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    #Posté le lundi 23 août 2021 12:55

    Modifié le mardi 18 octobre 2022 19:55

    • Commentaires

    immarcescible, Posté le vendredi 08 octobre 2021 13:30 Répondre

    Il aurait été impossible de nier que Garrett ne souffrait pas en entendant la jeune femme évoquer cet Avery. L'homme dont il avait sentit le regard de désir sur sa famille, sur son épouse. Fermant les yeux un instant, il la laissa répondre au téléphone. C'était assurément lui puisqu'elle mentait sur la cause de son absence. Naïvement, le blond était persuadé qu'en revenant tout redeviendrait comme avant. Mais elle venait de lui confirmer ce qu'il redoutait le plus. C'était l'autre désormais. Anya et Garrett n'existaient plus.

    La fatigue prenait son corps et l'envie de se fondre dans du whisky le tenaillait depuis sa sortie de l'hôpital. Pendant des années il aurait voulu la tenir contre lui, l'embrasser, la toucher. Désormais cela lui était interdit. Il voulait être seul. Se relevant lentement, il posa ses yeux sur les flammes de l'âtre qui léchaient avidement les bûches de bois. Il ne pouvait pas la regarder :

    - Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je vais aller dormir. Demain, j'aimerais voir les enfants. Tu peux les amener ici si tu le souhaites. Je me doute que ce sera sûrement un choc pour eux. Ici, c'est leur maison. Ce serait sans doute mieux qu'ils soient dans un endroit qui les rassurent.

    Enfin il bougea. Il marchait jusqu'à son sac et en sortait des cartes, des armes, une trousse de toilettes et surtout des cigarettes. Rapidement, il sortit un paquet pour en allumer une. Inspirant profondément, il reçut avec plaisir la fumée en lui. Sorte de poison qui l'empêchait de pleurer. Anya ne bougeait pas, elle le regardait sans savoir comment réagir. Lui-même n'en avait aucune idée. Il craignait que tout soit déplacé désormais :

    - Va le retrouver et le rassurer, dit-il simplement en se mettant à démonter l'une de ses armes, je reçois les enfants demain et je repartirais au petit matin. Je ne veux pas que tu te sentes obligée de quoi que ce soit. C'est chez toi ici. Je prendrais juste le bateau et ma moto si ça ne t'ennuie pas.

    Il était froid et étrangement distant. Ce mur de protection qu'il s'était établi le rendait lointain, comme inatteignable et c'était sans doute beaucoup mieux. Reposant sa cigarette à moitié consommée dans le cendrier, il releva ses prunelles vers Anya. Il la contemplait un instant et ne pu s'empêcher de lui dire d'une voix plus douce :

    - Mon esprit ne m'a jamais joué de tours. Tu es encore plus belle que dans mon souvenir Blackbird.


    immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 22:32 Répondre

    Impassible, le blond se laissait entraîner sans résister à l’empressement d’Anya. Il voulait la laisser se rendre compte qu’il était bien vivant. Malgré tout, il était extrêmement gêné de la voir le déshabiller et avoir une vue sur toutes ses cicatrices. Toutes avaient été profonde et il y en avait certaines dont il avait honte, notamment lorsqu’il avait été marqué au fer rouge comme s’il s’agissait d’un animal de bétail.

    Mais Anya l’inspectait, découvrait. Il l’horrifique avec son corps détruit. C’était une autre torture que d’avoir son regard de pitié sur la conscience. Il préférait se concentrer sur la pauvre petite palette de pharmacie qui trônait près d’eux. Le souvenir de Charlie s’étant blessée au genoux lui revint. Il se souvenait d’Anya la soignant avec cette fameuse petite malette qu’elle avait acheté juste pour elle et la rassurer lors de ses nombreux “bobo”. Si il l’avait pu, il aurait souris à ce souvenir.

    De toute manière, Anya posait mille questions. Elle voulait savoir, comprendre. Alors las, il lui expliqua simplement en sachant que sa colère serait violente, qu’elle le haïrait éternellement et qu’elle souhaiterait même sa mort. Il lui raconta le fameux épisodes de l’aéroport et son coma d’une année que l’armée dissimula :

    - À mon réveil, j’étais si fou de rage qu’ils m’ont mis en isolement. J’ai subis des électrochocs pour diminuer ma colère. Enfin.. plutôt pour me contrôler.

    Garrett n’était pas dupe. Il savait parfaitement qu’ils l’avaient utilisé comme un simple pion. C’était dévalorisant et violent mais il n’avait jamais été dupe sur les véritables intentions de ses patrons :

    - J’avais le choix entre véritablement mourir ou finir la mission incognito.

    Il sentait le regard assassin d’Anya sur lui. Il savait parfaitement que cela allait péter, hurler à l’instant même où il le dirait. Inspirant profondément, il passa une main sur son visage émacié avant de reprendre :

    - J’ai accepté. J’avais fait une promesse, celle de vous revenir coûte que coûte. J’ai donc essayé de la tenir.

    Il poursuivit ensuite, profitant du silence d’Anya pour lui raconter très brièvement la mise en place d’un commerce parallèle pour contrer Astor, le fameux jour où il faillit le tuer et son envoi au goulag en Sibérie :

    - J’y suis resté un an et demi avant de m’évader après avoir enfin tué Astor. J’ai marché pendant deux mois jusqu’en Afghanistan et j’ai été rapatrié ici ce soir.

    Il avait besoin d’un verre, d’une cigarette, de n’imports quoi pourvu que cela le libère du regard assassin de son épouse. Ça y est, elle le haïssait et il ne pourrait plus rien y faire désormais. Garrett vint finalement se lever et faire le tour de l’îlot de la cuisine. Récupérant les bûches qu’il avait coupé il les mît ensuite dans le foyer pour alimenter le feu à nouveau :

    - Mais vu ce que j’ai vu à l’hôpital je me dis que je n’aurais pas du revenir. Mourir aurait été finalement plus simple que de réapparaître.

    C’est sans animosité qu’il disait cela. Il cherchait seulement à être juste avec Anya dont il voyait la terreur et l’injustice. Encore une fois, il surgissait sans prevenir et lui chamboulait tout.


    immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 19:31 Répondre

    Il était peu probable qu’il se remette de cette scène. Anya qui semblait perdre la tête et qui se protégeait de lui. Anya persuadée que son fiancé lui tendait un piège. Anya dévastée. Jamai encore il ne l’avait vu dans un tel état. Alors qu’il avait fait un pas vers elle, la brune avait tenté de s’enfuir. Tombant sur le sol, il la laissa se calmer.

    Elle tenait maladroitement son spray au poivre vers sa direction en le suppliant de partir. Il pourrait le faire bien entendu mais il ne pouvait supporter de l’entendre dire qu’il n’existait pas, qu’il était un fantôme ou pire un acteur payé par son fiancé. Il était vivant et s’était battu pour elle. Il ne pouvait décemment pas l’entendre dire ça. Lentement, les mains en l’air comme pour signifier qu’il ne lui voulait pas de mal, il s’approcha d’elle en s’accroupissant :

    - Anya, c’est moi.. Garrett. Je sais que c’est un choc.. Mais je t’assure que c’est moi. Je suis bel et bien vivant.

    Instinctivement, comme à chaque fois qu’il lui parlait, il reprenait sa voix douce et basse. Ses yeux la fixait avec intensité comme pour s’emparer de ses traits. Des années à se la remémorer et elle était là, apeurée mais vivante. Encore plus belle que dans son souvenir. Alors qu’il relevait les mains à nouveau sa manche dévoila le tatouage qu’il avait fait quelques années plus tôt en l’honneur de son épouse. Le tatouage avait mis à mal par différentes coupures et autres éclats que son corps avait subi. Retirant le spray de la main d’Anya qu’il jeta sur le canapé, il reste à genoux devant elle :

    - Je suis sincèrement désolé de te faire cette mauvaise surprise. Mais je suis vivant. C’est moi.. ton.. ton mari et le père de tes enfants.. Jasmine, Pasha et Charlotte. Je suis rentré.. Je vous l’avais promis.

    Cette promesse si difficile qui l’avait pourtant fait tenir jusqu’au bout. Il était incapable de baisser les yeux tant son esprit et son corps avait besoin de se nourrir de la présence d’Anya. Lentement, alors qu’elle ne fuyait plus mais qu’elle était statique au sol il posa sa main calleuse contre sa joue. Si il l’avait pu, il aurait pleuré mais il se sentait vide. Seul son c½ur palpitait à tout rompre dans sa poitrine en sentant la joue inondée d’Anya sous sa main et le tremblement de son corps. Avec douceur, il vint s’agenouiller devant elle et comme un pénitent posa son front contre son ventre :

    - Je suis rentré.. pardonne-moi du temps que j’ai mis. Mais je suis rentré, murmurait-il un sanglot dans la voix.

    Il resta dans cette position un moment avant de relever son visage amaigri et vieillit par le temps ainsi que les mauvais traitements près de celui d’Anya :

    - Regarde-moi, dit-il pour la persuader, tu me connais mieux que personne tu sais que c’est bien moi.

    Son regard était en alerte comme un homme cherchant désespérément qu’on le reconnaisse, qu’on l’accueille, qu’on le protège. Fermant les yeux lentement. Il prit la main d’Anya, qu’elle ne retira pas, dans la sienne et embrassa le creux de son poignet comme pour raviver le souvenir de ce moment si particulier. Personne d’autre hormis lui pouvait connaître ce symbole chaste et tendre.


    immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 16:02 Répondre

    Garrett foula le sol new-yorkais un mercredi après-midi. Il faisait étrangement beau ce jour là pour un mois de novembre. Personne n'avait été mis au courant de son retour. Alexeï devait subir une batterie de test physique et psychologique avant d'arriver aux USA, il arriverait donc quelques jours plus tard. En sortant de la base, il se dirigea vers la station de taxi la plus proche. Sans papiers, sans téléphone, il n'avait personne à contacter. Etant juridiquement mort il devait tout recréer. Prenant un taxi, il se dirigea sans aucune hésitation jusqu'à l'hôpital. Anya devait forcément s'y trouver. Impassible, il regardait à travers la vitre de la voiture ls gens vivrent normalement sans se rendre compte des horreurs qu'il y avait autour d'eux. Cette innocence, cette pureté lui manquait.

    Arrivé devant l'hôpital, il paya le taxi et entra. A la réception, son allure de clodo fit rebuter tout le monde surtout qu'il demandait très précisément Anya Hedlund. En effet, sa barbe de plusieurs jours et ses cheveux long dissimulaient les nombreuses cicatrices de sa nuque et de son visage. Voyant qu'il n'obtenait pas de réponses, il disparut discrètement à la recherche de son bureau. Arrivé à son étage, il demanda à une réceptionniste de l'aider :

    - Je cherche Anya Hedlund, demandait-il poliment.
    - Je suis son assistante en quoi je peux vous aider ?
    - Je.. Je.. Je suis son mari..

    C'était étrange pour lui de se présenter devant cette petite blonde qui le regardait avec méfiance. Elle constatait que Garrett ne plaisantait pas. Voulant appuyer sur le bouton de la sécurité, il la vit faire et l'en empêcha en tenant fermement son poignet :

    - Je ne vous ferais pas de mal mais s'il vous plaît allez me chercher ma femme.

    Tremblante, elle se leva de son siège pour aller la chercher comme elle le promettait. Mais Garrett se doutait bien qu'elle ne le ferait pas. Il savait qu'il avait le droit à cinq minutes avant que la sécurité arrive, aussi, il vint s'installer dans le bureau de la brune qu'il parcourut des yeux. Un léger et triste sourire s'affichait sur ses lèvres en voyant les photos des enfants sur son bureau. Ils étaient si grands. La douleur de savoir qu'ils le pensaient mort le tuait sincèrement de l'intérieur, c'était pire que toutes les tortures du monde. Trois années, quasiment quatre sans les voir. Puis, vint la somme de toutes les horreurs. Anya était en photo avec Avery enlacés et s'embrassant, riant, heureux. Garrett sentit une larme couler le long de sa joue. Quelque chose qu'il ne pouvait contrôler.

    Laissant tomber la photo sur le sol, il n'attendit pas une seconde et quitta l'hôpital aussi subrepticement qu'il était arrivé. La sécurité le chercha partout, en vain, normal il avait déjà disparut. Volant une voiture, il conduisit sans prudence jusqu'à lui, jusqu'à chez eux. Il était persuadé de la retrouver là-bas avec les enfants faisant le repas du soir avec Nana dans les pattes. Garrett ne voulait pas croire que cette image était vraie. Chez eux, il y aurait forcément des indices. Pourtant, il du se faire une raison lorsqu'il vit la maison dans le noir complet. Il n'y avait pas de vie, ni de musique, ni de rire. Faisant le tour il du bien constater que tous avaient quitté ce paradis qu'il avait autrefois construit pour eux. Cet endroit si particulier qui aurait été leur refuge. Trois années et demie étaient passées pendant lesquelles ils avaient tourné la page :

    - J'aurais du mourir, se lamentait Garrett en frottant son visage embué de larmes, j'aurais du mourir.

    Pendant ce temps, à l'hôpital, la secrétaire d'Anya ramassait les bout de cadre brisé sur le sol. Elle ne pu s'empêcher de sursauter en voyant la jeune femme revenir de sa réunion et se confondit en excuse :

    - Pardonnez-moi, j'ai tout fait pour que cet homme ne passe pas.. Il était si étrange. On aurait dit un sans-papiers mais il m'a menacé et lorsque je suis partie voir la sécurité il est rentré dans votre bureau et cassé votre photo de fiançailles pardonnez-moi.. Il était complètement fou, il se disait votre mari !

    Il avait réussit à trouver les clés de la maison sous le pot de fleurs ancien. Puis, comme si il revenait d'un simple week-end, il alluma les lumières, l'électricité. Ces odeurs si particulières lui montait à la tête. Il ne savait pas ce qu'il allait faire et il n'osait appeler personne. Alexeï ne pourrait pas répondre et appeler son père ou Andreï ce serait forcément prévenir Anya. Il devait disparaître. Ne plus refaire surface. C'était le mieux pour elle et les enfants. Il avait été couper du bois dans la forêt mais lorsqu'il revint, il vit une voiture sur le chemin. Les phares étaient allumées et la portière ouverte. Inquiet, il s'approcha lentement de la maison en passant par la terrasse et le jardin d'hiver. Vêtu de noir, il flottait dans ses vêtements trop grand. Il était dans un piteux état, la secrétaire n'avait pas mentit en parlant d'une allure de clodo. Alors qu'il tenait ses bûches d'un bras, il entra dans le salon et la vit, là, au milieu des affaires qu'il avait déposé sur le sol peu de temps auparavant. Elle avait un peu vieillit, mais elle était toujours aussi belle que dans son souvenir. Il avait honte qu'elle puisse le voir dans cet état, il voulait faire demi-tour mais elle s'était déjà retournée. Son regard le clouait au sol. Incapable de bouger, incapable de dire un mot, il se sentait comme perdu dans un espace temps qu'il ne contrôlait plus du tout. Pourtant, sans qu'il s'en rende compte, ses lèvres bougèrent et sa voix chaude et basse prononça les simples mots qui étaient d'usage :

    - Bonsoir Blackbird..


    immarcescible, Posté le jeudi 07 octobre 2021 16:02 Répondre

    Aussi étrange que cela puisse paraître. Garrett devint le parfait prisonnier. Cela mit du temps mais il pu ainsi obtenir plus de faveurs. Toujours incognito dans la prison, il vint à évoluer au travers des prisonniers notamment en travaillant à la mine. Cette dernière se trouvait à dix minutes en fourgon d'où ils étaient enfermés. Garrett ne revit jamais ses camarades. Sans doute étaient-ils tous déjà mort, il n'en savait rien. Tout ce qui comptait c'était qu'il ne s'attardait plus sur qui que ce soit désormais. C'était sa peau qu'il devait sauver. Aux mines, c'était simple. Ils devait creuser à travers la terre et récupérer des cristaux qui seraient revendu pour les chinois et enfin aux multinationales. Le blond avait rapidement compris d'où venait la ressource de richesse d'Astor.

    Le plan était simple. Il attendit le printemps pour que la fuite dans les bois soit moins dangereuse après avoir fait sauté la mine. Jamais il ne serait retrouvé et jamais ils ne viendraient le poursuivre. Discrètement, il avait récupéré plusieurs bâtons de dynamite qui trainaient dans des coins de la mine. Garrett priait de toute ses forces pour qu'elles fonctionnent encore et que la mèche ne soit pas trop humide. Il ne lui restait plus qu'à trouver le briquet. Trop de fois il avait agit sans véritablement réfléchir. Là, il n'avait pas d'autre choix que de se conformer à son plan si il voulait survivre.

    Les jours et les semaines passaient et Garrett s'inquiétait. Aucune possibilité pour lui d'en dérober un. Il avait bien essayé les tours de passe passe comme il avait appris à Jasmine mais les gardes avaient toujours un oeil aiguisé sur lui. Puis, il croisa une tête brune qu'il semblait avoir reconnu. Pourtant, son visage ne lui disait rien. Son air était perdu et étrangement familier. Un air qu'il n'avait reconnu qu'une fois dans sa vie. Anya avait évoqué son frère à très peu de reprise. Se pourrait-il qu'il soit tombé lui aussi à son tour dans les mains d'Astor ? Le manque de son épouse et les plusieurs amalgames qu'il avait fait quelques temps auparavant lui firent hésiter avant de tenter une approche.

    Mais le brun voyait le regard de Garrett sur lui et cela le dérangea, le troubla. Cela faisait maintenant quatre lui qu'il était enfermé ici et personne ne l'avait remarqué tant il se faisait discret. Il fallut qu'une bagarre générale surgisse pour que le blond plaque le jeune homme contre le mur avant de comprendre :

    - Siminiov ? Ça te parle ? demandait-il en bulgare puis en anglais.
    - Comment connais-tu mon nom ?
    - Est-tu un Siminiov ? Ton père Andreï, ta soeur Anya ?

    Il devenait livide. Comment pouvait-il connaître les pans secret de son passé qu'il avait tant et tant de fois essayé de retrouver. Pris de rage, il croyait qu'il s'agissait d'un piège. Il se jeta sur Garrett et la bagarre se noua entre eux. Il fallut l'arrivée des hauts gradés d'Astor pour cesser la bagarre car les simples geôliers faisaient des paris sur les gagnants. Les deux hommes furent enfermés dans la même cellule mais attaché l'un en face de l'autre. Retour à la case départ pour Garrett. Son nez saignait abondamment, mais il s'en fichait. Il avait retrouvé le frère d'Anya. C'était un signe, un signe d'espoir.

    Lorsqu'ils furent enfin seul, il releva la tête vers lui et le regarda avec plus d'attention. Ses traits lui rappelait ceux d'Andreï mais c'était surtout ses yeux qui le troublait :

    - Tu es le frère d'Anya n'est-ce pas ? reprit-il d'une voix plus basse.
    - Comment connais-tu ces noms ? Ce sont des fantômes du passé.
    - Ta soeur, Anya. C'est mon épouse..

    Alexeï releva la tête surpris. Il croyait à une blague de mauvais goût d'un prisonnier mais Garrett se mit à parler d'elle, de lui, de leur famille. Devenant un moulin à paroles, il ne se rendait pas compte qu'il détruisait sa couverture en se dévoilant de la sorte. La simple idée de retrouver Alexeï dans cet enfer lui redonnait confiance. Il était persuadé de pouvoir lui faire confiance. Qu'il était la clé qui lui permettrait de s'enfuir :

    - Tu connais Aneschka ? Mais que fais-tu ici ? C'est insensé ! Comment sais-tu qui je suis ?
    - Tes yeux.. Tu as les mêmes yeux que ta soeur.

    Une confiance nette se créa de suite entre les deux. De toute manière, l'un et l'autre n'avaient plus rien à perdre de toute manière. L'un évoqua sa vie de vagabond et les mauvaises rencontres quand l'autre parla de sa famille, de la vie qu'ils menaient avant qu'il ne soit déclaré mort. Ils restèrent trois jours à l'isolement avant de finalement sortirent. Mais ce ne fut plus du tout la même chose pour Garrett. Il avait désormais un allié. Faisant toujours tout à deux désormais, il mit bien évidemment son acolyte de son plan d'évasion. Ce fut même lui qui lui apporta la dernière touche finale en dévoilant la présence d'un briquet dans sa poche.

    Tout était en place. Les deux compères avaient vus et revus les dernières modalités avant de finalement se lancer. Il devait être midi si Garrett en croyait le placement du soleil. Le blond et le brun avaient mis en place les dynamites à des endroits stratégiques qui leur permettraient de faire sauter plus aisément et plus efficacement le site. Alexeï était affecté aux déchargements des pierres quand Garrett lui occupait le poste de mineur. Il n'aurait que très peu de temps avant de rejoindre le passage secret. Comptant méthodiquement dans sa tête, il espérait ne pas avoir manqué une seconde et au moment venu, il déclencha une autre bagarre dont il s'extirpa aisément. Les tunnels étaient si étroit que les hommes obstruaient l'entrée principale.

    C'est facilement qu'il puisse s'enfuir, contrairement à tout ce qu'il avait pensé. Comme prévu, Alexeï était entrain d'allumer les mèches de dynamite. A cause des privations et du manque de sommeil, Garrett avait perdu toute force et il craignait que cela lui porte préjudice pour la fuite. Mais pour le moment, tout se passait comme prévu. Les premières dynamite faisaient exploser au loin les entrées des mines et firent rameuter tous les gardes à l'opposé de celles où se trouvaient les deux fugitifs :

    - Hedlund, souffla un russe derrière lui.

    Garrett se retourna aussitôt et vit la mine paniquée et surprise d'Astor qui venait de descendre d'une jeep :

    - Alors tu étais là, sous mes yeux, tout ce temps ?

    Le russe n'en revenait pas. Alexeï ne bougeait pas craignant qu'un seul mouvement lui assure une mort installée du garde qui veillait derrière Astor. Garrett observait son ennemi juré avec une haine indéfectible. Faisant un pas vers lui, il le sentit se tendre en levant les mains comme pour lui dire qu'il n'avait rien sur lui :

    - Si j'avais su je serais venu m'occuper de toi beaucoup plus tôt. Sincèrement, ricanait le russe dévoilant ses dents gâtées, donc c'est à toi que je dois ce nouveau petit dérapage. Ah, mais quel heureux hasard que ce soit toi sincèrement.

    Astor ne se méfiait pas alors que Garrett avait gardé toute sa vigueur surtout lorsque la colère le menait. Sans qu'il s'en rende compte, il l'asséna d'un coup violent au visage avant de se jeter sur le garde qu'il étouffa de ses larges mains avec le peu de force qu'il lui restait. Hurlant comme pour se donner du courage, il regarda le garde sans vie avant de prendre son arme et de revenir vers le russe qui rampait comme un phoque sur la neige fondue. Garrett se sentait puissant une arme à la main qu'il chargea. Il suivait patiemment sa victime, non sa proie, et une fois qu'il l'eut retourné lui cala une balle dans la tête.

    Alexeï ne bougeait plus, inquiet et effrayé. Jamais encore il n'avait vu son beau-frère dans un tel état. Garrett se baissait et coupait l'index et le majeur du mafieux. Il les enroula soigneusement et les mit dans sa poche comme une preuve de la mort du russe :

    - Partons maintenant.

    Equipés de manteaux et de chaussures fermées que Alexeï avait volé au mess des geôliers, ils partirent en direction du sud là où ils comptaient rejoindre l'Afghanistan. Cela leur prit deux mois pour rejoindre la frontière. Epuisés ils tombèrent sur une patrouille militaire américaine qui les prirent en charge. A partir de ce moment là, il ne lui fallut que très peu de temps avant qu'Héra. Pris en charge par la médecine américaine, il ne craignait plus rien. C'était ce qu'il espérait.

    Il rendit les doigts d'Astor comme preuve que sa mission était terminée ce qui satisfaisait la jeune femme. Contemplant les restes du mafieux, elle félicita son agent de son travail efficace :

    - Je veux rentrer chez moi avec Alexeï. Vous lui obtiendrez la nationalité américaine ainsi qu'une rente.
    - Mais enfin Selkie, je n'ai pas tous les pouvoirs.
    - A d'autres.. C'est non négociable, affirmait-il en laissant l'infirmière bander son bras brûlé.
    - Vous êtes un sacré numéro.. Mais d'accord. Nous ferons en sorte que ses souhaits soient exaucés et concernant les vôtres ?
    - Je veux qu'on me laisse en paix, ainsi que ma famille.
    - C'est tout ?
    - C'est déjà énorme pour moi.


    immarcescible, Posté le mercredi 06 octobre 2021 22:01 Répondre

    L'anniversaire de sa mort était étrangement célébré par les russes. Cela faisait grincer de rire Garrett qui observait la petite foule d'assassins réunis pour l'occasion. Du haut de sa tour, le blond prenait le temps de compter les armes et autres munitions qui entouraient ses ennemis. Vêtu d'un vêtement sombre, il se fondait parfaitement dans la nuit. Son oeil aguerri observait à travers la petite loupe de son fusil le feu qui crépitait, les hommes l'entourant. Mais toujours pas d'Astor. D'après ses renseignements pourtant, il aurait du être là :

    - Code bleu à dix-heure, murmurait une voix dans son oreillette.
    - Aucun mouvement, répondait-il simplement.

    Il était à la tête d'un escadron spécial qui lui avait permis de remonter la piste de son ennemi jusqu'en Sibérie. Le froid polaire était si intense qu'il se demandait encore comment il faisait pour ne pas geler sur place. Django, son fidèle compagnon le suivait partout. Il couvrait surtout ses arrières. Ce dernier surveillait le chemin qui menait jusqu'à la petite fête et attendait de prévenir Garrett de l'arrivée de l'hôte de la soirée :

    - Rien, aucun phares à l'horizon.
    - Cet enfoiré ne viendra pas, répliqua la voix dans l'oreille.
    - Si, il viendra.

    Garrett était certain de son information. Astor n'était plus aussi prudent qu'avant surtout. Il avait récupéré l'empire de son frère et le marché asiatique. Il était devenu le roi du monde avec tous ses trafics en tout genre. Cela faisait deux années que le blond était mort et chaque passé loin d'Anya et des enfants était un supplice qu'il vivait toujours aussi mal. Fort heureusement, sa persuasion d'esprit le poussait encore et toujours à ne pas se lamenter. Il était là pour une chose et il comptait bien l'obtenir ce soir-même.

    - Phare à cinq heures.. Phare à cinq heures, murmurait Django se couchant sur le sol pour ne pas être visible.
    - Quel type de phares ? demandait Garrett d'un calme olympien.
    - Je ne sais pas encore la visibilité n'est pas assez bonne..

    Ils attendirent un moment avant que finalement la voiture entre dans la cour protégée par un cors de ferme. Un garde du corps d'Astor sortit de la voiture et inspecta négligemment les lieux. Cela fit sourire légèrement Garrett qui était persuadé qu'il venait en farniente :

    - Je confirme qu'Astor est dans la voiture. Je répète. Il est dans la voiture.

    La voix dans l'oreille ne se trompait pas. Le blond pouvait voir le visage ravagé de l'homme obèse qui souriait dans sa voiture. C'était étrangement facile mais il n'allait pas s'en plaindre. Chargeant lentement son arme, il pointa son viseur en direction du terroriste qu'il traquait depuis des années. Inspirant profondément, il était à deux doigts de rentrer chez lui. Il allait se laisser submerger par l'émotion, Astor sortait de la voiture et alors que son doigt appuyait lentement sur la détente un autre coup de feu sortit de nulle part :

    - On a été repéré. Ils attaquent sur le flanc gauche ! hurlait l'un de ses hommes dans l'oreillette
    - Django en bas en renfort, répliquait aussitôt Garrett en se levant, Smith, Carson et Brent la même chose. GO !

    Il n'y avait pas de temps à perdre. Tous les hommes d'Astor allaient boucler le secteur et ils n'auraient pas les moyens de fuir. Descendant avec vitesse les escaliers, le blond tenait son arme fermement contre lui. Il fit un détour en passant dans la cour et abattit deux russes qui tentaient de le tuer. Mais Garrett était une machine de guerre, imbattable. Avançant avec prudence, il tuait tous les hommes susceptible de l'empêcher d'accomplir sa mission.

    - Tuer Astor. Tuer Astor. Tuer Astor, se répétait-il silencieusement.

    Finalement, après avoir contourné le feu, il arriva près de la voiture qui semblait abandonnée. Rechargeant son arme rapidement, il observait autour de lui et trouva étrange que cela soit silencieux. Son corps était tendu, prêt à n'importe quel assaut :

    - Zone rouge en ordre on avance, expliquait la voix dans l'oreillette.
    - Je suis dans la cour venez en renfort, demandait Garrett.
    - Impossible, ils ont bloqué la porte.
    - Venez en renfort ! s'impatientait le blond qui sentait la présence de l'ennemi.

    Pas manqué. Surgissant de l'ombre, le garde du corps d'Astor se jeta sur Garrett en lui donnant un coup dans le ventre. S'écroulant sur le sol, il prit une seconde avant de se redresser difficilement. S'ensuivit une bagarre violente dans laquelle son arcade sourcilière s'ouvrit. Il perdait du terrain car la malnutrition des derniers jours n'aidait pas. C'était ça vivre sous couverture. Alors qu'il allait perdre tout espoir, il récupéra une arme blanche dans la neige et égorgea d'un geste vif le garde qui s'écroula finalement sur le sol. Couvert de sang, il cherchait du regard Astor qu'il trouva dans un coin de la cour à trembler comme une feuille.

    Garrett crachait un filet de sang sur le sol, la dague dans la main. Il allait porter le coup fatal mais il fut interrompu par un coup derrière la nuque. Tombant à genoux, il perdit connaissance le temps d'un instant mais cela fut suffisant. Lorsqu'il s'éveilla, il était attaché et muselé par un linge sale. Ses camarades le regardaient tous sans aucune émotion, tous dans la même posture. Ils se trouvaient dans une camionnette sans savoir où ils étaient transportés. C'est lorsqu'ils arrivèrent au petit matin dans un ancien goulag que Garrett comprit. Pas besoin de lui faire un dessin, les hurlements de d'autres prisonniers lui confirmait qu'ils allaient être torturés jusqu'à ce que quelqu'un parle. Heureusement, son identité était toujours sauve, sinon ils l'auraient déjà tué.

    Il n'avait aucune idée du nombres de jours où il resta enfermé, subissant les horribles tortures de ses geôliers. Chaque jour il avait le droit à une nouveauté. La nuit, il croupissait dans une cellule sur le sol gelé où les rats et les poux venaient s'assuraient qu'il n'était pas encore mort. La vision d'Anya et des enfants s'effaçait lentement. Il n'avait plus espoir et courage en rien. Garrett n'était plus à chaque coup de fouet, à chaque ongles arrachés, à chaque brûlures sur son corps meurtri. C'était étrange comme son corps résistait quand son esprit lui ne semblait plus exister.

    Bien entendu, il essaya de s'évader. Mais lorsqu'il fut pris, les gardes s'arrangèrent pour briser ses poignets et ses chevilles pour qu'il ne puisse plus marcher pendant des semaines et des mois. Alors qu'il était en salle d'isolement, il entendit les gardes annoncer que c'était la nouvelle année. Cela faisait un an qu'il était enfermé. Trois années étaient passées depuis cette tragique scène à l'aéroport et où il avait adoré avoir froid lors d'une bataille de boule de neige avec Anya et les enfants. C'est la vision de sa famille qui l'anima à nouveau et le fantôme d'Anya qui le visita qui lui redonna un semblant de courage :

    - Pardonne-moi, j'ai tout gâché.. Pardonne-moi j'aurais du t'écouter, chuchotait-il à son fantôme.
    - FERMA ! hurlait le geôlier en lui jetant une pierre.

    Souvent, ils conduisaient les prisonniers à l'extérieur juste pour s'amuser à imaginer lequel d'entre eux tiendrait le plus longtemps à genoux dans la neige. Le premier à tomber était aussitôt exécuté. Garrett tenait toujours bon, enveloppé d'un espoir d'évasion qui ne le quittait jamais. Mais un jour, il eu la goutte d'eau. Alors qu'il rêvait d'Anya, du voilier et du Brésil deux geôliers entrèrent en poussant une jeune fille brune qui hurlait de peur. Garrett ne comprit pas de suite ce qui se produisait devant ses yeux mais très vite, son esprit un horrible amalgame. La jeune femme qui avait les mêmes cheveux brun et long qu'Anya lui fit croire qu'il s'agissait d'elle. La brune hurlait et appelait au secours alors qu'il la violait devant lui. Attaché par des chaines murales, il se débattait comme pris d'une folie meurtrière persuadé qu'ils l'avait retrouvée et qu'ils la détruisait devant lui. Son rêve, son amour, son refuge. Hurlant à la mort, les gardes riaient de plus belle persuadé que le prisonnier voulait sa part du butin et le narguait sans aucune pudeur.

    Ils laissèrent la jeune femme pour morte dans la cellule de Garrett pendant des jours. C'était la première depuis trois ans qu'il pleurait persuadé d'avoir le corps sans vie d'Anya devant lui. Il du attendre une semaine avant qu'ils ne la récupèrent toujours aussi hilare malgré le regard assassin du blond.


    immarcescible, Posté le mercredi 06 octobre 2021 13:11 Répondre

    L'entrainement de rééducation dura plusieurs mois. Le corps de Garrett était couvert de différentes ecchymoses et cicatrices, symboles et témoins des coups qu'il avait reçu. Sa détermination lui permit de rapidement retrouver un rythme convenable. Du moins, c'était ce que souhaitait la section secrète qui l'avait sauvé d'une mort certaine. La femme en noir qui lui avait donné sa mission se nommait Héra. Le prénom d'une déesse grecque maternelle pour une femme qui agissait pourtant sans émotion. Ses yeux étaient d'un gris perle étrange qui mettait toujours mal à l'aise le blond lorsqu'elle le fixait pendant ses entrainements.

    Ils avaient tout d'abord craint que le choc à sa tête ne lui ai fait perdre ses facultés intellectuelles, pourtant, il semblait que rien n'avait atteint ses multiples connaissance de langage ou encore stratégique. Car oui, du moment où Garrett eut le dossier entre ses mains, il avait déjà trouvé une nouvelle tactique pour assassiner Astor. Administrativement mort, il était devenu invisible aux yeux de tous ce qui lui permettait une invisibilité totale. Si la journée il était d'une concentration extrême, la nuit, il pensait à Anya et à la douleur qu'elle devait ressentir. Il savait ce que c'était. Lui-même l'avait ressentit des années auparavant lorsqu'elle avait été kidnappée. Mais au moins, elle, savait où le trouver.

    Les services secrets l'avaient placé dans une base souterraine qui se situait près de la Floride. Garrett avait compris où ils étaient lorsqu'ils eurent des invasions de crocodile dans les canalisations. Mais surtout, la chaleur moite et suffocante passait parfois à travers les murs de béton. La section où il se trouvait était composée de plusieurs hommes dans la même situation que le blond. A la différence qu'ils avaient tous accepté de mourir légalement pour leur pays. Il avait pu sympathiser avec certains mais il avait toujours la sensation d'être épié.

    Un soir, alors qu'il observait le plafond pensif il entendit un de ses camarades se lever. Surpris de le voir quitter le dortoir alors qu'ils n'avaient pas le droit de bouger il vint à le suivre. C'est tapi dans l'ombre qu'il avançait suivant l'homme à qui il n'avait jamais réellement parler. Son comportement était bien souvent étrange et lui avait valu d'être quelque peu exclu du reste du groupe. Arrivé près de la grande salle, il l'entendit parler à quelqu'un. S'approchant de plus près, il le vit au téléphone. Garrett sentit son corps se tendre. Personne n'avait le droit à un téléphone car contacter quelqu'un en dehors de la base était un violent crime contre les règles édictées.

    - Tu me manques toi aussi, murmurait l'homme replié sur lui-même, je rentrerais quand la mission sera fini je te le promets.

    Cet homme n'avait pas dit au revoir à sa famille. Il n'avait pas respecté le code qui voulait que leur mort soit légale et crédible aux yeux de tous. Une colère sourde se mettait en marche dans l'esprit de Garrett, l'envie de se venger, l'envie de lui prendre ce qui lui avait été pris aussi. Sortant de l'ombre, il s'approcha en silence derrière lui et posa ses mains autour de son cou après qu'il eut raccroché. Son instinct lui hurlait d'agir. Il ne pouvait pas se contrôler. Sans ménagement il resserra ses doigts puissant autour de sa trachée avant de finalement lui démonter la nuque d'un violent coup de main. L'homme tomba raide mort sur le sol.

    Garrett ne ressentait rien en voyant cet homme affalé sur le sol. Autrefois il aurait eu du remord, une pensée pour sa famille. Son code et son sens moral avaient évolué. Il devait finir dans le respect des règles la mission pour retrouver sa famille. Peu importe le prix à payer. Il entendit qu'on l'applaudissait. Se retournant, il fut éclairé par un spot lumineux qui le mettait en parfaite position de meurtrier, mais il n'avait pas peur. Il était étrangement serein. Héra sortit de l'ombre à son tour suivie de plusieurs militaires en costume qui observaient sans aucun doute la scène. La jeune femme souriait étrangement. Non, elle jubilait :

    - Vous avez réussi le test Selkie, dit-elle en s'approchant de lui, le terrain devrait vous convenir maintenant. Vous partez dès demain. Remontez donc vous coucher.

    Silencieux, il préféra simplement fixer la perfide instigatrice qui conduisait, très certainement, les militaires vers la salle de réunion. Garrett mit un moment avant de retourner au dortoir. Il savait que ce test avait été finalement la première étape pour sa déshumanisation. Le seul mantra qui le faisait tenir c'était la certitude de pouvoir retrouver les siens le plus vite possible, coûte que coûte.

    Il n'avait pas le droit d'avoir des nouvelles des enfants et d'Anya. C'était impossible de demander ou même de s'informer. En bon soldat, il obéit aux ordres et commença à progresser sur le terrain avec des missions somme toute assez simple. Il interceptait avec froideur et sang froid sur les différents groupes de résistances qu'Astor avait mis en place. Persuadé que son ennemi numéro un était mort, il s'était cru obligé d'étendre à nouveau son pouvoir.

    Garrett s'était allié à la mafia italienne qui l'avait autrefois aidé pour retrouver Anya. Qu'elle surprise pour Massimo de retrouver celui dont Astor se vantait d'avoir eu la tête. Mais Garrett avait procédé à certains changements. Ses cheveux avaient été teint et il portait des lentilles de contact qui dissimulaient ses prunelles bleues si caractéristiques. Seul son tatouage au poignet pouvait éventuellement le vendre, mais il veillait toujours à avoir des manches longues ou un bracelet pour le dissimuler.

    C'est ainsi qu'il sillonna toute l'Europe pendant plusieurs mois. Il montait un réseau clandestin à son tour factuel juste pour faire de l'ombre à Astor. Le but était simple, l'attirer à avoir une discussion avec lui et Massimo de sorte à pouvoir le tuer sur place. Mais la chose n'était pas aisée et demandait du temps. Chaque jour, il avait un appel de Héra qui lui demandait les nouvelles avancées du jour. Garrett était un très bon élément qui s'était parfaitement fondu dans la masse. Cela faisait un an et demi qu'il avait disparu aux yeux de sa famille. Penser à eux devenait de plus en plus douloureux aussi, il se constitua un rempart psychologique pour ne plus culpabiliser. L'image des enfants et d'Anya se fondaient et s'interposaient avec les abominations qu'il perpétuait chaque jours. En voulant détruire la monstruosité du monde il était devenu similaire à eux.

    Un jour, alors qu'il était à la Gare de l'Est à Paris il surprit une conversation en bulgare. Ils évoquaient Andreï. Son humanité refit surface à vitesse grand V. Il fallait qu'il sache comment allait les enfants et Anya. Il devait être certain qu'ils étaient en sûreté. C'était étrange comme il avait soudainement peur pour eux. Sans prévenir, il prit un billet de train et se laissa diriger jusqu'à Londres. De là, il prit un hacker professionnel et discret qui ferait les recherches suffisantes pour lui. C'est là qu'il apprit la confiscation des biens d'Anya et notamment de son héritage. Sa mère semblait avoir tout orchestré pour lui retirer la garde des enfants :

    - Putain, murmurait le faux brun qui prenait conscience de l'affreux outrage qui était infligé à son épouse.

    Il appela Héra aussitôt et exigea des réponses :

    - Vous n'aviez aucun droit de faire de telles recherches Selkie ! Ce n'est pas votre mission ! hurlait-elle au téléphone.
    - Je m'en contrefous de votre putain de mission. Arrangez les choses pour ma femme où j'arrête tout et maintenant. Vous savez aussi bien que moi que j'ai plus de valeur vivant que mort. Rien ne m'empêche de tout foutre à l'eau. Alors vous mettez votre grain de sel et maintenant !

    La menace était réelle. Héra le savait. Sans attendre, elle raccrocha furieuse qu'il puisse avoir une telle emprise sur elle et ses projets. Jamais encore un agent n'avait aussi bien avancé que lui. Elle n'avait pas d'autres choix et elle convoqua aussitôt le juge en charge de l'affaire de garde d'Anya pour lui mettre une pression certaine. Puis, le notaire passa lui aussi un petit quart d'heure dans son bureau. Lorsque Garrett eut la certitude qu'Anya eut reçut tous ses biens et l'héritage qui lui revenait de droit, ainsi que les enfants, il se remit au travail contre la promesse de ne plus faire de recherche sur sa famille.


    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 22:15 Répondre

    La base était étrangement vide mais Garrett ne s'en formalisa pas. Le colonel qui supervisait le retour du blond sur le front était là et attendait d'un air impatient. Quittant la voiture, il sortit son sac qu'il chargea sur son épaule. La présence d'Anya risquait d'être problématique mais il prit la décision d'outre passer les ordres le temps d'un instant. Son supérieur lui faisait signe avec sa montre qu'il était l'heure de monter à bord. Pas de temps à perdre. Les gars avaient chargés l'avion, il ne lui restait que peu de temps avant le départ. Se tournant vers elle, il lui offrit un doux et tendre sourire en caressant ses joues. Ses prunelles brillaient à la fois d'une mélancolie certaine mais surtout d'un amour profond et sincère :

    - Trois mois et ensuite je vire Garrett-Vibro donc profites-en avant mon retour, disait-il en riant.

    Ses mains caressaient les joues rafraichies de la jeune femme avant de venir déposer un lent et tendre baiser sur ses lèvres. Son souffle se bloquait comme toujours et le besoin pressant de la sentir contre lui lui revint plus vivace que jamais. Lorsqu'il se dégagea lentement, il embrassa une nouvelle fois son front attristé de voir ses prunelles pleine de larmes :

    - Rentre donc, nos petits n'attendent que toi little Blackbird.

    C'est avec regret qu'il retira ses mains de son visage. Avec douleur qu'il lui tourna le dos et qu'il avança sans oser se retourner. Il avait trop peur de céder et de tout abandonner pour s'enfuir avec elle. Près d'elle vint se poster un jeune garde qui lui demandait de quitter la base le plus rapidement possible. Elle n'avait bien évidemment pas l'autorisation de rester. Garrett arriva au jet. Il chargea son packetage à l'intérieur et redescendit pour alerter son supérieur qu'il manquait un autre sac de survie. Au même moment, des coups de feu retentirent.

    Garrett sortit son arme et eut juste le temps de crier à Anya de se coucher au sol. Dissimulé derrière le jet, il vit le sniper en haut de la tour de contrôle tirer dans sa direction. Il riposta mais la portée de ses balles étaient faible. Alors qu'il rechargeait son arme, il vit Anya vouloir bouger comme pour venir le protéger. Hurlant à son encontre il lui ordonna de ne pas bouger. Comme pris de panique, il courut en sa direction mais se fit percuter d'une balle dans le dos. Il fut stoppé dans son élan en sentant la piqure violent de la balle lui traverser le dos et le bas ventre, quand une autre se logea dans sa poitrine. Tombant à genoux, il eut juste le temps de voir Anya hurler à son tour et se faire maintenir par le soldat qui se trouvait près d'elle.

    Alors qu'il était tombé au sol, deux soldats vinrent agripper Anya pour la mettre en sécurité or de la base sous tension. Mais quel dangereuse mission que d'essayer de maintenir la tempête Anya alors que Garrett se vidait de son sang. Ainsi, la seule chose qu'elle pu entendre ce fut l'explosion du jet près du corps agonisant du blond. Le terroriste russe avait réussit son coup, mais il fut rapidement intercepté par deux soldats qui le tuèrent aussitôt.

    Puis, plus rien. Garrett était persuadé d'être mort. Tout avait été beaucoup trop vite. La seule chose qui lui venait en tête était le visage horrifié d'Anya qui tentait désespérément de courir jusqu'à lui. Il était mort sous ses yeux. Comment était-ce possible ? Pourtant, il sentait toujours qu'il était là. Il entendait, il sentait des choses. Mais il était incapable de bouger. Officiellement, il était mort. Officieusement, l'armée avait dissimulé son coma à sa famille et tout le monde et tentait de le maintenir en vie.

    C'est ainsi que le blond se réveilla d'un douloureux coma au bout d'un an. C'est le prénom d'Anya qu'il murmura en premier :

    - Anya, appelait-il d'une voix rauque et basse, Anya...
    - Votre femme n'est pas là Garrett. Personne ne viendra vous sauver..

    Il lui fallut un moment avant de reprendre véritablement conscience. Quand ce fut fait, on lui expliqua qu'il avait été emmené aux soins intensif où il avait été déclaré mort. L'explosion avait permis de faire croire à tout le monde que son corps avait été suffisamment brûlé pour qu'on ne puisse le reconnaitre et le toucher. Son colonel ajouta même qu'Anya avait été pire que féroce. Mais Garrett ne comprenait toujours pas. Cela faisait un an que sa famille le pensait mort ?

    - Mais.. Je suis vivant Colonel ! Ma femme, mes enfants, mes parents ! Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ! hurlait-il en arrachant ses perfusions.
    - Calmez-vous Hedlund ! C'est pour le bien de la nation !
    - AU CUL VOTRE NATION DE MERDE ! Vous m'avez volé à mon épouse ! A ma famille ! C'est ignoble ! Egoiste !

    Il était dans un tel état de rage qu'ils durent le mettre à l'isolement pendant un mois. Une fois qu'il fut calmé par les électrochocs, ils purent enfin lui expliquer le plan qu'ils avaient en tête. Garrett était assis dans une pièce quasi stérile. Seul un matelas sur le sol et un cabinet ornait la pièce. Dans cette pièce immaculée, le blond tentait de ne pas devenir fou. Le moindre bruit le terrorisait. La peur des électrochoc était trop vivre encore. Un jour vint une femme vêtue de noire qui tenait dans sa main une chaise et un dossier. Elle observait le blond qui restait digne malgré la barbe et les cheveux long et elle lui expliqua tout :

    - Voilà comment ça va se passer.. Désormais, votre nom de code sera Tempest.
    - Non. Je veux garder Blackbird, répliquait sèchement le blond.
    - Impossible, vous êtes connu sous ce nom là.
    - Alors, donnez-moi Selkie.
    - Etrange mais d'accord. Vous allez avoir une mission, une seule, celle de tuer Astor.
    - C'était déjà ce que je devais faire il y a un an.
    - Oui, mais là vous serez incognito puisque tout le monde vous croit mort. Voilà le deal, tuez-le et aidez-nous a détruire son cartel. Puis, nous vous rendrons votre vie. Honnête ?
    - Ai-je le choix de toute manière ?
    - Pas vraiment.. avoua la jeune femme en fermant le dossier qu'elle tendait au blond.

    Il hésita un instant. Après tout, il pouvait mourir désormais. Le mal était fait. Pourtant, il se souvenu de la promesse qu'il avait toujours faite. Coûte que coûte, il reviendrait à la maison. Il l'avait juré. Alors, il céda pour tenir cette promesse. En prenant le dossier, il acceptait son destin.


    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:43 Répondre

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    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:43 Répondre

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    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:42 Répondre

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    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 20:41 Répondre

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    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 16:56 Répondre

    Garrett sentait bien qu'Anya ne voulait pas tarder à la maison. Son masque de sérénité n'était un leurre pour personne mais au moins, elle semblait accepter, résignée, le départ matinal de son époux. Sans préambule, il embrassa les enfants et leur fit promettre de rester sage et de se battre quoi qu'il arrive. C'est Charlie qui pleurait le plus. Inconsolable, elle passait son temps blottie dans les bras de Jasmine où elle suppliait son père de rester. C'était un crève-coeur pour lui de se séparer de sa chair.

    Prenant son courage à deux mains, il la souleva une dernière fois en lui jurant de revenir mais elle devait guérir avant tout. C'était comme un pacte et elle se résolut à l'accepter coûte que coûte. Se penchant ensuite sur Jazz, il embrassa son front en lui rappelant :

    - Ta mère a besoin de toi alors ne te renferme plus sur toi, d'accord ? On est une famille. Tout le monde a besoin de chacun d'entre nous.
    - Je veillerais sur tout le monde pendant ton absence papa, répliquait Pasha plus courageux que jamais.

    Le sourire du père était éblouissant en contemplant ses trois petites têtes qui l'observaient. Un dernier câlin et déjà il était dans la voiture. Anya était imperturbable et faisait régner un silence de maître. Garrett n'osait pas l'interrompre de peur de ce qu'elle pourrait dire. Finalement, sa main sur sa cuisse et sa question lui permirent de moins craindre ce qu'elle avait à dire :

    - Je suis le seul oui. Grâce à mon avancement ils m'ont autorisé à venir vous rejoindre pour une journée et demie.. Mais j'ai l'impression d'avoir fait plus de mal qu'autre chose en rentrant. Je me trompe ?

    Ses doigts venaient entrelacer ceux d'Anya. Avec douceur, il embrassait chacun de ses doigts tout en observant sa mine apeurée. Il ne pu s'empêcher de caresser sa joue en la dégageant de ses cheveux brun. Voulant la rassurer, il se rapprocha simplement et déposa un autre baiser dans son cou. Il cherchait à réveiller la Anya taquine et amusante :

    - Dis moi, tu as peur que je devienne jaloux si tu utilises trop Garrett-vibro ? Parce que je l'ai acheté pour tes futures soirées solitaire.

    Il se fichait de la route verglacée. Pour lui, contempler Anya lui suffisait simplement.


    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 13:43 Répondre

    C'est un sommeil profond qui s'agrippe à Garrett. Blotti contre le corps de son épouse il ne bouge pas de la nuit comme s'il s'agissait d'un cocon dont il ne voudrait en aucun cas s'extirper. Pourtant, lorsque le radio-réveil se mit à sonner il du se faire une raison. Le matin était arrivé. Le moment des adieux aussi. Ouvrant lentement les yeux il vit Anya venir le serrer entre ses bras. Oh que oui il aimerait rester sous cette couette à la tenir fermement contre lui mais le devoir l'appelait. Embrassant le sommet de son crâne il soupirait doucement en la réveillant avec douceur avec d'autres tendre et affectueux baisers. Soudain, l'odeur de pain grillé lui vint aux narines. Extirpant sa tête de sous la couette il entendit les enfant s'atteler à préparer le petit déjeuner ce qui le fit sourire :

    - On dirait bien que les monstres ont été bien plus matinaux que nous.

    Lentement il se leva du lit et se dirigea vers la douche. Après s'être levé et enfilé une tenue civile il sortit de la salle de bain pour constater qu'Anya était toujours couchée mais pensive. S'asseyant sur le bord du lit, il caressa sa joue avec douceur :

    - J'ai demandé à ma soeur d'engager une nourrice pour qu'elle vienne t'aider. Maggie est trop vieille désormais et je ne veux pas que tu demandes d'aide à ma mère. J'ai peur qu'elle s'en serve contre toi. Lucrecia m'a confirmé que celle qu'elle t'envoie est vraiment qualifiée. Elle s'occupera de Jasmine et Pasha lorsque tu seras à l'hôpital pour Charlie.

    Il lui confia alors ce que lui avait dit Jasmine, qui se renfermait sur elle-même pour ne pas qu'Anya s'inquiète pour elle. Garrett lui assura qu'elle n'avait pas à culpabiliser mais qu'elle devait simplement accepter de se faire aider :

    - Je t'en conjure mon amour. Accepte l'aide qu'on te propose. Je ne veux pas que tu perdes la santé à vouloir tout gérer, c'est impossible..

    Il embrassait une nouvelle fois ses lèvres et finit par se lever de peur d'être tenté de lui faire à nouveau l'amour. C'était une torture certaine que de ne pas pouvoir la toucher à loisir. Il la prévint qu'il descendait déjeuner et rejoignit les enfants en bas. Ils avaient tout finis, fier d'eux et cela toucha le père de famille qui récupéra Charlie allongée sur le canapé. L'enfant somnolait dans ses bras mais cela l'importait peu. Il tenait contre lui son Petit Pois dont il embrassait le crâne vierge de ses boucles brune. Il ne voulait pas y penser et préféra remercier Jasmine et Pasha pour leur douce attention :

    - On veut que tu partes l'estomac plein ! expliquait Pasha en servant méticuleusement le jus d'orange.
    - Et on a même fait un paquet surprise que tu devras ouvrir dans l'avion.

    Jasmine lui tendait un petit carton qui lui était impossible d'ouvrir. Les enfants veillaient à ce qu'il respecte la promesse. Garrett souriait attendri et mangeait d'un bon appétit comme toujours avec les enfants jusqu'à ce qu'enfin la belle Anya descende. Son air était chargé de tristesse mais le blond ne voulait pas se laisser prendre par la tristesse :

    - Douce et belle Anya, vous nous honorez enfin de votre présence, dit-il avec un sourire tendre sur les lèvres, viens déjeuner et c'est un ordre de Pasha.
    - Exactement, le professeur Miguel dis que c'est important de manger tous les matins.

    Ce fut un petit déjeuner calme, tranquille en famille. Charlie faisait de temps en temps apparition et grignotait un peu de brioche que lui coupait finement son père ce qui la faisait rire :

    - Ze suis plus un bébé papa.
    - Tu le seras toujours pour moi, comme ta soeur et ton frère.

    Une fois ce moment tendre finis, il monta avec les enfants pour les aider à se préparer. La voiture d'Andreï était arrivé plus tôt que prévu mais il voulait voir sa fille un moment. Il profita donc de l'absence de Garrett pour aller l'enlacer surtout en voyant sa mine sombre :

    - Pourquoi pleures-tu ? C'est une chance qu'il ai pu venir vous rejoindre quelques jours. Il va revenir vite, j'en suis persuadé.


    immarcescible, Posté le mardi 05 octobre 2021 11:40 Répondre

    Affalé l'un et l'autre sur le matelas, Garrett reprenait son souffle. Les yeux clos, il savourait la sensation si particulière de l'orgasme qu'ils vivaient toujours aussi intensément. Il n'y avait rien à dire. Les années n'arrivaient pas à détruire cette folle passion qui les habitaient. Un rire amusé s'échappait d'entre ses lèvres lorsqu'elle évoqua le premier cours qu'il avait donné. Il se souvenait de toutes ces jeunettes qui l'observaient bouche bée comme s'il était la seule friandise de la boutique. Embrassant la tempe d'Anya, il vint l'enlacer à son tour profitant de leurs corps imbriqués l'un contre l'autre pour la caresser avec douceur. Il riait toujours et ne pu s'empêcher de lui avouer :

    - Tu sais que si j'étais quelque peu vexé de ne pas t'intéresser au début. C'était la première fois je crois qu'une fille ne semblait pas attirée par moi et je ne comprenais pas pourquoi.

    Sa main caressait sa nuque et l'autre montait de ses fesses à son dos avant de refaire le sens inverse. Embrassant son front une nouvelle fois, il restait ainsi blotti contre elle aimant sentir les frissons de ses caresses couvrir sa peau :

    - Je crois que c'est pour ça que je t'ai collé la première fois aussi. Je voulais que tu me détestes un peu mais que tu penses à moi.. Est-ce que c'est atrocement pervers ? Tu peux me juger maintenant si tu le veux.

    Le blond relevait son visage pour contempler les traits surpris de son épouse ce qui l'amusa une fois de plus. Il lui raconta alors qu'il avait fait quelques recherches sur elle auprès des enseignants et sa surprise en constatant que tout le monde évitait de lui répondre :

    - Comme si tu étais un secret qu'il ne fallait pas dévoiler et c'est là que j'ai compris qu'il y avait quelque chose de louche. Tu as éveillé ma curiosité mais surtout, plus j'en apprenais sur toi et moins j'étais satisfait. J'en voulais toujours plus. Aujourd'hui encore je te découvre capable de m'assommer d'un paquet de pain de mie.

    Le Garrett taquin, doux et amusant était là. Il avait besoin de retrouver cette partie de sa personnalité. Celle qui avait su éveiller Anya des années plus tôt. Cette journée avait été particulièrement complexe et dure à vivre malgré les doux moments. Non, il voulait profiter et savourer de son épouse à travers cette facette qu'elle aimait le plus. Front contre front, il la contempla un moment en laissant son nez se caresser contre le sien :

    - Mon tendre Blackbird.. J'aimerais que la nuit ne s'achève jamais.


    immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 21:20 Répondre

    C'est avec un sourire attendri et amusé que Garrett se laissait entraîner par Anya dans un slow tendre. La voix douce et affectueuse d'Olivia Newton-John résonnait dans la pièce uniquement éclairée par une lumière tamisée. Le blond posait son front contre celui de son épouse, son nez caressant le sien. Ses mains caressaient ses hanches, son dos de sorte à la maintenir contre lui le mien possible. Son parfum, son souffle, tout lui rappelait la déchirure que c'était de la quitter. Un rire amusé s'échappait d'entre ses lèvres lorsque Pasha fit une remarque sur les non-talents de sa mère. Mais Garrett s'en fichait. Il l'aimait telle qu'elle était. Devant les enfants qui faisaient une moue écoeuré, il donna un profond et tendre baiser à Anya puis, lui murmura tendrement :

    - Je t'aime mon Blackbird.

    Mais déjà elle s'éclipsait dans la cuisine pour faire le dîner. Cette journée avait été longue, pleine de rebondissements et Garrett devait bien avouer que la fatigue s'emparait de lui. Après avoir dîner avec les enfants même Charlie qu'il tenait sur ses genoux, ils montèrent raconter une histoire sous la cabane de draps qu'ils avaient fait. Jasmine avait même installé des petites lampes pour l'éclairer. Ils étaient blottis les un contre les autres à écouter les histoires inventés par leur père. Charlie s'endormit profondément blottie contre lui alors qu'il caressait la joue de Jasmine qui avait du mal à dissimuler ses larmes. Quant à Pasha, il ne pouvait s'empêcher de rester contre sa mère.

    Après avoir enfin couché tout le monde et promis un petit déjeuner gargantuesque, les époux se retrouvèrent dans leurs chambres. Le silence était étrange soudainement. Garrett fumait sur le bord de la fenêtre et regardait Anya se préparer pour la nuit. Tout son rituel le faisait sourire. Il aimait voir ses gestes du quotidien. Cela lui évitait de penser que demain serait le jour de la séparation. Finissant sa cigarette, il vint ensuite s'asseoir torse nu sur le bord du lit.

    La brune venait le rejoindre dans la chambre et il continuait de lui sourire tendrement. Attrapant délicatement ses mains dans les siennes, il prit entre ses jambes en embrassant son ventre avec douceur :

    - Tu te souviens de notre première fois ? Tu semblais si timide. J'avais peur de t'effrayer avec mes désirs. Nous étions sur ce canapé et tu avais fuis chez tes parents. Diable ce que je te désirais, expliquait-il d'une voix étouffée et basse, je ne faisais que rêver de toi depuis des jours. Il n'y a pas une nuit depuis toutes ces années où je n'ai pas rêver de toi le sais-tu ?

    Lentement, il vint retirer les fines couches de vêtements qu'elle portait. Il les jetait délicatement sur le sol. Une fois nue, ses doigts caressèrent la fine ligne de son ventre qu'il embrassait. Ses yeux se relevait sur son visage alors que ses doigts se perdaient entre ses cuisses, dévoilant son intimité. La voyant frissonner, il s'inquiéta qu'elle ai froid :

    - Tu es si belle. Mon souffle se coupe quand je te regarde.. Mon coeur bat si fort.. Anya, ma douce sorcière.. Tu m'as ensorcelé.

    Lentement, ses doigts vinrent jouer en elle, la découvrir, l'affoler aussi un peu. Ses lèvres remontaient sur sa poitrine qu'il embrassait alors que ses dents s'attardaient sur ses pointes durcies. C'était un vrai spectacle érotique que de la sentir si sensuelle et brûlante entre ses mains. La caressant toujours, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il ne se satisferait jamais du son de ses gémissements, de son épiderme frissonnant sous ses caresses. Elle le rendait insatiable, plein de désir :

    - Je ferais n'importe quoi pour toi tu le sais ça ? Je pourrais mourir pour toi, avoua-t-il dans un murmure.

    Retirant ses doigts, il se releva et vint la porter après avoir retiré son bas de pyjama. L'allongeant sur le dos sur le lit, il vint la clouer sur le matelas de son bassin. Ses baisers reprenaient lentement sur ses seins, son ventre et enfin entre ses cuisses. Après l'avoir dégustée un moment avec passion, il remonta enfin et la laissa reprendre le dessus. Assis sur le lit, il la souleva aisément et s'empala en elle dans un gémissement de plaisir intense qu'il couvrait contre la peau du cou de son épouse :

    - Bon sang.. Anya...


    immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 20:59 Répondre

    https://www.youtube.com/watch?v=7oKPYe53h78
    OBLIGÉ !


    immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 15:38 Répondre

    https://www.youtube.com/watch?v=urFEPc_HQ30
    La berceuse chantée par G.


    immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 15:38 Répondre

    https://www.youtube.com/watch?v=KXaJLP_Uv6Q
    La berceuse chantée par Petit Pois.


    immarcescible, Posté le lundi 04 octobre 2021 15:38 Répondre

    Tel un pantin, Garrett se laissait mener par les désirs de son épouse. Sans un mot, il la suivait d'un pas léger jusqu'à la douche et la laissa le déshabiller entièrement. Ce n'est qu'une fois dans la douche, la tenant blottie contre lui, une main sur sa hanche et l'autre dans sa chevelure qu'il répondit à son tendre poème :

    - Me déclamer de la poésie pour attiser ma curiosité. Tu ne m'épargneras rien pour me faire rester mon amour.

    C'était une réplique taquine qui se voulait douce mais tendre. Serrant plus étroitement encore Anya contre lui, Garrett soupirait en laissant sa peine se manifester. La simple idée de la quitter lui tordait le coeur, le corps, l'âme. Frustré, il continua de caresser ses formes sous l'eau chaude qui coulait sur leurs corps dénudé. Il sentait que la poigne de son épouse le suppliait de rester indéfiniment et il le souhaitait. Il aurait aimé avoir moins peur de l'armée ou même des terroristes et juste rester avec elle. Mais le danger était trop grand, trop près :

    - Si je devais venir à mourir ne t'en fais pas pour mon corps. Mon âme volera directement jusqu'à toi. Elle rejoindra son éternelle et unique compagne. Je t'aime tellement Anya que c'est mourir que de te quitter..

    Le blond se redressa légèrement et releva le regard de la brune vers le sien pour contempler ses iris qui étaient remplis de larmes. Son coeur vacillait une fois de plus, tétanisé à l'idée de lui faire du mal. Ses lèvres plongeaient sur ses paupières pour aspirer ses gouttes, sa peine. Il continuait d'embrasser son visage jusqu'à lui donner un profond et intense baiser.

    Il aurait voulu lui donner plus mais on toquait à la porte. Pasha demandait si sa mère voulait bien l'aider à finir de coudre son costume pour le ballet de la semaine prochaine. Garrett cessait donc son baiser et embrassait le front de la brune avant de répondre à son fils :

    - Maman arrive tout de suite mon garçon ne t'en fais pas.

    A regret, il sortait de la douche en gardant néanmoins la main d'Anya dans la sienne. Il la couvrit d'un épais peignoir avant de la sécher d'une serviette propre. Il caressait au passage chaque centimètres de sa peau qu'il connaissait à la perfection mais dont il ne pouvait se lasser. Ses mains remontaient ainsi le long de ses cuisses où il déposa un baiser dans l'aine avant de remonter le long de ses flancs, de son ventre, de ses bras. Remonté face à elle, il caressa ses joues et lui offrit un tendre sourire :

    - Qu'il me tarde de pouvoir te refaire un bébé. Te courir après dans les bois, voyager sur notre voilier, m'occuper des enfants comme un père au foyer. Te voir me sourire.. Ça me manque Anya. Cruellement.

    Il déposait un nouveau baiser plus tendre et chaste sur ses lèvres avant de se détacher d'elle pour mettre une tenue confortable. Pasha attendait sa mère. Garrett allait en profiter pour s'occuper des filles. En sortant de la chambre, il tenta de se soustraire à la peine qui le liait à la journée de demain. Pour le moment, il voulait profiter des enfants et de la vie qui sommeillait dans cette maison. Charlie dormait profondément. Il en profita pour remettre sa couverture en place et caresser sa joue creusée par les médicaments. Cette vision lui meurtrit encore plus l'âme. Jasmine se trouvait dans un coin de la pièce à faire ses montages. Il vint donc s'asseoir près d'elle et regarda tout ce qu'elle avait déjà filmé et qu'il avait manqué :

    - Tu pourrais rester papa ?
    - Je le pourrais mais devrions fuir, avoua-t-il en regardant surpris la blonde, tu te verrais vivre dans une grotte cachée du reste de l'humanité ?
    - Nous pourrions aller sur l'île au Brésil ? Notre île secrète avec le trésor..
    - Je te promet que nous irons mais nous serons libre. Si jamais je suis dénoncé ou pris je risque la prison Jasmine. Ce serait pire que trois mois de front non ?
    - Pasha nous a dit ce que tu as dis à grand-père. Que tu étais persuadé de mourir là-bas.

    Garrett sentit son coeur se figer en entendant cela. Pasha l'avait entendu et allait sûrement le répéter à sa mère. Blême, il inspira profondément avant de répondre à Jasmine :

    - Je ne voulais pas dire ça comme ça.. Disons que la vie est difficile là-bas et que tout y est incertain. Mais je ne me laisserais jamais tuer Jasmine, tu dois le croire.

    L'adolescente ne répliqua pas. De toute manière, Charlie sortait de sa sieste et voyant son père, lui souris :

    - Une fanfon papa.. quémandait-elle d'une voix douce et calme.

    Il ne pu se résoudre à lui refuser quoi que ce soit. S'asseyant sur le côté du lit, il vint la prendre dans ses bras et lui fit promettre de manger dès que sa mère lui ordonnerait avant de lui chanter sa fameuse berceuse.


    immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 21:47 Répondre

    Te dire l'amour en chanson, en poèmes et par passion.


    immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 20:51 Répondre

    Il mit un moment avant de rentrer préférant se contenir et laisser sa colère s'apaiser. Garrett s'inquiétait qu'Anya pense toute ces choses si négative de lui. Cela le contrariait non pas par narcissisme mais parce qu'il se battait pour défendre leur famille et qu'elle semblait ne pas s'en rendre compte. Las, il se posa un moment sur le petit banc près de l'hêtre nu à cause du froid polaire qui arrivait. Sa cigarette terminée, il n'eut pas d'autres choix que de rentrer. Il faisait beaucoup trop froid pour rester ainsi et en t-shirt à l'extérieur.

    Lorsqu'il entra dans le salon c'est pour voir Jasmine remonter à l'étage. Anya semblait toujours aussi en colère mais sa mine semblait plus adoucie. Sans un mot, il s'installa sur le canapé en effleurant délicatement sa nouvelle petite blessure anyanesque sans un regard pour elle. Il n'eut pas besoin de dire ou faire quoi que ce soit, ce fut elle qui revint à lui. Silencieux, il la laissait le soigner tout en l'écoutant évoquer ses inquiétudes, ses songes, ses peurs. Bien sûr qu'il les comprenaient, bien sûr qu'il les entendaient. Mais la réalité était tout autre et il ne pouvait se soustraire aux engagements qu'il avait passé pour pouvoir retrouver son épouse. Cependant, lui rappeler cela, la ferait culpabiliser de plus belle.

    Elle s'installait sur ses cuisses et lui avouait finalement sa plus grande crainte, celle de sa mort. Soupirant, le blond enfouissait son visage dans le cou de son épouse. Anya était de nouveau douce et tendre. La tempête s'était calmée, il ne lui restait plus qu'à lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur :

    - Moi aussi j'ai peur mais cela ne doit pas freiner ma mission. J'ai passé un marché et je dois l'honorer Anya. Je ne pourrais pas me regarder dans la glace si j'étais un lâche qui avait faillit à sa mission. Je ne sais pas comment je vais revenir mais tu me guideras, comme je t'ai guidé à ton retour de Russie.

    Il vint finalement relever son visage face au sien. La contemplant tendrement, il déposa un léger baiser sur sa mâchoire alors que ses mains caressaient ses hanches rapprochant leurs bassins. C'était étrange, ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord et il craignait de partir en étant fâché avec elle. Une idée totalement insupportable pour le blond qui ne supportait pas l'idée de ne pas avoir trouvé un terrain d'entente :

    - Si.. Si il venait à m'arriver quelque chose Anya tu survivrais, pas pour moi mais pour les enfants. Et, je sais que tu as raison. Je sais que je ferais la même chose si c'était l'inverse mais justement.. Mon amour, tu sais pertinemment que je ne t'écouterais pas et que je partirais quand même demain.

    Là, sa gorge se serra en sachant ce qui l'attendait mais pire, en pensant qu'Anya puisse avoir raison et qu'il meurt. Soupirant lentement, il reprit en parlant tout bas :

    - J'ai besoin de toi, de ta confiance en moi. Sans ça, je ne peux pas partir.. La peur ne fait que nous paralyser, elle oblitère l'esprit. Je ne peux pas m'accaparer la tienne en plus de la mienne. Je t'en prie.. Je t'en supplie. Nous nous sommes jurés, loyauté, confiance, fidélité et amour. C'est un passage critique de notre vie et de notre mariage mais ça va s'arranger. J'y crois.


    immarcescible, Posté le dimanche 03 octobre 2021 20:01 Répondre

    https://www.youtube.com/watch?v=BYMqo4eZy58


    immarcescible, Posté le samedi 02 octobre 2021 19:54 Répondre

    La tempête Anya débarquait à New York et Garrett ne savait pas comment la capturer. Impossible, elle se débattait tellement et hurlait à tout va. Le pire était les coussins qui volaient sur lui telle une déferlante que rien ne pouvait arrêter. Ne pouvant en placer une il la laissait se décharger ainsi sur lui sans rien pouvoir contrôler.

    Jamais encore il ne l'avait vu dans une telle colère. Il savait qu'il faudrait plus de quelques mots doux pour la rassurer et la ramener à la raison. Dépassé, il la laissa se diriger vers la cuisine. Il en profita au passage pour remettre les coussins en place. Relevant la tête il vit les visages surpris des enfants l'observant comme si il avait été victime d'une attaque surprise :

    - Restez en haut. J'ai juste contrarié votre mère, ne vous en faite pas, tenta-t-il de les rassurer en levant les mains en l'air comme pris sur le fait.

    Arrivé près du chambranle de la porte il ne vit pas le pain lui atterrir en plein visage et lui heurter l'oeil. Mais cela ne sembla pas chagriner la brune qui n'avait pas décoléré. Il vint avec précaution regarder son oeil dans le miroir du four et soupira en constatant que ce dernier était rougi. Prenant avec précaution un torchon qu'il imbiba d'eau il le pressa contre son oeil meurtri. Ça y est, la lionne avait réveillé le Garrett en colère. En voyant qu'elle allait recommencer à jeter des choses il l'en empêcha en maintenant son poignet fermement au dessus de sa tête :

    - ÇA SUFFIT ! hurla-t-il exaspéré.

    Voyant qu'elle s'était stoppée un instant, sans doute surprise par son air moins méfiant mais exaspéré il en profita pour prendre le dessus un instant en répliquant sur un ton moins fort mais plus sévère :

    - Ça suffit Anya. Les enfants nous entendent et s'inquiètent. Tu vas vraiment me reprocher de me battre que nous ayons une vie normale ? Sérieusement ? Je croyais qu'on avait dépassé ça bordel. Tu agis comme si c'était une partie de plaisir pour moi que d'aller là-bas mais putain de merde tu sais aussi bien que moi que c'est l'Enfer.

    Il la relâcha avant de s'écarter d'elle. Il avait besoin d'une cigarette et de respirer. Elle avait réveillé en lui des sensations étranges. Il se voyait tout casser autour de lui. Garrett devait reprendre du recul et précisa d'une voix encore plus calme et contenue malgré sa froideur :

    - J'ai l'impression de ne jamais bien faire les choses avec toi, dit-il en prenant une cigarette qu'il plaçait entre ses lèvres en s'arrêtant sur le pas de la porte, ce n'est jamais assez putain de merde désolé de ne pas être ton prince charmant.

    Il sortait aussitôt sans écouter sa réponse trop en colère. Fumant, il marchait en faisant les cent pas dehors malgré le froid qui le faisait grelotter.


    immarcescible, Posté le samedi 02 octobre 2021 15:06 Répondre

    Malgré l'incident du début d'après-midi, Garrett arrive à passer une bon moment le reste du temps avec les enfants et Anya. Les mots de son épouse résonnaient toujours dans son esprit lorsqu'elle évoquait sa crainte de ne pas le voir revenir et elle avait raison. Lui-même s'était quelque peu convaincu qu'il ne reviendrait pas, ou jamais. C'était plus dur qu'il ne le croyait. Il se disait qu'il n'aurait jamais du revenir pour Noël finalement.. Le départ était le lendemain matin et il n'était pas résolu à les quitter.

    Ce fut même pire lorsqu'Anya lui supplia de rester. Ses pensées de la matinée qui voulaient le faire déserter lui revenait. C'était possible, absolument mais complètement égoïste mais Anya ne s'en rendaient pas compte encore. Il la laissa évoquer les russes et craignit de lui dire la vérité. Garrett savait pertinemment que si elle le savait en danger elle chercherait par tous les moyens à le sauver. Chose qu'il faisait à l'identique actuellement. Mais c'était le moment des révélations de toute manière. Elle voulait des réponses et cherchait à le faire sortir de sa coquille. Soupirant, il passa une main sur son visage histoire de se réveiller un peu :

    - Arrête, c'est un contrat sur ma tête qui a été déposé. Ils ne te veulent pas toi, c'est ton père qui me l'a confirmé. Le frère de ton ravisseur ne veut pas mêler la famille à cela. Pour lui c'est oeil pour oeil, dent pour dent. J'ai tué son frère c'est à moi de mourir. Les russes que tu crois avoir vu sont en fait des amis à ton père. Il est au courant de tout..

    Il la voyait venir la petite furie qui allait forcément s'interposer. Alors, il décida simplement de la maintenir contre lui comme pour lui rappeler les conséquences de ce qu'elle allait lui dire. Posant sa main sur ses lèvres, il la regardait avec fermeté :

    - Et non, je ne vais pas déserter. Cela signifie tout simplement passer notre vie à fuir loin des enfants ou les emmener avec nous. Plus d'écoles pour eux, plus d'avenir. Je ne pourrais pas leur infliger ça. Ce serait beaucoup trop égoïste. J'aurais Astor, je te le jure. Mais tu dois me promettre de ne pas en faire qu'à ta tête Anya Hedlund, tu m'entends ? Je ne suis pas superman mais j'ai des ressources. Et je ne me laisserais pas vaincre par cet ennemi.

    La brune semblait s'être calmée, sans doute parce que les mots de Garrett l'a faisait réfléchir mais il ne s'arrêta pas pour autant. Prenant ses mains dans les siennes il déposa de tendre baisers au creux de ses poignets en soupirant doucement. Il voulait que tout se termine et pouvoir monter se coucher auprès d'elle sans avoir peur du lendemain. Mais lui avouer serait sûrement encore plus dramatique. Relevant ses prunelles vers les siennes, il vint simplement lui sourire faiblement :

    - On va s'en sortir, comme toujours. Mais tu dois faire un peu plus confiance à ton époux.


    immarcescible, Posté le samedi 02 octobre 2021 09:49 Répondre

    Des rires, des chahuts, des boules de neige, René... Garrett n'aurait pas pu passer un meilleur Noël de toute sa vie. Anya se trouvait sur lui le surplombant de son sourire magnétique alors qu'il s'enfonçait dans la neige. Malgré qu'il soit à bout de souffle, il réussit à se retourner et venir bloquer le corps de son épouse sur la neige et sous le sien. Picorant son visage de rapide baisers, ses lèvres vinrent finalement se planter langoureusement sur les siennes. Un baiser tendre et langoureux qui du prendre fin lorsque les enfants jetèrent à leurs tours des boules de neige. Cette fois-ci, il s'agissait bel et bien des parents contre les enfants.

    Garrett partit en charge vers eux et les renversa sur le sol neigeux ce qui les fit rire. Pendant ce temps, Charlie tapotait des mains en comptant les points. Mais Garrett eut une vision, triste vision en recevant une boule de neige derrière la tête. La violence du choc lui rappela celui qu'il avait eu lors d'une explosion. Tombant à genoux, il sentit ses nerfs se tendre et se bloquer comme si son corps revivait l'effroyable scène. Ses camarades se faisant immoler et lui assumé et incapable de bouger. Il du tendre sa main vers les enfants leur intimant fermement de cesser :

    - ASSEZ !

    A genoux dans la neige, il fermait les yeux et tentait de reprendre ses esprits comme lui avait appris la psy et répétait inlassablement en murmurant :

    - Tu es à la maison.. Tu es en sécurité.. Tu es à la maison... Tu es en sécurité..

    Il fallut que la présence d'Anya vienne le sortir de sa torpeur. C'est en sentant ses mains sur son visage qu'il pris véritablement conscience qu'il était à la maison. Le souffle court, il plongea son faciès dans son cou en tremblant de froid :

    - Pardon.. J'ai.. J'ai... Je ne voulais pas.. Excuse-moi.. bredouillait-il sincèrement désolé.

    Garrett tremblait de peur, d'effroi alors qu'il s'accrochait à son épouse comme si elle était son unique bouée de sauvetage. Son corps se tendait comme s'il s'agit de marbre. Les bruits de canons, de fusils, les cris de douleurs, lui revenait en tête, les odeurs de chair brûlées étaient les pires sensations. Reprenant son souffle, il bégayait en s'excusant encore et encore :

    - Les enfants... J'ai honte.. Pardonne-moi..

    Ils rentrèrent à la maison. Jazz et Pasha avaient rejoint Charlie dans le salon, débarrassez de leurs affaires de neige. Les enfants observaient leurs parents par la baie vitrée inquiet. Lorsqu'ils arrivèrent à eux, Garrett se pencha en affichant un sourire de circonstances comme pour les rassurer :

    - Il y avait des cailloux dans la boule de neige et ça m'a fait mal je suis désolé, mentait-il en retirant sa veste devant eux, mais je vais bien ne vous en faite pas. Maman et moi allons vous préparer des chocolats chaud qu'en dites-vous ?
    - Papa, tu es sûr que ça va ? osait demander Jasmine.
    - Oui, je vais bien c'est juste la fatigue et le décalage horaire. Mais je vous promets que ça va.

    Il se pencha vers eux et ils vinrent avec précaution se blottir contre lui. Les yeux clos, il caressait leurs cheveux et déposait des baisers sur leur front en leur murmurant de doux "je t'aime". Les enfants sortaient un jeu de société sur la longue table de la salle à manger. Ils attendaient que leurs parents reviennent. Garrett en profita pour rejoindre Anya, craignant qu'elle lui en veuille de sa crise. S'approchant d'elle, il essayait tendrement de caresser sa hanche mais elle semblait le fuir :

    - Tu m'en veux ? demandait-il d'une voix basse et triste.


    immarcescible, Posté le jeudi 30 septembre 2021 23:20 Répondre

    La crise que venait de subir Charlie dépassait totalement Garrett. Il ne devait pas montrer de signe d’inquiétude mais malgré lui, ses traits tourmenté ne rassuraient pas les enfants qui étaient restés près de lui sans savoir quoi faire même si ils avaient l’habitude. Sans doute espéraient-ils que leur père trouve une solution comme toujours. Mais maintenant, Garrett était totalement dépassé et transi de terreur devant la douleur que subissait son enfant et le tourment de son épouse.

    Non, il ne pouvait pas partir. Mais déserter signifier vivre caché, dissimulé de toute vie sociale comme Antonio. Est-ce qu’il pourrait faire subir un tel cheminement à sa famille ? Même si Anya serait soulagé ils vivraient éternellement traqué. Qu’est ce que trois mois dans une vie quand on peut obtenir la liberté à la fin de ces derniers.

    Las, il suivit le cortège mais perçut le regard courroucé de sa mère. Cela le fit grogner en silence tandis qu’il avançait rapidement jusqu’à la maison. Les mots qu’elle venait de prononcer le faisait bien évidemment réfléchir. Ne serait-il pas en effet mieux pour tout le monde que Jasmine et Pasha aillent vivre avec leurs grand-parents ?

    Garrett était perdu dans son élan de bienveillance et de crainte de bafouer Anya. Car, il savait qu’elle n’accepterait jamais une telle séparation, elle le prendrait forcément mal, voire serait blessée. Cela ne ferait que favoriser un sentiment d’échec de ne non-confiance qu’il essayait tant bien que mal d’effacer depuis des années :

    - Anya est la mère de nos enfants. La place de chacun d’entre eux est de rester auprès d’elle, répondit-il finalement en s’adressant à sa mère tout en se retournant vers elle, il est hors de question de les séparer maman tu m’entends ?
    - Mais enfin Garrett je ne voulais qu’aider !
    - Je l’espère sincèrement, vraiment.

    Son ton était plus sec, moins compatissant qu’au début de la journée. Alors qu’ils arrivaient enfin à la maison il eut la plus belle vision de ce qu’était pour lui Noël. Les enfants enlaçaient leurs mères et une Charlie terrorisée. Jasmine pris les devants et commença son rôle de grande soeur. Les trois partent ensemble, ils se soutenaient mutuellement heureux d’être là les uns pour les autres. Ce tableau ému Garrett qui sentit une bouffée d’air envahir son esprit.

    Il aurait été capable de verser une larme devant la vision si touchante des enfants les un avec les autres. S’asseyant sur le canapé, épuisé, il se laissait envelopper par les bras d’Anya. Se blottissant contre elle il ferma les yeux un instant tandis qu’il cherchait sa douceur et sa chaleur :

    - Tu es devenue poétique mon amour. Mettrais-tu en application les meilleurs cours de littérature que tu as pu avoir ?

    Il lui offrait un rire taquin et amusé. Relevant ses prunelles d’un bleu étincellant vers la jeune femme il se sentait apaisé, rassuré par ses mots, ses caresses. Doucement il se redressa et déposa un tendre baiser sur ses lèvres malgré leurs parents qui les observaient. Il se fichait qu’ils regardent ou non. Il était dans sa bulle, dans son univers, dans les bras de son épouse :

    - Je n’ai jamais douté de ta force Anya et je suis heureux de voir que tu le sais désormais.

    C’est le toussotement d’Andrei qui se relevait en mettant son manteau qui fit sortir le blond de sa torpeur. En effet, il fut suivi rapidement par Tamara et Nate quand Catherine semblait vouloir rester. Mais Garrett ne lui accordait aucun intérêt, même si il les aimaient tous il n’avait qu’une foutue envie, celle de les voir partir. Heureusement qu’Andreï avait la présence d’esprit de comprendre ce qui fit grogner la mère du blond comme lui l’aurait fait si quelque chose le contrariait :

    - Anyanechka tu sais que tu peux nous laisser les enfants alors n’hésite pas, lui rappelait Tamara qui lui donnait de fort baisers sur les joues, n’aie pas peur de nous demander de l’aide.
    - Tamara a raison n’hésite pas chérie, surenchérissait Andreï.

    Nate lui rappela la même chose et lui proposa tandis que Catherine restait derrière son mari sans rien oser dire. Elle faisait encore profil bas. Ils partirent après avoir embrassé les enfants. Garrett donna une longue accolade à sa mère qui pleurait déjà et lui fit promettre de revenir :

    - Je ne pourrais pas passer une vie sans me fâcher avec toi, sanglotait-elle.
    - Moi non plus maman, moi non plus..
    - Pardonne-moi pour tout encore une fois.

    Il vint simplement déposer un baiser sur son front en essayant de la rassurer malgré sa froideur avant de lui dire d’une voix claire :

    - Ne me déçois pas et arrange les choses avec Anya.

    Un simple hochement de tête de sa part avant de partir. Un épais nuage de terre s’évaporait derrière les voitures qui s’étaient précipités jusqu’à chez eux. Enfin seuls, Garrett en profita pour venir enlacer Anya dans ses bras. Il n’était qu’une heure de l’après-midi mais il était déjà lessivé. Embrassant la tempe de sa brune, il murmura tendrement :

    - Je veux aller me reposer avec les enfants et toi, tu viens.. et pas de ménage. Les traiteurs se chargent de tout.

    Sans lui laisser l’opportunité de parler, il lui donna un profond baiser tout en la portant aisément dans ses bras. Telle une princesse, il la conduisit dans la salle de jeux des enfants qui avait été aménagée quelques mois plus tôt pour eux. Charlie sommeillait blottie contre Jasmine qui semblait ravie de voir ses parents venir.

    Pasha se dépêcha de sortir d’autres plaids en quémandant l’attention de son père. Garrett ne se fit pas prier et vint s’asseoir près de Charlie qui bougeait pour être sous son bras tandis qu’il tendait sa main à Jasmine de l’autre. Pasha s’était installé entre ses jambes pendant qu’il tenait Anya de son bras libre. Ils regardaient tous avec attention le dessin animé de Noël qui faisait même sourire le père. Penchant la tête vers Anya, il murmura tendrement à son oreille :

    - Je suis heureux là blotti contre toi et les enfants. C’est tout ce que je veux au monde. Tout ce que tu dois savoir et que tu dois me pardonner c’est que je ferais les pires insanités pour vous retrouver. L’accepteras-tu ?


    immarcescible, Posté le mercredi 29 septembre 2021 20:11 Répondre

    Lui parler était impossible et elle le savait. Garrett inspirait profondément alors qu'il s'était laissé guidé par son épouse jusqu'au hangar. Il aimait cet endroit, c'était vrai. L'odeur du bois et des outils lui rappelait mille et un souvenirs. Blottis l'un contre l'autre sous les plaids il prenait avec plaisir le soin de caresser la hanche de son adorée alors qu'il regardait leurs pieds liés. Il se refusait à lui évoquer ce qui le traumatisait. Anya avait assez avec Charlie et son départ pour le front, pourquoi l'acculer une nouvelle fois des horreurs qu'il subissait et faisait subir. Il vint délicatement poser un baiser sur sa tempe avant d'avouer d'un voix basse et sombre :

    - Tout ce que tu dois savoir c'est que je fais tout pour te revenir sain et sauf mon amour. Mais je crains d'y laisser mon âme dans cette foutue mission. Ils.. Ils nous envoient sur des choses bien précises qui, je le crains fort, risque de nous détruire à tout moment.

    Il savait qu'il en avait déjà trop dit. Anya l'écoutait et le sondait de son regard perçant. Il aurait voulu se détacher d'elle, la repousser pour mieux dissimuler ses craintes mais il avait trop besoin de son contact. Fermant les yeux un instant, il réfléchissait à ce qu'il aurait pu tout simplement lui dire pour l'apaiser :

    - Tu sais pertinemment que je ne te parlerais pas de tout ça car tu vas forcément t'inquiéter et je le refuse. Tu as bien assez à gérer comme ça. Et je ne veux pas en parler de toute manière. Je veux profiter de toi, te contempler, te voir sourire et te serrer dans mes bras. Le reste m'importe peu pour le moment. Veux-tu bien me l'accorder ?

    Garrett était sincère. Il avait terriblement besoin de la présence douce et chaleureuse de son épouse, de ne plus penser à la mort, aux sévices et aux autres douleurs qui l'attendaient là-bas. Se penchant sur ses lèvres, il lui donnait un tendre et langoureux baiser tout en caressant sa joue avec douceur :

    - Les enfants vont certainement nous chercher, souhaites-tu qu'on sortent se balader un peu dans les bois ? J'ai besoin de prendre l'air.

    Ils remontèrent tranquillement la petite pente qui conduisait à la maison où les enfants jouaient avec leurs jeux sous les regards attendris des grand-parents. Garrett en profita pour s'assurer que Jasmine avait suffisamment de batterie pour continuer de filmer et proposa une balade dans les bois. Tout le monde accepta. Pasha et Jasmine mirent leurs manteaux tandis que Garrett habillait chaudement Charlie qu'il portait sur les épaules. C'était beaucoup d'efforts pour elle, il en avait conscience, mais il ne voulait pas qu'elle reste enfermée un aussi beau jour de Noël. La neige tombait à l'extérieur et formait une légère couche blanche sur les environs.

    Tout le monde marchait dans la joie et la bonne humeur. Charlie s'accrochait à la tête de son père qui la tenait fermement tandis que Jasmine filmait toujours et que Pasha inventait une danse de la neige. Andreï discutait avec Nate des dernières législation de restauration alors que Catherine s'approchait d'Anya en profitant qu'elle soit un peu seule :

    - J'ai été odieuse, je m'en excuse Anya. Ce que j'ai dis est impardonnable j'en ai tout à fait conscience et je comprendrais que tu ne veuilles pas me pardonner mais je crois que tu peux comprendre cette peur viscérale. N'est-ce pas ? Accepterais-tu de venir déjeuner avec moi un jour ?

    La mère de Garrett marchait aux côtés de sa belle-fille en cherchant à recréer un lien qui, elle le savait, était très certainement rompu pour toujours. Sa méchanceté et sa colère avait détruit la confiance d'Anya et elle en avait conscience. Charlie hurla au même moment à l'attention de tout le monde :

    - MAMAN ! PAPA ! LAAAAAAAA ! UN CERF, hurlait l'enfant en montrant du doigt l'objet de sa surprise.

    En effet, sur l'autre rive se trouvait un magnifique cerf qui était entrain de boire l'eau du lac. Jasmine n'en perdit pas une miette filmant toute la scène alors que Pasha venait contre son père qu'il serrait dans ses bras. C'était surréaliste comme moment. Tous se taisèrent admirant la scène qui se profilait devant eux. Très vite, le cerf fut rejoint par sa compagne et quelques faons qui gambadaient derrière eux. Une adorable famille le jour de Noël, Garrett souriait doucement comme apaisé par ce doux moment qu'il partageait avec sa famille. Il agrippa la main d'Anya dans la sienne et la contempla tendrement en souriant :

    - C'est pour ça que je reviendrais toujours à toi mon amour, murmurait-il avant de se pencher sur ses lèvres pour lui donner un profond baiser sous l'écoeurement de Charlie au dessus de lui.


    immarcescible, Posté le mardi 28 septembre 2021 21:38 Répondre

    Sans vraiment l’avoir voulu, Garrett se trouvait devant sa mère. Elle s’en voulait réellement, il le voyait mais ça n’enlevait en rien la rage qu’il avait contre elle. Pire, ce qu’elle avait pu infliger à Anya avait rendu leurs derniers moments amers. Il lui en voulait c’était certain. Mais la main douce et rassurante de son épouse lui rappela qu’il était bon aussi de pardonner. C’était Noël après tout. Soupirant, il vint l’enlacer et la serrer contre lui en embrassant sa tempe. Toute menue dans ses bras elle semblait disparaître réconfortée par la présence de son enfant.

    Seuls à seuls, il en profita pour entendre ce qu’elle avait à lui confier et fut étonné lorsqu’elle évoqua la thérapie. Il ne releva pas. Lui même avait été voir un psy pendant quelques années après la fausse mort de Jasmine. Il comprenait le besoin de se décharger sur quelqu’un et de mettre des mots sur des émotions :

    - Soit présente pour elle lorsque je serais parti. J’ai besoin de savoir qu’elle sera soutenue, qu’elle a ton aide maman. Elle ne l’avouera pas mais elle est complètement isolée et elle ne demandera jamais de l’aide. Pour les enfants.. fais le. Même si tu as des griefs, INFONDÉS, contre ma femme, fais le pour eux. Ils ont tous besoin de toi.. je veux être sur de pouvoir compter sur toi. Sinon, tu peux partir.
    - Je te promet de tout faire pour les enfants. Je vais arranger les choses et quand tu reviendras on partira tous en vacances, d’accord ?

    Garrett avait envie d’y croire. Il avait besoin d’ y croire. Il entra dans la maison en tenant sa mère contre lui sous les regards inquiets de toute la famille. C’est en voyant son air détendu que tout le monde souffla rassuré. Ils se retrouvèrent tous dans le salon à manger, boire et ouvrir une multitude de cadeau qui donnèrent le tournis au militaire. Voir toutes ces images, tous ces rires lui donnèrent la nausee. Profitant de l’inattention des autres, il sortit prendre l’air un instant.

    Il était nerveux. Des images se succédaient dans son esprit embrumions rappelant les corps calcinés d’enfants, des scènes de violences innommables et des assassinats de sang-froid qu’il avait dû commettre. Garrett sentait que la guerre l’avait changé mais il faisait semblant, pour Anya et les enfants.

    Il fumait dehors une cigarette, puis deux. Il ne pouvait pas rentrer en sachant ce qui l’attendait demain. Assis sur le bord de la terrasse il n’entendît pas Andrei arriver derrière lui. Il était finalement revenu avec Tamara pour fêter un Noël tous ensemble :

    - Tu t’isoles ? Demandait le bulgare.
    - J’ai.. J’ai des images en tête. Je ne veux pas penser à ça quand je suis avec eux.
    - Qu’est ce qui se passe là-bas ?

    Garrett lui évoqua les bombardements, les exécutions massives, les rafles en pleine nuit. Ils n’étaient pas là pour faire sauver et traquer les terroristes. Non, ils exerçaient un bain de sang général qui le hantait. Il sortit une nouvelle cigarette et la fuma avec la main qui tremblait. Andrei reconnaissait bien cet ½il fou, anxieux et détruit. Il craignait que le Garrett que tout le monde connaissait ne revienne plus :

    - Tu dois te protéger..
    - Me protéger, ricanait mauvais le blond en expirant sa fumée, comment le puis-je alors que je vis avec la peur qu’ils s’en prennent à Anya.
    - Tu sais bien qu’il ne le feront pas. C’est toi qu’ils veulent et ils vont gagner si tu n’es pas plus prudent.
    - Facile à dire Andrei. Facile à dire..
    - Je sais ce que fais la guerre. Je ne veux pas que tu reviennes avec l’âme complètement morte. Anya ne s’en remettrais jamais.
    - Si je reviens..

    Pasha était derrière eux mais Garrett ne s’en rendit pas compte. L’enfant se cacha dans un coin et garda pour lui cette image si vulnérable de son père qui était quasiment persuadé de mourir là-bas. Il préféra s’éclipser et venir enlacer sa mère qui souriait et semblait heureuse. Le petit garçon voulait la protéger comme toujours. Les garçons revinrent en entendant Anya les appeler. Garrett afficha son sourire en voyant Charlie parée pour un spectacle. Elle tenait son micro et semblait pleine d’énergie pour son grand numéro.

    Assis sur le canapé, le blond oublia un moment le front, la guerre, la mort. Il devait se repaitre de sa famille, de la joie, de l’amuour qui régnait ici et revenir, coûte que coûte.


    immarcescible, Posté le mardi 28 septembre 2021 13:55 Répondre

    Garrett dormit comme un loir toute la nuit blottie contre Anya. Il ne la sentit pas se détacher de lui au petit matin et c'est seul qui se réveilla. Les cris de joie des enfants en bas lui rappelaient où il était. Il ne lui en fallait pas plus pour se lever et aller se préparer. Une douce plus tard, il apparut dans le salon vêtu d'un simple t-shirt et d'un jean trop grand pour lui. Rejoignant les enfants sur le canapé, il ne pu s'empêcher de rire amusé en voyant Andreï déguisé en Père Noël faire la distribution des cadeaux. Accompagné par Jazz, il s'installa sur le canapé près de Charlie qu'il surveillait avec attention tandis qu'elle découvrait avec une joie certaine son premier micro de chanson. Pasha lisait déjà son livre sur la danse alors que Jasmine essayait sa nouvelle caméra en faisant des plans larges de toute la famille.

    Puis, ce fut au tour du blond d'ouvrir son paquet. Il fit les gros yeux à Anya en lui faisant comprendre que ce n'était pas nécessaire mais vit au creux de son cou pendre le collier qu'il lui avait offert la veille. La montre était sublime et le toucha. Charlie la touchait en faisant des "ouah" impressionnée alors que Pasha venait la mettre autour du poignet de son père :

    - Merci Père Noël d'avoir pris le temps de penser à moi, remerciait le blond en faisant un clin d'oeil à Anya discret.

    Après une accolade avec Andreï, Garrett le raccompagna. Son beau-père semblait heureux de le voir et ne pu s'empêcher de le serrer une fois de plus dans ses bras :

    - Comment ça se passe là-bas ? demandait-il en retirant sa fausse barbe une fois qu'ils furent dehors.
    - Je ne vais pas te faire un dessin mais c'est tragique. On a beau avancer de quelques mètres chaque jours ils ont toujours un avantage sur nous mais je ne sais pas lequel. Je crains qu'il y ai un traître dans nos rangs.

    Garrett avait allumé une cigarette et en avait proposé une au bulgare qui avait refusé. Il tirait longuement sur sa cigarette tout en écoutant les dernières nouvelles d'Andreï sur les trafics en cours qui circulaient tout près, et demanda si il y avait eu des nouvelles concernant sa famille :

    - Non. Etrangement, on entend plus parler de toi depuis que tu es parti. Fais attention là-bas. Je crois qu'ils préparent quelque chose auquel il faut que tu t'attendes. Vérifie qui fait partit de tes rangs surtout.

    Un échange de poignée de main et voilà Andreï repartit chez lui pour fêter Noël avec Tamara. Garrett resta un moment dehors, pensif. Cette idée de trahison l'obsédait depuis des jours mais il lui fallait des preuves. Il ne pouvait pas lancer de telles accusations auprès de ses supérieurs. C'est Anya qui le ramena sur terre en surgissant sur le perron de l'entrée. Un doux sourire aux lèvres, il jeta son mégot dans le cendrier et vint la rejoindre en la soulevant de terre pour la couvrir de baisers :

    - Tu n'aurais pas du t'ennuyer avec la montre mais merci Blackbird.. Mais je meurs de faim et il est hors de question que tu cuisines.

    En effet, il avait prévu qu'un traiteur vienne faire le petit déjeuner pour tout le monde afin qu'Anya se repose et savoure ce Noël en famille. Ils arrivèrent d'ailleurs une petite heure plus tard. Les enfants observaient avec une attention certaine le chef cuire les oeufs, le bacon, le fromage et ses assistants mettre la table tout en plaçant des croissants et autres viennoiseries sur la table. Garrett profitait d'un moment tranquille sur la terrasse avec Anya, blotti l'un contre l'autre sur la balancelle qu'il avait construite pour contempler sa montre. Il venait la programmer ainsi que celle d'Anya tout en lui expliquant :

    - Je vais la programmer pour qu'à dix neuf heures tous les jours où que l'on soit, nous ayons une pensée pour l'un et pour l'autre, dit-il en embrassant sa tempe avant de voir son sourire qui l'attendrissait, pourquoi ris-tu ? Je suis stupidement trop romantique pour toi c'est ça ?


    immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 22:17 Répondre

    Lentement il s'introduit en elle et la remplit. Il pousse un grognement de pur plaisir et cela stimule mon âme. Attrapant fermement ses hanches, il se retire et cette fois s'enfonce plus profondément en elle. Il entend ses gémissements ce qui lui donne envie d'accentuer ses mouvements, de crier même de plaisir. Il s'immobilise un moment en la contemplant :

    - Encore ? demande-t-il doucement.

    Un gémissement rauque s'échappe de sa gorge, en venant se retirer encore une fois, puis s'enfoncer à nouveau et il répète ce mouvement encore et encore lentement, volontairement - un rythme éprouvant, brutal, divin. Oh, elle est tellement magnifique - ses cheveux en bataille, ses seins audacieux pressé sous ses lèvres, son corps cambré contre le sien. Et soudain, c'est là, qui sort de nulle part, cette sensation, l'envie, le désir, l'électricité. Une
    sensation qui, si elle était perceptible, se matérialiserait en une aura d'un lumière intense entre et autour d'eux ; c'est tellement fort. Il entrouvre les lèvres en la regardant.

    - Tu sens ça, souffle-t-il, oh Anya.. Tu sens ?

    Il l'attrape en grognant, enroulant ses bras autour d'elle, une main sur sa nuque, rejetant sa tête en arrière alors que ses lèvres trouvent les siennes. Ses doigts jouent dans ses cheveux et caressent sa joue tandis qu'il me accentue ses mouvements de bassin contre le sien.

    - Je ne peux pas vivre sans toi, souffle-t-il tout contre sa bouche.

    La passion et le désespoir de son baiser font écho à ses sentiments. Le désir explose dans son corps, toute la tension de ses derniers mois cherchant une sortie, se pressant contre elle, en attendant plus. Ils ne sont que langues et souffle et mains et caresses et sensations douces, si douces. Sa main est sur sa hanche et, brusquement, il remonte son corps contre le sien et effleurent ses cuisses. La renversant en travers du lit, il remonte ses mains encore jusqu'à sa crinière qu'il agrippe pour s'appuyer. S'enfonçant intensément, profondément en elle il laisse des râles de plaisir s'échapper d'entre ses lèvres qui embrassent les siennes :

    - Comme tu es belle.. Mon amour.. Ma vie.. Ah !

    Et il s'empare d'elle, comme s'il s'agissait de sa bouée, de son rocher. Attrapant sa jambe au-dessus du genou, il la remonte autour de sa taille pour mieux aller et venir en elle. Il le sens grimper ce désir, en elle. Ses lèvres cheminent sur sa gorge. Il se sens puissant, fort, désiré et aimé. Aimé par cette femme fascinante qu'il aime en retour de tout son c½ur. Il va et viens, encore plus fort, le souffle court, se perdant en elle comme elle se perd en lui :

    - Oh, Anya, gémit Garrett, ses dents effleurant sa mâchoire.

    Et il jouis fort autour d'elle, ses lèvres blotties contre les siennes. Il s'immobilise, la serre intensément et s'abandonne à son tour en chuchotant son nom. Epuisé, calme à présent, il l'embrasse doucement et son souffle ralentit. Il la maintient contre lui, se blottissant contre son corps langoureux et brûlant, son front collé au mien. Son corps est comme en gelée, faible mais rassasié par cet orgasme alors qu'il s'effondre sur elle son visage contre ses seins.


    immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 18:46 Répondre

    Le blond jeta un rapide coup d'½il sur le fameux coussin garrettien qui n'avait finalement pas occupé les nuits de la brune, à son plus grand plaisir. Ses mains partaient à l'exploration de ses cuisses demie-nue qu'il caressait. La beauté dont elle resplendissait époustouflait toujours Garrett qui venait enfouir son visage contre son décolleté pour embrasser ses seins si doux et tendre. Il poussait un doux soupire de contentement tandis qu'il laissait son bassin danser contre celui d'Anya. C'était si doux et tendre que de sentir ses seins contre ses lèvres :

    - Je serais mourant que je ne pourrais pas m'arrêter mon amour, murmurait-il avant de remonter ses lèvres chaude et sensuelles contre les siennes.

    Garrett venait retirer délicatement la petite tenue affriolante qu'Anya avait décidé de porter. Il ne voulait pas lui avouer mais c'était lorsqu'elle était nue qu'il la préférait. Assis sur le lit, il la gardait contre lui tandis que ses doigts venaient passer sous son bassin pour découvrir son intimité déjà chaude. Il relevait la tête surpris et souris amusé en la contemplant. Ses doigts jouaient déjà avec son intimité tandis qu'il la regardait avec une passion dévorante :

    - Aucune utilisation du Garrett-vibro.. Mon dieu, serais-tu en manque à l'instant où je te touche ? Parce que moi, je le suis. Je suis en manque de mon Anya, de ma crapule de femme, de mon essence, de mon souffle d'existence.

    Ses doigts s'enfonçaient délicatement en elle alors que son gland se pressait contre son clitoris. Son membre était dur et gonflé contre son propre sexe ce qui le faisait doucement gémir. Embrassant son cou et son menton il contemplait son épouse aux multiples facettes sensuelles.


    immarcescible, Posté le lundi 27 septembre 2021 13:24 Répondre

    Les aveux de Jasmine lui arrache un cri du coeur. Garrett ne peut s'empêcher de venir prendre la blondinette dans ses bras et la rassurer, la consoler. Savoir qu'Anya se débattait avec toutes les choses à faire ici le tuait une nouvelle fois et la nouvelle de la maladie de Charlie n'aidait pas particulièrement :

    - Ne dis plus jamais ce genre de bêtises tu m'entends ? Ta mère t'aime tellement. Elle t'aime plus que tu ne le crois. Elle s'inquiète pour toi et ne cesse de m'en parler dans ses lettres. Tu dois lui parler c'est important. Pendant très longtemps je me suis refusé à parler et dire ce que je ressentais mais c'est elle qui m'a fait comprendre qu'il était essentiel et primordial de communiquer. Tu dois me promettre de ne jamais, je dis bien jamais refaire une telle chose. Et ne t'en fais pas pour moi. J'ai bien l'intention de revenir juste pour empêcher tous les garçons de s'approcher de toi Jazzy.

    Après l'avoir longuement rassurée, il descendit enfin rejoindre Anya. Elle dormait sur une chaise dans la cuisine. Cette vision lui brisait une fois de plus le coeur. Elle subissait tant sans lui et cela le mettait en colère. Nana la réveillait alors qu'il se jetait sur son maître. Un baiser sur sa truffe humide et il le laissa partir derrière Patrick, petit chat hautain qui l'amusait.

    C'est posté devant elle, la laissant le déshabiller qu'il la contempla. Un sourire amusé se formait sur ses lippes tandis qu'un frisson sensible effleurait sa peau. Les yeux mi-clos, il mordit sa lèvre inférieure alors que ses mains passaient sur ses hanches :

    - Nous avons un régime bien spécifique qui n'est jamais vraiment très nutritif.

    Il ne voulait pas lui avouer qu'il avait donné toutes rations alimentaires à des enfants et des femmes qui souffraient de malnutrition. Non, pour l'instant il ne voulait pas parler de là-bas, il voulait juste sentir les mains d'Anya le toucher, le caresser, ses lèvres contre les siennes. Il vint réouvrir les yeux et posa ses mains épaisses sur les joues fines de son adorée en murmurant tendrement :

    - Je vais aller prendre une douche brulante et ensuite je veux me coucher contre toi.

    Déposant un tendre et doux baiser sur ses lèvres, il prit sa main et grimpa jusqu'à leur chambre. Sans la prévenir, il la porta dans ses bras comme pour lui éviter la fatigue terrible de monter les marches après toutes ses folies de la journée et des trois derniers mois. Arrivé dans la chambre, il se déshabilla devant elle et fila rapidement à la douche après l'avoir simplement laissée sur le lit.

    Il mit un petit moment avant d'arriver dans la chambre mais la douche était un luxe qu'il avait oublié ces derniers temps. Il prit le temps de se raser convenablement et revint dans la chambre nu comme un vers encore humide. Sa peau était marquée par la chaleur puissante du jet d'eau de la douche. Il contemplait Anya qui était alanguie sur le lit dans une tenue terriblement sexy. Cela le fit sourire. Délicatement, ses lèvres virent se poser sur sa cheville et remonter lentement jusqu'entre ses cuisses :

    - Mon amour, tu n'attends même pas ton cadeau ? demandait-il taquin.

    Avant de s'allonger contre elle, il donna un baiser sur son ventre et récupéra dans la poche de son pantalon un petit écrin qu'il avait fait emballé avant d'arriver à la maison. Il s'agissait d'un collier représentant un petit oiseau noir. Il le posa sur le ventre de la jeune femme en l'observant tendrement :

    - Joyeux Noël, murmurait-il tendrement.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 23:27 Répondre

    Le colosse gardait blotti contre lui les enfants qui lui demandait déjà mille et une choses. Comment leur refuser quoi que ce soit surtout en voyant la mine terrible qu’avait chacun des membres de la famille. Garrett faisait face et souriait, les écoutait patiemment en les caressant et les embrassant tendrement avec une certaine émotion dans le regard. Ne manquait qu’Anya qui vint rapidement les rejoindre. Ils écoutèrent tous Charlie chanter de sa voix pure et claire ce qui ému le blond.

    Ils restèrent tous un moment ainsi, sur le canapé. Jasmine courut même chercher quelques vidéos montages qu’elle avait pu faire. Une larme coula sur la joue de Garrett lorsqu’il vit tous ces moments chéris qu’il avait manqué et cela inquiéta Charlie qui vint se blottir contre son père :

    - Pouquoi tu pleues papa ? Tu n’aimes pas ?
    - Oh que si Petit Pois. Je vous aimes tellement fort que ça me fait pleurer vois-tu.

    Les prunelles des enfants brillaient d’une intensité qui le faisait chavirer. Les serrant fort contre lui il ne pu retenir un grognement de son ventre qui hurlait famine. Cela les fit rire tous les trois :

    - Maman ! Le ventre de papa à faim ! hurlait Pasha en courant mettre un couvert de plus.

    Garrett en profita pour porter avec soin Charlie avant de la mettre à table. Elle lui expliquait avec son innocence et sa force surnaturelle qu’elle n’arrivait pas à manger car elle vomissait à cause des médicaments. Jasmine s’inquiétait et demandait à son père de forcer l’enfant à manger car elle avait besoin de force :

    - Je sais Jazz, voyons voir ce que l’on peut faire pour que l’estomac de Petit Pois accepte la bonne nourriture faite par maman.

    Il inventa un jeu et une chanson pour rendre ce moment délicat plus ludique pour l’enfant qui mangea un peu du repas durement préparé par sa mère. Garrett quant à lui dévora avec un appétit féroce tout ce qui se trouvait à table ce qui inquiéta les enfants :

    - Tu ne manges pas là-bas papa ? demandait Pasha en finissant sa purée.
    - Si mon garçon mais j’ai du prendre trois avions pour venir ici. Ça fait vingt quatre heures que je vole sans manger. Je voulais être sûr d’être avec vous ce soir.
    - Jusqu’à quand tu restes ? osait enfin demander Jasmine ce que personne n’avait réussit à faire jusque là.
    - Je dois être repartit après demain. Ils m’attendent à Washington pour 9h.

    Il releva son regard désolé vers Anya. C’était tout ce qu’il pouvait offrir pour le moment. Une demie-journée pendant laquelle ils profiteraient d’eux quatre. Le repas se termina plus joyeusement car Pasha expliqua toutes les bêtises qu’avait pu faire Nana et celles de l’Alpaga :

    - Ainsi, vous l’avez tous adopté ce petit René, demandait taquin le blond en souriant en coin à Anya.

    Après ce divin repas, Jasmine emmena son frère et sa soeur devant le sapin. Garrett en profita pour ranger avec Anya malgré ses nombreux refus. Il vint la prendre dans ses bras et lui offrit de tendre et fougueux baisers à l’abris des regards des enfants. Elle s’excusait pour le cadeau inexistant ce qui le fit rire :

    - C’est vous mon cadeau bêta. Dormir avec toi une nuit et dîner avec ma famille était la plus belle des choses que je pouvais avoir ce soir alors arrête.

    Une fois tout propre ils s’installèrent dans le salon devant le sapin. Les enfants avaient le droit d’ouvrir un cadeau chacun ce qu’ils firent. Ils riaient, ils étaient légers. Charlie semblait avoir repris quelques couleurs surtout en découvrant l’un des présent du Père Noël. Garrett, lui, avait passé un bras autour des hanches de son épouse et la contemplait d’un oeil avide.

    C’était des rires, des chants, des pas de danse. Une soirée de Noël parfaite où laquelle Garrett s’était sentit léger et heureux comme jamais. Mais le repos venait et c’est lui qui coucha les enfants. Charlie avait réclamé son attention la première et il lui accorda. Il lui promit le lendemain de chanter avec elle à la guitare et la couvrit de baisers. Pasha eut le droit à une histoire sur l’armée ce qui le fascina autant que l’effraya. Puis, vint le tour de Jasmine. Elle lisait lorsqu’il arrivait dans sa chambre. Se posant sur son lit, il vint à elle :

    - Dis-moi tout Jazz. Ta mère me dit que tu te renfermes.. Que se passe-t-il ? Tu sais que tu peux m’écrire ? Lui parler aussi.. Elle a besoin de toi.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 21:19 Répondre

    Il avait cru devenir fou en attendant les dernières nouvelles de son épouse. Les avancées qu’il avait prémédité avec son équipe avaient parfaitement été programmée ce qui lui avait valu des félicitations de l’Etat-Major. Son nouveau titre et ses prises de positions stratégique lui avait finalement valu une permission de deux jours et cela pour Noël.

    Garrett avait réussit à prendre un hélicoptère qui l’emmena jusqu’à la base aérienne la plus proche avant de sauter dans un avion qui vola jusqu’à New York. De là, sans prendre le temps de se changer où même de se doucher, il avait foncé jusqu’à l’hôpital où se trouvait sûrement Charlie.

    Rapidement l’infirmière lui avoua qu’Anya avait demandé à ce que toute la famille puisse fêter le réveillon chez eux. Garrett comprit qu’ils étaient à la maison de campagne. Sans prendre le temps d’expliquer qui il était il pris le premier taxi qu’il trouva et fonça jusqu’à chez eux.

    Lorsqu’il arriva il pu contempler les lumières de Noël illuminant toute la maisonnée. La musique à l’intérieur était assourdissante et cela le fit sourire. Il mit un moment avant d’entrer, il pouvait contempler Anya cuisinant avec Pasha par la fenêtre du jardin. La table était dressée pour recevoir toute la famille il semblait. Il avait fait le tour pour pouvoir leur faire une douce surprise. Charlie regardait un dessin animé et son visage émacié lui retourna l’estomac. Son petit corps était entière perfusé, mais Nana veillait sur elle en ayant posé sa tête sur ses petites cuisses. Il ne manquait que Jasmine.

    Il fit un pas vers la poignée mais Nana entendit le bruit à l’extérieur. Grognant, il jappa comme pour signifier l’arrivée de quelqu’un. Garrett n’attendit pas plus longtemps et ouvrit la porte. Ses yeux étaient cernés et son uniforme sale, il avait honte de se présenter à tout le monde ainsi :

    - J’ai sentit l’odeur d’un délicieux pain de viande, puis-je venir y goûter un bout ?

    Charlie sursautait, sortant de sa léthargie en hurlant tandis que Pasha abandonnait tout pour se jeter dans les bras de son père. Le blond le reçut et le serra contre lui en retenant ses larmes alors que la petite brune pleurait de ne pas pouvoir bouger. Garrett avança jusqu’à elle et la prit dans ses bras en se mettant à genoux devant le canapé.

    Nana aboyait de contentement en tournant autour du père de famille qui embrassait à tour de rôle ses enfants. Ce remue ménage fit venir Jasmine qui s’inquiétait de tout ce vacarme. En voyant son père, elle ne pu s’empêcher de faire la même chose que son frère et sa soeur. Passant au dessus du canapé elle se jeta dans ses bras et fut reçue :

    - Mes trésors.. Comme vous avez grandis..

    Enfin, il posa ses prunelles d’un bleu tendre sur Anya qui attendait debout dans la cuisine. Elle semblait sous le choc. Après avoir embrassé chacun des enfants, il leur demanda un instant :

    - Je dois aller embrasser votre mère… Je reviens à vous dans un instant.

    Ils restèrent sages comme des images pendant que le blond se relevait pour venir contre l’amour de sa vie. Ses mains prirent son visage entre ses mains et d’un tendre sourire lui murmura avant de poser un langoureux baiser sur ses lèvres :

    - Je suis désolé si tu t’attendais au Père Noël mais il faudra te contenter de moi ce soir Blackbird.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 19:26 Répondre

    Garrett envoya deux lettres successives à Anya qui mirent un moment à arriver. Le temps de réception et d’envoi dépendaient à chaque fois d’où il se trouvait et ce qu’il y faisait. Mais dès sa réception il ne pouvait s’empêcher d’y répondre le plus vite possible.

    «  Anya, les enfants,

    S’il est une chance dans cette guerre, c’est que vous ne soyez pas là pour assister aux combats. Depuis un mois maintenant on essaie de ravitailler en nourriture un petit village dont je dois taire le nom. J’ai envoyé un détachement sur cette petite ile que nous tenons depuis tout ce temps. C’est sous le feu des ennemis que nous vivons chaque jour. Les combats ne s’arrêtent jamais, même la nuit. Il n’y aucune trêve de possible et la pluie ne s’arrête pas non plus.

    Depuis huit jours nous n’avons pas été secs une seule fois. Deux de mes hommes ont même attrapés une pneumonie. Te rends-tu compte mon amour, mourir d’une pneumonie à notre époque ? J’ai pu bénéficier de deux jours de repos au campement de base au chaud et au sec. Et c’est là que j’ai pu avoir tes lettres.

    Crois-le ou non mais c’est ce qui me sauve. Je profite de ce répit pour imaginer ton visage de fureur devant René l’alpaga. Mais je suis désolé mon amour, une promesse reste une promesse. Cependant, ne laisse pas Petit Pois dicter sa loi !

    Savoir que la maladie de Charlie revient me rend furieux. Te savoir affronter cela toute seule me donne envie de tout plaquer ici pour te rejoindre. Pardonne-moi d’être si loin. Je voudrais tellement faire plus et être là pour te rassurer. Mais tu as la force en toi nécessaire pour la sauver. Même si je ne suis pas présent toutes mes pensées sont avec vous mes amours, et il ne se passe pas une journée sans que je pense à vous. Tiens moi vite au courant des étapes je t’en supplie.

    Mon amour, nos enfants sont fort parce qu’ils ont la mère la plus incroyable au monde. Tu les élèves avec force et conviction. Je suis persuadé que l’état de Charlie va s’améliorer. J’y crois.

    Mais Anya, ma tendre et divine Anya, ne t’inquiète pas pour moi. Je me bats avec force et honneur, je n’abandonne rien. Ton amour pour moi est un guide qui me permet de suivre, ta foi en moi, en nous me permet d’être indestructible. Je te promets de faire attention à moi et rien de risqué. Je ne voudrais surtout pas contrarier mon épouse avec ma vie, j’aurais trop peur que tu me ressuscite juste pour me démolir.

    Embrasse les enfants, je les aime de tout mon coeur et toi encore plus.
    Avec tout mon amour,

    G. »

    «  Mon Anya, lumière de ma vie,

    Je n’ai pas de nouvelles de toi depuis quelques semaines et cela m’inquiète. Est-ce parce que tu manques de temps ou est-ce que l’état de Charlie s’aggrave. Je t’en prie, réponds moi aussitôt dès que tu as cette lettre et fonce au bureau de poste 25 du mess des officiers à la base aérienne. Je t’en conjure, je deviens fou de ne pas savoir.

    Je dois t’avouer que les dix derniers jours ont été progressivement intensif. Tellement intense qu’il pourraient nous donner une permission de quelques jours si nous réussissons à percer la zone sensible des terroristes. Quelques jours dans tes bras mon amour… J’en frémis d’impatience.

    En attendant, ne t’inquiète pas. On ne fait guère autre chose qu’acheminer troupes et munitions pour notre assaut qui devrait avoir lieu au début de l’année prochaine.

    Je n’ai pas bien compris pourquoi mais on m’a donné une nouvelle médaille et une promotion. Finalement, peut-être as-tu raison : cherche-t-il à me garder à tout prix auprès d’eux ? J’ai réussi à transformer un échec en victoire. On testait la glace sur un lac. Elle n’était pas encore solide : elle pouvait supporter un homme armé d’un fusil, peut-être d’un lance-fusée mais un char ? Voyant nos hésitations, un ingénieur, celui qui a conçu les chars en questions a eu l’idée de le poser sur des sortes de rails en bois pour en répartir le poids de façon égale. On a fabriqué des rails. Ensuite, il a fallu quelqu’un pour tester le procédé et conduire le char sur la glace. Je me suis proposé. Cinq généraux sont venus assister à la démonstration.

    J’ai donc pris le plus lourd de nos chars et conduit ce monstre sur la glace. Mon commandant marchait à côté, les cinqs généraux suivaient derrière enchantés. Je n’avais pas fait cent cinquante mètres que la glace a commencé à craquer. Les généraux et mon comandant se sont mis à fuir pendant que le char s’effondrer sous l’eau. Et moi avec. La tourelle était ouverte, j’ai pu sortir à la nage.

    Le commandant m’a donné un verre de vodka pour me réchauffer. Alors l’un des généraux a dit qu’il fallait me décorer de l’ordre le plus distingué de l’armée et m’accorder une promotion : me voici donc commandant, mon Anya.

    Tu sais, je voudrais être dans tes bras.
    Je t’en supplie réponds-moi au plus vite. Ne me laisse pas repartir sur le front sans avoir des nouvelles des enfants et de toi.

    G. »


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 16:59 Répondre

    Depuis son arrivée au camp, Garrett n’eut pas un moment à lui. Les ordres se succédaient et les mouvements aussi. Il avait été mis en position de sniper pour pouvoir au mieux analyser le terrain lorsqu’ils étaient sans couverture. C’est lui qui surveillait, qui signalait et tirait lorsque ses collègues se trouvaient en danger. Lui qui prenait les décisions tel un Dieu, pour les autres.

    La première lettre il l’a reçu deux semaines après son arrivée. Les courriers m’étaient du temps à arriver car il fallait les faire entrer en toute sécurité sur le territoire. Il aurait été dangereux que ce courrier là tombe entre les mains des mauvaises personnes cela tombait sous le sens. Garrett attendit son tour, comme tout le monde, mais son impatience était certaine. Il lu d’une traite la lettre qu’il avait reçu d’Anya. La photographie des enfants dans la cabane accompagné de Nana et ces jolies couleurs mordorés de l’automne lui déchirait le coeur. Il avait tellement été concentré qu’il en avait presqu’oublié à quel point ses enfants lui manquait. Et son Anya..

    Il n’attendit pas pour lui écrire et lui répondit aussitôt.

    «  Anya mon amour,

    Jamais ne je n’endurerai rien de pire - c’est impossible. Le manque de toi est une souffrance physique qui m’étreint dès le matin et ne me quitte que le soir lorsque je sombre enfin dans le sommeil. Mais seule consolation, c’est de te savoir en sécurité auprès de nos enfants si pleins de douceurs et de vies.

    Je ne vais pas te mentir, le retour ici est rude. Pendant six jours on a préparé notre attaque, puis on a essayé de passer les frontières qui nous séparent des terroristes mais en deux heures nous avons été écrasés. Ils sont très très bien appareillés. C’est à ce demander à qui profite tout cela. Néanmoins, nous avons réussit le septième jour à détruire tous leurs engins avec lesquels ils paradaient si fermement dans les villages du coin. Mais on ne lâche rien et on cherche toujours d’autres endroit où les bloquer.

    Je vais bien, mais depuis le début une pluie tombe sans relâche et je passe mon temps à m’enfoncer dans la boue lorsque je ne suis pas sur les toits à surveiller les manoeuvres ennemis. C’est là qu’on dort aussi - dans la boue et dans des couverture de survie. Pourtant, chaque fois que me prend l’envie de me plaindre, je pense à toi et à ce que tu as subi quand tu as du affronter tous tes bourreaux.

    Je suis heureux de savoir que ma soeur est là, présente et que les enfants soient aussi tendre avec toi. Je n’ai jamais douté d’eux. Je suis terriblement fier de vous. Embrassez les pour moi, rappel leur que je les aiment et qu’il me tarde de vous retrouver. J’ai encore mille et une chanson à leur chanter.

    D’ailleurs, comment se porte les pointes de Pasha ? Arrive-t-il à trouver l’équilibre nécessaire pour ses entrechats ? Est-ce que Petit Pois t’as montré les ébauches de sa comédie musicale ? Mais surtout, comment va Jazz. Je lui ai offert un journal, sais-tu si elle écrit ?

    Mon amour, je pense à toi sans cesse.
    Je t’enverrais encore quelques lettres dans les prochains jours mais je suis désolé du retard qu’elles pourront avoir.
    N’oublie pas de te nourrir correctement, ma petite brioche, mon soleil.
    J’embrasse ta main et la pose sur mon coeur.

    G. »

    Avant son départ, Garrett avait prévu que la famille reçoive régulièrement des petits présents qu’il avait fait envoyé. Ainsi, la première semaine, Pasha reçut un abonnement annuler pour les ballets de Juillard. Jasmine eut le droit à un ordi pour monter ses films et enfin, la grosse surprise, un alpaga qui arriva pour Charlie un samedi après-midi et enfin pour Anya et la famille, une compilation de chansons que Garrett avait enregistré et où il chantait.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 16:59 Répondre

    Où es Nana ?? :O


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 16:59 Répondre

    Ils sont tellement magnifiques !


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 16:58 Répondre

    LES BEBES ET LA MAISON T.T


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:40 Répondre

    Je me hâte de trouver l'élixir de jouvence pour pouvoir t'aimer encore et encore dans l'éternité.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:40 Répondre

    L'impression qu'une existence entière à tes côtés ne suffirait pas.


    immarcescible, Posté le dimanche 26 septembre 2021 12:39 Répondre

    Toute la famille était venue au rendez-vous pour dire au revoir à Garrett. Il avait cette étrange impression qu’il pourrait que ce soit la dernière fois qu’il les voient. Mais il se retira rapidement cette idée de l’esprit. Il devait partir serein et en conquérant. Il arborait un sourire quelque peu factice mais qui semblait plaire à tout le monde, hormis Anya qui avait compris le manège. Ils ne pouvaient rien se cacher de toute manière. L’arrivée de l’immense Nana survint juste à toi. Garrett se pencha et se laissa léchouiller par l’animal ce qui fit rire tout le monde, lui y compris.

    Mais le moment de partir venait. Chacun dans des voitures, ils prirent la route. Garrett avait exigé de conduire, cela lui permettait de réfléchir tandis que les enfants parlaient de tout et de rien dans la voiture :

    - Maman, demandait Pasha, on peut te construire un papa coussin si tu as peur toute seule la nuit ?
    - Zen veux un aussi alors ! répliquait Charlie.

    Cette image d’un coussin Garrett le fit rire alors qu’il posait ses prunelles amusée sur Anya dont il prenait tendrement la main dans la sienne. Dans le rétroviseur, il voyait Jasmine absorbée par sa musique qu’elle avait sur les oreilles ce qui chagrina son père. Lui faisant signe, elle revint à eux les sourcils froncées :

    - Peut-être peux-tu nous faire partager ton univers Jazz ?

    La jeune fille accepta et mis alors son portable en bluetooth pour passer sa musique dans la voiture et les notes particulièrement mélancoliques d’un violoncelle accompagné d’un orchestre rock résonna. Cosmic Danser de T.REX était une parfaite b.o. pour le moment. La preuve, Pasha dansait sur son fauteuil sous les yeux ébahis de Charlie qui serrait sa poupée contre elle.

    Ils arrivèrent tranquillement sur la base aéronautique. Ils se firent arrêter à l’entrée mais en voyant Garrett ils le laissèrent passer en le saluant respectueusement ce qui impressionna Charlie :

    - Moi aussi ze veux passer comme ça pour la cantine ! Papa ! Moi aussi !
    - Ce ne serait pas juste pour tes camarades, répliquait le blond amusé en se garant près d’autres voitures au hangar principal.

    Toute la famille descendue, ils rejoignirent d’autres personnes déjà arrivée qui faisaient leur au revoir. Beaucoup de parents, d’épouses d’époux et d’enfants. Garrett se fit saluer par plusieurs soldats dont le fameux Joe qui vint soulever Charlotte dans ses bras pour son plus grand bonheur les joues rougissantes :

    - Près à embarquer mon Lieutenant ? demandait le jeune homme.
    - Absolument Caporal. Vous avez fait vos au revoir ?
    - Oh, vous savez, je n’ai pas autant de chances que vous. Je n’ai personne qui m’attends ici.
    - Moi ze t’attendrais Joe, charmait Charlie en papillonnant des yeux.

    Garrett la récupéra de ses bras de peur qu’elle ne se cache dans son package et vint s’isoler un peu des autres après avoir présenté à Anya et aux enfants les hommes qui constituaient son équipe :

    - Ce sont les meilleurs, ne vous inquiétez jamais pour moi d’accord ? Ils ont été rigoureusement sélectionnés pour qu’on reste en vie et que je revienne donc.. On n’oublie pas ce que j’ai dis. On aide maman, on la fait sourire, on fait ses devoirs et pense à se brosser les dents !

    Les enfants hochaient tous de la tête avec sérieux comme s’ils s’agissaient de petit militaires. Garrett souriait doucement et les enlaça tous les trois en même temps tendrement. Son coeur se déchirait à l’idée de quitter ces amours qui berçaient son existence désormais. Il embrassa sa soeur, son père et salua respectueusement Andreï qui lui savait. Il cherchait Anya du regard qui semblait se cacher. Sans doute était-ce pour retarder son départ.

    La trouvant enfin, il l’attrapa entre ses bras et lui donna un profond et tendre baiser en caressant ses joues. Ses lèvres avaient le gout du seul de ses larmes ce qui le troubla. Non, non, elle ne devait pas pleurer. La contemplant tendrement, il lui offrit son sourire confiant et tendre :

    - J’ai hâte de rentrer, tu le sais ?

    Voyant qu’elle ne souriait toujours pas et qu’elle pleurait, il vint embrasser son front, ses yeux et enfin le creux de son poignet comme autrefois :

    - N’oublie pas de faire un peu plus confiance à ton époux mon amour.

    La sonnette retentissait. C’était l’heure. Un dernier câlin avec les enfants et Anya et Garrett partait en rang avec ses camarades jusqu’à l’avion qui les conduiraient à leur mission.


    immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 16:49 Répondre

    C’est dans un ultime soupir de plaisir que l’un et l’autre s’effondrent sur le lit. Les yeux clos, Garrett sent que son corps est définitivement épuisé par les formes voluptueuses d’Anya. Pris d’un frisson de plaisir, il se laisse endormir dans les bras de la jeune femme avant de la faire rouler sur le côté. C’est d’un sommeil de plomb qui le prend si bien qu’il n’entend même pas le réveil. Ce sont les doux baisers, les tendre caresses de la brune qui l’éveillent. Comment ne pas l’aimer cette fée qui allume son corps et son âme ?

    Tranquillement, il la regarde se lever pour se doucher. Il met un moment avant de la rejoindre sous la douche encore un peu cotonneux de la nuit particulière qu’ils venaient de vivre. Anya avait besoin de tout gérer aujourd’hui, il le sentait. Alors, il la laissait faire de peur de la contrarier. Une fois propre, il vit qu’elle lui avait préparer ses affaires sur le lit. Un soupire s’échappait d’entre ses lèvres mais il ne dit rien une nouvelle fois.

    Une fois dans la voiture, c’est le silence qui les accompagna. Garrett commençait déjà à se concentrer pensant à certaines choses comme le campement, son matériel, les camarades qui devaient être anxieux et qu’il allait devoir réconforter. Anya conduisait mais il sentit sa main venir se poser sur sa cuisse. Elle était enfin de retour son épouse humaine et pas le robot qu’elle était depuis ce matin. Il prit sa main dans la sienne et lui offrit un tendre sourire en murmurant :

    - Je t’aime..

    Qu’elle seule pouvait entendre.
    Lorsqu’ils arrivèrent les enfants étaient en cuisine à préparer des biscuits bulgares. Garrett mourrait de faim et en piqua un. Charlie le gronda en tapotant sa main avec la cuillère en bois. Les sourcils froncés, elle faisait la même bouille qu’Anya lorsqu’elle était mécontente ce qui fit rire son père en venant la couvrir de baisers. L’enfant ne pouvait s’empêcher de rire alors en se tortillant dans tous les sens :

    - Papa.. Non ! hurlait-elle en riant.

    Pasha venait à la rescousse et se jeta sur son père en riant tandis que Jasmine venait enlacer sa mère. Elle seule sentait le désarroi que la brune pouvait ressentir. Elle savait ce que c’était d’être loin de son père et ne supportait pas de savoir qu’il leur restait quelques heures seulement. Andreï finis par jeter tout le monde de la cuisine pour s’installer en salle.

    Maggie sa soeur et son père venaient les rejoindre pour déjeuner. Seule sa mère n’avait pas voulu assister à ce moment privilégié ce qui rassura Garrett qui n’avait aucune envie de voir sa mère débarquer. Il aurait été capable de la jeter dehors et déclencher une nouvelle crise familiale. Son père vint l’enlacer ému mais le fit avec discrétion ce qui fut l’inverse de sa soeur qui s’épanchait devant tout le monde :

    - Lucrecia, bambins, laisse ton frère en paix, répétait Maggie en tapotant son épaule, reviens-nous mon garçon c’est un ordre.
    - Je te le promet Maggie jolie.

    Garrett était toujours ému par cette petite dame qui l’avait quasiment élevé. L’enlaçant tendrement, il posa un baiser sur son front avant de se mettre à table avec tout le monde. Ce fut un repas gargantuesque et délicieux. Ce que Garrett aimait le plus dans sa famille c’était sa vitalité. Tout fusait de partout, les conversations, les rires, les joies comme les peines. Tous étaient vivants et heureux d’être ensemble. L’ombre de sa mère était présente et l’affectait plus qu’il ne l’aurait voulu mais il n’y pensa pas. Ses yeux observait tout le monde avec plaisir et tendresse.

    Mais surtout, la mine d’Anya le ravit. Elle semblait bien entourée de toute sa famille et cela suffit à la rendre heureux. L’heure tournait et il allait être temps pour lui de partir :

    - Merci Andreï pour ce repas mais nous allons devoir rentrer. Je dois me préparer.
    - Nous vous accompagnons. Je raccompagnerais Anya chez vous à New York après, se proposa Lucrecia.

    Garrett accepta aussitôt n’aimant pas l’idée de la savoir rentrer seule. Les enfants aussi voulaient venir mais il refusa :

    - Tu ne veux plus voir ? demandait Pasha.
    - Ze veux venir et ze pleurait pas ! s’indignait Charlie.
    - Je le sais que trop bien mon Petit Pois c’est justement moi qui risque de pleurer.

    Charlie se jeta au cou de son père en lui chantant ses chansons apprises par coeur ce qui ému le blond. Ils rentrèrent tranquillement en voiture mais cette fois-ci Garrett conduisait une main sur celle d’Anya. C’est une fois arrivé à la maison qu’il s’approcha de Jasmine à qui il donna discrètement un petit paquet :

    - Ton frère et ta soeur auront bientôt les leurs mais je voulais te donner celui-ci parce qu’il est un peu spécial.

    Il la regardait défaire son paquet alors qu’ils étaient tranquillement installé sur la terrasse extérieure :

    - Il s’agit d’un journal. Je sais qu’à ton âge on se sent parfois seul et on ne sait pas comment exprimer nos émotions. Je veux que tu écrives tout ce que tu ne sais pas dire. Tes tristesses, tes joies, tes doutes, tes questions. Tout ce qui te passe par la tête. Et tiens..

    Il lui tendit une petite clé qui ouvrait un coffre dans son bureau et il lui expliqua :

    - A l’intérieur ce sont tous mes carnets. Tu pourras les lire autant de fois que tu veux.
    - Pourquoi tu me donnes tout ça papa ? On dirait que tu ne reviendras jamais.
    - Mais que dis-tu, non, non, non ne crois pas ça. Jamais.

    Il prit son enfant dans ses bras et la berça en la rassurant. Il mit un moment avant qu’elle retrouve le sourire mais une fois fais, il fut rassuré de la voir lui offrir un sourire. Jasmine dissimula son carnet et la clé dans son sac et monta voir Charlie et Pasha. Les petits voulaient absolument savoir de quoi ils parlaient mais Jasmine préféra garder ça pour elle, comme un secret.

    Lorsque Garrett arriva dans la chambre, il mit directement son costume de cérémonie. Mais cela jurait avec sa chevelue de hippie comme aimait à dire Maggie. Il appela donc Anya et lui tendit la tondeuse lorsqu’elle arriva alors qu’il finissait de mettre ses décorations sur le revers de sa veste.


    immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 14:49 Répondre

    Une chose était certaine. Si on avait essayé de lui faire croire qu’il était au paradis, il y aurait probablement cru. Après tant d’années à essayer de se raisonner. Après tant d’années à juste essayer de se faire une raison quant au fait que jamais, absolument jamais il n’allait avoir ce qu’il rêvait d’avoir : Anya. Mais pour l’heure, ce soir, dans cette chambre… elle était tout à lui. Et le blond n’avait pas la moindre envie de se projeter plus loin. De craindre qu’après ce soir, il n’y aurait plus rien. Et c’était définitivement bien trop bon pour s’occupe de penser à ce que peut-être, il y aurait après.

Gémissant de plaisir à chaque mouvement qu’elle faisait, à succions, baisers de la brune, Garrett renversa la tête en arrière pendant quelques secondes profitant de chaque vague d’envie. Il n’avait pas imaginé que les choses pouvaient être aussi bonnes dans un tel moment. Il désirait Anya depuis si longtemps qu’il ne pouvait qu’être ravi de voir que c’était
    réciproque. Ça n’aurait pas pu être moins bon. Alors enfin il avoua :


    - Tes lèvres sur mon corps.. A jamais elles seront…

    Souriant en posant ses prunelles étincelantes sur Anya, il ne pouvait se résoudre à jouir entre ses lèvres. Il voulait la combler à son tour. Garrett laissa courir ses mains courir un instant sur la chevelure de la brune jusqu’à ce que celle-ci se redresse, venant lui faire face. Ravi, Garrett murmura alors contre son oreille, taquin :

    

- Je vais être incapable de me passer de toi, après ça. 

C’était certain.

    Glissant une main contre la joue de belle brune le bras à sa nuque il se rapprocha davantage de son épouse jusqu’à capturer à nouveau ses lèvres et à l’embrasser avec envie. Dans un mouvement délicat il la laissa le chevaucher dans un mouvement de bassin sensuel qui lui arrache un profond soupir de plaisir. Ses formes l’envoutaient une fois de plus. Imposant son propre rythme, le torse écrasé contre la poitrine ferme d’Anya, il s’empara finalement de l’un des poignets de celle-ci, guidant sa main jusqu’à son clitoris dans un signe évident, soupirant de plaisir à ce nouveau contact. Et enfin, ses lèvres filant vers le cou de la jeune femme, il murmura :



    - Quand je serais là-bas et que tu penseras à moi, je veux que tu gardes en tête mes mains et mon corps en mémoire mon amour, gémissait-il contre ses lèvres.

    C'était tendre, sensuel sans désir bestial. Garrett voulait prendre son temps, la découvrir encore et encore et la contempler dans chacun de ses mouvements. Le souffle court, il la laissait se redresser ce qui lui permit de s'asseoir pour mieux enfouir son visage contre sa poitrine. Ses doigts activaient toujours son clitoris tandis qu'il la laissait aller et venir sur son bassin qu'il ondulait seulement. Ses lèvres enserraient et pinçaient délicatement son mamelon qu'il torturait délicieusement. La passion.


    immarcescible, Posté le samedi 25 septembre 2021 11:16 Répondre

    Ses prunelles d’un jais si sombre l’observait, il en avait conscience. Elle cherchait à analyser ses réactions, s’abreuver de ses mimiques il le savait parce qu’il faisait exactement la même chose qu’elle. C’était le moment où il prenait le temps de détailler chaque grains de beauté sur son corps, il sentait la douceur de sa peau de soie sous sa main si rugueuse. Son nez venait se caler contre le sien tandis que son corps entier se blottissait contre le sien.

    Il sentait son alliance fraiche taper contre sa peau brulante. C’était un rappel constant et rassurant d’Anya sur son corps. Les yeux clos, il inspirait profondément le parfum si délicat de son épouse. Son nez caressait le sien tendrement. Il écoutait avec attention ce qu’elle lui suppliait fermement, c’était une promesse qu’il allait forcément tenir mais il devait avant tout la rassurer :

    - Ne sais-tu pas depuis le temps que je tiens toujours mes promesses ? Je reviendrais et tu sais pourquoi ? Parce que je suis le meilleur dans mon domaine et rien n’y personne ne pourra m’arrêter. Je suis une cible pour certains mais ne t’inquiète pas car j’ai toujours un coup d’avance sur eux. Je ne sais pas être modeste quand je sais que je suis capable de tout lorsqu’il s’agit de te revenir, dit-il avec un rire tendre et amusé.

    Sa main venait délicatement replacer ses mèches brunes derrière son oreille. La lune éclairait la chambre et les corps enlacés que contenait le lit. Garrett souriait doucement en déposant un tendre baiser sur les lèvres d’Anya. Son coeur hurlait de la voir si triste à cause de lui :

    - Et puis, je te rappelle que je suis lieutenant dans l’armée. Je suis suffisamment gradé pour que tu obéisses à tous mes ordres brunette.

    Toujours le mot pour essayer de faire rire la jeune femme. Il espérait que son humour puisse la détendre et faire revenir la folie qui les avaient gagnés quelques jours auparavant. Déposant un autre baiser sur son front, il reprit :

    - Je veux que tu penses aussi à toi Anya, profite de ce nouveau travail et des enfants d’accord ? Je ne veux pas qu’ils me disent que tu pleures tout le temps. Tant que je vous sais heureux ici, à la maison, rien ne m’arrivera. Je te fais la promesse de te revenir en bonne santé. Et tu sais pourquoi ?

    Il avait laissé un petit temps de réfléxion à la jeune femme espérant qu’elle dirait les mots qui lui brulait les lèvres et qu’il voulait qu’elle sache, qu’elle entende. Levant les yeux au ciel devant son obstination à ne pas vouloir les dire, il vint s’allonger au dessus d’elle pour la couvrir de baisers tout en murmurant entre chaque :

    - Parce que tu es l’amour de ma vie.. Le souffle de mon corps… Le désir.. Mon envie de vivre.. Tu es le sang qui fait battre mon coeur.. La folie qui rend irrésistible tout le temps passé à tes côtés.. Divine et tendre Anya tu es l’élixir de jouvence que je n’attendais plus.. Tu es ma Perséphone, ma Selkie, mon adoration, ma créature divine. Oh mon coeur, mon âme, comment survivre si tu n’es pas là ? Je reviendrais toujours forcément à toi, et tu le sais toujours parce que nous ressentons exactement les mêmes choses. Alors tu sais que je reviendrais, dis-le mon amour..

    Il venait de finir de couvrir son visage et son cou de baisers avant de planter ses iris d’un bleu tendre et intense dans ses prunelles. Son corps entier la couvrait mais il avait eu la prévenance de se tenir sur ses deux mains pour ne pas totalement l’écraser. Ses mèches blondes tombaient sur son front, il avait oublié de les raser. Qu’importe, il le ferait le lendemain de toute manière. Ce soir, il voulait rester le mari d’Anya et pas le soldat.

    Son regard restait dans le sien dans l’attente de ses mains. Il voulait s’assurer qu’elle l’acceptait désormais, cette vie, le fait que Garrett ne veuille qu’elle et n’ai besoin que d’elle. Embrassant une nouvelle fois ses lèvres il voulait la réveiller avec douceur de sa torpeur :

    - J’ai souffert toute une vie avant de connaître le vrai sens de l’amour Anya, et c’est toi qui me l’as donné. Je n’ai aucun regret, absolument aucun. Et je compte bien te revenir pour pouvoir vivre encore mille aventures avec toi. Te faire l’amour, me faire débarbouiller le visage de nourriture, marcher à tes côtés dans les bois, me faire droguer à mon insu, partir à l’aventure.. Toi et moi.

    Son oeil était sincère et tendre en imaginant toutes ces futures scènes qui l’aidait à tenir. La vision de son épouse aux cheveux éparses sur l’oreiller la rendait si attirante qu’il devait se retenir pour ne pas lui faire l’amour tout de suite et maintenant. Mordant sa lèvre, il ne pu empêcher son corps de se plaquer contre le sien, comme s’il s’agissait d’un aimant. Son membre se réveillait lentement entre ses cuisses et venait caresser délicatement sa boule de chair sensible. Inspirant profondément, il fermait les yeux en poussant un léger et sensuel gémissement :

    - Pardonne mes ardeurs de cette nuit mon amour, mon corps n’en n’a jamais assez du tien..


    immarcescible, Posté le vendredi 24 septembre 2021 21:54 Répondre

    Son cris résonnait dans toute la pièce alors que son corps se cambrait sans retenue contre celui d’Anya. A bout de souffle il se laissa tomber raide épuisé sur le côté du lit. Il mit un moment avant de se remettre de cet état de transe alors qu’il gardait volontiers les yeux clos. Incapable de bouger, il laisse Anya le quitter pour descendre grignoter tandis qu’il passe une main sur son visage en reprenant lentement conscience. Un sourire amusé se formait sur ses lèvres alors qu’il ne sentait littéralement plus ses jambes bouger.

    Il regarda la brune venir prendre sa douche. La vue si sensuelle de son corps sous l’eau fraiche lui donnait envie de la rejoindre mais il était cloué au lit. Lorsqu’elle se blottie à nouveau contre lui il ne pu s’empêcher d’apprécier sa fraicheur. Il avait fermé les yeux un instant et fut donc réveillé par l’humidité fraiche de son épouse :

    - Je n’ai même pas le courage de me lever pour me doucher, murmurait-il de sa voix rauque post-sexe.

    Son bras faisait le tour du corps menu d’Anya alors qu’il la ramenait contre lui en déposant un tendre baiser sur son front. Les yeux mi-clos, il laissait le sommeil s’emparer de lui tranquillement. Comment ne pas dormir quand son corps a donné tant de plaisir à son épouse. Ses lèvres dans la crinière d’Anya, Garrett vint reprendre :

    - Je t’aime, mais je t’en supplie ne me remplace pas par Garrett Vibrant.

    Un rire amusé s’échappait d’entre ses lèvres alors que ses doigts caressaient tendrement le dos nu de la belle brune. Il ne sait pas combien de temps il s’assoupit mais pour le coup c’est le vent frais qui l’éveilla. Seul dans le lit, il grogna en se redressant et vit son épouse accoudée à la fenêtre ouverte pensive. Garrett l’observa un moment avant de finalement se redresser. Lentement, il vint masser ses épaules avant de déposer un baiser sur le sommet de son crâne :

    - J’avais froid sans toi, ça m’a réveillé. A quoi penses-tu Blackbird ? demandait-il en venant l’enlacer.

    La nuit était fraiche et la lune haute. Les bois vivaient autant le jour que la nuit. Ils pouvaient entendre les hiboux et autres bêtes sauvages croassaient ou même geindre leur plaintes nocturnes. A l’abris et au chaud, Garrett vint attirer Anya près du lit pour s’allonger à nouveau. L’un en face de l’autre, sous la couette, il calait son corps contre celui de son épouse. Ses jambes s’entrelaçaient aux siennes alors qu’il posait son front contre le sien :

    - Dis moi tout, murmurait-il comme s’il s’agissait d’un secret.


    immarcescible, Posté le vendredi 24 septembre 2021 09:24 Répondre

    Son rire, ses soupirs, sa malice, tout l’envoûtait comme à chaque fois. Mais comment se lasser de toutes ces choses qui font d’elle la femme parfaite ? Parfois, Garrett se rêvait à pouvoir remonter le temps pour avoir le même âge qu’elle. Il l’aurait à chaque fois sauvée, comblée.

    Mais pour le moment, il était le plus heureux des hommes et contemplait la divine succube entrain de fouiller dans le tiroir secret. Cela lui donna un sourire en coin sur les lippes tandis qu’elle observait avec attention le vibromasseur. Passant une main sur son visage, il vint se redresser contre la tête de lit pour laisser la brune s’habituer et découvrir l’objet. Il n’eut pas besoin de lui montrer, elle savait l’utiliser même si elle jouait les ingénues.

    La voyant se caresser avec fit rallumer l’étincelle de désir au creux des reins de Garrett. Le souffle court, il ne s’attendait pas à la voir s’acapparer aussi vite le dit-objet vibrant avec lequel elle se masturbait :

    - Anya.. soufflait-il en mordant sa lèvre.

    Que répondre à ses questions lorsqu’il contemplait sa main vibrante qui lui donnait du plaisir. Son bassin se cambrait sensuel contre ce dernier et il en eut presque était jaloux. Mais heureusement, elle vint amener sa main sur le membre factice ce qui lui permit d’activer un peu plus fort les vibrations.

    Ses lèvres se penchaient en attendant sur ses seins qu’il dévorait de sa langue et de ses dents. Allongé contre elle, il pouvait contempler ce corps qui l’obsédait et mieux admirer les sensations parcourir son épiderme. Elle n’était pas simplement belle, non, elle était divine. Se penchant sur ses lèvres, il lui donnait un profond et langoureux baiser alors qu’il caressait sa nuque.

    Appuyant une nouvelle fois sur le bouton du vibromasseur, l’objet se mit à trembler plus furieusement en elle tandis qu’il continuait ses nombreux vas et viens lent. Il ne voulait pas la brusquer il voulait juste lui donner un autre plaisir :

    - Je vais finir par être jaloux de ce truc, murmurait-il contre ses lèvres un rire en coin.

    Sa langue vint faire le contour de ses lèvres pulpeuses et pris d’une envie irrésistible de combler la brune, il vint la retourner sur le ventre laissant le vibromasseur vibrer en elle. Garrett longeait son dos de ses doigts jusqu’à tapoter son cul et l’embrasser. Sa langue passait son anneau de chair tandis qu’il ralentissait un instant le mode puissant du vibromasseur. S’allongeant sur Anya, il laissa son membre durcit se longer près de de son anneau de chair qu’il avait auparavant humidifié et s’enfonça en elle d’un puissant mouvement de bassin tout en accélérant d’un cran le vibromasseur :

    - Haaaan putain.. Anya.. gémissait-il en se redressant pour laisser Anya se mettre à genoux tandis que ses mains remontaient à ses seins, tu n’oublieras pas cette nuit bébé. Si tu veux que j’ai le pénis brisé toi tu ne pourras plus marcher..


    immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 19:32 Répondre

    La découverte des tiroirs cochon semblait fait rire Anya qui en sortait quelques objets. Garrett était content de voir son visage s’éclaire à nouveau tandis qu’il observait la jeune femme venir s’allonger sur le lit :

    - Donc, je n’aurais pas le droit de me satisfaire tout seul la nuit dans ma tente lorsque je rêverais de tes formes sensuelles ? Déception, dit-il avec un sourire en coin sur les lèvres.

    La faim le tenaillait et Anya avait une fois de plus vue juste. Elle savait quand et comment nourrir cette machine à bouffe sur pattes. Mangeant comme un ogre comme à son habitude il ne pu s’empêcher de sourire en la voyant venir le nettoyer avec sa serviette. Nu devant elle, il voyait son petit regard s’illuminer devant sa nudité. Ah, qu’il avait hâte de pouvoir la dévorer comme une pizza.

    A peine avait-il finit sa bouchée qu’elle montait sur lui à califourchon. Agrippant ses hanches entre ses mains, il vint déposer des baisers sensuels sur son cou et ses épaules alors que ses mains caressaient ses fesses. Il ne pouvait s’empêcher de rire alors qu’elle l’embrassait avec plaisir :

    - Mh… Je.. Ne serais-je pas… ta pizza ? demandait-il entre deux baisers alors qu’il poussait le carton de nourriture sur le côté du lit pour allonger Anya sur le dos.

    Venant sur elle, il plaquait son corps nu contre le sien alors que ses mains parcouraient ses formes si sensuelles et troublante. Il ne voulait pas penser aux quinze dernières heures qu’il avait avec elle, dans ses bras, non, il avait envie de l’entendre rire à nouveau, de la voir sourire et détendue. Ses baisers vinrent lentement et sensuellement venir s’attarder sur ses seins qu’il léchait et mordillait avec plaisir :

    - Tout fin de compte, je préfére la pizza à la Anya. Qu’en penses-tu ?

    Ses baisers vinrent migrer lentement jusqu’à son ventre avant de laisser son visage s’enfouir entre ses cuisses. Ses mains avaient délicatement écarté ses cuisses pour laisser le passage à sa langue qui se montrait déjà furieuse contre le clitoris déjà humide de son épouse. Un regard de Garrett sur le visage d’Anya lui suffit à contempler la brune qui se perdait dans ses caresses buccales.

    Ses mains continuaient à caresser ses seins rond et pleins dont il tirait délicatement les pointes tendues. Son coeur palpitait dans sa poitrine alors qu’il imprimait délicieusement le visage tendu de plaisir de la brune et de ses sons si sensuels qui le rendait fou. Remontant rapidement jusqu’à ses lèvres, il l’embrassa fouguement, fièvreusement en remontant les cuisses de son épouse contre ses hanches. Ce baiser fou pris fin car il manquait de souffle. Embrassant alors son cou, il gémissait :

    - Bordel.. Je t’aime tellement.. Ma peau ne se lasse pas de la tienne.

    Fébrile, il plongea en elle sans concession et s’enfonça dans un mouvement profond. Le souffle court, il vint agripper les draps au dessus de la tête d’Anya et gémis son prénom alors que son nez se plaquait contre le sien. C’est avec passion, fougue qu’il débuta des mouvements de bassin en elle qui n’avait rien de doux. Non, c’était intense et puissant. Son corps entier gardait celui d’Anya sous le sien, telle une bête en manque de sa belle. Ses dents mordillaient ses lèvres tandis qu’il agrippait cette fois-ci sa crinière :

    - Bon sang.. Anya ! gémissait-il contre ses lèvres en claquant son bassin contre le sien sans s’arrêter.


    immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 17:25 Répondre

    La voir s’acharner à vouloir lui offrir un repas gargantuesque lui brisait le coeur. Il fallut toute sa diplomatie et toute sa douceur pour la voir finalement annuler ses projets titanesque. Comme si il avait envie de de ça, d’un repas. Heureusement, d’elle-même elle sut que c’était idiot de continuer d’autant plus que les oignons la faisait tant pleurer qu’elle ne pouvait pas se retenir de se blottir contre lui. Un doux sourire tendre et amusé se formait sur lèvres alors qu’il savourait de l’entendre évoquer ce bain.

    Sans la contrarier, il décida de monter tranquillement après elle. Efficace, elle avait allumé des bougies et fait coulé un bain chaud mousseux. Il y entra sans difficulté avant de lui tendre la main pour qu’elle le rejoigne. La recevant enfin contre lui, il ne pu s’empêcher d’enfouir son visage dans son cou qu’il embrassait tendrement. Ses mains caressaient ses hanches, son ventre avant de finalement entrelacer les doigts de ses propres mains :

    - Une histoire ? Eh bien.. Je n’en n’ai qu’une qui me vient en tête soudainement..

    En effet, Garrett avait pris un moment pour réfléchir mais il lui vint soudainement la pensée la plus juste. Il cita plusieurs vers de la Dame aux Camélias de Dumas fils. L’histoire malheureuse de cet amour incompris et jugé immoral pour certains trouvait un certain écho à leur propre histoire. Alors tandis qu’il récitait des extraits qu’il avait en tête, il continuant de tenir fermement le corps d’Anya contre le sien en couvrant son cou, son épaule et sa nuque de tendre baisers :

    - « C’est que depuis que je vous ai vue, je ne sais comment ni pourquoi, vous avez pris une place dans ma vie, c’est que j’ai eu beau chasser votre image de ma pensée, elle y est toujours revenue, c’est qu’aujourd’hui quand je vous ai rencontrée, après être resté si longtemps sans vous voir, vous avez pris sur mon c½ur et mon esprit un ascendant plus grand encore, c’est qu’enfin, maintenant que je vous connais, vous m’êtes devenu indispensable, et que je deviendrais fou, non pas seulement si vous ne m’aimez pas, mais si vous ne me laissez pas vous aimer », il avait tout compris cet homme de ce que peut être l’amour tu ne trouve pas ?

    L’ambiance était plus légère, plus douce. Garrett s’arrangeait de sorte à masser délicatement les épaules de son épouse pour la détendre totalement. Voyant qu’elle se laissait happer par la douceur du moment, il en profita pour fredonner au creux de son oreille la chanson qu’il lui avait écrite avec les enfants pour le mariage ( https://www.youtube.com/watch?v=oaL3QDRJnzo ). C’était tendrement qu’il chantait pour elle tout en embrassant le dessous de son oreille :

    - Demain je vous ai réservé pour toute la famille un repas chez Andreï. Ma soeur y sera avec Carl. Mon père y passera sûrement avec Maggie. Pendant que j’aurais certainement le mal de l’air, répliquait-il en souriant comme pour essayer de ramener la douce Anya à lui, et j’ai d’autres petites surprises qui risquent de t’épater qui arriveront un peu tous les jours en plus des nombreuses lettres que j’ai prévu de te rédiger.

    Parler, c’était tout ce qu’il lui restait alors qu’il n’osait pas la toucher outre mesure. Il voulait qu’elle se sente en sécurité et qu’elle soit apaisée par ses mots. Il ne voulait pas que son corps soit seulement satisfait un moment fugace. Embrassant ton menton, il murmurait plus taquin :

    - Je t’ai d’ailleurs prévu quelques petits jouets dans le tiroir de notre table de nuit pendant tes nuits solitaires donc ne laisse pas Charlie venir fouiller dans notre chambre s’il te plaît.

    Alors qu’il embrassait son nez, la porte d’entrée sonnait. Il s’agissait du livreur de pizza. Interdisant à Anya de bouger, il sortit du bain uniquement vêtu d’une serviette autour de ses hanches. Il revint rapidement dans la chambre avec l’immense pizza de commandée et raconta à Anya comment le livreur l’avait regardé :

    - Je crois que notre livreur m’aurait bien dévoré dans cette tenue, voilà que je suis rassuré. Tu peux commander TOUTES les pizzas que tu veux pendant mon absence, dit-il avec un rire amusé et malicieux.


    immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 14:45 Répondre

    Le voyage jusqu’au village de Gabriel se passa sans réel encombre pour la jeune femme qui n’avait rien eu à gérer. Il s’était occupé de tout à la perfection jusqu’à trouver une maison dans le village pour Millie. Elle développait ses talents de pédagogue en trouvant notamment un poste d’institutrice ce qui plu à Kisos dont la présence dans le village ne cessait d’étonner. Beaucoup de personnes colportaient nombres de rumeurs concernant l’enfant de la sauvage et du Docteur Walker.

    Cela faisait un mois et demi que Pocahontas n’avait pas réapparut. C’était Mary qui s’occupait le plus d’elle tant Gabriel avait du travail avec le village. Chaque jours en revenant de l’école Kisos venait retrouver sa mère qui avait repris quelques forces. Malgré tout, elle restait toujours prostrée et enfermée dans sa chambre souvent elle observait la nature sauvage des highland par la fenêtre en se camouflant dans un plaid.

    Elle avait appris par Mary que Gabriel avait enfin divorcé d’Anya. La vieille gouvernante était persuadée que cela aurait sortie Pocahontas de sa léthargie mais cela ne changea rien à son humeur. Désormais, elle marchait un peu tous les jours dans le jardin mais ne passait que le strict clair de son temps dans la maison. Gabriel ne venait presque plus la voir et si cela l’apaisa au début, il lui manqua. Son esprit fou l’avait convaincu qu’il ne venait plus à cause de la honte et qu’il la détestait. Cercle vicieux dans lequel elle s’était enfermée.

    Un matin, alors qu’elle se réveillait à nouveau seule dans l’immense lit qui avait autrefois appartenu à Gabriel elle chercha sa présence. Elle se rendit compte que ce manque était devenu un vide immense. C’était comme si elle mourrait de faim. La présence de son époux n’était pas qu’un simple besoin, il était vital. Pour la première depuis des mois elle sentait des émotions la traverser autre que la peur. Puis, elle se souvint de l’image de son fils et de son époux pêchant. Elle avait aimé les voir ainsi, proches et complices.

    Les mots de Mary résonnaient dans son esprit :

    - « C’est pour eux que tu dois te battre et combattre tes démons ».
    - Isha.. Kisos.. murmurait enfin la jeune femme après des jours sans avoir parlé.

    C’est à ce moment là que Mary entra dans la chambre avec le petit déjeuner sur un plateau. Elle comprit aussitôt en voyant les yeux si expressif de Pocahontas revenir à la vie. Un sanglot s’étrangla dans sa gorge alors qu’elle posait rapidement son plateau pour venir enlacer la jeune femme dans un affectueux câlin.

    Elles passèrent la journée ensemble à faire à manger et ranger un peu la maison. Mary aida même Pocahontas à s’habiller. Marcher, parler étaient à nouveau un apprentissage qu’elle devait faire tandis qu’elle redécouvrait avec émotion cette maison qu’elle avait tant aimé :

    - C’est comme si je me réveillais après des années Mary.
    - Je connais deux princes qui vont être heureux de te retrouver ma jolie princesse, répliqua émue la vieille femme en servant à nouveau un thé à Pocahontas.

    La soirée allait arriver et la brune se trouvait dans le jardin à ramasser des plantes aromatiques. Kisos arrivait de l’école. En saluant Mary comme une tempête il fonça directement dans la chambre de sa mère comme il le faisait tous les soirs mais qu’elle surprise de ne pas la voir dans son lit :

    - Mary ? Où est Ma’ ? demandait-il inquiet.
    - Va voir dans le jardin Sgaogan, le surnommait-elle en finissant de ranger le linge.

    L’enfant courut à perdre haleine dans le jardin et trouva sa mère à genoux sur l’herbe humide tandis qu’elle cueillait ses fameuses plantes qu’elle aimait tant autrefois. Il resta un moment à l’observer bouger et fredonnait ses prières amérindiennes à l’attention de la nature. Lorsqu’elle se releva et vit son enfant sur le pas de la porte figé, elle lui offrit un tendre sourire en lui tendant la main :

    - J’espère que tu n’as pas trop fait de bêtises aujourd’hui petit guerrier, disait-elle tendrement.
    - Ma’, c’est toi ! Tu es revenue !

    Il ne se fit pas prier et se jeta dans ses bras heureux de la retrouver. Enlacés l’un contre l’autre, le petit garçon jura de ne plus jamais la laisser partir sans lui, chose qu’elle lui promit aussi. Ce fut Mary qui vint les déloger du jardin car le froid et l’humidité allait les rendre malade. Les heures tournaient mais Gabriel ne rentrait pas. Mary et Pocahontas firent manger Kisos qui ne voyait que sa mère. Après lui avoir donné son bain elle le coucha et sous sa demande lui conta les nouvelles aventures d’Isha. L’enfant s’endormit heureux, serein, dans la chambre qu’elle avait autrefois occupée.

    Mary était entrain de coudre devant la cheminée mais la fatigue la tenaillait. Pocahontas s’en voulut de l’avoir laissé gérer toute la maison autant de temps avec Kisos en prime. Lorsqu’elle s’excusa en remettant une bûche en place dans l’âtre crépitante la vieille femme soupira en répliquant :

    - Ne dis pas de sottises, vous êtes ma famille même si nous ne sommes pas liés par le sang.
    - C’est vrai, répliquait la jeune femme émue par la bonté de la vieille, Gabriel tarde à rentrer. Sais-tu quand il sera à la maison ?
    - Non, il rentre souvent très tard. Il fait comme avant, il se projette dans le travail pour oublier qu’il n’arrivait pas à sauver la femme qu’il aime.

    La culpabilité rongea une fois de plus la brune qui referma un ouvrage qu’elle avait emprunté dans la bibliothèque mais Mary la rassura rapidement avant de bailler une nouvelle fois.

    - Va dormir Mary, je vais l’attendre.

    Elle ne se fit pas prier et monta après avoir embrassé la jeune princesse tout en lui répétant son bonheur de la voir à nouveau parmi eux. Et c’est ainsi que Pocahontas attendit que Gabriel rentre, mais il tardait encore et encore. Il devait être minuit passé lorsqu’elle entendit du bruit dans la cour. Elle était dans la cuisine à boire une autre tasse de thé. Le pas lourd de son époux résonnait au rez-de-chaussée. Elle pouvait le reconnaître entre mille. Il semblait hésiter mais il vint dans la cuisine, il avait du entendre le bruit dans la cuisine puisque Pocahontas lui préparait son couvert.

    Il apparut sur le seuil de la porte et sembla exténué et surpris en voyant la brune lui servir un potage après avoir remplit son verre de vin. Timidement, elle lui offrit un doux sourire même si la culpabilité se lisait sur ses traits. Sa voix douce et fluette avait repris vie ce qui avait plu à Kisos. Replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille elle lissait ensuite les pans de son jupon :

    - Tu dois être harassé de fatigue, viens manger pendant que c’est chaud..


    immarcescible, Posté le jeudi 23 septembre 2021 14:45 Répondre

    Le silence était peut-être que ses mots finalement. Anya était en train de vriller totalement devant lui. Garrett se félicitait intérieurement d’avoir envoyé les enfants chez Andreï pour la nuit. Il sentait qu’elle serait longue, épineuse et dramatique. Sans oser l’en empêcher il la laissa se servir un verre puis deux. Mais c’était déjà trop. Il n’avait vu Anya saoule qu’une fois et cela lui avait déplu. Il devait slalomer entre ses mots qui pesaient encore plus sur son coeur et son âme et la bouteille qu’elle tenait de vider.

    Son accès de violence l’inquiétait. Persuadé de recevoir une gifle d’elle il ne bougea pas. Il été prêt à recevoir cet éclat si cela pouvait la soulager. Rien ne l’atteignait ce soir si ce n’est la fureur et le désespoir de son épouse qui éclatait devant lui. Mais l’entendre dire qu’elle viendrait le rechercher le tendit furieusement. Laissant la jeune femme se pendre à son cou pour lui donner ce baiser fiévreux, il lui rendit avant de l’écarter fermement de son corps.

    Il devait à tout prix rester maître de ses esprits et il n’y arriverait pas si elle se mettait à le séduire. Agrippant fermement les bras de la jeune femme entre ses mains, il lui fit face en la regardant dans les yeux. Ses pupilles d’un bleu éclatant étaient on ne peut plus sérieux lorsqu’il s’adressa à elle :

    - Je t’interdis de venir me chercher Anya. Tu m’entends ? Les enfants auront besoin de toi. Andreï, Tamara et Lucrecia. Jure-moi de ne pas plonger dans cette folie. JURE LE !

    Ce n’était pas de la colère mais une peur sans faille. Savoir qu’elle le rejoindrait dans le fléau violent et sans retour du terrain le tétanisait sur place. Ses doigts se fermaient un peu plus sur ses avant-bras sans se rendre compte qu’il pouvait lui faire du mal. Son corps n’arrivait pas à se détendre tant qu’elle ne lui avait pas promis :

    - Comment puis-je partir sereinement si je sais que tu vas faire n’importe quoi Anya ? Si il faut que je te fasse interdire de quitter le territoire je le ferais et tu le sais. Alors ne joue pas à ça..

    Elle se débattait, furieuse. Il vint donc la lâcher en essayant de calmer ses tremblements. La démone ne voulait pas en rester là et il craignait que cela déborde une nouvelle fois, alors, il vint s’agenouiller devant elle posant son front contre son ventre en agrippant ses hanches :

    - Je t’en supplie, tu dois me jurer de ne jamais faire une telle chose. Anya, mon amour. Il ne nous reste que ce soir avant six mois loin de toi. Tu parles d’une mort hypothétique mais pour le moment je suis là et je ne veux que profiter de toi, de tes charmes, de ton rire, de ton souffle. S’il te plaît, ne fais pas celle qui m’enterre déjà alors que je suis plein de vie devant toi. Nous devons penser au présent, pas à l’avenir.

    Il venait de relever son regard plaintif vers elle. Garrett cherchait surtout à refaire surgir l’étincelle de vie dans le regard de la belle brune mais ne savait pas comment faire en sachant pertinemment qu’il lui avait lui aussi avoué sa peur de mourir. Embrassant son ventre, il vint fermer les yeux en reposant son front contre son ventre :

    - Je m’occuperais de ma mère en temps et en heure mais là, je ne veux que toi et je veux passer le peu de temps que nous avons encore ensemble dans la joie dans notre maison que j’ai construite pour nous deux, pour notre famille. Elle est à toi, tout ce que je possède t’appartiens et ce depuis toujours alors ne rejette rien et prend mon amour.


    immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 23:07 Répondre

    C’est une scène complètement surréaliste à laquelle Garrett assiste. Il venait d’installer les enfants dans la voiture et fort heureusement de fermer la portière arrière lorsque les éclats de voix de sa soeur l’intriguèrent. Mais que d’horreurs il entendait. Son coeur se serrait en entendant l’ignominie proféré par sa mère envers Anya, l’amour de sa vie, sa sauveuse. Comment avait-elle pu. Il croisa le regard désespéré d’Anya et comprit que ce n’était pas son départ qui la rendait si malheureusement mais simplement les mots monstrueux de sa mère.

    Il ne pu rien dire, de toute manière, il valait mieux sans doute qu’il ne dise rien. C’est sous son regard outré et déçu qu’il regardait sa mère partir accompagné de son père qui était sincèrement désolé. Garrett ne comprenait pas. Encore quelques jours auparavant ils formaient une famille unie, pourquoi sentait-elle ce besoin de le protéger à tout prix et en vouloir à Anya de la sorte. Soudain, sa crainte la plus viscérale de mourir là-bas lui arriva en plein coeur. Et si il devait vraiment mourir ?

    S’approchant d’Andreï, il lui demanda de prendre les enfants avec lui ce soir et qu’il viendrait les chercher demain matin avant son départ. Son beau-père accepta mais ne pu s’empêcher de retenir un moment le blond :

    - Fais attention à toi. Reviens-lui, je veillerais sur elle mais c’est de toi dont elle a besoin.
    - C’est une évidence telle Andreï que je vous assure ne pas avoir besoin qu’on me rappelle.

    Sans plus attendre, il salua sa soeur qui avait les yeux embués de colère et de honte. Il l’enlaça et lui demanda de venir demain à l’aéroport pour soutenir Anya ce qu’elle promit. Tout le monde partit, il courut en direction du parc à la recherche de la jeune femme. Il se doutait qu’elle chercherait un endroit à l’écart au plus proche de la nature. Et c’est en effet là qu’il la trouva, accablée de chagrin sous un saule pleureur. L’image lui brisa le coeur.

    S’avançant d’un pas lourd, Garrett avait enfouie ses mains au fond de ses poches avant de venir s’asseoir sur l’herbe près d’elle. Son bras l’enlaçait la ramenant contre lui. Il sentait une certaine forme de résistance mais il insista tout de même :

    - Anya, murmurait-il avec douceur en essuyant ses joues trempées, tout ce qu’à dit ma soeur est la pure vérité et tu le sais. Je t’en supplie, ne va pas croire ma mère. Elle a peur pour moi même si ça ne justifie absolument pas ses mots.

    Il semblerait qu’il était temps pour Garrett d’être aussi honnête envers Anya. Baissant les yeux, il remonta ses genoux près de lui avant de lâcher un profond soupir :

    - Je crois qu’elle doit sentir ma propre peur. Elle n’arrête pas de dire que je vais mourir en allant là-bas et je sais que je n’arrête pas de vous dire à tous le contraire mais.. mais j’ai peur Anya. J’ai peur de ne pas revenir à toi. Ça me paralyse tu comprends ? Et elle le sait. Elle est donc en colère contre moi, contre tout le monde.

    Soupirant, il passa une main nerveuse sur son visage qu’il frottait doucement. L’honnêteté, c’était la chose qu’ils s’étaient toujours promis. Jamais de mensonges, jamais de secrets. Garrett lui dévoilait sa plus grande peur en sachant qu’elle allait surement encore plus culpabiliser :

    - Avant je me fichais de mourir. Mais là.. Te perdre toi et les enfants ? Cette vie si douce. Je me sens complètement perdu Anya. Pardonne-moi de t’avouer cela, pardonne-moi de te faire vivre ça. J’aurais été seul je n’aurais manqué qu’à mes parents mais là tu es ici et tu es l’amour de ma vie, le plus bel amour que l’on puisse espérer vivre un jour.

    Il avait relevé son regard vers elle et ne pu s’empêcher de venir la prendre sur lui. L’attirant de sorte à ce qu’elle soit à califourchon sur ses cuisses, la scène rappelait étrangement celle de la bibliothèque et de leur premier baisers. Garrett caressait les joues d’Anya en cherchant son regard du sien les yeux embués :

    - Je t’en supplie, j’ai besoin de ta force Anya mais tu dois me faire confiance. N’écoute jamais les autres. Je te reviendrais toujours. Je reviendrais à toi. Mais tu dois croire en nous et en toi. Tu peux me le jurer ?

    Le temps se levait, les premières journées d’automne laissaient place à des soirées plus fraîche. Garrett retirait sa veste qu’il posait sur les épaules de son épouse avant de poser son front contre le sien. Ses mains se joignaient aux siennes alors qu’il murmurait d’une voix cassée :

    - Je t’aime. Et il n’y a rien qui pourra nous séparer, jamais. Tu es mon âme, mon autre. Anya, n’oublie jamais ça je t’en supplie. Tu es mon Orbeli, tu te souviens ?

    Le vent était plus fort et Garrett sentait qu’il était temps de partir. Soulevant son épouse dans ses bras, il se rendit jusqu’à la voiture sans effort. La posant doucement sur son siège, il vint faire le tour pour conduire :

    - Les enfants sont chez ton père. Ce soir c’est toi et moi. Ils nous rejoindront demain à l’aéroport. Je ne veux pas que tu y sois seule. Nous rentrons à la maison ?


    immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 20:01 Répondre

    Pendant qu’Anya se faisait littéralement happer par la rage de Catherine, Garrett surveillait d’un oeil très attentif un jeune garçon de l’âge de Jasmine qui lui parlait. Lucrecia n’avait pas pu s’en empêcher de voir l’oeil noir de son frère et ricana en comprenant pourquoi :

    - Es-tu sérieusement en train de te transformer en maman ? demandait-elle hilare.
    - Je crois que tu ne devrais pas me comparer en ce moment à notre mère Lu’, à moins que tu ne veuilles qu’on se dispute aussi.
    - Quel grincheux tu peux faire.

    La jeune femme soupirait avant de se remettre à lire le programme de la soirée. Charlie se trouvait sur les genoux de son père et observait toutes les personnes présentes en suçant son pouce. Se redressant sur son père, elle s’accrochait à sa crinière avant de lui demander :

    - Papa, tu seras là pour mon anniversaire ?
    - Non Petit Pois, je ne serais pas là mais je te promets de t’envoyer une carte et d’essayer de t’appeler le soir même.
    - Ze veut pas que tu partes moi, quémandait-elle de ses prunelles humides.

    Il ne répondait pas, se contentant de la serrer fort contre lui en embrassant ses boucles brunes tout en la réconfortant avec sa berceuse. Une fois finie, il la regarda dans les yeux tendrement :

    - Tu la chanteras quand tu penseras à moi. Elle te donnera toujours le courage parce que je serais avec toi, d’accord ?

    La petite semblait aimer l’idée et vint se blottir contre son père en serrant contre elle sa nouvelle licorne. Garrett jetait un oeil sur Jasmine qu’il voyait rire devant le minet. Fronçant les sourcils, il ne pu s’empêcher d’appeler sa fille qui sursauta. Il lui fit signe de le rejoindre et de venir s’installer près de lui tout en jetant un regard mauvais sur le jeune homme qui détala rapidement :

    - Papa ! Mais ça va pas ou quoi ?
    - Oui ? fit-il l’air de rien comme le ferait un innocent.
    - C’est Clive Gibbins, le gars le plus populaire de la classe !
    - Depuis quant tu t’intéresses aux gens populaires ?
    - Je te rappelle que le collège c’est la jungle et qu’il faut y survivre.

    Il ne relevait pas se rappelant que lui-même avait été le pire d’entre tous à son âge. Il ne pu pas relancer la conversation puisque la lumière se baissait annonçant le début du spectacle. Anya surgissait enfin des coulisses et vint s’asseoir près de lui. Charlie changea de genoux et vint sur Jasmine qui cessait de ronchonner en ayant sa petite soeur sur elle. Le bras de Garrett vint se placer autour de sa hanche rapprochant ainsi sa chaise à la sienne.

    Sur deux rangs plus loin se trouvait le reste de la famille qu’il ignorait royalement. Se penchant sur la tempe d’Anya, il y déposa un tendre baiser avant de voir Pasha arriver sur scène énergique et parfait. Fier de lui, Garrett et les filles hurlaient de joie en applaudissant le génie de la danse qui se découvrait sur scène pour le grand plaisir de sa famille. Mais Anya semblait loin à nouveau. Inquiet, le blond vint se rapprocher de plus belle d’elle.

    Il était certain qu’elle vivait mal son départ prochain ce qui l’angoissait aussi. Comment pouvait-il imaginer que sa mère avait agit de la sorte ? Il laissa le spectacle passer et une fois terminé, ils attendirent que Pasha sorte. Heureux, souriant il courut se jeter dans les bras de sa mère alors que tout le monde l’entourait pour le féliciter de son talent :

    - Pasha, t’es beau quand tu danses, s’exclamait Charlie en tournoyant sur elle-même.
    - J’ai tout filmé ! enchérissait Jasmine.
    - Nous sommes fier de toi.

    Garrett ne pouvait pas être plus fier c’était certain. Caressant sa chevelure blonde il le tint contre lui un moment avant de le laisser se jeter dans les bras de ses parents. Pour l’occasion, Andreï avait prévu un fameux petit buffet chez les parents de Garrett. Réticent, il se tourna discrètement vers Anya en caressant sa joue inquiet de la voir si renfermée :

    - On peut refuser mon amour. Honnêtement, je préférais rentrer et passer ma nuit dans tes bras. Et je ne veux pas t’infliger une nouvelle altercation avec ma mère..

    Mais Andreï ne laissait pas le choix. Agacé, Garrett du lâcher un moment la main d’Anya car le père de cette dernière emmenait les enfants. Lucrecia en profita pour venir voir la brune et prendre ses mains dans les siennes :

    - Ma belle, il n’est pas encore partit. Pourquoi rumines-tu ainsi ? Et tu ne sais pas que mon frère reviens toujours à toi depuis le temps ? Vous êtes des inséparables, tu sais, comme les oiseaux !


    immarcescible, Posté le mercredi 22 septembre 2021 09:01 Répondre

    Difficile de comprendre comment bougent les gens
    Pourtant t'aimer est un bonheur de tous les jours
    S'effondrer au sol, exploser les murs du chaos grâce à ton amour.

    Je pensais me diriger vers l'endroit où on s'est rencontrés.
    Toi et moi
    Là où tout à commencé, où nous devions vivre éternellement.

    Mon coeur bat uniquement pour toi.
    Pour toujours, pour toi.

    Tu es venue à moi un hiver glacial
    Tu as commencé ta danse et tout m'est revenu enfin
    Comment aimer, comment penser ? Comment pourrais-je oublier ?

    Je reviendrais à toi, toujours.
    Mon coeur bat pour toi pour toujours.


    immarcescible, Posté le lundi 20 septembre 2021 20:43 Répondre

    Les mots de Andreï rassurait à moitié Garrett. Savoir qu’il avait encore tant d’influence et de contact ne pouvait signifier qu’une chose, il avait toujours un lien très fort avec la mafia bulgare. Mais le blond n’était pas du genre à juger, surtout lorsqu’il s’agissait d’obtenir de l’aide pour protéger sa famille quand lui-même ne serait pas là. Son beau-père le comprenait, il le savait. C’est avec un acquiescement u peu plus serein qu’il le remercia et retourna à l’intérieur du restaurant rejoindre sa famille qui les attendaient.

    Un midi joyeux et un après-midi sous le signe de la découverte. Garrett s’était un peu plus détendu surtout en voyant Anya tenter ce qu’elle n’aurait jamais fait auparavant. Son courage l’inspirait et lui servait tous les jours pour affronter l’ignominie qui allait le poursuivre très prochainement car il avait mentit à Anya. Il savait pertinemment qu’il ne serait pas à l’arrière pour cette mission mais véritablement sur le terrain. Non, il ne pouvait décidément pas lui avouer une telle chose.

    Fort heureusement qu’Andreï avait été d’une oreille attentive ce midi là. Garrett avait pu lui donner toutes les consignes et lui avouer tout ce qu’il avait préparé si jamais quoi que ce soit lui arrivait. Rien ne serait laissé au hasard pour Anya et les enfants.

    Après être rentré, il avait pris une douche en attendant que la brune s’occupe des enfants. Une fois qu’ils furent prêt, ils descendirent jouer avec Nana dans le jardin en promettant de ne pas se salir. Garrett finissait de se doucher lorsqu’elle arriva dans la salle de bain. Elle voulait surtout qu’il reste calme et courtois, mais comment faire lorsqu’on est en colère ?

    Il se contenta seulement de marmonner dans sa barbe qu’il n’avait pas encore eu à coeur de couper voulant encore faire plaisir à Anya. Sortant de la douche nu et trempé, il enlaça son épouse pour lui couvrir le cou de tendre baisers :

    - Tout ce que tu voudras ma fée des bois.. murmurait-il tendrement avant de lui donner un plantureux baiser sur les lèvres.

    Tranquillement, il se dirigea ensuite vers le dressing et mit un costume d’un bleu marine royal. Finissant de boutonner sa chemise, il s’attaqua à ses boutons de manchettes tandis qu’il observait Anya se doucher. Un sourire en coin se formait sur ses lèvres tandis qu’il avait déjà mille et une pensées particulière dans son esprit. Mais il devait se retenir, le gala était dans peu de temps. Il vint finir par mettre sa cravate mais comme toujours galéra. Heureusement, la brune venait à sa rescousse et la noua avec douceur autour de son cou :

    - Tu as conscience que tu es nue devant moi ? Tu as conscience que j’ai envie de me pencher sur tes seins perlé d’eau et de les aspirer ? Ou encore, m’assurer que tu es toujours bien humide entre les cuisses ?

    Il avait son sourire ravageur d’ado qui dévoilait deux adorables fossettes. Ses doigts parcouraient son dos trempé jusqu’à ce que ses mains se posent sur ses fesses. Il ne pu s’empêcher de presser son bassin contre le sien et d’embrasser son cou où son parfum puissant sommeillait encore :

    - Anya.. Anya.. Je t’aime.. Mon amour.. murmurait-il contre ses lèvres chaude et sensuelle alors que ses doigts venaient entre ses cuisses.

    Mais les pas francs de Charlie dans les escaliers l’obligea à cesser toute caresse. La petite venait en effet pour rapporter que Pasha avait sali son beau costume. Garrett dissimula Anya derrière lui tout en envoyant sa fille au salon :

    - Je m’occupe d’eux rejoins-nous vite avant que je vienne te chercher, disait-il à Anya avant de la quitter un sourire en coin.


    immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 22:41 Répondre

    Garrett n’avait aucune idée de ce qu’avait prévu sa soeur et tant mieux car il l’en aurait forcément empêchée. La matinée était dingue. Cela faisait longtemps qu’il attendait de pouvoir passer un moment juste avec les trois enfants. Les dernières semaines avaient été relativement remplies avec les disputes avec Anya ou même encore les moments de préparation pour sa mission.

    Là, il roulait dans le pick-up qui restait toujours à la maison dans les bois pour mener les enfants jusqu’au parc d’attraction qui se trouvait non loin de là. Bien sûr, il était assez rudimentaire, rien avoir avec Coney Island mais il était typique du coin. Tout était simple ici, c’était ce qu’il aimait le plus. Pasha et Jasmine firent des montagnes russes pendant que Garrett faisait faire à Charlie de la pêche aux canards ce qui avait eu don de la faire cesser de ronchonner.

    Même si il n’était que dix heures, il acheta des barbes à papa en faisant promettre aux enfants de ne rien dire à leur mère, ce à quoi Charlie répliqua la bouche pleine de sucre :

    - Arrête papa.. T’aime ça que maman te crie dessus.

    Ce qui eut le don de faire rire le blond suite à ce sens de la répartie si fabuleux. Puis, vint le moment des tirs à la carabine pour la fameuse licorne. Charlie faisait la pom-pom girl pendant que Jasmine filmait la scène et que Pasha jouait au journaliste devant la caméra. Garrett se concentrait et achevait tous les ballons qui flottaient dans le petit cube sous les cris de hourras de Charlie.

    Elle choisit bien évidemment la plus grosse des licornes qui brillait de mille paillettes et paradait dans la fête foraine fière d’afficher son prix durement gagnée par son père. Alors qu’ils marchaient tranquillement, Garrett surpris un homme non loin qui les observaient. Méfiant, il demanda discrètement à Jasmine de conduire les enfants jusqu’à la voiture.

    Sans poser de questions, la petite accepta et conduisit Pasha et Charlie jusqu’au pick-up. Garrett profita de l’épaisse foule pour se fondre dans la masse. L’homme avait perdu sa cible et le cherchait. Mais le blond avait plus d’un tour dans sa manche et le pris par surprise. Lui donnant un coup en plein visage, il l’asséna de plusieurs par la suite avant de le bloquer contre la petite caravane d’un forain :

    - Pour qui tu travailles ? rugissait-il.
    - Lai.. Laisse-moi..

    Mais Garrett ne relâchait pas sa poigne sur l’homme qui semblait le traquer et resserra sa main autour de sa gorge tout en le fouillant de son autre main libre. Il découvrit une arme ainsi que des photos de lui, d’Anya et des enfants. Blême, il comprit qu’on le poursuivait :

    - Qui t’envoie et je ne reposerais pas la question.
    - Askov.. Askov.. Le frère de celui qui a kidnappé ta poule.

    Ainsi, ce qu’il pensait n’être qu’une folie de son esprit était vrai. Ils cherchaient à avoir sa peau et celle d’Anya. Garrett sentait son coeur se serrer surtout en pensant qu’elle et les enfants puissent être encore plus en danger pendant son absence :

    - Que veux-t-il ? demandait-il plus calmement.
    - Te tuer. C’est tout.. Il se fiche de ta famille. Il veut juste se venger de toi.
    - Quand prévoit-il de le faire ? QUAND ??
    - Je… Je… Je ne sais pas. Je sais juste qu’il a parlé de missions et de Vietnam.

    Il s’agissait du lieu de la mission de Garrett. Ainsi, il aurait le temps de partir et de s’informer suffisamment pour le contrer. Mais Askov allait savoir que son détective avait vu le blond. Regardant à droite et à gauche, il du se résoudre à le tuer. Déboitant simplement sa tête, il le laissa ensuite choir sur le sol comme un pantin. Récupérant toutes les photos et ses papiers, il retourna ensuite à la voiture comme si de rien n’était.

    Les enfants descendirent en trombe de la voiture pour aller voir papi Andreï. Garrett n’arrivait pas à lâcher le volant. Il ne cessait de repenser à ce qu’avait dis le malfrat qu’il venait de tuer. Il mit un moment à sortir voyant la mine inquiète d’Anya au loin. Il craignait que quelque chose ce soit passé. Lorsqu’il entra dans le restaurant, les enfants se goinfraient déjà des beignets de leur grand-père qui les conduisait jusqu’à la cuisine. Le blond vint enlacer son épouse et caresser sa nuque alors qu’il embrassait le sommet de son crâne :

    - Ma soeur t’as prévu quoi comme surprise ?

    Lorsque Anya lui avoua le plan machiavélique de sa soeur il grinça des dents résolu à l’appeler et lui en mettre une couche, mais la brune l’interrompit :

    - Tu es trop gentille. Je suis persuadé que ma mère a été d’une froideur extrême et qu’elle ne t’as pas adressé la parole, je me trompe ?

    Il était à bout de nerf, et fou de rage. Cela faisait trop en une matinée pour celui qui ne voulait qu’une chose, vivre tranquillement avec sa famille. Il ne pouvait pas rester à l’intérieur. Il quitta le restaurant pour fumer à l’extérieur trop nerveux pour rester en place. Il avait besoin d’extérioriser mais incapable de dire la vérité à Anya. Elle l’effraierait beaucoup trop.


    immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 19:41 Répondre

    Ce fut une nuit tranquille mais triste pour Garrett. Entachée par sa dispute avec sa mère il n’arrivait pas à passer, il passa sa nuit à veiller sur Anya. Il ne dormit pas, ruminant et réfléchissant. Levé tôt ce matin là, il alla courir dans les bois pour se défouler avant de revenir à la maison. Les enfants étaient déjà levé et préparaient le petit déjeuner. Garrett resta un moment sur le balcon a les observer un tendre sourire sur les lèvres. Pour ne pas les déranger dans leurs préparation, il passa par la porte de derrière pour prendre une douche.

    Une fois propre vêtu, il se pencha sur le front d’Anya et y déposa un baiser préférant la laisser dormir et rejoignit les enfants qui finissaient de dresser la table. Charlie était furieuse après Nana qui semblait ne pas comprendre ce qui se passait malgré la tête de licorne dans la panière. Garrett retenait un rire, et pris la petite fille dans ses bras pour la consoler :

    - Je suis persuadé que Nana n’a pas voulu te faire du mal. C’est un malheureux accident Petit Pois.

    Mais la petite ne voulait rien entendre et exigeait un enterrement pour sa licorne le jour même. Garrett lui promis de voir avec sa mère et remercia les enfants pour le fabuleux petit déjeuner qu’ils avaient pu faire :

    - Mais ce serait encore mieux avec votre mère non ?

    Ils acquiescèrent et préparèrent donc un plateau qu’ils montèrent à Anya. Charlie ouvrait la marche et sautait sur le lit difficilement avant de couvrir de baisers sa mère endormie. Jasmine posait le plateau sur le bord du lit quand Pasha s’asseyait près de Charlie qui chantait à tue-tête. Garrett suivait tranquillement en tenant d’une main sa tasse de thé qu’il sirotait :

    - Mamaaaaaaaan ! chantait Charlie en prenant des pauses de diva.
    - Doucement Charlie, grognait Pasha qui essayait de tenir sa soeur en place, tu vas lui donner mal à la tête.

    Toute cette scène faisait rire le blond qui prenait en mémoire tous ces moments si parfaits. C’était comme des photos qu’il voulait garder au plus profond de lui-même. Après ce petit déjeuner enchanté, Garrett envoya les enfants se préparer. Il s’approcha enfin d’Anya et caressa sa joue tendrement. Il espérait qu’elle ne verrait pas les marques de fatigue sur son visage :

    - Ce soir c’est le gala de Pasha donc nous avons tout un tas de choses à préparer. Mais premièrement, je crains que ma soeur t’accapare ce matin. Apparement, elle a une surprise pour toi. Ne me fais pas les gros yeux, je n’en sais pas plus que toi.

    Il la regardait avec un doux sourire avant de lui donner un profond et tendre baiser. Sa main caressait sa joue avant qu’il ne se lève pour retirer le plateau du petit déjeuner :

    - Je m’occupe des enfants ce matin. Nous n’avons qu’à nous rejoindre au restaurant de ton père ce midi.. Nous irons à la fête forraine ensuite. Charlie exige une autre licorne que je dois gagner à la carabine. D’accord ? Prépare-toi blackbird, finit-il par dire en entendant la sonnette résonner dans toute la maison, ma soeur est arrivée.

    Telle une tempête, Lucrecia arrivait en effet. Se jetant sur son petit frère elle le couvrait de baisers comme elle le faisait depuis toujours avant d’appeler de sa voix puissante Anya. Mais c’est Charlie qui déboule dans les escaliers en hurlant de joie en voyant sa tante adorée. En effet, cette dernière aimait toujours faire du shopping avec elle ou servir de modèle pour ses nouvelles robes. Se jetant dans ses bras, Lucrecia récupéra le Petit Pois avant de saluer Jasmine plus discrète :

    - Les filles, ce matin une grande surprise nous attends ! disait-elle avec joie.
    - On va avoir des robes ? Des licornes ? Des glaces ? Un prince charmant ?

    Charlie avait déjà les yeux qui brillaient d’une joie folle alors que Jasmine riait en voyant sa petite soeur toujours aussi joyeuse :

    - Il faut que votre mère descende pour ça !
    - Lucrecia, soit un peu moins toi aujourd’hui s’il te plait, expliquait Garrett en les rejoignant.
    - Ne plus être moi, pffff, tu peux toujours courir Blondinet.
    - Ahah ! Blondinet, riait Charlie en le désignant du doigt.


    immarcescible, Posté le dimanche 19 septembre 2021 12:01 Répondre

    Les enfants prenaient le relais autour des parents. Cela touchait Garrett de les voir tous s’inquiéter pour leur mère et vouloir la protéger tout simplement. Mais il ruminait et il n’y avait rien de pire qu’un Garrett qui s’était renfermé sur lui-même. Il savait qu’Anya cherchait une nouvelle fois à minimiser la dispute qui venait d’avoir eu lieu mais il n’arrivait pas à l’entendre. Pour lui, un affront avait été commis chez eux, leur paradis et il en voulait profondément à sa mère pour cela.

    C’est une fois assis à table et aux explications de Jasmine qu’il comprit que sa mère ressassait cette colère depuis un moment. C’était trop facile de s’en prendre à Anya et injustifié pensait-il. Mais il ne pu dire rien d’autre car le téléphone sonnait. Il se leva et alla répondre dans son bureau tandis que toute la famille finissait de dîner :

    - Oui ?
    - G. c’est moi, Lu’.
    - Maman t’as déjà appelé ? soupirait-il en s’affalant sur le petit canapé au fond de la pièce.
    - Oui, je suis désolée. Elle est dans un tel état que je n’ose imaginer le tien.

    Garrett ne lui mentit pas. Il lui avoua sa colère et sa déception. Il s’inquiétait une nouvelle fois pour Anya qui serait seule et isolée avec les enfants sans le soutien de sa famille :

    - Ne dis pas de bêtises veux-tu ! Je serais là. Je prends l’avion ce soir et je m’occuperais d’Anya. Elle est ma soeur.
    - Merci Lu’.. Merci de faire ça pour elle.
    - G. il faut quand même que tu ailles voir maman, suppliait-elle son petit frère, elle s’en veut terriblement.
    - Elle s’en veut pour quoi ? De m’avoir mis en colère ou avoir insulté ma femme ?
    - Les deux, je pense.

    Le blond laissait un soupire s’échapper d’entre ses lèvres alors que son estomac se tordait par la culpabilité et la colère. Il promit à sa soeur d’y réfléchir et lui souhaita un bon vol avant de la remercier de son appel. Il resta assis ainsi un moment en observant la pièce. Le départ n’était jamais une chose aisée mais dans ces conditions, c’était pire. Lorsqu’il redescendit, il vit tout le monde débarasser. Il vint aider jusqu’à ce qu’Anya rompisse le silence.

    Mais Garrett secouait la tête en l’entendant prendre la défense de sa mère. Encore une fois elle se portait volontairement coupable de toute cette histoire ce qui agaça considérablement son époux. La laissant se blottir contre lui il ne dit rien, se contentant de la serrer contre lui en embrassant le sommet de son crâne. C’est encore une fois les enfants qui vinrent les rejoindre en évoquant un défilé de costume. Cela arracha un doux sourire au père de famille qui reconnaissait bien là les idées ingénieuses de Jasmine.

    Charlie avait décidé que son père serait le juge du défilé. Aussi, il était installé sur le canapé en caressant Nana et Patrick tandis qu’il regardait toute sa famille défiler devant ses yeux. Un sourire tendre se formait sur ses lèvres surtout en voyant Anya porter ce vieux costume qu’il avait porté autrefois :

    - C’est un choix quasi impossible, vous vous rendez compte ?

    Pasha riait en dansant sur lui-même alors que Jasmine venait enlacer Anya d’un tendre câlin. Elle avait les mêmes habitudes que Garrett lorsqu’elle sentait le chagrin de quelqu’un qu’elle aimait. Alors que Charlie croisait les doigts en priant théâtralement pour gagner le concours. Garrett n’eut pas d’autre choix que de désigner la petite brunette ce qui la fit hurler de joie lorsque son père lui tendit un cookie restant :

    - Petit Pois vainqueur de ce défilé saison été/automne. Il me tarde de voir celui de cet hiver.

    Il vint finalement se lever et venir à son tour enlacer Anya alors que les enfants se partageaient le dernier cookie. Geste de Charlie qui l’ému profondément tandis qu’il embrassait la tempe de sa belle brune avant de murmurer au creux de son oreille :

    - Garde ce costume pour ce soir, je sens que j’ai quelques idées qui me viennent à l’esprit.

    Mais l’intimité était une nouvelle rompu par l’arrivée de Pasha qui demandait à voir le fameux dessin animé. Ils se retrouvèrent tous les uns contre les autres à regarder le petit film d’animation devant lequel Charlie s’endormit blottie contre son père. Il caressait distraitement ses bouclettes brunes en embrassant le sommet de son crâne alors que Pasha faisait de même avec Patrick sur son petit fauteuil à bascule. Jasmine elle, dessinait tout en en regardant distraitement la télévision. Chacun était dans sa bulle, profitant de la chaleur du foyer dans l’âtre.

    La pluie venait de se remettre à tomber lorsque Garrett eut finit de mettre les enfants au lit. Après une comptine et une histoire, ils trouvèrent enfin le sommeil. Il retrouva Anya dans la chambre devant la fenêtre, assise et pensive. Il ferma délicatement la porte derrière lui et vint près d’elle en caressant sa nuque :

    - Lucrecia arrive dans la nuit à New York. Elle passera sûrement demain à la maison pour nous voir, cela ne t’ennuie pas ?

    Le bruit de la pluie et son parfum si délicat dans les bois plaisait à Garrett. S’agenouillant devant son épouse, il embrassa ses mains qu’il entortillait à ses doigts. Il ne supportait pas de la voir ainsi alors qu’ils avaient passé un week-end si amusant loin de la tristesse et de la peine :

    - Anya.. S’il te plaît. Oublie ses mots.. Elle est en colère, elle ne pense pas ça de toi. Elle t’aime. Et moi aussi. Je t’en prie, reste avec moi au lieu de te marteler l’esprit. J’ai besoin de toi..


    immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 20:20 Répondre

    En revenant dans la cuisine il voyait bien le sourire faux d’Anya. Il la connaissait trop bien pour savoir quand ça n’allait pas mais il ne pouvait pas lui demander. Charlie sautait déjà dans les bras de son père réclamant toute son attention avant de finir le plat cuisiné par sa mère. Pour preuve, elle n’avait pas suivi sa recette. Circonspect, Garrett soupirait doucement en se demandant bien ce qui pouvait la mettre dans cet état. Mais impossible de creuser quand sa mère le prenait dans ses bras et lui supplier de venir le lendemain à la maison :

    - Je dois voir avec Anya, maman mais pourquoi pas.

    Sa mère ronchonna mais il ne s’en préoccupa pas. Ce qui l’intriguait c’était la mine perdue et attristée de son épouse. Charlie racontait mille et une chose et pourtant Anya semblait distraite. Attrapant trois cookies, Garrett les donna à Charlie :

    - Tiens, un pour Jazz, Pasha et toi. Tu vas leur donner ?
    - Viiiiiiii, hurlait de joie l’enfant qui courait avec les biscuits.

    Enfin seuls, Garrett stoppa Anya qui refusait de le regarder. De pire en pire. Avait-elle si honte que ça ? se demandait-il en attrapant de force son menton entre ses doigts. Ses iris d’un bleu puissant la cherchait du regard alors que sa voix de velours l’appelait :

    - Mon amour, qui a-t-il ? Ce n’est pas grave.. Ne t’en fais pas. Pasha va bien. Il apprend voilà tout. Anya, dis-moi ce qui te tracasse.

    Mais une nouvelle fois ils étaient interrompu ce qui fit grogner Garrett. Sa mère revenait à la charge concernant la soirée de la veille en insistant sur le besoin qu’il soit présent :

    - Maman ! Je t’ai dis que j’en parlerais à Anya.
    - Si tu demandes à ta femme tu risques d’être encore dans son lit demain soir.

    Un silence gênant vint se créer alors que Garrett relâchait la main de son épouse pour venir vers sa mère, blême. Il tentait par tous les moyens de garder son calme mais la réponse violente et venimeuse de sa mère ne lui correspondait pas. Il croyait avoir mal entendu :

    - Qu’as-tu dis ? demandait-il sur un ton trop calme que ça en devenait effrayant.
    - J’ai dis qu’au lieu de coucher partout avec ton épouse tu devrais t’occuper de tes enfants et de tes parents ! Il n’y a pas qu’elle qui va souffrir de ton départ figure-toi !
    - Catherine, la sermonnait le père de Garrett qui savait ce qui se passait, ce n’est ni le lieu ni le moment.
    - Si ! Imagine qu’il ne revienne pas ! J’aurais ça sur la conscience ! Garrett tu lui donnes tout alors que tu as déjà sacrifié ta jeunesse pour l’armée. Et maintenant tu fais la même chose avec cette femme !
    - Mais tu t’entends parler, hurlait le blond fou de rage, cette femme dont tu parles c’est Anya maman ! Celle que tu as accueillie comme ta fille et que tu rejettes aujourd’hui en l’insultant sous son toit !
    - Je m’en fiche ! Peu m’importe le reste si tu dois mourir Garrett !

    Mais il ne se laissait pas aller à la pitié en voyant les larmes de douleur de sa mère qui hurlait aussi fort que lui. Nathanaël, le père de Garrett poussa les enfants à l’extérieur qui mangeaient leurs cookies en silence :

    - Tu es sous notre toit et je t’interdis de parler de la sorte de ma femme. Jamais !
    - C’est de sa faute Garrett tout ça et tu le sais !

    Tout ce qu’il refusait d’entendre car il savait qu’Anya le pensait déjà. Fou de colère il tapa violemment dans le placard près de lui faisant briser un peu de vaisselle. Cela eut le don de faire taire tout le monde. Sa mère, inquiète de le voir faire une nouvelle crise de violence comme lorsqu’il était adolescent se tendit. Son père accourut aussi vite qu’il le pu tandis que le blond avançait menaçant vers sa mère fou de rage :

    - Ecoute-moi bien, dit-il d’un ton bas et froid, Anya n’est en rien responsable et tu le sais aussi bien que moi. Je te déteste de dire ça à haute voix et j’espère que tu t’en mordras les doigts à jamais. Elle est l’amour de ma vie et la mère de mes enfants. Je t’interdis, tu m’entends, je t’interdis d’approcher de ma famille désormais. Tu ne mérites même pas le quart de la douceur de mon épouse. Sors de chez nous.

    Voyant sa mère tétanisée incapable de bouger, il ne pu s’empêcher de hurler à nouveau après elle :

    - SORS !

    C’est dans un silence de plomb qu’il vit sa mère la dernière fois escortée par son père qui ne tentait pas d’amadouer son fils. Il savait que cela ne servait à rien. Une fois la porte close. Garrett se tourna vers Anya et vint aussitôt la prendre dans ses bras même si elle le repoussait. Il la retenait fermement en embrassant son front et ses cheveux en murmurant d’une voix douce :

    - Je t’interdis de croire ce qu’elle a dit. Je te l’interdis Anya.. C’est moi que tu dois croire pas elle ni qui que ce soit. Jure le. Anya..

    Les enfants n’avaient jamais vu leur père de la sorte et restaient tétanisés sur la terrasse. N’entendant plus rien pendant un moment, ils vinrent entourer le couple enlacer et pleurer. Garrett s’en voulut de leur avoir fait peur et essuya leur larmes avant de se pencher sur Anya :

    - Regarde nous.. On se suffit mon amour. Nous sommes une famille. C’est nous le plus important.


    immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 17:49 Répondre

    Son corps n’était qu’une boule entièrement de plaisir électrique. Tendu, il poussait ce cri si particulier de plaisir intense que seule Anya avait su lui donner. Son corps renversé contre le sien il ne pouvait s’empêcher de la tenir fermement contre lui, son bassin bloqué contre le sien tandis qu’ils se donnaient une nouvelle fois l’un à l’autre. Fièvreusement, il embrassait son cou en caressant son sein et sa fesse en murmurant :

    - Putain.. Je te baiserais plus souvent si c’est pour que ça te mette dans un tel état..

    Un rire s’échappait d’entre ses lèvres alors qu’il ‘léchait la peau humide de son épouse jusqu’à ce qu’il entende les mots terribles de son père. Mais Anya était plus réactive que lui et cherchait de quoi se vêtir. Ils étaient dans un tel état qu’ils n’étaient absolument pas présentable. Récupérant son peignoir, il contraignit son épouse à rester un moment dans le bureau avant de se diriger vers la passerelle qui donnait sur le salon où toute la famille l’observait avec étonnement ou dégoût. Gêné, il passait sa main derrière sa nuque en demandant à ses parents :

    - Pouvez-vous emmener les enfants au ponton, nous vous retrouvons dans dix minutes d’accord ?

    Regardant l’heure sur sa montre, il se dit qu’ils avaient vraiment traîné mais qu’heureusement ils n’étaient pas arrivés au moment le plus torride de l’après-midi. Revenant dans le bureau, il prit la main d’Anya pour la rassurer :

    - Ils sont dans le jardin, on fonce prendre une douche et on trouve une excuse à donner aux enfants.. Je crois que Charlie est traumatisée par ton cri bébé.

    Mordant sa lèvre, il retenait un rire. Décidément, ce week-end était terrible en découverte pour les Addams. Mais Garrett ne riait pas, il ne voulait gêner de plus belle son épouse. La dissimulant derrière lui, ils se dirigèrent vers la salle de bain où ils prirent une rapide douche. Intérieurement, le blond était déçu. Il aurait aimé pouvoir prendre une nouvelle fois Anya dans ce lieu si exigu.

    Mais ils descendirent tout propre et tout vêtu cette fois-ci. La mère de Garrett avait donné le goûter aux enfants qui parlaient de la soirée cinéma qu’ils avaient eu la veille avec leurs grand-parents. Charlie courut rapidement dans les jupons de sa mère en mettant directement les pieds dans le plat :

    - Maman, faut pas crier comme ça.. Papa t’as fais mal ? Méfant papa.. Méfant !
    - Petit pois, soupirait Garrett en s’agenouillant devant elle, je n’étais pas méchant avec ta maman.
    - Garrett enfin ! s’indignait sa mère choquée par ce qu’elle avait sans aucun doute entendu.
    - Quoi ? Ce sont des choses normales que font un couple amoureux maman. Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à cela.
    - Ze peut le faire avec mes zamoureux ? demandait Charlie circonspecte.
    - NON ! hurlait tous en choeur la famille en regardant la petite.

    Ne comprenant pas, elle se mit à pleurer en cachant son visage contre la jambe de sa mère tandis que Pasha et Jasmine restait silencieux. Mais c’était Pasha qui inquiètait surtout Garrett. Il avait reprit le masque de terreur qu’il avait en Russie. Il lui proposa discrètement d’aller marcher un peu tandis qu’Anya s’occupait de Charlie en compagnie de Jasmine qui était toujours à l’écoute.

    Ils marchaient en silence depuis un moment autour du lac jusqu’à ce que Garrett rompt le silence :

    - Cela t’as choqué ce que tu as entendu ?
    - Tu.. Tu lui faisais du mal ?
    - Non Pasha, non, non, non.. Quand deux personnes s’aiment suffisamment ils font ce qu’on appelle l’amour. Ce sont des élans de désir qui nous poussent à nous exprimer ainsi.
    - Quand j’étais dans l’autre maison les messieurs criaient aussi.
    - Ce n’est pas du tout la même chose Pasha, je te le promet.

    Ils vinrent s’asseoir sur un rocher et le jeune garçonnet évoqua ses peurs, ses craintes et son aversion à une quelconque intimité déjà à l’âge de douze ans. Il parla simplement de tout ce qu’il avait entendu et cela tua Garrett. Caressant ses petits cheveux blond, il sentit son coeur se tordre sous la colère et la douleur :

    - Je te jure qu’un jour tu rencontreras une personne avec qui tout cela s’arrangera.
    - Tu crois ?
    - J’en suis persuadé. Tu pourras en parler à maman.

    Quelque peu rassuré, l’enfant se blottit contre son père en se sentant à nouveau en sécurité. Ils remontèrent ensuite la piste jusqu’à la maison tout en ayant récupéré du petit bois pour faire un feu de camp dans le jardin. Garrett avait eu l’idée de lui proposer une scène musicale autour du feu où chacun pourrait faire un petit spectacle. Cette idée semblait ravir les enfants lorsqu’il l’évoqua. Il retrouva Anya dans la cuisine et vint discrètement caresser son dos avant d’embrasser sa nuque :

    - Ça va mon amour, demandait-il inquiet.


    immarcescible, Posté le samedi 18 septembre 2021 14:19 Répondre

    Le blond attrapait de ses dents incisive la lèvre inférieure d’Anya, il la torturait avec un plaisir évident. Laissant des grognements de plaisir s’échapper d’entre ses lèvres il posait sa main sur la gorge fine et sensuelle de sa bien aimée. Garrett se lâchait, il ne maîtrisait plus rien. Seul son désir s’éveillait à son contact et l’enveloppait de ce besoin bestial de la posséder. Sans qu’il le prévoit, son membre se trouvait dans son anneau de chair si étroit et pourtant accueil.

    Le souffle court, il balançait son bassin contre son petit cul ferme qu’il claquait fermement d’une main avant de replacer ses doigts entre ses cuisses. Ses doigts stimulaient avec ardeur son clitoris qu’il sentait brulant et humide, sûrement encore sensible à cause du récent l’orgasme. Il la sent s’embraser autour de lui, les doigts plongés dans ses cheveux, s’y agrippant. La sentir tirer ainsi sa crinière le fait gémir de plus belle alors qu’il lui rend son baiser avec une passion déchaînée, sa langue mêlée à la sienne. Il la goûte, la prend alors qu’elle se donne encore et encore :

    - Bordel de merde… Anya.. grognait-il incapable de ralentir la cadence de ses mouvements de bassin.

    Le bureau bougeait littéralement sous leurs mouvements et il vint simplement plaquer son dos contre son buste. Sa main serrait légèrement sa gorge avant de la relâcher. Il la sentait se cambrer de la meilleure des manières tandis qu’il renversait un instant la tête. Des râles de plaisir bestiaux s’échappait de ses lèvres alors qu’il s’accrochait à elle sans retenue. Quel bruit merveilleux l’union de ces deux corps en transe :

    - Je ne me rassasierai jamais de ta bouche, de ton goût, de tes lèvres..

    Ses doigts quittaient son clitoris pour venir effleurer ses lèvres jusqu’à ce qu’elle les prennes en bouche. Petit pervers, ça l’excitait de la voir se goûter ainsi alors qu’il claquait une nouvelle fois son cul proche de l’orgasme. Ce cul offert qu’il plaquait contre son bassin sans retenue. Rapidement, ses doigts revenaient en elle. Il voulait la posséder entièrement, la rendre folle de plaisir. Sentant la boule de chaleur envahir son bas ventre alors qu’elle jouait de son étroitesse, il ne pu se retenir plus longtemps et poussa un cris de plaisir qui résonna dans toute la pièce.

    Il mit un moment avant de cesser ses mouvements, attendant patiemment de la voir le rejoindre dans ce état de transe qu’ils ne vivaient qu’à deux si parfaitement à chaque fois. Tremblant, il enfouissait son visage dans son cou qu’il embrassait avant de chercher ses lèvres des siennes. Il lui donnait tout, ses lèvres, sa langue, sa passion, son amour, son adoration. Son corps était soudain au sien. Il s’abandonnait totalement contre elle en murmurant entre deux baisers essoufflé :

    - Anya.. Mon amour. Mon Anya…


    immarcescible, Posté le vendredi 17 septembre 2021 23:36 Répondre

    Anya la rebelle, Anya la lycéenne. Son faux esprit frondeur fit sourire Garrett alors qu’il la laissait s’installer sur lui pour ensuite se poster derrière le bureau. Lorsqu’elle ouvrit ainsi son sweat-shirt il ne pu s’empêcher de mordre sa lèvre. Ses seins plus ample étaient à l’étroit dans son soutien-gorge à la couleur flashy. Mais il s’en moquait car son propre membre, lui, ne faisait que de se redresser. C’était à nouveau le jeu du chat et de la souris :

    - Je crois qu’à force de jouer avec le feu Miss Siminiov, je risque d’employer de vieilles méthodes.. Comme par exemple.. La fessée..

    Le blond venait se lever et faire le tour du bureau pour s’asseoir dessus mais surtout face à la jeune femme. Il contemplait la ligne parfaite de son sein qui ne demandait qu’à s’extirper de son maintien trop serré. Garrett rêvait déjà de le lécher et de le mordre avec plaisir, mais il se retint, préférant continuer le jeu :

    - Je sais de source sûre que tu es une adolescente rebelle Anya. Je crains fort que tu ne puisses continuer vers cette voie sans être.. mh.. comment dire.. entrainée par les mauvaises fréquentations..

    Garrett s’était levé et venait faire le tour de la jeune femme avant de se poster derrière elle. Dégageant sa nuque de ses cheveux, il déposa un baiser au creux de son cou tandis que sa main se posait sur son sein qu’il venait sortir du maintien du soutien-gorge. Mordant son cou, il reprit :

    - J’ai envie de plonger ma queue en toi et de te faire gémir sur mon bureau, osait-il murmurer au creux de son oreille.

    Il était rare que le blond se lâche ainsi, surtout lors du sexe. Il craignait toujours d’effrayer son épouse et qu’elle le fuit. Mais ce soir, il se sentait suffisamment à l’aise pour que de lui-même il laisse ses désirs l’envahir. Penchant la tête d’Anya sur le côté, il en profita pour l’embrasser avec passion et fougue avant de la soulever du fauteuil pour l’adosser contre le bureau. Son bassin et son membre relevé se plaquait contre les fesses et ce maudit jean ce qui le faisait grogner de frustration. Donnant une légère petite tape sur son cul cambré, il mordilla sa lèvre inférieure en reprenant son souffle :

    - Je vais te baiser sur ce bureau Anya.. Chose que je rêvais de faire avant mais que je n’avais jamais osé..


    immarcescible, Posté le vendredi 17 septembre 2021 21:48 Répondre

    Le souffle court, le blond se cambre, se tortille et gémis sous les caresses buccales de son épouse. Encore groggy par l’effet qu’il lui avait produit par ses doigts il ne pu s’empêcher de mordiller ces derniers en l’observant faire un sourire en coin. Diable qu’elle était belle ne cessait-il de se répéter. Encore tremblant de plaisir, il sentait la boule de chaleur envahir son bas ventre avant qu’Anya décide finalement de cesser toute oeuvre magistrale :

    - Mais… Mais.. murmurait-il avant de la recevoir à califourchon sur lui.

    La petite diablesse le cherchait encore. Elle voulait sans aucun doute le rendre fou. Souriant en coin, il remontait ses mains sur ses hanches et ses fesses, pressant son bassin contre sien. Son membre fièrement dressé se plaquait contre son propre sexe qu’il sentait brulant et humide. Mordant sa lèvre, il eut une idée :

    - Pourquoi est-ce que nous jouerions pas à un jeu de rôle ? Tu pourrais être une jeune adolescente prête à tout pour avoir de bonnes notes et moi un torride enseignant qui succombe aux charmes voluptueux et sensuels de la jeune fille.

    Bien sûr, il évoquait en partie leur histoire personnelle mais sous un scénarios un peu plus porno. Garrett finit par se redresser, amusé par cette situation et vint enfiler son peignoir :

    - Miss Hedlund. Je vous veux dans mon bureau dans cinq minutes et dans une tenue.. mh.. décente, demandait-il d’une voix sensuelle et taquine.

    Sans attendre sa réponse, il se dirigeait jusqu’à son bureau où il fit un peu de rangement pour laisser suffisamment de place pour les prochains ébats attendu. Il était tout excité et amusé par ce qui allait sûrement suivre. Assis à son bureau, il attendait impatiemment la belle Anya qui tardait à venir. Finalement, il ouvrit un livre et lu en l’attendant jusqu’à ce que finalement, elle ouvrit la porte :

    - Bien.. Vous êtes en retard. Je crois que votre punition sera doublé Miss Siminiov, dit-il d’un ton sévère.


    immarcescible, Posté le jeudi 16 septembre 2021 22:34 Répondre

    ANYA.

    Des ados amoureux, voilà de quoi ils avaient l’air alors qu’ils tentaient de retirer les vêtements trempés qu’ils portaient. La cheminée crépitait dans l’âtre et réchauffait la pièce qui n’avait pas été habité depuis des mois. La maison reprenait vie depuis qu’ils étaient de retour. Elle lui avait manqué cette maison, à Garrett. C’était vraiment ici leur foyer se disait-il alors qu’il suivait le corps nu de son épouse dans les escaliers.

    L’eau chaude leur donna de doux frissons. Il ne pu s’empêcher de rire en sentant rapidement les mains curieuses d’Anya sur ses fesses alors que lui-même se jetait sur ses lèvres impétueuses. Un baiser langoureux, sensuel alors qu’il plaquait son corps contre la partie fraiche de la douche. Son corps s’éveillait à nouveau en proie à ce désir si sensuel et impertinent. Mais la douche froide survient aussitôt. L’un et l’autre poussèrent un cri d’effroi sous l’eau glacée avant qu’ils ne sortent de la douche :

    - Je ne sais pas si on est maudit, mais je crois surtout que tu invoques tous les esprits pour que je tombe malade Blackbird, répliqua-t-il en riant.

    Vêtu de son peignoir, il se mit à bricoler la chaudière. Anya près de lui, il lui demandait chaque outils nécessaire pour réparer au mieux, mais bien souvent, la jeune femme se trompait. Alors, avec un sourire attendri et sa voix de professeur, il lui expliqua tous les noms des outils et comment réparer la chaudière si jamais cela pétait à nouveau malgré les protestations de son épouse :

    - On ne sait jamais, au lieu d’appeler à n’importe quelle heure de la journée au moins tu sauras faire. N’est-ce pas mieux Miss Siminiov ?

    Taquin, il embrassa rapidement son épaule avant de se remettre au travail. Cela lui prit une bonne demi-heure avant d’envoyer la belle vérifier l’eau chaude dans la cuisine. Lui confirmant que c’était bon, il rangea tout et remonta de la cave jusqu’au salon où elle l’attendait assise devant la cheminée. Après s’être lavé les mains, il vint s’asseoir derrière elle et frictionna ses bras en déposant des baisers dans son cou :

    - J’aime cette maison. Je l’ai construite en pensant à chaque détails, pour toi. Pour nous. Je vivais dans un rêve persuadé que tu viendrais me rejoindre un jour, et j’avais raison. Tu es apparue, dans la nuit, telle une fée..

    Il murmurait tendrement en continuant ses baisers dans son cou, sur sa nuque alors que ses mains caressaient l’intérieur de ses cuisses nues sous le peignoir. Lentement, elles remontaient jusqu’à ses seins dont il pinçait délicatement les pointes. Son membre, se dressait contre ses fesses alors qu’Anya faisait face au feu. Garrett sentait la chaleur de l’excitation monter :

    - Je m’imaginais parfois te faire l’amour ici, sur ce sol, devant la cheminée.. Les nuits étaient atroces sans toi mon amour.. J’étais seul avec mes rêves, mes désirs. Tu me hantais de partout.. Tu ne m’as jamais laissé aucun répit.

    Ses doigts quittèrent un de ses mamelons pour s’enfouir entre ses cuisses. La découvrant humide, il passa deux de ses doigts en elle alors que son pouce caressait délicatement son clitoris tendu. Mordillant son lobe d’oreille, il murmurait à nouveau :

    - Mon Blackbird.. Mon amour.. Toute une vie ne suffirait pas à te toucher, t’embrasser, te faire l’amour..


    immarcescible, Posté le jeudi 16 septembre 2021 15:50 Répondre

    ANYA.

    La course poursuite sous la pluie torrentielle avait trempé les deux blackbird. Riant comme des adolescents, ils arrivèrent peu de temps après dans un petit diner authentique des années 50. Garrett ouvrit la porte à Anya et la laissa entrer avant de la suivre encore trempé. Assis l’un en face de l’autre il observait avec attention toutes les petites mimiques de la jeune femme. Il aimait la voir ainsi, rieuse, légère, drôle, spontanée. Un sourire tendre se formait sur ses lèvres alors qu’il la laissait commander tout ce qu’elle désirait.

    Sortant enfin de sa rêverie, il commanda simplement des pancakes, des oeufs et du bacon avec du thé. Redonnant les cartes.

    Elle mangeait avec un appétit vorace qu’il n’avait jamais vu auparavant et cela le fit rire. Passant son pouce sur ses lèvres légèrement chocolaté, il en profita pour lécher ensuite son ce dernier. Anya semblait suractive, il vint alors poser sa main sur la sienne en la regardant avec douceur :

    - Eh.. Anya.. Souffle mon amour. Je ne veux pas que tu stresses, d’accord ? On a toute la vie devant nous, dit-il tendrement avant de poser un baiser dans le creux de son poignet.

    Reprenant ensuite une autre bouchée de ses pancakes, il vint lui parler de ce qu’il envisageait pour la suite :

    - Je pensais, pourquoi pas, reprendre un boulot d’enseignant mais peut-être en caserne. Je n’osais pas te le dire mais il est probable que l’armée me garde près d’elle pour de la traduction. Je serais démobilisé de toute manière puisque j’aurais déjà 38 ans.

    Voyant l’oeil sceptique de son épouse, il lui expliqua :

    - Ne t’en fais pas. Je ne pourrais pas retourner sur le terrain et je n’en n’aurais pas envie mais l’idée de quitter définitivement cet univers reste malgré tout difficile. Même quand j’enseignais j’étais réserviste. J’aimerais bien continuer et être utile. Je ne suis pas certain que l’Université me reprendra.. Et être père au foyer, j’y avais pensé mais quand les enfants seront grand, que ferais-je ? J’aurais trop peur de m’ennuyer. Alors pourquoi pas un mi-temps quelque chose dans ce genre.. Qu’en penses-tu ?

    Le blond avait déjà pensé à toutes ces possibilités mais ils n’en n’avaient jamais réellement parlé avec Anya. Cela le rassurait de voir qu’elle s’intéressait enfin à son retour et qu’elle ne pensait plus trop à ces six mois de départ. Buvant une gorgée de thé, il ne pu s’empêcher de venir glisser sur la banquette pour venir contre elle. Enlaçant ses hanches, il attira son corps contre le sien léchant ses lèvres pleines de chocolat :

    - Mais une chose est certaine, c’est que je continuerais à te faire l’amour tous les jours Anya Hedlund. Et que nous ferons un autre bébé.. Que j’ai hâte de me remettre à te faire des bébés petite fée, dit-il avec un sourire coquin sur les lèvres.

    Il replaçait une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de se pencher sur son cou qu’il embrassait avec sensualité :

    - Finis tes gaufres que je te ramène vite à la maison. J’ai envie de te faire l’amour quand tu sens si bon le sucre… murmurait-il d’une voix chaude.


    immarcescible, Posté le mardi 14 septembre 2021 23:29 Répondre

    ANYA.

    Il est vrai que savoir son départ proche amenait une ombre sur le tableau de ce moment idyllique. Garrett se sentait stupide d’avoir reparlé de cela mais Anya semblait rapidement trouver un autre sujet. Se levant, elle le mitraillait de diverses photos qui le gênait. Il avait une sainte horreur de cela même si la jeune femme se trouvait être une photographe redoutable. Après avoir bu une longue gorgée de son thé, il n’eut pas d’autre choix que de se lever pour la faire danser.

    Posant une main sur le bas de son dos alors que l’autre tenait la main de la brune, il se mit tendrement à bouger sur le sable fin. Il ne pouvait s’empêcher de fredonner la chanson de leur mariage alors qu’il posait son front contre le sien. Un sourire amusé se formait sur ses lèvres alors qu’il caressait son nez du sien :

    - Si je t’avais croisé hors du lycée cela aurait forcément été dans un endroit isolé et complètement improbable. Tu m’aurais renvoyé chié alors que j’aurais juste voulu t’aider. Mais comme je suis amateur de nouveaux défis, j’aurais cherché à te pousser un peu.. Je t’aurais sortit le grand charme garrettien que je n’ai eu à réserver qu’à toi tant tu es difficile, conclut-il par un rire amusé.

    Il déposait un tendre baiser entre les deux sourcils de sa bien aimé en reprenant ses fredonnements alors qu’il caressait son dos nu de sa main libre sans cesser son petit slow :

    - Je t’écrirais chaque jours.. Je ne passerais pas une journée sans t’écrire ainsi, même si le courrier à du retard tu en auras plusieurs d’un coup. Envoie moi tout ce que tu peux. C’est vous qui me faites tenir lorsque je suis là-bas. Je me bats pour vous.

    Garrett contemplait la mine grave de son épouse alors qu’il embrassait son nez tendrement. Ses yeux étaient brûlant d’une peur certaine mais il lui offrit un tendre sourire qui se voulait rassurant :

    - N’aie pas peur et fais un peu confiance à ton époux Anya Hedlund, dit-il tendrement en déposant un chaste baiser sur ses lèvres.

    Une partie de lui était totalement confiante en cette mission tandis que l’autre se nourrissait de théories du complot qu’il ne pouvait s’expliquer. La peur qu’ils s’en prennent à Anya pendant son départ ne le quittait jamais, aussi, et il s’était abstenu de lui dire, il avait engagé des hommes pour la surveiller avec les enfants. Ainsi, il savait qu’ils seraient en sécurité quoi qu’il en coûte :

    - Nous sommes délicieusement scandaleux tu le sais ? Et ça depuis le début de notre relation. Tu te souviens du bal du lycée ? Lorsque tu m’as fais danser devant tout le monde. Tu étais si belle, si fière dans ta robe. Je me souviens t’avoir fait l’amour si ardemment après que j’en ai encore des frissons.


    immarcescible, Posté le mardi 14 septembre 2021 20:48 Répondre

    Essoufflé, pris de court, Garrett restait sur le dos à contempler le ciel d’un pur limpide. Un sourire tendre sommeillait sur ses lèvres tandis qu’il caressait avec douceur le ventre de la belle Anya près de lui. Tournant lentement son visage vers elle, il ne pu s’empêcher de rire doucement en l’entendant évoquer à nouveau ce souvenir complètement ahurissant concernant la drogue qu’elle lui avait administré à son insu :

    - C’est de toi que je suis drogué petite fée, murmurait le blond en embrassant son épaule, ce soir nous resterons ici que penses-tu d’une nuit à la belle étoile ?

    Il vint se redresser et enfila simplement son boxer laissé sur le sable. Une fois à moitié vêtu, il remonta jusqu’à la moto et descendit le festin qu’ils avaient acheté la veille ; des chamalows, du boeuf séché, du fromage et du pain. Puis, dans l’autre sac, un kit de survie pour cuisiner et quelques écuelles en plus d’une bouteille d’eau :

    - C’est ça d’être mariée à un militaire, je suis toujours paré.

    La soirée s’annonçait douce et pleine d’aventure à nouveau. Garrett vint simplement s’agenouiller et allumer un petit feu pour chauffer un peu d’eau car il avait terriblement envie de thé. Une fois la petite casserole d’eau en ébullition, il mit deux sachets de thé dans des tasses pliantes qu’il déplia et en tendit une à Anya :

    - Tout ce qui m’ennuie avec cette histoire c’est que ça risque de retarder mon départ. Ils nous font toujours une batterie de test avant de partir et si ils voient que j’ai quelque chose dans le corps je risque de ne pas partir en même temps que l’équipe, voire même de ne plus pouvoir partir du tout.

    Sans s’en rendre compte, il venait d’annoncer à Anya l’un de ses plus grand souhaits. Remplissant les tasses d’eau fumante, il trinqua avec elle avant de venir se blottir derrière elle. Ses bras et ses jambes l’encerclèrent tandis qu’il embrassait son épaule et son cou nu. Sa main libre caressait son ventre alors qu’ils regardaient l’océan dans la même direction :

    - Tu sembles bien silencieuse soudainement.. T’aurais-je déjà épuisé Blackbird ? demandait-il en riant doucement.


    immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 21:52 Répondre

    Ainsi, c’était cela. Anya voulait à tout prix marquer son corps et son âme de Garrett. Il craignait que ce genre de sentiment vienne peser sur les épaules de la jeune femme. Il n’allait pas se mentir, lui, le premier, connaissait la douleur qu’il allait subir lorsqu’il partirait. Aussi, il prit à la lettre ce que lui quémandait dans ses gémissements son épouse dont le corps voluptueux lui offrait tant de plaisir :

    - Bon sang.. Anya… gémissait-il en se cambrant davantage contre elle.

    Ses mains et son corps savaient parfaitement où se diriger tandis que son esprit vagabondait alimenté par toutes les sources de plaisir qu’elle lui offrait. La peau de la brune avait toujours ce goût si particulier et sa manière d'agripper sa chevelure, ses gémissements intense qui finirent par un cris de plaisir ne faisaient qu’attiser sa propre excitation. C’était tout le temps qu’après s’être à peine touchés l'un et l'autre qu’ils sentaient qu’ils seraient prêt à tomber dans le comble de l'orgasme.

    Le blond était ravi de voir qu’il lui faisait toujours autant d’effet malgré toutes ces années. Le sauvage qui sommeillait en lui reprit le contrôle tandis que la jeune femme l'attirait vers ses lèvres. Il ne se fit pas prier.

    C'est dans un baiser langoureux, sensuel, intense qu'il se perdait. Leurs langues s'enlaçaient, se débattaient. Garrett était à bout de souffle, mais qu'importe. La sensation divine de son bassin se balançant contre le sien fit frémir son corps entier. Renversant leur position, il la domina et la cloua dans le sable de son furieux bassin.
    La pression de sa poitrine contre son buste accentuait son excitation à mesure qu'il l'écrasait de tout son poids. Il aurait fallu le début de l'apocalypse pour l'arrêter, et encore. Entre chacun de ses mots, il sentit ce besoin de la combler, de la vénérer. Alors qu’il mordait ostensiblement sa lèvre inférieure il sentit la jouissance arriver sans prévenir.

    C'était un supplice ce plaisir. Garrett cambrait son bassin le sien et dans un ultime mouvement se déversa en elle en criant son prénom contre ses lèvres tremblant de plaisir.


    immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 19:33 Répondre

    ANYA.

    La petite démone joue avec son corps pour rendre dingue Garrett, ce qui fonctionne absolument. Il est bien trop faible pour résister à l’appel de cette merveilleuse sirène. Et de toute manière, il n’en aurait aucune envie. La sentant si câline et sensuelle dans ses bras, il ne peut s’empêcher de sourire contre ses lèvres. Lui rendant son baiser avec un désir évident, il laisse son membre se dresser lentement entre les cuisses de la jeune femme. Malgré le froid, elle arrive à l’allumer, c’était épatant :

    - J’aime ça, que tu aies encore envie de passer du temps avec moi. J’avais peur que tu ne veuilles plus et que tu culpabilises qu’on laisse les enfants. Surtout que mon esprit est toujours envahi de désirs complètement fou avec toi comme première protagoniste.

    Garrett était léger, tranquille, serein. Il avait envie de jouer, de faire rire Anya et de la couvrir de baisers. Alors qu’il caressait ses fesses, elle remonta l’une de ses mains sur son sein. Il ne se fit pas prier pour pincer délicatement la pointe durcie. Mais les vagues l’empêchait de la caresser comme il souhaitait, alors, aisément, il sortit de l’eau sans lâcher le corps désormais nu de son épouse :

    - Anya.. Tu m’étonnes sans cesse, tu le sais ça ? Je ne m’ennuie jamais avec toi. Après avoir essayé de me droguer, tu m’allumes impunément dans l’océan telle une sirène. Comment veux-tu que je te quitte après ça ? Tu le fais exprès, avoue-le.

    Avec douceur, il posa la jeune femme sur le sable chaud. Ses lèvres repartaient à la découverte des siennes dans un baiser langoureux, sensuel tandis que son membre se réveillait bel et bien entre ses cuisses. Garrett laissait ses mains caresser les joues de son épouse tandis que son bassin jouait contre celui de cette dernière. Le souffle court par l’excitation, il murmurait contre ses lèvres, front contre front, les yeux clos :

    - J’ai envie de toi.. J’ai envie de te faire l’amour..

    Avec douceur, il vint la pénétrer après s’être assuré qu’elle soit prête et poussa un long soupir de plaisir contre ses lèvres. Sa langue cherchait la sienne tandis qu’il allait et venait avec une sensualité et une douceur déconcertante :

    - Ma sorcière.. Ma sirène.. Mon amour..


    immarcescible, Posté le dimanche 12 septembre 2021 17:52 Répondre

    Il essuyait son menton de sa manche en écoutant imperturbable Anya qui ne cessait de s’excuser. Des herbes aphrodisiaques ? Il n’en revenait pas. Regardant avec attention le paquet qu’elle avait sortie du sac, il tentait vainement de réfléchir à ce qu’elle avait fait. Ce n’était donc qu’un accident. Il n’y avait aucun rapport avec sa mission. S’asseyant sur le bord de la moto, il sentit un poids se détacher de ses épaules tandis qu’il se mit à rire.

    Garrett riait à gorge déployé, en se tenant le ventre. Cela devait bien faire longtemps qu’il n’avait pas ris aussi intensément et alors qu’il sentait des larmes couler de ses prunelles, il les essuya avant de prendre les mains d’Anya dans les siennes. La jeune femme avait cette moue boudeuse que Charlie copiait régulièrement lorsqu’elle se sentait coupable. Mais le blond ne lui en voulait pas. Ils avaient été finalement en sécurité tout le temps.

    Posant ses mains sur ses fesses, il posait ses lèvres contre celles de son épouse sans pour autant cesser de rire avant de finalement répliquer :

    - Parce que tu penses que j’ai besoin d’un aphrodisiaque pour te désirer Blackbird.. Mais tu m’auras tout fait ma parole. Mon épouse m’a drogué à mon insu. Je vais être ridicule quand je vais annoncer ça aux gars samedi.

    Il rassura Anya et vint encore une fois embrasser tendrement ses lèvres en caressant sa joue. Après avoir dédommagé Fétide-Bobby convenablement et s’être excusé pour le dérangement, ils reprirent la route. Ils longèrent l’océan qui se profilait quelques jours auparavant à l’horizon. Là, il était présent, fougueux et majestueux. Garrett proposa à Anya de s’arrêter pique-niquer sur la plage et s’arrêta donc dans une petite crique loin de la population. Le vent était chaud en cet après-midi de septembre et le soleil haut. Le blond ne pu s’empêcher de se dévêtir alors qu’Anya préparait le repas :

    - Viens donc te baigner. Ça nous rafraichira les idées, Morticia de mon coeur, dit-il d’un ton taquin.

    Il n’avait toujours pas cessé de rire de cette histoire. Prenant sa main dans la sienne, il l’entraina avec l’eau dans les vagues immenses qui longeaient la côte. Plongeant la tête la première dans l’eau fraiche, il en perdit même son maillot de bain :

    - Anya ! Viens ! Elle est fraiche ! Et puis j’ai perdu mon maillot !


    immarcescible, Posté le samedi 11 septembre 2021 14:10 Répondre

    ANYA.

    Garrett s’était affaissé sur le sol complètement groggy par la drogue administrée par Anya. Puis, plus rien hormis les cris de détresse de son épouse qui lui parvenait par moment. C’est le froid intense d’une banquette en pierre qui l’éveilla. Le blond grognait en passant une main sur son visage tandis que la voix enrouée de la brune lui rappelait la scène qu’ils avaient vécu. Mais étant toujours perdu dans les limbes de ses souvenirs, il ne comprenait pas pourquoi il entendait les takie de policier près d’eux. Ainsi, ils auraient sauvés ?

    En ouvrant les yeux, il pu voir Anya qui avait une tête terrible. La culpabilité et la douleur d’un mal de crâne semblait la clouer. Le policier qui ouvrait la porte semblait parler de drogue ce qui finit par éveiller le militaire qui se tendit à cette nouvelle. Drogué ? Mais qui aurait osé une telle chose ? La voix rauque, un peu pâteuse comme si il avait bu il se levait lentement en reprenant doucement conscience de ses esprits :

    - Mais enfin ? C’est absurde. Je ne me drogue pas et encore moins mon épouse !

    Garrett expliqua donc qu’il était militaire et qu’il reprenait du service à la fin de la semaine, mais le policier en riait bien volontiers surtout en voyant la mine coupable d’Anya :

    - Oui, oui, on les connait bien ces histoires Monsieur, semblait ironiser le flic, ne vous inquiétez pas vous n’avez rien fait de grave si ce n’est donner une bonne frousse au vieux Bobby. D’ailleurs, en repassant à l’hôtel évitez-le. Disons qu’il n’est pas fan des hippies.
    - Mais enfin, puisque je vous dis que nous ne nous droguons pas !
    - Allez monsieur ! C’est bon, on bouge.

    Ils se faisaient littéralement déloger de leur cellule. Garrett ne comprenait pas mais surtout la mine déconfite d’Anya lui était incompréhensible. La lumière aveuglante du jour lui faisait plisser les yeux. Aveuglé, il du mettre un moment avant d’ouvrir entièrement les yeux. Se retournant vers son épouse, il prit ses mains dans les siennes pour les embrasser et s’assurer qu’elle allait bien. Il craignait qu’elle soit perturbée d’avoir été à nouveau droguée :

    - Mon amour, comment te sens-tu ? Je ne comprends pas, je suis désolé mais je te jure que je vais retrouver celui qui nous a infligé ça.

    Ils marchèrent un moment jusqu’au manoir qui n’était pas très loin. Mais la brune restait silencieuse alors qu’il posait un bras autour de ses hanches. Il tentait de la rassurer, de lui dire que tout allait bien se passer et qu’il serait plus vigilant la prochaine fois. Il craignait surtout que les russes réapparut et veuillent à nouveau enlever Anya. Mais il n’en disait rien à la belle, car toutes les preuves qu’il avait accumulé consistuaient son entière mission et lui en parlait alarmerait la jeune femme encore plus sur ses possibilités de survie/

    Arrivés au manoir, le vieux Bobby les attendait assis sur le porche et sa mine d’enterrement lui rappelait celle de Fétide dans son délire. Il aurait pu en rire mais il était trop inquiet pour cela pour le moment, surtout qu’il ne savait pas qui les avait drogués.

    Leurs affaires étaient pliés et rangés devant la moto qui attendait devant le manoir. Garrett regardait en chien de faïence le vieux qui restait assis à les observer. Un crachat sortit d’entre ses lèvres alors qu’il chiquait du tabac ce qui dégoûta le blond dont le ventre grognait de faim :

    - Ça va aller de monter derrière moi ? Comment te sens-tu bae ? demandait-il à Anya alors qu’il lui l’aidait à mettre sa veste en cuir.

    Puis, une fois fait, il reprit la gourde d’eau pour boire une gorgée.


    immarcescible, Posté le jeudi 09 septembre 2021 19:34 Répondre

    ANYA.

    La légéreté de son épouse lui rappelait qu’il devait avant tout rester calme et ne pas dramatiser. Garrett n’aimait pas se retrouver dans des situations qu’il ne contrôlait pas. Il n’y avait rien de pire pour ce militaire que de se retrouver confronté à l’inexplicable. Mais Anya semblait sereine et riait de sa peur soudaine. Il la laissa donc quitter la chambre et fit les cent pas en l’attendant. Jusqu’à ce que l’on toque à la porte. Enfilant rapidement son jean il vit tout fin de compte la porte s’ouvrir toute seule. Croyant à une mauvaise blague de son épouse il s’approcha en ouvrant plus grandement la porte.

    La surprise fut certaine alors qu’il découvrait la clé sur le sol. Après s’être penché pour la ramasser il vit le numéro noté dessus. C’est avec un rire amusé, quoi que surpris, qu’il se rendit dans la chambre, persuadé qu’Anya l’y attendait. Le blond s’y rendit donc, uniquement vêtu de son jean. En parcourant les couloirs, un étrange frisson le prit. Il ne savait pas comment l’expliquer mais il sentait qu’il n’était pas seul.

    Se réfugiant rapidement dans la chambre il eut du mal au départ à voir dans la pièce à cause de l’obscurité. Soudainement, des bougies vinrent s’allumer les une après les autres dévoilant des tableaux, des tableaux et encore des tableaux peint à l’image d’Anya. Du moins, c’était l’impression qu’il avait puisque la personne représentée était son portrait craché.

    Garrett ne comprenait pas ce que voulait dire cette pièce et encore moins pourquoi Anya voulait qu’il la retrouve ici. Silencieux, il lu quelques lettres et autres poèmes posé sur un guéridon après s’être rendu compte qu’il était seul dans la pièce, du moins, jusqu’à l’arrivée de Fétide. Sursautant, comme pris au piège, le blond le regarda avec défiance :

    - Quelle est cette pièce et que signifie ce jeu ? Il est tordu.

    Il ne riait pas, ô que non, sa découverte étrange et gênante l’inquiétait. Son impression de ne pas être à l’endroit où il fallait être lui revenait à nouveau. Mais Fétide ne répondait pas. Il vint seulement sourire avec cet air mauvais qui dégoutait Garrett. Sans attendre plus longtemps, il sortit de la pièce mais fut retenu par l’ignoble personnage :

    - Ce n’est que Catherine, la femme de Monsieur que vous verrez au repas, expliquait-il en tenant le bras du militaire qui se dégageait fortement.
    - Ne posez pas vos mains sur moi. Je vous l’interdis.

    Quittant enfin la chambre 36, il se rendit dans la leur mais ne trouva pas Anya ce qui l’inquiéta. Sans perdre un instant, il mit une chemise et partit à sa recherche dans les couloirs macabre de l’hôtel. La retrouvant enfin, il fut surpris de la voir en si « charmante » compagnie. L’homme la regardait comme un objet rare qu’il fallait préserver, cela gêna le blond qui vint s’approcher :

    - Anya, nous devrions partir. Quelque chose de mauvais règne ici. Je ne me sens pas à l’aise.
    - Ainsi, vous êtes le mari de la délicieuse Anya ? Quel chanceux vous faites, disais Charles en s’approchant du couple, jamais je ne l’aurais laissé une minute seule. Faites attention qu’elle ne s’envole pas.
    - Il faudrait déjà que mon épouse souhaite s’envoler loin de notre maison pour cel, répliqua sèchement le blond en enlaçant les hanches de la brune.

    Charles ricanait et proposa qu’ils passent à table. Garrett ne voulait pas, mais le lieu semblait amuser Anya qui accepta sans doute pour ne pas froisser le maître des lieux. Assis face à son épouse, le blond écoutait Charles évoquer les structures du manoir où ils étaient et son histoire. Il était un conteur né, ça, il ne pouvait pas le nier.

    Le repas était fastueux, gargantuesque mais notre très cher soldat n’avait absolument pas faim. Il sentait le regard pénétrant du maître du château sur son épouse et cela lui déplaisait :

    - Chère Anya, que me dites-vous ? Vous travaillez ? Mais quel piètre mari êtes vous Garrett si vous laissez aussi divine créature s’épuiser au travail.
    - Piètre mari sans doute à votre siècle, mais dans le nôtre cela s’appelle être à l’écoute des désirs de son épouse, répliqua cinglant le blond en picorant son assiette, mais savez-vous vraiment ce qu’implique un mariage Monsieur ?
    - Je suis marié figurez-vous. Mais mon amour m’a été enlevé.

    Là, Garrett se sentit soudainement mal persuadé d’avoir fait une sacrée boulette. Raclant doucement sa gorge, il s’excusa pour son impertinence mais cela ne sembla pas changer la moue contrariée de Charles qui reportait son attention sur Anya :

    - Parlez-moi encore de vous bel oiseau de nuit.

    C’en était trop pour Garrett qui ne supportait pas de voir son épouse se faire draguer impunément sous ses yeux. Il se leva en bousculant sa chaise ce qui fit sursauter Fétide :

    - Nous vous remercions pour le repas mais nous sommes épuisé par le voyage et demain nous avons encore de la route. Anya, allons nous coucher veux-tu ?

    Debout devant la table, il tendait sa main à son épouse qui semblait comme hypnotisée par Charles dont le sourire terrible faisait frissonner d’effroi le blond :

    - Anya ? Chérie ? demandait-il à nouveau avant de se diriger vers cette dernière.
    - Ne cherchez plus Garrett. Anya m’appartient car elle m’a toujours appartenu.
    - Qu’est ce que c’est que c’est aberration ? Anya, si c’est un jeu ce n’est vraiment pas drôle !

    L’impatience et l’inquiètude avait raison de lui. Il secouait doucement la jeune femme qui restait là à fixer Charles sans dire un mot. Garrett essaya de l’embrasser en vain, comme si comme dans les contes un baiser pouvait tout arranger :

    - Que lui avez-vous fait ? Vous l’avez droguée ?? Mais vous êtes un malade, j’appelle de suite les flics.

    Il n’eut pas le temps de récupérer son portable que l’infâme Fétide se jetait sur lui et l’assumait avec un objet contendant qui le fit tomber sur le sol.


    immarcescible, Posté le lundi 06 septembre 2021 21:44 Répondre

    ANYA.

    Le scepticisme garrettien observait avec attention la demeure dans laquelle ils se trouvaient. Un sourire amusé s’échappait d’entre ses lèvres lorsqu’Anya fit sa remarque sur les Addams alors qu’il portait leurs sacs. Il ne fit pas ample attention lorsque Fétide donna leur noms. Il était persuadé que la jeune femme avait réservé auparavant et qu’elle avait simplement donné leurs identités.

    Se trouvant enfin dans la chambre, il eut juste le temps de retirer sa veste en cuir que déjà son épouse se jetait sur lui. Un rire étouffé contre les lèvres de la belle, il lui rendit son baiser en l’aidant à se déshabiller en hâte. L’ambiance gothique de la chambre l’amusait et lui rappelait le souvenir douloureux et sensuel du château de Dracula en Roumanie.

    Mais alors que ses mains étaient posées sur le bas dos de la jeune femme, elle se retira en hurlant de douleur. Garrett ne comprit pas et blêmit en voyant les marques dans son dos. Balbutiant doucement, il fronça les sourcils ne comprenant pas :

    - Anya.. Je.. Je ne comprends pas.. Ça doit être mon bracelet.. Je..

    La brune n’attendait pas plus d’explications, elle partait déjà. Il en profitait pour rester allonger sur le lit le buste découvert. Il prit enfin le temps de regarder la chambre qu’ils occuperaient ce soir et frémit en ressentant un drôle de sentiment. Se redressant sur ses coudes il constatait que de vieux portraits de familles se trouvaient devant le lit et que l’odeur d’humidité était très présente.

    Garrett finissait par se lever et finalement ouvrir un peu la fenêtre afin de laisser passer un peu d’air frais. Le vent s’engouffrait lentement dans la pièce alors que les rayons du soleil éclairait finement la chambre. Le blond en profita pour se déshabiller entièrement avant d’examiner les draps qu’il jugea propre. S’allongeant sur le lit, il attendait patiemment qu’Anya le rejoigne alors qu’il observait le plafond dont les belles moulures le fascinait :

    - « Retourne au lit chéri. J'arrive mais tu dois être nu si tu veux que je te mange. »

    Se redressant sur les coudes à nouveau, il fronça les sourcils ne comprenant définitivement pas ce qu’elle disait :

    - Euh.. Je suis déjà au lit bébé, dit-il simplement en finissant par se lever.

    Se dirigeant vers la salle de bain, il constatait que les marques d’Anya avait quasiment disparue dans le dos. Il posa ses doigts chaud sur ces dernières intrigué et légèrement apeuré :

    - Tu as mal quand je passe mes doigts ? demandait-il inquiet en venant s’agenouiller devant elle en caressant ses hanches.

    Soudain, alors qu’il déposait un baiser sur la blessure qui disparaissait, un bruit sourd arriva dans la chambre. Il se précipita dans cette dernière et vit un corbeau blessé qui débattait à cause d’une aile brisée. Avec précaution, il prit l’animal dans son t-shirt et vint caresser son aile avant de la remettre lentement en place :

    - Je ne sais pas quel est le jeu de Fétide mais je ne le sens pas Anya.. J’ai un mauvais pressentiment, dit-il en voyant la brune revenir.


    immarcescible, Posté le dimanche 05 septembre 2021 20:05 Répondre

    ANYA.

    L’oeil étincelant de la brune le surprenait lorsqu’elle entendit sa proposition de moto. Cela faisait rire le blond qui ne s’attendait pas à ce que cela la mette tant en joie. Aurait-elle eu peur de lui demander et qu’il refuse ? Garrett n’était pas homme à refuser quoi que ce soit à son épouse sauf si cela devait la mettre en danger. Et il savait qu’Anya serait forcément prudente sur un tel engin.

    Après de multiples baisers et autres caresses, il ne pu s’empêcher de ronchonner en l’entendant refuser un petit câlin sous les grand conifères. La soirée se promettait plus qu’intéressante dans ce cas.

    Pour le moment, la route devait rependre et elle les conduisait dans les fin fond du nord de l’état à la limite quasi canadienne. Faisant une petite pause dans un drugstore pittoresque, Garrett attendait qu’Anya finisse les courses pendant qu’il faisait le plein de la moto.

    Tandis qu’il finissait de régler au vieil amérindien ce qu’il lui devait, son épouse le rejoignit en lui tendant la petite affiche. Curieux, il fronça ses sourcils en lisant ce qu’elle avait entre les mains et ne pu s’empêcher de rire en la prenant pour ne pas que la feuille s’envole :

    - Mon épouse semble terriblement excitée par les maisons hanté ou je ne m’abuse ? demandait-il en l’observant du coin de l’oeil amusé.

    Il se dirigeait vers la moto tout en finissant de lire ce qu’ils proposaient sur le prospectus, Il ne pouvait croire que la jeune femme soit aussi attirée par de tels lieux. Cela ne le dérangeait pas, mais cela l’intriguait de la voir si passionnée par ce gore étrange :

    - Donc tu veux m’emmener dans un hôtel qui semble être le remake du Bates Motel ? Tu as conscience que je veux passer un bon week-end et pas me faire trucider dans la maison de l’horreur ? ironisait-il en enjambant la moto.

    Voyant la moue boudeuse de la jeune femme, il agrippa sa ceinture pour l’attirer contre lui. Déposant un baiser dans le creux de ses seins, il soupira doucement amusé avant de relever son visage vers le sien :

    - Allez, si ça peut te faire plaisir allons-y. Mais je te préviens, tu as intérêt à me faire rêver ce soir avec une danse lascive !

    Garrett ne pouvait rien refuser à Anya. Du moins, il savait que ce serait un endroit inoffensif. Du moins, il protégerait son épouse si jamais il y aurait un danger. Dans tous les cas, le blond redémarra la moto et partit en direction du manoir hanté qui se situait sur les hauteurs de la ville. Ils durent prendre un chemin serpentueux à travers les bois avant d’arriver devant l’immense manoir aux allures de château hanté qui donna un frisson à Garrett :

    - Décidément, tu trouveras toujours les lieux les plus accueillant pour nos escapades romantique, ironisait-il amusé.

    Ils descendirent et marchèrent tranquillement avec leurs package jusqu’à la réception tenue par un groom aux allures étrange. Garrett souriait doucement, ayant l’impression de voir l’Oncle Fétide de la Famille Addams :

    - Vous désirez ? demandait l’affreux bonhomme alors que ses yeux ne déviaient pas du décolleté d’Anya.
    - Nous désirons rencontrer le fantôme des lieux, répliqua aussitôt Garrett moqueur sous l’oeil furibond de son épouse.
    - Il ne se manifeste pas si aisément, homme au cheveux de soleil. Il vous faudra montrer courage et patience pour cela.
    - Oh, j’ai compris ! Nous sommes dans un escape game, c’est cela ?


    immarcescible, Posté le jeudi 02 septembre 2021 18:51 Répondre

    ANYA.

    Garrett avait l’impression d’être dans un remake de Grease. Anya sulfureuse vêtue de cuir était absolument aussi étourdissante que Sandy dans la comédie musicale. Il se retint de dire qu’enfant il avait fantasmé sur l’actrice de peur que son épouse se moque de lui. Il vint seulement se rapprocher d’elle et lui donner un profond et langoureux baiser.

    Le départ des enfants lui avait arraché le coeur même si il était heureux de passer un peu de temps seul avec son épouse. Ils grandissaient trop vite et l’annonce de son départ dans trois jours rendait ses moments privilégiés avec eux encore plus triste. Mais il ne montrait rien. Fier et fort comme un roc :

    - Ainsi tu fantasmais sur les motards. Et bien tu vas être servie pendant deux jours crois-moi. Je vais t’en donner de la liberté, de la vraie.

    Pinçant malicieusement les fesses de la belle brune, il riait doucement avant d’enjamber la moto. Aisément, il alluma le contact pour faire vombrir l’engin en attendant que son épouse le suive à l’arrière. Une fois la maison fermée, les affaires empaquetées et Anya installée, ils purent enfin partir à l’aventure. Garrett n’avait aucune idée d’où ils allaient. Tout ce qu’il savait c’était qu’il roulait au grès de la route et du vent.

    Ils roulèrent pendant une bonne heure et demie avant de faire une halte. Il ne voulait pas qu’Anya soit incommodée par des courbatures aussi, ils firent une petite pause au bord d’une rivière qui coulait en contrebas de la forêt. Garrett proposa une petite collation avec une petite sieste car la nuit avait été courte et il sentait la fatigue poindre le bout de son nez. Installés sur une épaisse couverture, il contemplait la nuque dégagée de la jeune femme avant de se pencher dessus et de la couvrir de baisers :

    - Ça te dirais que je t’apprenne à conduire la moto ? On pourrait t’en acheter une à mon retour et faire des balades à deux. Mais attention, pas de courses. Je connais ton goût prononcé pour l’adrénaline et la compétition Blackbird.


    immarcescible, Posté le mardi 31 août 2021 21:31 Répondre

    ANYA.

    La nouvelle des règles de Jasmine coupait définitivement l’appétit de Garrett. Observant Anya qui semblait s’amuser de sa mine, lui semblait inquiet. Il savait ce que cela signifiait. Le début des emmerdements. Dans le salon, il la voyait recroquevillée sur elle-même à lire un livre qu’il lui avait conseillé. Passant une main sur son front, il inspira profondément avant de se lever pour la rejoindre. Charlie, éternelle petite curieuse les écoutait derrière le canapé. Assis près de Jasmine, Garrett vint l’enlacer en embrassant son front :

    - Anya m’a dit pour tes règles Jasmine. Il n’y a aucune honte à ça, ne t’en fais pas.
    - C’est maman, plus Anya. Et ne parle pas de ça papa, c’est gênant.
    - Non, non, ne crois pas ça. Ta mère a raison de dire que c’est la nature. Cela veut dire que tu grandis.. Trop vite, mais quand même.
    - Alors tu ne m’en veux pas ? demandait-elle en relevant ses beaux iris bleu vers son père.
    - Mais enfin, pourquoi t’en voudrais-je ?
    - Parce que je grandis et que je ne suis plus comme Charlie.

    Garrett ne s’attendait pas à cette question. Il jetait un oeil sur Anya qui s’affairait à ranger et préparer les affaires. Il aurait aimé qu’elle soit là pour le guider, mais il se débrouilla tout seul. Embrassant le front de la petite blonde, il souriait doucement comme pour la rassurer :

    - J’ai passé des années à souhaiter te voir grandir Jazz. Alors ne crois jamais une telle chose. Pour moi, il s’agit du plus beau des cadeaux que de t’avoir à cet âge et de savoir que je vais te voir grandir. Mais attention, en ce qui concerne les garçons ou les filles tu attends un peu ! grondait-il faussement.

    Charlie ricanait derrière le canapé et se rendit compte que sa cachette était fichue. Le blond se redressait et venait attraper la petite fille par sa culotte de nuit ce qui la faisait encore plus rire alors qu’il la calait entre lui et Jazz :

    - Espionne, riait Jasmine en embrassant la joue de l’enfant.
    - Un vrai petit caméléon ce Petit Pois.
    - Jaaaaaaazz, tu veux bien être ma tête à coiffer encore ?
    - Oui Charlie, allez viens suis-moi.

    Les deux jeunes filles partirent ensemble à l’étage main dans la main en chantonnant les comptines que leur père leur avaient appris. Songeur, le blond restait un moment sur le canapé avant de finalement se lever pour rejoindre Anya qui se trouvait dans la buanderie. Arrivant derrière elle, il embrassait son cou et sa nuque en pressant son bassin contre ses fesses en grognant doucement :

    - Deux jours dans la nature avec toi sans pouvoir te toucher ? Vraiment ? Comment allons-nous survivre à cette épreuve ? murmurait-il en embrassant sa peau et remontant ses mains sur ses seins qu’il pressait.


    immarcescible, Posté le mardi 31 août 2021 16:34 Répondre

    ANYA.

    Partant à vive allure sur la moto, Garrett sentait les petites mains de Jasmine s’agripper à son manteau de cuir. Mais il entendait aussi et surtout son rire dans son dos ce qui le rassurait. Au bout d’une toute petite heure ils arrivèrent finalement près d’un lac où ils allaient lorsqu’elle était petite.

    Descendant de la moto, ils commencèrent une petite randonnée tranquille qui faisait le tour du lac. Jasmine n’avait que de brefs souvenirs du lieu ce qui ne dérangeait pas son père. Il aimait pouvoir refaire ces lieux avec elle. Alors qu’ils avançaient d’un pas léger sur le chemin de terre ils rencontrèrent un marchand de glace qui hurla de joie en les voyant.

    Enfant, Jasmine était la coqueluche du vendeur de glaces. Il avait eu vent de la nouvelle de son retour et avait supplié Garrett de revenir ce que ce dernier avait promis.

    Jasmine ne comprenait pas vraiment jusqu’à entendre l’accent de Mario. Se jetant dans les bras du vieillard elle pleurait de joie comme celui-ci en repensant à tous ces souvenirs si tendre. Cela se termina en coupe de glaces avec chantilly et toute sorte de bonbons.

    Ils passèrent un délicieux moment où Jasmine évoqua les souvenirs de sa mère sombre et tortueux. Mais Garrett ne mentit jamais. Il lui avoua ce qu’il y avait à dire mais se retint de parler des sentiments qu’il avait pu avoir pour elle :

    - Anya m’aime vraiment ? Même si je ne suis pas sa fille ?
    - Oh que oui. Ne doute jamais de ça.. tu sais qu’elle a été elle-même adoptée ? Sa famille d’accueil ne s’occupait pas d’elle. Lorsque je l’ai rencontré elle était perdue et elle a mit du temps avant de faire confiance à quelqu’un..
    - Sauf à toi ! Disait-elle en riant doucement.
    - Détrompe-toi, elle était très sur la reserve et la différence d’age n’aidait pas.
    - Mais vous vous aimiez !
    - On a appris à se connaître et on le fait toujours d’ailleurs.
    - Comment as-tu su que ce serait elle ?
    - Parce qu’elle avait su percer en moi. Elle seule est capable de le faire. Et surtout, elle avait ce même regard que toi. J’étais bouleversé. Je voulais la sauver puisque j’étais persuadé de t’avoir perdue.

    La balade et la conversation furent profonde et touchante. Ils ne se rendirent pas compte du temps passés à deux, c’était toujours la même chose. Il la rassura sur sa place dans la famille et lui rappela à quel point Pasha et Charlie l’aimait. Cela eut pour effet de faire rire la jeune fille qui repondit qu’elle aussi elle les aimait fort.

    Finalement, ils rentrèrent assez tard à la maison. Ils étaient accueillis par une farandole de desserts que Jazz ne pouvait s’empêcher de décorer. Garrett s’était rapproché d’Anya et amusé à embrasser et lécher ses joues remplies de gâteau et autres traces de mûres qu’elle avait dégusté :

    - J’espère que vous avez bien profité mes amours, dit-il en réceptionnant Charlie dans ses bras.

    La petite famille se trouvait dans le jardin désormais à déguster les beaux gâteaux préparés avec tant de soin. Garrett ne pouvait s’empêcher de rire en écoutant les questions de Charlie qui était toujours aussi perspicace :

    - Papa, tu devrais faire souvent la vaisselle pour que maman arrête de crier.
    - Mais j’aime qu’elle me crie dessus Petit Pois, repondit-il taquin en faisant un clin d’½il à la brune devant lui.
    - Est-ce qu’on peut dormir dans la cabane cette nuit ? Demandait Pasha en joignant ses mains.
    - Oui, pourquoi pas.. maman risque de hurler toute la nuit car je n’ai pas l’intention de faire de lessive ce soir, répondait amusé Garrett.

    La soirée fut délicieuse et tranquille. Le blond proposa de faire un jeu en famille puis de partir sur le lac pour le coucher du soleil. Les enfants étaient attentifs et soignés après les recommandations de leur mère. Même Nana était de la partie. Garrett enseignait toujours a Anya les moindres man½uvres alors que le soleil se couchait lentement :

    - Et si nous dormions ce soir sur le bateau. Qu’en penses-tu ?

    Les enfants criaient de joie, heureux de cette idée alors que Garrett faisait les yeux doux à la brune indécise.


    immarcescible, Posté le lundi 30 août 2021 22:03 Répondre

    ANYA.

    Non, il ne s’agissait pas d’une crise de la quarantaine, fort heureusement. Il contemplait la moto qui avait accompagné toutes ses soirées de jeunesse avec un sourire amusé. Il voulait surtout la récupérer pour emmener Anya faire un tour. Mais encore une fois, elle du avoir lu dans son esprit car elle trouva le moyen de leur trouver deux jours entier à partir en vadrouille à moto. Emmenant la moto dans le hangar, il commença à la dépoussiérer pour constater les éventuels travaux à faire dessus.

    La curiosité des enfants était sans borne. Les trois vinrent discrètement voir leur père profitant que leur mère soit au téléphone pour venir voir ce qu’il faisait. Garrett bricolait, arrangeant des piston ou encore même en rajoutant de l’huile. C’est Charlie qui donna leur présence lorsqu’elle vit son père couvert de braise d’huile sur le visage. Elle pouffait de rire amusée alors que Pasha sortait de sa cachette sous l’oeil surpris du blond :

    - Que faites-vous là bande de petit ouistiti. Venez donc m’aider.

    Les enfants ne pouvaient pas rêver de mieux. Leur père leur demandait de l’aide. Ainsi, Garrett appris aux enfants à quoi servait le niveau d’huile, les disques moteurs et autres petites choses qui pourraient éventuellement leur servir. Les trois étaient de parfait petits lutins d’aide ce qui ravissait le blond. Ils passèrent toute l’après-midi ensemble à profiter simplement et remettre la moto en ordre.

    Vers midi, Garrett fit ronronner le moteur et sortit de la grange avec Pasha derrière lui et Charlie devant. Ils hurlaient de joie en appelant leur mère tandis que Jasmine filmait une nouvelle fois le tout. Avec prudence, Garrett allait devant la maison avant de venir rouler sur l’herbe près de la terrasse :

    - Maman ! On est des rockeurs ! hurlait de joie Pasha en faisant un signe de la main.

    Cela faisait rire le blond qui s’assura que Pasha restait tranquille derrière lui. Voyant la brune venir enfin vers eux, il vint la rassurer en lui précisant :

    - Tout est en ordre. Nous pouvons partir dès demain matin Miss Hedlund.
    - Quoi ? Vous partez sans nous ? Encore ? boudait Charlie en croisant les bras.
    - Eh, Petit Pois.. Après, il restera trois jours avec vous. Et j’ai bien l’intention de vous donner la GROSSE surprise.
    - Une surprise ?? Quoi ? QUOI ?? QUOIIIIIIII ??? hurlait-elle tout excitée.

    Embrassant mort de rire le front de la petite, il fit un clin d’½il malicieux à Jasmine avant de faire descendre Pasha et Charlie et de faire signe à la grande de venir. Cette dernière monta derrière son père avec cette lueur quasi inespérée dans le regard de se retrouver un peu seule avec lui :

    - Nous serons de retour dans l’après-midi mes amours, vous êtes sages d’accord ?

    C’est dans un petit nuage de fumée que Garrett partit au galop de sa moto avec Jasmine pour un tête-à-tête tranquille.


    immarcescible, Posté le lundi 30 août 2021 19:31 Répondre

    ANYA.

    Douce soirée qu’ils avaient passés. Garrett et Pasha avaient littéralement dévoré le plat de lasagnes ce qui avait valu les rires de la table entière. C’était sous le signe de la douceur, de la bonne humeur. Andreï racontait de vieux contes bulgare aux enfants qui écoutaient émerveillés. Même Jasmine s’était prise d’affection pour les parents d’Anya qui l’avait accepté comme leur propre petite fille. Tous écoutaient avec attentions les mots puissant mais laconique du bulgare qui éveillait l’imaginaire intrépide des enfants sous l’oeil amusé de Garrett.

    Ce bonheur simple, tendre et curieux. Le blond contemplait sa famille un doux sourire aux lèvres. Un profond sentiment de paix et de gratitude l’enveloppait tandis qu’il soupirait doucement. C’était parfait, tout simplement. Anya était si belle, détendue. Ses yeux pétillaient d’une joie et d’un bonheur certain. Cela lui suffisait amplement. Comment en vouloir plus ?

    Après avoir couché les enfants et raccompagner ses beaux-parents, il se laissait entrainer dans le salon amusé par la proposition d’Anya :

    - Très bien, je cours nous faire des cocktails pendant ce temps tu sors le jeu et tu te prépare à te faire déplumer mon amour.

    Rapidement il prépara des cocktails corsé avant de rejoindre la brune dans leur chambre à l’écart des enfants fort heureusement. Elle l’attendait patiemment assise en tailleur sur le tapis. Lui tendant son verre, il trinqua avec elle avant de se mettre à jouer :

    - Tu n’as pas peur de te mesurer à moi tu sais, disait-il taquin et amusé en checkant son jeu après avoir bu une gorgée de son verre.

    La partie avait au départ bien commencé pour Garrett mais il comprit rapidement qu’il avait devant lui une fine joueuse. Malgré sa persévérance, il se trouva rapidement quasiment nu. Ne portant qu’une chaussette et son boxer, il souriait amusé en voyant le regard satisfait de sa femme qui portait encore sa robe. Cela faisait longtemps qu’elle lui avait jeté son bas de sous-vêtement en plein visage. Maintenant, il ne pensait qu’à ce qui se trouvait là.

    Et voilà que distrait, il perdait à nouveau. Faussement agacé, il se résigna et préféra enlever son boxer plutôt que sa chaussette amusé :

    - Anya.. J’ai envie de jouer à un autre jeu si tu vois ce que je veux dire..

    Son oeil lubrique et sensuel lui donnait des air de jeune adolescent insouciant. Lentement, il glissa sur le ventre et vint enfouir son visage sous le jupon de la robe d’Anya. Sans préambule, sa langue venait éveiller l’entrecuisse de la belle brune alors que ses mains caressaient ses cuisses et ses fesses. La renversant sur le sol, il savourait la chaleur naissante de son sexe en remontant sa main sur son sein qu’il avait sortit de sous le tissu de sa robe.

    La nuit fut douce et sensuelle, bercée par les soupirs langoureux des deux amants. Eblouis par la lune, Garrett avait fait l’amour à Anya sur le sol de leur chambre et sur la pelouse fraiche du jardin. Le reste de la nuit, il l’avait passé à dormir blotti contre elle son visage dans son cou à humer son parfum si particulier. Au petit matin, il fut le premier à se lever. Laissant dormir la belle il fit son sport et prépara ensuite le petit déjeuner. Pasha était descendu l’aider alors que Jasmine filmait tous les petits moments. Charlie pendant ce temps était venue pour réveiller sa maman en lui faisant un câlin et lui chantant la chanson qu’ils avaient inventés avec Garrett :

    - Maman.. Debout ! Papa a fait des pancakes et il a une surprise qui arrive il a dit !

    En effet, alors que les enfants mangeaient avec appétit les pancakes fait par leur père la surprise arrivait. Devant la maison était livrée une moto qui était celle de Garrett lorsqu’il était adolescent. Les enfants la regardaient effarés en venant la toucher surpris de voir l’engin :

    - Tu faisais ça papa ? demandait Pasha impressionné.
    - Les filles devaient être toutes folles de toi, riait Jasmine.
    - Maman va pas aimer ça..

    Finissait par dire Charlie en secouant la tête mécontente ce qui fit rire Garrett en la prenant dans ses bras :

    - Et pourquoi ça petit pois ?
    - Parce que c’est danzereux les motos ! s’insurgeait l’enfant.
    - Mais papa est fort, soupirait Pasha en levant les yeux au ciel, c’est pas une moto qui va le tuer Charlie.
    - N’empêfe, ze monterait pas défu et maman voudra pas que papa monte aussi !


    immarcescible, Posté le dimanche 29 août 2021 14:21 Répondre

    ANYA.

    Il aura fallut des cris, des larmes, des mots dur pour qu’ils se débarrassent de cet odieux poison nommé « doute ». Garrett avait rendu avec passion et ardeur toutes les caresses que son épouse quémandait. C’était dans un moment de pure singularité et d’extase qu’ils se retrouvaient à nouveau. Comme si l’union de leurs corps étaient la seule possibilité qu’ils avaient d’éteindre le feu qui parcourait leur passion.

    Encore fébrile de cette intense union, Garrett conduisait jusqu’à chez eux. Il était prévu que les parents d’Anya leur ramène les enfants dans la soirée laissant encore un peu de temps aux mariés pour ranger la maison. Dans la voiture qui les conduisait à la maison, il ne pu s’empêcher de poser une main sur son genoux comme pour continuer de la rassurer et de lui rappeler sa présence.

    Il dissimulait au mieux sa crainte de mourir car si auparavant il lui en avait parlé, maintenant, il craignait de l’effrayer de plus belle. Il devait survivre, il devait lui revenir, se martelait-il l’esprit. Arrivés à la maison, il n’eut pas le temps de proposer à Anya de se poser que déjà elle se jetait sur l’entretien de la maison.

    Quelque peu encouragé par sa fougue, il décida d’aller faire un tour dans le garage et le hangar à bateau. Tout y était en ordre. Lorsqu’il remonta, il ne pu s’empêcher de sourire en voyant la brune finir d’emporter toutes les mauvaises herbes. Mais elle repartait à nouveau, vive et complètement inatteignable tant elle bougeait. Garrett ne savait plus où donner de la tête et c’est lorsqu’elle lui tendis son journal à intime, suite à l’évocation de ce doux souvenir au manoir qu’il la retint pour la ramener contre lui :

    - Tu t’arrêtes maintenant de faire quoi que ce soit. Nous allons aller sur le bateau pour que je te montre quelques manoeuvres, d’accord ? On rentrera après pour faire le dîner, à deux, pour tout le monde.

    Voyant qu’elle allait à nouveau répliquer, il posa sa main sur sa bouche en lui faisant comprendre qu’il ne changerait pas d’avis. Rangeant ce qu’elle tenait entre ses bras, il prit ensuite sa main pour l’entraîner vers l’extérieur. L’air était doux, une légère brise rafraîchissait le soleil présent. Le bruit des feuilles jouant les une contre les autres apaisait le blond qui portait sur son dos Anya :

    - Prête pour partir à l’aventure ? demandait-il avec une voix de capitaine.

    Arrivés sur le ponton, il grimpa aisément la petite passerelle qui menait sur le bateau. Déposant Anya sur la banquette, il fit un tour du bateau avant de sortir la voile :

    - En route moussaillon, l’heure de ton apprentissage commence. J’exige que tu sois nue contre moi et que tu m’appelles ton capitaine.

    La bonne humeur de Garrett était toujours là, présente et malicieuse. Ils firent sortir le bateau ensemble, il lui montra toutes les techniques comme amarrer la drisse et comment se nommaient chaque coin du bateau, allant de l’écoute au bastingage. Ils étaient sur le lac à naviguer tranquillement. Garrett avait laissé Anya venir devant lui et la laissait diriger. Il contemplait sa nuque dévoilé par le vent et déposait de tendre baiser au creux de son cou en caressant son ventre et ses hanches. Il murmurait tendrement au creux de son oreille :

    - Lorsque je rentre de mission, nous faisons un bébé.. Je veux voir ton corps changer et je veux que notre maison s’agrandisse encore. Je suis d’accord..


    immarcescible, Posté le samedi 28 août 2021 22:31 Répondre

    ANYA.

    La voir se détester de la sorte et se rendre responsable de tout serrait son coeur meurtri. Garrett la laissait enfin s’ouvrir à lui et lui dire tout ce qu’elle avait sur le coeur. Las, il ne pu s’empêcher de laisser s’échapper un petit soupire de décollement en l’entendant se juger responsable de son retour à l’armée. La récupérant enfin dans ses bras, il la serrait fort contre lui, enfouissant ses lèvres dans son épaisse chevelure :

    - Je n’ai jamais voulu que tu sois parfaite. Et je sais pertinemment ce que toutes les autres pourraient m’apporter. Mais aucune, je dis bien, aucune ne pourra me donner ce que tu m’offres Anya.

    Il vint relever le visage de son épouse entre ses mains et plonger ses iris intense dans les siens. Ses pouces écrasaient les dernières larmes qui s’échappaient de ses yeux alors qu’il embrassait ses paupières avec une douceur exemplaire :

    - Mon amour, mon adorée, mon Blackbird.. Arrête de regarder les autres. Regarde moi, regarde-nous. Regarde à quel point je suis heureux. Bon sang, ne le vois-tu pas toi qui est persuadée de savoir tout ce qui est bon pour moi ?

    Garrett ne pouvait s’empêcher de ricaner légèrement alors qu’il couvrait de baiser le doux visage humide de larmes de son épouse :

    - Je suis d’une jalousie maladive et possessive. Je passerais mon temps à te faire l’amour et te contempler nue. J’aime ton corps, j’aime ton esprit et ton âme. J’aime tout ce temps passé avec toi. J’aime nous voir vieillir l’un avec l’autre, constater que ton corps à pris les marques du temps mais aussi le passage de Charlie. Anya, ton enveloppe est la source de mon désir. J’aime savoir que toutes les rides de ton front à venir, toutes les vergetures de ton ventre ou de tes cuisses sont la preuve que ton corps nous a offert la plus radieuse des enfants.

    Son rire avait cessé pour laisser place à un tendre et mélodieux sourire comblé. Embrassant ses lèvres rougies par les lèvres, il soupirait doucement de contentement. Il s’agissait d’un baiser tendre, chaste alors que ses mains continuaient de caresser ses joues. Lentement, ses lèvres vinrent se poser dans son cou qu’il embrassait avec douceur alors que ses mains s’agrippait à sa nuque et sa hanche :

    - Mon amour.. Je te jure de ne pas mourir.. Je te jure de te revenir.. Je t’en supplie arrête d’avoir peur.. Tout ira bien.. Tout ira bien.. Je t’en supplie, fais moi confiance un peu..

    De ses lèvres et de ses mots il essayait de la rassurer, de la ramener vers lui et de lui redonner confiance. Jamais il ne lui en avait voulu de rien, et quand bien même, il lui aurait toujours tout pardonné car elle était l’amour de sa vie. Remontant ses lèvres fiévreusement contre les siennes, il lui offrait un dernier baiser avant de se redresser pour la contempler fébrile :

    - Je tuerais à nouveau pour toi s’il le fallait. Sache-le, si tout était à refaire, je le ferais à l’identique.


    immarcescible, Posté le samedi 28 août 2021 19:18 Répondre

    ANYA.

    Il était épuisé, littéralement. Cela ne faisait que quelques minutes qu’ils se disputaient mais c’était si intense qu’il n’arrivait pas à tenir le rythme. Alors qu’il venait de lui ouvrir son coeur et de lui rappeler tous ces moments si particuliers, si intense, si douloureux et heureux ensemble elle les retournait, les détruisait. Garrett ne savait plus quoi faire pour lui faire comprendre qu’il n’y avait qu’elle, et qu’il n’y aurait plus jamais personne. Sidéré par ses mots, il la laissait sortir un moment seule. Il espérait qu’elle prenne la mesure de ce qu’elle lui disait et qu’elle allait revenir sur ses pas.

    Il s’était servis un verre de whisky sans glace avant de se poser sur le canapé. Massant sa tempe de sa main libre, il inspirait profondément comme il le faisait lorsqu’il était en situation de stress sur le front. Non, non, non c’était un mauvais cauchemar, tout allait s’arrêter et elle allait se rendre compte de son erreur. Du moins, c’était ce qu’il espérait.

    A peine rentrée, la voilà qui relance le sujet. Non, pire. La voilà qui lui donne la possibilité de la quitter. Garrett n’en croit pas ses oreilles. Il se redresse légèrement, blême. Son coeur vient littéralement de se stopper en l’entendant dire de telles choses. Il pensait qu’elle avait tout dit de stupide, mais non, la preuve. Finissant cul sec son verre, il se releva difficilement, comme si un poids marquait ses épaules.

    Faisant face à la brune mais tout en gardant une bonne distance, il mit un moment avant de choisir ses mots. Ne plus réagir, répondre lui répétait autrefois son psy :

    - Est-ce que tu as conscience de ce que tu dis Anya ? Pourquoi tu refuses mon amour ? Pourquoi te refuses-tu le droit de m’aimer et d’être simplement heureuse avec moi ? Dis-le-moi.. Je ne comprends pas.

    Le Garrett doux, compréhensif revenait lentement. Il devait redevenir cette source d’apaisement, de contrôle et de lucidité. Faisant un pas vers elle, il lui tendait sa main dévoilant le tatouage frais qu’il avait fait la veille. C’est avec émotion qu’il reprit :

    - Si tu essayes de me faire te détester à cause de mon départ sache que ça ne marchera pas. Je t’aime et je te reviendrais.. Anya, je..je.. Je ne demandais pas tant de la vie mais j’ai eu tellement et ce grâce à toi. Tu m’as offert ton amour, ta passion, ton courage, une famille, tu m’as rendu Jasmine. Je.. Je ne veux que toi. Pourquoi me repousses-tu sans cesse ? Est-ce que tu veux ta liberté ? Dis-le moi, parce que je refuse de te perdre. Je.. Je ne pourrais pas vivre en sachant que tu te forces à être ma femme.

    Il se souvenait soudainement du dégoût qu’elle avait toujours eu en évoquant le mariage et il craignait désormais de l’avoir forcée à s’unir à lui. Garrett avait l’impression de devenir fou. Prenant délicatement sa main dans la sienne, il en en embrassait le poignet avec douceur en soupirant fortement :

    - Mon amour, comment peux-tu croire un instant que ma vie peut être vécue sans toi ? Comment peux-tu encore imaginer une telle chose ? Jamais, je dis bien, jamais je ne pourrais me résoudre à te quitter car tu es le souffle de ma vie. Mon âme écorchée mais nécessaire. Anya, je t’en supplie retire cette folle jalousie qui envoute ton coeur. Reviens à moi mon amour. Pitié..

    Il la suppliait sincèrement, les yeux intense la fixant. Avec sa douceur légendaire, il vint poser sa main sur la joue de son épouse pour mieux poser son front contre le sien :

    - Reviens-moi.. A moins que.. A moins que tu ne veuilles plus de moi. Alors dis-le moi sincèrement avant que je parte.


    immarcescible, Posté le jeudi 26 août 2021 16:31 Répondre

    ANYA.

    C’était trop pour le blond qui ne supportait pas qu’Anya deviennent si colérique et vulgaire alors qu’il n’y avait rien eu. Il ne s’agissait que d’une enfant qui les avaient salués, rien de plus. Même si la colère montait, montait, il l’écoutait la laissait parler. Mais c’était trop lorsqu’elle en vint à le bousculer. Agrippant vivement son poignet dans sa main il rapprocha son corps contre le sien plantant ses iris d’un bleu violent dans les siens :

    - Écoute moi bien Anya, je n’ai jamais dis que j’étais un moine avant de te rencontrer. Jamais, répétait-il d’un ton froid et trop calme, jamais je ne t’ai mentis et que tu puisses croire que je te tromperais avec le premier cul qui passe me tue.

    Il la relâchait avec une lueur de déception dans le regard avant de lui tourner le dos. Il inspirait profondément pour ne pas craquer mais elle revenait à la charge, furieuse. Il se doutait que c’était son insécurité qui la rendait si agressive, mais il n’était pas d’humeur à la rassurer tant elle venait de le blesser :

    - Putain mais tu me prends pour un pedophile ou quoi ? A t’entendre je passe mon temps à baiser toutes les femmes et les lycéennes du coin ! Tu te rends compte de ce que tu me dis ?

    Garrett fou de rage tant la blessure était profonde. Faisant volte face vers Anya, il tapait sur l’îlot en marbre de son poignet en arrivant vers elle le visage rouge de colère :

    - Mais bordel de merde ! Tu es ma femme ! La seule que j’ai épousé et tu sais pourquoi ? Parce que tu es la seule que j’ai jamais aimé Anya. LA SEULE ! Tu veux que je te dise quoi d’autres de plus ? Que je fasse quoi d’autre de plus ? C’est toi que je veux, personne d’autre et tu le sais très bien au fond de toi. Ce n’est pas de moi que tu doutes mais de toi !

    Il dû reprendre son souffle car il avait crié contre la jeune femme en se postant devant elle avant de reprendre :

    - Ce n’est pas moi qui ai voulu épouser un homme juste comme ça je tiens à te le rappeler, lui rappelait-il en évoquant Henry.

    Se rendant compte qu’ils devenaient méchant l’un envers l’autre il poussa un long soupir en passant ses mains dans sa crinière blonde qu’il tirait en arrière :

    - Bordel.. pourquoi tu fais ça Anya ? Pourquoi ? Tu sais bien qu’il n’y a que toi en plus. Il n’y a que pour toi que j’aurais accepté tout ça. Ne suis-je pas venu te chercher en Enfer alors que tout le monde me jurait que tu ne voulais plus de moi ?

    Garrett s’écroulait sur le canapé anéanti par toute cette colère soudaine et ces vieux ressentiments de merde qu’il avait dissimulé. Passant ses mains sur son visage désormais, il soupirait à nouveau avant de regarder Anya un peu plus calme :

    - Tu es l’amour de ma vie. J’ai jamais rien prémédité avec toi.. tu le sais aussi bien que moi que notre rencontre et nos débuts chaotiques n’étaient pas des plus simple mais je suis toujours revenu à toi. Tu te souviens de Los Angeles ? De ton arrivée avec Charlie alors que tu étais persuadée qu’elle était de Henry ? Ton retour de Russie ? Anya bon sang.. comment peux-tu croire une seule seconde que je pourrais poser mes yeux sur une autre femme ? Alors que mon âme est viscéralement liée à la tienne, avouait-il avec émotion.


    immarcescible, Posté le mercredi 25 août 2021 10:43 Répondre

    Et ANYA.

    La nourriture était le deuxième grand amour de la vie de Garrett, lorsqu’il l’avoua a Anya elle ne semblait pas surprise ce qui le fit rire. Mangeant avec appétit dans leur jardin il lui posa mille et une question sur le manuscrit qu’il avait rédigé et lui demandait toute ses impressions.

    C’est alors que la jeune voisine passait et le saluait. Poli, il lui rendit son bonjour avant de reposer toute son attention sur son épouse qui s’était soudainement fermée. Sa question le surprit un peu mais il ne voulut pas y accorder une grande importance :

    - C’est la fille de la voisine, je lui ai donné un coup de main pour ses devoirs en littérature. D’ailleurs, elle cherche de temps en temps du baby-sitting, elle pourra te dépanner quand je serais partit.

    Il était inimaginable pour lui qu’Anya se méprenne sur ses intentions mais voyant sa mine fermée il ne comprit pas. Posant son assiette sur le côté, il s’approcha d’elle en agrippant son menton de ses doigts ferme. Plantant ses iris dans les siens, il cherchait à comprendre :

    - Anya.. que me fais-tu là ? Quand même pas une crise de jalousie j’espère. C’est une enfant je te rappelle.

    Oui, Anya avait presque le même âge lorsqu’ils s’étaient rencontrés et il avait tellement culpabilisé qu’il n’osait pas croire qu’elle puisse s’imaginer une seconde qu’il soit un vieux pervers attiré par les jeunes filles. Voyant le silence dans lequel ils étaient plongés il laissa un profond soupire s’échapper de ses lèvres avant de se redresser :

    - Jamais je n’aurais cru que tu pensais ça de moi.

    Il finit par se lever et prendre son assiette qui avait été rincée par Nana. Se dirigeant vers la cuisine il fit toute la vaisselle plongé dans ses doutes et la peine que venait de lui faire son épouse. Ainsi, c’était ainsi qu’elle le voyait. La vérité finissait toujours par sortir. En l’entendant arriver derrière lui il ne pu s’empêcher de laisser éclater sa colère :

    - Parce que ton Avery il est mieux sans doute a draguer et suivre une femme mariée ? Tu crois que j’ai pas vu son regard sur toi ? Et sur la vidéo ?

    Il posait fermement le torchon sur l’îlot de la cuisine en plantant ses iris d’acier dans ceux de la brune. La malveillante jalousie faisait son retour, acide, téméraire et écoeurante.


    immarcescible, Posté le mardi 24 août 2021 17:43 Répondre

    ANYA.

    Les mains de la jeune femme s’attardent sur son dos qu’elle masse. Les yeux clos, il savoure la sensation des mains de sa femme qui l’apaise. Mais avant de rejoindre le pays du sommeil, il haussait les sourcils surpris suite à sa proposition d’un autre enfant. Non pas que l’idée d’avoir un autre enfant l’effrayait mais tout simplement le surprenait. Jamais il n’aurait cru qu’Anya avait ce désir étant donné qu’ils avaient déjà trois enfant. Mais la voir enceinte serait très certainement une chose qui l’enchanterait.

    Le souvenir de son ventre rond, de sa douceur et de la tendresse des moments qu’ils avaient passés lui revenait en mémoire :

    - L’idée est loin de me déplaire.. Mais es-tu certaine que Charlie apprécierait de ne plus être la petite dernière ? demandait-il taquin.

    La douceur de ses caresses avaient eu raison de lui. Il s’endormit sans s’en rendre compte avec le doux murmure du prénom d’Anya sur les lèvres.

    C’est le chant des oiseaux qui le réveilla. Tapotant le lit à ses côtés, il ne sentit que le vide. Fronçant les sourcils, il se redressa lentement à la recherche de la brune qui était absente. Il se vêtit d’un simple boxer et de son jean avant de partir à l’expédition dans la maison. Il retrouva la brune affalée sur le sofa du bureau à lire. S’adossant contre le chambranle de la porte il l’observe en silence un moment avant de lui demander :

    - Est-ce que tu es si happée que ça par mes mots pour oublier que je suis encore là ?

    Il souriait doucement en s’approchant d’Anya. S’asseyant sur le canapé à ses côtés il souleva ses jambes pour les reposer sur ses cuisses. Caressant ses jambes mi-nues, il la regardait se concentrer sur les derniers mots rédigés. Patiemment il attendit qu’elle finisse et lorsqu’elle ferma le manuscrit pris les devant :

    - Bon écoute, sache que tu as le droit de ne pas aimer et je comprendrais. Ensuite, je meurs de faim et il va falloir que tu me nourrisses rapidement si tu veux que je puisse te faire l’amour aussi sauvagement et intensément que tu le fantasmais dans la douche, d’accord ? Et dernièrement, les enfants seront récupérés par la baby-sitter qui les conduira chez Andreï et Tamara. On ira les chercher dans la soirée. Mais sache que j’ai hâte, très hâte de rentrer chez nous. Notre maison me manque..


    immarcescible, Posté le lundi 23 août 2021 21:31 Répondre

    ANYA.

    C’est en symbiose que les deux amoureux jouissent. Garrett ralentit lentement ses mouvements en Anya, plaquant son dos contre la paroi de la douche qui la soutient. Gémissant, fébrile, il enfouissait son visage contre la peau fine de son cou alors qu’il reprenait lentement son souffle. Son corps était fourbu par les efforts de la matinée. Il mit un moment avant de relâcher son étreinte et de finalement laver son corps. Son oeil était légèrement épuisé mais l’orgasme partagé lui donnait un sourire ravageur et séduisant :

    - Hâte d’être ce soir, murmurait-il amusé en déposant un baiser sur les lèvres encore fébrile de son épouse.

    Finalement il se dirigea nu et humide jusqu’au lit où il s’échoua. Son visage s’enfouit dans l’oreiller d’Anya alors qu’il humait son parfum si particulier. Il la sentit venir vers lui et la laissa faire. Se retournant lentement, il observa la mine soucieuse qu’elle tentait de dissimuler et lui offrit un tendre sourire de réconfort :

    - Viens, dit-il en attrapant son poignet pour la tirer contre lui.

    Allongée sur son buste puissant, il profitait de caresser les contours sensuels de ses hanches en embrassant son nez et son cou en murmurant :

    - J’ai oublié de te dire que mon éditeur est impressionné par le récit sur Pocahontas et Gabriel. Il compte l’éditer pour cet hiver. Je lui ai aussi envoyé les esquisses pour Le Chevalier et Philippe. Mais j’aimerais que tu le lises en première.

    Garrett parlait des projets futurs, il en avait besoin. Cela le maintenait en vie en quelque sorte. Embrassant à nouveau ses lèvres il reprit en posant ses deux mains sur ses fesses :

    - Et on pourrait à mon retour envisager un voyage en voilier avec les enfants. Je reviendrais pour les grandes vacances. Ce sera l’été. Qu’en penses-tu ?

    Faire des projets, encore et encore et ne pas invoquer le futur proche et l’absence. Non, Garrett se voulait optimiste, prouver à Anya qu’il n’y avait aucun danger et qu’ils se retrouveraient tous sain et sauf.


    immarcescible, Posté le lundi 23 août 2021 18:32 Répondre

    Cette bouille, en embrasser chaque recoins.
    Me réconforter dans ton parfum.


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