, il jeta un oeil sur l'extérieur et vit qu'il faisait nuit noire.
La voiture d'Anya était encore ouverte et allumée, il décida d'aller l'éteindre et la fermer avant de re rentrer. Il posa les clés sur la table de la cuisine et l'entendit faire couler un bain. Frottant sa nuque, il monta sans un bruit à l'étage et découvrit cette chambre qui leur avait appartenu autrefois. Cela le rassurait de savoir qu'Il n'était pas venu ici, dans leur refuge, leur paradis.
Debout contre l'embrasure de la porte il l'observe gesticuler dans la chambre comme pour s'assurer qu'elle ne penserait pas puisqu'elle était occupée. En un clin d'oeil, la chambre avait repris vie sous ses méticuleuses attentions. Elle s'apprêtait à sortir mais il lui bloqua sciemment le passage. Il avait besoin de la voir, de la sentir, de son regard sur lui. C'était comme si il cherchait une raison de rester. Sa question le désarma car elle tombait sous le sens pour lui.
Avec douceur, son pouce écrasa la larme qui coulait le long de sa joue. Sans se gêner, il vint l'enlacer en posant une main sur sa nuque et l'autre sur son bas dos. Il se fichait de l'autre et de la convenance. Il voulait juste tenir contre lui celle pour qui il avait tué sans relâche. Son visage s'enfouissait dans sa chevelure d'ébène en y parsemant quelques baisers. C'est en lâchant un profond soupir qu'il répondit :
- Si je l'avais fait tu serais venu me chercher Anya. Je ne pouvais pas risquer de dévoiler ma couverture et te mettre en danger.
Il ne pouvait pas encore lui dire que le peu de recherche qu'il avait fait lui avait valu une mise à pied de sa hiérarchie et un odieux chantage pour qu'elle récupère les enfants. Non, ce n'était pas le moment.
Lentement, il releva le visage inondé de la jeune femme et ne pu s'empêcher de déposer un baiser sur son front, ses joues humide. C'était atroce. Son ventre se serrait. L'envie dévorante de l'embrasser le tenaillait mais il savait se tenir. Son nez frôlait le sien, alors que la tension de son corps était intense et que son souffle s'accélérait. Il en mourrait d'envie. Sa main sur la nuque de la jeune femme la tenait fermement quand l'autre appuyait sur sa chute de rein pour la tenir plus étroitement contre lui. Oui, il l'avait toujours pensé, un dernier baiser avant de mourir voilà ce qu'il aurait voulu. Mais Anya était engagée et surtout bouleversée. Il ne pouvait pas lui imposer une telle chose en profitant de la situation.
Ses mains quittèrent les joues de la jeune femme pour se poser sur ses avant-bras. Electrisé par le contact de sa peau contre la sienne il devait vite se reprendre. Balbutiant, il ferma les yeux une nouvelle fois pour se concentrer :
- Je vais me laver. Mais ne te sens pas obligée de rester, je peux encore me faire à manger tout seul ne t'en fais pas.. Et je... Je te promet de ne pas m'enfuir. Si cela ne t'ennuie pas, je resterais pour les enfants bien entendu. Ils m'ont cruellement manqué.
Il avait bien compris qu'elle avait peur de ça, qu'il disparaisse à nouveau. La contournant, il vint retirer le chandail sombre qu'il portait et le jeta dans un coin de la pièce avant de venir s'enfermer dans la salle de bain. Posant son front contre la porte close, il inspirait profondément pour se retenir de retourner contre Anya. C'était une torture des plus horribles. Pire que toutes les autres qu'il avait reçu. Après avoir pris un bain réconfortant, il coupa un peu sa barbe et ses cheveux qu'il attacha en un chignon bas. Lorsqu'il descendit, il était vêtu de ses anciens vêtements un peu trop grand pour lui mais qui lui redonnait un semblant d'humanité.
Anya était toujours là et l'odeur divine de la cuisine fit hurler son estomac de faim. S'asseyant en bout de table, il regarda la jeune femme s'activer et être dans ses pensées une fois de plus. Il vint alors demander :
- Parle moi des enfants ? Comment vont-ils ? Je voudrais tout savoir.
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immarcescible, Posté le mercredi 29 décembre 2021 15:41 Répondre
Elle lui tendait sa main, patiente et douce. Sans aucun doute, elle tentait de le persuader qu'elle avait raison. Mais plus elle avançait ses arguments et plus cela le mettait en colère. Il se contenait, faisait les cent pas comme à chaque fois qu'il était contrarié et qu'il cherchait à se défaire de cette colère sourde qui le happait. Les arguments qu'elle énonçait n'avaient aucun sens pour le blond puisqu'il avait une toute autre vision. Peut-être un peu trop idéaliste mais qui lui semblait juste. Or, Anya, était loin de se rendre compte de ce qu'elle lui infligeait ce qui le fit, finalement, pousser un râle de mécontentement.
- Mais bon sang Anya tu te rends compte de ce que tu me dis ? Donc pour toi, si il n'y a plus de sexe entre nous ça va détruire notre couple ? Je suis désolé de te décevoir mais ce n'est pas que pour ton cul que je suis avec toi pour ma part.
Le blond ne pouvait plus se retenir et alors qu'il faisait enfin face à la brune il laissait toute cette inquiétude d'une nuit entière ainsi que le stress et toutes les confessions de Anya éclater. Il ne pouvait décemment pas continuer à la laisser dire de telles choses :
- J'ai l'impression que pour toi la sexualité définit tout ce que nous sommes alors que.. alors qu'honnêtement ce n'est pas ça qui m'attire chez toi Anya. Bien sûr que je te désire, je ne fais que ça mais t'avoir dans ma vie et en bonne santé reste la chose la plus importante, non, primordiale. Tu penses vraiment que je serais capable de te quitter juste pour ça ?
C'est là qu'il était véritablement blessé en vérité. C'était comme si elle pensait qu'il l'avait épousé que pour son corps. Il venait finalement s'asseoir de nouveau sur le sofa lui faisant face, quelque peu dépité et déçu :
- Et si moi je n'arrivais plus à bander ou que je n'avais plus de désir tu me quitterais ? Tu aimerais que je te dise ce genre de choses ? J'ai l'impression que tu cherches toujours la moindre occasion pour me faire fuir Anya mais tu n'y arriveras pas parce que je t'aime. Et on se l'es promis tous les deux à deux reprises. A la vie à la mort, dans la santé et la maladie, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Le sexe je m'en fiche du moment que tu sois en bonne santé. Bordel, avec tout ce que l'on a déjà vécu tout ce que l'on a du affronter tu oses me balancer ce genre de conneries sur le "promet moi de partir". On a dépassé ça depuis le temps tu ne crois pas ?
Venant se relever, il préféra s'allumer une cigarette qu'il prit sur la commode de la chambre. Se postant sur la rambarde du balcon, il restait silencieux un moment comme ayant besoin de réfléchir à tout cela.